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BC

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14.00 €

Allain Gaussin, Musique De L'Imaginaire

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13.00 €

Allez Jouer Ailleurs

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16.00 €

Au large

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Cet ouvrage, est fait d'un avant-propos fictionnel et de trois textes de structure, de style et d'enjeux volontairement différents. Le point commun de ces textes hétérogènes tient en une question : comment donner voix à ce dont on n'a pas fait l'expérience ? Puisqu'il s'agit bien de “donner voix” plutôt que de rendre compte, les dispositifs d'énonciation font partie des expériences de pensée qui sont ainsi explorées. Un ami marin et philosophe part pour un tour du monde en solitaire sans escale : il prend le large. Un homme ayant subi un AVC se fait cette réflexion surprenante : “je ne suis pas mon corps”. Comment reconstituer ces expériences ? En parlant une langue étrangère dans sa langue maternelle, en dérapant le long de lignes de faille sémantiques et symboliques, en mettant en scène des litiges de propriété qui amènent à rencontrer des voisins surprenants, bref en faisant penser le langage.

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20.00 €

Bruno Giner, La Musique Percute

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« Compositeur de mots, écrivain de notes... » C'est ainsi qu'aime se définir le compositeur Bruno Giner. Né en 1960 à Perpignan, il est le petit-fils du peintre Balbino Giner García. Républicain espagnol de la première heure. Guitariste de formation, la percussion s'est imposée à lui à partir des années 80, tout comme les nouveaux « modes de jeu. » Parallèlement à son oeuvre musicale, il est l'auteur de plusieurs ouvrage sur l'épuratio musicale sous le nazisme puis, avec François Porcile, ils ont écrit à quatre mains une histoire des musiques pendant la guerre d'Espagne. Il vient de publier une biographie consacrée à Erik Satie. La Musique percute retrace son itinéraire sous la forme d'un dialogue avec son complice François Porcile.

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13.00 €

Car le monde est creux

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Car le monde est creux est un recueil de poèmes (69 blocs de 1500 signes) et une histoire critique de notre relation à l'ailleurs, une exposition aussi littérale que merveilleuse du colonialisme. Patrice Blouin compresse trois oeuvres emblématiques de notre rapport à l’ailleurs : Le Devisement du monde de Marco Polo, Les Mille et une nuits et la série télévisée Star Trek et réécrit ainsi notre histoire – on peut lire ainsi son long poème, comme l'épopée d'une exploration de territoires toujours nouveaux – tout en extrayant de son matériau sa part quintessentielle de merveilleux – chaque poème est en ce sens une merveille, un trait de de merveilleux qui détermine encore aujourd'hui notre rapport à l'ailleurs (désormais interstellaire). Mais il rend sensible également, la compression permet cela, les conditions raciales et sexuelles de cette exploration : l'assujettissement des populations et l'exploitation des territoires. L'envers du merveilleux est la violence. L'un ne va pas sans l'autre. C'est aussi pourquoi Car le monde est creux prend la forme du poème : lui seul peut dire à la fois le merveilleux et la violence, le regard enchanté de l'explorateur (toujours un homme) et la violence qui l'accompagne et qu'il rend possible.

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16.00 €

Chambre Obscura

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Cette anthologie augmentée regroupe un ensemble de poèmes reprenant la trame des livres publiés par Sandra Moussempès depuis une trentaine d'années, d’Exercices d'incendie en 1994 (son premier livre) à Sauvons l'ennemie en 2025 (son dernier). Les poèmes ne sont pas repris de façon chronologique ni par ouvrages, mais réagencés dans une cohérence et un ordre nouveaux, brouillant ainsi volontairement les pistes tout en les réajustant. Un ensemble de vingt poèmes récents, tous inédits, Installations fantômes, parachève ce parcours original. Dans une seconde partie, des contributeurices viennent décentrer-éclairer autrement les poèmes dans des postfaces mouvantes, empruntant à des formes diverses : article universitaire, lettre, collage, acte de colloque, poème, texte miroir, essai. Johan Faerber, Anne Malaprade, Liliane Giraudon, Lenaïg Cariou, Bastien Gallet et Carrie Chappell développent chacun·e une perspective singulière et différente sur son travail. Enfin, une anthologie sonore, disponible via un lien numérique, est intégrée à la fin du livre : l'album “Cassandre phonographiée”, bande son dématérialisée de onze titres incluant quatre audio-poèmes inédits.

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20.00 €

Chambre(s) à écho(s)

BB

Au départ, création scénique poétique et musicale, interprétée sur scène par la comédienne Nathalie Richard, avec Jocelyn Mienniel à la flûte, Julia Robert au violon alto, Aurélie Saraf à la harpe et accompagné de projections vidéo de Jutta Strohmaier, cette narration quotidienne et onirique évoque le franchissement constant des limites, des frontières, entre le dedans et le dehors, entre soi et le monde, entre le corps et les objets. Lauréat de la Bourse Spectacle musical SACD/Beaumarchais, ce récit, construit en sept miniatures pour flûte, violon alto, harpe et voix, est un journal sur l’érosion du temps et la dilatation des instants et des heures, un journal de la contemplation et de l’écoute attentive. Cette édition papier contient l’intégralité du texte et des tracés de Virginie Poitrasson, les partitions graphiques de Jocelyn Mienniel et des photos de Jutta Strohmaier issues des vidéos du spectacle, suivi d’un entretien sur les liens entre poésie et musique avec Laure Gauthier.

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22.00 €

Communaute Des Etres De Nature (La)

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13.00 €

De Lave Et De Fer

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Ce livre est fait d'histoires, celles de l'extrême-gauche allemande et de sa radicalisation dans les luttes de la Fraction armée rouge (RAF) et celle de la musique de Helmut Lachenmann entre le début des années 1960 et la fin des années 1990. Compositeur majeur de l'après-guerre en Allemagne, il fut l'ami d'enfance de Gudrun Ensslin, une des membres fondatrices de la RAF. De lave et de fer est un essai autour de son uvre et de la conscience sociale, politique et historique qui l'anime. C'est un livre sur les exigences de l'artiste face à l'histoire.

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22.00 €

Est

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12.00 €

Exprosion Improsion

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Le premier livre d’Olivier Mellano La Funghimiracolette (MF, 2008) inventait une musique imaginaire ne pouvant exister que par les mots. Ces constructions sonores mentales ouvraient dans son écriture cet état « au-delà du langage » à l’oeuvre dans la musique. Son nouveau livre, Exprosion / Improsion, commence comme un jeu de rôle en posant le lecteur dans un océan de vide, dans le noir absolu, préalable à la naissance des formes fantastiques par lesquelles une prose libérée va s’épanouir. Un sens, d’abord ténu, puis de plus en plus impérieux guidera ce voyage, du paysage vers l’idée, de la contemplation vers la vision, du vide vers une célébration de la pensée. Ce texte est composé de deux parties, parallèles et conver- gentes, chaque paragraphe ayant, en miroir, son jumeau inversé. Improsion part de l’extérieur le plus lointain vers une résolution nichée au centre. Exprosion prend le chemin inverse, de l’intérieur le plus enfoui vers un infini débordant. Ces deux chemins sont faits de jeux et de digressions, ils traversent les champs des mathématiques, de la musique, de la philosophie, de la physique quantique ou de l’histoire. Ils arpentent le mystère du langage, traversent des mondes intérieurs et le cosmos, les gouffres et les cîmes, croisent un accordeur de roman, des créatures flottantes dans l’envers d’un théâtre, des clowns sacrés, la mort et la lumière, des épiphanies, un rêve et une apocalypse.

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18.00 €

Formes de ville

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Cet ouvrage collectif se propose d'observer la ville contemporaine en suivant les pas de Walter Benjamin, et la piste des fantasmagories. Et s'il se présente sous la forme d'un guide, c'est en partie parce qu'il est lui-même guidé par le regard, à la fois conceptuel et sensible, de ce penseur de la modernité. La notion de fantasmagorie permet d'inventorier et de décrire tout ce qui, dans l'expérience urbaine la plus ordinaire et apparemment la plus anecdotique, organise un rapport au monde, en favorisant l'émergence de certaines subjectivités (le flâneur, la foule, le touriste, le chiffonnier, l'homme-sandwich, l'enfant), ou en cristallisant des humeurs prototypiques (l'ennui, la distraction, le choc). Les auteurs, venus d'horizons divers (philosophie, littérature, anthropologie, études sur les médias, etc.) ont en partage une question : comment faisons-nous la ville qui nous fait ? Pour répondre à cette énigme, l'ouvrage explore plus précisément ce que nous appelons des “formes médiatiques de l'urbain”, considérant que le projet de Benjamin sur les fantasmagories invite à déployer une réflexion sur les médias et les médiations à travers lesquels les existences urbaines se déploient, s'épanouissent ou s'abîment. L'ouvrage ne vise pas à offrir un inventaire mis à jour des fantasmagories contemporaines, mais il invite plutôt à une réflexion sur les formes médiatiques urbaines et la façon dont elles organisent l'expérience sensible des individus, à partir de motifs ou fragments multiples : parcs d'attractions pour enfants construits dans des malls climatisés, palissades de protection, caméras de surveillance qui surplombent les rues des villes, mais aussi rooftop, jardin partagé, friche, ou encore centre de paris sportif, tags, poésie-en-ville, etc. Prendre au sérieux le rapport fantasmagorique au réel, cesser de le voir uniquement comme un voile qui invisibilise ou mystifie, c'est lui restituer sa dimension vécue, incarnée de manière singulière, matériellement hétérogène, et donc potentiellement ouverte à des formes d'aléas, de détournement ou de réinvestissement.

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24.00 €

Fréquence Mulholland

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Fréquence Mulholland est une variation libre autour du film de David Lynch Mulholland Drive. Ce livre questionne la notion de doublure en établissant des ponts entre décorum cinématographique et vie réelle des actrices/acteurs. Alternant les époques et les atmosphères notamment le Hollywood des années 70 avec ses starlettes hippies et ses sectes. En parallèle, depuis un angle de perception auto-fictif, une femme s'interroge sur sa propre identité dans un environnement étrange où sont convoquées les réminiscences d'une relation toxique. Le film « Mulholland Drive » traverse les livres de Sandra Moussempès depuis sa sortie. C'est un de ses films fétiches. Elle souhaitait à un moment lui consacrer un livre entier qui s'inscrirait comme une charnière dans son travail. Les poèmes explorent aussi certains traumas notamment dans la sphère de la relation amoureuse mais pas seulement. Avec Cassandre à bout portant son précédent livre, elle explorait déjà les traumas du féminin. Son féminisme, sans être bruyant est acharné à sa façon. Dans ce nouvel opus, les personnages et l'univers de David Lynch, lui permettent d'évoquer via le duo féminin Rita et Betty ainsi que Silencio (sombre figure masculine du livre), les phénomènes d'emprise. Plus généralement l'autrice continue avec cet ouvrage à interroger le geste d'écriture. Mais également ce qui se trame dans l'envers du décor. Depuis son premier recueil en 1994, le cinéma tient une place importante dans son travail et Fréquence Mulholland s'inscrit dans son laboratoire filmique. Elle reprend des scènes du film qu'elle analyse avec son angle de perception singulier. La notion de doublure lui permet de convoquer certaines énigmes qui s'éclairent de plus en plus. Un court passage photographique autour des fantômes du Cecil Hotel à L.A s'insère aussi à la trame. D'autres voix sourdes en tant que dispositifs internes au poème, bouches cousues, se mettent à résonner dans l'espace filmique “écrit”. Tel un gramophone géant d'archives mémorielles. C'est un ouvrage important dans l’oeuvre de l'autrice rappelant que la force de l'imaginaire permet de vivre dans deux mondes parallèles et d'explorer les confins de l'énigme humaine.

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18.00 €

Grip

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Grip est un récit qui se tisse autour de trois écuries de Formule 1, Mercedes, McLaren, Red Bull, et de leurs pilotes. Ces pilotes n'ont pas de nom, ce ne sont pas des hommes, mais certains de leurs traits sont masculins. Ce choix ne vise pas à féminiser dans l'écriture de fiction un domaine sportif encore majoritairement masculin, mais plutôt à manipuler les caractéristiques physiques et psychologiques attribuées à la virilité à travers des personnages, des situations et des descriptions. Ces pilotes ont été pensées comme des assemblages entre plusieurs pilotes actuel.les et historiques : Lewis Hamilton, Max Verstappen, Ayrton Senna, Michèle Mouton (pilote de rallye), Nigel Mansell, Alain Prost, Tatiana Calderon. À travers la F1, il s'agissait de retrouver le récit sportif, ses séries successives d'échecs, de succès, de rédemptions, de styles contrariés qu’Elsa Boyer avait déjà eu l'occasion d'explorer dans Mister du côté d'un entraîneur de football. Mais cette fois le point de vue est plus diffracté, il ne concerne pas seulement le pilote et s'articule plutôt autour de la voiture comme pivot autour duquel faire coexister les dimensions technique, humaine, psychologique et financière de la Formule 1. Grip cherche à faire tenir ensemble dans le texte les différents acteurs qui participent à une course de Formule 1, aussi bien les pilotes, les véhicules que les team manager, les mécaniciens et les ingénieurs. La technicité de la F1 était aussi une façon de renouveler le travail d'écriture et son rythme. Les ajustements constants entre le pilote et la voiture, l'association entre le groupe propulseur et le châssis, les modifications aérodynamiques imposées par le règlement, les défaillances mécaniques, le vocabulaire technique, le trio que composent le véhicule, le pilote et l'équipe sont la matrice principale à partir de laquelle expérimenter la façon de construire les personnages, le récit mais aussi la structure des phrases. Les logiques mécaniques, le vocabulaire de la ligne et de la trajectoire sont autant de manières d'écrire les émotions en les mêlant aussi bien aux états corporels qu'aux matériaux des véhicules et du circuit. En ce sens, Grip se situe entre les muqueuses et la fibre de carbone.

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16.00 €

Hyperrectangle

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Aden Ellias est le pseudonyme d'un journaliste et écrivain parisien qui aime avancer masqué. Vous ne saurez pas qui se cache derrière ce nom, mais cela n'ôtera rien au plaisir que vous aurez en lisant ce roman malicieux et amoral. Portrait acéré et fantasque d'un jeune écrivain contemporain faisant l'expérience du monde, Hyperrectangle a l'air d'avoir été écrit par un Gide d'aujourd'hui. Aden Ellias dynamite avec une joie contagieuse le genre de l'autofiction et fait en fait toute autre chose, ce qu'on pourrait appeler, après Gide justement (mais aussi Boris Vian), une sotie.

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11.00 €

Irène

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Irène est un portrait. Dans ce portrait il y a trois femmes, trois voix qui s'écoutent, s'enchevêtrent, se confondent. Irène est une rencontre. Qui n'aurait pas eu lieu sans la mort de l'une des trois déchirant brutalement un quotidien tissé avec précautions et amour. Irène est une amitié, chaque amitié a son écriture propre. À la mort de sa fille, la douleur d'Irène est telle que ce qu'il lui reste de vie est porté à un degré maximal d'intensité. Incandescence. Elle n'a pas le choix. L'ordinaire n'est plus respirable. La narratrice se trouve sur le chemin d'Irène et l'assiste. Elle assiste. L'âge n'a plus d'importance. La vie d'Irène cherche son souffle ailleurs. Dans des endroits d'elle-même qu'elle ne s'était pas autorisée à faire exister jusqu'alors, dans un désir de chant inspiré par sa fille et qui irrigue ce livre. Ce livre est une boucle. Peut-être devrait-il commencer là où il s'achève. Après Ecoldar et Temps permettant, Irène est le troisième livre de Christine Lapostolle aux éditions MF.

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12.00 €

Jardins De L'Écoute

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« Jardins de l'écoute » est un livre à écouter

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23.00 €

Je veux glisser une oeuvre à l’intérieur d’un individu

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Le 6 juin 2013, l’artiste Alberto Sorbelli a mis aux enchères, à Drouot, un « mot ». La personne qui s’en est portée acquéreur en est devenue le dépositaire. Dans le cadre d’un protocole juridique rigoureusement préparé et en présence de deux notaires, Alberto Sorbelli a prononcé le mot à son oreille. L’oeuvre a pour titre : Je veux glisser une oeuvre à l'intérieur d'un individu. Dans ce livre-catalogue, vingt-quatre auteurs et autrices proposent leur lecture de cette oeuvre radicale et profondément originale. Les auteurs et autrices : Philippe Artières, Théo Boyadjian, Romane Charbonnel, Antoni Collot, Valentine de Ganay, Marianne Doury, Arnaud Esquerre, Bastien Gallet, Etienne Helmer, Laurent le Bon, Jean-Claude Lebensztejn, Colin Lemoine, Roberto Lucifero, Sandrine Meats Mollet-Vieville, Gabriel Montua, Emmanuel Pierrat, Stephanie Pioda, Jérôme Porier, Paolo Pomati, Jad Sammouri, Thomas Schlesser, Gilles Verdiani, Mayeul Victor-Pujebet, David Zerbib. Les auteurs et autrices : Philippe Artières, Théo Boyadjian, Romane Charbonnel, Antoni Collot, Valentine de Ganay, Marianne Doury, Arnaud Esquerre, Bastien Gallet, Etienne Helmer, Laurent le Bon, Jean-Claude Lebensztejn, Colin Lemoine, Roberto Lucifero, Sandrine Meats Mollet-Vieville, Gabriel Montua, Emmanuel Pierrat, Stephanie Pioda, Jérôme Porier, Paolo Pomati, Jad Sammouri, Thomas Schlesser, Gilles Verdiani, Mayeul Victor-Pujebet, David Zerbib.

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30.00 €

Jean Leber D'Un Coup D'Archet, Entretiens Avec Francois Porcile

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13.00 €

L'Ascese Et La Flamme Guy Deplus

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Disponible

22.00 €

L'Infra-Monde

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Disponible

14.00 €

L'Oreille Divisee

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Disponible

24.00 €

La Lande

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“La Lande”, premier livre de Lucile Leloup, est un ensemble de textes poétiques qui explore l'attachement à la terre à travers les récits de la ferme dans laquelle l’autrice a grandi en Limousin. Elle y interroge les souvenirs de la ferme à l'heure de sa reprise : comment la transmission d'une terre agricole est-elle aussi la passation de ses récits ? Par-delà l'asservissement à une terre bornée et à la propriété, ce lien au sol relève d'une autre logique : celle de l'alliance au vivant, de la réactivation et du renouvellement des mémoires. À travers l'évolution des gestes et des pratiques agricoles dont ces récits témoignent, se révèle en filigrane une connaissance aiguë du territoire. Si les histoires paraissent parfois simples, voire anodines, elles replacent la relation au centre : le lien intime qui se tisse avec le lieu au fil du temps. Les êtres qui peuplent le paysage évoluent dans la brume, la chaleur, les flammes, la boue. Cette impermanence révèle la fragilité d'un monde paysan actuellement en pleine transformation. “La Lande ”dépasse le regard de l'enfant qu’elle était, les perspectives s'entremêlent donnant naissance à une voix collective, celle du narraterre.

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10.00 €

La Manadologie

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Provisoirement indisponible

12.00 €

La Mémoire-cinéma

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La Mémoire-cinéma de Marie Gil est un essai qui réfléchit ensemble, l'un par et avec l'autre, littérature et cinéma. À travers l'analyse de six films, de Sunset Boulevard à On connaît la chanson, l'auteur théorise ce que Proust avait, d'une certaine manière, déjà pensé, le fonctionnement “filmique” de la mémoire. L'analyse des images enrichit notre compréhension de Proust, mais c'est dans le détail de l'analyse textuelle d'À la recherche du temps perdu que la problématique générale de l'ouvrage se détermine. Ce va-et-vient constant est un bel exemple de transversalité interprétative et de comparatisme disciplinaire. Marie Gil démontre en effet une expertise égale dans l'analyse filmique et dans l'herméneutique textuelle. Sa relecture de Proust est d'une puissante originalité qui retrouve à la fin de la Recherche des citations littérales et manifestement inconsciente des premiers livres, traces de son écriture laissées par l'auteur dans son propre texte. Son herméneutique est donc aussi une archéologie. Le miracle étant de trouver, au coeur de son archéologie de l'oeuvre de Proust, le cinéma.

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20.00 €

La nonne et la meuf

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La nonne et la meuf est un livre où dialoguent deux voix lesbiennes que l'on pourrait qualifier de radicales et/ou mystiques, mais qui à la fin ne le sont peut-être pas/plus tout à fait. Plusieurs échanges et monologues prennent forme avec pour toile de fond un échange principal, tantôt audible, tantôt morcelé et confus, amoureux, lesbien et complice. Les voix de ces deux personnages s'interrogent, se répondent, se multiplient, incarnent d'autres voix venant du monde qui les entoure : bâtiments, espaces, villes, commerçants esseulés, ouvriers du bâtiment, vieux parents, pluie, montagnes, portes s'y réveillent. Y apparaissent les ombres des quelques figures historiques féminines que l'on croit souvent, à tort, opposées les unes aux autres : Thérèse d'Avila, Rosa Luxembourg, Louise Michel, Thérèse de Lisieux, Alexandra Kollontaï... Ces deux voix pourraient avoir ceci en commun qu'elles tentent d'échapper aux tics de langage, aux différents pièges de la radicalité, de la dévotion, de l'effet de groupe, mais aussi à ceux de la solitude et de l'enfermement. Y arrivent-elles ? Syntaxiquement et rythmiquement, ces textes sont construits sur des ruines du vers régulier et rimé et tendent vers quelque chose d'accentuel. Accentuel – non pas par pur plaisir de poursuivre la tradition, mais pour répondre à un besoin de rester fidèle à l'énergie de la langue, lui proposant de nouveaux corps et lieux pour y vivre, peut-être aussi parce que la première langue de l’autrice est le russe.

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10.00 €

La radio devant le microphone

BC

Ce livre retrace l’histoire singulière de la radio, un média dont l’essor est parallèle à celui de la société de masse. À travers l'analyse d'une série d'oeuvres conçues spécifiquement pour le médium radiophonique (de Henri Chopin, Charles Chaplin, Walter Ruttmann, Mauricio Kagel, Julio Estrada, Anna Raimondo, Gerhard Rühm et Esther Ferrer), Miguel Álvarez-Fernández émet l'hypothèse d'une parenté entre l’émergence de cette technologie globale et certains éléments discursifs propres au fascisme. Les mécanismes de séduction par lesquels la radio parvient encore à nous captiver – l'érotisme de ses voix acousmatiques, l'aura de nostalgie qui a toujours accompagné ses transmissions, etc. – favorisent un type de relation particulier avec l'auditeur : “l’intimité radiophonique”. Sa condition de possibilité est la membrane palpitante du microphone. Les vibrations de cette surface élastique et liminale relient l'espace virtuel et électronique de la radio au lieu où les corps et leurs voix viennent la caresser ou la frapper. Elle est l’espace matériel où se forge une nouvelle forme de subjectivité, entre séduction et obéissance. En mettant à jour les potentialités des trois membranes à l’oeuvre dans l’écoute radiophonique – le tympan, le microphone et les haut-parleurs – “La radio devant le microphone” soulève des questions qui continuent de nous hanter sur la mort, la folie, le temps, l'existence, les percepts, les affects, les désirs et les frontières.

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22.00 €

La Ville aux deux lumières

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La perspective et le style de l'ouvrage proposé est déterminé par l'idée que la philosophie est fondée sur des fictions. Les fictions donnent une expression à des concepts qui sans elles tournent à vide. Elles mettent en évidence les relations entre nos concepts et permettent d'organiser ceux-ci en des propositions qui forment finalement un système. Il comprend deux grands récits ou fictions qui peuvent se lire comme tels mais aussi comme les expressions d’une cosmologie imaginaire inspirée de l’oeuvre du philosophe anglais Alfred North Whitehead (pour le premier) et d’une théorie de la coexistence (pour le second). Dans le premier texte, le narrateur parcourt une Terre animée qui contient dans son estomac les germes de chaque chose et de chaque couleur, de tout ce que l'on peut dire et faire : Dieu devenu Terre. Dans le second, il est confronté à des machines à coexister (au sens où Le Corbusier parlait des machines à habiter) qui regroupent aussi bien les maisons et les moyens de locomotion que les outils de l'écriture, les vêtements et finalement de la peau même, laquelle constitue le premier et le plus intime des dispositifs nous inscrivant dans le monde extérieur. Des deux textes que l'ouvrage réunit, l'un a déjà été publié en 2008 mais il est ici profondément remanié et le second a été écrit pour cette réédition.

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18.00 €

Le Passage Des Frontieres. Ecrits Sur La Musique

BC

Le Passage des frontières rassemble pour la première fois l'intégralité des articles, textes de circonstance et notices d'oeuvres rédigés par Kaija Saariaho depuis le début de sa carrière. En couvrant trente années de recherche et de création musicales, cet ouvrage permet non seulement de porter un regard nouveau sur la musique de la compositrice, mais également sur la création musicale des années 1980 à nos jours. Il s'agit en outre, et là repose sans doute son intérêt majeur, d'un des très rares documents dévoilant le parcours d'une femme compositrice dans le monde de la musique contemporaine. La première partie du livre permet de découvrir successivement les désirs et les motivations d'une jeune artiste finlandaise, son exil en Allemagne, puis en France, son émancipation et ses premiers succès, l'importance de l'Ircam dans le développement de son langage musical, ses différentes prises de position esthétiques, et finalement un regard rétrospectif porté sur son parcours, sa Finlande natale, sa pratique au quotidien et le rôle du compositeur tel qu'elle l'envisage. Les deuxième et troisième parties du livre consistent respectivement en un Journal des oeuvres regroupant toutes les notices de concert rédigées par la compositrice et un ensemble de sources (chronologie, origines des textes, catalogue des oeuvres, discographie, bibliographie et glossaire général).

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26.00 €

Les Champs De L'Audiovisuel

BC

L'histoire des images en mouvement est depuis longtemps dominée par un paradigme cinématographique. Mais l'éclatement actuel des écrans nous oblige à relire de façon différente ce passé. Non plus simplement comme le récit orienté d'un medium mais comme l'ouverture multiple d'une sphère : la sphère audiovisuelle. Les Champs de l'audiovisuel s'efforce ainsi de définir les différents champs esthétiques qui ont aimanté, depuis son origine, l'histoire des images en mouvement indépendamment du septième art. Pour définir ces champs (le graphique, le scopique, le scriptural, etc.), l'auteur propose une relecture d'oeuvres plus ou moins célèbres (de Fantômas au Soprano, du Cirque à Loft Story, de Faisons un rêve à Matrix) en prenant appui sur quelques auteurs essentiels (Louis Skorecki, Roland Barthes, André Bazin, Walter Benjamin, etc.). Au travers de ces analyses de cas, et découpes de champ, se construit progressivement un nouveau panorama et une manière inédite de se rapporter aux images.

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16.00 €

Les Corps Transfigures. Mecanisation Du Vivant Et Imaginaire De La Biologie

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Disponible

22.00 €

les dires

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“les dires” sont nés d’un projet d’entretiens radiophoniques, avant de devenir une série de poèmes conversationnels. Ils proposent de travailler la parole recueillie comme un matériau, de faire de la poète non pas seulement celle qui parle, mais celle qui écoute, et retranscrit. Dans la retranscription poétique, des paroles se perdent, d’autres se modifient : c’est comme un résidu de paroles, passées au crible de la mémoire. Des traces de dialogues, et de leurs silences. Elles disent leur rapport à la langue maternelle, à la langue étrangère, à leur langue de désir. Elles font l’expérience de l’exil, de la désorientation, de la fragmentation du moi. Un parcours narratif qui se tisse de l’une à l’autre.

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14.00 €

Les pays invisibles

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À l'heure où la technologie permet d'obtenir des images de n'importe quel point du globe et des confins de l'espace, certains pays échappent pourtant au regard de l'histoire et du discours mondialisés. Ce sont ces zones que l'écrivain portoricain Eduardo Lalo nomme les “pays invisibles”, expression qui donne son titre à l'un de ses essais autobiographiques paru en 2006 et lauréat du Prix Juan Gil-Albert Ciutat de Valencia. Construction géopolitique, historique et sociale, le partage du monde en lieux visibles et lieux invisibles façonne les représentations, les discours et les pratiques de ceux qui les habitent. Il conduit ceux qui peuplent les premiers à ignorer les seconds que, du fait de ce partage, ils ne sont pas en mesure de voir. Eduardo Lalo est ainsi conduit à affirmer l'inexistence de Porto Rico, comme celle d'autres pays ou de certaines villes. Tenant à la fois du carnet de voyage, de la chronique et de l'essai philosophique, ce livre retrace les expériences d'un écrivain qui quitte Porto Rico, “royaume de l'invisible”, et y revient à l'issue de plusieurs voyages en Europe, notamment en Espagne. L'analyse rigoureuse de ce que signifie l'invisibilité politique et culturelle vécue à la fois depuis les lieux invisibles et depuis les lieux visibles forme la trame du récit. Loin de toute victimisation, la lucidité de l'écrivain éclaire les enjeux de civilisation liés au désir de visibilité et au pouvoir qu'il confère, et montre qu'un contre-pouvoir est peut-être à l'oeuvre dans l'écriture de l'invisibilité et ce qu'elle requiert de la part de ses lecteurs.

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18.00 €

Libertés d'écoute

BC

Libertés d'écoute est un livre-somme, non seulement par la diversité des textes proposés, qui couvrent un champ très large, du théâtre au cinéma et de la radio à la musique, mais aussi par la profondeur temporelle de leur écriture. C'est une vie pour le son que cet ouvrage nous invite à découvrir. Grande figure de l'enregistrement et la composition sonores, Daniel Deshays rassemble ici une multiplicité d'expériences, de projets, d'analyses et d'essais qui dessine les linéaments de cet art encore largement impensé, l'art du son en tant qu'il est enregistré, composé, projeté, diffusé, associé à l'image ou à la scène, au texte ou au corps parlant. On se rend compte en le lisant que le son traverse tous les arts sans rien perdre de sa spécificité. Où qu'il soit, il est toujours ce qu'il faut écouter. Ce livre est aussi cela : une propédeutique à l'écoute, qu'elle soit quotidienne ou appareillée, théâtre ou cinématographique, radiophonique ou électroacoustique.

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22.00 €

Marsyas

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Il sagit dun conte bizarre, excessif et drolatique : un homme se fait écorcher vif par celle quil aime, un troupeau de vaches fait la révolution, une fille et un garçon se métamorphosent et se rencontrent dans une église de village au milieu dune assemblée de saints. Tout est parti du mythe de Marsyas, ce faune flûtiste écorché par Apollon pour navoir pu rivaliser avec sa lyre. Le personnage principal est joueur de flûte et il naime rien tant que le lait de vache. Il vit entre deux lieux : laire de jeu dun jardin public et un pré où paissent les vaches dont il guette le lait. Une femme survient qui lintrigue. Elle semble se passionner pour un arbre qui jouxte laire de jeu. Quand, avec son fiancé, elle quitte la ville pour rejoindre un village non loin dun bois mystérieux, il la suit et les vaches font de même. Ils se retrouvent tous sur la place du village, autour du platane. Les vaches kidnappent le fiancé. Le flûtiste accompagne la femme dans le bois où, au milieu des lauriers, elle lécorche vif. Il devient rivière. Elle poursuit sa route qui croisera dune étrange façon celle de son fiancé perdu. Entre-temps, ils se seront lun et lautre métamorphosés et les vaches auront commencé la révolution.

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12.00 €

Même les morts

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Quatrième roman de l’écrivain espagnol Juan Gómez Bárcena, “Même les morts” est une épopée nord-américaine dont le récit se déroule sur plusieurs siècles. Le lecteur suit les parcours conjoints (et les relations complexes) de deux Juan – un Espagnol (ancien conquistador rangé des armes) et un Indien (prêcheur ambulant élevé par les Franciscains) – du XVIe siècle à nos jours : deux faces d'une même figure irréconciliable (ou impossible) qui passe d'une époque à l'autre, rejouant les grands moments de l'histoire du Mexique puis des États-Unis. Car le trajet temporel est aussi spatial, comme s'il accompagnait la lente translation du pouvoir américain du centre du continent vers le nord, de la conquête espagnole à la naissance de l’empire états-unien (des conquistadors à Donald Trump). Livre foisonnant, drôle, tragique, trépidant, à la fois narratif et réflexif (il a la verve et l'étrangeté des grands romans picaresques du XVIe siècle espagnol), il est un de ces romans-mondes dans lesquels il faut se plonger et se perdre, mais dont on ressort ébahi et (un peu) transformé.

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24.00 €

Musique adorable

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Musique adorable : Chabrier malgré lui n'est ni une biographie au sens académique, ni un roman, et pourtant c'est un texte qui participe de ces deux genres. Il emprunte sa rigueur au premier – tout ce qu'il relate de la vie du compositeur Emmanuel Chabrier (1841-1894) est avéré et toutes ses citations scrupuleusement exactes – et sa liberté au second, dans sa manière d'agencer les faits, de les éclairer, de les couler dans le rythme d'une prose dont le souci majeur est d'être plastique et musicale. De ces deux genres, par ailleurs, il néglige certains aspects : l'exhaustivité de la biographie, l'imagination du roman. En effet Musique adorable n'invente presque rien, sinon sa façon, elliptique, légère, amoureuse, de raconter une histoire vraie, l'histoire gaie et poignante d'un musicien original, aussi doué pour la vie que peu gâté par elle (or ce sont les malheurs qui l'accablent, indifférence, faillite, incendie, maladie, outre sa position marginale dans la vie artistique très bourgeoise du XIXe siècle, qui en font tout le romanesque). Il s'agit là d'une « interprétation », dans toute l'ambiguïté lyrique et subjective du terme. Ainsi pourrait-on dire que le texte se divise en 38 « chants », 38 brefs chapitres qui retracent chronologiquement les grandes étapes de la vie et de l'oeuvre hautes en couleur de Chabrier. De nombreux extraits de la correspondance de Chabrier, prolixe et réjouissant épistolier, émaillent le texte, lequel espère se montrer à la hauteur de sa verve. Car ses lettres comme sa musique, si elles ont leurs mélancolies, respirent la joie ; et Musique adorable se veut joyeux et enlevé, quand bien même il chemine vers une fin navrante, quand bien même vise-t-il par-dessus tout la compassion et l'émotion du lecteur. C'est un rire étranglé par un sanglot ; c'est aussi et d'abord, sans doute, un exercice d'admiration pour un « outsider » magnifique.

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16.00 €

Ouvrez La Tête : Ma Thèse Sur Satie

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Musicologue, poète et compositeur, c'est à tous ces titres que David Christoffel s'intéresse à Erik Satie (1866-1925), auteur des célèbres Gymnopédies et inventeur de la musique d'ameublement. Son livre se penche sur les étonnantes mentions verbales qui figurent dans les partitions du compositeur ' dont par exemple « Ne souffle pas dans tes oreilles », « Enfouissez le son », « En se regardant de loin », « Encore plus barbant si possible », etc. David Christoffel ne se contente pas de les resituer dans leur contexte historique, il montre aussi qu'elles ouvrent un espace poétique original au carrefour de la musique, de la poésie et de la performance. Le livre sortira en 2016, à l'occasion du 150e anniversaire de la naissance d'Erik Satie.

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22.00 €

Paradisiaca

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Paradisiaca. Un Lac-Opéra est un livre sur la région du Lac de Constance (Bodensee), troisième Lac d'Europe situé à la frontière de l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse. Écrit sur une période de cinq ans avec de multiples séjours sur place, le livre propose une exploration du Lac qui est un haut-lieu d'eau et de lumière, de culture et d’art. C’est un livre de la résistance écrit contre la morosité ambiante. Cette résistance ne s'exprime pas à travers un discours activiste ou un discours-contre, mais à travers la conviction à la fois écologique, philosophique et poétique que notre vie future, si elle veut être harmonieuse (ce correspond au sens même du mot kosmos'), doit renouer avec les lois de la terre, de l'eau et de l'air. Le récit est porté par de multiples voix qui font vivre la région du Lac dans sa spécificité et sa multiplicité. Le texte est un hybride : à la fois journal, récit de voyage, récit d'un amour pour la terre et un homme mais aussi théâtre de marionnettes (spécifiques de la région de Constance) décliné sous forme de poèmes qui sont autant de chants. Le commun consiste en ces voix qui se lèvent ensemble, s'écoutent, résonnent, se répondent, s'épient, se heurtent, se disputent : c'est toute une région qui lève la voix par des chants.

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10.00 €

Parlando rubato

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Composé, comme un drame classique, de cinq parties, Parlando rubato est un livre d'entretiens exceptionnel tant par sa taille et sa profondeur que par le travail de présentation et d´analyse que Pedro Amaral a réalisé autour de la parole de Peter Eötvös. Principalement consacré à sa production opératique, l'ouvrage traverse cinq grandes thématiques : Cologne, Tchekhov, Traversant le songe, L'art du spectacle et Les démons. Vie et oeuvre se mêlent sans que jamais l'anecdote ne l'emporte sur la précision des analyses musicales. Chaque partie est accompagnée d'une longue introduction qui permet à Pedro Amaral de construire parallèlement aux entretiens son propre parcours de l'oeuvre. Une traversée vive et profonde de l´opéra contemporain et de la musique d'aujourd'hui.

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18.00 €

Pas perdus

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Pas perdus est le fruit des flâneries de Graziela Mello Vianna dans les rues du vieux continent et de ses rencontres fortuites avec des gants perdus par des inconnus. L’utilisation du papier photographique instantané pour enregistrer ce moment est liée au caractère éphémère de la rencontre : une fois l'image produite, les deux se séparent à nouveau. Pas perdus est une boîte à souvenirs et à micro-récits dans laquelle on trouve des cartes postales, des lettres dactylographiées, des paysages sonores, des polaroïds de gants oubliés glanés par l’auteure au cours de ses flâneries à travers les hivers européens et des textes en forme de petits objets que l'on collectionne comme un reliquaire de notre quotidien : une carte d'anniversaire, une ordonnance, une coupure de presse, un ticket de métro, un dessin, une carte de ville ou de quartier, etc. Pas perdus est un livre-objet d'artiste en édition limitée, numérotée et signée – dans lequel vous pourrez ajouter vos propres souvenirs.

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35.00 €

Philofictions

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Philofictions : Des imaginaires alternatifs pour la planèted'Ariel Kyrou est un essai à la fois littéraire et politique. Littéraire par sonobjet, la science-fiction, politique par son approche, qui cherche à cerner sespouvoirs, sa capacité à modifier notre rapport au monde, à ses futurs possiblescomme à la factice nécessité de son cours. Il s'appuie pour ce faire sur unesérie d'analyses de textes contemporains, d'Octavia Butler à Stanley Robinson etde Li-Cam à Philip K. Dick en montrant ce que l'on pourrait appeler leurpuissance contre-factuelle : ces auteurs et autrices décollent le réel de sapseudo-inéluctabilité en donnant corps à d'autres versions possibles de notremonde, de notre avenir et de nos relations à l'altérité quelle qu'elle soit. Cetravail de recherche l'amène à croiser un certain nombre de concepts et dethéories qui sont autant de manière de rendre compte de ces étranges pouvoirs :effiction, devenir, feintise, etc. Dans une société où les fictions abondent etoù certaines prennent l'apparence des faits, il est essentiel de les penser,d'apprendre à les distinguer et d'en mesurer les usages. Nous en donner lesmoyens est une des grandes vertus de ce livre.

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18.00 €

Poppermost

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Poppermost part d’une hypothèse qui troubla son auteur : la pop music aurait changé le monde et surtout la manière dont on le comprenait. Alors, épaulé par les chansons des Beatles qui en suggéreraient l’essence, il a décidé de voyager à travers ses principales notions, baptisées ici : expropriation originelle, imposture, tour, tournure, qui distingue la pop music (anglaise) du rock (américain) basé au contraire sur l’idée d’authenticité et la figure maîtresse du héros. Il se contente de mettre en lumière certains rapports que l’auteur a cru, à tort ou à raison, encore inapparents, et d’en tirer quelques premières conséquences. Sous-jacent à son écriture est l’intuition suivante : le tort du christianisme (et de ses variantes modernes : positivisme, marxisme, psychanalyse ou libéralisme) est d’avoir tenté de détruire le royaume des fées et bafoué l’idée d’amour. L’amour courtois, les anarchismes, le dandysme, le surréalisme et la pop culture seraient des retrouvailles (à divers degrés d’immédiateté) avec cette magie immanente qui donne sens à nos vies. Un voyage dans la pop culture à travers l’oeuvre des Beatles et des Residents, mais aussi de Lewis Carroll, Antonin Artaud, Léon Bloy, William Burroughs et Friedrich Nietzsche. Publié pour la première fois en 2002, réédité en 2012, Poppermost resort au format poche, dans la collection Dos bleu.

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10.00 €

Poppermost. Considerations Sur La Mort De Paul Mccartney

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16.00 €

Puissances de l'art ou la Lance de Télèphe

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Puissances de l'art ou la Lance de Télèphe est un essai au meilleur sens du mot. Sans thèse à exposer, mais avec plusieurs fils à suivre et noeuds à démêler, il cherche, digresse, s'égare, revient sur ses pas et ouvre de nouveaux chemins. C'est qu'il ne s'agit pas de démontrer, mais de voyager par la pensée, de traverser les références et les discours à la recherche de ce peut l'art, dont on sait depuis le XIXe siècle qu'il ne peut rien et qu'il a fait de son impuissance une vertu. Chemin faisant, en écrivant et en lisant (pour reprendre le titre, en l'inversant, d'un fameux recueil), on s'interroge sur ce que créer signifie et les pouvoirs, qu'on découvre autre qu'on pensait, de la création. Un des fils conducteurs de ce chemin tortueux est À la recherche du temps perdu, qui est moins un objet d'analyse qu'un compagnon de route, dans lequel on pioche quand on ne sait plus où aller, qui guide et en même temps détourne, qu'on cite pour se laisser égarer. En ces sens, Puissances de l'art est un livre proustien. L'on sait où on va sans savoir comment ni par quel miracle on y arrivera. Mais c'est aussi un livre bataillien : la puissance de l'art mène l'auteur jusqu'aux bords du sacré. Propos faussement anachronique tant la littérature est aujourd'hui travaillée par ces questions que l'on n'ose plus poser : comment sacraliser sans séparer, comment accéder à la joie, comment être transformé par ce qu'on lit ou écrit. Puissances de l'art est un essai de soi (comme on parle de " récit de soi ") à travers les textes et les pensées des autres, où tout devient, finalement, écriture. Le livre doit son sous-titre à l’une des premières phrases du lumineux Proust publié par Samuel Beckett dès 1930 : "Chacune des lances de Proust pourrait être une lance de Télèphe", affirme d’emblée Beckett, qui s’abstient de préciser que Télèphe, accidentellement blessé au cours du siège de Troie par la lance d'Achille, fut guéri ainsi que l'avait prédit l'oracle par un peu de rouille provenant du fer de la même lance d’Achille.

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18.00 €

Recherche En Art(S) La

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16.00 €

Se Renifler quasi bestial

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Flairer la présence, marquer ses limites puis se tenir proche et grogner, Se Renifler quasi bestial pourrait être la genèse d'une rencontre où, au milieu de la frayeur et des corps vacillants, les sens se sont enchainés et les instincts brûlés. Une façon d'approcher, peut-être, et de tâter l'abord de l'autre dans ses contours. Le texte coule ou s'explose sur lui-même dans une tentative de figurer les prémices d'un langage sensible conçu par une animalité. Alternant silences et mugissements, corps, langues, feux, se déplient dans une voix beuglante. De là, de petits déchirements originels se succèdent, entre gestes et bêtes tapies. Dans un retour à un archaïsme du lien, ce livre choisit de tenter la mise de l'animalité. Pour cela, une langue mise en pièces, explosée dans une sorte de stase venant dire l'impossibilité du langage à transcrire mugissements, habitus et instincts, et qui échappent aux définitions, comme aux individus. Ramenés à cette primitivité qu'elles n'ont sans doute jamais tout à fait perdue, les voix s'entendent ici de loin ou au contraire de très très près, comme l'animal s'approche de son congénère, les sens en éveil, en contact premier avec l'environnement qui l'entoure.

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10.00 €

Sonder le monde

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À la croisée de la philosophie et des arts sonores contemporains, Sonder le monde pose la question de la signification du réalisme aujourd'hui. Où est le son ? Sa présence est évanescente et pourtant, dès la philosophie antique, il a noué avec l’idée de présence une relation étroite. Mais n’est-ce pas du fait de sa nature évanescente que le son se prête à la transmission de l’idée, mais aussi à l’imposition d’une autorité, transcendante comme politique. La crise tout juste passée de la pandémie peut cependant nous inviter à reconsidérer cette relation fondatrice. Dépendants de nos sessions « en distantiel », nous avons plus que jamais écouté, dans une conscience aiguë des bruits qui perturbaient le signal du monde dont nous étions coupés. Dans le même temps, l’évidement du monde nous a fait tendre de nouveau l’oreille vers un quotidien dont la structure ambiantale était profondément bouleversée. Face à cette invitation, il s’agit de poser la question autrement : non plus où est le son ? mais où se tient le monde ? Nous appelons à une pensée qui considère sous un nouvel angle les rapports entre son, réalité et présence, à partir de coordonnées nouvelles : réaliste et écologique. Il s’agit ici donc moins de comprendre ou de se représenter le monde que de le sonder. Or en tant qu’il peut être, dans certains de ses usages, une manière de sonder le monde, l’enregistrement sonore a bien une capacité à défendre un certain sens du réel, dont les enjeux sont aussi bien philosophiques qu’écologiques. En explorant les arts sonores contemporains, notamment le « field recording », en passant par le deep listening, jusqu’à l’audionaturalisme (Knud Viktor, Hildegard Westerkamp, David Dunn, R. Murray Schafer, Peter Cusack, Gavin Bryars, Pauline Oliveros, Chris Watson, Jana Winderen, Eliane Radigue, Palu Meursault et Thomas Tilly, Bernie Krause, Fernand Deroussen...), mais également la littérature quand elle se met à l’écoute de l’environnement (Ovide, Thoreau, Vesaas...), ou le cinéma (Werner Herzog, Apichatpong Weerasethakul...), cet ouvrage propose de penser la manière dont la piste sonore peut, dans son évanescence même, manifester le monde dans sa réalité.

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22.00 €

Sonny Rollins, Le Souffle Continu

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8.00 €

The Thing

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Qu'est-ce que le corps humain? À la fois la plus familière et la plus méconnue des choses, le corps est au centre de l'expérience mais représente également le lieu d'une préhistoire antérieure à toute expérience. Étrange et inconnu, cet autre aspect du corps a bien trop souvent été négligé par la phénoménologie. En se confrontant à cette négligence, La Chose redéfinit la phénoménologie en tant qu'espèce du réalisme, nommée phénoménologie inhumaine. Dylan Trigg - The Thing. Une phénoménologie de l'horreur. En mêlant les descriptions horrifiques et fantastiques de John Carpenter, David Cronenberg ou H.P.Lovercraft aux analyses philosophiques de Husserl, Merleau et Levinas, Dylan Trigg, chercheur à l'université de Memphis et à l'University College de Dublin, tente à la fois de redéfinir, ambitieusement, «la phénoménologie en tant que méthode de questionnement» et de «démontrer sa valeur à travers une exploration de l'horreur du corps». L'ouvrage prend en compte les idées de Quentin Meillassoux et le «réalisme spéculatif» pour envisager une phénoménologie qui serait sensible aux entités humaines et non-humaines, à la «matérialité étrange », à ce qui «revient hanter l'humain sans jamais être complètement intégré dans l'humanité». En analysant le film de Carpenter, la Chose, Trigg écrit : «L'horreur du cosmos est essentiellement horreur du corps. La créature abjecte est une expression de l'origine même de la vie.» Libération du samedi 23/09/ 2017.

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16.00 €

Traumachine

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Comment parler de l’intelligence artificielle ? C’est difficile, parce qu’elle parle à notre place. Fondé sur une enquête philosophique précise, ce livre nous invite à analyser le traumatisme anthropologique de l’IA. Notre faculté imaginative a en effet été prise en otage par les machines algorithmiques, qui prolifèrent, reformatent le langage, et communiquent entre elles avant de nous faire part de leurs décisions. Penser l’IA implique dès lors un double front. D’une part, il est nécessaire de développer une pensée critique capable de saisir la spécificité de l’IA dite « générative » (ChatGPT, etc.) et sa tendance à halluciner la réalité , d’autre part, nous devons apprendre à réaffuter notre imagination, à la rendre à nouveau rebelle, incalculable. C’est ce que réalise ce livre en tressant analyse critique et science-fiction, exploration métaphysique et poésie spéculative. Réfutant la séparation toxique entre philosophie et littérature, Traumachine explore le devenir de la technologie à l’ère des machines bavardes. Sont-elles conscientes ? La véritable question, soutient l’auteur, est plutôt de savoir ce que serait l’inconscient d’un esprit machinique. Quelle serait l’expérience, traumatique, par laquelle une IA s’affronterait au manque, à l’inintelligible, à l’énigme de l’univers ? Que serait une IA devenue étrangère à elle-même ?

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Trois Socrates

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Si Musique adorable. Chabrier malgré lui, le précédent livre de Didier Da Silva aux éditions MF, s'apparentait malgré ses détours à un biographie en bonne et due forme, “Trois Socrates” est d'une autre nature : c'est la biographie d'une oeuvre et de sa postérité, mais aussi celle d'un siècle musical, de la modernité au contemporain, à travers les évocations entremêlées de trois compositeurs francs-tireurs, le Français Erik Satie (1866-1925) et les Américains John Cage (1912-1992) et Morton Feldman (1926-1987). Revenant en détail sur les circonstances, à la fin de la Première Guerre mondiale, de la création de “Socrate”, chef-d'oeuvre tardif et secret du premier de ces musiciens – dont nous commémorons cette année le centenaire de la mort –, “Trois Socrates” y ajoute le récit de son appropriation outre-Atlantique, en deux temps ou deux époques, 1969 et 1980, par deux des créateurs le plus singuliers de l'avant-garde musicale : du “drame symphonique” de Satie, Cage en effet fit une fascinante et fascinée paraphrase, la fantomatique “Cheap Imitation”, que pour finir Feldman transfigurerait encore en l'invitant dans son univers sonore. Trois oeuvres étroitement liées par des sympathies esthétiques, et les hommes qui les ont conçues, trois maîtres solitaires et leur longue amitié, réelle ou fantasmée, sont ainsi les personnages d'un texte résolument polyphonique, une manière d'invention à trois voix qui n'est peut-être qu'une chanson d'amour, fragile et puissante tour à tour.

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16.00 €

Une institution sans condition

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Publié à l’occasion du quarantième anniversaire du Collège International de Philosophie, ce livre en retrace pour la première fois son histoire afin de rendre compte des conditions historiques d’où procède cette institution paradoxale, en décrire les principales mutations et en indiquer la situation actuelle. Cette histoire est retracée par Julie Clarini sur la base de nombreux documents et d’entretiens inédits avec, en particulier, des textes, des fondateurs François Châtelet, Jacques Derrida, Jean-Pierre Faye, Dominique Lecourt, ou encore d’Alain Badiou et Vladimir Jankélévitch. Il est accompagné d’une préface de Barbara Cassin et Michèle Gendreau-Massaloux, qui sont également à l’origine du projet, ainsi que d’une postface du directeur actuel Alain Patrick Olivier évoquant le moment présent en rapport à l’avenir, au passé. Le Collège international de philosophie est né, il y a quarante ans, en 1983, pour répondre à une commande du Président de la République François Mitterrand et du ministre Jean-Pierre Chevènement. Ses missions sont définies dans le texte fondateur, dit Rapport Bleu. Sa fonction explicite est de développer la recherche philosophique dans un esprit d’ouverture, en dehors des systèmes cloisonnés ; de contribuer au rayonnement international de la philosophie ; de participer au développement des connaissances scientifiques comme des productions artistiques ; de réfléchir de façon critique sur les paradigmes scientifiques et d’assurer les transferts entre les sciences ; d’étendre l’étude de la philosophie au-delà de l’enseignement secondaire. Le Collège ignore les frontières, s’étend sur des terres inconnues, des domaines, ouvre un espace de liberté, trace des sillons pour reconfigurer le champ du pensable. Le Collège se forme dans un moment politique singulier de l’histoire intellectuelle française. Il répond à une demande de l’État, mais il répond également à d’autres aspirations venues, en particulier, du monde enseignant et du monde étudiant contestataire. Le texte de Julie Clarini sur l’histoire du Collège montre combien celui-ci procède de l’esprit de résistance, issu des mouvements de pensée, des mouvements des corps, des tentatives et désirs d’institutionnalisation, contre et dans l’université, après l’événement Mai 1968. Quarante ans après, rien n’est acquis, tout demeure à inventer semblablement aux premiers jours.

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10.00 €

Vestiges Ou Les Fondements D'Une Cyberecologie

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18.00 €

Ville Aux Deux Lumieres (La)

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16.00 €