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Almaty, vol retour

BC

« Les grandes portes de la salle d’embarquement grincent et s’ouvrent. Dehors, c’est la nuit noire. L’horloge marque trois heures. Je marche avec lenteur, payant au prix fort (stress, tremblote et sueurs froides) plusieurs nuits sans vrai sommeil. J’avance sous le grésil vers une passerelle balayée par un vent venu de Chine, arpentant un vaste terrain vague, transi dans l’air glacial qui anesthésie l’aéroport d’Almaty, l’ex-capitale du Kazakhstan. »

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5.00 €

Ascona

BC

Au bord du lac Majeur, dans le Tessin suisse, à Ascona, un lieu Monte Verità ; y vivaient des personnes aisées et anticonformistes du début du siècle dernier. En fait, Monte Verità était devenu un sanatorium d’un type nouveau. Une idée planait au-dessus d’Ascona, l’anarchisme communautaire. Bakounine, malade, avait quitté Locarno pour Lugano, avant de mourir à Berne, le 3 juillet 1876, chez son ami et docteur Adolphe Vogt. James Guillaume de la fédération jurassienne avait balisé dans Idées le communisme anti-autoritaire. Dans les années 1904-1905, Monte Verità voit arriver Raphael Friedeberg, puis d’autres anarchistes comme Fritz Brupbacher, Gustav Landauer, Max Nettlau, Erich Mühsam évidemment, le psychanaliste Otto Gross et bien d’autres... Par sa plume alerte et critique Erich Mühsam raconte un bout de l’histoire d’Ascona et le petit monde qui y vit... Erich Mühsam projetait d’établir à Monte Verità un lieu où pourraient se réfugier les proscrits et les révolutionnaires fuyant la répression... La guerre de 1914-1918, la révolution en Allemagne en 1919, la prison, la montée du nazisme, sa mort en 1934 laissèrent ce projet inachevé. Les traductrices Elke Albrecht et Suzanne Faisan ont ajouté d’autres textes et comme le souligne dans sa présentation Roland Lewin, nous font découvrir les multiples talents d’Erich Mühsam, poète, journaliste et écrivain anarchiste.

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12.00 €

Barcelone 1936

BC

Jamais révolution ne fut plus légitime : démocratie contre coup d’état militaire, pauvres contre riches, ouvriers contre patrons, athéisme contre catholicisme, milices ouvrières contre armées factieuses, autogestion contre capitalisme et révolution contre fascisme. En 1936, Abel Paz a 15 ans, adhérent des Jeunesses libertaires, il vit dans le quartier du Clot à Barcelone. On n’entre dans les milices qu’à l’âge de 18 ans. L’auteur nous décrit la révolution au quotidien. Il travaille dans une usine collectivisée, puis dans une commune paysanne. Pendant que les colonnes anarchistes organisées par la CNT se battent sur le front de Madrid et en Aragon, à l’arrière, les catalanistes, les conseillers de Staline et le gouvernement républicain veulent arrêter la révolution pour gagner la guerre. Le bref été de l’anarchie a vécu. C’est l’heure des liquidations : d’abord les militants du POUM, puis ceux de la CNT. Un dernier sursaut, ce sont les journées de mai 1937. Les quelques avions et blindés achetés chèrement aux Russes n’endigueront pas la déferlante fasciste soutenue par les régimes allemand et italien. L’abandon des démocraties occidentales va accroître le déséquilibre militaire au profit des putschistes. On connaît la suite : les défaites successives, l’exode et les camps de la honte dans le sud de la France pour un peuple si courageux. Ce sera une guerre perdue et oubliée. Il semble utile de rappeler en 2001 que la révolution espagnole fut la seule réponse à la crise du capitalisme commencée en 1929 et au fascisme. Abel Paz nous livre un récit passionné sur la dernière révolution sociale européenne.

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17.00 €

Bernard Lambert 30 ans de combat paysan

BC

Bernard Lambert était agriculteur à Teillé (Loire-Atlantique). Il est mort accidentellement le 24 juin 1984, à l’âge de 53 ans. Peu d’hommes auront fait autant que lui pour l’évolution du monde agricole, au cours de ces trente dernières années. À travers sa biographie, c’est tout un monde finalement mal connu que quelques-uns de ses amis ont entrepris de dévoiler. De la J.A.C. des années 50 à la Confédération paysanne des années 80, du M.R.P. au P.S.U., de la guerre d’Algérie à la dénonciation des veaux aux hormones en passant par les grandes heures de la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles de l’Ouest, la « Commune de Nantes » de 68, la marche des « paysans-travailleurs » sur le Larzac de 73, les grands et les petits conflits des fermiers avec leurs propriétaires ou avec le Crédit agricole, c’est toute la vie agricole, mais aussi sociale et politique d’un tiers de siècle qui est évoquée. Aujourd’hui, en France, les paysans sont devenus très minoritaires. Mais, à l’échelle du monde, ils représentent plus de la moitié de l’humanité. Leur combat et les questions qu’ils posent gardent donc toute leur importance.

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18.29 €

Cafe Rousseau

BC

Près de la plus haute falaise du Goëlo (104 m), une petite communauté d’hommes et de femmes subit les dernières chaleurs de l’été. Entre blancs limés, ballons de rouge, Ricard, bières, cendriers dégueulant de mégots de Gauloises, le café Rousseau vit de mille histoires et racontars de ses clients fidèles gentiment cirrhosés. C’est le dernier lieu de l’an 2000 où s’épanouissent les philosophes de comptoir. Un curé, bardé de ses oripeaux sacerdotaux, obsédé par les femmes aux formes plus que généreuses, parcourt à vive allure les dunes et les grèves. Conscient de succomber à ces diableries, à ces chienneries, en dominicain inquisiteur moderne, il veut éradiquer le péché de luxure et rendre les bords de mer à la chrétienté. Il confesse Rousseau, patron du bistrot qui n’en finit pas de mourir, vieux marin de la marchande, familier des bordels des ports de la Méditerranée... Amen !

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11.43 €

Chronique des oubliés

BC

Ce livre évoque l’égarement et les souffrances de ceux qui ont pris le chemin de l’exil, le plus grand qu’on ait connu depuis la Seconde guerre mondiale. Près d’un million et demi de Bosniaques errent de par le monde, déshonorés, perdus aussi bien dans l’espace que le temps. Ils ne sont plus que des réfugiés, ainsi que l’auteur de ces récits, lui aussi « réfugié yougoslave ». Tel est leur dénominateur commun. C’est la peur de ce genre d’oubli qui a poussé l’auteur à consigner à nouveau les destinées des Bosniaques, Musulmans, Serbes et Croates, dans le tourbillon de la guerre. À écrire le singulier poème de leurs noms, de leur sang, lourd et irremplaçable, de leur malheur, malheur de ceux qui ont en un court laps de temps perdu leur patrie, leur maison, leur langue, leur culture. Il l’a fait avec l’espoir sincère, et par là-même d’autant plus taraudant, que cette étrange prière sauvera ces petites gens, qui s’avèrent de grands hommes, d’une mort dénuée d’espérance. Espérance que tout cela n’est que passager et ne se reproduira jamais plus. Puissent-ils en être sauvés du moins temporairement, le temps de la lecture d’un livre sur le vide effroyable, la profonde déchéance, la fugacité de la mémoire, l’oubli. Velibor Čolić

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8.00 €

Combats pour la liberté

BC

« Combats pour la liberté » est un livre qu’on ne saurait sans gageure prétendre résumer. L’itinéraire révolutionnaire de Pavel Thalmann et Clara Ensner pourrait passer pour un roman-feuilleton à ceux qui ne savent pas encore - ou ne veulent pas savoir - ce que fut la longue montée contre-révolutionnaire dans l’histoire de l’entre-deux guerres et le sort généralement réservé à ceux qui luttèrent à la fois contre le nazisme et le stalinisme. Né à Bâle en 1901, ouvrier à 17 ans dans une usine fabriquant des caisses, Pavel Thalmann est vite confronté aux grèves qui suivent en Suisse la Grande Guerre (et principalement à Bâle en août 1919). Socialiste, il rejoint, lors de la scission en 1921 du mouvement ouvrier, le jeune Parti Communiste de Suisse jusqu’en 25, il part à cette date suivre à Moscou pour 3 ans les cours de « L’Université ouvrière » : il y assistera à la mise à mort de l’opposition avec le bannissement de Trotski. De retour en Suisse, il retrouve son amie d’enfance Clara qui sera la compagne de sa vie et de ses luttes. L’opposition à la politique stalinienne les rapproche dans un premier temps des trotskistes ; toute la section de Schaffhausen a fait sécession. Mais les manœuvres mosco vites pour affaiblir les positions révolutionnaires porteront leurs fruits : l’Allemagne est livrée aux nazis. C’est bientôt l’heure de l’Espagne : à la veille du prononciamento franquiste, Clara se rendait à Barcelone comme Clara se rendait à Barcelone comme nageuse aux « Spartakiades » qui devaient regrouper les sportifs ayant boycotté les Jeux Olympiques de Berlin. Les voici donc entre le POUM, les milices Anarchistes, un court séjour en Suisse pour y publier, « Pour la révolution ouvrière en Espagne », brochure qui (dès décembre 1935) attaque violemment la contre-révolution stalinienne ; enfin voici l’insurrection de mai 1937 à Barcelone qui sonne le glas des espoirs révolutionnaires pour le peuple espagnol, et, pour eux l’heure d’aller rejoindre au fond des geôles du Guépéou, sous l’accusation d’« hitléro-trotskystes » ceux qui se battaient pour la liberté. Libérés grâce à une intervention internationale après 3 mois de prison, ils rejoignent Paris où la guerre se rapproche, puis éclate : la débâcle, l’occupation, les persécutions de leurs amis juifs et émigrés, et leur activité (en dehors de tout parti) pour combattre la guerre, le fascisme et le bolchévisme, sont toile de fond de la fresque qui se déroule sous nos yeux dans la troisième partie de cette double biographie qu’un style alerte et incisif nous rend plus proche. Un tel témoignage sur Moscou, Madrid et Paris mériterait déjà à lui seul l’attention et la lecture. Mais cet itinéraire est aussi le cheminement de deux esprits qui s’affranchissent progressivement des tyrannies idéologiques. Une riche mémoire des faits et des hommes leur a permis de restituer leurs réflexions toujours en mouvement, gagnées à travers d’incessantes discussions, sur la transformation du monde et ses données internationales. La force et les faiblesses de tel ou tel mouvement qu’ils ont traversé, les petits travers et les qualités réelles des nombreux acteurs de la scène révolutionnaire - et d’Otto Rühle à André Nin, d’Abramovich à Ciliga, leur chemin fut jalonné de figures apparues en plein jour ou au contraire restées dans l’ombre - sont fidèlement retracés et revivent entre leurs lignes : c’est que leur sens de l’humanité, jamais pris en défaut, garantit l’authenticité des principaux épisodes révolutionnaires du dernier demi-siècle européen. Mais ce dont nous sommes le plus redevables à Pavel et Clara Thalmann est l’absence de tout dogmatisme dans le jugement des évènements dont ils furent témoins : les petits détails leur donnent alors leur véritable dimension, les querelles personnelles sont évoquées avec la plus grande simplicité, et l’héroïsme se trouve ici heureusement tempéré par l’évocation des affres de la faim. Nous y gagnons en véracité, et le sentiment que la solidarité des exploités sait s’affirmer face aux mensonges de la classe dominante et de ses séides : la magnifique relation de l’aventure espagnole, dont certaines pages rappellent Homage to Catalonia d’Orwell, est là pour le prouver.

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17.00 €

Comme du vivant d'écume

BC

D’étranges soleils hantent les grèves, qui parlent d’absence, de rêves fous, de dérision. Quelques solitaires y épinglent leurs poèmes sur le bleu du ciel et font de leurs errances un regard sur le monde. Tout empreint des effluves d’étreintes passagères, fardées de nuit, auréolées de brume, Alain Jégou mène son blues - celui de femmes au « parfum d’étoiles » - jusqu’à ces bouts du monde « Où s’empêtrent les réverbères ». Jean-Pierre Bégot Bois gravé de Georges Le Bayon.

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9.91 €

Corbière, Rimbaud, Blanqui & l’éternité

BC

Enquête littéraire sur un concept l’éternité sur des lieux et des écrivains célèbres qui auraient pu se croiser.

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4.00 €

De Fourier à Godin

BC

Ce texte est une étude critique (1928) de la société du Familistère de Guise, Colin et compagnie, ancienne maison Godin fondée en 1840. Stephen Mac Say, ancien professeur, a rédigé pendant des années, d’importantes études et rubriques sur Fourier, Proudhon, le mouvement coopératif, l’association, le mutualisme, l’entraide, l’économie, l’enseignement… L’auteur dresse les principes fondamentaux des écrits de Fourier (le phalanstère) et la proximité du fouriérisme et de l’organisation communaliste de l’anarchisme; puis il examine la réalisation de Godin : le familistère de Guise. Nous sommes dans les années 1930, la coopérative ouvrière Godin est très prospère, mais les successeurs de Godin sont-ils à la hauteur du grand projet émancipateur du fondateur ? C’est la première étude critique d’importance.

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9.00 €

De passage à Brest

BC

Un jour de pluie (forcément), l’auteur arrive en gare de Brest, avec une idée en tête, aller dans les cafés où passèrent quelques écrivains.

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5.00 €

Démocratie, citoyenneté, contre les États-nations ?

BC

Les intervenant(e)s à ces deux tables rondes organisées par l’Assemblée Européenne des Citoyens - Helsinki Citizen’s Assembly, riches d’expériences personnelles, politiques et nationales différentes, ont tous(tes) en commun de croire en la possibilité d’une citoyenneté qui ait plus de sens qu’une formule de banquet républicain ou de comices agricoles. Du «sud», comme Salman Rushdie, Radha Kummar ou Ilan Halevy, de l’«ouest» comme Joyce MacMillan ou Roland Castro, de l’«est» comme Jan Kavan ou Ivan Vejvoda, longtemps engagés dans la «dissidence», ils essaient de pousser le débat sur des notions clés de notre fin de siècle : comment intégrer dans une construction démocratique ces identités qu’il serait illusoire de prétendre ignorer ? Comment penser le droit à l’autodétermination ? Quelle dialectique nouvelle créer entre revendication d’égalité et droit à la différence ? Comment avancer vers une citoyenneté qui puisse intégrer et reconnaître les multiples identités, nationales, sexuelles, religieuses, de chaque individu ?

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10.37 €

Deux enragés de la Révolution

BC

Théophile Leclerc est le plus jeune de ces Enragés parisiens qui tentèrent en 1793 de réunir les énergies populaires, dans les sections et les sociétés fraternelles, pour mener à bien une « deuxième révolution » qui allait au-delà de ce que souhaitaient les Jacobins ou même des tribuns Cordeliers comme Marat. Dénoncé par ce dernier, puis par Robespierre, mais salué par Jacques Roux et plus tard par Marx comme l’un des principaux animateurs du mouvement révolutionnaire, Leclerc méritait que lui soit enfin consacrée une biographie complète. Il a paru naturel d’y associer une autre figure marquante du courant des Enragés, Pauline Léon, co-fondatrice de la société des Républicaines révolutionnaires, qui deviendra son épouse. Après avoir surtout retenu l’attention de chercheurs soviétiques et anglo-saxons, dont les travaux sont inédits en français, les Enragés ont encore été les oubliés du bicentenaire de 1789. Puisse le présent ouvrage où sont republiés pour la première fois l’ensemble des interventions publiques, des textes, brochures et pétitions des deux militants (dont les vingt-quatre numéros de L’Ami du peuple de Leclerc) contribuer à susciter un regain d’intérêt pour ces « amants de la Révolution » qui voulurent empêcher qu’elle ne soit confisquée par les Hommes d’État.

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21.34 €

Et pourtant ce silence ne pouvait être vide...

BC

Le 2 février 1933, au Mans, la femme et la fille d'un ancien avoué à la retraite sont assassinées par leurs deux bonnes qui leur arrachent vivantes, les yeux. Bonnes modèles, elles avaient vécu sept ans dans cette maison. Au procès, la cadette des deux sœurs déclarera simplement : « On ne se parlait pas... »

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8.00 €

Femmes de Plogoff

BC

Ce livre rapporte les propos des femmes de Plogoff recueillis par deux militantes antinucléaire, au cours de rencontres en avril, mai, juin 1980 et retranscrits tels qu’ils ont été formulés. Il y a trente ans du 31 janvier au 14 mars 1980 la population de Plogoff et les habitants du Cap se révoltaient contre l’ouverture d’une « enquête d’utilité publique » sur la construction d’une centrale atomique de 4 tranches de 1 300 mégawatts à la pointe du Raz et l’occupation policière imposée. A la faveur d’un changement de majorité politique, le projet sera abandonné. Après Tchernobyl, les retombées des essais atomiques, l’exploitation des mines d’uranium, le traitement non maîtrisé des déchets nous prouvent que la dangerosité du nucléaire est incontestable, malgré les allégations du lobby électronucléaire qui nous présente la fillière du nucléaire comme une énergie d’avenir, « durable » et presque « verte ».

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12.00 €

Fille de fraudeurs

BC

Un lieutenant des douanes, de frais revenu en poste sur la côte bretonne de Perros-Guirec, en face des Sept-Îles, tombe rapidement amoureux de la penhérès, - fille unique - du maire de la localité de Treguignec. Mais, en ces temps-là, qui n'est douanier, a toutes les chances d'être contrebandier. Et la belle et mystérieuse Véfa s'avère bel et bien fille de « fraudeur »... En utilisant un souterrain qui de l'île Tomé aboutit à la chapelle de Notre-Dame de la Fraude, les contrebandiers narguent les douaniers... A quel dilemme le lieutenant Le Denmat va-t-il se trouver confronter ?.. Comme souvent dans son oeuvre de fiction, Anatole Le Braz mêle, avec brio et bonheur, les fondamentaux du folklore breton en les transposant et les confrontant au monde moderne et contemporain.

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8.38 €

J'ai pas mal d'écume dans le cigare

BC

Il est des pages que l’on aimerait ne pas avoir à ouvrir. Celle-ci en est une. De tristesse sans nom. Alain Jégou s’en est allé peu avant l’aube, le six mai 2013, chercher des vents plus porteurs, découvrir de nouveaux ressacs et sillonner d’autres océans. Voici, en hommage à l’ami et au poète, un texte écrit en deux temps. Son titre, J’ai pas mal d’écume dans le cigare, extrait de l’un de ses textes, est un clin d’œil à celui qui a su bien tracer sa route, tant à bord de ses livres qu’aux commandes de son chalutier Ikaria.

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0.50 €

Joseph Epstein Colonel Gilles

BC

Joseph Epstein « Colonel Gilles » est torturé et fusillé par les Allemands le 11 avril 1944 au Mont Valérien. Il est mort comme des milliers d’autres en luttant contre le fascisme et pour la révolution. Il était issu d’une famille juive aisée et intellectuelle de Zamosc. Adolescent il adhère au communisme et se débat contre un antisémitisme et des vagues continuelles de pogroms, seul ciment de la Pologne catholique et réactionnaire de l’entre-deux-guerres. En 1936, il s’engage dans les Brigades Internationales et deviendra commandant de la « Compagnie Botvine ». Prisonnier au camp de Gurs en 1938, il s’engage en 1939 avec 150 autres Juifs dans la Légion étrangère. Prisonnier, il s’évade, et avec Charles Tillon, organise les FTP et la MOI. Brillant stratège et habile tacticien il donne aux FTP, au groupe Manouchian et à d’autres, des conceptions nouvelles de la lutte armée : « la guérilla urbaine ». Dans une Europe où les Juifs sont exterminés, il mourra clandestin sous le nom de Joseph André « Colonel Gilles ». Postface de Léo Hamon Présentation d’Henry Bulawko Traduit du Yiddish par Boris Rusanchi

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6.00 €

Jules Valles - Démarches

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Dès 1865, il vit de sa plume; fondateur de La rue en 1867, signataire de l’Affiche rouge du 6 janvier 1871, directeur du Drapeau rouge et du Cri du Peuple. Vallès est élu le 8 février sur la liste des socialistes-révolutionnaires présentés par l’Internationale, puis de la Commune le 26 mars. Condamné à mort par contumace le 14 juillet 1872, il vivra en exil à Lausanne puis à Londres. Comme le souligne l’auteur de ce livre : « Ainsi Vallès manque-t-il. Parce qu’il a trop marqué, tout simplement. »

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12.20 €

Kerouac City Blues

BC

Descendants des esclaves du XVIIIe siècle, les Noirs américains nous ont offert la plus grande et la seule création du XXe siècle : le jazz. Le jazz bouleverse tout : la vie de l’individu, la vision du monde et les rapports dans la société. En perpétuelle évolution le jazz connaissait dans les années 1950-60 une période créatrice particulièrement intense. Jack Kerouac était en phase : errance, vitesse, son écriture allait déchaîner le plus grand foutoir jamais vu dans cette Amérique étriquée. Alain Jégou et Jacques Josse n’ont pas choisi de faire un livre célébration comme on en voit tant mais de se souvenir quel choc ce fut pour ceux qui lurent il y a 30 ans les livres de Kerouac et voulurent rejoindre par l’écriture le grand banquet de la Beat Generation. Dans cet ouvrage, il y a ceux qui ont connu Kerouac, tels Gregori Corso, ou Charles Plymell, le copain d’aventure de Neal Cassady & Anne ; Youenn Gwernig qui rencontra Kerouac à N.Y. ; Pierre Joris qui traduisit nombre de ses textes pour l’édition française & aussi ceux d’ici comme Daniel Giraud poète, voyageur et traducteur de chinois ; Théo Lesoualc’h voyageur et spécialiste du shinto ; Daniel Biga, peintre, artiste et écrivain ; Yves Buin, médecin, écrivain et grand spécialiste de Thelonious Monk ; Claude Pélieu traducteur avec Marie Beach et amis de Ginsberg, Burroughs, Kaufman, Snyder, Sanders, Leary, Ferlinghetti ; Bruno Sourdin, passionné de la Beat Generation, poète et collagiste ; Philippe Marchal, éditeur de la revue Travers ; Benoît Delaune travaillant à une thèse sur W.S. Burroughs ; Jean-Pascal Dubost, acteur et écrivain ; Jean-Marie Flémal, traducteur littéraire, fabricant de mots croisés et fana de Coltrane ; Kenneth White, écrivain et enseignant à la Sorbonne ; Jacques Josse, Mercure des temps modernes et éditeur des livraisons Wigwam ; Alain Jégou, travailleur de la mer, grand lecteur des écrivains de la Beat Generation, défenseur des Indiens et poète ; Yves Le Pellec, professeur de civilisation américaine et dernier traducteur de Ginsberg ; Alain Jouffroy, écrivain, essayiste et critique de la société contemporaine. Quelques critiques aigris diront que les livres collectifs sont des assemblages disparates de textes inégaux, d’autres prétexteront, comme ils n’y sont pas que le livre est d’une prétention... Laissons-les et goûtons notre plaisir de lire Kerouac city blues...

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14.94 €

L'Or Des Mers

BC

L’action se déroule à Ouessant. Au cours d’une sortie en mer, des pêcheurs remontent dans la drague un doublon espagnol… Un des personnages de roman, Pierre veut tout : la plus belle fille de l’île, et l’argent. Le trésor qui lui semble immense, est là tout proche au fond de la mer entre les roches où un ancien galion a sombré un jour de tempête. Mais à Ouessant, la mer est cruelle… Cette histoire peut paraître classique, mais Jean Epstein découvre Ouessant et la mer en 1928, c’est l’époque qu’il appellera « Aux approches de la vérité », il tournera plusieurs films avec les habitants de l’île comme : Finis Terrae, Mor Vran, Les Feux de la Mer… Postface de Jean-Pierre Gestin Conservateur de l’Écomusée de l’Île d’Ouessant Note biographique de Marie Epstein

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11.43 €

La grande table

BC

Lorsque la représentation devient molle, que les acteurs fatiguent, que les projos perdent de leur intensité lumineuse, le grand désespoir étend sa chape plombée, étreint, étouffe tous les êtres, sans exception ni distinction d’origine ou de croyance. Survient l’heure du final, cette agonie provisoire, la petite mort bâclée, qui déglingue tout, affole toutes et tous... Fort heureusement, certains êtres que le délire, le désir, la rébellion font encore triquer et réagir, entretiennent la petite flamme nécessaire à la survie de tous, la lueur falote d’une aube paresseuse qui rechigne à renouveler le bail de la vie tellement les humains lui barbent et font pitié. Ceux et celles, ces auteurs-veilleurs, que nous vous présentons ici, même peu nombreux face au flux déjanté des suceurs d’ombre et de désespérance, parviennent, tellement ils sont persuadés et persuasifs, émus et passionnés, à lui faire ébrouer la nonchalance et retrouver son bel entrain félin... Alain Jégou

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8.99 €

La Mer

BC

Les trois principaux éléments de ce roman sont l’île d’Ouessant, la mer et le ciel. L’auteur décrit la vie quotidienne au début du siècle dernier, rude et simple. Les femmes restent dans l’île et les marins partent et connaissent le vaste monde. Les pêcheurs et les pilotes naviguent entre les roches, le Fromveur et le continent. Il y a aussi le Creac’h, le vent, les tempêtes et les vapeurs qui croisent au large vers Brest ou ailleurs.

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14.00 €

La Mort De Gregory Corso

BC

« Gregory était un jeune dur du Lower East Side qui s’est envolé comme un ange par-dessus les toits… » Jack Kerouac « L’amer voyage est accompli Mort prends-moi en charge J’attends au terminus » Gregory Corso

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5.00 €

La rébellion de Kronstadt & autres textes

BC

Dans un livre précédent, Le mythe bolchevik, Alexander Berkman nous racontait son périple dans la jeune république soviétique, il y était arrivé fin 1919. Il avait rencontré des socialistes-révolutionnaires de gauche et des anarchistes qui vivaient quasiment clandestinement, leurs camarades étaient déjà dans les geôles bolcheviques. Les « soviets » sont asphyxiés. Berkman et Goldman sont à Petrograd, fin 1920. La guerre civile est terminée, les ouvriers et le peuple veulent plus de nourriture, plus de liberté, et souhaitent reconstruire le pays ravagé par la guerre. L’État communiste refuse le pain et la liberté. Les ouvriers se mettent en grève. Les marins du port militaire de Kronstadt de l’île de Kotline, dans le golfe de Finlande, se rebellent et soutiennent les ouvriers de Petrograd et appellent à des « soviets libres ». Ce sera le premier refus du bolchevisme, suivra l’écrasement de la Makhnovtchina... Pour apaiser une situation alimentaire désastreuse et une déroute économique les bolcheviks décrèteront la NEP. Avec l’armée de Makhno, la rébellion de Kronstadt seront les deux révoltes anarchistes contre les bolcheviks et la dictature du prolétariat sur ces mêmes prolétaires. Les trois textes de Berkman sont parus aux éditions Der Syndikalist à Berlin en 1922.

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16.00 €

Le brasier des églantines

BC

Chanteuse attitrée du Pays de la Forge, Anna-Maria Le Sénéchal, âgée de 18 ans et fiancée au leader syndical CGT Pierre Le Ludec s’éprend d’un lieutenant de cavalerie appartenant aux armées de répression, venues de toutes les casernes de Bretagne mater l’insurrection ouvrière de l’été 1903, aux Forges d’Hennebont. Écartelée entre sa fidélité aux siens et la violence de cette passion secrète, elle trouvera dans son désarroi et pour l'aider sur les chemins d'Hennebont et de Lorient embrasés par les combats de la grève, des figures pugnaces comme celle du jeune anarchiste Hervé Le Floch, ou tutélaire et sage comme Marie Le Guen, maîtresse de l'églantier, des forces de vie et de mort qui, en elle et autour d'elle, s'affrontent... Où se joue la liberté des hommes et comment, en la défendant, fonder son propre destin ? A tous ici de l'apprendre, dans le combat quotidien et la nécessité du choix.

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12.20 €

Le Luxemburgisme aujourd'hui

BC

Après la chute du mur de Berlin, et l’implosion du « socialisme réel », les maîtres du capitalisme pensaient que la fin de l’Histoire était arrivée. Il fallait comprendre : la disparition du social. Malgré le triomphe, pour le moment, du libéralisme économique sur la planète, çà et là, il y a encore des grèves de masse. Alain Guillerm dans sa présentation, essaie de nous expliquer la complexité de ces mouvements sociaux qui veulent une autre vie sociale et politique et qui bien souvent se retrouvent floués. Après la fête, le retour à la normale se fait à coups de concertation et de consensus de la part d’organisations syndicales qui « normalement » depuis leurs origines doivent défendre « l’intérêt ». Le réformisme syndical, s’interposant comme temporisateur, entre le salariat et « l’économie libérale », existe depuis le début du siècle. Les écrits de Rosa Luxemburg, avant qu’elle ne soit assassinée le 15 janvier 1919 à Berlin par les troupes d’assaut aux ordres d’un gouvernement social-démocrate, avaient apporté quelques éléments de réponses théoriques. Les temps ont changé mais la contradiction fondamentale entre le « marché mondial » et le travail reste inchangée et la voie est étroite pour les grèves de masse entre capitulation et conquête de lendemains qui chanteront… Nombreuses photos. Conception graphique ALP

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7.32 €

Le mythe bolchevik

BC

« Le mythe bolchevik » commence par l’épisode du « Bufford », cargo sur lequel se retrouvent Alexander Berkman et Emma Goldman et 249 autres anarchistes d’origine russe, et des membres du Parti Socialiste américain. Alexander Berkman et Emma Goldman viennent de purger 2 ans de prison pour leur activité contre la conscription et l’entrée en guerre des U.S.A en 1917. L’hystérie nationaliste est à son comble, le FBI déclenche une campagne contre les rouges «Red Scare». Les « déportés américains » arrivent le 20 janvier 1920 à Belo-Ostrov ; l’enthousiasme est à son comble, ils « vont pouvoir servir la révolution » : une vie nouvelle commence après de multiples échecs aux U.S.A. La Russie Soviétique est en pleine guerre civile encerclée de partout par les blancs, les Français, les Anglais, les Américains, et les Japonais. Lénine vient de proclamer la IIIe Internationale pour briser l’encerclement en souhaitant que la révolution gagne aussi l’Europe occidentale, les bolchevicks y croient beaucoup et les « déportés » sont consultés sur ce problème, leurs réponses négatives les font passer pour pessimistes. Lénine décrète le « communisme de guerre », les bolchevicks lancent le mot d’ordre « la patrie socialiste en danger », « tout pour le front » ; le pouvoir établit le monopole du blé, le commerce privé est interdit, on rationne, on recense ... Berkman note ce bureaucratisme qui s’installe, « cet état prolétarien » qui s’édifie. Déjà un organe coiffe tout : la « Tchéka » formée parmi les communistes les plus bornés, les plus corrompus aussi, ils portent la sinistre veste de cuir noire pendant que les ouvriers de Petrograd ont 25 grammes de pain par jour. Alexander Berkman essaie de comprendre, de concilier il veut travailler mais il est anarchiste et donc soupçonné. On lui propose la traduction d’un texte célèbre de Lénine : « Le gauchisme ou la maladie infantile du communisme ». Fin 1920, l’état soviétique, demande à Alexander Berkman, Emma Goldman et quelques autres, de rassembler les archives de la révolution russe pour en faire un musée (!). Ils pourront grâce aux papiers officiels, le train, les vivres, voyager dans toute la Russie. Ils vont à la rencontre de la misère du peuple, la faim, la maladie, la répression des communistes, les pogroms des blancs sur les populations juives, la militarisation de la vie sociale, le syndicalisme interdit, la toute puissance policière, mais aussi la résistance du peuple qui a fait la « révolution pour la liberté ». La résistance c’est Makhno en Ukraine luttant contre les offensives des blancs, contre les tentatives d’extermination des rouges ; mais aussi la « Nabat » fondée par les personnalités les plus importantes de l’anarchisme russe : Voline, Archinov, Olga Farabonta, Yartchouk, Aaron et Fania Baron... une opposition « contre tous les pouvoirs » contre ceux qui voulaient « tout le pouvoir ». Berkman les rejoint. Après la capitulation politique cette génération de révolutionnaires russes va bientôt être éliminée physiquement et avec eux des « menchevicks », des « socialistes-révolutionnaires de gauche » ... Berkman les voit pour la dernière fois, il est à Petrograd, en mars 1921, c’est Kronstadt... Toute cette misère, le despotisme des communistes, la bureaucratie vont aboutir à des grèves et à la révolte de Kronstadt, « l’union des marins soviets libres ».

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19.67 €

Les buveurs de bière

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Depuis son apparition sur la terre, l’homme n’a eu de cesse d’inventer des boissons à la hauteur de ses rêves. La bière, dont l’origine remonte à la préhistoire, occupe une place de choix. Née, un peu par hasard, de la fermentation de graminées sauvages avec un peu d’eau, elle a aujourd’hui ses fidèles sur la planète entière. Mais ces fervents, ces buveurs ont leurs propres exigences. Ils demandent non seulement au précieux liquide d’épancher leur inextinguible soif mais aussi d’égailler leurs papilles, de calmer leur solitude et de leur réserver, sur le zinc ou à table, des rendez-vous savamment maltés. Ce sont ces hommes, ces femmes, entrevus sous diverses latitudes, là où il aime s’immerger et explorer, dans des lieux où la bière sait souvent chanter juste, que l’auteur du Café Rousseau a croisés dans ses récentes déambulations.

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9.00 €

Les chemins de la Belle

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C’est le récit d’un breton vivant à Paris. Camelot dans les années 1930, il vend sauvagement divers bibelots sur les grands boulevards. Jeune prolétaire, lecteur de journaux révolutionnaires, il part en 1936 se battre pour la révolution espagnole. Avec la colonne Durutti, il combat sur le front d’Aragon. Rapidement il s’aperçoit que les anarchistes de la CNT et les trotskistes du POUM sont pour la révolution sociale, les communistes soutenus et armés par Staline sont contre, et puis il y a l’ennemei implacacble les fascistes de Franco soutenus eux par l’Allemagne et l’Italie. De retour à Paris, la guerre de 1939 éclate, il est fait prisonnier à Dunkerque en 1940. Prisonnier en Allemagne, il s’évade trois fois, trois fois repris, il vit des aventures incroyables, il rencontre une foule d’hommes ballotés par une guerre qui les broie. Il en devient polyglotte. Yann Daniel se définit comme un « anti-héros », c’est un archange plein de bonté amoureux du genre humain. La lecture de son livre nous élève pour quitter enfin la préhistoire de l’Humanité.

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Les recteurs et la sirène

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Epstein nous offre Les Recteurs et la Sirène, une nouvelle « évasion hors du cinéma ». Epstein a vécu parmi le peuple de la mer dont ce roman peint quelques types. Et comme il est le fruit d’une observation singulièrement aigüe, il constitue le document le plus intéressant sur une poignée d’humains qui vit dans des conditions dont nous ne pouvons soupçonner ni la précarité ni le tragique.

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10.37 €

Libertaires, mes compagnons de Brest et d’ailleurs

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Commencer à écrire son autobiographie à 83 ans n’est guère aisé même si l’on a pris quelques notes. Rien ne destinait Lochu, vannetais, tailleur de vêtements, à être sur la « brêche » toute sa vie, mais ces soixante dernières années ont été mouvementées et riches en événements pour ceux qui les ont traversées. Une enfance heureuse, puis août 1914. Les années passent, la guerre continue. Pour éviter Verdun, René Lochu choisit la marine, 1917, 1918, 1919, la défense de la patrie se transforme en intervention contre la Russie soviétique. Mutineries en mer Noire, contacts, monde nouveau, la révolution vivante. De retour sur le continent, il se fixe à Brest où les libertaires n’ont pas encore été laminés par les « staliniens », la maison du Peuple, Makhno en vacances à Brest, les Italiens fuyant le fascisme, 1936, le soutien à l’Espagne républicaine, le véritable internationalisme, l’aide matérielle à la CNT. C’est aussi les activités de la maison du Peuple, le théâtre, le cinéma, la culture du peuple des années 1930. La culture, la santé, l’entraide, les mutuelles, des réseaux multiples qui font une classe autonome : une classe allant vers l’émancipation. La guerre va tout aplanir après 1945, la vie civile sera institionalisée et comme après chaque guerre les revenants ne sont pas nombreux, la guerre contre les civils a été totale; Brest, Lorient détruites, les lieux mêmes de luttes, d’histoires communes transformées en ruines des espérances. Et puis ça recommence, les grandes rencontres, Voline, les compagnons, puis Léo Ferré...

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Ma Vie Blanche & Noire - Notes Sur Yves Tanguy

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Autour d’une œuvre réputée indéchiffrable, le silence se noue. Ces notes sur Yves Tanguy ne se proposent pas de résoudre une énigme « dont l’essence dernière exige qu’elle demeure voilée », mais d’aborder au « grand espace d’Yves Tanguy, que tout le monde a emprunté » (R. Matta), d’y prêter attention - de se piquer au jeu d’un peintre dont, ainsi que l’a pressenti André Breton « l’étoile ne cesse de grandir »…

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9.91 €

Ni dieu, ni maire

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Bref récit de l’exclusion d’une section syndicale anti-autoritaire en 1974. Ce «vidage» en annonce d’autres que l’on nomme recentrage. La très démocratique CFDT et le très socialiste Parti socialiste veulent, dès les années 75-76, liquider tous les foyers de luttes politiquement incontrôlables, afin d’éviter une situation, genre occupation des usines du Front Popu.

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3.05 €

Près du pilier

BC

Rappelez-vous, on entrait dans un café boire une bière, un verre de Sancerre ou la « côte » du patron, on pouvait s’asseoir et parler à une connaissance ou une amie, ou entendre un client philosopher sur le monde qui va, ou rêvasser tout en fumant sa cigarette… Bref, un endroit où l’on se sentait bien, ailleurs, un peu comme chez soi.

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8.00 €

Qui contrôle la situation ?

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Derniers textes où l’auteur se coltinait avec le travail. Ici pas de faux-semblants, des mots lourds comme des paquets de mer que l’on reçoit sur nos vies d’humains tristes. Des railleries et une rêverie, une piste avec son ami cheyenne Lance Henson à Carhaix. Des textes sur le monde comme il va. Avec en prime, presque fatal un match très mal arbitré entre Ortzadar BI 4223 et Ikaria LO 686070.

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12.00 €

Sartre & le colonialisme

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L’encre de la signature de la capitulation allemande à peine sèche, la France allait commettre la première importante répression d’un mouvement anti-colonial, le 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata en Algérie. L’Empire colonial français devenait « l’Union française » mais les problèmes restaient les mêmes, le mot « décolonisation » n’existait même pas. La revue « Les Temps Modernes » allait publier de nombreux articles sur le colonialisme et sur son approche : « Qu’est-ce que l’Homme colonisé, contraint au travail forcé ? ». Des écrivains vont écrire des textes importants sur la question : « Portait du colonisé » de Albert Memmi, « Les Damnés de la Terre » de Frantz Fanon, préfacé par Jean-Paul Sartre qui écrira un texte sur le continent africain « La pensée politique de Patrice Émery Lumumba ».

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12.00 €

Souvenirs d'anarchie

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Cette nouvelle édition de Souvenirs d’anarchie rassemble le premier interview paru dans Le Matin et deux importantes mises au point faites par Rirette Maîtrejean en 1937 et 1959. À la mort de Libertad dans un commissariat, Rirette Maîtrejean doit assurer la rédaction, la fabrication et la vente du journal l’anarchie. Arrive comme typographe et rédacteur, Victor Kibaltchiche, dit Le Rétif, le futur Victor Serge. Se regroupent à l’anarchie des anarchistes de diverses tendances. Quelques-uns, impatients, deviendront « les bandits tragiques » (la bande à Bonnot) faisant quelques braquages. L’État déclenche une intense campagne d’opinion sécuritaire. Rirette et Le Rétif sont accusés d’être les théoriciens et les organisateurs du banditisme anarchiste. Arrestations, procès en janvier 1913, 22 accusés, 400 témoins, des guillotinés... C’est la fin du journal, Rirette est acquittée, Le Rétif condamné à 5 ans de prison et 5 ans d’interdiction de séjour. Dans ces trois textes Rirette revient sur cette période et décrit une partie du mouvement anarchiste avant la guerre de 1914-1918, avec le soutien aux grèves durement réprimées, le réformisme montant, mais aussi la vie quotidienne... Elle meurt en juin 1968, et depuis le procès de 1913, elle a pu voir à l’œuvre la société bourgeoie de la IIIe, IVe, Ve république... Présentation du Docteur Théodore Zweifel En couverture : Rirette Maîtrejean et Le Rétif.

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14.00 €

Sur la peau du diable

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Sur l’île d’Ouessant, face à l’océan, loin des fureurs du continent vit un contemplatif de la nature. L’auteur a écrit cinq courts récits sur l’île d’Ouessant, le vent, la mer, la lumière, le soleil...

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5.00 €

Sur le chemin de ma vie

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À 85 ans, l’auteur dédie ce livre à ses enfants, ses petits-enfants et aux descendants de cette population juive, à la vie souvent misérable et tragique, des bourgades polono-russes du début du siècle. De retour du goulag, après vingt ans à l’écart du monde, Moshé Zalcman renoue les liens avec la vie, sa famille, ses amis, et d’autres témoins des luttes contre le nazisme et le stalinisme, derniers survivants de la culture yiddish qui peuplaient autrefois le shtetl. Préface de Josy Eisenberg Traduit du Yiddish par Bernard Vaïsbrot

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12.96 €

Un vieux barbu dans la chaudière

BC

Loin de « l’enfer de la production », l’ex-salarié d’une entreprise nantaise nous offre ses réflexions sur la condition moderne du salariat en la conceptualisant par une érudition pleine d’humour. Il démonte tous les principes de l’entreprise : les prix, les profits, la hiérarchie, les petits et grands chefs, les cadences, les accidents du travail, la technique et ses progrès, la communication, le processus de production, plus deux ou trois choses qu’il sait du travail ! Comme administrateurs salarié il voit de près la stratégie économique, la finance, « les lois du marché » déterminées par « la main invisible » qui règle et ordonne l’économie dans un monde interdépendant. L’auteur pose quelques questions pertinentes et même iconoclastes : « les chefs d’entreprise maîtrisent-ils vraiment le processus de production ? ». Dans la guerre économique qui fait tant de ravages du Nord au Sud, « comment les ouvriers et leur savoir-faire arriveront-ils à sauver leur humanité face au monstre froid de la banque européenne ? »

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12.96 €

Une vie de révolte - Lettres 1918-1959

BC

Zenzl Mühsam écrit des lettres à son mari, Erich, enfermé en forteresse après l’épisode de la République des Conseils. La répression a été féroce. Zenzl lui écrit des lettres sur les choses de la vie, elle décrit avec beaucoup de finesse l’atmosphère politique de l’Allemagne des années 1920. Elle écrit aussi des lettres aux amis de toujours qui la soutiennent, les Rocker, Emma Goldman et d’autres. Mühsam est libéré le 21 décembre 1924. Suivent neuf années de liberté. À la suite de l’incendie du Reichstag, Erich Mühsam est arrêté la nuit même : prison, tortures puis le calvaire de camp en camp. Zenzl organise une riposte collective des femmes de prisonniers, en vain. Erich est assassiné le 10 juillet 1934 au camp d’Oranienburg, elle voit sa dépouille et fuit en Tchécoslovaquie. Avec des amis elle sauve les œuvres de Mühsam. Déchue de la nationalité allemande, elle est invitée en URSS en 1935 où croit-elle, elle pourra publier les œuvres d’Erich. 1936, première arrestation et protestations internationales. 1938, 1946, 1949 arrestations et relégations ... Elle revient enfin en RDA en 1955. Cette femme face aux persécutions a la stature d’une tragédienne grecque, droite, courageuse, elle ne pliera jamais ayant comme unique but de sa vie la publication des œuvres d’Erich Mühsam. Traduit de l’allemand par Suzanne Faisan & Elke Albrecht

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Yves Tanguy & l’automatisme

BC

Dans les années 1930, Gordon Onslow-Ford et Roberto Matta peignent ensemble à la Pointe de Trévignon. En 1938, ils rencontrent Yves Tanguy, André Breton et les autres artistes de la Révolution Surréaliste. Gordon Onslow-Ford rejoindra Yves Tanguy aux États-Unis.

Disponible

12.00 €