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Black Pop

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Quels points communs entre Tupac Shakur, Aretha Franklin, Marvin Gaye, Stevie Wonder, Whoopi Goldberg, Michael Jordan et Oprah Winfrey ? Leur célébrité est immense et elle transcende les barrières raciales. Et si ces personnalités étaient plus que des icônes de la culture populaire ? Et si ces stars étaient, avec quelques autres, les apôtres d'un Évangile unique en son genre ? Un Évangile qu'on appellera la « Black Pop » : une pop culture qui doit se penser à l'aune de l'Église noire, de son histoire, de ses grands récits, de sa conception sociale et politique de la divinité. Du Black Power à Black Lives Matter, de la musique au cinéma, en passant par la série, le sport et les comics, la « Black Pop » invite à un voyage des âmes. Elle est une soul culture prêchant la bonne nouvelle déjà annoncée par les chants du gospel : la souffrance se renversera en puissance, l'oppression en libération.

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15.00 €

EMPIRE - Andy Warhol, mystique du capitalisme

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La filmographie d’Andy Warhol compte plus de 150 films. Si certains sont devenus mythiques : Sleep, Eat, Kiss, Blow Job, Chelsea Girls, la plupart demeurent méconnus, rarement montrés et souvent mal compris. Empire, un plan fixe de l’Empire State Building, long de huit heures et cinq minutes, est sans doute le plus radical d’entre eux. Trop long, trop simple, trop évident, ce fi lm monumental est paradoxalement aussi célèbre qu’invisible. Il résiste à ses spectateurs, mais dialogue avec la musique d’Erik Satie autant qu’avec l’architecture nazie, les romans de Don DeLillo ou le cinéma de Michael Mann. En observant les matériaux d’Empire — le gratte-ciel, l’électricité et la nuit —, Nicolas Giraud met à nu l’inconscient du cinéma américain et son usage du désir, au service des marchandises. Il pose aussi la question de la foi comme ressort de l’industrie culturelle et nous autorise à voir, au coeur d’un monde d’images, la dimension hérétique de l’oeuvre de Warhol et de sa Factory. “Absolument passionnant” Murielle Joudet, Le Masque et la plume - France Inter “Un très riche travail d’exégèse” Olivier Lamm, Libération “Hyper documenté, érudit, un livre aux intuitions géniales“ Nicolas Clément, Focus Vif “Un savant travail d’investigation qui s’immisce dans les méandres et multiples ramifications de l’oeuvre warholienne“ Fabrice Lauterjung, Art Press “Cette analyse fouillée, regorgeant de connaissances fines sur la transversalité emmêlée des arts, remet en question notre rapport intrinsèque aux images et au divertissement” William Le Personnic, Positif “Une analyse éclairante” Harper’s Bazaar

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22.50 €

FOREVERISM — Quand le monde devient un jour sans fin

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Depuis des décennies nous vivons dans un bain de nostalgie permanent. Entre deux remakes au cinéma, une série sous algorithmes ou une énième réformation d’un groupe d’antan, point de salut que le passé. Culture, politique, économie, le monde serait-il donc désormais prisonnier du temps ? Les critiques et penseurs Mark Fisher et Simon Reynolds ont appelé ça « Rétromania » ou « hauntologie ». Depuis le milieu des années 2010 et à travers trois ouvrages remarqués, l’américain Grafton Tanner leur a emboité le pas, creusant nos obsessions mélancoliques à l’heure du néolibéralisme global. Aujourd’hui et dans son premier ouvrage traduit en français, il tourne une nouvelle page et nous raconte pourquoi nous ne vivons désormais plus dans le passé, mais dans un présent perpétuel qui tue les bienfaits de la véritable nostalgie. Et si nous étions tous des Bill Murray dans Un jour sans fin ?

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14.00 €

Hyperpop

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Extrême, extatique, expérimentale, l’hyperpop est née au début des années 2010 avec SOPHIE et A. G. Cook. L’enjeu : grossir le trait de la pop music dans un élan à la fois critique et jouisseur. En plongeant dans les arcanes du capitalisme numérique et de ses cultures Internet, Julie Ackermann éclaire ce genre ambigu, qui a choisi de se fondre dans l’époque, son artificialité, son fétichisme technologique, sa marchandisation infinie et son culte de la jeunesse. Dépassant les limites de la satire pour développer une nouvelle forme de sincérité dans son rapport au monde, l’hyperpop navigue entre utopie queer, accélérationnisme et post-ironie pour faire imploser la culture capitaliste de l’intérieur.

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15.00 €

Jim Carrey -- L'Amérique démasquée

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Dumb and Dumber, The Mask, Ace Ventura, Man on the Moon... Jim Carrey a régné sur les années 1990 en autant de films qui l’auront hissé au sommet du box office et d’une comédie incorrigible et subversive. Corps mutant et acteur d’une révolution numérique d’où ressurgit le dernier âge d’or du cartoon, il aura été le visage des années Clinton, le trait d’union entre Charlie Chaplin, Roger Rabbit et Avatar, la dernière explosion de rire-bête avant la dépression du 11 septembre et l’OPA de Disney sur l’imaginaire hollywoodien. A l’heure où Donald Trump lui a volé son rôle de toon, quelle place peut encore trouver Jim Carrey sur des écrans où l’humour décline ?

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22.00 €

Les Carnets de la Quinzaine

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Depuis plus de cinquante ans, la Quinzaine des cinéastes s’est imposée comme un rendez-vous incontournable du Festival de Cannes, marquant le cinéma d’auteur international par son audace, sa liberté et son indépendance. Martin Scorsese, Francis Ford Coppola, Jim Jarmusch, Chantal Akerman, Bong Joon-ho, Takeshi Kitano, Claire Denis, Werner Herzog, Alain Guiraudie ou encore Hou Hsiao-hsien... Les plus grands noms y ont présenté un film et parfois lancé leur carrière. Avec Les Carnets de la Quinzaine, nouveau rendez-vous annuel, l’événement se déploie désormais à travers un livre. Construit à partir d’entretiens réalisés avec les cinéastes lors de chaque édition, enrichi de visuels de travail rares et inédits fournis par les auteurs eux-mêmes, cet ouvrage a été conçu comme un porte-voix unique de la création cinématographique sous toutes ses formes et tous les horizons. Autant de regards qui dessinent aussi le portrait d’un certain état du cinéma et d’une époque. 22 entretiens, issus de l’édition 2024 + interview-fleuve inédit avec Quentin Tarantino , introductions critiques par Jérôme Dittmar, Guillaume Orignac et Yal Sadat , préface de Bertrand Mandico (Les Garçons sauvages, Conann, Roma elastica) , avant-propos de Julien Rejl, délégué général , Édition bilingue français / anglais

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25.00 €

Pandore

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En plus de trente ans de carrière, Adam Curtis est devenu l’une des figures majeures du cinéma documentaire. Célébré dans le monde anglo-saxon, mais inconnu en France alors qu’il a pourtant tout d’un cousin punk de Jean-Luc Godard, celui qui se définit d’abord comme un journaliste, influencé tant par John Dos Passos que par la trash TV, n’a cessé d’interroger notre modernité en remontant les fils oubliés de l’Histoire. Parfois provocateurs, souvent vertigineux, ses films et séries constituent l’une des plus érudites et sidérantes déconstructions des arcanes du pouvoir jamais mises en images. Riche des incommensurables — et uniques au monde — archives vidéo de la BBC, où il a fait toute sa carrière, Curtis dissèque les systèmes qui nous gouvernent à travers des montages psychédéliques, dont l’esthétique empruntant au sampling fait de lui un immense cinéaste d’agit-pop. Discutant l’ensemble de sa filmographie et accompagné d’un entretien-fleuve de presque 100p, ce livre est le premier ouvrage au monde consacré à Adam Curtis. Nouvelle édition actualisée : Adam Curtis revient avec nous sur l’actualité deux ans après la sortie du livre.

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16.00 €

Rire au temps de la honte

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Novembre 2017, Louis C.K., nouveau roi du stand-up américain, voit sa carrière emportée par la vague de révélations suivant le mouvement #MeToo. En quelques jours ses spectacles, films, séries, disparaissent des écrans. La cancel culture émerge alors au grand jour. Mais lui reviendra, sur scène, chamboulant l’ordre des récits de rédemption, au risque de déranger un monde toujours plus sensible à l’offense. Rire au temps de la honte retrace le parcours édifiant de cette affaire, et interroge ce que la comédie peut encore dire de nous aujourd’hui. Un livre explosif qui, en remontant aux sources du stand-up américain et de son rapport à l’abjection, se place sous la tutelle de Kafka pour poser la question : où va notre part maudite quand on confond la honte et la culpabilité ? Version révisée et augmentée. "Un livre qui rend justice aux « églises de l’obscénité » que sont les comedy clubs" Libération "Guillaume Orignac s’aventure avec un certain panache sur la frontière entre fiction et réalité” Télérama "Une analyse fine de l'humour de Louis C.K., éclairant le choc entre l’insolence de l’humoriste face aux tabous de son époque et le militantisme des minorités offensées qui l’exposent à la vindicte des réseaux." Le Monde

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14.00 €

Rosso Sangue - Le cinéma italien des années de plomb

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Le cinéma italien des années soixante-dix a capté comme nul autre les soubresauts d'une époque en ébullition. Héritier du néoréalisme qu'il réinvente, il devient le relais d'une effervescence politique et sociale qui, au coeur de l'Europe, incarne l'un des symboles les plus puissants d'une modernité brutale. Des grands auteurs aux productions commerciales les plus inventives et débridées, les films reflètent alors l'écho d'une actualité parfois violente. C'est dans les salles que l'on vient la voir défiler : tandis que les néofascistes tentent avec persévérance d'instaurer dans le sang un régime autoritaire, une partie de l'extrême gauche, convaincue que l'heure de l'insurrection approche, rejoue un remake de la révolution bolchevique. Tentatives de coups d'État, attentats aveugles, homicides et enlèvements « ciblés » ont défini ces années traversées par de profonds mouvements sociaux et de grands bouleversements culturels. C'est l'histoire de ce moment, surnommé les « années de plomb », que raconte Rosso sangue, à travers celui qui l'a documenté en direct : le cinéma. Un regard à la fois politique et cinéphile sur l'un des chapitres les plus intenses de l'Histoire italienne moderne. Directeur de la programmation à la Cinémathèque française et critique au Monde, Jean-François Rauger est l’auteur de L’Œil qui jouit (Yellow Now, 2012) et L’Œil domestique : Hitchcock et la télévision (Rouge Profond, 2014).

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24.00 €

Soleil Rouge

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Dans la longue histoire du cinéma japonais, celle qui englobe la décennie soixante-dix fut un tournant. Considérée parfois comme un âge d'or, parfois comme le début de la fin, elle fut en tout cas celle de tous les excès et un moment aussi rare que décisif. Comme à Hollywood ou à Cinecittà, une boîte de Pandore est ouverte, les films accusent la soif de liberté et de nouveauté d'un monde qui n'a plus peur de tout voir et de renverser les tables. Avec Soleil Rouge, Stéphane du Mesnildot raconte comment le Japon fut non seulement lui aussi un laboratoire cinématographique de la contre-culture et des idéaux libertaires, mais aussi et surtout l'un de ses foyers les plus fascinants, contraint sans cesse de s'adapter à un contexte, une industrie, des codes, une vision du monde qui ne ressemble à aucune autre. Film de sabre, d'espionnage, de yakuzas, de tireurs d'élite, de gangs féministes, de prisonnières vengeresses avant de plonger dans les eaux troubles de l'érotisme (le fameux pinku), cette révolution passe le plus souvent par les marges. Un cinéma du peuple, parfois malfamé, insalubre, souvent génial, brûlant, provocant, vivifiant, expérimental, révolutionnaire, ultraprogressiste puis soudain conservateur. Un cinéma sulfureux, fascinant et riche, où la plupart des grands cinéastes de l'époque se côtoient parfois pour un ultime tour de piste avant de se faire écraser par les années 1980 et la boule à facettes du capitalisme.

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22.00 €

Zelda

BC

Depuis sa création en 1986, The Legend of Zelda s’est imposé comme l’un des jeux vidéo les plus populaires de tous les temps. En puisant une part de son inspiration dans l’art des jardins japonais, la saga culte de Nintendo a bâti un univers sophistiqué dont la mythologie se déploie dans des architectures aussi limpides que complexes. Le Jardin et le Monde jette un regard inédit sur cette grande épopée vidéoludique devenue une référence majeure du récit d’aventure. Retraçant le fil de sa création à la manière d’un traité illustré sur la construction d’un monde, ses résonances culturelles, sa philosophie et sa poétique, il raconte aussi comment Ocarina of Time, premier épisode en 3D, a initié un certain âge moderne du jeu en monde ouvert, naturaliste et immersif, où le joueur devient un promeneur au centre d’un inépuisable jardin persistant. Un ouvrage essentiel pour saisir la beauté d’une oeuvre dont le langage énigmatique et symbolique éclaire la réalité. Nouvelle édition révisée et augmentée incluant un chapitre inédit et des nouvelles illustrations.

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22.00 €