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À la rue

BC

À la rue est un témoignage sur l’engagement, un livre de colère et d’espoir. Été 2016, treize familles roms sont expulsées de leur lieu de vie et se retrouvent dehors dans la ville de Montreuil en Seine-Saint-Denis. Une cinquantaine de personnes sans abri, dont une vingtaine d’enfants, parmi les dix mille expulsées par les autorités cette année-là en France. L’autrice Juliette Keating et le photographe Gilles Walusinski participent à la mobilisation citoyenne qui s’organise autour des familles et demande leur relogement. À la rue est à la fois un récit littéraire et réflexif sur l’expérience de l’engagement collectif et le recueil de documents qui ont valeur de témoignages. À la rue se compose de deux parties complémentaires articulées autour d’un cahier de 32 photographies noir & blanc : La première, « Débrief », texte littéraire et politique, a la forme d’un poème narratif dans lequel l’autrice revient sur son engagement de plusieurs années auprès de familles rroms, sur ce que cette expérience bouleverse dans le cours de sa vie, remue en elle. Elle questionne les mobiles de cet engagement, y cherche les raisons profondes et décrit les mécanismes de la discrimination tels qu’elle les constate en accompagnant une famille dans l’ouverture de ses droits sociaux. Si l’éternel engrenage des évictions, le délitement de la mobilisation collective face au pouvoir politique qui joue le jeu du pourrissement, et le découragement qui peut s’ensuivre sont présents dans le texte, c’est l’énergie que procure le collectif et la force des rencontres qu’il occasionne qui l’emportent. Même si l’issue n’est pas ce que l’on voudrait qu’elle soit, une lutte collective est gagnée du fait même qu’elle a lieu. C’est une victoire contre le renoncement. Dans une langue nerveuse, rythmée, sans concession Juliette Keating dénonce un état du monde fondé sur l’injustice. La seconde, « Dehors », est le recueil de documents produits entre 2016 et 2018 : des extraits d’articles écrits dans un blog de l’autrice hébergé par Mediapart. L’événement que constitue l’expulsion des familles et leur errance dans la ville est consigné régulièrement, avec ses lenteurs, ses coups de théâtres, ses petites victoires, ses promesses et faux espoirs. Présentés dans l’ordre chronologique, ces textes sont les traces attestant de la réalité des événements, une partie de leur mémoire. Fixer la mémoire, le cahier central de photographies réalisées par Gilles Walusinski réunit des images de la mobilisation et des familles, qui sont autant de documents témoins. Ces images puisent leur force dans la saisie d’instantanés pendant une période continue de plusieurs mois, qui racontent, montrent, et dénoncent une réalité indéniable. Ainsi est documentée la vie à la rue mais aussi la force de caractère, l’énergie de ceux et celles bien décidés à lutter pour leurs droits. Loin des stéréotypes associés aux images exotiques des Tsiganes, les photographies de Gilles Walusinski sont des témoignages réalisés avec précision, acuité et empathie.

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20.00 €

Au Funérarium

BB

On est au funérarium. Pourtant, il ne manque personne. Le groupe est au complet, ils et elles sont tous là, enfin tous sauf Ousmane, qui est là, mais sans y être. Aujourd’hui, il ne dira rien, même quand on lui parlera. On est en avril et plus de sept mois se sont écoulés depuis que filles et garçons se sont rencontrés ou retrouvés au sein d’une classe de troisième le jour de la rentrée scolaire. On est au funérarium et c’est l’un des leurs qu’ils et elles accompagnent aujourd’hui, avec calme et simplicité, chacun veillant sur l’autre, tous se serrant les coudes. Le lieu et les circonstances renforcent leur lien. Ils sont plus qu’une classe, ils sont une famille. "Tout un Peuple" est une série de nouvelles poétiques mettant en scène une trentaine d’adolescentes et d’adolescents d’une classe de troisième confrontés dans leur quotidien à des événements intimes ou collectifs : ces jeunes gens sont les personnages d’une fresque qui se composera de douze épisodes pour une année de leur vie.

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6.00 €

Code Camille

BC

Être amoureuse de ses profs, c’est un truc de bon élève. Camille n’est pas bonne élève, sauf en informatique. Et Camille d’habitude n’est pas amoureuse de ses profs. Sauf de Madame Marchand. Depuis la sixième. Et comme maintenant Camille est en troisième, ça commence à faire longtemps. Mais cette année, Camille a un plan. Chargée de numériser les grands textes littéraires étudiés en classe, elle va y glisser des mots d’amour pour sa professeure qui finira, c’est certain, par l’aimer en retour. Car il est impossible de résister à un amour aussi grand que celui de Camille, surtout quand la déclaration est fourrée, comme dans une datte, dans les textes d’auteurs aussi grands. Camille réussira-t-elle à persuader sa prof de français de venir se promener avec elle sur les bords de la rivière pour y parler... d’amour ? Ce n’est pas certain, car Ludivine Marchand a d’autres préoccupations... Mais, de texte en texte, de semestre en semestre, et comme se déroule le programme officiel des classes de troisième, Camille grandit et apprend à lire tout en en apprenant à aimer.

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19.00 €

Collapse

BC

Peut-on croire à la force de l'art face à la trivialité du monde ? La beauté peut-elle nous sauver ? Jean-Noël, le personnage du nouveau roman de Brigitte Comard y croit.<br><br>Ce récit dense et sensible embarque, au rythme des secousses du monde, dans le cœur et l'esprit d'un homme que la vie va frapper. Un ouvrage juste et bouleversant qui déconstruit les rouages d'un système et révèle la violence sociale qu'il génère.<br><br>Engagé avec justesse, Collapse saisit par le regard acéré et sans complaisance qu'il porte sur le monde contemporain.

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15.00 €

De l'amour et du vin

BC

14 nouvelles pour célébrer le goût de la rencontre et du vin partagé « Il y a des vins qui peignent de nouvelles couleurs à l’existence (...). Des vins qui arrivent au bon moment, drapés dans leur manteau de velours, qu’on cueille parce qu’on en a besoin, comme si on savait de quel amour ils procèdent. Des vins qui vous donnent l’impression de sortir d’un long sommeil des sens, et de revenir sur la terre des parfums et des couleurs. Sur la terre des gens. » Ce recueil compose une collection des moments précieux jalonnant la vie d’une femme, d’instants privilégiés, souvenirs de rencontres de voyage, d’histoires d’amour ou de longues amitiés, chacune associée à la découverte et au partage d’un vin. Un résiné frais et puissant dans la douceur d’un soir d’octobre sur une île des Cyclades, un vin jaune d’Arbois en apothéose d’une histoire d’amour et de découvertes, un Saint-Amour qui explose sur les tommettes de la cuisine, signant la fin d’une passion impossible... ... et un Bandol à Brutal Beach pour refaire le monde et évoquer les écrivains chéris, du « grand Pirotte » à Pierre Bergounioux : « une race d’hommes au verbe clair, à l’érudition modeste, au rire franc, à la plume leste ou chantournée. Une même race d’hommes, de ceux qui vous servent à boire sans rien en dire un vin qui leur ressemble ». Dans la nouvelle qui clôt cet hymne à la vie et à la convivialité, Florence Delaporte retrace l’engagement d’Ingrid Gancel, une vigneronne du Médoc, et son combat pour poursuivre sa « belle aventure, élaborer, fabriquer, vendre son vin », grâce au soutien de Terra Hominis et de son fondateur, Ludovic Aventin, qui signe la postface de ce recueil. Le vin est avant tout le fruit d’une terre et du travail des femmes et des hommes qui l’habitent. Il peut être suave ou âpre, puissant ou subtil, festif ou consolateur. Parce qu’il transmet une histoire, le vin nous relie. À la faveur d’heureux hasards, il s’accorde parfois au moment que nous vivons. Il l’accompagne avec justesse. Il fixe l’émotion suscitée dans notre mémoire comme l’écho de cet instant. Dans une langue précise, délicate et sensuelle, Florence Delaporte célèbre le partage de cet accord mystérieux, sa puissance jubilatoire ou réparatrice.

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16.00 €

De l'eau jusqu'à la taille

BC

Ils l'ont trouvé la nuit dernière au milieu des vagues, de l'eau jusqu'à la taille, immobile, les bras le long du corps, le regard fixe vers l'horizon et seulement vêtu d'un sous-vêtement blanc.<br>Tous se demandent s'il s'agit d'un enfant sans papiers, abandonné, s'il est un ange, un fugueur ou un démon. Un sourd-muet, un imposteur, ou simplement une chimère ? Un singe imberbe échappé d'un zoo ? Un handicapé mental ? Un démon en exil ? Une bête ? Une âme damnée ? Un monstre marin ? Personne ne le sait et chacun croit savoir.<br>Le narrateur invite à suivre les événements d'une histoire qui s'invente au fur et à mesure par les personnages eux-mêmes... <br>Un fait divers prenant la force terrible d'un conte, le récit poétique à plusieurs voix d'une rencontre. Le lecteur aussi fait son chemin dans la découverte de ce qui s'est tramé sous les étoiles.

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13.00 €

Emmanuelle part en live

BC

Emmanuelle part en live est un autoportrait de l’autrice en performeuse. Les écrivain.es ne sont plus ces ermites inspirés retranchés dans leur chambre tel qu’on les imaginait autrefois. Depuis des années, il et elles réalisent des performances publiques pour offrir une nouvelle forme d’expressivité à leur création. Cette pratique régulière de l’oralité ne cesse de reconfigurer le rapport des auteur.ices qui s’y prêtent à l’écriture comme à leur public. Dès ses premières publications en revue, Emmanuelle Pireyre a investi les possibles qu’ouvre une littérature à géométrie variable en se glissant dans les formes nouvelles des performances. Emmanuelle part en live raconte cette trajectoire de plus de vingt-cinq ans avec la clarté d’un récit et l’humour loufoque d’une recherche qui ne se prend pas au sérieux. Emmanuelle part en live assume une conception de la littérature qui relève du montage et du bricolage. Le texte composé de brefs paragraphes thématiques est entrecoupé de séries de vignettes : des photogrammes de films dont elle détourne les dialogues, des photos de ses propres performances, des reproductions d’oeuvres plastiques contemporaines. Ces images fonctionnent comme des illustrations décalées de son propos et mettent en relief ses influences cinématographiques, poétiques, artistiques, scientifiques. Elle montre aussi comment les évolutions technologiques ont modulé son approche de la performance. Dans ce récit d’un parcours qui lui est propre, Emmanuelle Pireyre questionne aussi les évolutions de la littérature et du livre dans le monde de l’art aujourd’hui. L’effacement des frontières entre disciplines artistiques permet d’associer l’écrit, la vidéo, la photo, les techniques de l’oralité, dans la tentative de saisir le réel pour en faire des performances qui se transforment parfois en livre. Emmanuelle part en live intéressera ceux et celles qui s’interrogent sur la littérature dans son renouvellement et ses développements contemporains, notamment dans le dialogue qu’elle instaure avec les arts visuels.

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10.00 €

Flappers

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Zelda Fitzgerald ? Vaguement entendu parler... Son mari, oui, évidemment, Tendre est la nuit, Gatsby le magnifique, oui...<br>Mais elle ?<br>La femme du grand écrivain, la femme sacrifiée à son mari, à son époque.<br>Violence, cris, musique, sexe, amertume, souffrance et destin aboli.<br>À travers ce moment de l'histoire des époux mythiques, Renaud Borderie aborde les enjeux de pouvoir dans la création au sein du couple.

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10.00 €

Foule solitaire

BC

Dans le prolongement de L'ellipse du bois, Derek Munn reprend<br>sa réflexion sur les méandres de la mémoire par le biais du récit<br>autobiographique.<br>Ici, l'auteur convoque deux personnages disparus, son oncle et<br>le musicien et chanteur Vic Chesnutt :<br>« Leur ressemblance est aussi étrange qu'évidente. Dans mon<br>imagination ils deviennent indissociables. Ils s'entendent<br>à merveille. C'est comme s'ils s'envoyaient des clins d'oeil.<br>D'image en image j'ai l'impression de voir une identité se fondre<br>dans une autre. (...)<br>Des sons, des images, des sensations, des lacunes, des pourquoi.<br>Il y a plusieurs choses à ne pas expliquer.<br>Ce texte ne parle pas vraiment de mon oncle, ni de Vic Chesnutt,<br>ni de moi, mais d'un nous que je suis, d'une foule solitaire qui<br>cherche à suivre ses propres traces.

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5.00 €

François Beaune

BC

Un ouvrage collectif de création/recherche sur et avec François Beaune, sous la direction de Stéphane Bikialo. Avec les contributions de Stéphane Bikialo, François Beaune, Silvain Gire, Maud Lecacheur, Éric Loret et Catherine Rannoux. Né en 1978 à Clermont-Ferrand, François Beaune vit à Marseille. Depuis son premier livre, Un homme louche (Verticales, 2009), jusqu’à La Lune dans le Puits (Verticales, 2013), Omar et Greg (Le Nouvel Attila, 2018) ou Calamity Gwenn (Albin Michel, 2020), il collecte des «â€‰histoires vraies » et oeuvre à la création de ce qu’il nomme son «â€‰entresort », une galerie de personnages incarnant le monde actuel. Invité du festival Bruits de Langues en 2020, il succède à Marie Cosnay dans la collection éponyme. Pour rendre compte de la pluralité des terrains investis par l’écrivain (romans, récits, portraits, chroniques, dessins, BD, émissions de radio), Stéphane Bikialo, a réuni une équipe composée de Maud Lecacheur et Catherine Rannoux (universitaires), de Silvain Gire (cofondateur et responsable éditorial d’ARTE Radio pour laquelle l’écrivain a réalisé plusieurs documentaires), et d’Éric Loret (critique littéraire et essayiste). Chacun s’est lancé librement dans les échanges avec François Beaune : l’enjeu était de le faire réagir à des réflexions, des analyses sur son oeuvre et de dialoguer avec lui sur sa démarche d’écriture entre documentaire et fiction. « Les êtres humains sont étonnants, et il faut leur donner la place de l’être, un espace livre que j’appelle Entresort, qui leur permet d’exprimer la complexité de ce qu’ils ont à dire. » L’ensemble des contributions a été recomposé autour de thématiques (l’attention au réel, au sous-réalisme, au louche, aux vies ordinaires, la recherche d’une littérature brute) et d’enjeux centraux de l’écriture de François Beaune : l’art du portrait et le hasard des rencontres, les techniques de montage et de fictionnalisation, et une définition singulière du statut de l’auteur. L’horizontalité de la relation qu’il noue avec ses modèles et qu’il revendique, affirmant le principe d’une co-auctorialité avec ces derniers, conduit à une forme d’effacement de l’auteur qui permettrait au lecteur d’être en prise directe, dans un rapport brut, avec ses personnages. Les échanges avec l’écrivain sont entrecoupés d’extraits de L’Entresort, son journal de bord, qui témoignent de sa méthode de collecte d’histoires. Précisant au fil des entretiens les enjeux politiques de son écriture, François Beaune se situe dans une histoire de la littérature qui s’inscrit aussi bien dans la filiation (critique) de Balzac et de sa Comédie humaine que de Svetlana Alexievitch ou Florence Aubenas et de leurs oeuvres basées sur des entretiens, ou encore de Jean Dubuffet et de sa revendication d’un art brut.

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10.00 €

Hydroponica

BC

Un curieux objet, en vérité, dans lequel raisonnent souffles et soupirs. Souffle de fatigue, parce que, la vie ici est méchante et inquiétante. Soupirs de tendresse, parce que porter attention à un enfant qui grandit est un engagement et aussi un baume. Souffle de révolte, parce que la société tourne (en) rond, mais à côté de vous. Soupir de soulagement parce que rien n'est réglé mais qu'on réalise qu'on n'a pas perdu l'essentiel. La Fraternité. Ce mot gravé dans la pierre de 36 568 linteaux - sans compter les écoles - et qu'on voudrait surtout pétillant dans tous les esprits. <br>Ce mot galvaudé, moqué, ânonné. Ce mot qui désigne précisément une belle manière d'être humain.<br>L'Hydroponica que vous tenez dans vos mains vous susurre l'harmonie saccadée des souffles et soupirs d'Isa, d'Enzo, de Jean-Jacques, d'Idriss, de Jamila....

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17.00 €

Il arrive quand, le stagiaire ?

BB

Le 4e épisode de la série « Tout un Peuple » Quand on est en troisième, décembre, c’est le mois du stage en entreprise. Hristo n’a rien trouvé et reste au collège. Lucie est au Parlement européen, sa mère y a ses entrées, d’autres sont au supermarché du quartier. Aymen traverse la zone du chantier pour se rendre à la pharmacie qui l’accueille, comme il le fait tous les matins pour aller au collège. S’y croisent dès l’aube les ouvriers et les livreurs qui déboulent de tous côtés au volant de leurs camions, des intérimaires égarés et les derniers fêtards de la nuit. En chemin, il songe aux autres, les filles et garçons de sa classe : Vasil, tout frêle, qui travaille déjà sur les chantiers, Laurane et sa fragilité, et Fatima qui rêve de vivre dans la forêt, au pays d’Aliouché, une promesse de beauté, un luxe, une échappatoire à la brutalité de la ville. Bravant une pluie soudaine et diluvienne, rêvant d’ailleurs, il poursuit son chemin, résolu, entre les trottoirs défoncés. Dans ce 4e épisode, Patrice Luchet poursuit son exploration du monde de l’adolescence autour de la figure d’Aymen, portant, dans cette nouvelle, son attention sur l’environnement périurbain dans lequel évoluent ses personnages. Une zone grise à la périphérie de la ville, un monde vide de paysage, qui exprime la mise au ban de celles et ceux qui l’habitent.

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6.00 €

J'ai pas vu le départ arriver

BC

Parvis de la gare Saint-Jean à Bordeaux, vendredi 22 septembre à 16h. Plein soleil, chaleur, l' été enfin dans un septembre gonflé jusqu' à la gueule d'une carcérale prémonition d'automne.<br>Annabelle est là. Je suis contente de la voir, nous nous connaissons depuis un moment, depuis d'autres horizons artistiques. Je suis contente de la voir parce que partir en voyage avec des inconnus ne va pas de soi. Engager sa fragilité sans point d'appui, sans marquage au sol, sans rambarde de sécurité, c'est une drôle d'affaire. Je peux le faire, évidemment, mais en ce moment je m'estime chanceuse. Il faut être honnête, je suis timide. (...)<br>Que disons-nous du monde lorsque nous participons à une aventure de cette nature ? Que dis-je, comme artiste ? Je choisis d' être à quelle place pour vivre, éprouver, parler ? <br>Faut-il être, là aussi, activiste d'utopie ou bien faut-il se laisser porter par l' instant qui se crée et laisser advenir autre chose, ou rien ? <br>Est-ce la chronique d'une action culturelle que j' écris, ou celle de l' immersion d'une autrice dans un temps collectif unique dont j' ignore tout des attendus ?

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6.00 €

J'écris dans les franges

BC

Un dialogue entre littérature et art brut Création libre, ces mots résument l’évidente affinité entre la maison d’édition indépendante L’Ire des marges et le Musée de la Création Franche, toutes deux institutions béglaises près de Bordeaux. D’un côté, une ligne éditoriale axée sur la littérature et les essais émanant de voix singulières et engagées, de l’autre, une collection riche d’oeuvres de créateurs et de créatrices aux vies bousculées, parfois traversées par la maladie mentale, la précarité, en rupture avec les conventions. La rencontre de l’écriture et des arts plastiques se fait ici dans les franges, en lisière, hors des sentiers battus, selon les enthousiasmes et les saisissements, en liberté. Sept auteurs et autrices de L’Ire des marges se sont plongés dans le catalogue du Musée de la Création Franche, ont visité les réserves de l’établissement pour y choisir des oeuvres inspirées et inspirantes. Les photographies de Marie-France Lacarce, les peintures de Mona Metbach et celles d’Yvonne Robert, les dessins à la craie grasse de Jos van den Eertwegh, le vélo d’André Pailloux, les cartes de Jeroem Hollander et les cahiers de Pascal Jacquens : à la vaste diversité des oeuvres plastiques répondent des écritures personnelles, libres d’emprunter les chemins de la fiction, de la critique, de la poésie, de la biographie ou de l’inclassable. Art obscur est l’autre nom de cet art brut qu’intègre la création franche. Aussi les oeuvres reproduites ici apparaissent-elles dans tout leur éclat coloré, sur fond noir. Les textes sont mis en regard des images qui en sont la source. J’écris dans les franges est à l’image d’une maison d’édition éclectique qui porte une attention particulière aux existences à la marge. Ce volume est le premier d’une nouvelle collection consacrée aux dialogues entre l’image et l’écriture : « Imarges ». L’expression Création Franche a été inventée par Gérard Sendrey après que le musée de Lausanne, dépositaire de la collection de Jean Dubuffet, lui eut interdit d’utiliser l’expression art brut. Au terme art, polysémique, il substitue celui de création, entendu comme une mise au monde, une sortie du néant ; au terme brut, il préfère celui de franc dans son acception désuète : libre, sans entrave, affranchi. La Création Franche regroupe des créateurs réfractaires à toutes formes de convention sociale et qui ne s’inscrivent pas dans les schémas institutionnels.

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29.00 €

L'arrivant et l'autre

BC

Au départ c'est une simple proposition du second au premier : écrire, ou plutôt s'écrire, échanger des textes. Un essai, une tentative pour comprendre ce qui peut les rapprocher : « L'idée d'un monde qu'on n'accepte pas, dont on sait les urgences. Écrire pour ne pas céder à la panique. Écrire pour articuler ce que l'on a à se dire, ce qui bat en nous et ce pour quoi on se bat », lui écrit-il.Très vite le sujet s'impose, tout simplement parce qu'on ne peut pas ne pas en parler. Les migrants.Il ne s'agit là ni d'informer ni d'analyser. D'autres l'ont fait, le font. Ni même de faire preuve d'originalité, mais d'affirmer un point de vue. Celui d'Européens placés devant la détresse de ces personnes chassées de leur pays par la guerre, la misère, les persécutions, la ruine... Il s'agit de témoigner de ce qui nous bouleverse, brouille notre représentation du monde, trouble nos certitudes. Témoigner, non pas à proprement parler de la situation de ceux qu'on appelle les migrants comme s'ils avaient vocation à ne jamais trouver de point de chute, mais du miroir que nous tendent ces personnes qui, dans le plus grand dénuement, se présentent à nos frontières.«â€¯De qui parlons-nous ? », s'interrogent Éric et Michel. Étrangers, réfugiés, demandeurs d'asile : ces termes expriment une réalité juridique. Clandestins, sans-papiers, immigrés stigmatisent. Expatriés, ce n'est pas cela. Exilés, oui, mais pas seulement. Des arrivants. C'est Michel qui a proposé ce terme après l'avoir entendu à la radio, car tout de suite, il a parlé à son oreille et il a résonné dans sa bouche de comédien. Arrivant. Cependant, comme tous les mots, il ne leur paraît pas tout à fait satisfaisant. Il a le défaut de sa qualité. Suffisamment neutre pour ne pas véhiculer de mauvaises interprétations, trop neutre pour être véritablement politique. Il est vrai au sens où il signifie une réalité mais il est insuffisant. Ils l'ont cependant gardé, face à cet autre qu'est chacun de nous, dans l'attente que se révèle, s'il existe, le mot juste, celui qui dira tout, à la fois le départ, le voyage et l'arrivée, la peur et l'espoir, la solitude, l'attente et la fatigue, la mer et les montagnes, les frontières à franchir, les passeurs, la police et, aussi, les solidarités qui naissent et qui s'affirment.

Disponible

8.00 €

L'ellipse du bois (Kensington Children's Party)

BC

C'est le récit d'une photographie et de l'invraisemblance qu'elle expose, le récit d'un cheminement du présent de l'image au présent du regard.<br>Une fête d'enfants, des ballons gonflés d'hélium, des rideaux clinquants, un garçon qui émerge du bois.<br>Il est sans arme, sans défense. Sa posture, bien que la position de ses mains puisse faire penser à un aspirant cowboy, est celle d'une nonchalance abasourdie, involontaire. Il ne comprend pas ce qu'il comprend, ni ce qu'il ne comprend pas. En même temps, il comprend.<br>Un imperceptible rien l'a pénétré tel un photon fourré dans sa rétine, l'immensité de sa petitesse ne cessera de distordre son monde, de le remplir de latences. Éclat qui ne s'éteindra jamais, ce sera la première petite étincelle de chaque migraine à venir. <br>

Réimpression

5.00 €

L'Exercice du skieur

BC

La Muche, Printemps 2022 : une autrice séjourne dans une petite station de ski familiale reconvertie en résidence pour artistes depuis que la neige s’est raréfiée sur les pistes. Convoquant les souvenirs d’une enfance dans les années 70 et 80, elle s’attelle à l’écriture d’un récit, « L’exercice du skieur », sur les effets écocides de la société des loisirs dans laquelle elle a grandi. Des souvenirs, vestiges d’un passé, qu’elle considère, tels ces objets figés dans les boules à neige, comme les témoins du goût immodéré pour la consommation de cette génération-paillettes. Multipliant les anecdotes, elle souligne sur le mode humoristique que cette société des loisirs était promue jusque dans les manuels de français ou les exercices de physique et de mathématiques proposés à l’école et au collège. Des versions parodiques de ces énoncés mettent en lumière l’absurdité de cette fuite en avant : Soit un skieur bloqué à mi-pente dans la position du slalomeur. Vous calculerez le temps qu’il mettra à cesser d’être une icône des vacances d’hiver. A l’image de ce père de famille, dans un film suédois, qui reste figé alors qu’une avalanche se précipite sur le chalet d’altitude où lui et sa famille font une pause en terrasse, tout en déclarant : « Pas de panique ! Ils savent ce qu’ils font ! » La Muche, 2041 La seconde partie nous propulse 20 ans plus tard, dans la même station de ski sur le tournage de « La première trace », une comédie dramatique qui se déroule en 1995 pendant les vacances de Pâques. La neige naturelle n’est plus qu’un lointain souvenir. Le scénario multipliant sur le papier les plans d’une montagne encore immaculée, le recours aux canons à neige s’avère indispensable pour reconstituer les paysages disparus. Rebecca, une des comédiennes qui a fortuitement mis la main sur le manuscrit abandonné 20 ans plus tôt dans une chambre de la station, se sent en porte-à-faux avec le déroulement du tournage. Elle ironise sur la médiocrité et la vanité du projet : Je crois que le réal voulait faire un mélange entre le cinéma suédois et Sautet, j’avais (déjà) un peu peur du résultat.  Au sein de l’équipe, les relations se tendent et l’effondrement soudain du massif montagneux fait prendre une nouvelle tournure à l’histoire. Dans ce roman écologique et dystopique, Sophie Coiffier met en perspective, avec une ironie mordante, cette insouciance qui a conduit au cataclysme climatique et à l’extinction du vivant dont nous prenons aujourd'hui la mesure.

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16.00 €

L'homme qui se souvient de sa mort

BC

Où est le nid de ces oiseaux-là ? C'est pour élucider cette question essentielle qu'à l'heure de sa mort un homme revisite sa vie dans un récit où les souvenirs se mêlent à son rêve.Cette autofiction onirique, puissamment comique, férocement impertinente, foisonne d'inventions verbales et de loufoqueries poétiques. L'aventure de la vie est une quête de l'insaisissable autant qu'une farce. Le monde, un théâtre où l'absurdité des arbitraires n'a d'égale que la bêtise des mystifications. Yvan Blanlœil, qui n'a rien perdu des indignations ni des émerveillements de l'enfance, nous invite à partager les tribulations de l'homme qui se souvient de sa mort, sur la piste du Dortoir des Mouettes.

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17.00 €

L'Honneur des Chiens

BC

Les essais de Lydie Salvayre pour la première fois réunis en recueil « Je les appelle mes bons chiens, mes chiens crottés. Des textes libres, qui mordent, griffent, ou s’émerveillent, sans se soucier du reste. » En hommage au poème de Baudelaire, Lydie Salvayre a souhaité mettre ses « bons chiens » à l’honneur dans un recueil qui rassemble des essais courts et chroniques écrits sur le vif entre 2002 et aujourd’hui. Ses bons chiens, ce sont ces textes en marge de son oeuvre romanesque qui expriment, dans cette langue mêlant lyrisme et « mots de gueule », ses admirations et ses révoltes. Avec la plume acérée et la verve qu’on lui connaît, Lydie Salvayre y célèbre ses poètes, ses guerrières du quotidien et explore ses colères et leurs raisons. Mes poètes Dans cette première partie, Lydie Salvayre adopte cette double posture de lectrice-écrivaine pour rendre hommage aux auteurs, de Thomas Bernhard à Éric Chevillard, qui ont forgé sa sensibilité littéraire et ses convictions. Mes guerrières Les femmes tiennent une place privilégiée dans le panthéon littéraire et personnel de Lydie Salvayre. Qu’il s’agisse d’honorer la liberté d’une Molly Bloom, de faire l’éloge de Chloé Delaume ou de rappeler le courage des Résistantes, l’autrice célèbre les femmes : des militantes de l’ombre aux écrivaines contemporaines qui renouvellent dans la langue les combats féministes. Mes colères et leurs raisons « Il est, écrit-elle, des colères généreuses, des colères flamboyantes, des colères sublimes, des colères qui ravivent les consciences dormantes, déverrouillent les bouches en même temps que la pensée. » Parce qu’elle n’a de cesse d’interroger la société et son histoire, prenant le parti des sansvoix, Lydie Salvayre est une femme révoltée. L’exil de sa mère fuyant la dictature franquiste, le mépris dont fait aujourd’hui preuve l’État français à l’égard des banlieues, la montée des extrémismes et l’expression de haines folles, les motifs évoqués par l’autrice témoignent d’une pensée radicale, profondément irrévérencieuse à l’égard des pouvoirs. « Il n’est de geste créatif qui ne réponde à une violence », écrit-elle. L’écriture est l’espace d’engagement de Lydie Salvayre. C’est cette indignation suscitée par les violences de l’Histoire et leurs répercussions qu’elle convertit en écriture. L’Honneur des Chiens concentre toutes les thématiques qui traversent l’oeuvre de l’autrice pour en faire un ouvrage à la fois politique et personnel.

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17.90 €

L'île des sables

BC

1761. L'Utile, une frégate de la compagnie française des Indes orientales commandée par le capitaine Lafargue, fait naufrage au large de Madagascar où quatre-vingts Malgaches achetés frauduleusement pour être revendus comme esclaves échappent à la noyade en prenant pied sur un îlot sablonneux.Quinze ans plus tard, le chevalier de Tromelin ramène à l'île de France sept femmes et un nourrisson, seuls survivants de l'île des sables.Roman de l'après et récit des silences, celui des responsables comme des victimes, L'île des sables retrace le combat effréné de l'intendant Maillart du Mesle pour rendre justice aux Noirs et lutter contre l'oubli.Une quête éperdue de la vérité qui s'accomplit enfin dans l'incantation où se délivre la parole de l'île.

Réimpression

19.00 €

La confession de Simon Lapierre

BC

Voyez-vous, ma mémoire est prodigieuse et infaillible, tout s'y grave à jamais, les visages, les prénoms, les dates, les lieux, indélébiles, et il va de soi que je ne m'enorgueillis nullement de cette faculté, c'est comme cela, ainsi je me rappelle ces événements-là comme s'ils s'étaient produits hier. Vous savez, la hiérarchie des souvenirs n'est pas fonction du temps passé. Il n'y a pas de temps là-dedans. C'est la puissance de l'impact qui imprime plus ou moins profondément la mémoire et peu importe le moment de cet impact. Une parole entendue à l' âge de sept ans, j'aurais pu dire huit ans ou bien neuf ans, une parole entendue dans la prime enfance peut résonner, fraîche, cinquante ans après.Nous sommes ainsi faits.

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5.00 €

La levée du temps

BC

La levée du temps est le roman d’une transfiguration : l’émancipation d’une femme et son retour à la vie. Anne Sainpère, la cinquantaine, est veuve. Reléguée en télétravail, «â€¯épuisée d’elle-même » après des années sous l’emprise de son mari, elle voudrait disparaître. Elle est arrêtée dans son geste par un appel téléphonique : un échange d’appartement inopiné la conduit au sein d’une station balnéaire de la côte ouest. De l’apocalypse urbaine, un train la mène vers sa propre histoire. À son arrivée, la ville s’impose à elle comme un décor avec son architecture singulière des années 1950, mais au fil des jours elle fait la rencontre d’une petite communauté de femmes et apprivoise la ville. Anne Sainpère tente d’exorciser son passé et découvre qu’une autre vie est possible. Mais son désir d’apaisement est malmené dans cette ville détruite par les bombardements de 1945 et entièrement reconstruite après la fin de la Seconde guerre mondiale. Comment trouver la sérénité quand « nous voguons tous ensemble sur la boue de l’histoire »Â ? Juliette Keating tisse avec finesse ce roman d’une recomposition de soi dans une ville qui garde la mémoire du passé. Le réel se mêle à l’irréel et laisse le mystère jouer son rôle pour reconnecter avec les autres et le monde celle qui voulait en finir.

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17.00 €

La lumière de Tchernobyl - année 40

BC

En 2010, Oleh et Natalya quittent Kyiv où la vie est trop chère et s’installent dans le village de Bazar, au bord de la zone interdite de Tchernobyl, avec leur fille de cinq ans. C’est un nouveau départ, tout est à inventer. Il faut apprendre à vivre entre la séduction de la zone et le risque de la contamination toujours présente. Peut-on élever un enfant sur des terres irradiées pour des générations ? À l’origine de ce livre, une photographie du reporter français Guillaume Herbaut, prise en Ukraine, dans le village de Bazar, près de Tchernobyl, en 2011. Cette photo représente Natalya, seule chez elle. Herbaut a documenté ces existences précaires dans de multiples reportages, mais il n’existe qu’une photo de Natalya. La Lumière de Tchernobyl année 40 est une fiction qui tire parti de cette photo pour imaginer la vie de cette famille. Oleh est né 2 ans avant l’explosion de la centrale, en 1986. Il avait 35 ans quand la Russie a envahi l’Ukraine et occupé Tchernobyl, quand l’armée poutinienne a été stoppée à quelques kilomètres de Bazar. Diana a 20 ans aujourd’hui. Que sont-ils devenus ? Une première version de ce livre a paru en 2016. Depuis dix ans, ses personnages ont vieilli et le monde a basculé. Comment vit-on dans la « zone » aujourd’hui ? Qu’est-ce que la guerre a changé ? Est-ce qu’une photo nous apprend quelque chose ? À partir d’une image, 40 ans d’histoire se déroulent. Ce récit raconte l’histoire d’une famille et livre une réflexion sur ce que la photographie peut nous dire de l’histoire dans un temps suspendu.

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15.00 €

La Main gauche

BC

Inspiré du film « La Nuit du chasseur », La Main gauche imagine, deux générations plus tard, les échos de cette histoire dramatique et le poids d’un étrange héritage dans la vie de Shelley, artiste plasticienne. D’origine américaine, Shelley a fait sa vie en France. Alors qu’elle apprend qu’elle s'apprête à préparer une exposition, elle est obligée de retourner quelques jours aux États-Unis pour régler une mystérieuse histoire d’héritage. Un voyage qu’elle fait à contre-coeur vers un passé qu’elle a fui et un frère, Billy, qui est tout ce qu’il lui reste de famille, mais avec qui elle ne sait plus communiquer. Le roman est porté par deux voix qui se relaient : celle du journal que tient Shelley pendant son voyage et celle de son carnet de création, tel un monologue intérieur que Shelley adresse à elle-même. Romancier de l’introspection, dans la lignée de Virginia Woolf, Derek Munn excelle dans l’art de représenter les flux de conscience de ses personnages.

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20.00 €

La Rentrée de tout un Peuple

BB

Les voilà, ils arrivent, filles et garçons. C’est le grand jour, celui de la rentrée scolaire. Ils sont en troisième. Le prof est là, qui les accueille dans la classe. Ils y prennent place avec leurs envies, leurs craintes, leurs espoirs, leurs complexes, leur enthousiasme. Certains se rencontrent pour la première fois, d’autres se retrouvent et sont déjà complices, ils se jaugent, se testent, tentent de se donner une contenance. Tout peut commencer. "Tout un Peuple" est une série de nouvelles poétiques mettant en scène une trentaine d’adolescentes et d’adolescents d’une classe de troisième confrontés dans leur quotidien à des événements intimes ou collectifs : ces jeunes gens sont les personnages d’une fresque qui se composera de douze épisodes pour une année de leur vie.

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6.00 €

Le cavalier

BC

Jean joue aux échecs pour la beauté du jeu, pour l'histoire qui s'invente sur la plaine de cases, le monde qui se déploie sur l'échiquier selon des règles qu'il découvre en lui. Gagner lui importe peu. Jean mène une vie dont il a hérité jusqu'au jour où il se fait confectionner une paire de bottes en cuir, quitte sa ferme et entame un voyage avec sa jument. Le cavalier est le récit fragmenté d'une vie qui se concentre et s'accomplit dans l'événement de ce voyage. Soixante-quatre tableaux qui sont autant de célébrations du paysage et des émotions où les souvenirs et les rêves infusent sans cesse la réalité du moment présent. Au fil du texte une temporalité intime s'impose et dévoile une connivence mystérieuse entre l'auteur et son personnage.

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19.00 €

Le grand écart

BC

Ces 51 « nouvelles du front » constituent un objet littéraire non identifié. Pierre Debauche y pratique le grand écart entre constat de l'absurde folie des hommes et exercice de la joie de vivre.<br>Il se livre dans un cheminement narratif fulgurant qui nous conduit, des anecdotes de l'enfance, d'une vie d'homme sans regrets, à l'universalité de la condition humaine.<br>L'homme fuit les formes figées comme les étiquettes : le poème s'invite, surgit au détour d'un récit, manière d'aphorisme. Sans cesse à l'affût d'expressions singulières, Pierre Debauche défriche de nouveaux sentiers qu'il arpente en homme libre. C'est en faux naïf – il faut être un petit peu dupe, se plaît-il à rappeler – qu'il accueille l'altérité comme une chance sans cesse renouvelée de créer du sens. <br>Héritier d'une éducation paternelle déterminante, Pierre Debauche écrit comme il joue ou met en scène, dans une invitation permanente à l'apprentissage du désir. Il nous mouille jusqu'au cou : ces 51 nouvelles, souvent initiatiques, sont autant de petites vagues qui nous portent et nous jettent dans la vie, éveillant singulièrement, parfois brutalement, le désir de s'échapper, de fuir le conformisme et la bien-pensance. Au fil des textes, on entre en belgitude comme en humanité : Pierre Debauche nous entraîne dans cette quête farouche de liberté dont il faut bien payer le prixâ€- Et de reprendre en chœur, avec lui : « Mais qui m'accueillera bordel ? »<br>

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17.00 €

Les Hospitaliers

BC

Ce récit choral et intimiste s’inscrit dans une actualité brûlante et met en voix la réalité des personnels qui oeuvrent au sein de l’hôpital : un quotidien caractérisé par la nécessité de pallier une pénurie chronique de moyens matériels et humains. Une situation au bord de l’implosion mise en lumière et exacerbée par la pandémie de covid. Depuis quinze ans, Caroline Girard intervient dans plusieurs hôpitaux parisiens avec La Liseuse, compagnie de lecture à voix haute qu’elle dirige. À la demande d’une soignante, elle a recueilli la parole de nombreux personnels hospitaliers ébranlés physiquement et psychiquement par cette crise larvée et cette pandémie sans précédent. Elle s’est associée à l’écrivain Franck Magloire pour qu’ensemble ils donnent à entendre ces voix dans toute leur diversité et leur complexité. De ce geste à la fois littéraire et politique, est née l’écriture de ce livre. L’hôpital ne se réduit pas au monde des soignant.es ; il incorpore aussi des métiers méconnus et des travailleurs de l’ombre : logisticien, agent de traitement des déchets, agente de la chambre mortuaire... C’est à partir de 35 témoignages, de 70h d’enregistrement audio, et sans jamais trahir la parole recueillie que les deux auteurs ont composé cette fresque polyphonique, réalisant un travail de réécriture, de montage et d’assemblage pour aboutir à un récit sensible, fluide et littéraire. Récit qui se présente comme une mosaïque de voix, portées par un flux unique évoquant la justesse du choeur antique. Variant les rythmes et les tonalités, les auteurs sont parvenus à restituer toute une palette d’émotions et de sentiments, le rythme haletant et oppressant des journées de travail qui n’en finissent pas, l’urgence des gestes à réaliser qui ne laisse plus de place à la réflexion, la crainte de ne pouvoir faire face, mais aussi et surtout la passion de soigner. L’évocation de tranches de vie plus intimes offre au récit des respirations inattendues. En outre, il n’exclut ni l’humour, ni le rocambolesque. Le lecteur découvre des portraits sensibles et vivants de femmes et d’hommes mus par un engagement sans faille. Les gens ont toujours l’impression que l’hôpital tient, mais en fait l’hôpital ne tient pas. Qu’est-ce qui faisait qu’avant on criait déjà ? s’interroge un soignant. L’hôpital public est depuis trop longtemps en sursis, sa mission ne perdure qu’au prix du sacrifice de ses agent.es. Les hospitaliers est un hommage à leur combat quotidien.

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14.00 €

Lydie Salvayre - Écrire entre deux langues

BC

Un ouvrage collectif de création/recherche sur et avec Lydie Salvayre, coordonné par Jean-Paul Engélibert. Avec les contributions de Stéphane Bikialo, Norbert Czarny, Sophie Joubert, Estelle Mouton-Rovira, et Lydie Salvayre. Née en 1946 d’un père Andalou et d’une mère Catalane, réfugiés en France en février 1939, Lydie Salvayre passe son enfance à Auterive, près de Toulouse. Après des études de lettres modernes elle s'oriente vers la médecine, devient pédopsychiatre, et dirige le CMPP de Bagnolet pendant 15 ans. Son premier roman, "La Déclaration", paraît en 1990. Lydie Salvayre a remporté de nombreux prix, dont le Prix Goncourt pour "Pas pleurer" en 2014. Ses livres sont traduits en de nombreuses langues. Pour rendre compte de la richesse de cette oeuvre, Jean-Paul Engélibert a réuni une équipe composée de Stéphane Bikialo et Estelle Mouton-Rovira (universitaires, spécialistes de littérature contemporaine), Norbert Czarny (écrivain et critique littéraire) et Sophie Joubert (journaliste, critique littéraire). Chacun s’est lancé dans un échange avec Lydie Salvayre pour la faire réagir à ses questions, relire avec elle son oeuvre, explorer ses contradictions. Les livres de Lydie Salvayre naviguent entre deux langues, l’espagnol de l’enfance et le français de l’école, comme entre deux manières : d’un côté le baroque, le mauvais goût, l’excès et l’emportement qu’elle attribue à l’Espagne, de l’autre le classicisme, la précision, l’humour et l’imparfait du subjonctif du XVIIe siècle français. Ce grand écart lui donne une grande liberté de ton et lui ouvre quantité de sujets. Dans ses livres les plus connus, elle écrit l’histoire du point de vue de ses victimes. La Compagnie des spectres imagine une femme hantée cinquante ans après par l’assassinat de son frère, commis en 1943 par des miliciens. Pas pleurer raconte sur le mode autobiographique la jeunesse de sa mère pendant la guerre civile espagnole, jusqu’à la fuite vers la France. Mais elle sait aussi, en fiction, explorer les blessures intimes et la manière dont elles conduisent aux drames du quotidien (La Vie commune) ou aux crimes de sang (La Puissance des mouches). Dans des livres à la portée politique évidente, elle raconte les blessures du travail (La Médaille) et la vie dans les cités (Les Belles Âmes, Passage à l’ennemie). Si elle exprime ainsi ses colères, d’autres livres proclament ses admirations pour des personnes réelles dont elle fait des personnages de légende (BW, Hymne, Sept Femmes) ou pour des héros de fiction (Rêver debout). Entre le dialogue avec les grandes oeuvres du passé et celui qu’elle entreprend avec ses contemporains et ses contemporaines, elle construit une oeuvre populaire qui parle de notre présent.

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10.00 €

Marie Cosnay

BC

Née en 1965, Marie Cosnay vit au Pays basque français. Elle est écrivaine, traductrice de textes antiques et activiste pour l’accueil des migrants. Sa recherche tant documentaire que littéraire en faisait l’autrice rêvée pour tenter l'expérience d’une nouvelle collection de critique littéraire axée sur la démarche de création. Une équipe, composée de 3 universitaires spécialistes de littérature contemporaine, d'Alain Nicolas (L’Humanité) et de l'autrice Jane Sautière, s’est lancée librement dans les échanges avec Marie Cosnay : l’enjeu était de la faire réagir à des réflexions sur son oeuvre et de dialoguer avec elle sur sa démarche d’écriture. L’ensemble des contributions a été recomposé autour d’enjeux centraux de l’écriture de Marie Cosnay : les lieux, le rapport à l’histoire et au présent, le travail d’enquête... avec en arrière-plan, toujours le récit et la frontière ou la nécessité de faire du récit sans ou contre les frontières.

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10.00 €

Mémoires en cuisines

BC

Lieu du partage des émotions, de la découverte des goûts et de la transmission des gestes, la cuisine rassemble les générations, les amitiés, toutes les complicités et participe de notre identité. « MÉMOIRES EN CUISINE » célèbre les 10 ans d’Épi’Sol. Située à Pessac, commune limitrophe de Bordeaux, cette association regroupe une épicerie et un restaurant solidaires ainsi qu’un jardin partagé. Autour de ces 3 lieux sont organisées des activités autour de la cuisine afi n de favoriser un accès à une alimentation de qualité pour toutes et tous. Les causeries maraîchères, les ateliers cuisine sont l’occasion de partager des repas, de nouer des relations de solidarité et, bien sûr, d’échanger des recettes reproduites dans ce livre. Dans ce livre qui met en avant une cuisine familiale, bon marché, accessible aux chef∙fes débutant∙es, une quinzaine d’habitant∙es de Pessac aux parcours très divers se racontent à travers leur goût pour la cuisine et nous invitent à découvrir leur recette de coeur. Une recette qui a une importance spéciale dans leur vie, un éclat particulier, parce qu’elle est associée au souvenir d’un proche, d’une émotion, ou d’un moment privilégié. La transmission se fait par les gestes mais elle passe aussi par les mots : l’évocation d’un ingrédient favori, une anecdote autour de la préparation d’un repas de fêtes, l’apprentissage d’un tour de main, le décor d’une cuisine... Toute une variété de textes issus d’ateliers d’écriture, de la recette au poème, composent ce livre et forment une vingtaine d’autoportraits culinaires.

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28.00 €

Moment des renouées

BC

Suite à la publication en 2013 de son recueil Plains regards, Francis Julienpont rencontre le compositeur et musicien Clément Deroin. <br>De ce tête-à-tête naît le projet de mettre en musique les poèmes. L'univers sobre et nostalgique du musicien s'accorde comme une évidence à celui du poète. Le dialogue entre la voix et les instruments (piano, clarinette, accordéon), parfois mélancolique, reste toujours délicat. <br>Le poète évoque, en filigrane, les lieux, les événements qui jalonnent une vie ; l'amour aussi et la difficulté de se dire à l'autre. Il nous entraîne depuis sa tendre enfance jusqu'à ce que se glisse en lui la certitude qu'un « pan de vie » s'achève. Reste à franchir le seuil. La quête est-elle finie, ou bien commence-t-elle ?<br>En tout cas il part. Il part ailleurs, au bout des routes, là où la sérénité emplira tout son espace. <br>

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15.00 €

Nos corps pirogues

BC

En 2017, Marie Cosnay est en résidence dans un jardin merveilleux sur les bords de l’Adour. Chaque mercredi, elle y retrouve des réfugiés en attente d’un toit ou d’un droit. Ensemble ils collectent, traduisent des mots et partagent les récits de l’exil. C’est alors qu’un enfant se présente et avec lui la question de la protection de l’enfance. Saâ vient de Guinée-Conakry. Il a travaillé dur pour payer le passeur, traversé plusieurs frontières et subi mille violences avant d’arriver en France, à Irun, où Marie Cosnay croise sa route. Il a seize ans et après l’épopée du voyage, c’est une nouvelle bataille qu’il doit livrer pour faire reconnaître sa minorité auprès de l’administration française et bénéficier d’une protection : un parcours faits d’incohérences, d’injonctions folles – être clair avec son histoire –, et d’espoirs déçus. Du conte au documentaire, Marie Cosnay fait surgir les images, nomme l’insupportable et porte les voix de ceux dont on refuse de considérer les vies.

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18.00 €

Opéra

BC

Roman d’un petit monde, Opéra dépeint, à l’échelle d’un quartier, la société et les enjeux de notre modernité. Au cours d’une journée de novembre, 16 personnages d’origines et de cultures diverses, se croisent dans le quartier de l’Opéra : Rachel, vieille dame juive, qui se souvient des heures sombres de son enfance sous l’Occupation, J-P., un éboueur qui collectionne les correspondances dénichées dans les poubelles, Eva, brillante étudiante le jour, escort-girl la nuit ou Paul, conducteur de métro hanté par le souvenir d’un sdf qui un soir bascula sur les voies de la rame qu'il conduisait... Au fil des chapitres, ces personnages se retrouvent intimement liés les uns aux autres à la faveur d’une émotion, d’une évocation, ou d’une action. C’est un ballet : celui de nos vies, de nos combats solitaires et de nos possibles partages. Ce petit monde incarne notre société et cette modernité à laquelle nous devons faire face chaque jour, pour tenir, pour aimer, pour continuer.

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18.00 €

Par les flammes

BC

Dans les ruines du monde, un vieil homme marche à la recherche d'un désert. Au bout du chemin, l'espoir d'y retrouver celui dont il n'a pas prononcé le nom depuis tant de temps.Au fil du récit, deux formes de sauvageries émergent et s'affrontent : celle d'une part d'une nature majestueuse à la fois âpre et accueillante et d'autre part celle d'une humanité qui a abdiqué toute forme de socialité et s'abîme dans la violence la plus féroce.

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6.00 €

Personne était quelque part à attendre rien

BC

En 2017 et 2018 dans le cadre d'un projet d'expérimentation sociale conçu et mis en œuvre par le Bruit du frigo, l'autrice a participé à une résidence un peu particulière : deux <br>voyages, de Bordeaux (Bacalan) à Sainte-Foy-la-Grande, puis d'Hendaye à La Rochelle. Deux « convois exceptionnels », dont elle se fait l'écho à travers ces deux récits.<br>Imaginez un groupe composé d'artistes et d'habitants, partageant deux week-ends, pour vivre ensemble un voyage extraordinaire. <br>Une expédition collective, pas très loin de chez eux, une virée pour déplacer le regard sur notre quotidien, sur ce qui nous entoure. Une démarche où le contexte est défini <br>par l'aventure humaine et la perception individuelle et collective des participants. À travers leur regard, se dessine un territoire possible. <br>Convoi exceptionnel aménage une rencontre entre deux groupes de personnes, deux territoires et deux artistes. Ils ne se connaissent pas, ils n'ont sans doute jamais visité l'autre territoire, mais ils vont ensemble s'inviter à le découvrir.

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6.00 €

Plains regards moment des renouées

BC

Le poème se lit, mieux, s'écoute comme on prête l'oreille au souffle, aux murmures et aux cris de la terre, à l'expression des premières émotions, des premières souffrances « d'un frêle enfant déjà meurtri d'absence ».<br>Le poète s'y esquisse au détour d'un « Autoportrait » et nous entraîne depuis sa tendre enfance jusqu'à ce que se glisse en lui la certitude qu'un «pan de vie » s'achève.

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27.00 €

Précis d'évaporation

BC

« Ces temps-ci, tout te pousse à renouer avec l’oeuvre de la main à ton corps défendant (...). Mais alors pourquoi un tel sentiment d’abandon ? Pourquoi une telle impression de gâchis, de non-accomplissement ? La question suivante est pire encore : le fait d’écrire n’a-t-il pas poussé sur ce sentiment d’échec ? » Essai poétique et autobiographique, Précis d’évaporation s’inscrit dans le questionnement que Sophie Coiffier place au coeur de son écriture : comment habiter le(s) monde(s) dont la réalité nous échappe sans cesse ? Interrogation dont la poétesse cherche des fragments de réponses dans ces repères que sont pour elle les oeuvres d’artistes de différentes époques parmi lesquels le Caravage, Courbet, Rodin, Agnès Varda ou David Hockney, mais aussi les photographies de l’album familial, ou encore les réminiscences de l’enfance, les souvenirs. Un précis, selon sa définition, est un petit manuel didactique, exposant de façon claire et succincte l’essentiel d’une matière. Ici, il s’agit d’évaporation : « Au XVIIe siècle, le sens du verbe évaporer avait trait à l’émotion. Après avoir désigné le phénomène de disparition d’un liquide ou de la fumée, il s’est déporté sur le liquide particulier que sont les larmes, puis sur le fait de « faire couler au-dehors » un sentiment.  Les émotions, si fluides, instables et fugitives, seraient-elles paradoxalement les seuls moyens sensibles d’appréhender l’espace et le temps qui sont à la fois nôtres et ce que nous avons en commun ? Précis d’évaporation est le lieu d’un regard poétique et réflexif sur un trajet personnel, celui de l’autrice et plasticienne : la main qui saisit les matières et les outils du dessin, de la peinture, de la gravure soudain hésite et se tourne vers l’écriture. « Pour écrire sa vie, il faut écrire de la mémoire. Là, est le problème : ma vie n’a rien à démontrer au-delà d’elle-même. » La poésie de Sophie Coiffier ne démontre pas, elle inspire des vagabondages entre soi et le monde, des trajets incertains et foisonnants dans une quête indocile d’apaisement.

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15.00 €

Réunion privée chez le citoyen Nadaud

BC

George Sand disait de lui : “il est naïf comme les gens sincères, absolu comme les gens convaincus”. Martin Nadaud a tout appris seul. Paysan, goujat, maçon, puis élu député, exilé, revenu toujours aussi ardent défenseur de la justice sociale, il ne lâche jamais son idéal d'émancipation du peuple par l'idéal républicain. Cette nouvelle, comme un court-métrage historique, est l'instant du dialogue imaginé entre Martin Nadaud et Oscar Bardi de Fourtou, ministre monarchiste et réactionnaire.<br>Un précipité de questions très contemporaines sur l'obsession de domination d'une caste.

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4.00 €

Salade, tomate, oignons

BC

Un homme, envahi par les mots, soliloque. Dans une langue envoutante, il raconte son quotidien hanté par la peur du monde et son infinie solitude. Jusqu’à ce qu’il croise, un soir, dans la file d’attente d’un kebab, le regard d’une femme qui le suit jusqu’à son appartement. Ils se ressemblent et se reconnaissent. C’est dépouillés de tout, fragiles et nus qu’ils décident de vivre et d’opérer leur révolution, «â€¯à la Tupac, à l’Albertine, à la Rimbaud ». D’un personnage à l’autre, Jean-Christophe Folly dresse le portrait d’une génération issue de l’immigration qui questionne les héritages et refuse les assignations.

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15.00 €

Satka ou la conquête de l'Est

BC

Un voyage au coeur de la Russie d’aujourd’hui : un cahier de 32 photographies couleur et noir et blanc assorti d’un récit composé de 32 portraits d’habitants de la ville de Satka. En 2019, l’Ambassade de France en Russie et l’Institut français invitent le photographe Bruno Boudjelal à réaliser un travail sur la Russie. Celui-ci propose à l’écrivain François Beaune de l’accompagner. Pour leur résidence de création, ils cherchent une petite ville à même d’incarner la Russie contemporaine. Ce sera Satka, ville minière de l’Oural où la vie s’organise autour de Magnezit, une entreprise qui extrait un minéral, la magnésite, dont on fait des moules pour manipuler les métaux en fusion. Qui sont aujourd’hui les habitants de Satka ? Comment vit-on à Satka ? Jusqu’au milieu du 18e siècle et l’arrivée des premiers paysans, forcés de quitter leurs villages de l’Ouest et de se transformer en ouvriers pour forger les armes du tsar, cette région de basse montagne est peu peuplée. C’est une terre d’estivage, une forêt de bouleaux, de pins et de fraises des bois. Pendant un siècle et demi, Satka est un camp de travail pour les ouvriers des hauts fourneaux. Puis, la découverte de la magnésite au début du 20e siècle et son exploitation font de Satka une ville, officiellement, en 1937. Elle est aujourd’hui une unité de production de 30 000 habitants, avec ses HLM des années 60-70 typiques de cet oblast industriel de Tchéliabinsk. Entre 2019 et 2020, le photographe et l’écrivain séjournent à Satka à deux reprises (un été et un hiver), partant à la rencontre de ses habitants, tissant des liens avec une trentaine d’entre eux qui ont choisi de leur raconter leurs histoires. Le livre s’ouvre sur un cahier de 32 photographies légendées : paysages dépouillés souvent austères, qui dévoilent la pauvreté des habitats et portraits, certains en surimpression sur les paysages, les corps s’inscrivant dans les paysages qui les déterminent. Le grain marqué, le flou assumé et les teintes tragiques suggèrent les parts d’ombre et les traumatismes de l’Histoire qui se lisent sur les visages. Les photographies guident le lecteur jusqu’au récit qui les suit : 32 portraits de femmes et d’hommes que dresse François Beaune à partir d’une histoire, une anecdote intime, qu’ils lui confient : Svetlana, la belle enseignante aux origines mixtes, ukrainienne et bashkir, Marina la nostalgique de l’Union soviétique, Sergueï le tigre d’acier, nationaliste convaincu qui vit dans l’attente d’une guerre à venir, ou encore Alexander le dissident, opposant déclaré à Poutine, qui témoigne d’une Russie désunie. Les récits collectés, entrecoupés de réflexions plus personnelles de l’auteur, dévoilent par petites touches la réalité quotidienne d’un peuple qui n’a cessé de subir les guerres, les déportations, le joug des pouvoirs politiques. Un peuple souvent nostalgique du passé soviétique qui vit avec le mythe d’une nation héroïque, fière et vertueuse. Un peuple qui résiste à l’absence de perspectives en nourrissant un imaginaire riche et poétique.

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19.00 €

Sister - Epilogue

BC

Mathieu voyage seul dans le sud de l'Espagne à bord de son<br>Tourbus. Il s'arrête plusieurs mois au milieu des falaises.<br>Dans une grotte, en bordure d'une crique, en marge de la crise<br>espagnole, vit Sister. Une hippie, qui fut « junky, jeune et jolie ».<br>Rescapée puis rejetée, rebelle puis isolée. Elle vit là avec ses<br>chiens, sa dope et ses obsessions. Sister et Mathieu apprennent<br>à se connaître, seuls sur cette plage, en automne puis en hiver.<br>Chaque hiver, Mathieu y croise un vieil homme solitaire qui fait des<br>mots croisés, Gloria, une transexuelle allemande, qui s'installe sur<br>la plage-parking squattée par des hippies en CDD. Mais aussi un<br>viking, un Forest Gump, un dealer arnaqueur, une mouette et des<br>rats affamés...<br>Pour ne pas oublier leur quotidien sans commune mesure,<br>Mathieu se met à l'écrire. Un quotidien si dur, qu'il précipitera la<br>fi n d'une histoire, pourtant si joliment commencée.<br>Ce Road Trip, c'est le récit de la chute ailée de Sister. Et c'est<br>vertigineux.<br>Dans ce 5e et dernier opus des aventures de Sister et Mathieu,<br>Jean-Christophe Cabut s'attache à dévoiler l'envers du décor.

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5.00 €

Sister - Road trip - Saison 1, épisodes 1 à 4

BC

Mathieu voyage seul dans le sud de l'Espagne à bord de son Tourbus.<br>Il s'arrête plusieurs mois au milieu des falaises. Dans une grotte, en bordure d'une crique, en marge de la crise espagnole, vit Sister.<br>Une hippie, qui fut junky, jeune et jolie. Rescapée puis rejetée, rebelle puis isolée. Elle vit là avec ses chiens, ses obsessions et son Herbe Sacrée.<br>Sister et Mathieu apprennent à se connaître, seuls sur cette plage, en automne puis en hiver.<br>Ce Road trip, c'est le récit de la chute ailée de Sister. Et c'est vertigineux.

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4.00 €

Sister - Road trip - Saison 1, épisodes 13 à 16

BC

Mathieu voyage seul dans le sud de l'Espagne à bord de son Tourbus.<br>Il s'arrête plusieurs mois au milieu des falaises. Dans une grotte, en bordure d'une crique, en marge de la crise espagnole, vit Sister.<br>Une hippie, qui fut junky, jeune et jolie. Rescapée puis rejetée, rebelle puis isolée. Elle vit là avec ses chiens, ses obsessions et son Herbe Sacrée.<br>Sister et Mathieu apprennent à se connaître, seuls sur cette plage, en automne puis en hiver.<br>Ce Road trip, c'est le récit de la chute ailée de Sister. Et c'est vertigineux.

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4.00 €

Sister - Road trip - Saison 1, épisodes 5 à 8

BC

Mathieu voyage seul dans le sud de l'Espagne à bord de son Tourbus.<br>Il s'arrête plusieurs mois au milieu des falaises. Dans une grotte, en bordure d'une crique, en marge de la crise espagnole, vit Sister.<br>Une hippie, qui fut junky, jeune et jolie. Rescapée puis rejetée, rebelle puis isolée. Elle vit là avec ses chiens, ses obsessions et son Herbe Sacrée.<br>Sister et Mathieu apprennent à se connaître, seuls sur cette plage, en automne puis en hiver.<br>Ce Road trip, c'est le récit de la chute ailée de Sister. Et c'est vertigineux.

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4.00 €

Sister - Road trip - Saison 1, épisodes 9 à 12

BC

Mathieu voyage seul dans le sud de l'Espagne à bord de son Tourbus.<br>Il s'arrête plusieurs mois au milieu des falaises. Dans une grotte, en bordure d'une crique, en marge de la crise espagnole, vit Sister.<br>Une hippie, qui fut junky, jeune et jolie. Rescapée puis rejetée, rebelle puis isolée. Elle vit là avec ses chiens, ses obsessions et son Herbe Sacrée.<br>Sister et Mathieu apprennent à se connaître, seuls sur cette plage, en automne puis en hiver.<br>Ce Road trip, c'est le récit de la chute ailée de Sister. Et c'est vertigineux.

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4.00 €

Soudain ma bouche est pleine

BC

Ce recueil composé de 42 nouvelles indépendantes les unes des autres, tant du point de vue du sujet que du style, rassemble la plupart des formes courtes de l’auteur écrites depuis le début des années 80. Chaque nouvelle met en scène un personnage, un homme, une femme, parfois un enfant, confronté à une situation banale du quotidien (une visite au musée, une panne de voiture, un rêve), un événement douloureux où son existence bascule (la maladie, le deuil, un licenciement ou une rupture amoureuse) ou encore une situation d’exclusion (le fait d’être étranger, la folie). Certaines nouvelles glissent vers le conte ou le poème, la dystopie ou le récit onirique. Cependant, de la variété des formes, une unité se dégage, celle d’un monde où l’être humain est confronté à la précarité et à la violence d’une société qui ne respecte ni ses rythmes ni ses aspirations personnels, où la vie se résume, comme dans la nouvelle « Sois funambule » à subir l’injonction de suivre une route déjà tracée en tentant de ne pas chuter. Écrivain de l’introspection, Derek Munn excelle dans l’art de représenter les paysages mentaux et les flux de conscience de ses personnages. Dans ces nouvelles, comme il le fait dans ses romans, il s’attache à traquer l’infime, à nommer l’indicible : des personnages qui doutent, ne parviennent pas toujours à exprimer ce qu’ils pensent ou ressentent, comme s’ils se trouvaient en perpétuel décalage avec une réalité dans laquelle ils peinent à s’incarner. Comme s’ils restaient prisonniers de leurs pensées sans parvenir à les partager. Au fil du recueil, la langue subtilement poétique de Derek Munn s’adapte, se met au service de l’existence intime des personnages, reflétant leur fragilité, parfois jusqu’à traduire le désordre mental. C’est sans doute la dernière nouvelle qui, donnant son titre au recueil, nous en offre la clé : une rencontre sans suite de deux personnes dans un bar. Après le départ de la première, l’autre reste seul : « Je lisse la serviette. Toi, tu oublieras, moi, je me souviendrai. Soudain ma bouche est pleine, encombrée de paroles que j’ai du mal à avaler ». Certaines nouvelles de ce recueil ont déjà été publiées sous le titre "Un Paysage ordinaire" (indisponible aujourd’hui), d’autres en revues ou aux éditions L’Ire des marges dans la collection vies minuscules. D’autres encore sont inédites à ce jour.

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21.00 €

St Margaret's Road

BC

Angleterre, fin du XXe siècle. Parce qu’il ne trouve aucuneraison de refuser la proposition, le narrateur devient auxiliaire de nuit dansun hôpital psychiatrique. Veuf, il habite un bungalow avec jardin près de lamer, ses enfants passent à l’occasion des vacances. À l’hôpital, il rencontreune patiente, Clare ; ils se parlent. St Margaret’sRoad est un roman d’atmosphère, l’ambiance est anglaise : l’attention au petitjardin, à la proximité de la mer, aux aurores brumeuses, aux promenades le longde la côte, à la lenteur des jours. L’écriture de Derek Munn a le pouvoir detransmettre les sensations, les odeurs, les matières, l’épaisseur de l’air, lesbruits furtifs que font les voisins. La lumière changeante colore la nature etles lieux, ses variations indiquent le passage du temps. <br/> Dès les premières pages, le lecteur pénètre dans une ambiance étrange, oùce qui a lieu est à la fois très ordinaire mais parfaitement déroutant.L’apparition de Clare dans l’hôpital, « folle » fantomatique pourtant trèsincarnée, le dialogue qu’elle provoque avec le narrateur pendant des instants àla limite de l’interdit, font du lecteur un témoin qui guette le moment où toutva basculer. Alors même que le narrateur affecté par la disparition de sa femmes’immerge dans des souvenirs que font ressurgir des images : un tableau, desphotographies, la tension reste constante, tient en alerte. <br/> Le roman alterne le récit du narrateur sur cette période de sa vie, ledeuil, son amour pour sa femme, la région où ils se sont installés, sesrelations aux enfants, aux petits-enfants, et les dialogues avec Clare dans lanuit de l’hôpital. Ils parlent de leur vie, de l’incommunicabilité des êtresau-delà des apparences. La question de la folie, de ce que ce mot recouvre, dece qu’il porte comme violence dans la relégation infligée aux malades, estabordée avec profondeur et finesse. St. Magaret’s Roadest le nom de la rue où Clare a habité avec des compagnons énigmatiques que lenarrateur rencontre. Clare va bouleverser sa vie d’une manière imprévisible quivient clore le récit sans le fermer : un gouffre s’ouvre, sans réponse pour ledépasser, mais sur un choix qui reste à faire. Romantrès visuel, St Margaret’s Road se déroule dans un clair obscur où la vérité estsans cesse à questionner. La langue est poétique et limpide, la narrationpoignante jusque dans les descriptions des instants minuscules de l’existence.On en sort bouleversé par les tragédies intimes qui se révèlent et aussitôtreplongent dans ce qu’il faut dissimuler pour que la vie, encore un peu, soitpossible.

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17.00 €

Tout un Peuple

BC

« Tout un Peuple » c’est une classe de 3e d’un collège de banlieue quelque part en France et la trentaine d’adolescentes et d’adolescents qui la composent. Ils s’appellent Aymen, Rebecca, Hristo, Laurane, Théo, Fatima, Ousmane, Lucie, Shaun, Vasil... et sont les personnages d’une série rythmée par les mois de l’année : 12 épisodes pour une année de leur vie. La 3e est une année charnière, l’âge des métamorphoses : les adolescents acquièrent de l’indépendance, de la maturité, et s’émancipent du monde des adultes. C’est aussi le temps d’une socialisation intense. Les relations d’amitiés qu’ils ont tissées, certains depuis la petite enfance, leur conscience d’être les « grands » du collège et la pression d’avoir à choisir une orientation les amènent à s’ouvrir au monde et aux questions sociales et politiques. Les événements collectifs qui jalonnent l’année de 3e – du stage en entreprise au brevet – comme d’autres plus intimes, propres à l’histoire de chacun et chacune, sont autant d’occasions de se construire, d’exprimer leurs rêves, leurs questionnements, dans la sincérité de leur rapport au monde. Au fil des épisodes, Patrice Luchet aborde avec pudeur et acuité les sujets les plus légers (les jeux du quotidien, les complicités, les premières amours) comme les plus graves (le rapport au corps, à la mort, l’inceste). Ses adolescents sont à l’opposé des versions héroïsées de la littérature classique et des caricatures (violence, drogue, etc.) rebattues par les médias. Ils sont lucides, pleinement conscients des inégalités sociales et savent à quel point celles-ci déterminent leur avenir. La puissance rythmée du poème, ses répétitions, révèlent les hésitations et les envolées de cette jeunesse. Dans une langue simple et orale qui restitue en un flot mouvant la vitalité de l’adolescence, il interroge le regard que les adolescents d’aujourd’hui portent sur une société qui les construit autant qu’ils la construisent.

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20.00 €

Un si doux visage

BC

Frank a-t-il aimé Diane ?<br>Il n'en est plus si sûr. Elle l'a attendri. Elle l'a séduit. Mais y avait-il de l'amour dans ses gestes ? C'est peut-être une question qu'il ne devrait pas se poser. Maintenant, il en est certain, s'il l'a aimée un jour, il ne l'aime plus. Sa petite personne est trop sûre d'elle et trop folle. Elle est capable de tout sur un coup de tête. Son procès ne l'a pas guérie. Il faut fuir. Tant que des milliers de kilomètres ne les sépareront pas, Frank ne pourra pas refaire sa vie. Ce n'est pas seulement qu'il ne pourra pas refaire sa vie, c'est bien pire que cela : il ne se sentira pas en sécurité.

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5.00 €

Une chambre à écrire

BC

Textes de Michèle Lesbre, Juliette Mézenc, Dominique Sigaud,Sophie Poirier. <br><br>Que produit aujourd'hui le geste de donner àdes auteures une ville à arpenter pour contempler, méditer et en fairelittérature, et ainsi la liberté économique de consacrer un temps à l'écriture?<br><br>Plus de quatre-vingts ans après Un lieu à soi de VirginiaWoolf, et en écho à cette oeuvre, il a été proposé à quatre auteures de vivrecette expérience dans le cadre d'une résidenced'écriture.<br><br>Quatre regards de femmes sur un même espaceurbain, quatre chemins de création à l'épreuve de dire l'expérience communed'écrire.

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13.00 €

Vanité aux fruits

BC

Au moment de faire le choix de sa vie, un homme questionne sonappétit pour celle-ci, découvre l'oeuvre d'un peintre méconnu et en tire l'idéed'un tableau dans lequel il se mettra en scène lui-même.<br><br>Uneméditation sensible sur la vacuité d'une existence ordinaire qui conduira leprotagoniste à lui donner pleinement son sens.

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15.00 €

Vicki et Mr. Lang

BC

1953, Hollywood. Fritz Lang tourne "Human Desire", un remake du film de Jean Renoir, "La Bête humaine", adapté du roman de Zola : un drame de la jalousie qui met en scène un triangle amoureux et le porte à la haine, à la violence et au meurtre. Vicki, une jeune femme mariée à Carl, un homme usé et violent, tente de convaincre Jeff, son amant, jeune cheminot de retour de la guerre de Corée, de l’aider à se débarrasser de son mari. Ce dernier la fait chanter après avoir assassiné un homme riche et influent dans les bras duquel il avait poussé son épouse pour conserver son emploi. Qui est Vicki Buckley ? Une femme fatale cynique, menteuse, perverse, usant de ses charmes pour manipuler les hommes et arriver à ses fins ? Ou bien une jeune femme victime d’une Amérique puritaine, de la violence et de la lâcheté des hommes, qui cherche désespérément à sauver sa peau ? La Bête, c’est elle, martèlent les producteurs. Mais pour Fritz Lang, le Mal est partout, pas seulement sur les épaules de Vicki. Excédé par la bêtise de l’idéologie hollywoodienne et ce qu’il voit comme un moralisme niais, il se bat pied à pied pour déjouer les injonctions des producteurs avec la seule arme qui lui reste : la mise en scène. C’est la mise en scène qui montrera que Vicki n’est pas la garce que le scénario a fabriquée, mais une femme beaucoup plus complexe et riche de secrets. Portrait du vieux Lang en artiste Inspiré de faits réels, "Vicki et Mr. Lang" est un roman construit autour de la relation passionnelle qui unit Lang à son héroïne (le réalisateur n’est-il pas aussi secrètement amoureux de son actrice, Gloria Grahame ?) : l’auteur réinvente des personnages authentiques (Fritz Lang, les acteurs du film) et fond la fiction dans la fiction, le film dans le tournage du film tel qu’il l’imagine. Entrecoupant le récit de "Human Desire" de scènes d’écriture du scénario, de scènes de tournage, d’autres encore où Lang s’interroge ou se remémore des tournages passés, le roman alterne les points de vue sur Vicki, celui du cinéaste, celui du narrateur, tous deux scrutant son âme, pour mieux la cerner et percer son mystère. Jean-Paul Engélibert imagine un Fritz Lang virtuose de la mise en scène, travailleur acharné, obsessionnel, mais aussi vieillissant (il a 63 ans), solitaire et désabusé, tyrannique sur le plateau : sa carrière américaine touche à sa fin et 3 ans plus tard, ne parvenant plus à tourner à Hollywood, il rentrera en Allemagne pour y faire ses 3 derniers films. Volontiers méditatif, regrettant peut-être sa jeunesse en Allemagne, il se retourne avec nostalgie sur un passé où il avait les coudées franches pour exercer son art.

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19.00 €

Vivre au banc

BB

C’est l’été. Plusieurs filles et garçons manquent à l’appel : il y a ceux qui sont partis vers des destinations exotiques ou dans la famille et puis les autres, ceux qui restent. Sous la chaleur écrasante de juillet, ceux qui restent se retrouvent autour d’un banc du quartier et imaginent chaque jour de nouveaux jeux. Livrés à eux-mêmes et à l’ennui qui les guette, sans perspective de changer d’horizon, ils rivalisent pourtant d’imagination et de créativité pour réinventer chaque journée. L’un d’eux improvise un chant puis une marche pour l’accompagner. Une sorte de haka prend forme, que les autres reprennent bientôt en choeur. Un hymne spontané pour consacrer le peuple qu’ils forment et affirmer haut et fort, face au soleil, ce qu’ils sont et ce qui les lie. "Tout un Peuple" est une série de nouvelles poétiques mettant en scène une trentaine d’adolescents qui sont les personnages d’une fresque fresque composée de douze épisodes pour une année de leur vie.

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6.00 €

Yellow Power

BC

Anthologie bilingue d’une sélection de 37 poèmes traduits de l’américain par le collectif Passages et coordonnée par Nicole Ollier, Lhorine François, Sophie Rachmuhl et Jeffrey Swartwood. Figure fondatrice du mouvement Yellow Power, Amy Uyematsu est une poétesse Japonaise-américaine sansei emblématique de la scène poétique de Los Angeles. Son militantisme indéfectible contre le racisme, le sexisme et toute forme de discrimination s’impose au sein d’une poésie sensorielle et spirituelle. La poésie d’Amy Uyematsu, inédite à ce jour en France, explore des thèmes personnels à portée universelle (la famille, l’expérience de la maternité, le corps) mais sonde également un pan d’histoire américaine méconnu : l’internement de milliers de Japonais-américains durant la Seconde Guerre mondiale. Dans ses oeuvres résonne la blessure éternelle de ses ancêtres ; une plaie ouverte qui se transmet de génération en génération et qu’Amy Uyematsu tente de cicatriser à travers une poésie puissante, subtile et empreinte d’humour, en s’adressant d’abord aux siens, puis à elle-même, depuis « l’intérieur de notre silence ». Ce livre s’adresse à un public curieux des minorités ethniques et de leur combat, et sensible à une langue simple accueillant pourtant la complexité du monde. Le choix d’une publication bilingue permet au lectorat d’apprécier la richesse de la version originale.

Disponible

20.00 €