« L’Effort »
BC
Premier véritable groupement pictorialiste de Belgique, le cercle d’art photographique « L’Effort » est resté jusqu’à l’heure injustement confiné dans l’ombre de l’institutionnelle Association belge de photographie dont le rayonnement, l’histoire et les créations de ses plus célèbres membres ont suscité de nombreuses études. À l’instar du Linked Ring Brotherhood de Londres, de la Gesellschaft zur Förderung der Amateurphotographie de Hambourg ou du Photo-Club de Paris, le cercle « L’Effort » a été particulièrement actif au début du XXe siècle pour le développement et la défense exclusive d’une photographie pleinement expressive et esthétique dans un contexte où le médium était encore majoritairement reconnu et utilisé pour ses qualités utilitaires. Claire Leblanc, historienne de l’art (Université libre de Bruxelles) poursuit des recherches sur l’art belge de la fin du XIXe siècle, notamment l’Art nouveau dans la diversité de ses manifestations (Beaux-arts, arts appliqués, photographie) et de ses rapports à l’industrie et aux nouvelles technologies. Collaboratrice scientifique au musée des Beaux-Arts de Gand et aux musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles, elle est également l’auteur d’articles concernant l’art belge de la fin du XIXe siècle. Ses recherches sur le cercle d’art photographique belge « L’Effort » ont été primées par la Fondation Isabelle Masui en 1997.
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13.20 €
(Faire) face au nucléaire
BA
Les applications énergétiques et militaires du nucléaire rencontrent ces dernières décennies une actualité spécifique, déterminée par les enjeux du réchauffement climatique, l’inflation des technologies numériques et le renforcement des impérialismes. Alors que la problématique nucléaire trouve un écho dans la production artistique depuis plus d’un siècle, c’est à la lumière de cette actualité que cet ouvrage propose une étude plastique et contextuelle d’un ensemble d’œuvres photographiques essentiellement documentaires. Les représentations des conditions, des risques ou encore des effets catastrophiques avérés de l’industrie nucléaire s’inscrivent chacune dans des voies singulières : empreintes radioactives à travers le photogramme pour Anaïs Tondeur ; aide-mémoire visuel chez Cécile Massart ; témoignage du système industriel dans sa dimension sociétale pour Lucas Castel, Jacqueline Salmon et Jürgen Nefzger ; expression de la mémoire post-catastrophes chez Guillaume Herbaut et Takashi Arai ; instrument de visualisation de la radioactivité et de l’histoire militaire chez Julian Charrière, ou encore outil de propagande exposé par David Fathi. Danielle Leenaerts est docteure en histoire de l’art, spécialisée dans le domaine de la photographie contemporaine. Elle est enseignante-chercheuse en histoire de l’art contemporain à l’Université de Namur et en histoire de la photographie à l’Université Libre de Bruxelles.
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24.00 €
0, l'œuf
BC
Adaptation graphique des poèmes-morphogrammes fidèle au manuscrit original inédit d'Yves Namur, poète belge renommé et multiprimé, sur papier machine à écrire et marguerites de 1984.0, l'œuf, un livre composé autour des seules lettres du mot « œuf », chaque page se voulant un diptyque : dans la partie supérieure, un tableau ponctué de lettres et d'une ligne horizontale représentant un plan d'eau, et dans la partie inférieure, une partition ou les supports acoustiques dudit tableau. Comme l'écrit Francis Édeline, spécialiste des poésies visuelles et concrètes, qui en a analysé les dimensions formelles et rhétoriques, « ces morphogrammes sont au service d'un projet axiologique centré sur le symbolisme de l'œuf. C'est la vie, c'est l'existence humaine, c'est le monde entier qui sont entraînés dans un perpétuel mouvement cyclique d'engendrement et de reconnaissance. Avec la complicité de notre système d'écriture. » Yves Namur (1952) est l'auteur d'une quarantaine de recueils dont La Tristesse du figuier (Lettres vives, 2012) ou Dis-moi quelque chose (Arfuyen, 2021). Ses livres ont reçu de nombreux prix parmi lesquels celui de la Communauté française de Belgique, le Tristan Tzara, le Guillevic ou le Mallarmé. Il est le Secrétaire perpétuel de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Francis Edeline est poète, écrivain et traducteur mais aussi sémiologue apparenté au Groupe µ.
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20.00 €
À l’explosif
BC
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17.00 €
À l’ombre du gnangnan
BC
Ce coffret réunit quatre textes plutôt polémiques et impertinents, à l’image de leur auteur donc, publiés jadis au Talus d’approche et depuis longtemps introuvables. Ces contributions qui prennent l’air du temps à rebrousse-poil, si on nous passe l’image, portaient sur la sexualité, la religion, la psychologie de consommation de masse et les travers ordinaires de nos vies pas moins ordinaires placées sous le signe du gnangnan : concept qui renvoie pour l’auteur à notre société de consolation. Qu’on en juge par les titres de ces quatre essais : Dieu est-il gnangnan ? ; Esquisse d’une histoire naturelle du plouc ; La culotte de Madonna ; Fragments d’une philosophie de la parfaite banalité suivi de Le Triomphe du gnangnan. Gageons qu’ils continueront à nous servir de viatique, et d’antidote, en ces temps d’afféterie politiquement correcte. Claude Javeau est né à Liège en 1940. Professeur émérite de sociologie de l’université libre de Bruxelles, il a enseigné dans de nombreuses universités étrangères. Auteur prolifique et redoutable éditorialiste, il a signé, à côté d’ouvrages scientifiques de référence publiés dans les meilleures maisons universitaires, nombre de pamphlets et d’essais.
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39.00 €
À trois sur le qui-vive
BC
Cette suite poétique prend appui sur une succession de sensations, et se présente comme autant de fragments où se mêlent à la fois étonnements et vertiges face au monde et à la vie afin de mieux y inscrire l’intimité du quotidien. Se dévoilent ainsi des instants d’érotisme où se concentrent ces concrétions de rapports entre les êtres que l’écriture vient conforter afin que rien ne soit laissé au hasard non plus qu’à l’oubli. Séverine Daucourt-Fridriksson vit entre Paris et Reykjavik. Née en 1970 à Belfort, elle suit d’abord des études de lettres supérieures classiques puis de psychologie clinique et psychanalytique. En 1995, elle exerce brièvement le métier de psychologue avant de collaborer pendant six ans au Journal des Psychologues. Elle a obtenu une bourse de découverte du CNL en 2003. Depuis, elle a publié dans les revues Petite, Passage d’encres, Action poétique, Le nouveau recueil, Décharge, Voix d’encre, Supérieur inconnu, et dans l’Anthologie de la Biennale des poètes en Val de Marne (2006). Elle est l’auteur de L’Île écrite (prix Ilarie Voronca), paru aux éditions Jacques Brémond (2004). Elle a traduit des nouvelles islandaises de Thorarinn Eldjarn, Des perles et du pain (PUC, 2001) et certains textes du n° 174 d’Action poétique sur la poésie islandaise (2003). En 2006 elle compose un montage poétique, Et ne va malheurer de mon malheur ta vie, mis en scène par Eric Ruf au Studio Théâtre de la Comédie Française. Elle a écrit et réalisé un album de chansons, Bláa, sorti au printemps 2008 puis fait paraître en 2009 Salerni dans la collection « Poiesis » à La Lettre volée.
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16.00 €
A… E… I… O… U…
BA
Depuis son accident cérébral, George ne trouve plus ses mots, mais est devenu extrêmement sensible au pur plaisir du son. Ana, sa fille, lui fait écouter de la musique et ensemble ils chantent et rient en prononçant des onomatopées. Le titre du texte fait référence à cette suite de voyelles répétée par George et Ana pour lui réapprendre à parler, à ces sons qui précèdent la construction de mots, à l’hésitation et au silence de George entre chaque lettre, ainsi qu’au plaisir archaïque que procure « l’avant du langage ». Lorsque George tombe dans le coma, il ne réagit plus qu’au toucher. Ana voudrait alors le prendre dans ses bras, de tout son corps l’envelopper. Mais cela ne se fait pas. Un récit intime, sensoriel et bouleversant où, entre les murs de l’hôpital et les souvenirs d’Écosse, une fille accompagne son père frappé d’aphasie après un AVC, dans un monde où les mots disparaissent peu à peu au profit des voyelles, de la musique, de la mémoire et, bientôt, du toucher. Dépassant largement le simple récit de maladie pour déployer une proposition littéraire singulière, l’autrice ne raconte pas seulement l’aphasie, elle la fait ressentir physiquement au lecteur à travers les sons, les chansons, les gestes et les fragments de mémoire à travers une écriture musicale et sensorielle, qui fait entendre la perte du langage à travers le rythme des voix, les répétitions, les listes de mots et les voyelles, dans un univers poétique et visuel intense. Malgré la gravité du sujet, il s’agit d’un récit lumineux, traversé d’humour, de tendresse et d’une grande pudeur qui évite tout misérabilisme et échappe au pathos grâce à une écriture délicate, attentive aux gestes, aux silences et aux rituels du quotidien. Isabelle Martin est une autrice et artiste belge. Après des études de narration à l’École de Recherche Graphique, elle étudie la réalisation à l’INSAS. Au centre de son travail, il y a l’écriture. Une écriture qui, au fil des années, s’est exprimée dans plusieurs disciplines artistiques : films et vidéos, pièces sonores et lectures musicales… En 2006, elle publie un premier recueil de nouvelles, 'De ce qui n’est pas et devrait être' (Éditions Brandes). Ses nouvelles ont également été publiées dans les revues littéraires 'Pourtant', 'La Femelle du requin', 'Rue Saint Ambroise'…
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14.00 €
Abîmer de jour
BC
Abîmer de jour est chargé de toute l’essence du recueil, comme si notre vie consistait à marquer, à inciser le mouvement même de la vie. Stéphanie Ferrat travaille une langue courte, sèche, qui vient affirmer le poids, l’inertie du réel qui avance, à la cadence de notre propre pas. L’auteur, dans ce recueil, ouvre un espace poétique inédit, dans sa manière de clouer en début de poème (et au centre même de celui-ci) des verbes à l’infinitif. Comme si elle posait, par ces verbes non conjugués, l’action dans le définitif, réduite au corps restant. L’infinitif d’un verbe est une action sur place, sans dégagement a priori : action retenue, un minéral, un os dans sa concentration de gestes. Et c’est bien d’ossements dont il est question ici, de vie, de mort, de cette attitude face au monde qui n’en finit pas de surprendre ; et dont on ne cesse de chercher le sens. Une forme d’arrêt semble être à l’origine de la venue des mots. Quelque chose s’est passé, infime, un tremblement. Les poèmes, comme une archéologie de ce qui a été. Présence du corps donné ; non par débris, mais par morceaux ; renvoyant à une forme d’unité impossible, celle du corps, celle du poème, de l’écriture. Stéphanie Ferrat est née en 1972 à Aix-en Provence. Elle vit à Draguignan (Var). Elle est également plasticienne et s’occupe de la maison d’édition Pavupapri où se rencontrent œuvres poétiques et œuvres plastiques. Elle a publié plusieurs recueils de poésies dont : Viande (Artci-Lab, 2000), Jours d’apophyses (Pré Carré, 2002), Long sur elle (Propos2 Editions, 2004), Rein définitif (L’Attentive, 2004), Couvrir la bouche (Le dé bleu, 2004), Corps seulement (Remarque, 2005). Elle a également publié dans les revues Propos de campagne, La Canopée, N4728, Le Nouveau Recueil...
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16.30 €
Aborder les bordures
BC
La question des frontières est centrale dans le monde d’aujourd’hui : une logique d’ouverture métissée dans un univers globalisé se confronte sans relâche à la résistance de positions conservatrices entravant les flux migratoires, le nomadisme, l’exil de populations de plus en plus nombreuses. un paradoxe générateur d’une intolérable violence prenant la forme d’exclusions, de réclusions et de répressions. Les artistes contemporains rendent compte, à travers différents registres d’expression, de ce présent problématique en mettant en crise un réel corseté dans ses propres contradictions, tandis que se brouillent inexorablement les identités culturelles. Mais cette question des frontières peut aussi être adressée à la discipline elle-même, tant du point de vue des réflexions théoriques que des pratiques artistiques : qu’en est-il des catégories de création héritées du XXe siècle ? Qu’en est-il des réseaux habituels de diffusion, principalement institutionnels ? Quels critères de reconnaissance et d’appréciation mettre en œuvre face à un art qui s’invente sous nos yeux ? Quelles sont les formes hybrides émergentes, transgressives, et comment touchent-elles un nouveau public ? ici aussi, un conservatisme ambiant doit affronter une guérilla esthétique d’infiltration voire d’alternatives au monde de l’art établi. L’urgence d’un changement de paradigme se fait donc sentir tant au niveau du sujet de l’art que de son objet. Contributions de Marie-Laure Allain Bonilla, Pascale Ancel, Muriel Andrin, Denis Briand, Aline Caillet, Mariehaude Caraës, Laurent Courtens, Neli Dobreva, Jérôme Dupeyrat, Antony Fiant, Sarah Gilsoul, Norbert Hillaire, Raya Baudinet-Lindberg, Morad Montazami, Anne Penders, Lydie Rekow-Fond, Christian Ruby, Évelyne Toussaint, Tristan Trémeau, Éric Van Essche
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26.00 €
Above & Below
BA
Collaboration inédite entre ces deux grands artistes contemporains éditée et présentée dans le cadre de l’exposition Balthasar Burkhard au Botanique (Bruxelles) du 28/11 au 2/2/2020. Véritable livre d’artistes et d’amitié pensé et mûri pendant près de dix-huit ans, cet ouvrage associe dans une mise en page remarquable et immédiatement reconnaissable les univers deux grands artistes contemporains sensibles à l’espace à la communication. Comme ledit justement Laurent Busine, historien de l’art et ancien directeur du Mac’s (Grand Hornu) : « Que puis-je ajouter qui ne soit vain quand je sillonne page après page les traces de votre généreux partage et le bonheur à faire glisser les vagues de sable du désert vers le bleu de la mer, à entraîner une ville compacte dans une seule maison, à guider AS vers une étoile, à ouvrir un portique à la couleur du ciel rouge, à faire se rencontrer d’impossibles perspectives, à conduire des ponts, des routes, des rails, au loin. Et tant d’autres choses que je ne saurais dire. » Né en 1944 à Berne où il décède en 2010, Balthasar Burkhard a travaillé pour la Kunsthalle de Berne et son charismatique directeur, Harald Szeemann durant près de dix ans, captant et documentant la révolution artistique en cours. Architecte de formation et auteur de livres d’artistes, Peter Downsbrough est né à New Brunswick dans le New Jersey. Il vit et travaille à Bruxelles. Depuis ses débuts en 1969, de très nombreuses expositions lui sont consacrées tant en Europe qu’aux États-Unis et il édite de nombreux livres d’artistes.
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19.00 €
Accidents de lumière
BA
La poésie de François Lallier signale combien l’attention portée à la question du mouvement de la création comme ouverture au monde cherche à approcher et à cerner au plus près les liens tendus entre le moment présent de la perception et ce qui se donne comme son origine lointaine, avec toute son opacité, à travers l’émergence de la langue, de la parole poétique. Que recouvre ce moment si singulier de la perception, ce surcroît de la vision ? Et que signale ce qui se donne comme son origine, dans la remontée de ce que la langue prend en charge, d’aussi loin qu’elle provienne ? Certes, s’il y a recherche d’une origine de la parole et de son pouvoir de captation, dressée autant que traversée par le réel allant à la rencontre de celui-ci, cette parole poétique offre en ses prismes novateurs et parvient d’une manière remarquable à l’adéquation du poème à la fulgurance du dehors perçu. Dans le seul « geste » de regarder, toute cette intimité – et peu importe, en définitive, le prétexte – associée à toute chose du monde, entretient en cette poésie la source que constitue le corps du réel qui jamais ne se dérobe du cœur de la vie. François Lallier, poète, essayiste, né en 1947, a publié 'Les Archétypes' (Le Temps qu’il fait, 2012) ; 'La Semence du feu' (L’Atelier La Feugraie, 2003) ; 'Le Silence et la Vision' (Deyrolle, 1996) ; 'Matière de l’amour' (Thierry Bouchard, 1985) ; 'États de la mémoire' (L’Ermitage, 1981) ; 'Vita poetica (sur la poésie latine)' (L’Arbre à paroles, 2010) et trois volumes d’essais sur la poésie moderne et contemporaine (Baudelaire, Mallarmé, Rimbaud, Poe, Jouve, Bonnefoy, Jourdan, Munier, Frénaud) : 'La Voix antérieure' I, II et III (La Lettre volée, 2007, 2010 et 2016). Un récent numéro de la revue 'Nu(e)' lui a été consacré.
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15.00 €
Accueillir ceux qui dérangent
BC
Les textes qui composent ce numéro se focalisent sur la thématique : « accueillir ceux qui dérangent. » Celle-ci s’inscrit au carrefour de différents champs d’investigation ayant trait aux rapports entre norme et déviance, intégration et exclusion, insertion et désaffiliation avec, en toile de fond, la question de l’intervention sociale ou du vivre ensemble. Les publics concernés – ceux qui dérogent, sont en porte-à-faux ou qui ne correspondent pas à ce qui est attendu, souhaitable ou désirable – sont nombreux et diversifiés. Le spectre des positionnements est ici des plus vastes : de la crainte à la sollicitude, de l’acrimonie au cosmopolitisme, de la victimisation à la reconnaissance. Les dispositifs mis en œuvre peuvent, de même, afficher plusieurs finalités et prendre appui sur des logiques ou des stratégies ayant fait leurs preuves ou plus novatrices. Afin de mieux saisir les principaux enjeux qui leur sont associés, des éclairages de terrain sont proposés, évoquant la maladie ou la dépendance, la délinquance ou le décrochage, les conflits intergroupes ou le sort des exilés et des nouveaux arrivants. Accueillir ceux qui dérangent : Gilles Ferréol, « Introduction » ; François Vedelago, « Indicible et transparence de soi dans l’expérience du cancer » ; Patrick Legros, « Les inégalités d’accès aux établissements pour personnes âgées dépendantes » ; Jean Sanzane, « Le traitement de la délinquance des jeunes. Pour une approche processuelle et plurielle de la prise en charge » ; Jean-Yves Causer, « La validation des acquis de l’expérience à l’université : une entreprise partagée de réconciliation » ; Abdoul Karim Komi, « Des conflits violents entre des agriculteurs et des éleveurs africains : de l’(in)hospitalité de et pour ce(ux) qui dérange(nt) » ; Salim Chena, « Du rejet des exilés à l’accueil saïdien. structures marchandes de l’échange et construction sociale de l’accueil » ; Jean-Luc Roques, « Entre accueil et mise à distance. Le cas des petites villes ».
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25.00 €
Africa Remix
BC
Six pays d’Europe, d’Afrique et d’Asie ont présenté l’exposition « Africa Remix. L’art contemporain d’un continent » à Düsseldorf, Londres, Paris, Tokyo, Stockholm et Johannesburg, de 2004 à 2007. Le cycle est entré dans l’histoire des grandes expositions d’art contemporain en suscitant enthousiasmes et critiques, réactualisant les débats provoqués en 1989 par les « Magiciens de la Terre » dont le commissaire, Jean-Hubert Martin, faisait également partie de l’équipe curatoriale d’« Africa Remix ». Les polémiques ont d’emblée mis l’exposi- tion « en questions » : comment justifier la perspective géographique annoncée par le titre alors que l’art contemporain ne connaît pas de frontières ? Quelle est la spécificité, s’il y en a une, de l’art contemporain africain ? Les thèmes retenus par les commissaires (« identité et histoire » ; « corps et esprit » ; « ville et terre ») suffisent-ils à construire un concept d’exposition ? Celle-ci est-elle en lien avec les Postcolonial Studies comme invite à le penser le titre d’un colloque organisé à cette occasion au Centre Pompidou – « Les postcolonial studies en débat » ? L’ouvrage revient tant sur les propositions artistiques que sur le point de vue des commissaires, en interrogeant les résonances entre art contemporain et théories postcoloniales. Évelyne Toussaint, professeur d’histoire de l’art contemporain à Aix-Marseille Université, s’intéresse tout particulièrement à la fonction critique de l’art et à l’identification des références artistiques, philosophiques ou littéraires des artistes. Elle a notamment publié Ouvertures sur images (Ibos, Le Parvis, 2008) ; Anne et Patrick Poirier. Vade-mecum (Bruxelles, La Lettre volée, 2007) et dirigé des ouvrages collectifs : Existe-t-il des arts mineurs ? Traditions, mutations et dé-définitions de la Renaissance à l’art actuel (Pau, PUPPA, 2012) et La Fonction critique de l’art. Dynamiques et ambiguïtés (Bruxelles, La Lettre volée, 2009).
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23.00 €
Agencer des sons
BC
Pour composer de la musique nous avons plusieurs moyens à notre disposition. Mais comment faire le premier pas pour composer ? Sur du papier, à l’ordinateur ou dans un groupe ? Avec ou sans notes et portées de musique ? Avec ou sans connaissance musicale préalable ? Comment un monde imagé peut-il aider à donner du sens à un projet musical et par là même donner du sens à la vie ? Pour tenter d’y répondre, après une introduction sur la charge du sPour composer de la musique nous avons plusieurs moyens à notre disposition. Mais comment faire le premier pas pour composer ? Sur du papier, à l’ordinateur ou dans un groupe ? Avec ou sans notes et portées de musique ? Avec ou sans connaissance musicale préalable ? Comment un monde imagé peut-il aider à donner du sens à un projet musical et par là même donner du sens à la vie ? Pour tenter d’y répondre, après une introduction sur la charge du son et un aperçu de notation musicale, l’auteur partage l’expérience de l’écriture de ses compositions et expositions sonores des plus complexes aux plus simples, en passant par l’analyse de l’écriture des partitions du Suisse Adolf Wölfli. Agencer des sons s’adresse aux futurs compositeurs qui se prêteront au jeu mais aussi au public curieux de comprendre comment une composition musicale se fabrique et voit le jour dans les coulisses d’une fabrique d’imaginaires. Baudouin de Jaer est un compositeur belge né à Alost le 9 mars 1962. Il étudie la composition à Liège auprès de Philippe Boesmans, de Frederic Rzewski et d’Henri Pousseur. Depuis 1986, il écrit plusieurs compositions dont Lucy (1993) pour orchestre, l’opéra La Forêt, Le Désert, L’Argent (Ce qui vit en nous) (2017) et depuis 1991, il ouvre des espaces de créations musicales ouverts à tous avec ou sans notions musicales préalables. À partir de 2004, il s’intéresse à la danse salpuri et aux instruments coréens. À Lion Dance (2014), une commande du Korean National Orchestra, succèdera un cycle de pièces solistes pour la cithare coréenne à six cordes graves geomungo, dont l’opéra dans le style geomungo byeongchang La Danse étincelante de l’essaim de saumons (2020) et Five Traces (2021). En 2010, la chorégraphe Kyung-a Ryu et Baudouin de Jaer fondent ensemble NOODIK productions (créations de danses/art visuel et de musiques actuelles). Baudouin de Jaer est membre du Forum des compositeurs de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
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23.00 €
Alfreda Hitchcock & Sisters
BC
Partant du paradoxe que son panthéon cinématographique est quasi exclusivement composé d’hommes dont les films la touchent profondément et l’inspirent, en tant que cinéaste mais aussi en tant que spectatrice, Martine Doyen s’est prise au jeu de féminiser les traits de ses idoles pour découvrir ce qu’ils seraient en femmes, à défaut de pouvoir imaginer ce que leurs films auraient pu être, s’ils l’avaient été. Et en attendant que s’installe la parité chez les réalisateurs et réalisatrices de films, cela soulage et permet de continuer à les adorer car, dans le fond, nos grands cinéastes sont des femmes aussi. Reste à savourer cette galerie de portraits en tentant de reconnaître qui se cache derrière chacune de ces femmes dans ce who’s who du cinéma international. Martine Doyen est une cinéaste belge, membre de la commission du film du Centre du Cinéma de la Fédération Wallonie Bruxelles. Après quatre courts métrages de cinéma primés dans des festivals internationaux dont un Grand Prix à Clermont Ferrand, elle a réalisé son premier long métrage, Komma, sélectionné à la Semaine de la Crique de Cannes en 2006. Son dernier long métrage, Witz, est sorti en salle en 2019. Elle aime alterner cinéma expérimental/documentaire, seule à la caméra, et cinéma de fiction plus classique, tourné avec une équipe et destiné aux salles de cinéma.
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24.00 €
Anish Kapoor
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Passant outre bord, par quelle tension le corps de l’homme adresse-t-il ses muqueuses internes à la voûte du ciel ? Méditation poétique et critique sur deux œuvres majeures d’Anish Kapoor, Marsyas et Memory, cet essai littéraire est ponctué par « séquences » ou « fusées » au sens baudelairien du terme. D’où le propos rayonne vers d’autres réalisations de l’artiste. Le chant, le souffle, l’espace sacrificiel, la mémoire rendent sensible ce que l’œuvre de Kapoor nous fait connaître de la condition humaine. Sous-tendu par des liens à la source hindouiste, une des racines d’Anish Kapoor, l’écrit de Daniel Klébaner est étayé par des analyses critiques liées à l’histoire de l’art, une mise en regard du Marsyas de Kapoor avec le Supplice de Marsyas du Titien, par exemple, ou une réflexion sur le monochrome et la couleur, convoquant Yves Klein, Morris Louis... Daniel Klébaner (1949-2011), philosophe, essayiste et historien d’art, s’est consacré à son activité d’écrivain et de critique d’art, à travers laquelle il mena pendant plus de trente ans une recherche personnelle et inclassable. À travers ses articles et près d’une vingtaine d’essais qui ensemble constituent une œuvre puissante, il vise à dégager les catégories éthiques de l’esthétique. Son premier manuscrit est remarqué en 1978 par Roger Caillois. Il reçoit alors les encouragements de Michel Leiris, qui le cite dans son Journal. Dix ans plus tard, son œuvre est reconnue par Marc Le Bot, Gilbert Lascault et Louis Marin. Il a collaboré à un certain nombre de revues de renommée internationale telles que la Nouvelle Revue française (sous la direction de Georges Lambrichs), Traverses (Centre Pompidou, musée national d’Art moderne) et Théodore Balmoral. Il est l’auteur d’une quinzaine de livres.
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Anne et Patrick Poirier
BC
La fragilité, la mémoire et la nécessité du témoignage sont les thèmes centraux de la démarche commune d’Anne et Patrick Poirier. Des installations de maquettes de sites archéologiques ruinés, de gigantesques sculptures-écroulements, des dizaines de journaux-herbiers, des centaines d’empreintes et de photographies instaurent des fictions paradoxales qui valent à ces artistes, depuis le début des années 1970, une reconnaissance internationale. Ce livre propose un « retour » aux œuvres, afin de dissiper ambiguïtés et malentendus ayant pu laisser penser qu’Anne et Patrick Poirier s’adonnaient à la nostalgie d’un mythique passé, alors que l’axe central de leur travail est l’actualité du monde, l’affirmation post-exotique de la nécessité d’opposer l’intelligence à la violence, la culture à l’intolérance, la mémoire à l’amnésie. Évelyne Toussaint est maître de conférences en histoire de l’art contemporain à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour et conférencière au centre d’art contemporain Le Parvis à Ibos et à l’ESAC de Pau. Elle a publié des articles dans les revues Critique, Figures de l’art, Archives de la critique d’art, ainsi que dans plusieurs ouvrages collectifs : Les Formes contemporaines de l’art engagé (Bruxelles, Iselp/La Lettre volée, 2007), Intellectuels populaires : un paradoxe créatif (Pau, PUP, 2007), Figures croisées d’intellectuels (Paris, Karthala, 2007).
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16.80 €
Après coup : l’invention de l’origine
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L’« origine » serait une construction a posteriori, une découverte ou une création résultant d’un examen rétrospectif suivant l’acception freudienne de l’après-coup. Risquons l’hypothèse que ce processus concerne également la pratique artistique. Celle-ci, tout à la fois prospective et fondatrice d’elle-même, invente, en sa rythmique et son économie spécifiques, ce qui la génère. Les actes du colloque qui s’est tenu en novembre 2002 à l’université Rennes 2 - Haute Bretagne reflètent la diversité des approches esthétiques et des questions plastiques qu’induit cette notion dans le travail artistique. Contributions de Paul Ardenne, Pascale Borrel, Leszek Brogowski, Loïc Capdeville, Françoise Coblence, Edmond Couchot, Miguel Egaña, Bruno Elisabeth, Danièle Epstein, Sandrine Ferret, Jacques Guillemer, Anne Kerdraon, Yves Krier et Jacques Sato.
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Archives du futur
BC
Cet ouvrage collectif réunit autour de la figure de l’artiste belge Cécile Massart des contributions d’une vingtaine d’artistes plasticiens (il s’agit d’Anne Bertinchamps, Annick Blavier, Véronique Boissacq, Charlotte Boulc’h et Lucie Schlosseler, Barbara C. Branco, Manuel Canteria, Jocelyne Coster, Jean Cotton, Réginald De Coster, Natalia de Mello, Jeanpascal Février, Margaux Frasca, Sébastien Hermans, Flora Hubot, Pierre Martens, Bernard Maquet, Anne Marquet, Michel Mazzoni, Pauline Mikó, Pierre Moreau, Hélène Mutter, Lucie Payoux, Vincent Strebelle, Gaspard Struelens, Laura Ten Zeldam, Nikolaï Thyregaard, Marcel Vandeweyer, Zoé Van Der Haegen, Bernard Villers, Alice Vissers, Christine Zerque) qu’elle invite à participer à des expositions destinées à sensibiliser le public et les autorités publiques à la question du marquage des sites d’enfouissement des déchets nucléaires pour les générations à venir mais aussi à engager le monde culturel dans une réflexion salutaire sur notre culture nucléaire encore largement impensée. D’où la contribution dans cet ouvrage de quelques spécialistes et d’experts scientifiques qui livrent des informations mais aussi des outils pour penser l’anthropocène nucléaire (Michèle Minne, Ele Carpenter, Céline Kermisch, Danielle Leenaerts, Dirk Somers, Aldo Guillaume Turin). Cécile Massart concentre son travail sur la recherche d’un mode de transmission de la mémoire des sites de déchets radioactifs dans le paysage. Suite à de nombreux voyages dans les pays nucléarisés, elle expose dès 1994 et publie ses travaux sous le titre : « un site archivé pour alpha, bêta, gamma ». En 2008, l’artiste dessine un ensemble de marqueurs et publie un livre aux éditions de La Lettre volée sous le titre de Cover. Le but est de rendre lisible à la surface cette strate archéologique des XXe et XXIe siècles et appeler à la responsabilité de tous. Quelle politique adopter pour l’avenir ? Quel patrimoine voulons-nous transmettre ? Concernant plus spécifiquement les déchets hautement radioactifs, l’artiste ouvre de nouveaux champs d’investigation avec le « laboratoire ». Situé sur le périmètre du site naissent ainsi de nouveaux espaces collectifs pour la création et un renouveau du rôle de l’artiste pour la sécurité du monde vivant.
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Ardenne restante
BA
En épousant la terre ardennaise, Michiels en a fait le sujet quasi exclusif de sa photographie. Tous trois semblent désormais indissociables. On ne peut que difficilement l’imaginer opérant ailleurs, de même qu’on ne se figure plus l’Ardenne autrement que photographiée par ses soins. Comme une symbiose parfaite. Chaque image de cette Ardenne restante agit comme un symbole, comme la cristallisation iconique d’un monde à la beauté discrète, sans effets, en même temps que fermé sur lui-même. L’Ardenne ne se livre pas au premier venu, il faut une clairvoyance sensible pour en percer les indicibles mystères. Daniel Michiels est né à Bruxelles. Quelques années plus tard, il s’installe en Ardenne. Là-bas, il photographie et « dresse » ses abeilles. Il a reçu en 1986 le 1er prix de la Fondation Jules et Marie Destrée et en 1987 le prix de la RTBF. Il a participé entre autres aux expositions du festival Off à Arles (1998), « La Photographie belge » à Paris, au Palais de Tokyo (1991), ainsi que « Art Wall » à la B Gallery de New York (1993). En 2001, il a exposé « Ardenne restante » à l’espace photographique Contretype de Bruxelles.
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17.30 €
Art et contemporanéité
BB
La sociologie de l’art dans les pays d’expression française est l’héritière d’une riche tradition qui a développé des appareils théoriques rigoureux et des méthodologies éprouvées. L’efficacité apparente de ce défi sociologique à l’impensé de la production artistique ne va pas sans quelques contreparties. L’approche sociographique du champ artistique a éludé délibérément le propos fondamental de l’œuvre d’art pour mieux circonscrire périphériquement son contexte et pour en dénoncer les prétextes. Si l’interrogation des enjeux, des acteurs et des stratégies qui délimitent le champ de la production artistique recèle une vertu critique indéniable, elle assigne par contre l’art à comparaître dans une enceinte où sont cités à charge ses discours et ses justifications idéologiques, sans que puissent lui être comptés le pouvoir de ses signes, la création de formes, de significations, et de formes de significations. D’autres traditions pourtant sont disponibles, qui nous permettent de rendre compte de la pratique artistique : l’histoire sociale de l’art en Angleterre, la théorie esthétique en Allemagne, la philosophie de l’art en Italie, etc. La réflexion sociologique non seulement doit être assez vaste pour accueillir l’ensemble de ces traditions, mais, suivant en cela les leçons de Pierre Francastel, elle se doit, en questionnant l’art, de se faire questionner par lui. À l’art visité par la sociologie, on peut opposer la sociologie revisitée par l’art. Contributions de Jean-Olivier Majastre, André Ducret, Bernard Poche, Bernard Marcadé, Dominique Poulot, Nathalie Heinich, Maurice Fréchuret, Francine Couture, Mario Perniola, Jean-Pierre Keller, Bruno Péquignot, Vera L. Zolberg, Jeffrey A. Halley, Danielle Moger, Agnès van der Plaetsen, Jean-Pierre Martinon, Jean-Pierre A. Bernard et Laurent Wolf.
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23.40 €
Art Poems
BC
Livre composé de brèves saisies poétiques qui nous parviennent d’œuvres antiques pour se prolonger au cœur de l’art Danish Kapoor, de Mark Rothko, de Cy Twombly et de James Turrell, notamment. L’enjeu de ces suites concerne bien l’art du poème dès lors qu’il se confronte à des œuvres picturales pour en dégager les signes sensibles les plus manifestes. Poésies et œuvres picturales participent d’un même monde, et d’une même expérience du monde bien que, nous le savons, selon des modalités formelles toutes différentes. L’auteur subjugue par la rigueur dont il fait preuve, par la précision de ses observations sur le vif et sa compréhension des processus de création comme de l’effet qu’elle produit sur cette plaque sensible qu’est le corps traversé de désirs, toujours sujet à cette versatilité de l’identité qu’il incarne. Stéphane Lambert est né à Bruxelles en 1974. il est licencié en langues et littératures romanes de l’université libre de Bruxelles. il a été éditeur littéraire, journaliste et a réalisé plusieurs documentaires et fictions sonores pour la RTBF et France Culture. Auteur en résidence à l’Academia Belgica à Rome et au Literarisches colloquium à Berlin, il a représenté la Communauté française de Belgique aux Jeux de la Francophonie à Beyrouth. Primé à deux reprises par l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (le prix Lucien Malpertuis en 1999 et le prix Franz De Wever en 2005). En mai 2009, l’actrice Micheline Presle, avec laquelle il a publié un livre d’entretiens : Di(s)gressions (Paris, stock, 2006), a lu son texte L’Adieu au paysage consacré à Claude Monet dans la salle des Nymphéas du Musée de l’Orangerie, reprise au Grand Palais en 2010 dans le cadre de la rétrospective Claude Monet. En 2012, Dans le désordre de Claude Régy (Arles, Actes sud), coécrit avec Stéphane Lambert, obtient le prix du Meilleur livre sur le théâtre décerné par le syndicat de la critique théâtrale. Récemment, son livre Avant Godot, qui scrute le lien entre l’écrivain Samuel Beckett et la peinture de Caspar David Friedrich, a obtenu le Prix Roland de Jouvenel de l’Académie française en 2017.
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15.00 €
Arts et Ruses, Animaux et Milieux (Coffret)
BA
'Arts et ruses, animaux et milieux' s’attache aux réponses, adaptatives ou résistantes, rusées ou résignées, que des animaux opposent à des milieux artificialisés ou contraints. Cette approche interroge la responsabilité humaine quant à l’exigence éthique et la nécessité vitale d’une cohabitation interspécifique, mais fournit également des pistes pour l’inventer. Deux tomes composent l’ouvrage : 'Inventions animales d’espaces habitables', constitué d’articles interdisciplinaires (art, philosophie, éthologie, géographie) et 'Katrin Gattinger : Plan B', la première monographie de cette artiste qui coordonne les deux volumes. Les textes de ce premier tome sont dus à Ivana Adaime Makac, Pascal Carlier, Jean Estebanez, Mylène Ferrand, Katrin Gattinger, Sandrine Israel-Jost, Mickaël Labbé, Dillon March et Chris Younès. Ceux du second tome monographique sont dus aux philosophes Véronique Brière, Chiara Palermo et Chris Younès et à la chercheuse en arts plastiques Séverine Cauchy qui concourent à une étude approfondie de l’approche artistique récente (2019-2024) de la plasticienne des possibilités, notamment animales, pour faire monde.Tous interrogent la condition animale à partir de contextes particuliers dans lesquels un groupe ou un individu spécifique se trouve privé de son milieu naturel pour être parfois introduit dans un espace inhabitable. Sandrine Israel-Jost est philosophe et enseigne à la Haute École des Arts du Rhin à Strasbourg. Katrin Gattinger est artiste plasticienne et professeure des universités en arts à l’université de Strasbourg. Elle a publié l’essai 'Ruses à l’œuvre. Modes d’agir avec l’art contemporain' (La Lettre volée, 2025).
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40.00 €
Arts et vieillissement
BC
Les études de sociologie de l’art sont encore trop rares à s’intéresser au phénomène du vieillissement des artistes comme des arts pour négliger cette publication aussi inattendue que novatrice. Quel effet le vieillissement exerce-t-il sur les carrières ? Cette question renvoie elle-même à plusieurs autres : en quoi le vieillissement peut-il influencer la reconnaissance ? Comment l’âge, variable tant biologique que sociale, joue-t-il sur le processus créatif ? Si, en sociologie de l’art, les approches ont assez fréquemment intégré la notion de carrière, elles ont été peu sensibles au vieillissement, qui est certes lié à celles-ci mais ne se confond pourtant pas entièrement avec elles. Qu’est-ce qui change quand l’analyse se déplace de la carrière au vieillissement ? Comment s’articulent les deux notions ? Les mondes de l’art tout comme leurs publics n’échappent pas au phénomène général de vieillissement. Si les productrices et producteurs de biens culturels vieillissent – et si ce vieillissement entraîne bien des effets sociaux inexorables sur leurs carrières professionnelles – le processus de vieillissement concerne tout autant les consommatrices et consommateurs de biens culturels. Voici une tentative de prendre en compte cette dimension de l’âge à travers des études de cas empiriques dûment étayées et circonstanciées Arts et vieillissement : Les âges de la création, de la médiation et de la réception artistiques Clara Lévy et Alain Quemin, « Introduction » ; Stéphane Dorin, « Les institutions musicales face au vieillissement des publics de la musique classique » ; Guillaume Fournier, « Le vieillissement artistique : un amplificateur des inégalités de genre dans le milieu de l’art contemporain français ? » ; Maria Patricio Mulero, « Femmes au bord de la crise de l’âge. Trajectoires et vieillissement des chicas Almódovar, héroïnes du cinéma espagnol » ; Sylvie Octobre, « Les pratiques culturelles des enfants à l’épreuve du temps et du vieillissement. Les apports des enquêtes longitudinales » ; Pierre-Emmanuel Sorignet, « Ne plus être un enfant dans le monde des adultes : vieillir dans la danse ». Varia Éric Lucy, « L’État et l’économie sociale de marché ».
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25.00 €
Aurore floréale
BA
Marc Ots est un habitué des cités-jardins bruxelloises du Logis et du Floréal depuis plus de 20 ans et a comme tant d’autres succombé au charme très anglais du dédale de petites maisons aux boiseries vertes et jaunes, des cerisiers du Japon et du lierre omniprésent. Il y photographie naturellement, pour le plaisir, sans but précis. Au rythme des saisons qui s’égrainent, presque imperceptiblement, d’une photographie à l’autre, les fillettes grandissent dans un décor étonnamment magrittien. Marc Ots, né à Bruxelles en 1960, a étudié la photographie à l’INRACI et à l’institut du « 75 » et travaille depuis en indépendant. Animateur d’ateliers de photographie pour adolescents, il collabore en outre régulièrement avec la presse. Il publie et expose depuis 1984. Socialement engagé, il a réalisé entre autres des reportages sur Antananarivo (Madagascar) et sur les allers-retours de Polonais entre leur pays d’origine et l’Europe occidentale.
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17.30 €
Autoportrait en rouge
BB
« Depuis plusieurs années, nous dit Sophie Carlier, je tiens régulièrement mon journal en faisant plus irrégulièrement des photos. Un jour j’ai fait un autoportrait dans le miroir au-dessus du lavabo d’une chambre d’hôtel. Premier autoportrait, j’avais 21 ans, le mauvais âge. Dans mon souvenir il était flou et mal cadré, mais il m’avait fasciné. Moi qui ai toujours eu une aversion pour les miroirs, il me semble qu’après cet autoportrait, je me suis sentie moins inexistante. Je ne sais pas ce qu’est devenu cette photo. Depuis que je multiplie les autoportraits, j’ai quasiment arrêté d’écrire mon journal. Est-ce que la photo me suffit ? Je ne sais pas. Les autoportraits racontent d’une autre manière que le journal les mêmes histoires tristes d’amours ratées et de solitude amère. Il me semble que ces “tentatives d’autoportraits“ ne parlent que de ça, de l’impossibilité de rencontrer l’autre. Ce sont des messages codés bizarres, des bouteilles à la mer, des tentatives de captation visuelle ou de traversée des miroirs… »
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22.00 €
Avant, pendant et après
BC
Avant, pendant et après expose quelques étapes représentatives de la trajectoire picturale d’Helena Belzer, de ses premiers dessins et tableaux de la fin des années 1960 à nos jours. Une sélection d’œuvres marquantes qui ne représentent qu’une partie de ses créations. Les textes de présentation et les créations poétiques de Véronique Bergen accompagnent une vie en peinture dont ils questionnent l’évolution de l’expression esthétique au fil des décennies. La mise en regard des tableaux et des textes dévoile la rencontre de deux univers qui, après Encres et Tomber vers le haut, poursuivent le chemin du dialogue. Helena Belzer est peintre et c’est dans sa peinture que l’on peut lire au mieux l’empreinte de son parcours, ses nombreux séjours et voyages en Inde, en Asie et en Europe, au tracé de ses propres chemins, du mot au signe, du signe à la forme, de la forme à la couleur, sans s’opposer ni se laisser entraîner par les courants, s'approchant des sources de la connaissance, guidée par sa propre soif. Véronique Bergen, licenciée en philologie romane et en philosophie de l’Université libre de Bruxelles et docteure en philosophie de l’Université Paris 8, membre de rédaction de la revue Lignes, est philosophe, romancière et poète. Membre de l’Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique, elle collabore régulièrement à diverses revues. Derniers ouvrages parus : Écume (roman, Les Équateurs/Onlit), Marianne Faithfull. Broken English (essai, Densité) ; Marolles. La Cour des chats (essai, CFC Éditions). À La Lettre volée, elle a co-signé avec Aurélien Barrau et Mathieu Brosseau Variations sur l’animal central en 2018 et une monographie de Marie-Jo Lafontaine, Tout ange est terrible, en 2021.
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25.00 €
Before the Eye Lid’s Laid
BC
Lors de la remise du prix, Daria de Beauvais, commissaire au Palais de Tokyo, expliquait la décision du jury : « Le prix Aica France 2016 a été décerné pour la beauté de la langue, la façon dont le travail de l’artiste a été évoqué et la proximité sensible avec le travail. » Ce quatrième livre d’Agnès Geoffray à La Lettre volée propose, avec le soutien de l’Aica, du centre photographique d’Île de France, du Goethe institut de Paris et du musée de l’Élysée de Lausanne, une constellation d’images et de textes. Les visuels du travail artistique d’Agnès Geoffray sont mis en dialogue avec de courtes notes de J. Emil Sennewald, d’une teneur plus poétique que critique, révélant toute la singularité de son travail d’écriture. À la fin de l’ouvrage, un texte analytique qui porte un regard novateur sur la question de l’acte d’image clôt l’ensemble des échanges. L’histoire de l’image pourrait se résumer comme celle d’actes violents. L’image pénètre, l’œil dévore, le corps subit, le regard perce. Le travail d’Agnès Geoffray explore ces actes violents : partant de photographies trouvées, elle expérimente cette latence induite d’images, qui suppose un événement dramatique à venir. Pour l’image photographique, cette latence se situera à la fermeture du diaphragme de la caméra ou celle de l’œil regardant l’image photographiée. Incarné par le battement de la paupière, ce bref instant est celui avant que se pose la paupière. C’est un temps d’arrêt. Un moment intermédiaire entre objet et image, vision et regard. Un moment où l’on retient son souffle. Agnès Geoffray, artiste, a été en résidence à la Rijksakademie van beeldende kunsten à Amsterdam, pensionnaire à la villa Médicis, Académie de France à Rome, et vit et travaille à Paris. Elle a exposé au Kunsthaus de Zurich, à la Kunsthalle de Mayence, à la Kunsthalle de Vienne, au Mac/Val à Vitry-sur-Seine, au centre de la photographie à Genève, au Frac Auvergne à Clermont-Ferrand et au centre Photographique d’Île-de-France. En 2017, elle a participé à l’exposition « Soulèvements » de Georges Didi-Huberman au Jeu de Paume et à « Un musée imaginé », une exposition d’Emma Lavigne au Centre Pompidou Metz. J. Emil Sennewald, docteur en philosophie de l’université de Hambourg, est un critique d’art, enseignant et chercheur installé depuis 2000 à à l’école supérieure d’art de Clermont Métropole.
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24.00 €
Billankoursk
BC
Les photographies d’Anne Lefebvre, photographe française formée à la gravure, entretiennent une délectable confusion quant à l’origine, la source, la provenance et jusqu’à l’auteur de ces images. Ses tirages uniques, griffés et usés comme une vieille paire de bottines, semblent surgir d’un autre temps, d’une autre époque et parlent une langue étrangère qui nous est pourtant immédiatement familière. On pourrait les croire sauvés d’un naufrage, récupérés dans les archives d’un photographe ayant côtoyé Man Ray ou sortis de vieux albums épars de photos de famille d’émigrés russes arrivés en France à Boulogne-Billancourt (lieu de naissance de l’artiste), rebaptisée Billankoursk par ses nouveaux habitants. Anne Lefebvre, née en 1963 à Boulogne-Billancourt, a une formation de peintre de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris complétée par une formation en photographie à la Parson’s School de Paris. Elle expose régulièrement notamment en France, en Belgique, en Allemagne et au Portugal, est présente dans les foires d’art et de photographie et a publié de nombreux livres d’artistes.
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27.00 €
Biographie of The Walking Woman / de La Femme qui marche 1961-1967 (2004)
BC
À la fin des années 1960, Michael Snow réalisa plusieurs découpages naturalistes de figurines en carton en utilisant le mur comme arrière plan. Au début de 1961, il dessina, puis découpa la silhouette de profil d’une femme marchant, haute de 152 cm, dans un morceau de carton. Tout son travail, entre 1961 et 1967, utilise le profil ou la silhouette de la découpe originale aussi bien comme outil que comme sujet. Le livre Biographie est un livre d’artiste qui consiste en la juxtaposition et l’ordonnancement séquentiel de documents photographiques délibérés, inopinés ou aléatoires, conjuguant les apparitions ordinaires et sublimes de La Femme qui marche. C’est une biographie non chronologique à la Finnegan’s Wake.
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42.60 €
Biomimetics Stories
BB
'Biomimetic Stories' est une œuvre vidéo de Pierre Jean Giloux composée de quatre films. Ce travail interroge l’arcologie, soit le système qui cherche à atteindre une alliance entre l’architecture et l’écologie dans l’aménagement des villes contemporaines. Janine Benyus définit quant à elle le biomimétisme comme « une science qui étudie la nature en vue de l’imiter ou de s’en inspirer pour résoudre des problèmes humains ». Ces films explorent sur un mode fictionnel et prospectif ce que l’on pourrait créer en termes de formes urbaines et d’organisations sociales en Inde, continent particulièrement impacté par les changements climatiques et pays dans lequel le projet est né. Pierre Jean Giloux, né en 1965, est diplômé de l’ENSBA de Lyon et post-diplômé à Marseille et lauréat de la Villa Kujoyama, Kyoto en 2015 et Lauréat du Grand prix art vidéo Festival Côté Court, Pantin en 2016. Pratiquant une forme de réalité augmentée, il montre ses installations dans les galeries DNA, Berlin ; Sophie Scheidecker et Christophe Gaillard, Paris ; Cristina Guerra, Lisbonne ; Bank MABsociety, Shanghai, ou dans des musées et centres d’art contemporain. Ses œuvres sont présentes dans des collections privées et publiques. Contributeurs : Marion Waller (urbaniste et philosophe, directrice générale du Pavillon de l’Arsenal, Paris) ; Vanessa Morisset (docteure en histoire de l’art et critique d’art enseignant à l’ESAD de Reims) ; Sophie Kaplan (diplômée en lettres modernes et en histoire de l’art, directrice du centre d’art La Criée, Rennes) ; Elie During (philosophe, maître de conférences à l’Université Paris Nanterre et enseignant à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris) ; Tarik Chekchak (ingénieur écologue, directeur et fondateur du pôle Stratégies inspirées du Vivant de l’Institut des Futurs souhaitables) ; Pedro Gadanho (architecte, auteur et commissaire indépendant, critique de design invité à la Harvard University Graduate School of Design) ; Andrew Todd (architecte britannique). Cette publication a bénéficié du soutien du Cnap, de la FWB, du Botanique à Bruxelles, de La Criée à Rennes. Livre publié à l’occasion de l’exposition Biomimetic Stories Part II au muséum du Botanique à Bruxelles, il accompagne les expositions de 2026 au Centre d’art contemporain de Meymac, et aux Abattoirs, musée de Toulouse.
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35.00 €
Bis repetita
BC
Parmi les chefs-d’œuvre des grands musées d’art moderne figurent des répliques, des copies ou des reconstitutions, toutes dérivées d’une œuvre originale qui, dans la plupart des cas, a été altérée, perdue ou détruite. Résurrections historiques, fictions institutionnalisées : les objets ambigus cités par l’auteur sont tous au service d’un désir de connaissance profonde, sans cesse reprise, sans cesse complétée, grâce à un musée devenu producteur au même titre que conservateur. Cinq œuvres de Gino Severini, Piet Mondrian, El Lissitzky, Vladimir Tatline et Marcel Duchamp, rendent diversement compte de ce destin. Nathalie Leleu a été chargée d’étude et de réalisation culturelle au Musée national d’Art moderne, Centre Georges Pompidou (Paris), et chargée de recherche sur les collections et le patrimoine du Musée national Picasso-Paris. Elle enseigne la gestion des collections en Master 2 à l’université Sorbonne Paris IV et à l’université Paris Sorbonne Abu Dhabi.
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16.00 €
Brancusi, la photographie ou l’atelier comme « groupe mobile »
BC
La modernité de Constantin Brancusi réside incontestablement dans l’usage singulier de la photographie, qu’il fit en toute indépendance de ses amis photographes Edward Steichen et Man Ray, entre autres, comme révélateur de son œuvre. Loin d’être de nature documentaire voire anecdotique, le recours à la photographie aura permis à Brancusi d’affiner l’œil du sculpteur en intégrant le point de vue mobile du spectateur à l’acte créateur. L’atelier devient alors non plus le lieu ni le prolongement mais l’essence même de l’œuvre totale et mouvante, appréhendée suivant le concept de « groupe mobile ». Anne-Françoise Penders, docteur en philosophie et lettres, est écrivain et photographe. Elle a publié Conversation avec Christo et Jeanne-Claude (Tandem, 1995), En chemin, le Land Art (2 tomes, La Lettre volée, 2000) et un premier roman, Une solitude nomade (Le Cri, 1999).
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12.20 €
Brève histoire de l'art en sonnets
BC
Une traversée décapante et drôle mais néanmoins érudite de l'histoire de l'art en sonnets par un artiste peintre raffiné amoureux des rimes. Dans le respect le plus strict de la forme du sonnet classique et de contraintes additionnelles de versification, l'auteur compose un recueil en suivant le fil conducteur de l'histoire de l'art occidental, depuis la Grèce antique jusqu'aujourd'hui. Pour être subjectif, l'exposé n'en est pas moins fondé sur de sérieuses références. Un certain effet comique naît paradoxalement de la conjonction d'une forme et d'un sujet des plus austères. L'objectif est de divertir, dès lors qu'il s'avère possible d'« instruire en distraisant, treize ans et demi maximum », comme le chantait Bobby Lapointe. Denis De Rudder (Bruxelles, 1957 est artiste peintre, du moins a-t-il été considéré comme tel au tournant du XXIe siècle. Par ailleurs, il a enseigné le dessin durant une quarantaine d'années, en école supérieure des arts, ce qui ne compte sans doute pas pour rien dans son approche délibérément didactique de l'histoire de ceux-ci. Le présent recueil constitue sa première publication.
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20.00 €
Brève histoire de la poésie par temps de barbarie
BC
Cette « tentative d’autobiographie » est une épopée où la poésie se mêle à la prose et au récit, où l’imaginaire et la fabulation se nouent au réel, et la légende à l’histoire. c’est aussi, en filigrane, une critique de la démarche autobiographique fondée sur la seule mémoire et le constat d’une impossible écriture chronologique et égocentrique de l’autobiographie. Dans le même temps réel, celui de l’écriture, se forge, à travers des réflexions critiques lapidaires sur soi-même, la société et notre temps, une éthique de l’existence. La place nettement prédominante donnée au poème et à l’écriture poétique indique par elle-même l’illusion du strictement narratif et chronologique comme accès à sa propre histoire, autant que l’impossibilité d’une appréhension autre qu’éphémère et d’un saisissement autre que fugace de la réalité. Mais il n’en demeure pas moins que le regard que nous forgeons et portons sur l’histoire reflète, lui, par bien des aspects, l’image que nous nous faisons de notre propre histoire et de notre « réalité ». Bernard Desportes est né à Paris en 1948. après des études de Lettres à l’université d’Aix-en-Provence, il crée et anime le Théâtre d’Urien de 1978 à 1981. En 1985 Maurice Nadeau publie son premier roman, La Vie à l’envie (Paris, 1993) qui sera suivi par de nombreux autres romans et recueils de poésie chez différents édi-teurs, mais aussi des essais importants consacrés à du Bouchet ou Koltès. De 1995 à 2000, il crée et dirige la revue littéraire Ralentir travaux (plus de cent auteurs publiés en quinze volumes). En 2003, ses Brèves histoires de ma mère obtiennent le prix Claude Le Heurteur. En 2007, il est nommé commissaire du Salon international du livre de Tanger. En 2008 sont publiés les actes du colloque « Bernard Desportes autrement » (Lille, Artois Presses Université). La Lettre volée a déjà publié de lui en 2011 dans la même collection Le Présent illégitime qui interroge les notions de subversion et d’avant-garde en littérature.
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17.00 €
Brûler le père quand l’enfant dort
BC
Question de l’autre, question de temps et de cosmos, question portée à même les mots, travail sur l’intempestif et la nomination, interrogation du tout du monde et du tout du dire. Qu’en est-il de l’articulation en abîme entre le réel et les mots, comment le faire rejaillir de façon inédite ? L’essentiel demeure : que le monde se phrase, que le corps se fasse langage et que les vocables se convertissent en chair. Véronique Bergen est licenciée en philologie romane et en philosophie de l’Université libre de Bruxelles. Elle est l’auteur d’un essai sur Jean Genet, Entre mythe et réalité (De Boeck Université, 1993), et collabore à plusieurs revues littéraires et artistiques.
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14.80 €
Buckingham Phosphate
BB
Quelque trente ans après sa disparition, le temps est venu de redécouvrir l’œuvre plastique et le souffle poétique unique d’un artiste méconnu. Ce livre donne la pleine mesure de son talent protéiforme en nous présentant une large sélection de tableaux et dessins, de sculptures et de photo-montages à la fois pleinement ancrés dans leur époque et qui font mieux que résister à l’épreuve du temps : ces œuvres sont aujourd’hui plus vivantes et actuelles que jamais, autant dire qu’elles accèdent à une manière d’intemporalité dans l’urgence même du propos qu’elles véhiculent. ce qu’exprime très justement Xavier Ess dans sa touchante préface. Sans oublier la réflexion acérée et la pensée poétique qui nourrissent l’ensemble de ce travail et dont Anne Buckingham, en concevant cet ouvrage, a su extraire et donner à lire quelques pépites inédites, traduites en français grâce au talent de Virginie Ébongué. Paul E. Buckingham (1949-1986), né le 18 octobre 1949 à Londres, abandonne ses études à l’âge de seize ans et s’installe à Bruxelles en 1975. Poète d’abord et puis peintre, sa période de créativité plastique fut courte mais intense – en à peine trois ans (les dernières années de sa vie) il crée plus d’une centaine d’œuvres : toiles, petits formats sur papier et autres dessins, photomontages et ready-mades (ses « sculptures en crise ») et en parallèle écrit Nageur enchaîné et cactus marin. Notes sur la théorie et la pratique de l’art. il se donne la mort le 22 septembre 1986 à l’âge de trente-six ans à spontin dans les Ardennes belges. Après son décès, son œuvre plastique fait l’objet d’expositions personnelles au Musée de Louvain-la-neuve (1989) et à la Fondation Gulbenkian de Lisbonne (1990) ainsi que de participations à des expositions collectives.
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24.00 €
Bye Bye Future !
BH
Le Musée royal de Mariemont inaugure en janvier 2020 une exposition explorant le thème des recadrages espaces-temps dans l’art intitulée « Bye Bye Future ! L’art de voyager dans le temps ». La scénographie ludique et originale de l’architecte Sébastien Faye fait la part belle à la carte blanche donnée au célèbre architecte utopiste Luc Schuiten — invité d’honneur de cette manifestation. Le texte de ce catalogue d’exposition, rédigé par son commissaire, Sofiane Laghouati, envisage diverses formes d’exploration et d’extrapolation du temps : rétrofuturisme, cyber punk, utopies, dystopies et uchronies, avenir du livre et numérique, etc. Littérature, cinéma, art contemporain, fan art des cultures pop et de science-fiction... sont autant de mondes créatifs qui amènent le visiteur à (re)vivre non pas un mais des retours vers le futur ! L’exposition compte plus 150 pièces exposées de toutes sortes (manuscrits, sculptures, vidéos, arts graphiques et numériques, installations...) majoritairement modernes et contemporaines. Résolument pop, l’exposition présente également tout un pan dédié aux jeux vidéo, aux robots de nos enfances ou héros de nos écrans, ainsi qu’à la manière dont ils investissent notre imaginaire et notre culture contemporaine. Catalogue de l’exposition du Musée royal de Mariemont 25 janvier au 25 octobre 2020. Œuvres exposées de Wim Delvoye, Nicolas Rubinstein, Katia Bourdarel, Carolein Smit, Fabien Chalon, Panamarenko, Stephane Halleux, Ronan-Jim Sévellec, Benjamin Monti, Jim Dine, Fred Biesmans, Stephen Kaltenbach, Natalia de Mello, François Curlet, Tania Mouraud, Olivier Deprez, François Truffaut, François et Luc Schuiten, Clara Marciano, Pierre et Gilles, Fabien Zocco, Jacqueline Harpman, Mathieu Zurstrassen, David LaChapelle, Paul Loubet, Cécile Massart, Pierrick Sorin, Heather Dewey-Hagborg, Ulrich Lamsfuss, François Wagner, Sudarshan Shetty, Linda Tuloup, René Wirths… Sofiane Laghouati est conservateur et chercheur qualifié au Musée royal de Mariemont. Luc Schuiten est un artiste et architecte belge, également scénariste de bande dessinée avec son frère François Schuiten.
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Cadres, seuils, limites
BC
Il s’agit ici d’envisager la question de la limite (et des notions qui lui sont apparentées) pour elle-même, avant qu’elle ne reçoive une caractérisation déterminée, autrement dit, de la saisir dans sa signification intrinsèque et dans ce qu’elle peut éventuellement comporter d’implicite, d’instable et, donc, d’insaisissable. Cette question, avec ce qu’elle charrie d’équivocité, concerne en particulier toutes les voies de l’esthétique, de la philosophie et de la théorie de l’art. Nombre d’études relevant de ces domaines, qu’elles soient anciennes ou actuelles, et qui portent sur la peinture, l’architecture, la littérature, le théâtre ou les arts plus récents que sont la photographie, le cinéma et la vidéographie, témoignent de la place cardinale qu’y occupe, en chaque genre, le traitement spécifique de la bordure et, corrélativement, celui de son possible débordement, du cadrage et du décadrage, des frontières et de leur passage. Les investigations théoriques engagées visent à en dégager les enjeux majeurs lorsque, une fois mise à l’œuvre et à l’épreuve par les multiples activités créatrices comprises dans leurs spécificités génériques, cette notion se trouve soumise à un traitement artistique. Contributions de Thierry Lenain et Rudy Steinmetz, Valérie Angenot, Victor I. Stoichita, Ralph Dekoninck, Chakè Matossian, Jean-Louis Tilleuil, Aline Wiame, Stéphane Dawans, Alexander Streitberger, Pierre Rodrigo, Rudy Steinmetz, Danielle Lories, Maud Hagelstein
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28.40 €
Cahiers de Beyrouth
BA
Avec ces Cahiers de Beyrouth, Jean-François Pirson revient sur les quatre séjours qu’il a passés à Beyrouth entre septembre 2006 et avril 2009. Dans le premier cahier, « Là, entre Alep et Damas », il découvre la ville pour la première fois, une incursion qui suit de près les bombardements israéliens. « Communities and Territories » rend compte de sa participation à un workshop sur l’espace public, organisé par AMAZELAB (Milan). « Pratiques exploratoires de l’espace », dévoile les interventions pédagogiques menées à l’Académie libanaise des Beaux-Arts. Le dernier cahier, « Marcher dans et autour de la Forêt des pins », suit une tentative d’organiser, avec quelques comparses, un pique-nique pour contrer les interdits liés à ce magnifique jardin. Jean-François Pirson est professeur honoraire à l’Institut Supérieur d’Architecture Lambert Lombard (Liège). Depuis 2005, il poursuit son travail pédagogique et ses recherches sur l’espace, dans des pratiques diverses, de manière indépendante et itinérante. Il a notamment publié La Structure et l’Objet (Liège, Mardaga,1984) ; Le Corps et la Chaise (Bruxelles, Métaphores, 1990) ; Aspérités en mouvements. Forme, espace, corps, sculpture, pédagogie ; Dessine-moi un voyage ; Entre le monde et soi. Pratiques exploratoires de l’espace (Bruxelles, La Lettre volée, 2001, 2006, 2009).
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13.20 €
Caillot
BC
Par son titre, Caillot, Stéphanie Ferrat annonce toute la matière de ce nouveau recueil. Matière du sujet d’abord – il est question de « cicatrice », de « gorge impossible » – puis matière de la forme, car c’est une langue sèche, dense, ramassée, à laquelle nous avons affaire ici. Le corps, par morceaux – ventre, peau, cou, mains... – revient régulièrement ; et dès lors qu’il est questionné, il questionne. Comme par flux, la langue toute dans la retenue, laisse parfois surgir l’à-vif, tente de désigner ce qui se donne comme étranger à la vision, et si elle effleure sans nommer, elle rejoint en révélant l’intime enlacé au réel. L’écriture tendue vers cette parole d’urgence déploie un univers sensoriel ; creuse, avance dans les jours, l’air ; et c’est de cette matière laissée en terre, ou plutôt, dans le sang que vient le poème. Phénomène de la cristallisation dont le corps garde les traces. Tout de ce qui a été l’épaisseur a séché, ne laissant que squelette, essence de l’être, concentration de gestes. Au cours de la lecture, on perçoit, à l’image des rivières souterraines, des bouillonnements, alors qu’à la surface presque rien ne paraît bouger. Les mots semblent venir de cet arrêt du corps face au monde qui n’en finit pas de surprendre, face à la vie qui n’en finit pas de remuer. Stéphanie Ferrat, née en 1972 à Aix-en-Provence, vit aujourd’hui à Ampus dans le Var. Poète, elle s’est également fait connaître comme plasticienne et éditrice (Pavupapri, devenu les mains). Depuis un peu plus de dix ans, elle a publié plus d’une dizaine de livres de poésies, accompagnés parfois par des œuvres d’artistes actuels. Parmi les livres qu’elle a publié depuis 2004, nous retiendrons les titres suivants : Couvrir la bouche (préface de Jean-Louis Giovannoni, Le Dé bleu, 2004 ; Corps seulement, Remarque, 2005 ; Abîmer de jour, La Lettre volée, 2007 ; Les Mains prononcées, L’Arbre à paroles, 2009 ; Caisson, La Lettre volée, 2009 ; Réceptacle, Fissile, 2009. Stéphanie Ferrat à également publié dans plusieurs revues dont Propos de campagne, La Canopée, N4728, Le Nouveau Recueil, L’animal, Rehauts...
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15.00 €
Caisson
BC
Poésie, la parole qui garde traces parce que dite avec peu de mots, assurant ainsi l’éclat de ceux-ci, refusant de céder à quelque exubérance allusive ou approximative, pour s’attacher à la précision de leurs rapports, à l’accord de leurs parcours. C’est aussi, sans doute, que chaque instant rendu est chargé à la fois d’imprévisible et d’illimité, que leur saisissement est soumis à des déplacements continus bien que souvent convergents : toujours ailleurs / le regard // attendu // au fond des yeux. La netteté des textes qui composent Caisson de Stéphanie Ferrat s’adosse à l’abrupt de chaque instant saisi, de chaque moment reconnu. Elle donne à la mémoire féconde sa portée immédiate. Et chaque poème, pour ne pas dire chaque vers, s’imprègne de fragments d’expérience du monde pour les retourner de manière à mieux conduire le lecteur aux points les plus sensibles des nœuds de sensations en les désenchaînant, cherchant alors à renouer l’expérience poétique à l’œuvre. Ces textes produisent l’impression de pulsations dont l’effet est de multiplier les cassures, non sans redéfinir, non sans reconstituer, par là, le rapport au réel. Stéphanie Ferrat (1972), poète et plasticienne, s’occupe d’une petite maison d’édition : Pavupapri où collaborent poètes et plasticiens et elle co-anime, avec Jean-Pierre Sintive, la Galerie Remarque depuis 1999. Elle a publié plusieurs livres de poésies, dont, parmi les derniers : Couvrir la bouche (Le Dé bleu, 2004) ; Corps seulement (Remarque, 2005) ; Abîmer de jour (La Lettre volée, 2007, livre sélectionné par les libraires, hiver 2007-2008). Plusieurs de ses textes poétiques ont paru dans diverses revues : Propos de campagne, La Canopée, N4728, Le Nouveau Recueil, L’Animal…
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16.80 €
Carnets à bruire
BC
Par rapport à ses autres livres, cette suite poétique d’Esther Tellermann fera date. Elle se compose d’un ensemble de textes en relation directe avec la lecture qu’elle aura réalisée des Carnets du poète André du Bouchet. Faite de rigueur et de liberté, son écriture va bien au-delà d’une simple lecture, car il s’agit d’inviter le lecteur à la suivre sur les terres de l’un des poètes les plus exigeants, et sans aucun doute, des plus importants, de la seconde moitié du XXe siècle. Chez Esther Tellermann, l’expérience de lecture est simultanément expérience du monde, proposant ainsi une approche poétique selon une double perspective : de ce qui aura été éprouvé dans le geste, dans l’instant de lecture et donc de la réception proprement dite ; puis dans le travail de création, lequel aura permis non seulement d’ouvrir selon de nouvelle voies expressives les textes lus, mais aussi de conduire à partir de ceux-ci une parole poétique au-delà du cadre sensible qui aura présidé à leur constitution. Il ne s’agit pas pour elle de limiter le traitement de la parole, comme s’il s’agissait d’un motif différé, d’un prétexte de facilité, mais bien de poser une vue sur les textes de du Bouchet à l’origine de l’écriture de ces poésies. Esther Tellermann, née à Paris en 1947, est normalienne et agrégée de Lettres. Après avoir enseigné dans le secondaire, elle est actuellement psychanalyste. Depuis un premier texte, sur L’Innommable de Samuel Beckett, dans la revue Action poétique en 1976, elle a collaboré à de nombreuses revues dont Banana Split, Poésie, Ralentir travaux, Moriturus, Le Nouveau Recueil, L’Étrangère, Rehauts ou Le Préau des collines. Elle est également membre du comité de rédaction de la revue de psychanalyse La Célibataire. Son premier recueil poétique, Première apparition avec épaisseur, obtient un prix de l’Académie française en 1986. Il est publié chez Flammarion, comme les suivants – huit recueils à ce jour, jusqu’au dernier paru chez cet éditeur en 2011 et intitulé Contre l’épisode. Son dernier recueil, Le Troisième, est paru aux éditions unes à l’automne 2013. Le travail d’Esther Tellermann figure dans de nombreuses anthologies dont l’Anthologie de la poésie française du XVIIIe au XXe siècle parue en 2000 dans la “Bibliothèque de la Pléiade”.
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16.00 €
Carpe Diem
BC
« Depuis 2015, tous les jours j’ai un rendez-vous avec mon bic noir et mon carnet Moleskine. J’y dépose un dessin et une phrase. Un journal, voici la forme qu’a pris mon travail depuis quelques années. » C’est ainsi que cette dessinatrice au trait acéré traite son quotidien, tantôt tragique et très intime comme son combat contre une dépression sévère relatée dans À l’ouest (L’Esperluète, 2017) puis contre un cancer dans Le Doute (L’Esperluète, 2020), tantôt plus ordinaire et commune, comme c’est le cas ici avec ce journal de confinement entamé en mars 2020, toujours avec cet humour caustique et libérateur qui la caractérise et lui vaut de nombreux admirateurs. Anne Wolfers a suivi une formation en gravure à l’École Nationale Supérieure des Arts Visuels de La Cambre dont elle sort diplômée en 1973. Suite à une première expérience en tant qu’assistante dans l’atelier de gravure du Chelsea College of Art & Design de Londres entre 1975 et 1976, elle devient enseignante à l’École d’Art d’Uccle de 1979 à 2015. Depuis, elle continue de pratiquer la gravure, le dessin et l’aquarelle. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles et collectives.
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22.00 €
Catalogue 1997-2003
BB
Prenant ses distances vis-à-vis de l’image spectaculaire, Marie José Burki développe une œuvre vidéographique où notre milieu naturel ou urbain est saisi avec simplicité et sensibilité dans l’écoulement troublant de sa présence. En prise directe avec le réel qu’elles ne tentent jamais de sublimer, ses œuvres se situent au carrefour du philosophique, du poétique et du politique.
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18.30 €
Catalogues I-IV
BC
Les Catalogues constituent l’une des œuvres majeures de l’écrivain grec Dimitris Dimitriadis dont l’écriture travaillée et précise porte une radicalité expressive peu commune. Il s’agit d’une suite poétique sur laquelle il a travaillé durant plusieurs années. La préparation de l’édition de ces quatre premiers Catalogues n’est pas étrangère aux diverses activités qui ont engagé l’auteur en France en 2009-2010 : l’Odéon-Théâtre de l’Europe a ainsi offert à son public l’occasion de découvrir ce grand dramaturge européen de notre temps. Deux créations, un accueil, mais aussi des lectures, des tables rondes, le soutien à un projet global de traduction d’œuvres inédites, coordonné par l’Atelier européen de la Traduction et la Maison Antoine Vitez, n’ont pas été de trop pour faire entendre cette voix si particulière, plus de quarante ans après la création du Prix de la révolte au marché noir par Patrice Chéreau. Dimitris Dimitriadis est né à Thessalonique en 1944. Poète, prosateur, romancier, dramaturge, essayiste, il a fait des études de théâtre et de cinéma à Bruxelles et à Paris entre 1963 et 1968. Sa première œuvre théâtrale, Le prix de la révolte au marché noir, est montée par Patrice Chéreau en 1968 à Aubervillers. Plusieurs de ses livres ont été traduits et publiés en français au cours des dernières années, dont Léthé (La Lettre volée, 2003). Trois de ses pièces de théâtre, Je meurs comme un pays, puis Le Vertige des animaux avant l’abattage et La Ronde du carré sont montées au Théâtre de l’Odéon au cours de la saison 2009-2010.
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15.30 €
Ce temps nôtre écru
BA
L’œuvre poétique de François Rannou s’impose comme une œuvre exigeante explorant plusieurs domaines de l’expérience de la vie. 'Ce temps nôtre écru' questionne un monde bouleversé, fluctuant, où l’Homme, en guerre perpétuelle contre ce qui fonde son humanité et son lieu (son habitation), peine à être, parfois, une conscience éveillée. Peut-on imaginer que le poème puisse donner corps à cette inquiétude, à cette nécessaire espérance teintée de cruelle lucidité ? Pour arriver à ce point de bascule, le livre est construit en 33 moments – comme le nombre de vertèbres de l’être humain, c’est dire le désir par la poésie de se tenir toujours debout. On avance dans cet ouvrage par facettes successives, faisant parfois remonter du puits de notre histoire des indices de notre présent, l’éclairant comme une lumière qui viendrait de derrière les mots, en projetant leur ombre fraîche
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14.00 €
Chaque jour est un roman
BA
Faisant suite aux agendas / carnets de notes intitulés Chaque jour est une page blanche, ce nouveau projet de journal de 365 pages comporte pour chaque jour de l’année l’incipit d’un roman de la littérature mondiale. Moments de suspens ou d’entrée dans la journée ; touches d’humour ou de mélancolie ; sollicitations de l’imaginaire et de l’action ; invitation à la rêverie, à la réflexion et, bien entendu, à la lecture en incitant à retrouver les auteurs et leurs textes, avec le soutien complice de nos confrères éditeurs. Présent à offrir ou à se faire, cet ouvrage soigné trouve aisément sa place tant sur les comptoirs des libraires que dans les boutiques de luxe.
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18.80 €
Chaque jour est un roman
BC
Faisant suite aux agendas / carnets de notes intitulés Chaque jour est une page blanche, ce nouveau projet de journal de 365 pages comporte pour chaque jour de l’année l’incipit d’un roman de la littérature mondiale. Moments de suspens ou d’entrée dans la journée ; touches d’humour ou de mélancolie ; sollicitations de l’imaginaire et de l’action ; invitation à la rêverie, à la réflexion et, bien entendu, à la lecture en incitant à retrouver les auteurs et leurs textes, avec le soutien complice de nos confrères éditeurs. Présent à offrir ou à se faire, cet ouvrage soigné trouve aisément sa place tant sur les comptoirs des libraires que dans les boutiques de luxe.
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20.00 €
Chaque jour est une page blanche
BC
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15.30 €
City Sonic
BC
À partir de l’expérience originale du festival international des arts sonores « City Sonic » (Mons, Belgique) et des nombreuses œuvres qui y ont été présentées depuis 2003, différentes entrées de ces champs audio pluriels sont ici passées en revue. Au delà des spécificités de ce « sound art » contextuel qui investit la cité pour la métamorphoser, sont explorés ici les croisements interdisciplinaires et poétiques entre son et objet, arts visuels, cultures numériques, nomadisme, environnement… Sous la direction de Philippe Franck (directeur/initiateur de City Sonic et de Transcultures), sont réunis des textes de Philippe Baudelot, Alexandre Castant, Anne-Laure Chamboissier, Philippe Franck, Gilles Malatray ainsi que des paroles d’artistes ayant participé à City Sonic, complétés par une sélection de visuels et une compilation digitale d’extraits de pièces sonores réalisées spécifiquement pour le festival (consultable et téléchargeable via un lien et un mot de passe renseignés dans le livre). Publié dans le cadre du projet Espace(s) Son(s) Hainaut(s), Plate-Forme Transfrontalière pour les musiques innovantes avec le soutien des fonds FeDer France-Wallonie-Vlanderen.
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25.00 €
Classement diagonal : Waterloo
BC
Livre d’artiste réalisé, comme l’exposition dont il est issu, à partir d’archives, de faits historiques et de micro récits avérés. Son titre se réfère au champ de bataille de Waterloo, premier bien préservé en vertu d’une loi en Belgique. L’auteur a assemblé une série de faits et de récits construisant de multiples rapports entre le champ de bataille, les terrains de golf, le développement du tourisme, la colonisation, la préservation du patrimoine, la représentation de l’histoire et la normalisation. Cette disparité apparente permet d’interroger les stratégies de normalisation destinées à figer ce qui fuit continuellement. « Classement diagonal, œuvre majeure de Bruno Goosse […]. Partant du champ de la Bataille de Waterloo (dont le panorama peint est toujours visible), il s’interroge sur notre rapport au réel et à l’image par-delà un paysage quasi mythique », écrit Bernard Marcelis. « Son propos se situe au croisement du document, de l’illustration, du dispositif morcelé, de l’interprétation par objets, textes ou photographies. un tout finalement complexe qui trace des pistes vers des considérations qui rebattent les cartes par rapport aux visions arrêtées sur le sujet. et c’est le propre de l’art, non sans aspects critiques » (Claude Lorent). Bruno Goosse est artiste. Sa pratique, souvent narrative, se développe sous forme de vidéos, d’installations de documents et de livres. La manière dont le texte, notamment juridique, et ses montages fictionnels, conditionnent notre rapport au réel, à l’image et à l’art constitue l’axe principal de ses recherches. il a publié Around Exit (Bruxelles, La part de l’œil, 2014). Il a exposé ses recherches récemment à Paris (Centre Wallonie-Bruxelles), Charleroi (BPS22), Miami, Washington (Institut culturel mexicain), Bruxelles (De Markten), Ottignies-LLn (Biennale 8), Pékin (Namoc), Berlin (Gas-station), Kassel (Documentary Film festival).
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25.00 €
Collines, ratures
BC
Collines, ratures est un récit poétique fragmentaire qui prolonge l’échappée entamée avec Champs de lutte par la recherche d’une confrontation avec le mot-même et le groupe de mots. La tension ainsi provoquée, l’affrontement avec la page et la virgule, induisent un amaigrissement de l’écriture, convoquent les différentes couches du langage, et construisent un récit : un personnage (le vous auquel le texte s’adresse) est enfermé dans un wagon – un train l’emmenant vers une mort certaine. L’avancée inéluctable du train convoque ses souvenirs – mouvement inverse donc, remontée dans le temps vers une vie pastorale, montagnarde et rugueuse, proche des éléments et des animaux. L’adresse au vous déplace le lecteur dans un autre lieu, un ailleurs temporel et géographique, situationnel. Collines, ratures aborde encore une fois la problématique chère à l’auteur du cheminement et du déplacement, inhérents ici au nomadisme rural mais aussi imposés par la déportation. La violence faite au texte entre en résonance avec celle faite par l’histoire et l’humanité au langage, au corps et au paysage. aussi, ces proses poétiques, en exaltant à la fois les lieux, le corps, la parole, et les mots pour les dire, s’imposent au lecteur comme le jaillissement d’une veille qui ne cesse de le retenir : « … à moins que toute vérité ne soit là… rabattue sans cesse, mais tapie dans les plis de la phrase et du corps… ». Franck Doyen est né le 19 mars 1970. Écrivain-poète, il a reçu en novembre 2011 une bourse d’écriture du CNL. Depuis 2014, il coordonne « PoeMa – événement autour des écritures poétiques contemporaines ». Il a animé de 2000 à 2010 la revue 22(M)dP – 22 (Montée) des Poètes : lieu de rencontre des écritures contemporaines. Depuis plus de dix ans, il anime des ateliers d’écriture poétique pour adultes et enfants. Son travail d’écriture, avant tout textuel, est le lieu de questionnements sur l’engagement d’une vie en écriture dans sa dimension sociale et politique. Il a publié notamment : Champs de lutte (aencrages&co, 2014) ; Littoral (L’atelier de l’agneau, 2013) ; VOUS dans la montagne (Le Dernier télégramme, 2012) ; Inventaire de début du jour (L’atelier de l’agneau, 2011) ; B.I.O.bio – un désastre autobiographique (Propos/2éditions, 2010) ; EC / rire au moment où (L’atelier de l’agneau, 2e édition, 2012) ; Lettres à la Première Bosse (Propos/2éditions – 2007) ; L’Arrache-lino (contre-allées, 2005).
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14.00 €
Comme le présent promet
BA
Cet ouvrage se veut une fenêtre ouverte sur le monde, l’art d’aujourd’hui et les enjeux de demain. À travers les regards croisés de critiques, créateurs, écrivains et philosophes, il interroge la multiplicité du champ artistique et ses métamorphoses passées ou à venir. Par les témoignages inédits ou les journaux de bord d’artistes qui y sont passés, y ont aimé, souffert et donné le meilleur d’eux-mêmes, il revisite la mémoire d’un lieu unique à Bruxelles – la chapelle des Brigittines – et lève le voile sur les arcanes de la création.
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14.80 €
Comme une neige d'avril
BC
Cette nouvelle suite à la fois lucide et maîtrisée de Jean-Marie Corbusier, lequel n’en est pas à ses premières armes dans sa recherche d’approfondissement de la parole poétique, tente d’accéder, au travers de l’image de la neige, à ces prismes diffus de la langue témoin des choses du monde rencontrées, toute chose sans borne comme le poème et que happe le mot : neige comme motif qui affirme et dissimule tout à la fois. Car ce monde recouvert de neige à perte de vue / ici ou ailleurs indistincts exige pour être dit ces mots justes, pour reprendre un fragment de l’un des poèmes. Cette volonté de dire juste traverse tout le livre. Trouver les mots justes pour en capter le sens, c’est vouloir dire au plus près possible ce monde hors de soi et dans lequel on se trouve projeté ; et, en quelque sorte, chercher à le voir autrement, mettre à vif tous tout ce qu’incarnent ces fragments de monde qui s’offrent à la vue se dissimulant sous le blanc de la neige. Ce nouveau livre se construit autour d’un déroulé de la parole où chaque poème, chaque fragment, cherche à exprimer ce qui fait l’essence de la poésie : à la fois le silence sur lequel elle repose, son étrangeté dans la recherche de ses formes expressives et la nécessité d’explorer de nouvelles voies langagières pour atteindre cette originalité en sa puissance de célébration. Ce livre est dès lors un refus affirmé de logiques programmatiques préétablies. Jean-Marie Corbusier, né en Belgique en 1950, s’est d’abord consacré à l’enseignement comme professeur de français. Attiré par la musique, il a poursuivi depuis près de quarante ans une œuvre poétique construite avec une très grande rigueur, dans une langue à la fois limpide, originale dans sa forme et dans ses rythmes, souvent proche de la langue poétique d’André du Bouchet par son approche du réel, toujours sensible aux accidents de la parole sans jamais négliger les hautes articulations de la pensée qui la soutiennent. Marié à l’artiste plasticienne Dominique Neuforge, son œuvre se compose d’une vingtaine de livres de poésies, la plupart publiés aux éditions Le Taillis Pré : Dans le jour soulevé (2013) ; La Lampe d’hiver (2015) ; Le Livre des oublis et des veilles (2017) ; L’Air, pierre à pierre (2018) ; Peindre : ouvrir le quotidien (livre réalisé avec Dominique Neuforge, 2019) ; De but en blanc (2020).
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17.00 €
Comment je ne suis pas devenu poète
BC
Quand un auteur avoue dès la première ligne : « Soyons franc, je ne sais pas écrire », on croit à de la provocation ou à l’amorce d’une grande farce. Et rien n’est moins vrai avec cet essai d’Hubert Antoine, drôle de bout en bout, dans sa tentative de justifier les raisons qui le poussent à écrire depuis plus de 20 ans. Florilège d’humour en surface et grande profondeur pour répondre aux questions que tout écrivain se pose : Ai-je quelque chose à dire ? Pour qui j’écris ? La démonstration est jubilatoire. À travers une vingtaine de chapitres, Hubert Antoine s’essaie à tous les genres afin de nous prouver par son contraire qu’il est incapable d’écrire : de l’éveil en poésie en passant par l’art précis de la nouvelle jusqu’à l’écriture d’un hymne anational (avec deux entractes parmi les plus comiques : ses discours de réception de l’oscar et du Prix Nobel de littérature), jusqu’au constat final : « Je ne dois pas écrire à tout prix. Ma vie se réalisera de toute façon dans son expression, dans l’incompréhension particulière et générale, dans l’accord de la mort... » D’un style limpide et percutant, ces réflexions pleines d’esprit, profondément originales gravent en dessous des yeux un sourire permanent que l’on garde longtemps après la dernière page. Hubert Antoine est né à Namur en 1971. Après des études universitaires en lettres, il s’est installé au Mexique où il vit et a enseigné quelques années à l’université de Guadalajara. Son premier livre de poésie intitulé Le Berger des nuages est paru aux éditions de L’Arbre à paroles en 1996. Par la suite, il a fait paraître La Terre retournée, Vociférations, Exercices d’évasion, tous publiés aux éditions Le Cormier à Bruxelles (1999, 2000 et 2011). Il a également publié une Introduction à tout autre chose (Paris, verticales, 2006).
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20.00 €
Complainte du vieux mâle
BC
Peu de textes poétiques du poète chilien Pablo de Rokha ont été à ce jour traduits en français. Pourtant, il demeure une figure majeure de la poésie chilienne, et même latino-américaine, du XXe siècle. Dans cette Complainte du vieux mâle, écrite quelques années avant sa mort, l’épopée se mêle au lyrisme pour nous emporter, à l’aide d’images fulgurantes, dans ces territoires où il évoque la difficile condition humaine. À la lecture de ce texte on comprend mieux ce qu’il disait de sa poésie : « Toute mon œuvre, toute, absolument toute est tragique et dionysiaque, volcanique et insulaire, dramatique et océanique, comme le continent américain. » Pablo De Rokha est né en 1894. Son œuvre poétique comporte un ensemble important de recueils qui s’échelonnent des années 1920 jusqu’aux années 1960. Voix singulière, on peut le situer facilement aux côtés de Vicente Huidobro, d’un an son aîné, et Pablo Neruda, de dix ans son cadet. Ayant vécu presque toute sa vie au Chili, il meurt en 1968 sans avoir atteint la reconnaissance qu’il méritait.
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Condamné à l’exil
BC
Pena de extrañamiento, le titre espagnol de cette œuvre d’Enrique Lihn, suggère à la fois la tristesse et le regret que nous éprouvons lorsque nous quittons un lieu qui demeurera hors de prise, qui échappera irrémédiablement à notre attente, alors que se précise la représentation d’images toujours fuyantes du réel. Condamné à l’exil puisqu’il s’agit d’évoquer les traces de ce qui reste toujours du manque après la perte. Il s’agit de l’une des œuvres importantes d’Enrique Lihn. Non seulement parce que cette œuvre tardive (publiée deux ans avant sa mort) est en quelque sorte un aboutissement de toute sa démarche poétique, mais surtout parce qu’elle témoigne plus que d’autres combien sa poésie incarne l’errance toute contemporaine au cœur des villes. Elle s’ancre à la figure du flâneur baudelairien revisité, depuis les lieux de la modernité urbaine, notamment de New York à Barcelone, de Paris à Santiago du Chili, sa ville natale. Cette poésie s’attache à des représentations qui se portent au plus près des choses et de la vie, et qui nous conduisent à se tenir à l’écoute de soi dans le rapport le plus immédiat aux réalités qui nous entourent. Il s’agit également d’une poésie des sensations qui nous maintient dans l’altérité des émotions, surtout lorsque le corps et l’esprit se trouvent coupés de leur passé, de ce que celui-ci éveille et suggère au rappel comme dans l’attente des lieux qui nous ont profondément marqués. Enrique Lihn est né à Santiago du Chili en 1929. Il a collaboré à divers journaux et périodiques en tant que critique, fondé les revues littéraires Cormoran et Manuscrits, et obtenu plusieurs prix littéraires. Il est décédé en 1988, laissant derrière lui une œuvre poétique majeure et abondante (pas moins de 36 livres de poésie et de prose) qui, aujourd’hui, traverse les frontières.
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CONSTELLATION
BC
« J’ai une très grande admiration pour André Cadere et sa barre de bois rond. L’exposition André Cadere, Expanding Art, à la Fondation CAB et la découverte de ses Lettres sur un travail m’ont littéralement inspirées, pour en faire un poème qui ne prétend pas analyser ni commenter son œuvre. Véhiculer sa parole, sa démarche, me semble plus précieux voire indispensable. En revoyant ses œuvres, en me remémorant sa démarche, j’ai eu l’idée de capter sa voix, d’utiliser ses mots, de devenir Cadere le temps d’un poème. » (L.S.)
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Corps numériques en scène (+DVD)
BC
Cet ouvrage hybride (livre + DVD) prend sa source dans la deuxième édition du festival Bains numériques d’Enghien-les-Bains, en octobre 2007, mettant en scène les corps électroniques sensibles et dans le développement du Réseau Arts Numériques (RAN, à l’initiative du centre des arts d’Enghien-les-Bains) réunissant des structures culturelles et des laboratoires universitaires français et européens engagés dans la diversité de la création numérique. Sur des enjeux croisant arts du mouvement, scènes contemporaines, recherche scientifique appliquée, formation et utilisation inventive des technologies numériques, des opérateurs culturels, des créateurs, des scientifiques, des critiques nous livrent tant leurs expériences concrètes que leurs réflexions et projets en devenir. Philippe Baudelot, « La technique, base de la dramaturgie » ; Armando Menicacci, « Un interstice impalpable » ; Philippe Franck, « Thierry De Mey, rythme entre les corps, sens entre les sauts » ; Maÿlis Dupont, « Myriam Gourfink, Contraindre » ; Philippe Franck, « Hiroaki Umeda, corps mouvement, corps son, corps scène » ; Franck Bauchard, « Écritures hypermédias et corps du texte en mouvement » ; Normand Marcy, « Technologies et créations chorégraphiques contemporaines au Québec » ; Florent Aziosmanoff, « Scènes humanoïdes pour œuvres comportementales » ; Francis Lestienne, « Les sciences du mouvement : art et handicap » ; Christian Jacquemin, « Les ateliers RAN : une expérience sensible » ; Jean-Noël Montagné, « Les arts numériques à l’heure de la reconnaissance » ; Laurent Catala, « Les festivals du corps et de la culture numérique » ; Philippe Baudelot, « Arts, sciences, industries : développer un modèle de relation » ; Mutin, « L’image du corps intime » ; Éric Prigent, « Le Fresnoy, pédagogie et création numérique » ; Pascal Keiser, « Le CECN, un trait d’union entre formation et scènes numériques ».
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Correspondances dans le labyrinthe des sons
BC
Ce recueil de textes critiques (2005-2022) constitue une correspondance – au sens propre comme au figuré –, entre Alexandre Castant et Philippe Franck autour des arts sonores. Ce sont des parcours mais aussi des écoutes actives en dialogue avec des œuvres et des artistes contemporains dont le commun dénominateur est cette matière sonore mise en espace, mais aussi en images, en réseaux et en formes diverses. Le champ exploratoire principal en est le festival international des arts sonores City Sonic, créé en Fédération Wallonie-Bruxelles en 2003 par Transcultures sous la direction artistique de Philippe Franck, et qu’Alexandre Castant a suivi et commenté depuis ses débuts. De manière plus générale, cet ouvrage propose une vision ouverte et hybride des arts sonores d’aujourd’hui considérés dans leur grande diversité de pratiques et d’esthétiques. L’acquisition de ce livre donne également accès à une compilation de pièces sonores extraites du catalogue City Sonic (label Transonic).
Disponible
24.00 €
Cover
BA
« Depuis près de quinze ans, Cécile Massart développe un travail centré sur la mémoire du déchet nucléaire et son devenir, sujet unique de l’artiste. Au fil des nombreux sites étudiés, en Europe d’abord, au Brésil et en Inde ensuite, et enfin à Rokkasho au Japon, Cécile Massart modifie la nature du regard qu’elle porte sur ces lieux. Après s’être attachée au marquage et à l’archivage des déchets eux-mêmes, l’artiste développe un travail sur les sites où sont conservés ces résidus radioactifs : lieux isolés autant que camouflés dans une programmation volontaire d’un effacement progressif. Dans Cover – ce qui couvre et est visible –, Cécile Massart se penche, cette fois, sur la couverture architecturale de ces sites radioactifs cachés dans des périphéries insoupçonnées. L’artiste veut les rendre visibles et identifiables, leur donner des lettres de noblesse qui renoue avec une certaine forme d’architecture funéraire, en particulier, celle du xviiie siècle, rêvée par les visionnaires Ledoux et Boullée. Puisant dans une iconographie archétypale et développant un répertoire de formes et de signes symboliques destinés à donner une monumentalité à ces tombeaux anonymes d’un nouveau type, l’artiste, non seulement rend lisible ce qui devait être occulté mais aussi imagine une architecture graphique faisant apparaître au grand jour un système de valeurs qu’on voulait méconnaître, tout comme Ledoux et Boullée tentaient de l’affirmer dans leurs projets utopiques. » (Catherine De Braekeleer, extrait de la préface) Cécile Massart est une artiste plasticienne belge de réputation internationale pour sa pratique de la gravure. Textes de Catherine de Braekeleer, directrice du Centre de la gravure et de l’image imprimée à La Louvière, Yves Depelsenaire, psychanalyste et Éric Clemens, philosophe.
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29.50 €
Critical Tools
BC
Le rôle de la critique architecturale est, depuis quelques années, au centre de fortes controverses, notamment dans le contexte anglophone du « Post-Criticality Debate ». Toutefois, cette idée que les théories ou les pratiques architecturales puissent être dispensées ou se dispenser de s’appuyer sur une réflexion critique, voire que l’architecture elle-même ne puisse ou ne doive être critique, a provoqué en retour une virulente défense de cette ambition et de cette vocation critiques. Le nombre impressionnant de réponses à l’appel à contributions qui a mené au présent volume en est un excellent indice. En effet, le colloque « Critical Tools / Les outils de la critique », organisé par le NeTHCA, a eu comme objectif d’identifier les lieux et les conditions de la pensée critique actuelle. Les participants se sont interrogés sur la possibilité d’une pratique critique et sur la nature des outils, des espaces et des acteurs nécessaires pour qu’une critique architecturale existe effectivement. Ce volume paraît sous la direction de Jean-Louis Genard et Hilde Heynen (qui ont assuré la présidence du colloque en 2003), en collaboration avec Tahl Kaminer. Contributions de Pierre Bourlier, Pierre Chabard, Lilian Chee / Bobby Wong, Michiel Dehaene, Bernard Deprez, Laurent Devisme, Bénédicte Grosjean, Sandra Kaji-O’Grady / Jan Smitheram, Andrew Leach, Luigi Manzione, Ana Miljacki, Véronique Patteeuw, Jane Rendell, Chris Younès, ainsi qu’un entretien entre l’artiste Jimmy Durham et Koen Van Synghel. Ce volume est le troisième d’une série d’actes de colloques NeTHCA éditée à La Lettre volée, Bruxelles, sous la direction éditoriale de Hilde Heynen et David Vanderburgh.
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19.00 €
D’après Ger van Elk
BC
Les textes ici réunis, rédigés entre 1990 et 1999, sans constituer une monographie, abordent les principales thématiques du travail de l’artiste hollandais Ger van Elk, oscillant continuellement entre le tragique et le comique. Empreinte d’ironie et de mélancolie, ses œuvres entretiennent avec l’histoire de la peinture un rapport indéniablement ludique, comme lorsqu’elles recourent au faux, à l’illusion et à la fiction, mais aussi intime dès lors que l’artiste parle toujours de nos expériences communes. Jacinto Lageira enseigne l’esthétique et l’histoire de l’art à l’École des Beaux-Arts du Mans, ainsi qu’à l’Université de Paris I / Panthéon- Sorbonne. Critique d’art, il collabore régulièrement à la revue Parachute. Il a récemment publié Des premiers mots aux derniers silences, Gary Hill (Éditions du Regard, 2001) et Michael Snow. Des écrits (avec Jean-Michel Bouhours), (énsb-a, 2002).
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14.20 €
D’être en montagne
BC
Épousant le rythme lent de l’arpenteur, le livre ouvre un parcours à travers des photographies et dessins d’amoureux de montagne, où chacun tente d’en saisir un morceau, d’en retenir un moment. De cette présence au monde, entre l’espace du paysage et le silence de l’atelier, résonne le souffle des corps. Jean-François Pirson, artiste-pédagogue, initié à la danse, professeur honoraire à l’institut d’architecture Lambert Lombard (Liège), exprime son rapport à l’espace dans des pratiques diverses : texte, dessin, photographie, marche, installation, et workshops ouverts à l’expérience plastique et kinesthésique de l’autre. La plupart de ses ouvrages sont publiés à La Lettre volée, Bruxelles : Aspérités en mouvement, 2001 ; Dessine-moi un voyage, 2006 ; Entre le monde et soi. Pratiques exploratoires de l’espace, 2008 ; Cahiers de Beyrouth, 2009 ; La Danse de l’arpenteur, 2014 ; Entre là, Carnets d’Algérie, 2015. La cellule architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles a édité en 2011 la monographie Jean-François Pirson, Pédagogies de l’espace - workshops sous la direction de Denis Gielen.
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15.00 €
D’un art pour tous
BC
Dans toutes les sociétés, les instances de pouvoir ont encouragé la transmission d’apprentissages techniques de génération en génération. en occident, jusqu’au XVIIIe siècle, cette transmission s’est effectuée au seul contentement, ou presque, des castes et familles influentes. L’orientation en a changé avec l’accession des bourgeoisies nationales aux leviers de l’économie, et ensuite, dans la seconde moitié du XIXe siècle, grâce au travail industriel. Les masses furent alors poussées à s’ouvrir aux « choses de l’art » à travers le développement de l’enseignement public et l’entreprise de vulgarisation des connaissances. ce sont ces tentatives d’éducation artistique, jusqu’aux expériences de réforme des « arts appliqués », avec la fondation d’écoles professionnelles spécialisées, qui sont décrites dans ce livre sur plus d’un demi-siècle. De leur analyse, en toute logique, se dégage une interrogation sur leur efficacité. Les programmes d’initiation aux œuvres d’art qui ont été élaborés au début du XXe siècle, les efforts pour poser les bases d’une esthétique populaire, les systèmes d’enseignement stimulant l’inventivité n’auraient-ils cultivé, en définitive, que des illusions ? Lionel Richard (1938) est Professeur honoraire des universités et a enseigné à la Faculté des Lettres d’Amiens jusqu’à la rentrée 1998-1999. À Paris, en même temps, il collaborait régulièrement à la radio (France culture), au Magazine littéraire et au Monde diplomatique. il a publié de nombreux ouvrages autour de trois sujets primordiaux : l’expressionnisme allemand, l’Allemagne nazie, les mouvements artistiques internationaux. Parmi ceux-ci : Nazisme et littérature (Maspero, 1971), Expressionnistes allemands (Maspero, 1974), L’Expressionnisme (Somogy, 1976), Le Nazisme et la Culture (Maspero, 1978), La Vie quotidienne sous la République de Weimar (Hachette, 1983), Le Bauhaus (Somogy, 1986), D’où vient Adolf Hitler ? (Autrement, 2000), Cabaret, cabarets (Plon, 1991), L’Art et la Guerre : les artistes confrontés à la Seconde Guerre mondiale (Flammarion, 1995), L’Aventure de l’art contemporain (Le Chêne, 2002).
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15.00 €
De chair et d’air
BC
Michel Collot attache la parole aux sensations qui la motive. C’est que la poésie, chez lui, est tout autant liée à un certain état de corps qu’à quelque « état d’âme ». Cet état du corps correspond à un état de grâce ou de disgrâce où, cessant d’être l’instrument docile et inaperçu de ses actes et de ses paroles, le corps attire soudain l’attention sur lui-même. Au lieu de se disperser dans tous les sens au-dehors, voilà qu’il invite à revenir au foyer d’où partent ces mouvements centrifuges qui font l’ordinaire de notre existence. Le corps est un carrefour, et le poème doit pouvoir en témoigner, en rendre l’expérience, un carrefour où se rencontrent le moi, le monde et les mots. Comme tel, il est une source de la poésie et une ressource de la pensée. De ce monde du silence monte un pressant appel à la parole conduisant à la recherche des mots pour exprimer les sensations muettes qui l’habitent. Or cette recherche s’opère elle aussi d’abord à tâtons depuis le plus obscur de la chair, dans les mille replis d’une matière ingénieuse, où des messages se mettent à circuler, frayant des chemins imprévus à la pensée. Le corps devient le lieu d’un échange intense et incessant entre le dedans et le dehors, les idées et les sensations, les mots et l’émotion. Michel Collot est poète, essayiste et professeur de littérature moderne et contemporaine à l’université de Paris III Sorbonne Nouvelle. Ce recueil est son quatrième ouvrage de poésie : Issu de l’oubli (Bruxelles, Le Cormier, 1997), Chaosmos (Paris, Belin, 1997), Immuable mobile (Bruxelles, La Lettre volée, 2002). Il est aussi connu pour ses nombreux essais : L’Horizon fabuleux (Paris, Corti, 1988), La Poésie moderne et la Structure d’horizon (Paris, PUF, 1989), La Matière-émotion (Paris, PUF, 1997), Paysage et poésie (Paris, Corti, 2005) et Le Corps cosmos (Bruxelles, La Lettre volée, 2008).
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14.20 €
De Chine
BC
Ce livre est l’aboutissement provisoire d’un projet polymorphe commencé en résidence aux ateliers de l’image (Marseille) et développé ensuite en ligne à La Lettre volée (Bruxelles). Il est surtout la décantation de de chine [objet numérique], une construction réalisée avec Antoine Fatoux, visible/lisible/écoutable en suivant ces liens : http://dechine.makaz.net et http://residence.lettrevolee.com->http://residence.lettrevolee.com/spip.php?rubrique17 L’ouvrage mêle le journal de bord d’une investigation sur l’immigration chinoise à Marseille puis à Bruxelles avec des notes historiques et des photographies de l’auteur. Anne Penders, docteur en philosophie et lettres, est écrivain et photographe. Elle a publié une dizaine d’ouvrages (romans, poésie, essais, expériences) dont Brancusi, la photographie ou l’atelier comme « groupe mobile » (La Lettre volée, 1995), Conversation avec Christo et Jeanne-Claude (Tandem, 1995), En chemin, le Land Art (2 tomes, La Lettre volée, 2000), Le Lundi d’après (Esperluète, 2007), Jaune (Le Cormier, 2009), L’Envers (Le Cormier, 2012) et a réalisé de très nombreuses courtes vidéos ainsi qu’une dizaine de créations sonores.
Disponible
28.00 €
De la peinture en général et de la couleur en particulier
BA
La démarche artistique singulière de Daniel Walravens, d’une rare exigence saluée par ses pairs comme par de nombreux critiques, historiens de l’art et autres professionnels du monde de l’art contemporain (dont, entre autres, Denys Riout, Bernard Marcadé, Daniel Soutif, Jean-Pierre Criqui, Nicolas Bourriaud, ou encore Luk Lambrecht et Jan Hoet en Belgique où son travail a été régulièrement présenté), repose sur une connaissance approfondie et une maîtrise souveraine de la production de la couleur – exercées notamment en créant des nuanciers de couleur pour différents fabricants industriels. Renversant la logique qui préside habituellement au ready-made, Daniel Walravens s’ingénie à brouiller les frontières entre l’industrie et les beaux-arts pour redonner un sens nouveau tant à la notion de « composition picturale », en analyste de ses composants, que de « peinture murale » en mettant en couleur les lieux où il est amené à intervenir, depuis l’usine jusqu’à l’intérieur du collectionneur en passant par le musée (le Louvre et le Mamco de Genève ayant notamment fait l’objet de surprenants réaménagements). Cette publication, richement illustrée, est introduite par un texte critique de Jacinto Lageira et des textes de l’artiste commentant chacune des œuvres reproduites. De la peinture en général et de la couleur en particulier – seule monographie de Daniel Walraens disponible à ce jour – est une manière de rendre justice au parcours de cet artiste atypique et de lui donner la place qui lui revient dans l’histoire de l’art français de ces dernières décennies.
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35.50 €
De la perplexité
BC
Sociologue émérite du CNRS bien connu, l’auteur emprunte ici un chemin de traverse original entre l’essai savant et l’écriture romanesque qui met le savoir universitaire à l’épreuve de la sensibilité du quotidien qu’il arpente en esprit libre et alerte. Dans ce court traité, l’auteur, adoptant la tradition d’une philosophie héraclitéenne, se référant à Jorge Luis Borges et à Vladimir Jankélévitch, met en perspective le jeu des contraires dans la vie quotidienne et dans nos manières d’appréhender le monde et les choses. La perplexité est un état du corps et de l’esprit qui accompagne nos interrogations sur la vie et sur nos relations au monde. À l’encontre de la certitude, elle suppose toujours la possibilité d’un sens « autre ». Elle est l’état originel de la « pensée interrogative ». Ce livre est composé d’une analyse de la perplexité et d’une série de nouvelles présentées comme des allégories. Henri-Pierre Jeudy, sociologue au CNRS, philosophe et écrivain, est l’auteur de nombreux essais sur les phénomènes de destruction et de conservation des sociétés, sur la communication et l’ironie, sur les stéréotypes du corps et l’art. Il a déjà publié à La Lette volée La Communication sans objet (1994) L’Ironie de la communication (1996) et La Culture en trompe-l’œil (2006), des récits dont Conte de la mère morte (1997), Aligato (1999), Même les fantômes (2002), La Zigzagure (2017) et même un recueil de poésie avec Emmanuel Tugny, La Reine Eupraxie (2006).
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17.00 €
De la retraduction
BC
On l‘a souvent dit comme une évidence, le terme retraduction comprend deux éléments, re- et traduction. il y a donc, inscrit dans la philologie, un double principe : un principe de langue et un principe d’histoire. Le principe de langue peut se comprendre à partir de la linguistique, de la poétique, d’une herméneutique ou d’une théorie de l’expression, entrées qu’on dira d’emblée n’être pas identiques. Le principe d’histoire répond quant à lui à la question de la nécessité de la retraduction, agissant à la fois pour constituer les raisons de la retraduction et pour définir les terrains sur lesquels il peut s’exercer. Si l’on veut bien admettre que tous les textes peuvent être soumis à retraduction – ce qui ne veut pas dire qu’ils le soient tous, empiriquement parlant – alors, en ce sens d’une inclusion de la retraduction comme potentialité de toute traduction, la question de la retraduction est aussi la question de la traduction. ce qu’on peut faire une fois, on peut le refaire une autre fois – ce que la question de la traduction de la Bible a emblématisé et rejoué de façon propre et, en certaines occurrences, de façon historique. Si la traduction est toujours historiquement située, y compris dans son traitement de la langue, alors toute traduction peut impliquer d’être recommencée sous la pression ou l’incitation d’une autre configuration historique, que celle-ci soit saisissement par une singularité subjective ou par une singularité objective. Sous la direction de Jean-Patrice Courtois, maître de conférences à l’Université de Paris VII-Denis Diderot. Robert Kahn, « Le Château et ses dépendances : à propos de quelques traductions de Franz Kafka » ; Alexandre Seurat, « Berlin Alexanderplatz, de la ”traduction effaçante” à la retraduction » ; Martin Kaltenecker, « Respirer avec Adalbert Stifter » ; Mario Fusco, « Retraduire Italo Svevo » ; Edoardo Costadura, « Traduire et retraduire Italo Svevo et Cesare Pavese en français » ; Jean-Raymond Fanlo, « Pourquoi j’ai retraduit Cervantès ? » ; Guiomar Hautcoeur, « Retraduire pour réinterpréter : réflexions sur les traductions de Don Quichotte par Aline Schulman et Jean-Raymond Fanlo » ; Cécile Serrurier, « Pedro Páramo de Juan Rulfo : espaces de jeu d’une retraduction » ; Pierre Chartier, « Visages français de Tristram Shandy » ; André Miquel, « La traduction : du sens à la lettre, et retour » ; Stéphane Baquey, « Les Mille et Une Nuits d’André Miquel » ; Carole Boidin, « “Vécues, rêvées et traduites” : les (re)traductions des Mille et Une Nuits ou l’expérience de l’étrangeté ».
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28.00 €
DE QUOI LE CURATING EST-IL LE NOM?
BC
Le mot « curating » est, depuis une quinzaine d’années, un mot de code particulièrement en vogue dans l’univers des expositions d’art contemporain, mais à quelles pratiques se rapporte-t-il exactement et pour quelle raison cet anglicisme a-t-il fini par supplanter, dans la langue française, le terme « commissariat » ? Répondre à ces questions ne revient pas seulement à mettre en lumière le rôle que les artistes, conservateurs de musée, auteurs et « faiseurs » d’expositions ont joué, dès les années 1960-1970, dans le renouveau apporté au champ de l’exposition. L’idée sur laquelle repose cet ouvrage est que le curating, loin d’être un phénomène récent, se rapporte à des à des (r)évolutions plus anciennes et successives, tant dans le domaine de l’accrochage et de la scénographie que dans la sphère professionnelle et institutionnelle au sein de laquelle évoluent les organisateurs d’exposition. Aussi verra-t-on que, depuis le milieu du XIXe siècle, l’activité curatoriale est passée entre les mains de protagonistes toujours plus nombreux et qu’elle oscille désormais entre une hyper-professionnalisation et une déprofessionnalisation toujours plus tangible. Il semblerait en effet que de nos jours, le métier – reconnu comme tel – soit à la portée de tout un chacun, et en particulier à ceux que l’autrice appelle les « curateurs outsiders ».
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18.00 €
De si près, l'ici du corps
BC
Bien plus qu’une méditation, une expérience à fleur de peau avec le corps comme épicentre de nos ébranlements sensibles par une figure marquante de la scène poétique francophone. Composé de cinquante fragments divisés en quatre parties, ce livre de poésie tente de cerner la part sensible qui relève du rapport qu’entretient le corps avec tout ce qui le relie et le marque profondément dès lors que son attention la plus vive se voit sollicitée. Ces textes répondent aux mots du poète et peintre chinois contemporain, Mang Ke : « Non nous n’avons rien dit / Rien que le langage de la chair ». Ces quatre suites poétiques témoignent du déroulé et de la fugacité des gestes touchant le corps, lesquels précipitent des impressions si fortes que leurs portées imprévues rejoignent les profondeurs de la vie et déchaînent l’imaginaire. En ces instants furtifs ce qui prend forme et s’enroule dans le silence appelle sa représentation. Les corps coexistants s’y trouvent perturbés. Pris dans le dialogue de leurs proximités, leurs effleurements intimes faits de gestes si habituels, devenus si proche par leurs reprises, viendront rejoindre et surprendre la candeur d’accords inconnues ouvrant à l’inouï ; et à l’éveil des désirs qui se voient associés au plus vif du vouloir-vivre. Pierre-Yves Soucy est poète, essayiste et éditeur de la revue L’Étrangère et des éditions Le Cormier et La Lettre volée. Professeur de sciences politiques et docteur en sciences sociales, il a enseigné dans diverses universités et occupé la chaire Roland-Barthes de l’université de Mexico (Unam) après avoir travaillé plus de dix ans comme Attaché de recherche à la Bibliothèque Royale de Bruxelles à titre de responsable de la Section poésie et littérature étrangère (A.M.L.). Auteur d’une quinzaine de livres de poésie et de nombreux essais critiques sur la littérature, l’art, et la culture moderne et contemporaine, ses textes ont été traduits en plusieurs langues. Derniers livres publiés : Traques, accompagné de collages de Robert Christien et de linogravures de Thierry Le Saëc (Kergollaire, La Canopée, 2017) ; Reprises de paroles (Bruxelles, La Lettre volée, 2018) ; D’un pas déviant (Bruxelles, La Lettre volée, 2019) et Vertiges de la main (texte et entretien avec Olivier Schefer (Bruxelles, La Lettre volée, 2022).
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15.00 €
Dégelle
BC
C’est dans la substance même de la parole poétique, dans le drame qui s’y joue et dont elle tente de rendre compte, que l’auteur cherche et trouve la seule forme qui lui soit nécessaire. C’est que le destin poétique n’est jamais dissocié de la destinée humaine. Rares sont les textes qui parviennent avec autant de force à traverser l’expérience sensible de la relation à l’autre, une avancée incertaine face à la fragilité et à la précarité de ce sur quoi se tient cette poésie. Rien n’est jamais acquis. Tout se défait, et se recompose pour se redéfaire. L’auteur se tient dans une position toujours difficile, voire périlleuse, sur deux plans indissociables : celui de l’imaginaire constamment travaillé par la réalité dans sa dimension la plus quotidienne, alors que rien ne se soumet simplement à un raisonnement dans la volonté de dire quelque chose à quelqu’un. Quelquefois, souvent même, ses textes donnent l’impression de monologues intérieurs mais cette parole poétique touche de plein fouet son lecteur et ne lui laisse aucune chance de verser dans l’indifférence. Séverine Daucourt-Fridriksson est née à Belfort en 1970. Après des études de lettres classiques et de psychologie clinique et psychanalytique, elle exerce brièvement le métier de psychologue avant de collaborer pendant six ans au Journal des psychologues. En 2003, elle se voit attribuer une bourse de découverte par le CNL. Plusieurs revues accueillent ses textes dont certains seront publiés dans l’Anthologie de la Biennale des poètes en Val de Marne en 2006. L’Île écrite paru en 2004 lui a valu le Prix Ilarie Voronca. Elle est également traductrice de l’islandais. En 2006, elle compose un montage poétique intitulé et ne va malheurer de mon malheur ta vie qui sera mis en scène par Eric Ruf au studio théâtre de la Comédie française. Compositrice et interprète, elle a écrit et réalisé un album de chansons, Bláa, sorti au printemps 2008. Aux éditions de La Lettre volée, elle fait paraître Salerni en 2009 et en 2012, À trois sur le qui-vive. Associée à la Maison de la poésie (Passage Molière) depuis deux ans, elle donne des lectures publiques très remarquées.
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18.00 €
Des cris dans les arts plastiques
BC
Souffrance des mères de Guernica, clameur des Sabines enlevées par les Romains, visage contourné d’une Méduse hurlante, confrontation de cris entre deux personnes dans une vidéo, œuvre-cri sonnant l’alerte contre les tragédies d’Innocents migrants en Méditerranée, ou en mobilisation en faveur de l’anthropocène… Au cœur de ces œuvres une bouche fait trou, tache noire ou creux pour le regard. En cri ou en geste, la bouche attire l’œil des spectatrices-spectateurs qui ne peuvent en obturer la béance. Mais depuis quand, pourquoi et comment ces œuvres s’intéressent-elles à ces cris ? S’adressant au public soucieux de comprendre les arts et les images, de la fresque à la performance, cet ouvrage démontre et montre que ces œuvres s’attachent, malgré leur réputation « de mauvais goût », à mettre en avant des scènes de cris afin d’en faire émerger la signification moderne. Ces cris suspendent, en effet, toute culpabilité religieuse ou allusion aux dragons médiévaux. Ce sont des cris individuels ou collectifs, pleins de réprobation envers des sources humaines (guerres, dominations, crimes), en forme d’appel aux spectateurs. Christian Ruby, philosophe, enseignant, est membre de l’ADHC (Association pour le développement de l’histoire culturelle), du collectif Entre-Deux (Base d’appui pour l’Art public) et de l’Observatoire de la liberté de création. Derniers ouvrages parus : « Criez et qu’on crie ! » Neuf notes sur le cri d’indignation et de dissentiment, Bruxelles, La Lettre volée, 2019 ; Circumnavigation en art public à l’ère démocratique, Lyon, Naufragés éphémères, 2021.
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19.00 €
Des livres pour vivre
BC
Bibliomanie, bibliophilie, bibliophagie : autant de caractéristiques d’une passion effrénée qui a littéralement conditionné la vie de l’auteur, dévorant les livres dont la disparition programmée – mais toujours différée – occupe une place importante dans ses réflexions. Cette histoire personnelle du livre est aussi un plaidoyer pour faire retrouver aux jeunes le plaisir de la lecture, rendre à l’étude sa signification originelle et étymologique de studium, c’est-à-dire d’amour, de passion, d’aventure. Ce goût du livre s’avère d’autant plus essentiel que les nouvelles technologies de la communication et la globalisation menacent de substituer le sentiment d’être connecté au monde à la connaissance de soi. Franco Ferrarotti occupa, en 1961, la première chaire de sociologie en Italie, à l’Université de Rome « La Sapienza » dont il est professeur émérite, et fonda La Critica sociologica, revue dont il reste le directeur. Lauréat de multiples distinctions scientifiques, il a enseigné en Europe et en Amérique et est l’auteur de nombreux ouvrages portant notamment sur les questions du pouvoir et de la stratification sociale, de la citoyenneté et du multiculturalisme, comme en atteste L’Énigme d’Alexandre. Rencontres de cultures et progrès de la civilisation paru à La Lettre volée en 2004.
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14.20 €
Dessine-moi un voyage / Draw me a journey
BC
Dessine-moi un voyage ! Pour répondre à cette tendre injonction, l’auteur ouvre un monde en forme de parcours ; il suit le tracé de déplacements effectués entre 1999 et 2005, entre le Québec et l’Altaï mongol. Cet ouvrage réunit une centaine de photographies en couleurs ainsi que des pages de carnets de voyage de l’auteur en fac-similé et un texte de réflexion sur le voyage, l’espace, le monde et l’humain. « Quand je marche dans la ville, la montagne ou la steppe, parfois je m’arrête pour saisir quelques morceaux du monde. Les photographies, dessins et mots, qui résultent de cette action très simple, montrent des visages particuliers de la terre, l’étendue de notre humanité. » (Jean-Francois Pirson) Jean-François Pirson (1950) est professeur honoraire à l’Institut Supérieur d’Architecture Lambert Lombard (Liège). Depuis 2005, il poursuit son travail pédagogique et ses recherches sur l’espace, dans des pratiques diverses, de manière indépendante et itinérante. Il a notamment publié La Structure et l’Objet (Liège, Mardaga,1984) ; Le Corps et la Chaise (Bruxelles, Métaphores, 1990) ; Aspérités en mouvements. Forme, espace, corps, sculpture, pédagogie (Bruxelles, La Lettre vol
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23.40 €
DÉTENTRICE
BC
Détentrice, récit de chair soufflé comme un chant, un corps déterminé, une mémoire tourné vers le ciel. Ce grand cri éblouissant à l’allure poétique est fidèle au style minimaliste de son autrice qui poursuit ici son travail de fouille intérieure dans les territoires de la mémoire.« Laurence Skivée nous écrit depuis un espace où elle n’est pas détentrice des mots, elle nous parle depuis un silence qui longe et troue son récit. Aucune posture, aucun faste sonore mais une quête d’existence qui emprunte le chemin du verbe. Il s’agit de se faire advenir à partir des coupures, des errances, de la survivance. Il s’agit d’écrire comme la mer roule son écume blanche. Au plus près du non-savoir et des vents de l’enfance, à l’affût d’un creuset de langue où se blottir. » Véronique Bergen (extrait de sa préface)
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17.00 €
Domaine des englués
BC
Cela ressemble à la lettre-journal d’un être enfermé et libre, parcourant des espaces divers à la fois réels et imaginés, un temps qui s’écoule fatalement rythmé comme nos vies. Qu’est-ce que vivre, qu’est-ce que vieillir ? Dans cette voix narrative d’un masculin usé s’immisce par trois fois la voix du poème, trois « chants ». Comme dans toute l’œuvre d’Hélène Sanguinetti, il s’agit toujours d’affirmer qu’au milieu du désastre – et le désastre désigne autant notre difficulté à nous tenir parmi les autres qu’à nous porter nous-mêmes – un chant est possible. Chant cassé, aussi lucide que têtu. Englués, mortels et vivants, nous sommes : à nous de chanter jusqu’à la fin. La poésie d’Hélène Sanguinetti suit une trajectoire où s’affirment des œuvres polymorphes, habitées par toute les expériences littéraires (depuis les contes et les légendes jusqu’aux proses et aux poésies les plus contemporaines), témoin des expériences de vie comme des expériences du corps. L’entretien mené par Jean-Baptiste Para en clôture du livre permet de découvrir comme de l’intérieur le travail qui est mené ici sur ce qu’elle appelle « du » poème, une langue visuelle et sonore, chargée de tout un peuple et de ses voix, « une sorte de matière faite de tout, où on taille, qui sonne, veut danser ». Hélène Sanguinetti, qui écrit de la poésie depuis l’enfance, est née à Marseille en 1951, et vit à Arles. Elle passe sa jeunesse dans la fréquentation continue de la mer, de la poésie et de la peinture. Dit ses poèmes en public et en musique. Fait ses études à l’Université d’Aix, devient professeur de Lettres. Chargée de mission pour la poésie au rectorat de Nancy-Metz en 1983, elle anime de nombreux stages pour les enseignants, ateliers et rencontres, jusqu’en1989. En 1999, Yves di Manno publie, dans sa collection « Poésie/Flammarion », son premier livre. Elle est traduite et publiée en plusieurs langues, notamment en anglais, aux États-Unis, par Ann Cefola. Ses principaux livres sont : De la main gauche, exploratrice (Flammarion,1999) ; D’ici, de ce berceau (Flammarion, 2003) ; Hence this cradle (Seimicity Ed., 2007) ; Alparegho, pareil-à-rien (Comp’Act, 2005, rééd. L’Amandier, 2015) ; Le Héros (Flammarion, 2008) ; Et voici la chanson (L’Amandier, 2012). Vient également de paraître : Le Grand Huit/ Die Achterbahn, « Huit poètes d’Allemagne et de France », en édition bilingue, coédité par le Castor astral et Wallstein Verlag, avec plusieurs extraits de Domaine des englués.
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20.00 €
Dominique Vermeesch, Ouïr le jamais vu
BC
Monographie consacrée à Dominique Vermeesch, artiste plasticienne, sonore et performeuse belge majeure dont les enjeux esthétiques et féministes sont clairement énoncés.« L'espace comme mon corps sont imprégnés de grandes toiles représentant un univers désolé de fin de siècle […]. L'héritage familial est traversé d'ondes mystiques issues de vocalises incompréhensibles chantées en latin […]. Il y a aussi ces gestes lents qui viennent de l'âme, un rite spirituel réalisé par un oncle prêtre chamane […]. Dans ce même espace, il y a des peintures de femmes martyres, des annonciations mélangées d'assomptions de résurrections et de morts. Ce trop-plein de sensations, d'héritages, va me forcer à me retirer, me dénuant dans un vide sans nom, un espace qui esquive le monde » dit Dominique Vermeesch en évoquant son univers. Dominique Vermeesch (alias do.space), artiste multidiscipliaire, travaille et développe ses questionnements par le texte, le dessin, la photo, le son, la vidéo et son propre corps sans oublier les archives qu'elle s'approprie et qu'elle intègre à sa mythologie personnelle et féministe et à sa pratique d'inspiration chamanique. On y croise Hannah Arendt, Françoise Collin et les Cahiers du Grif, Patti Smith, Simone Weil, Donna Haraway, la voix de Joan La Barbara ou de Meredith Monk, Lee Miller et Valentina Terechkova aussi bien que la statuaire traditionnelle africaine, des images du cosmos et de tout ce qui concerne la création, le corps, et toutes leurs mythologies. Cette monographie constitue un manifeste synesthétique mêlant le visible et l'invisible mais aussi le son, le corps et le cosmos et renvoie le lecteur à de nombreux liens audio et video hébergés sur son site web.
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22.00 €
Du dessein au dessin
BC
Dans le cadre de leur centenaire, les Instituts Saint-Luc de Bruxelles ont organisé, en novembre 2004, un colloque pluridisciplinaire sur le thème du dessin au studio du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Le dessin y fut évoqué en tant qu’instrument et capteur du réel, actualisation d’une potentialité ou d’une latence, mais encore en tant que projet – le disegno que le français traduit par le terme de « dessein » –, expression visible d’une idée, d’une représentation mentale où sont convoqués le langage, le corps, l’espace et le temps. Le dessin fut encore envisagé en tant qu’écriture vectorisant l’espace de la feuille, de la toile, du lieu où et d’où l’on écrit. Et puis il y eut l’irrépressible plaisir du trait, le vibrato de l’émotion, la légèreté d’horizons insoupçonnés et tant d’autres signes à venir. Participants au colloque : Michel Assenmaker, Éric Clémens, Pascal Convert, Patricia Falguières, Henri Gaudin, Jacqueline Lichtenstein, Marc Streker, Harald Szeemann.
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15.30 €
Du perdant et de la source lumineuse
BC
l y a lieu de préciser qu’il s’agit du premier livre de ce poète hollandais à paraître en traduction française. Son œuvre est sans doute l’une des plus reconnues de la scène poétique des Pays-Bas et est de plus en plus largement traduite. Dans la postface que nous propose sa traductrice, Elke De Rijcke, celle-ci écrit « Du perdant et de la source lumineuse décrit de façon extrêmement lucide les processus mentaux, spirituels, sensibles, émotionnels et physiques qu’un homme traverse lorsqu’il se confronte frontalement à la condition mortelle. Ces processus s’énoncent à travers des textes d’une puissance poétique surprenante, due à l’approche particulière de la forme et du contenu. chaque poème relève à sa manière le défi de rapporter une matière de vie, en essayant de comprendre en quoi cette matière consiste et comment elle peut se traduire poétiquement. Lire Ouwens est à tout niveau une véritable aventure, voire une initiation, même pour ceux qui connaissent déjà bien le domaine poétique. et s’il faut commencer quelque part pour en parler, nous commencerons par l’énigme de la forme, à partir de laquelle se déploie et se révèle le contenu. Les formes des poèmes dans Du perdant et de la source lumineuse remuent profondément la langue. si Ouwens bouscule la langue néerlandaise et la forme poétique que l’on puisse donner à cette langue, il relève en première instance le défi qui provient du contenu, en se posant la question comment ce contenu peut accéder à une forme. Pour l’auteur, il s’agit de créer une langue qui suive au plus près les sinuosités de l’expérience d’une vie. » Le livre ici traduit a été publié pour la première fois en 1997. L’essentiel de l’œuvre d’Ouwens (1944-2004) a été regroupé et publié en 2002 sous le titre Tous les poèmes jusqu’à présent (Alle gedichten tot dusver, Amsterdam, Meulenhoff, 2002). Il fera paraître un dernier ensemble de poèmes intitulé Vers le regain en 2002, une édition bibliophilique parue chez Hugin & Munin à Utrecht.
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16.00 €
Du sensible à l’œuvre
BC
Plusieurs générations de chercheurs internationaux interrogent l’esthétique de Merleau-Ponty suivant deux axes : d’une part, le dialogue constant et passionné avec des arts (peinture, littérature, cinéma) et ses protagonistes (Cézanne, Proust, Claude Simon) qui est à l’origine de l’esthétique de Merleau-Ponty, et dans d’autre part, l’impact de la pensée merleau-pontienne sur les arts, depuis le Minimal Art américain en passant par le Body Art et la danse contemporaine. Tandis que certaines contributions s’intéressent, en s’appuyant sur les inédits, au rapport jusqu’ici moins étudié que Merleau-Ponty entretenait avec la musique, mais aussi avec la photographie, d’autres contributions jaugent l’héritage merleau-pontien dans des arts sur lesquels il n’a pas lui-même écrit (la sculpture, la danse ou le théâtre). Ce volume propose donc une première synthèse générale du rapport de Merleau-Ponty aux arts, tout en en indiquant les lignes de fuite et les horizons qui en font aujourd’hui, cinquante ans après sa mort, toute l’actualité. Contributions d’Emmanuel Alloa, Ronald Bonan, Fabrice Bourlez, Mauro Carbone, Lambert Dousson, Eliane Escoubas, Barbara Formis, Paule Gioffredi, Adnen Jdey, Stefan Kristensen, Rosamaria Salvatore, Jenny Slatman, Bernhard Waldenfels, Benedetta Zaccarello.
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24.00 €
Échelles de l’exil
BA
Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d’ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d’échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C’est à éclairer cette dimension que s’attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d’aujourd’hui tentent d’en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l’art et études migratoires, cet ouvrage constitue l’une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines. Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d’art. Docteur en esthétique de l’ÉHÉSS, il est également diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Bordeaux, de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l’Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l’auteur d’"Une histoire de l’art d’après Auschwitz" en trois volumes parus à L’Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.
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29.00 €
Echo
BA
Ainsi que le rappelle très opportunément Benoît Dusart : « Ce qui anime avant tout [l’artiste] est une sorte de protocole qui subsume les différents aspects de son travail et de sa vie. Raf Thienpont médite, et cette méditation ritualise son quotidien. Ce qui pourrait n’être qu’un détail, un style et une hygiène de vie, constitue le terreau d’une œuvre qui, lorsqu’on s’y attarde, n’inspire jamais les poncifs associés généralement à certains types d’abstraction : on est loin de toute effusion dramatique, de transe créative extatique. [...] L’émergence du dessin ne relève pas d’une sorte d’épiphanie, mais d’une vigilance obstinée : les intentions épousent tous les méandres du processus, se remodelant en fonction d’une lumière, d’un outil, d’une atmosphère. Ce que la forme “exige” n’est jamais prescrit d’avance : elle se déploie dans l’échange avec le geste, dans une interaction continue et performative. » Raf Thienpont (1970) vit et travaille à Bruxelles. Formé aux arts graphiques à Saint-Lucas à Gand, il a longtemps exercé comme graphiste avant de se consacrer essentiellement à sa pratique artistique. Son travail cherche à aiguiser une sensibilité poétique dans laquelle le « ici et maintenant » et le « ne pas savoir » sont d'une grande importance. Ses dessins abstraits sur papier procèdent d’un cheminement patient, sans modèle ni formule, fait d’ajustements continus, de décisions suspendues et d’une attention toujours renouvelée à ce qui advient. Benoît Dusart est Maître assistant en sociologie à la Haute École Condorcet, conférencier à l’Ensav-La Cambre (Bruxelles). Co-curateur de l’espace d’exposition « Incise » à Charleroi. Contributions pour 'Flux-News', 'Dits', 'H(art)'... Collaborateur régulier pour la revue 'L’art même'.
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27.00 €
Écrire la sociologie
BC
Ce numéro de la Revue de l’Institut de sociologie de l’Université libre de Bruxelles propose un ensemble d’articles qui ambitionnent d’interroger l’écriture de la sociologie, c’est-à-dire de rompre avec cette idée reçue qui voudrait que les scientifiques, en sciences humaines comme dans les autres sciences, ne font pas de la littérature mais énoncent des discours de vérité qui seraient une simple retranscription neutre et objective de la réalité sociale. Or cette conception positiviste et naïve de l’écriture a été mise à mal par les tenants des sciences sociales qui ont adopté ce qu’on a appelé le « tournant linguistique » et ce volume s’emploie non seulement à réfléchir à nouveaux frais sur les règles de l’écriture sociologique qui restent encore largement à établir et à proposer deux lectures plus classiques de sociologie de la littérature (l’une porte sur les écrivains juifs de langue française et l’autre sur la question du genre dans la littérature africaine) mais aussi sur les coulisses de l’enquête sociologique. Écrire la sociologie : Daniel Vander Gucht, « Introduction : Les règles de l’écriture sociologique » ; Jean-Yves Trepos, « L’incidence des visions du monde dans l’écriture des sciences sociales » ; Christophe Voilliot, « Écriture sociologique et romans d’élection » ; Matthieu Béra, « Le double Je de Durkheim » ; Clara Lévy, « Pour une analyse sociologique de l’écriture littéraire. Le cas de l’étude sociologique des œuvres des écrivains juifs de langue française » ; Ernest Bassane, « La transgression des normes sociales dans le discours littéraire : dialogue entre littérature et sociologie dans La vie en rouge de Vincent Ouattara » ; Les coulisses de l’enquête : Giulietta Laki, « À quoi tient une enquête de terrain ? Postures épistémologiques en chair et en os » ; Rachel Brahy, « Au cours de l’enquête : récit méthodologique d’une recherche doctorale sur le théâtre-action ».
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25.00 €
Écrits prématurés et troubles chroniques
BC
Les textes réunis dans ce volume procèdent pour la plupart de notes prises sur le vif, d’idées jetées sur le papier avant qu’elles ne s’évaporent, de chroniques de la vie quotidienne, mais on y trouvera aussi des ébauches de livres ou encore des articles publiés dans des journaux, revues et autres publications plus ou moins confidentielles ou éphémères. Le caractère hybride de ces écrits, qui tiennent du journal intime et de l’essai sociologique, trahit les tiraillements de l’auteur entre le souci de méthode propre aux sciences humaines dont il est devenu en quelque sorte un professionnel et des velléités littéraires non résolues. Ces exercices d’observation et d’analyse qui courent sur plus de trente ans, mêlant apartés sentimentaux et considérations sur l’époque, se présentent donc inévitablement aussi comme les fragments d’un itinéraire intellectuel et moral. Daniel Vander Gucht (1958) est professeur de sociologie à l’université libre de Bruxelles où il dirige le Gresac (Groupe de recherche en sociologie de l’art et de la culture) et la Revue de l’Institut de sociologie. il a publié plusieurs essais dont L’Art contemporain au miroir du musée (Bruxelles, La Lettre volée, 1998) ; Art et politique. Pour une redéfinition de l’art engagé (Bruxelles, Labor, 2004) ; La Jalousie débarbouillée. Éloge de l’incertitude amoureuse (Bruxelles, Labor, 2005 ; réédition Bruxelles, La Lettre volée, 2014) ; Ecce homo touristicus. Identité, culture et patrimoine à l’ère de la muséalisation du monde (Bruxelles, Labor, 2006) ; L’An passé à Jérusalem. Journal yérosolymitain (2004-2005) (Bruxelles, La Lettre volée, 2008) ; L’Expérience politique de l’art. Retour sur l’engagement artistique (Bruxelles, Les impressions nouvelles, 2014).
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19.00 €
Écriture et expérience de la vie ordinaire
BC
L’une des marques de fabrique du contemporain littéraire réside dans son investissement du réel, conçu comme un espace à arpenter et documenter, un terrain d’enquêtes plus ou moins exotiques, et une matrice de l’écriture. De ce projet général, cet essai met au jour un aspect singulier car il porte sur des textes s’élaborant à partir de protocoles d’action, qui orientent les gestes de leurs auteurs et autrices, et les modalités de leur écriture. Qu’il s’agisse de faire des courses, un trajet en métro, d’arpenter les friches urbaines ou d’observer les passants dans la rue, ce sont toujours des formes et des usages de la vie ordinaire qui sont en jeu. Ces écrivains et écrivaines s’attachent à les enregistrer ou bien à instruire des règles vouées à en détourner le cours, en s’inspirant souvent des pratiques de l’art contemporain ou des méthodes des sciences sociales. Dans leur minimalisme parfois radical, leurs textes, qui s’échelonnent des années 1970 à nos jours, questionnent autant notre rapport au réel que notre imaginaire de la littérature. On se propose ici de montrer comment ils contribuent à la définition de quelque chose comme un contemporain en littérature. Maryline Heck enseigne la littérature française contemporaine à l’université de Tours. Elle a notamment publié Georges Perec. Le corps à la lettre (Corti, 2012) et traduit de l’anglais l’essai de Michael Sheringham, Traversées du quotidien (PUF, 2013). Elle a co-dirigé deux Cahiers de l’Herne, sur Patrick Modiano (2012) et Georges Perec (2015), ainsi que le volume P.O.L : Futur, ancien, actuel (Presses du réel, 2023).
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26.00 €
Écriture première
BC
Dans la foulée d’un précédent ouvrage intitulé Art Poems publié dans la même collection, ce recueil est composé de brèves suites consacrées à la création picturale, depuis l’art pariétal jusqu’à la création la plus contemporaine, que ce soit à travers les œuvres de Mark Tobey, Lee Ufan, Gerhard Richter ou encore d’Evi Keller. Sa poésie demeure parole d’ouverture et plus particulièrement encore lorsqu’il s’attarde sur la création picturale appréhendée comme avènement d’un événement. Ici, Stéphane Lambert rejoint les thèmes les plus décisifs qui traversent son œuvre littéraire, que celle-ci épouse la forme du roman, de l’essai, et bien sûr, de la poésie. Pour l’auteur de ces textes, sentir et percevoir trouvent leur manifestation sensible à travers la recherche de nouvelles formes expressives, si ce n’est par la figuration, par la construction d’un espace pictural visant une représentation, pour ne pas dire une présentation. Tout au long de ces suites, l’auteur parvient sans difficulté à étonner son lecteur, à la fois par la rigueur dont il fait preuve, par la précision de ses observations, du fait que sa propre expérience intérieure rejoint celles qui se manifestent au cœur des créations picturales qui sont aussi d’autres expériences de la vie. Stéphane Lambert (né à Bruxelles en 1974) est licencié en langues et littératures romanes de l’université libre de Bruxelles. Essayiste et poète, il a été éditeur littéraire, journaliste, réalisé plusieurs documentaires et fictions sonores pour la RTBF et France-Culture et a été primé par l’Académie française et par l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Ses Visions de Goya ont obtenu le prix Malraux en 2019. En mai 2009, l’actrice Micheline Presle, avec laquelle il a publié un livre d’entretien (Di(s)gressions, Stock), a lu son texte L’Adieu au paysage consacré à Claude Monet dans la salle des Nymphéas de l’Orangerie puis au Grand Palais en 2010. En 2012, Dans le désordre de Claude Régy (Arles, Actes Sud), coécrit avec Stéphane Lambert, a obtenu le prix du Meilleur livre sur le théâtre décerné par le syndicat de la critique théâtrale. Il a également publié à La Lettre volée : Le Jardin, le séisme. Dans les pas de François Muir (2013) et Art Poems (2018).
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17.00 €
Elizabeth Garouste & Mattia Bonetti 1981-2001
BC
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34.50 €
Éloge de Marcel Broodthaers
BC
« Avec les arts plastiques, je n’ai pu que m’engager en terrain ennemi », disait Marcel Broodthaers. Quel est le sens de cet engagement ? Quel est l’enjeu du combat qui le conduit à la douloureuse décision de délaisser le champ de l’écriture poétique ? Son œuvre multiforme déjoue les interprétations. Plusieurs fils s’y tressent, selon une logique originale que déploie cet Éloge. Les références essentielles en sont Mallarmé, qu’il tient pour « l’inventeur de l’espace moderne », Magritte, à qui il fait crédit d’un « resserrement de la notion de sujet » et Lacan, pour qui « la vérité a structure de fiction ». Une poétique de l’objet et de l’absence d’objet s’en déduit, ainsi qu’une pratique ironique des équivoques de la communication. S’y dessine la figure d’un artiste génial, qu’on n’a pas fini de découvrir. Yves Depelsenaire, est psychanalyste à Bruxelles, membre de l’École de la cause freudienne et enseignant à la section clinique de Bruxelles (Institut du champ freudien). Il est l’auteur de nombreux travaux sur les connexions de la psychanalyse avec la philosophie, la littérature, l’art et la politique. Il a notamment publié Une analyse avec Dieu. Le Rendez-vous de Lacan et de Kierkegaard à La Lettre volée en 2004 et Un musée imaginaire lacanien toujours à La Lettre volée en 2009 (réédition augmentée en 2016). Il est également l’auteur de L’Envers du décor (Cécile Defaut, 2013) et de La Vie anecdotique (La Lettre volée, 2019).
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15.00 €
Encoches
BC
C’est ainsi : Vérène, Toinon, Ulrich et Cécile voient sans cesse la misogynie ordinaire se rejouer dans leur vie ; constamment, il et elles en subissent la logique. La haine des femmes s’y double de l’horreur du féminin – le féminin en chacune et en chacun. Le féminin comme marque d’un certain penchant, d’un goût plus ou moins prononcé pour ce qui reste ouvert, ce qui fuit, ce qui ne se suffit pas. Autant dire que Vérène, Toinon, Ulrich ou Cécile ne sont plus à l’abri de rien, quand celles et ceux qui préfèrent les formes closes et les ensembles pleins croisent leur chemin. Tôt ou tard – c’est certain –, on leur décochera un énoncé mortifiant. Alors, la flèche fusera et, se fichant dans leur chair, les projettera au bord de l’abîme où on les verra vaciller. Avec une encoche dans l’âme – encore une –, quelque part entre le cœur et l’abdomen.
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21.00 €
Enquêter dans l’histoire : sensibilités pragmatiques
BC
S’interroger sur le geste comparatif et l’historicisation dans les sociologies de “sensibilités pragmatiques” n’est pas quelque chose de neuf. Imaginer que ces travaux n’auraient mobilisé qu’un situationnisme ou présentisme méthodologique revient à ignorer une part essentielle de leurs contributions aux sciences sociales contemporaines. Il n’empêche que, pour faire face à d’importants malentendus, le travail de démonstration de cette ouverture des sociologies pragmatiques au-delà de la situation doit être remis sur le métier. Il s’agit, dans ce numéro de la Revue de l’Institut de Sociologie, de montrer que ces approches ne se sont jamais réduites à investiguer des situations dans un hic et nunc détaché de tout et d’en livrer de nouvelles preuves et illustrations aux lecteurs. Contributions de Marta Roca i Escoda, Joan Stavo-Debauge, Julien Charles, Rachel Brahy, Laura Silva-Castañeda, Mathieu Berger, Sarah Gilsoul, Jean-Louis Genard. La Revue de l’Institut de sociologie de l’université libre de Bruxelles est une revue de sociologie générale de langue française éditée sans discontinuité depuis 1920. Les numéros parus à partir de 2010 sont mis au catalogue des éditions de La Lettre volée et diffusés en librairie par leurs soins. Pour les archives, il faut contacter Mme Anne Bivert, secrétaire de rédaction de la revue : ris@ulb.ac.be
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28.00 €
Entre là
BC
Entre là dessine une double constellation. La première découvre des lieux de la même terre : Almeria, Alger, Sidi Bel Abbès, Berthelot / Youb, Oran, Marseille, Bruxelles, Douchy-les-Mines, Semeniškiai, Banja Koviljača ; la seconde manifeste une part de notre humanité : Claudine Gil, Lakhdar Hatem, Wassyla Tamzali, Véronique Nahoum-Grappe, Hendrik Sturm, Fernand Deligny, Élisée Reclus, Pier Paolo Pasolini, Jonas Mekas, d’autres femmes et hommes encore. De ces lieux et de ces présences, du tissage de leurs parcours, naît une forme mouvante, un astérisme imaginaire, l’Entre là. L’auteur revient ensuite sur le workshop « Cartographie de ma naissance » qui envisage la naissance en terme de lieux et de chemins successifs, matérialisés par une cartographie en forme d’installation dans différents espaces, telle l’École des beaux-arts d’Alger. Jean-François Pirson est artiste-pédagogue. Architecte, initié à la danse, doctor ès belles arts, (Barcelona), professeur honoraire à l’Institut Supérieur d’Architecture Lambert Lombard (Liège), Jean-François Pirson exprime son rapport à l’espace dans des pratiques diverses (dessin, photo, installation, texte, marche) et poursuit ses activités pédagogiques et plastiques de manière indépendante et itinérante. Il a notamment publié, à La Lettre volée, Aspérités en mouvements (2000), Dessine-moi un voyage (2006), Entre le monde et soi, Pratiques exploratoires de l’espace (2008), Cahiers de Beyrouth (2009), La Danse de l’arpenteur (2014).
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21.00 €
Entre le monde et soi
BC
Cet essai propose un cheminement qui se déroule au fil des jours (du 22 février 2005 au 20 juin 2007). L’auteur prend le temps d’écrire et celui de vivre l’espace. Il en résulte ce qu’il ose appeler, à l’instar de Kenneth White ou de Gilles Deleuze, une pensée du dehors, nomade. Et c’est bien dehors, à travers les villes et les régions qu’il parcourt, que Jean-François Pirson nous entraîne pour ouvrir notre regard sur l’espace du corps, les territoires et ses limites, le paysage, dans leurs relations à la terre, considérée comme l’étendue de notre humanité. Bien que solitaire, l’auteur n’est jamais seul dans le monde et les jours qui le font. Il convie dans son texte des événements (la mort de son père, la pleine lune, un mail de sa compagne, le projet d’un étudiant...) et des personnes (Francesco Careri, Michel de Certeau, Francis Alÿs, Catherine Grout, Lou, Véronique Nahoum-Grappe...) qui engagent leur vision singulière dans l’espace. Ainsi, Entre le monde et soi s’adresse à tous ceux qui questionnent l’espace que chacun déploie en regard de sa naissance sur une terre habitée. Car, si dans cette déambulation se croisent, pratiques personnelles, prolongements pédagogiques et affinités sélectives, une grande place est laissée au lecteur pour qu’il y entrelace, entre, son rythme et son espace. Jean-François Pirson, artiste-pédagogue, professeur honoraire à l’Institut supérieur d’architecture Lambert Lombard (Liège), exprime son rapport à l’espace dans des pratiques diverses (dessin, photo, installation, texte, marche). Depuis 2005, il poursuit ses activités pédagogiques et plastiques de manière indépendante et itinérante. Il a publié La Structure et l’Objet, Liège, Mardaga, 1984 ; Le Corps et la Chaise, Bruxelles, Métaphores, 1990 ; Aspérités en mouvements, Bruxelles, La Lettre volée, 2001 ; Dessine-moi un voyage, Bruxelles, La Lettre volée, 2006.
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15.80 €
Éric Poitevin
BA
Catalogue de l’exposition du Plateau (15 septembre - 21 novembre 2004). Pour son exposition monographique au Plateau, Éric Poitevin a choisi de montrer un ensemble de photographies inédites et récentes de nus. Éric Poitevin s’est surtout illustré par ses paysages, vues rapprochées de broussailles, sapins, qui proposent une vision microscopique de l’infini et de la prolifération des signes de la nature. Ces images, qui procèdent du all-over, brouillent la perception et bouleversent la distance possible du regard face à leur frontalité. Avec leur contrainte de lumière, elles saisissent le végétal au plus près, pour mieux s’en éloigner, s’en émanciper, et former des images proches de l’abstraction gestuelle et des drippings de Pollock. En multipliant les photographies, Eric Poitevin vise à nous faire oublier le paysage et l’élément naturel pour nous dévoiler la nature véritable de l’image ; son essence sensible, son épaisseur et son temps. De nombreux ouvrages monographiques et catalogues ont déjà été consacrés à cet artiste contemporain français internationalement connu.
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17.30 €
Essais sur les genres en peinture
BC
Les trois essais qui composent ce volume examinent les genres traditionnels en peinture : la nature morte, le portrait et le paysage. On y verra, en s’appuyant sur des analyses de tableaux, comment la logique qui préside à ces genres conditionne concrètement l’organisation de la peinture. La notion de « vanité » à l’œuvre dans la nature morte du XVIIe siècle qui porte les objets jusqu’aux limites limite du rien, le regard et la présence du modèle dans le portrait, la compression du monde et du lointain dans le paysage et l’intériorisation du lointain comme sentiment. La portée et la force de ces images individuelles peuvent être le signe de leur aptitude à s’affronter aux possibilités et aux limites d’un genre, et à les mettre en tension. Le livre suggère qu’il est très difficile de sortir des genres traditionnels, et que beaucoup d’images actuelles, implicitement ou de façon affichée, puisent leur signification et leur fonctionnement dans cette logique générique. Bart Verschaffel (1956) est philosophe, titulaire d’une chaire de théorie de l’architecture à l’université de Gand et professeur de sémiotique à l’université d’Anvers, lauréat de l’Académie Royale pour les Arts et les Sciences, département Lettres (1986) ; prix de la Culture de la Communauté flamande – prix de la critique (2002) et auteur de documentaires sur des artistes belges (Antoine Wiertz, Thierry De Cordier, René Magritte, Jan Fabre…) en collaboration avec Jef Cornelis. Parmi ses nombreuses publications, citons De Glans der Dingen (1989) ; Rome. Over theatraliteit (1990) ; Figuren. Essays (1995) ; Architecture is (as) a Gesture (2001) ; À propos de Balthus. Le Roi des chats. Le regard sondeur (2004).
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17.30 €
et la moëlle fabrique…
BB
« Ces 33 dessins du cycle Génération de Steve Kaspar sont des destins en route, des virtualités en passe de s’actualiser. Leur aspect sommaire tient à la dimension moléculaire des objets partiels qu’ils associent comme dans un rêve ; c’est un ars combinatoria basé sur un vocabulaire restreint et contraint qui débouche sur une interprétation élargie. C’est pourquoi ce travail se situe aux antipodes de la virtuosité académique pour s’ancrer dans la fragilité d’un langage réformé, comme l’est le poème, la formule alchimique, l’oracle mais aussi la novlangue du schizo. […] Artiste subtil, Steve Kaspar a bien compris les bénéfices de l’allusion, cette présence implicite, comme le notait André Masson, qui met en œuvre "des moyens ayant en vue la discrétion, la délicatesse et le secret". Chaque signe fait au contraire partie d’un dessin complexe qui ne réduit ni ne résout jamais rien. Il s’agit plutôt d’une œuvre qui "garde le caractère ironique d’une énigme et ne se révèle que par l’interrogation qu’elle propose", comme le notait Blanchot à propos du Moby Dick de Melville. » (Denis Gielen, extraits du texte inclus dans ce volume.) Steve Kaspar (Luxembourg, 1952) a participé et étudié au Nouveau Théâtre Musical de Cologne sous la direction de Mauricio Kagel. De 1976 à 1988, vivant principalement entre Luxembourg et Bruxelles, il effectue des expérimentations et performances sauvages, de la poésie sonore, des pièces radiophoniques et des peintures. De 1989 à 1996, il s’est consacré à des cycles de dessins et, depuis 1997, favorise la vidéo, les installations audio-visuelles et, avant tout, les compositions sonores. Steve Kaspar a déjà publié à La Lettre volée The Following Day, Fragments ; les multiples Sprite 1, 2 et 3 et Soundfields, coffret de 3 CD, diffusé par le label belge Sub Rosa.
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28.40 €
État Néolibéral et régulation de la pauvreté urbaine selon Loïc Wacquant
BB
Études consacrées à la marginalité, l’ethnicité et la pénalité dans la ville néolibérale, soit une cartographie analytique inspirée par les écrits de Loïc Wacquant. Depuis les années 1990, il mène une réflexion sur les processus de criminalisation de la misère, l’hypercarcéralisation et la marginalité urbaine aux États-Unis en lien avec la question raciale. Contribution de Loïc Wacquant ; Mathieu Hilgers, « La production de l’État néolibéral » ; Jean-Louis Genard, « Que peut nous apprendre l’ouvrage Punishing the Poor sur la régulation de la pauvreté dans le contexte européen ? » ; Mathieu Van Criekingen, « Marginalité avancée et politiques urbaines. Une lecture située de Parias urbains au prisme de la gentrification urbaine » ; Charlotte Vanneste, « Division ethnoraciale et pénalisation » ; Michel Agier, « Le ghetto, l’hyperghetto et la fragmentation du monde. Varia : Benedikte Zitouni, « Asphalter ou désasphalter Bruxelles : comment l’hygiénisme du passé rencontre l’écologie politique d’aujourd’hui » ; Chloé Cardinal, « L’artiste plasticien professionnel : aléas d’une profession atypique » ; Jean-Yves Causer et Gilles Ferréol, « Émotions et lien social. Éléments d’analyse de quelques dynamiques de professionnalisation ». La Revue de l’Institut de sociologie de l’université libre de Bruxelles est une revue de sociologie générale de langue française éditée sans discontinuité depuis 1920. Les numéros parus à partir de 2010 sont mis au catalogue des éditions de La Lettre volée et diffusés en librairie par leurs soins. Pour les archives, il faut contacter Mme Anne Bivert, secrétaire de rédaction de la revue : ris@ulb.ac.be
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25.00 €
Étude sur Mallarmé
BC
Mario Luzi (1914-2005), l’un des plus grands poètes italiens du XXe siècle, est aussi l’auteur d’une œuvre importante d’essais sur la littérature et son histoire. Si l’essentiel de son œuvre poétique est désormais traduit en français, il n’en va pas de même pour ses essais. Ce livre est la première traduction de son étude sur Stéphane Mallarmé, publiée en 1952. En Italie, pour sa génération, le poète français avait été un modèle d’autonomie spirituelle à opposer à la rhétorique du régime fasciste. Luzi y revient après la guerre, dans un moment de crise et de régénération de son pays et de sa poésie, et le réinscrit dans un contexte européen : au-delà des filiations évidentes, françaises, il retrouve les échos de Mallarmé chez Yeats, George, les Espagnols, mais surtout chez Eliot, Rilke et Ungaretti. C’est à partir de leur expérience radicale du langage et de la poésie, qui est aussi la sienne propre, que Luzi relit le corpus poétique de Mallarmé. Par des analyses denses et rapides, il retrace une « biographie intellectuelle » du poète, où le contexte n’est plus séparable des significations intérieures. La finesse de son analyse esquive certaines alternatives trop simples de l’histoire littéraire (continuité / discontinuité, influence / invention) et rend à l’histoire et à l’expérience de la poésie la complexité qui leur revient.
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20.00 €
Faire bien l’homme
BC
Robert, René, Moi et le Monde… La difficulté à « faire bien l’homme » est ici l’affaire de chacun — comme l’illustrent les figures complices de Robert et René — mais aussi quelquefois celles de notre siècle. Vade-mecum de l’anti-salaud, Faire bien l’homme est aussi bien un livre de « métaphysique appliquée », de pédagogie illustrée, de philosophie portative. Taillé en courts chapitres, le livre, qui emprunte à l’art de la fugue, trace quatre chemins à parcourir sans ordre, selon l’heure et l’humeur ou, au contraire, dans son déroulement plus initiatique. Jean-Pierre Chopin, docteur ès lettres, est écrivain et philosophe. Il est l’auteur d’articles, d’une pièce de théâtre : Mensonges très ordinaires, et a publié Topologie du salaud (Bernard Barrault, 1985) et Paul Valéry. L’espoir dans la crise (Presses Universitaires de Nancy, 1992). Il participe à l’édition régulière de l’Intégrale des Cahiers de Paul Valéry chez Gallimard avec le groupe du CNRS.
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20.80 €
Faire la cité
BC
L’imaginaire que nous inspire la cité se confond aujourd’hui le plus souvent, dans un renversement tragique de sa conception humaniste, avec ce qui était jadis à son extérieur : la banlieue. cette mise au ban d’une partie importante de la société va à l’encontre de ce que la notion de la cité devrait évoquer : l’association des hommes libres qui acquiescent aux conditions d’une existence commune. L’interrogation des facteurs constitutifs de la cité, dont les projets de régénération urbaine, montre l’importance que jouent les imaginaires sous-jacents, puisque les représentations stéréotypées s’immiscent jusque dans les relations interpersonnelles et produisent des clivages, qui rendent les échanges véritables de moins en moins probables au-delà des cercles d’appartenances. Comment alors faire la cité ? Comment créer des images et dispositifs pouvant influer sur ces imaginaires dans l’espoir de créer de nouvelles formes pacifiées d’un vivre-ensemble ? Et quel rôle les artistes peuvent-ils jouer dans la proposition d’alter-narratifs aux discours dominants ? Les contributions réunies dans cet ouvrage proposent d’approfondir ces interrogations de différents points de vue, en croisant les regards dans une perspective transdisciplinaire. Sommaire : André Sauvage, « Faire avec l’imaginaire urbain » ; Joëlle Zask, « remarques sur les conditions artistiques et politiques de la cité » ; Jochen Gerz, « créer une ville culturelle » ; Frédéric Sotinel, « telle qu’en elle-même enfin la vie la change » ; Léonor Graser, « Les singes viennent de sortir du zoo » ; Marion Hohlfeldt, « Faire la cité » ; Ophélie Naessens, « Parcours de paroles » ; Martha Rosler, « L’art contemporain au centre et à la périphérie » ; Mari Linnman, « L’action nouveaux commanditaires – un art démocratique » ; Jonathan Vickery, « Public Authorship et politique du lieu » ; Hélène Bailleul, « Petite et grande fabrique d’image de la ville » ; Antoine Beaufort, « construire la ville numérique, reconquérir l’espace public » ; Christian Le Bart, « Les élus locaux comme producteurs d’imaginaires urbains » ; Roselyne Quéméner, « Filmer sur commande (la ville), tu imagines ? analyse de Lettre à Freddy Buache de Jean-Luc Godard » ; Éric Van Essche, « imaginaire et multitude dans la cité : le cas Francis Alÿs » ; Nicolas Combes et Romain Louvel, « Libre affichage Libre » ; Catherine Guy, « Gare et quartier de gare : la collision des imaginaires » ; Christophe Pittet, « L’art comme nouveau paradigme du lien social ou instrument de la pensée libérale ? »
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24.00 €
Feu la critique
BC
Plaidoyer pour une revitalisation de la critique d’art étayé par trois essais exemplaires sur Fernand Léger, Juan Gris et Joseph Beuys. La critique littéraire est également convoquée pour rappeler la critique d’art à ses exigences et ses devoirs, comme en témoignent les études consacrées à Jean Echenoz, Michel Houellebecq ou Peter Sloterdijk. La troisième partie du livre aborde les débats et les polémiques à propos de l’ambition de l’art à remplir une fonction politique. Rainer Rochlitz (1946), directeur de recherche au CNRS, a notamment publié aux éditions Gallimard : Le Désenchantement de l’art. La philosophie de Walter Benjamin, 1992 ; Subversion et subvention. Art contemporain et argumentation esthétique, 1994 ; L’Art au banc d’essai. Esthétique et critique, 1998, ainsi qu’une édition des essais de Walter Benjamin, Œuvres, 3 t., 2000.
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18.30 €
Feuillaison
BA
Livre des livres, livres des jours, cet ouvrage accompagne le travail d’une peintre pendant trente ans. Chaque jour apporte un peu de peinture qui réveille le corps de la peintre. La main, son outil, tourne les pages et expérimente les résistances et les opportunités de l’huile, de l’encre, du crayon. Empreinte après empreinte, Aïda Kazarian marque le temps et chronique la vie de ses amis, de la famille et des artistes qui l’entourent. Chaque livre peint est comme une poignée de main, la rencontre d’un souvenir, la marque d’une naissance, de la neige qui tombe, d’un décès. Obituaire coloré, 'Feuillaison' est une chronique inédite qui nous fait entrer au plus intime dans le travail de l’artiste. Le livre est chapitré, année par année : tous les livres réalisés dans l’année y sont reproduits avec des réminiscences musicales et des souvenirs personnels. Aïda Kazarian bâtit depuis quarante ans une œuvre peinte qui se manifeste dans des tableaux, des livres, des interventions dans l’espace. Son monde est celui de l’icône, quel que soit le support ou le médium. Son œuvre est produite la plupart du temps directement avec son corps : son doigt, sans pinceau ni outil. Sa peinture prolonge une tradition ancienne, celle des tapis. Ses deux parents étaient restaurateurs de tapis d’Orient. Après des études à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, où elle enseigna, elle entame une carrière qui l’amène à exposer tant en Europe qu’en Amérique du Nord. Lauréate du Prix Evenepoel (1980) puis du Prix Bolly-Charlier (1998), elle est élue membre de l’Académie royale de Belgique, Membre de la Classe des Arts, en 2005. Alexandre Vanautgaerden (1965), historien d’art et commissaire d’expositions, a dirigé le musée de la Maison d’Érasme à Bruxelles, la Bibliothèque de Genève et actuellement le réseau des médiathèques d’Ardenne Métropole comprenant plusieurs fonds de poésie (fonds Arthur Rimbaud, Guy Gofette, André Welter).
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80.00 €
Feuille du cerveau
BC
Sans jamais négliger la richesse et la diversité de la production artistique de Giuseppe Penone, c’est la cohérence de sa démarche dont il s’agit de rendre compte à partir du commentaire d’une œuvre réalisée en 1990, Foglia del cervello. Suivre le parcours de l’artiste, et les indications qu’il donne à travers les notes qui accompagnent ses travaux, c’est ici discuter « l’égalité avec les choses » affirmée par Penone comme ce qui anime tout son cheminement. Parce qu’il se détache de toute convention, parce que son œuvre n’appartient à aucun genre, Penone rend possible l’étonnement. Le point de départ de Foglia del cervello est une réflexion sur l’esprit, sur l’art comme cosa mentale. L’œuvre produit la confusion en donnant à penser, en se jouant de tout ce qu’elle suggère, en obligeant surtout à penser l’espace. Foglia del cervello se présente comme un paysage, et comme le grand dessin des nervures d’une feuille. Qu’en est-il de son espace, et de la temporalité qu’elle déploie, de la mémoire qu’elle découvre ? Elle pose ces problèmes, et celui de ses conditions d’exposition, celui du rapport entre son projet et son exécution. Elle brouille les catégories et elle contrarie la distinction trop commode du naturel et du culturel. Réalisé à partir du relevé d’une empreinte, le cheminement semble suggérer une unité entre physique et métaphysique, entre le toucher et le visible, lorsque, dans le travail, toutes les fa-cultés de l’esprit sont requises, l’œuvre se faisant aussi par un engagement de tout le corps. La toile n’est pas seulement parcourue des yeux ; elle devient l’espace immense d’un libre acte de parcours. Stéphane Vignon enseigne la philosophie au lycée Camille Claudel de Troyes. Outre des traductions de l’italien, ses travaux portent sur l’esthétique italienne du XXe siècle, sur l’œuvre de Benedetto Croce, ainsi que sur la critique et l’histoire de l’art post-crocienne.
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21.00 €
Fiction territoriale (art, jeu, scène, territoire)
BC
L’ouvrage de Raya Lindberg, à la fois essai esthétique et archives, est composé de trois parties : les propositions de la plateforme de recherche et d’expérimentation artistique espace potentiel fondée en 2018 ; des essais de l’autrice avec un abstract en anglais et quatre entretiens avec les artistes invités. Le livre envisage ainsi la création artistique contemporaine dans son articulation au document et selon la notion élargie de dramaturgie. Il regroupe une vingtaine d’artistes belges, français et internationaux invités à exposer et à dialoguer à partir de ces approches. La forme et les enjeux de l’exposition y sont abordés selon une expérience critique permettant une compréhension renouvelée du monde actuel. Raya Lindberg critique d’art (AICA), autrice, curatrice, chercheuse en esthétique (art, philosophie, littérature). Elle enseigne en école d’art en Belgique (ERG, École de recherche graphique à Bruxelles), en France (Université catholique de Lille, Université Polytechnique des Hauts-de-France). Elle est cofondatrice avec la curatrice Nadège Derderian de la structure transdisciplinaire d’exposition et de recherche Espace potentiel, active de 2018 à 2020 en Belgique, en France et en Corée du Sud. Artistes convoqués : Agnès Adam, Louisa Babari, Tatiana Bohm, Eve Bonneau, Delphine Bretesché, Philippe Calandre, Claude Cattelain, Effi & Amir, Gary Farrelly, Michel François, Gary Hill, Gilles Hellemans, Mikhail Karikis, Daphné Le Sergent, Thy Nguyên Truong Minh, Kika Nicolela, Ben Rivers, Robert Suermondt, Simon Whetham.
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19.00 €
Figures du deuil et du photographique
BA
Cet essai développe une réflexion autour du photographique dans son lien à la mémoire et au deuil, qu’il soit intime ou d’ordre historique. Il montre que la photographie est une figure de deuil, autrement dit, elle fait à la fois coupe et lien. À travers un corpus restreint de trois films-essais, cet ouvrage analyse des figures de deuil et des gestes filmiques singuliers. Dans 'La Danse des souvenirs' (2002), Naomi Kawase est confrontée à une mort intime. L’imbrication de clichés photographiques dans le film produit une suspension qui provoque un renversement dans cette trajectoire dont l’issue semblait fatale. La cinéaste use de la photographie comme une figure de lien qui permet de relier les vivants et les morts. Dans 'Ce répondeur ne prend pas de messages' (1978), Alain Cavalier, incarne un homme endeuillé. Le cinéaste reprend un grand nombre de clichés photographiques tirés de ses archives personnelles, parmi lesquels des coupures de journaux représentant des cadavres de la guerre. Dans ce geste de reprise, la problématique prend une dimension historique. À l’instar de la photographie devenue ici figure de coupe, le film déploie un ensemble de figures où la rupture insiste, participant d’un jeu de deuil. Avec 'Le Journal' (1973-1982) de David Perlov, qui est enserré entre deux guerres, le texte aborde la problématique dans sa dimension politique. Le cinéaste israélien, qui est aussi photographe, utilise différents formats de photographies. Par ces gestes de reprises et de répétitions, le photographique permet une transformation de la figure qui autorise la séparation avec un passé traumatique
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24.00 €
Folds, Bodies & Blobs. Collected Essays
BC
FORM, le bureau de Greg Lynn, travaille en étroite collaboration avec McInturf Architects sur la conception de plusieurs bâtiments dans différents pays. Parmi ceux-ci, l’Église Presbytérienne de Corée à New York – réalisée avec l’aide de Douglas Garofalo Architects –, l’Hydrogen House pour l’entreprise OMV à Vienne avec Martin Treberspurg Architects et le plan directeur du campus de la Cincinnati Country Day School avec GBBN Architects. Greg Lynn est également l’auteur de Animate Form, « Lightness », du numéro spécial du magazine ANY en collaboration avec John Rajchman, « Folding in Architecture », un numéro spécial du magazine Architectural Design et de Fetish, qu’il coédite avec Sarah Whiting et Edward Mitchell. Greg Lynn a enseigné aux États-Unis et en Europe. Il est actuellement maître de conférences à l’université de Columbia dans la ville de New York et à l’université de Californie à Los Angeles. Né en 1964, il étudie à l’université de Miami dans l’Ohio où il obtient, en 1986, un diplôme en philosophie (B.Phil) et un autre en architecture environnementale (B.E.D) avec distinction. Deux ans plus tard, à Princeton, il obtient un Masters en architecture (M.Arch). Il participe également à la rédaction du magazine ANY depuis sa parution.
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21.00 €
Forever Today
BA
Attentif à déconstruire les codes de notre société de consommation et ses stéréotypes, l’artiste qui travaille le texte et contexte de ses installations in situ revient ici, d’une part, sur ses interventions dans différentes cliniques et bâtiments publics et privés du pays où il crée des environnements adaptés à leurs usagers, et, d’autre part, sous la rubrique « peinture », un ensemble de montages et de collages associant photographie, dessin et typo qui sont autant de propositions plastiques tantôt ironiques et tantôt poétiques. Anne-Françoise Lessuisse et Philippe Van Cauteren se partagent respectivement un éclairage d’historiens de l’art sur ces deux parties tandis que Caroline Lamarche propose une lecture sensible des installations pérennes de l’artiste dans les hôpitaux destinées aux patients. Djos Janssens (1964) est un artiste belge parmi les plus productifs et les ingénieux de sa génération. Il excelle dans les interventions dans l’espace public et les bâtiments publics. Comme toutes les œuvres qui se construisent dans les interstices et les aspérités de leur époque, déjouant la mode pour instaurer un sens irréductible à la morale, quelque chose des installations de Djos Janssens échappe toujours à l’interprétation.. Anne-Françoise Lessuisse (1971), directrice artistique de BIP (Biennale de l’Image Possible) à Liège depuis 2010 et curatrice indépendante bien connue à l’international, enseigne à l’ESAL-Académie Royale des Beaux-Arts de Liège, à l’ESA Saint-Luc Liège et coordonne le programme des Masters en Photographie à la KASK-School of Arts (Gand). Philippe Van Cauteren est directeur artistique du S.M.A.K. (Musée d’art contemporain) à Gand. Caroline Lamarche (1955), est une écrivaine belge d’expression française publiée chez Gallimard en France et lauréate du Prix Rossel 1996 et Prix Goncourt de la nouvelle 2019.
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30.00 €
Fortune
BC
Fortune n’est pas un simple recueil de poèmes, mais plutôt une « suite » ou un ensemble de « variations » au même titre que les deux précédents ouvrages de l’auteur. Ici, une narration fragmentée reprend une traversée ferroviaire d’un personnage, Étienne, surnommé « Leblanc », d’une côte à une autre, d’une mer à une autre. Ce qu’il perçoit ainsi que ce qu’il a laissé, ce qui le traverse dans les instants de torpeur ainsi que ce qu’il projette pour son arrivée influent musicalement sur la composition du livre aussi bien que sur ses rythmes. Par ailleurs, ce dernier opus prend ses distances avec les précédents qui s’inscrivaient tous dans la composition et le prolongement des Motets de l’auteur – ne serait-ce que par la récurrence des personnages. Un lien demeure toutefois avec son dernier, Variations de Jan, en ce que la Guerre de Troie en constitue l’arrière-plan lancinant. L’histoire fait retour sans cesse, percutant l’intime et provoquant les heurts métriques, ses syncopes, autant que l’allongement du vers parfois quand il s’agit de faire retour, ou tenter une synthèse de cette multiplicité d’approches. Les échos sont multiples : Conrad et Joyce, Maïakovski et Khlebnikov, Henry James et Homère. Mais surtout, les temps présents – avec leurs révoltes, leurs exils et leurs luttes – agitent un corps entre précipitation (panique) et méditation (pensée). Sans trame narrative, sans les sens sollicités sans cesse et sans l’invention en chemin, ce qui s’approche ici de l’élégie ne semblerait pouvoir trouver de voix chez cet auteur. Philippe Blanchon (1967), écrivain, poète et traducteur, est l’auteur d’un cycle, Motets (La Nerthe, 2015), commencé avec La Nuit jetée (Comp’Act, 2005), qui l’occupa plus de deux décennies et ses deux précédents livres de poésie sont Suites peintes de Martin (La Lettre volée, 2016) et Variation de Jan (La Barque, 2018). Il est aussi l’auteur d’essais et de biographies concernant James Joyce, Louis Althusser ou Gertrude Stein parus respectivement chez Golias, La Nerthe et Gallimard. Critique, il a collaboré à diverses revues depuis 2000, écrivant plus d’une centaine d’articles ou d’études – sur la poésie, la littérature, la philosophie et le cinéma. Enfin, il a traduit de nombreux auteurs anglo-saxons, dont James Joyce, William Faulkner, Karl Rakosi, Conrad Aiken, Malcolm Lowry, etc. pour différents éditeurs.
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15.00 €
Franz Erhard Walther : l’usage de la forme
BC
Franz Erhard Walther (Fulda, 1939) est une figure majeure de l’art occidental. Il développe depuis les années 1950 un travail qui questionne le rôle du spectateur dans l’appréhension de l’œuvre de même que le statut de cette dernière. Créateur du fameux 1-Werksatz (Ensemble d’œuvres n° 1) qui se compose de 58 objets à activer, il a fait de la participation du public un des éléments moteurs de son art. Cet essai, le seul disponible en français sur cette question, s’attache à proposer une archéologie de son œuvre à travers l’histoire des premières années de son parcours. Il analyse en particulier un dispositif créé par Walther lui-même, avec lequel ce dernier met en espace sa propre interprétation de son ensemble majeur, le Werksatz (1963-1969). L’usage de la forme devient ainsi et aussi une pensée de l’acte et en acte. Thierry Davila (né en 1963) a étudié la philosophie aux universités de Toulouse-le-Mirailet de Paris IV Sorbonne. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, il est docteur en histoire de l’art de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et a été directeur adjoint du musée Picasso d'Antibes, directeur par interim des musées d'Antibes de 1996 à 2001, responsable du département culturel du musée d’Art contemporain de Bordeaux de 2001 à 2007 et conservateur au Mamco de 2008 à 2022. Il collabore régulièrement à Art Press, aux Cahiers du musée national d'Art moderne, à Critique d'art. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’art contemporain (L’Art médecine (en collaboration avec Maurice Fréchuret), RMN, 1999 ; Marcher, créer. Déplacements, flâneries, dérives dans l'art de la fin du XXe siècle, Éditions du Regard, 2002 et 2010; In extremis. Essais sur l'art et ses déterritorialisations depuis 1960, La Lettre volée, 2009 ; De l'inframince. Brève histoire de l’imperceptible de Marcel Duchamp à nos jours, Éditions du Regard, 2010 et 2019); Uniques. Cahiers écrits, dessinés, inimprimés (en collaboration avec Jacques Berchtold, Nicolas Ducimetière et Christophe Imperiali), Flammarion, 2018. Thierry Davila est l'éditeur, avec Pierre Sauvanet, aux Presses du réel, du recueil Devant les images – Penser l'art et l'histoire avec Georges Didi-Huberman.
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27.00 €
From beyond
BB
Djos Janssens (1964) est un artiste belge parmi les plus productifs et les ingénieux de sa génération. Il excelle dans les interventions dans l’espace public et les bâtiments publics. Comme toutes les œuvres qui se construisent dans les interstices et les aspérités de leur époque, déjouant la mode pour instaurer un sens irréductible à la morale, quelque chose des installations de Djos Janssens échappe toujours à l’interprétation. Non pas que la critique manque sa cible ni que l’œuvre échoue à dire son fait, mais bien plutôt que le mode opératoire de Djos Janssens procède d’une forme de pensée télescopique (coudes et miroirs de périscopes, parallaxes et décalages abondent, en effet, dans ses dispositifs de vision). Quand bien même ses interventions in situ questionnent le lieu et ses usages, elles n’en mobilisent pas moins ce que Roland Barthes appelait la part « scriptible » du discours, c’est-à-dire ce qui le voue à produire et à renouveler en permanence ses significations au gré des lectures que l’on peut en faire (et à cet égard les bandes de travaux qui caractérisent nombre de ses installations semblent bien indiquer un état de chantier permanent). Cet ouvrage est la première monographie complète consacrée à cet artiste que Claude Lorent aborde sur le registre de la couleur, Christine Jamart sur celui du langage et Aldo G. Turin sous l’angle du burlesque.
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30.00 €
Genèse augmentée
BC
"J’ai longtemps hésité. D’abord parce que cette histoire a déjà fait l’objet d’un nombre substantiel de versions plus ou moins convaincantes. Ensuite, parce que les relations que j’entretiens avec Dieu (mon père) étant ce qu’elles sont, toute tentative de relater objectivement sa formidable aventure, se transforme en un exercice périlleux. C’est l’importance et la qualité de la documentation en ma possession qui m’ont poussé à franchir le pas. Le succès jamais démenti de la Genèse a fait le reste. Illustré de vignette tirées de plus de 183 manuels de bricolage, la version augmentée qui vous est proposée ici devrait permettre aux débutants comme aux avertis, d’assurer les travaux d’entretien et de réparation de base. Et maintenant, au travail ! (Juan d’Oultremont) Juan d’Oultremont (1954), artiste plasticien, créateur du mouvement Cissiste International en 1975 et lauréat du Prix de la Jeune Peinture belge en 1977, professeur pendant de longues années à l’Ecole de recherche graphique de Bruxelles, se fit notamment connaître par l'invention du concept d'abruxellation en 2000. Performeur, écrivain, parolier et auteur-compositeur, il est également connu du grand public belge pour ses participations à de nombreuses émissions de radio comme « Le Jeu des dictionnaires » et « La Semaine infernale » sur la RTBF, ainsi qu'à « La Télé infernale » et « C’est presque sérieux », avant de le retrouver en 2024 dans l’équipe de « Salut les copions » présenté par Walid sur les antennes de La Première de la RTBF. Il a précédemment publié 'Rien de va plus. Tableaux d’une exposition' à La Lettre volée en 2016.
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24.00 €
Ghosts are Guests
BB
Le travail de Myriam Hornard peut être défini comme une tentative artistique pour représenter, évoquer voire affecter le temps. L’impermanence des choses et des êtres les conduit à connaître des transformations de leur matière qui s’imprègnent dans notre mémoire où ils s’invitent à la manière de fantômes. Des objets du quotidien aussi bien que des matières organiques tels des cornes d’animaux ou des cheveux humains obtenus par moulage en cire ou en graisse sont destinées à éprouver le concept de durabilité à travers la notion de méta-morphose par fonte ou combustion de ces matériaux. Si le caractère anthropologique de ces saisissantes liturgies profanes ne peut laisser quiconque indifférent, leur intention n’est nullement sacrée mais participe plutôt d’un travail d’élargissement de la conscience sur le thème de l’éternel retour. Myriam Hornard, née à Athus (Belgique), est une artiste plasticienne qui vit et travaille à Virton et à Bruxelles. Elle explore le pouvoir insoupçonné, invisible et ressenti de notre environnement. Précédemment paru à La Lettre volée en 2003 : Rosalex. Ouvrage présenté à l’occasion de l’exposition « Ghosts are Guests » au Centre d’art de la Ville de Dudelange Nei Liicht du 21 septembre au 26 octobre 2013.
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29.00 €
Grand(s) air(s)
BA
'Grand(s) air(s)'s’est construit sur le désir de revenir sur deux enquêtes ayant conduit chacune à une exposition. La première concerne un bâtiment construit par l’architecte Antoine Courtens dans les Laurentides, au Canada, à la demande d’un riche homme d’affaire, Louis Empain. Elle a donné lieu à une exposition au centre d’art et d’essai Occurrence à Montréal en 2020 : «Échoué n’est pas coulé». La seconde enquête concerne un bâtiment construit par l’architecte suisse Michel Polak dans les Ardennes belges, à la demande du même Louis Empain. L’articulation de ces deux projets a nécessité quelques enquêtes complémentaires mettant à jour l’héritage reçu par Empain et une manière de s’en libérer, ou de le tenter. Les bâtiments ont alors été envisagés, en tant que patrimoine, sous le prisme de leur destin : le livre montre l’écart entre les intentions du commanditaire et du créateur et la capacité du bâti à y résister, voire à s’en émanciper. Bruno Goosse (1962), professeur à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles et membre de la Fédération des arts plastiques de la Fédération Walonnie-Bruxelles, est un artiste, vidéaste et chercheur qui utilise des documents et des archives, convoque des récits et des faits avérés, dans sa pratique artistique qui se veut une relecture sensible de récits constituant les marges de l’histoire. Le livre comme l’exposition sont ses médiums de prédilection. 'Grand(s) air(s)' paraît à La Lettre volée après 'Classement diagonal : Waterloo' (2018).
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24.00 €
Gris lumière
BC
Gris lumière, ce titre fait écho au « temps gris clair » aimé de Cézanne, où se révèle pleinement ce gris, qui, dit-il, « seul règne dans la nature », et qui, selon Baudelaire déjà, « résume en lui toutes les couleurs ». Intitulé Journal, le texte qui ouvre ce manuscrit reflète le dessein qui le sous-tend : donner corps au rêve d’un livre qui s’élaborerait indéfiniment, de jour en jour, sans qu’un terme lui soit prescrit. Ces pages peuvent être abordées comme des textes indépendants, et, simultanément, leur ensemble ressenti par le lecteur non pas comme un recueil, mais comme un cycle, métaphore en acte et fragment de ce livre sans fin dont chaque page réfracte les autres et les change en s’ajoutant à elles — ainsi qu’il en va des jours et des images qu’ils inscrivent en nous. Jean-Pierre Burgart est né en 1933, à Boulogne-Billancourt. Élève de l’École normale supérieure (Ulm, section philosophie) de 1954 à 1958, il travaille à l’ORTF (télévision) de 1962 à 1974. Ensuite, rédacteur free-lance en communication. ses premiers poèmes paraissent en 1957 dans les Cahiers du Sud. Il donnera ensuite d’autres textes au Mercure de France, aux Temps Modernes, à Tel Quel, à L’Éphémère, au Nouveau Commerce, et deux recueils, Ombres et Failles, publiés en 1965 et 1969 aux Éditions du Mercure de France. il collabore au premier ensemble de traductions en français des poèmes de Paul Celan, sous la direction du poète et d’André Du Bouchet (Strette, Mercure de France, 1971). Il édite de 1974 à 1984, avec son complice Daniel Blanchard, l’étonnante revue Liasse, à laquelle ont participé, parmi beaucoup d’autres, Roger Blin, Jean Gillibert, Valère Novarina, Jean-Marie Patte, Gisèle Prassinos... Enfin il consacre des essais à l’œuvre d’écrivains dont il se sent proche : Francis Ponge, Pierre Reverdy, André Du Bouchet. Aux ouvrages mentionnés ci-dessus, il faut ajouter notamment : Le Bracelet de verre (Paris, Mercure de France, 1981) écrit pour le théâtre ; Le Tain des choses (Paris, sens & tonka, 2004) Essais sur la peinture ; Le Second Jour (Paris, sens & tonka, 2005), Poèmes ; Les Fagots de Courbet (Paris, sens &tonka, 2013) Essais sur la peinture ; Hölderlin, Derniers poèmes, traduction et présentation (Bordeaux, William Blake and co., 2012, repris en « Points/Seuil » en 2013).
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14.00 €
Guido Crepax
BC
Premier livre en français qui interroge l’œuvre du dessinateur italien de bande dessinée Guido Crepax (1933-2003), cet essai questionne les révolutions graphiques et narratives qu’il introduit, l’avant-gardisme de ses créations, ses personnages féminins dont la mythique Valentina. Il déploie l’érotisme crépaxien à travers ses adaptations d’Histoire d’O., de Justine de Sade, d’Emmanuelle... et rend compte de la manière dont l’érotisme est vu comme le laboratoire d’une réflexion sur l’identité, le règne des images et le royaume de la sexualité en ses explorations illimitées. Véronique Bergen, licenciée en philologie romane et en philosophie de l’Université libre de Bruxelles et docteure en philosophie de l’Université Paris 8, membre de rédaction de la revue Lignes, est philosophe, romancière et poète. Ses travaux philosophiques portent notamment sur Deleuze, Badiou, Sartre. Elle est élue le 10 février 2018 à l’Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique. Depuis 2015, Véronique Bergen collabore régulièrement à à diverses revues dont La Nouvelle Quinzaine littéraire, Art press, L’Art même, Flux News, Le Carnet et les Instants, Septentrion, Lignes, Diacritik, Edwarda... Autrice de plusieurs livres de poésie déjà à La Lettre volée (Brûler le père quand l’enfant dort et Encres, 1994 ; Tomber vers le haut, avec des peintures d’Helena Belzer, 2016) et toujours chez le même éditeur, elle a co-signé avec Aurélien Barrau et Mathieu Brosseau Variations sur l’animal central en 2018 et une monographie de Marie-Jo Lafontaine, Tout ange est terrible, en 2021. Ses essais comme ses romans s’emparent souvent de figures féminines emblématiques (d’Hélène Cixous à Liliana Cavani, de Marilyn à Barbarella, d’Hélène de Troie à Ulrike Meinhof, en passant par Janis Joplin, Patti Smith, Martha Argerich, Annemarie Schwarzenbach, Mylène Farmer ou Marianne Faithfull).
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18.00 €
Hamid Tibouchi
BC
Un essai de Pierre-Yves Soucy replace l’œuvre de Hamid Tibouchi au confluent de ses multiples héritages artistiques et culturels et des notes d’atelier, que le peintre qualifie de « portées », accompagne une quantité importante de reproductions de ses œuvres dans cette première monographie importante qui lui est consacrée. Hamid Tibouchi est né en 1951 en Algérie. Peintre et poète, il vit et travaille près de Paris depuis 1981. À partir de 1982, tout en prenant ses distances par rapport à la littérature, sans toutefois jamais abandonner l’écriture poétique de forme brève, il poursuit un travail de recherche plastique non sans rapport avec l’écriture. Il s’interroge notamment sur la matérialité des matériaux dits « pauvres », comme les papiers, cartons et ficelles d’emballage de la société de consommation. Ses Portées sont des notes griffonnées à la hâte dans le train, le métro ou dans son atelier. Certaines ont fait l’objet, en avril 1990, d’une installation-performance à l’Institut du Monde Arabe à Paris, accompagnant une exposition de photographies de son ami Djamel Farès. Pierre-Yves Soucy est né à Mont-Laurier (Québec). Docteur en sciences sociales et éditeur, il a publié en qualité de poète et d’essayiste plus de quinze livres de poésies et de nombreux essais sur la littérature, l’art et la culture contemporaine.
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17.30 €
Hans Hartung photographe
BC
Hans Hartung a photographié le monde dès son plus jeune âge de sorte que la photographie apparaît comme fondatrice du regard du peintre et participe à la structuration de son univers visuel. Comment les intentions du photographe se faufilent-elles dans son acte de création ? Comment l’utilisation des machines de prises de vues l’amène-t-elle à fabriquer une machine de peinture ? Telles sont les questions auxquelles tente de répondre cette étude qui s’appuie sur les archives photographiques de Hans Hartung encore très largement inédites. Jacques Damez, photographe, né en 1959 à Lyon. Fondateur et directeur depuis 1981 avec Catherine Dérioz de la galerie Le Réverbère à Lyon. Il est par ailleurs diplômé en histoire de l’art de l’École des hautes études en sciences sociales sous la direction de Hubert Damisch. Auteur de plusieurs ouvrages de photographie : Vues de l’esprit (1997), textes Laurent Bonzon et Denis Roche ; La 25ème heure : l’autoportrait inaccessible (1990), textes Jacques Damez ; Paysage au vent d’Autan (1992) et Contraintes par corps (1987), textes Jean-Pierre Nouhaud. Il a reçu le « prix Rhônes-Alpes du livre 2004 - Essais » pour son livre Hans hartung photographe. La Légende d’une œuvre.
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14.20 €
Hans Holbein
BC
Les Ambassadeurs de Holbein, avec sa fameuse anamorphose, constitue, pour l’auteur, un coup de théâtre génial dans l’histoire de la perspective, engagée depuis le Quattrocento, et qui suggère que la bonne vision est une question scénique impliquant la place et le rôle du spectateur à distance. Pour la première fois, et un siècle avant Les Ménines de Vélasquez, un tableau affiche son espace propre face à celui du spectateur et propose activement un vide essentiel désignant le destinataire de la représentation : le roi ou, de manière plus fulgurante encore dans sa modernité, le spectateur-roi. Pierre Sterckx est historien de l’art, consultant et critique d’art. Ancien directeur de l’École de recherche graphique de Bruxelles, spécialiste d’Hergé et scénariste du CD-Rom Le Mystère Magritte (Grand prix du CNRS), il est l’un des meilleurs connaisseurs de l’art contemporain.
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17.30 €
Haus
BB
Pour son exposition personnelle au Plateau à Paris (« Haus/raus-haus », 6 mars-18 mai 2003), Natacha Nisic transforme l’espace d’exposition en un lieu à la fois étranger et familier, une « maison » (haus en allemand), un lieu à soi qui sera un lieu d’accueil et de partage. Elle envisage sa présence au Plateau comme « une tentative de définir un temps, un contexte, et d’évoquer l’impossibilité de donner une vision lisse du monde ». Le livre qui paraît à cette occasion, Haus, n’est pas un catalogue d’exposition classique mais propose un parcours parallèle dans l’univers de l’artiste. Il se présente comme une collaboration entre l’artiste et l’écrivain Christophe Marchand-Kiss. Natacha Nisic, née en 1967 à la Tronche (France), vit et travaille à Paris. Elle a obtenu en 2000 une bourse de travail du Sénat de Berlin (département pour la Science, la Recherche et la Culture) et en 2001 une bourse pour la Villa Kujoyama (Japon). Christophe Marchand-Kiss, né en 1964, écrivain, traducteur (John Cage, Gertrude Stein, etc.), critique d’art et d’architecture pour Action Poétique, il dirige la collection « L’Œil du poète » aux éditions Textuel.
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14.20 €
Henri Michaux
BB
Rares sont ceux qui ont mis autant de soin qu’Henri Michaux à s’effacer de la vie publique, à disparaître du quotidien. Lui qui n’était que mouvement refusait qu’on puisse le voir réduit à une silhouette figée ; lui qui disait « Je peins et j’écris pour me trouver » s’insurgeait qu’on essaie de traquer son image, de la lui dérober, de l’exhiber ensuite. très tôt, il s’est mis à l’écart et, refusant la preuve et la trace, il s’est estompé : « Quand vous me verrez, allez, ce n’est pas moi. » Il s’est pourtant attaché à la reconquête de lui-même par les mots et par les traits, de sorte que, comme l’a dit Asger Jorn : « Autant il s’efface dans son entourage, autant il se déploie souverainement dans ses œuvres. » Cet ouvrage qui prolonge l’exposition « Henri Michaux : face à face », présentée à la Bibliothèque Wittockiana à Bruxelles puis au centre Wallonie-Bruxelles de Paris en 2017, fait apparaître ce que disent les textes d’Henri Michaux sur la peinture, la sienne et celle des autres (de Klee à Zao Wou-Ki, de Matta à Magritte), et ce qu’ils disent face à la peinture (dans des livres illustrés qui sont de vrais livres de dialogues). Il montre aussi une série de portraits tracés rageusement ou tendrement, dans la saisie rapide ou la contemplation et qui sont peut-être un immense et fascinant autoportrait… Jacques Carion exerça divers métiers du livre (de la librairie à l’édition en passant par la promotion de la littérature belge de langue française) avant d’enseigner la sociologie du livre à l’université de Louvain-la-Neuve. Jean-Luc Outers a dirigé de 1990 à 2011 le service des Lettres du Ministère de la communauté française de Belgique et, depuis 2013, il est membre de l’Académie de Langue et de Littérature françaises de Belgique. Auteur de plusieurs romans primés, il est l’éditeur des lettres d’Henri Michaux parues chez Gallimard sous le titre Donc c’est non (2016).
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22.00 €
HERstory
BC
Comment des jeunes femmes issues des mondes musulmans jouent-elles de leur image sur les réseaux sociaux pour construire leur identité féminine et raconter une histoire émancipée du poids des traditions patriarchales ? Ce livre rassemble des récits de féministes minoritaires du début du vingt-et-unième siècle en Europe. À travers des auto-ethnographies de la sororité, l’ouvrage répond à un objectif : celui de réécrire l’histoire du point de vue des dominées – en mettant l’accent sur l’utilité des images à cette fin. Un terme issu des sciences sociales anglo-saxonnes traduit ce geste que l’on reprendra à notre compte ici, en disant que l’ensemble des contributrices sont ici les instigatrices d’une HERstory iconique intersectionnelle et décoloniale. Contributions de Salwa Boujour (journaliste multimédia, assistante chargée d’exercices à l’ULB, conférencière et formatrice), Maja-Ajmia Yde Zellama (réalisatrice, directrice de casting, DJ, event-manager et travailleuse sociale), Manal Yousfi (fonfatrice de la plateforme Sœur Muz qui concerne les femmes musulmanes), Souhaïla Amri (coordinatrice de projets socio-culturels à Ras El Hanout et chargée de formations chez TYN), Fatima-Zohra Ait El Maâti (artiste, programmatrice d’art et curatrice), Samira Hmouda (curatrice et manager culturelle), Malika Hamidi (enseignante suppléante du cours Islam en Europe contemporaine du Master en Sciences Politiques à l’Université libre de Bruxelles), Benedikte Zitouni (sociologue à l’Université Saint-Louis de Bruxelles), Nadia Fadil (Professeur au département d’anthropologie culturelle et sociale à la Katholieke Universiteit Leuven). Maryam Kolly est sociologue, enseignante-chercheuse à l’USL-B, membre du GECo à l’ULB et conférencière à l’École de Recherche Graphique, après une trajectoire d’intervenante sociale jeunesse d’une dizaine d’années. Licenciée en Philosophie et Lettres et Docteure en sciences sociales et politique, elle a publié deux monographies, Diplomate au pays des jeunes (Academia, 2019) et De la religion que l’on voit à la religion que l’on ne voit pas (Presses USL-B, 2018) issues de recherches doctorales et postdoctorales sur les politiques de prévention et le travail social, les jeunesses urbaines, les masculinités et féminités marginales postcoloniales, l’épistémologie pragmatique.
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24.00 €
Histoires de cadres
BA
Cet ouvrage constitue le troisième volet d’une série de monographies entamée en 1990 par Fragments of Longing. Il présente 27 projets de l’artiste Marin Kasimir et est principalement consacré a son travail photographique (les panoramiques) et à ses réalisations récentes dans l’espace public. Cet ouvrage a été publié à l’occasion de l’exposition de Marin Kasimir présentée au CEAAC à Strasbourg du 20 avril au 9 juin 2002. Marin Kasimir est né en 1957 à Munich. Après des études à l’académie des Beaux-Arts de Munich, il s’installe en 1982 à Bruxelles. En 1985, il est lauréat du prix de la Jeune Peinture Belge. En 1990, il séjourne à l’atelier Calder en France. Depuis 1991, il réalise de multiples œuvres dans l’espace public en France, en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas.
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28.40 €
Histoires et géographies
BC
Histoires et géographies est le premier livre consacré au travail de l’artiste français Erwan Mahéo. L’ouvrage est pensé comme un manuel ou un guide du visiteur. Chacune des œuvres et des expositions présentées fait l’objet d’un texte spécifique, une suite de récits dans lesquels se mêlent des souvenirs de lieux, de situations et des descriptions d’œuvres qui cartographient le parcours de l’artiste. Le livre est introduit par un texte de Lilou Vidal, curatrice et ex-galeriste d’Erwan Mahéo, et par une étude comparée de Colette Dubois, historienne de l’art et directrice de la Centrale for Contemporary Art (Bruxelles), sur le théâtre de mémoire. Erwan Maheo (°1968) est un artiste plasticien français qui vit et travaille à Belle-île-en-mer et à Bruxelles où il est professeur responsable de l’atelier Espace Urbain de l’ENSAV La Cambre depuis 2022. Par la création d’objets, d’espaces et de situations spécifiques, il s’intéresse à la représentation d’une architecture de la pensée. Dans le cadre du programme «Mondes nouveaux» (dispositif initié par le ministère de la Culture français en 2021 pour des projets destinés à investir le patrimoine), Erwan Mahéo présentera prochainement le projet La Sirène, à Belle-île-en-mer et une présentation du livre est prévue à Bruxelles comme au Centre Wallonie Bruxelles de Paris à l’automne. Son travail a été présenté dans diverses institutions : « La Grandeur inconnue », Domaine de Kerguéhennec (F) 1993 ; « Laboratorium », Anvers (B) 1999 ; « Nameless Swirls, an Unfolding in Presence », Van AbbeMuseum (Nl) 2003 ; « Mathématiques », Fri-Art (Ch) 2004 ; Track, SMAK, Gand (B) 2012 ; « Le Centre du Monde », Frac Bretagne, (F) 2014 ; « Novelty Ltd », Fondation d’entreprise Hermès, La Verrière, Bruxelles (B) 2017 et des galeries : « Unknown Places », Tim Van Laere Gallery, Anvers (B) 2005 ; « Dispersion », Galerie Catherine Bastide, Bruxelles (B) 2008 ; « La Grande image », Galerie Vidal Cuglietta, Bruxelles (B) 2011.
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28.00 €
Hommage à Claude Javeau
BC
Ce numéro double de la Revue de l’Institut de sociologie contient un hommage à Claude Javeau (1940-2021), intellectuel et professeur de sociologie à l’Université libre de Bruxelles. Prenant plus que sa part à la vie intellectuelle de son temps (on lui doit notamment la notion de « belgitude »), comme expert et à l’occasion chroniqueur à La Libre Belgique, il est l’auteur d’une bonne vingtaine de manuels, de traités et d’essais sociologiques qui lui valurent d’être invité dans de très nombreuses universités internationales. Ce volume contient également un dossier consacré à la question migratoire et à la nécessaire notion d’hospitalité. Sommaire : Daniel Vander Gucht : La cérémonie des adieux - Hommage à Claude Javeau sous la direction d’Anne Van Haecht : Anne Van Haecht : Claude est parti ; Jean-Marie Brohm : Pour Claude Javeau. Remémorations: Paris-Bruxelles-Montpellier:Michel Meyer,Les définitions de la société selon Weber et Durkheim s’accordent-elles? Vers une nouvelle synthèse Fabien Ollier : Du côté de la vie bien emplie. Claude Javeau en amicale connivence ; Olivier Ihl : La parole perdue... Sur la naissance de la théorie du suffrage ; Henri-Pierre Jeudy : Pour une autopsie de la trahison? Magali Uhl : Culture visuelle et regard féminin. La neutralité axiologique à l’épreuve du « gaze » en photographie et au cinéma Christophe Dargère : L’arrangement du décor. Perspectives institutionelles et situationnelles d’un concept ; Firouzeh Nahavandi : « Pays sous-developpés » et stigmate ; Luc Van Campenhoudt : Le malentendu sous l’angle de la sociologie de la vie quotidienne ; Louis Jacob : Quelques orientations en hommage à Claude Javeau ; Patrick Vassort : Claude Javeau : imagination et résistance ; Inégalités et déplacements forcés : l’hospitalité comme dialogue et comme reconfiguration sociale sous la direction de LouisJacob et Myriame Martineau : Louis Jacob et Myriame Martineau : Introduction ; Simon Latendresse : L’hospitalité à l’ère des migrations de masse, ou comment sortir (enfin) de la biopolitique? Une enquête dans deux refuges pour migrants à Mexico ; Pauline Neveu : L’«altérité hospitalière»: pour une prise en compte des différences inhérentes à la relation d’hospitalité ;Jean-Louis Genard : Enjeux moraux et politiques de l’exigence d’hospitalité.
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25.00 €
Hors-cadre
BC
our la peinture contemporaine – davantage sans doute que pour d’autres registres d’expression comme la sculpture ou la performance –, le défi d’une expression « à ciel ouvert » n’est pas mince. Il s’agit – au sens propre comme au figuré – de sortir du cadre conventionnel pour plonger dans un espace décloisonné élargissant considérablement le champ du possible pictural. De même pour les interventions contextuelles basées sur la couleur, pour les compositions intégrant la lumière naturelle ou artificielle, ou encore pour les interventions picturales libres voire contestataires, comme le graffiti et ses déclinaisons. Ces pratiques émergentes sont étudiées ici à travers plusieurs axes d’approche : l’innovation formelle et technologique, le caractère engagé et contextuel des œuvres, la reconnaissance de nouvelles pratiques par le monde de l’art, le rapport au public arpentant l’espace urbain ou paysager, etc. Le présent volume met aussi à l’honneur l’œuvre trop méconnue de l’artiste belge Jean Glibert, pour rendre hommage à celui qui fonda l’atelier « Espace urbain » de l’École nationale supérieure des arts visuels (ENSAV) de La Cambre à Bruxelles. Contributions de Pascale Ancel, Raymond Balau, Hervé-Armand Béchy, Isabelle Bonzom, Denis Briand, Franck Doriac, Arnaud Dubois, Marie Escorne, Jean Glibert, Adrien Grimmeau, Olga Kisseleva, Gaëtane Lamarche-Vadel, Tristan Mertens, Bruno Trentini, Éric Van Essche, Christophe Veys et Christophe Viart.
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24.00 €
Ici... regarde. À quoi rêvent les statues (+DVD)
BB
Objets de commémoration, lieux de rendez-vous, sujets de plaisanterie ou ponctuations déambulatoires, ces objets-personnes que sont les sculptures publiques ont une vie sociale qui varie en fonction des heures, des jours et des saisons comme des occupations et des humeurs de chacun. Dans la lignée d’un précédent livre publié aux éditions de La Lettre volée en 2004, Imaginer voir, Evelyn Fischer-Lenotte poursuit ici sa démarche artistique et pédagogique en soumettant ses photographies des monuments et statues prises au gré de ses pérégrinations dans la ville à un public d’enfants et d’adolescents invités à restituer l’impression que ces images auront imprimée en eux, sous forme de dessins ou de collages que l’on retrouvera dans ce livre – et surtout dans le diaporama qui figure sur le DVD. On y trouvera également 19 petits films aussi courts que surprenants et des photos de Natalia de Mello évoquant les résonances actuelles de ces œuvres et leur inscription à chaque fois singulière dans leur environnement urbanistique et social. Le succès indéniable de cette entreprise tient, nous semble-t-il, au caractère éminemment poétique et jubilatoire des propositions artistiques rassemblées dans le livre comme dans le DVD. Voir le reportage du Journal télévisé de Télé-Bruxelles Evelyn Fischer-Lenotte, sociologue et artiste plasticienne, aime partager son amour de l’art avec des jeunes de tous âges et dialoguer avec d’autres artistes et écrivains tandis que Natalia de Mello, artiste plasticienne multimédia, co-fondatrice du collectif pluridisciplinaire MéTAmorphoZ, aborde notre réalité quotidienne par le biais de fictions et s’attache essentiellement à travailler les notions de relation, d’échange et de circulation. Brigitte D’Hainaut-Zveny, historienne de l’art, est chargée de cours à l’Université libre de Bruxelles. Daniel Vander Gucht est sociologue, chargé de cours à l’Université libre de Bruxelles et éditeur.
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27.00 €
Identification
BC
Le paradigme de Jocelyne Coster semble bien être le territoire cartographié en tant que mode de représentation applicable aussi bien à la prospection de la surface de la terre qu’à celle du corps humain. Les empreintes corporelles présentent en effet des similitudes troublantes avec les courbes de niveaux. Ce qui nous rappelle que le corps et le territoire ont une longue histoire commune dans laquelle la biométrie comme outil d’identification partage avec la cartographie un constant souci du contrôle des frontières. Car l’objet est bien ce « corps en recherche de territoire » : cartographie au service du contrôle par le truchement des nouvelles technologies, corps-objet d’une hyper cartographie, analyse des allées et venues de corps dans l’espace et dans le temps. Quand micro et macro s’enchevêtrent, la pulsion scopique produit des images dont l’utilité est, à certains égards, d’ordre critique. Jocelyne Coster suit des cours de sérigraphie à l’Académie des Beaux-Arts de Boisfort (atelier de Jean-Pierre Point) et est diplômée en sérigraphie de l’ENSAV la Cambre (atelier de Marc Mendelson) en 1977. Lauréate de la Bourse de la Vocation belge en 1978, elle est professeur à l’école des Arts d’Ixelles depuis 1989 après avoir enseigné à l’Académie des Beaux-Arts de Namur puis et l’Académie des Beaux-Arts de Charleroi. Distinguée par de très nombreux prix et projets dans l’espace public, elle expose régulièrement depuis 1976 et ses œuvres figurent dans les collections d’art contemporain de Belgacom, du Ministère de la Communauté française, du Musée d’Ixelles, du Centre de l’image imprimée de La Louvière et du Musée des Beaux-Arts de Charleroi. Éric Clemens a publié des livres de fiction (entre poésie et performance : De r’tour, TXT, 1987 ; L’Anna, Le Quartanier, 2003) et de philosophie (Le même entre démocratie et philosophie, Lebeer-Hossmann, 1987 ; La Fiction et l’Apparaître, Albin Michel, 1993 ; Façons de voir, Presses universitaires de Vincennes, 1999), Un mot seul n’est jamais juste. Pour une démocratie des alternances, Quorum, 1998, La Démocratie en questions, La Lettre volée, 2010). Cet ouvrage monographique sera présenté du reste à l’occasion de l’exposition rétrospective de Jocelyne Coster à la Médiatine du 14 décembre 2013 au 4 janvier 2014.
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29.00 €
Images interactives
BC
Algorithmiques, interactives, performatives, responsives, opératoires… À l’ère numérique, les images changent de formes et de modes d’existence, elles offrent des possibilités d’action autant qu’elles agissent. Produites par des « machines de vision », objets de numérisation et de calculs, les images engagent des collaborations inédites entre arts, science et technologie. Enjeu de recherche et de création, cette transformation du régime des images est autant visible dans leurs formes qu’à travers leurs modes de circulation et leurs usages sociaux (images virales, téléchargées, copiées, collées, annotées, remixées, etc). Centré sur ces dynamiques interdisciplinaires, cet ouvrage propose d’analyser les nouvelles dynamiques de l’image interactive. En prenant appui sur l’histoire des arts et des évolutions récentes de la création en réseau, ce livre présente et analyse les œuvres réflexives et souvent critiques d’artistes qui redéfinissent le statut de la vision et des actes d’images propres à l’ère numérique. L’accent est mis sur la pluralité des modes d’existence des images numériques ainsi que sur la dimension anthropologique et socio-politique des pratiques artistiques et activistes des médias. Contributions de Jean-Michel Albert, Christophe d’Alessandro, Claire Bardaine, Samuel Bianchini, Jean-Louis Boissier, Jean-Marc Chomaz, Vincent Cicilliato, Nathalie Delprat, Jean-Paul Fourmentraux, Thierry Fournier, Ashley Fure, Christian Jacquemin, Olga Kisseleva, Adrien Mondot, Benjamin Nuel, Stefane Perraud, Dominique Peysson, Dorothée Smith, Hsinlin Wang.
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24.00 €
Imaginer voir
BA
Plutôt que d’un petit manuel d’initiation à l’art contemporain, il serait sans doute plus exact de parler d’une invitation, à l’adresse des jeunes, à regarder des images d’art contemporain et à se familiariser avec l’art de leur temps. Chaque reproduction d’œuvres d’artistes contemporains est mise en regard d’une photographie d’Evelyn Fischer, dont le sujet se veut banal, quotidien, mais suscitant une amorce de dialogue avec les œuvres. Les correspondances qui se dessinent dans ces couples d’images relèvent d’un ou plusieurs critères d’association : symbolique, humoristique, formel, référentiel. Parfois cette association est évidente. Parfois moins, peu importe. Pour autant qu’elle intrigue suffisamment le regardeur pour l’amener à déployer son imagination, s’exercer à regarder ou pousser la curiosité jusqu’à chercher à en savoir plus et désamorcer les réflexes de méfiance, d’indifférence et de rejet de cet art contemporain qu’on ne connaît pas. Car, comme l’a bien compris Julie (12 ans) à l’issue d’un de ces petits exercices, « c’est facile quand on s’y connaît ». Un vade-mecum à l’usage des parents et des pédagogues explique les multiples usages possibles de ce livre destiné prioritairement aux jeunes, à l’école ou à la maison. Evelyn Fischer est artiste et elle a conçu ce projet pédagogique original qu’elle a expérimenté avec beaucoup de succès et de plaisir partagé dans nombre d’écoles en Belgique.
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Immuable mobile
BC
Ce nouvel ensemble poétique de Michel Collot emprunte la logique d’une suite où chaque touche se rattache intimement aux précédentes. Les gravitations de la parole ouvrent sur autant de représentations de soi et du monde, sur la mouvance de leurs rapports. Elles nous dévoilent des atmosphères intimes où se mêlent des expériences multiples qui sont des saisies instantanées, des fragments de paysages ouvrant des horizons fragiles, incertains. Images et significations nous révèlent un lyrisme ne cédant jamais aux facilités du genre, alors que ces textes laissent pressentir un mouvement de la pensée qui sert de filtre aux sensations comme pour mieux les retenir. Michel Collot, professeur de littérature française à Paris III, a publié de nombreux essais sur la poésie moderne et contemporaine, ainsi que des recueils de poèmes.
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In extremis
BC
L’élargissement de la pratique artistique semble bien, et plus que jamais, caractériser l’état des choses dans l’univers aujourd’hui globalisé de l’industrie culturelle dont l’industrie de l’art n’est qu’un segment. On peut d’ailleurs parler à présent d’une déterritorialisation généralisée des pratiques qui amène à utiliser pour qualifier un artiste – en tout cas dans la langue française – le mot de plasticien, un terme suffisamment peu spécifié pour pouvoir réunir bien des gestes et artefacts qui donnent son contenu au travail de l’artiste, lequel, quand il est fécond, se situe à la pointe extrême de l’apparition du sens, au plus de son émergence et donc aussi au bord de sa dislocation possible, autrement dit et littéralement in extremis. Bien que souvent écrits au gré des circonstances – commissariat d’exposition, conférence, recherche effectuée pour elle-même, commande pour une publication – les textes réunis dans cet ouvrage prennent acte de cette situation. Nombre d’œuvres étudiées ici – dont celles de Gehrard Richter, Fred Sandback, On Kawara, Jessica Stockholder, Erwin Wurm, Pierre Bismuth, Francis Alÿs, Pierrick Sorin – développent, en effet, et pour elle-même cette déterritorialisation plasticienne voire la plasticité de la déterritorialisation. Thierry Davila, critique d’art, commissaire d’exposition et conservateur, a été directeur adjoint du Musée Picasso d’Antibes et directeur par interim des musées d’Antibes de 1996 à 2001, puis responsable du département culturel du capcMusée d’art contemporain de Bordeaux de 2001 à 2007. Il est, depuis 2008, conservateur au MAMCO de Genève. Auteur de très nombreux textes de critique d’art, il collabore régulièrement à Art Press, aux Cahiers du Musée national d’Art moderne, à Critique d’art. Il est aussi l’auteur de L’Art médecine avec Maurice Fréchuret (RMN, 1999) et de Marcher, créer : déplacements, flâneries, dérives dans l’art de la fin du XXe siècle (Éditions du Regard, 2007).
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25.40 €
Inside Density
BB
L’appel à contributions pour le colloque « Inside Density », organisé par NeTHCA en novembre 1999, mentionnait les questions relatives à la densité, la congestion et la mise en réseaux. L’objectif du colloque était d’explorer les enjeux théoriques du concept de densité et de critiquer l’usage naïf des indices de densité comme critères d’efficacité de la planification. Le colloque a réuni un large éventail de chercheurs renommés ou émergeants ainsi que d’architectes professionnels. Ce volume, publié sous la direction de Hilde Heynen et de David Vanderburgh, rassemble les plus intéressantes contributions de ce colloque, dans leur langue originelle française ou anglaise. Il comporte aussi bien les propos des conférenciers Pascal Amphoux et Marc Wigley que des essais de Tom Avermaete, Dieter De Clercq, Alexander D’Hooghe, Marc Glaudemans, Leslie Kavanaugh, Bernard Kormoss, Hubert Lionnez / Robert Zancan, Oliver Mathieu / Li Mei Tsien, Anne Mie Depuydt / Erik Van Daele, Kai Vöckler, Sarah Whiting, Paola Yacoub / Michel Lasserre...
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19.30 €
Instants fragiles
BA
Tous, nous avons déjà fait l’expérience d’un instant fragile, d’un moment de poésie qui vient rompre le quotidien. Ces « presque rien » qui, à y regarder de plus près, font souvent la saveur de la vie. Les artistes réunis dans ce catalogue ont tous en commun de porter attention à ces secondes qui nourrissent nos espoirs. Ils tentent des les prolonger, de les domestiquer, d’en créer pourquoi pas ? Ces artistes sont tous Belges francophones et leur notoriété ne fait que croître. Le livre regroupe une analyse de l’art contemporain en Belgique des années 1970 à nos jours, un essai sur la notion d’instants fragiles et l’idée d’art mince ainsi qu’un texte par artiste sélectionné. Œuvres de Edith Dekyndt, Frédéric Gaillard, Pierre Gérard, Christine Hamoir, Bénédicte Henderick, Myriam Hornard, Nicolas Kozakis, Émilie Lecouturier, Yves Lecomte, messieurs delmotte, Benoit Platéus, Dominique Thirion et Sophie Whettnall. Cet ouvrage a été publié à l’occasion de l’exposition « Instants fragiles » qui s’est tenue à Paris du 13 décembre 2001 au 3 février 2002 dans le cadre de la présidence belge de l’Union européenne.
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Interieurs Jour
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Iranian man
BA
La quête d’une identité tiraillée entre Orient et Occident, entre tradition persane pré-islamique et islamique et modèles occidentaux, est caractéristique de cette génération d’artistes iraniens, à laquelle appartient Sadegh Tirafkan, qui interrogent leur identité à travers le langage de l’art contemporain. À l’instar de Shirin Neshat qui explore, entre autres, les relations hommes-femmes, Sadegh Tirafkan s’interroge sur le statut, non moins problématique, du corps masculin dans la culture iranienne. C’est du reste lui-même qu’il met en scène dans ses compositions, depuis ses premiers travaux sur Persépolis ou sur le code d’Hammurabi jusqu’à ses photographies plus récentes qui mêlent calligraphie et tatouage, bravant le tabou de la représentation du corps humain, dénudé et érotisé. Sadegh Tirafkan est un artiste canado-iranien qui pratique aussi bien la photographie que la vidéo et l’installation. Résidant à Toronto, il expose régulièrement son travail à Téhéran comme à New York (galerie Lehmann Maupin) ou Paris (galerie Vu), à Moscou ou à Bruxelles (Espace photographique Contretype où sera présenté ce livre) et ses photographies sont publiées dans de nombreux magazines. Darius Shayegan, philosophe et indianiste, est l’auteur de plusieurs ouvrages fondamentaux sur les rapports entre la philosophie des Lumières et les philosophies orientales. Christian Caujolle est critique d’art et dirige la galerie Vu à Paris.
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Isidore Isou
BH
Pour ce premier volume de sa collection consacré à Isidore Isou, écartant l’approche chronologique qui ne rend pas compte des fulgurances de ce personnage hors norme, et non plus des longues périodes d’interruption de sa production, Éric Fabre a fait le choix d’une approche thématique. C’est que, afin de se livrer à d’autres activités que l’art comme l’étude des mathématiques, de la biologie, de la médecine ou de l’économie politique, Isou laisse ses chantiers artistiques ouverts, quitte à les reprendre des années plus tard. François Coadou, qui a publié et commenté les Lettres de Guy Debord à Marcel Mariën, trace ici un portrait intellectuel et spirituel de l’artiste. Il propose, entre autres choses, une réponse intelligente et circonstanciée à la question pernicieuse posée par Asger Jorn dans L’Internationale situationniste, n° 4 : « S’agit il d’un système religieux ou bien artistique ? » Éric Fabre a choisi pour sa part de commenter les peintures polémiques présentées à la galerie Namher en 1962 et Roland Sabatier, l’un des principaux protagonistes de la manifestation de la « danse ciselante » au théâtre de l’Ambigu en 1965, nous en rend compte ici, photos à l’appui. François Coadou enseigne la philosophie à l’École nationale supérieure d’art de Limoges et l’histoire de l’art à l’Université de Limoges. Il a récemment édité la correspondance entre Guy Debord et Marcel Mariën (La Nerthe, 2015) et dirigé des ouvrages collectifs sur Guy Debord et Isidore Isou (Art Book Magazine éditions, 2017). Éric Fabre a été galeriste de 1974 à 1997. En 1986 Jim Palette, le nom de plume du journaliste à Libération du lettriste Jean-Pierre Gillard, lui fait rencontrer Isidore Isou par l’intermédiaire de son secrétaire Roland Sabatier. Il a ouvert à Bruxelles, avec son fils Ferdinand Fabre, un lieu d’exposition, le Garage Cosmos qui montre fréquemment les artistes lettristes. Roland Sabatier rejoint le groupe lettriste en 1963 et participe depuis aux activités de ce mouvement dans le cadre duquel il aborde conjointement les arts sonores, le théâtre, le cinéma, le roman, la peinture, etc.
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35.00 €
Israël, je t’aime, moi non plus
BC
Les chroniques rassemblées dans ce livre, rédigées et, pour nombre d’entre elles, publiées entre 2001 et 2019, reposent presque entièrement sur ce qu’ont écrit les journalistes israéliens sur leur pays. Le but était moins de faire partager les sentiments mitigés de l’auteur vis-à-vis de la vie politique israélienne récente sur la scène nationale et internationale que de transmettre le message de ceux-là même qui vivent en Israël ou en Palestine et qui peuvent témoigner de ses effets dévastateurs sur les relations entre la diaspora juive et l’État d’Israël. C’est du moins la thèse que soutient l’auteur dont l’affection qu’il aurait dû concevoir pour le pays où coulent le lait et le miel s’est tarie après la guerre des Six Jours, en 1967, et l’annexion des territoires dont la plupart sont encore occupés 52 ans après. Victor Ginsburgh, né au Rwanda en 1939 d'une mère autrichienne et d'un père russe, a fait ses études primaires et secondaires au Congo et s’est inscrit en 1957 à l’Université libre de Bruxelles. Économiste de formation et professeur émérite de l’Université libre de Bruxelles, il est entré dans le corps professoral après avoir soutenu sa thèse de doctorat en 1972. Il s’est intéressé à la théorie économique et à l’économétrie en début de carrière, pour se consacrer par la suite à des sujets plus empiriques tels que l’économie de l’art, l’économie et les langues, l’économie du vin ou l’économie industrielle.
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21.00 €
Jacques Dupin, implications
BC
Né à Privas le 4 mars 1927 et disparu le 27 octobre 2012 à Paris, Jacques Dupin offrit à ses lecteurs, par des livres rares et intenses, de Gravir (1963) à Dehors (1975) jusqu’à Contumace (1986]) ou Discorde (2017), la traversée d’expériences âpres, toujours tendues vers ce qu’elles ignoraient d’elles-mêmes. La tâche à laquelle le poème de Jacques Dupin se doit est celle d’un dehors à affronter. Dépassionnée et comme à distance, tout autant qu’exposée à ses pulsions contradictoires, son écriture se mesure à cette ironie, à ses affres, autant qu’aux embardées réitérées dont elle fit son moteur. Ce livre rassemble tous les textes (essais, portraits, chroniques, etc.) d’Emmanuel Laugier sur l’œuvre de Jacques Dupin écrits entre 1993 et 2017. Ces textes, dont certains inédits, ont tous été revus, même s’ils conservent intacts l’élan et la tonalité qui les motivèrent. C’est d’ailleurs la variation des voix qui a présidée à l’agencement de l’ouvrage. Ainsi l’ensemble du livre dit l’attention fidèle portée à l’œuvre de Jacques Dupin, tout autant que les mouvements internes qui en animent la lecture. « Ils esquissent puis précisent le parcours du lecteur que j’ai été depuis plus de vingt ans et que je ne cesse d’être vis-à-vis du poète et de l’ami », dit l’auteur. Emmanuel Laugier s’installe à Paris en 1991 pour y poursuivre des études de philosophie. Il écrit à trois poètes, Bernard Noël, André du Bouchet et Jacques Dupin, avec lesquels il se lie. Naîtra avec ce dernier une amitié de plus de vingt ans, ponctuée de travail en commun, dont la préparation du cahier Strates (éditions Farrago, 2000), l’incitation à poursuivre l’écriture de De nul lieu et du Japon, ou celle de l’édition de ses écrits sur l’art : Par quelques biais vers quelques bords, Paris, P.O.L, 2009). Il est auteur de livres de poésie, dont récemment Chant tacite (Caen, Nous) qui lui vaut le Prix Maïse Ploquin-Caunan (2021) et Poèmes du revoir américain (Nice, Unes). Il est par ailleurs critique et chroniqueur à la revue Le Matricule des anges depuis 1993.
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18.00 €
Jacques Dupuis l’architecte
BA
Première monographie consacrée à Jacques Dupuis (Quaregnon 1914 - Mons 1984). Considéré comme l’un des architectes les plus originaux de l’après-guerre en Belgique, diplômé de La Cambre, élève de Jean Eggerickx et Victor Bourgeois, Jacques Dupuis a réalisé des logements et des équipements collectifs, des églises, des écoles, des centres sociaux, des infrastructures sportives et des maisons unifamiliales qui l’ont distingué. Ses réalisations dégagent une impression de pureté et de clarté. Les auteurs proposent une biographie insistant sur ses influences architecturales et analysent ses réalisations de 1937 à 1984. En guise d’introduction, des photographies de Marie-Françoise Plissart offrent un regard contemporain sur l’œuvre de Jacques Dupuis. Un large volet historique illustré de reproductions de plans et d’images d’archives est suivi par un inventaire des réalisations et projets. Maurizio Cohen et Jan Thomaes sont architectes et enseignants. Ils sont aussi les auteurs du livre Le Parador. Une maison de Jacques Dupuis (CFC éditions, 1999).
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24.90 €
James Turrell
BC
À l’heure où l’art rompt avec ses intentions figuratives, James Turrell entreprend, dans le cadre du projet « Art & Technology » (1968), de mettre les techniques optiques les plus élaborées au service d’un renouvellement paradigmatique du statut du spectateur : de voyeur, il devient acteur et créateur de sa propre perception, confronté à un art suggestif et non plus représentatif. Qu’il s’agisse d’installations monumentales en milieux naturels ou de Perceptual Cells, les équivalences émotionnelles entre l’œuvre et l’individu sont rétablies car il n’est plus question ici d’objet mais de « donner sens au sensuel ». Jacques Meuris, écrivain et critique d’art, a fait paraître de nombreux ouvrages de commentaires sur les arts visuels et des monographies consacrées aux artistes majeurs du XXe siècle. Il a notamment publié aux éditions de La Lettre volée Magritte et les Mystères de la pensée (1992).
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11.70 €
Je m’emballe
BC
« Je réalise des sculptures en cellophane en partant de mon propre corps. Je m’emballe comme si j’enfilais un vêtement. Après deux ou trois couches, je me retire de la combinaison... Ensuite, je retravaille la forme du corps. J’emballe. À force d’ajouter des couches, ça devient un corps dur de petite taille. [...] Avant de m’emballer, j’observe le corps de la personnalité. Je choisis ensuite une image dont je souhaite réaliser la pose. Lentement je m’en imprègne, réalise un croquis. Dès que je sens la personnalité en moi, je m’emballe. » Neuf Corps Personnalités prennent ainsi forme d’avril à août 2008 : Andy Warhol, Yves Saint Laurent, Karl Lagerfeld, Yves Klein, Christine Angot, Samuel Beckett, Iggy Pop, Brigitte Fontaine et l’artiste elle-même en « autocorps ». Vient ensuite le temps de la rencontre et de l’échange avec ses modèles... ou ceux qui acceptent l’hommage de ces corps personnalités. C’est en quelque sorte le journal de cette aventure que nous livre ici Laurence Skivée. Laurence Skivée (Liège, 1973) flâne, se promène, observe, rencontre, s’arrête, s’imprègne, s’emballe, se laisse, respire et vit à Bruxelles. Parfois elle s’emballe pour devenir girafe, supercellophane ou petit corps anonyme. Souvent elle dessine, à peine un trait, et un animal, un objet, une plante se dévoilent. Seul le mouvement l’intéresse, la ligne, comme une caresse. Avec légèreté, humour et délicatesse, l’artiste nous rappelle les choses infimes de la vie. Après des études en photographie à Saint-Luc (Liège, 1991-1993) puis en pratiques artistiques à l’École de recherche graphique (Bruxelles, 1993), elle expose régulièrement son travail dans des expositions personnelles ou collectives depuis 1995, se produit à l’occasion de performances et produit des livres d’artiste.
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24.00 €
Je trace
BA
« Laurence Skivée trace des lignes, parfois ouvertes, parfois pas, et cela donne une apparition, elle prend la forme d’un animal dans toute sa délicatesse, un être presque invisible né d’un simple mouvement. Sortie de sa main une ligne rêve, comme dirait Michaux, furtive, mélodique et sans aucune tension ni emphase. Il y a là bel et bien un animal, à peine effleuré, le plus souvent sans cadre sans volume mais qui vibre d’autant, chaque fois unique, une vraie pensée. » (Suzanne Doppelt) 'Je trace' rassemble vingt années de dessins de Laurence Skivée autour du monde animal. Creuser le monde animal avec des mots est pour elle une façon d’aborder le monde de l’enfance ; l’enfant qu’elle est en dessinant, l’adulte qu’elle est en écrivant se contentant de passer, comme un animal, semblable à un trait… L’autrice et artiste tente, à travers cet univers propre à son enfance, d’évoquer son trait, de traduire ce monde de façon poétique. Une manière d’aborder son travail, de l’effleurer telle une ligne, dit-elle. Laurence Skivée (Liège, 1973) artiste et autrice, vit et travaille à Bruxelles. Après des études en photographie puis en pratiques artistiques, elle se consacre désormais prioritairement à l’écriture. En 2013, paraît son premier livre d’artiste, 'Je m’emballe', aux éditions de La Lettre volée, auquel fait suite 'Je trace'. Chez le même éditeur, trois récits suivront dans la collection 'Lettres" : 'L’air est différent' en 2018 ; 'Le Laveur de vitres' en 2022 et aujourd’hui 'Détentrice'. Son premier recueil de poésie 'Os cuillère' paraît en 2024 dans la collection « Poiesis » du même éditeur et en 2025 'Constellation. Poème sur un travail d’André Cadere'. Suzanne Doppelt, écrivaine, photographe et éditrice française, est la fondatrice et directrice, en collaboration avec Pierre Alferi, de la revue littéraire 'Détail'. Elle a été membre de la rédaction de la revue 'Vacarme' et a dirigé la collection 'Le rayon des curiosités' aux éditions Bayard.
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22.00 €
Jean Siméon Chardin
BC
La Raie est d’une violence spectaculaire et Chardin s’en est écarté très vite, lui préférant l’intensité de la couleur et celle du trait, rythmées en la vigueur fractale de la touche. Non plus cruauté d’une scène mais forces des sensations. Au-delà du supplice de La Raie, il s’est emparé de l’énergie première, celle qui disloque et agence les morceaux du sensible. Il évita de la sorte le piège dans lequel s’engouffrera tout le versant expressionniste de l’art moderne, soumission de l’expérimentation du medium aux effets attendus des formes ou des images torturées. Sa peinture est voisine de celle de Cézanne et de Bonnard car elle mit l’œil du spectateur au travail, avec un siècle d’avance sur l’Impressionnisme. Elle concerna l’Encyclopédie de son ami Diderot par les rapports qu’elle instaura entre les jeux des enfants et la science des adultes. Brillat-Savarin (gastronomie) et Lavoisier (chimie) sont tout proches de lui. Chardin vécut ou pressentit les divers vacillements de son temps (banqueroute de Law, théâtre de Marivaux, révolution de 1789) mais il en aborda les troublantes incertitudes avec la ferveur de ceux qui croient au progrès. Pierre Sterckx (1936-2015), critique d’art, fut l’un des meilleurs connaisseurs de l’art contemporain. Ancien directeur de l’ERG (École de recherche graphique) de Bruxelles, ami et spécialiste d’Hergé et scénariste du CD-Rom Le Mystère Magritte (Grand prix du CNRS), il collaborait à Beaux Arts magazine depuis 1997.
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18.00 €
Jean-Michel Reynard
BC
Par la force de l’œuvre autant que par la discrétion de l’auteur, la place qu’occupe Jean-Michel Reynard dans la poésie française contemporaine demeure exceptionnelle et est appelée à confirmer sa singularité. De son vivant, il aura publié une dizaine de recueils de poésie, quelques essais et quelques proses. Son dernier livre posthume, L’Eau des fleurs, est un véritable chantier qui autorise une lecture rétrospective de l’ensemble de l’œuvre pour discerner ce qui était pressenti de longue date. Jean-Michel Reynard « s’est certainement éprouvé, écrit Gilles du Bouchet, très tôt, captif, plutôt qu’amoureux du langage, dont il aurait entrepris à travers mille poèmes de s’affranchir comme pour briser un huis-clos, en rendant aux mots, tout aussi bien leur autonomie, sans renoncer pour autant à élaborer, à identifier, mais avec une précision cette fois qui serait celle de ces mots en liberté (de ce ”phrasé souverain”), de cette phrase au débit imprévisible, au tracé ouvert. Comme si écrire c’était ouvrir la grande volière des mots et qu’à partir de là seulement quelque chose pouvait et devait se penser. » Ce cahier consacré à Jean-Michel Reynard porte témoignage aussi bien de l’homme que de l’œuvre par ceux qui l’ont côtoyé de très près et l’ont accompagné dans le développement de son œuvre. Contributions de Jacques Dupin, Gilles du Bouchet, Emmanuel Laugier, Yves Peyré, Jean Frémon, François Zenone, Dominique Grandmont, inédits de Jean-Michel Reynard et correspondance avec André du Bouchet. Avec des reproductions d’œuvres de Pierre Alechinsky, James Brown, Jean Capdeville, Jacques Capdeville, Tal Coat et Gilles du Bouchet.
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19.30 €
Jérôme Bosch
BC
La peinture de Jérôme Bosch fascine tous les publics. Née autour de 1500, à la confluence d’un Moyen Âge moribond et d’une Renaissance exubérante, elle n’a pas épuisé aujourd’hui la puissance de son imagerie fantastique. L’homme ainsi que son œuvre n’ont cessé de décourager les commentaires, analyses et décryptages abondants qui se sont succédé à leur sujet au cours de quatre siècles. On a parlé de secte, de psychose, d’alchimie, de perversion, de morale déguisée, sans pour autant suggérer une lecture éclairante de la personne et de l’art du solitaire de Hertogenbosch… Le présent essai ne prétend pas apporter une vérité péremptoire à ce sujet, mais il en propose cependant une approche nouvelle. Le « cas » Bosch y est cartographié selon son immersion dans le chaos et aussi par le biais de son rapport à une certaine conception de la schizophrénie. Comment ce peintre a-t-il réussi à orchestrer une logique, des structures, une harmonie au sein d’un univers intensément chaotique ? En d’autres termes : quelle est la cosmogonie-cosmologie de cette « fourmilière éventrée » ? Pierre Sterckx (1936-2015), critique d’art, fut l’un des meilleurs connaisseurs de l’art contemporain. Ancien directeur de l’ERG (École de recherche graphique) de Bruxelles, ami et spécialiste d’Hergé et scénariste du CD-Rom Le Mystère Magritte (Grand prix du CNRS), il collaborait à Beaux-Arts magazine depuis 1997.
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Kalá
BC
Poétique et politique, le travail polymorphe d’Anne Penders interroge la notion même de position (théorique autant que territoriale) dans un monde troublé. Il ne documente pas, il exhume, pointe du doigt, donne à voir. Il essaie. Quelque chose. Toujours comme « à travers ». Elle a consacré une thèse de doctorat aux concepts de déplacement et de voyage dans la mouvance du Land Art, des romans, de la poésie en prose, des articles scientifiques et d’autres moins… Elle a publié une douzaine d’ouvrages, réalisé de très nombreux films courts ainsi qu’une dizaine de créations sonores. Pour changer, elle vit pour le moment plutôt à Bruxelles qu’ailleurs. Après de nombreuses années dédiées à une certaine idée de la Chine, elle travaille actuellement sur, autour, à partir de la Grèce. Anne Penders, docteur en philosophie et lettres, est historienne de l’art et artiste, écrivaine et et photographe. Elle a publié une dizaine d’ouvrages (romans, poésie, essais, expériences) dont Brancusi, la photographie ou l’atelier comme « groupe mobile » (La Lettre volée, 1995), Conversation avec Christo et Jeanne-Claude (Tandem, 1995), En chemin, le Land Art (2 tomes, La Lettre volée, 2000), Le Lundi d’après (Esperluète, 2007), Jaune (Le Cormier, 2009), L’Envers (Le Cormier, 2012), De Chine (La Lettre volée, 2014) et a réalisé de très nombreuses courtes vidéos ainsi qu’une dizaine de créations sonores.
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19.00 €
Kaspar de pierre
BC
kaspar de pierre est un récit poétique qui donne voix à Kaspar Hauser, l’enfant trouvé, mystérieusement arrivé en 1828 aux portes de Nuremberg après dix-sept ans de captivité. Tout d’abord, il fallait dynamiter le mythe du « séquestré au cœur pur » comme l’appelle Françoise Dolto qui le décrit, à l’instar de Verlaine et de son « priez pour nous pauvre Gaspard », comme un enfant innocent, quasi christique. Kaspar Hauser, comme Woyzeck, le soldat devenu meurtrier, sont des images de notre société moderne tardive dont il préfigure certains traits, pour Kaspar : la soif de gros-titres, la complaisance envers la maltraitance et l’iconisation de l’individu. Laure Gauthier (Courbevoie, 1972) est poétesse et auteur d’essais. Elle vit à Paris. Après des études de littérature allemande à l’université de Paris-Sorbonne et à l’université de Hambourg ,elle soutient en 2003 sa thèse de doctorat sur les débuts de l’opéra en Allemagne. Elle a publié de nombreux articles, co-dirigé cinq ouvrages collectifs et rédigé une monographie sur le premier opéra permanent de langue allemande (L’Opéra à Hambourg. Naissance d’un genre, essor d’une ville, PuPs, 2010). Elle contribue également à la revue Vacarme et à plusieurs sites de poésie contemporaine.
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14.00 €
Kodak-sur-Saône
BA
La chute de la maison Kodak inaugure une page de l’histoire de la photographie, que nous rappelle Michel Poivert dans sa préface. Celle de la fin d’une industrie extractiviste désormais dénoncée, mais aussi celle d’une capacité de la photographie à se nourrir de sa propre histoire : à se prendre pour objet. Le moment est venu d’intégrer la disparition de l’industrie analogique à la mythologie de la photographie, à faire de sa « mort » une légende tout autant qu’un exorcisme. La photographie « néo-analogue » qui vient sera faite de la résilience d’une histoire industrielle emblématique de l’ère anthropocène. Devançant les historiens, les artistes entament un processus métabolique qui transforme un passé en une conscience esthétique, à la fois mémoire et reconfiguration des imaginaires du médium. Le changement d’horizon de la photographie analogique aura été radical. Industriel durant presque toute son histoire (de la reproduction des images à la production de l’information illustrée), il se redessine sur les principes d’une condition artistique affirmant le rôle des savoir-faire. Faire œuvre sur la chute de l’industrie photochimique a quelque chose de cathartique. Sébastien Reuzé (1970) est un photographe français ayant fait ses études d’art à l’École nationale supérieure des arts visuels La Cambre à Bruxelles où il vit et travaille la plupart du temps. Son travail qui conjugue explorations colorées abstraites et scènes de la vie quotidienne a fait l’objet de très nombreuses expositions internationales et a été lauréat de nombreux prix dont le Young Belgian Art Prize (2005), une Résidence du Centre Photographique d’Île de France (2005 + 2020), le Programme Hors les Murs de l’Institut français (2011). Il est l’auteur de plusieurs livres de photographie dont 'Colorblind Sands' (APE, 2018), 'Indian Springs' (Centre de la Photographie de Genève, 2016), 'Wavelengths of Light' (Contretype, 2010), 'L’Architecture pour la vie' (La Lettre volée, 2011), 'Numéristique' (La Lettre volée, 2009), 'Constellations' (La Lettre volée, 2002). Michel Poivert né en septembre 1965, est un historien de la photographie et un commissaire d'exposition français. Il a présidé la Société française de photographie pendant quinze ans. En 2018, il fonde le Collège international de photographie.
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24.00 €
Komar & Melamid
BC
Komar et Melamid sont les pionniers, au début des années 1970 du « Sots Art », une combinaison unique de Pop art soviétique et d’art conceptuel. Le « Sots Art » est alors le premier mouvement artistique à s’approprier l’imagerie du réalisme socialiste et à la subvertir avec une ironie dadaïste. Réprimés par l’État, les artistes émigrent à New York en 1978, sans toutefois abandonner leur méthode artistique. Au contraire, jouissant d’une plus grande liberté, ils ont perfectionné leurs supercheries et élaboré des mises en scène sophistiquées. Parallèlement, les artistes n’ont pas non plus renoncé à leur culture soviétique. Au contraire, ils ont assimilé l’expérience de l’autocratie soviétique pour démystifier la hiérarchie élitiste du monde de l’art occidental. La déconstruction de la culture soviétique à laquelle ont procédé Komar & Melamid dans un premier temps, puis de la culture occidentale après leur émigration à New York, rejoint les pratiques démystificatrices de nombres d’artistes critiques contemporains. Les artistes définissent eux-mêmes leur critique de l’art teintée d’humour et d’ironie en ces termes : « Nous ne nous immisçons pas dans l’art mais dans les idées à propos de l’art. L’art est un outil pour nous ». Devrim Bayar, licenciée en histoire de l’art (Université libre de Bruxelles) elle a également poursuivi un Master en études curatoriales à la Columbia University, New York City.
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17.80 €
L-R (+CD Rom)
BA
L-R est une extension des installations sonores récentes de Dominique Leroy. Les visuels et textes répartis sur les pages de gauche et de droite renvoient aux pistes Left et Right du CD audio, la balance de votre chaîne Hi-fi qui permet la navigation d’un projet à l’autre. « Vous avez peut-être l’esprit joueur, retors, frondeur, iconoclaste. Les réalisations de Dominique Leroy placent l’auditeur, lui indiquent, peut-être indirectement, de se placer dans un périmètre. L’artiste est ici un opérateur d’écoute qui aménage une architecture, ou encore la reconstruit. Ses dispositifs se déploient au moyen d’éléments de mobiliers : cloisons, structures diverses ; ou encore de dispositifs audio : lecteurs CD, magnétophones, enceintes acoustiques et autres haut-parleurs. » (Luc Kerleo) Dominique Leroy est né en 1970 aux Sables d’Olonne (France). Il élabore son travail lors de résidences, expositions et évènements (programme MAP, pépinières européennes pour jeunes artistes / Mons, Le Lieu Unique / Nantes, Théâtre de l’Agora / Ivry, Galerie du Haïdouc / Bourges, HISK d’Anvers, W139 d’Amsterdam, à Idem+Arts de Maubeuge, Eté+ (Sonic City) de Mons…).
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15.30 €
L' art imprimé de Gérard Collin-Thiébaut
BC
Ouvrir la fabrique de l’art imprimé de Gérard Collin-Thiébaut à un large public : telle a été la motivation pour l’écriture du présent essai monographique. Depuis le début des années 1980, l’artiste déploie en effet une vaste pratique à partir d’images accessibles, qui s’inscrit dans l’histoire du phénomène de l’édition d’artiste contemporaine : une production n’ayant, à ce jour, fait l’objet d’aucune véritable enquête, pourtant nécessaire compte tenu de son ampleur et des enjeux qu’elle soulève au sein de l’art contemporain. À cet égard, en retenant comme cadre les diverses formes d’investigation éditoriales de Gérard Collin-Thiébaut, l’ouvrage convie à interroger la manière dont l’artiste combine une certaine visée démocratique de l’art avec les exigences du milieu artistique, contribuant ainsi au façonnement d’une période historique de l’édition d’artiste.
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26.00 €
L' Etrangere 6/2004
BC
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15.30 €
L' Etrangere 7/2004
BC
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15.30 €
L' Etrangere 8-9/2004
BC
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25.40 €
L' Étrangère N° 60
BC
Ni bilan, ni état des lieux mais volonté de signaler ce qui nous retient dans la création poétique voire dans la création tout court, dès lors que les soixante numéros réalisés depuis plus de vingt ans auront mobilisé près de trois cent auteurs et autrices afin d’approcher les enjeux les plus significatifs dans le domaine littéraire et artistique de l’époque. Ce volume a invité les personnes qui furent immédiatement impliquées et qui auront accompagné au plus près cette expérience éditoriale, comme pour rappeler combien une revue, dont on sait la fragilité – et dans bien des cas le caractère éphémère –, peut relever le défi du temps qui passe et, par la même occasion, ouvrir des domaines de la création à jamais inédits. Ce volume signale autant de directions de pensée et de création qu’il y a d’auteurs. Et pourtant les convergences, aussi bien au niveau des expériences cumulées que de la manière de les penser, de les traduire, de les porter à l’expression, retiennent toute notre attention puisque ce qui est saisi concerne la vie captée dans ce qu’elle peut avoir d’essentiel. Contributions de Pierre-Yves Soucy, Michel Collot, Olivier Schefer, François Lallier, Victor Martinez, Alexis Audren, François Rannou, Daniel Vander Gucht, Elke de Rijcke, Christophe Van Rossom.
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24.00 €
L' étrangère n° 62
BA
Parmi les auteurs que nous avons retenus pour le présent volume de la revue, il y a lieu de signaler d’abord les proses d’une étonnante lucidité que propose Marc Blanchet, à la fois poète et essayiste. Deux suites poétiques suivent, celles de Bastien Fery et de Laura Tirandaz. Toutes deux marquent un travail remarquable de la création poétique, à la fois par leur originalité et leur audace. Nous proposons par ailleurs les traductions de la grande poétesse allemande du début du siècle dernier, Else Lasker-Schüler, traduite brillamment ici par un jeune traducteur, Guillaume Deswarte, lequel propose une analyse originale qui situe cette œuvre dans son époque. Le poète et essayiste François Lallier propose quant à lui une analyse de l’œuvre poétique de Pierre Jean Jouve dont il est l’un des meilleurs spécialistes. Enfin, Philippe Agostini, auteur et artiste, se livre à une approche de la figure des Lutteurs à travers plusieurs œuvres plastiques du XIXe et du XXe siècles.
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24.00 €
L' Etrangère n° 63
BC
Ce numéro est placé sous le signe de la création poétique actuelle et ouverte sur l’international. Le lecteur découvrira, s’il ne le connaît déjà, le poète grec Dyonisis Kapsalis, dont la cadence de ses rythmes et vers ne sont pas sans rappeler les œuvres de Dante et Shakespeare. Le dossier intitulé « Six poètes tchèques d’aujourd’hui » permettra au lecteur de découvrir des poètes peu connus dans le monde francophone. Le dossier retient des poètes de trois générations distinctes. Ces auteurs tournent autour de questions plus intimes, d’expérience de vie au cœur du quotidien, et comme un refus de la poésie se tenant sur la forme, le drame individuel ayant pris le relai des drames collectifs. On y trouvera aussi un essai novateur et éclairant de Philippe di Meo consacré au poète italien Giorgio Caproni. Puis, pour clôturer ce volume, Michel Pagnoux nous fait partager ses réflexions sur ce que rend visible l’époque, celle d’une postmodernité qui se renouvelle inlassablement à l’identique. Sommaire :Pierre-Yves Soucy : Un temps désorienté ; Dionysis Kapsalis : choix de poèmes, traduits par Myrto Gondicas,suivi d’un entretien ; Sophie Loizeau : Déchets verts ; Hervé Micolet : Place de la Déserte ; Philippe di Meo : Lefaux comme seule vérité (Sur Giorgio Caproni) ; Michel Pagnoux : Brignogan.Six poètes tchèques d’aujourd’hui présentés par Benoît Meunier : Marie Jehlickova, Jaromir Typlt, PavelKolmacka, Sylva Fischerova, Pavec Novotny, Kamil Bouska.
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24.00 €
L' Étrangere n°46
BC
Consacré au thème « Poésie : frontières et limites », thème emblématique de l’époque, où tout bouge sans que nous ayons prise sur les bouleversements que nous connaissons, que nous vivons, les diverses contributions à ce nouveau numéro posent la question de la création, celle de la poésie, sous ses divers angles et diverses relations avec les autres champs de la création artistique. on pourra s’étonner du mot de l’écrivain italien Italo Calvino : « Le lieu idéal […] est le lieu où il est le plus naturel de vivre en étranger ». Dépaysement total, délaissement du lieu, sans doute, mais à partir duquel, aussi indéterminé soit-il, il s’agit de faire surgir la parole. Où en sommes-nous avec ce qui sépare et polarise la relation entre celui qui parle et ce dont il parle ? Si la poésie a pour ferment le refus de se refermer sur quelque lieu, c’est que son motif paraît sans frontière : refus de la limite, réelles ou anticipées, philosophiques ou théoriques, symboliques ou institutionnelles, que nous traversons, et auxquelles nous consentons, que nous refusons, et répudions si souvent. Combien d’exemples peut-on pointer pour signaler la permanence des écarts, des lisières et des limites, et plus encore peut-être, de leur mobilité : frontières politiques, frontières linguistiques, frontières culturelles, frontières au cœur du temps entre passé et avenir, frontières sujettes à la multiplicité des espaces ? Frontières foisonnantes au cœur du quotidien, entre le privé et le public, entre le proche et le lointain, entre soi et l’autre ; mais aussi entre les divers modes d’expression, genres littéraires, artistiques, autant de lignes de partage entre le réel et l’imaginaire. Poésie : frontières et limites : Pierre-Yves Soucy : « Migrations des limites » ; Emmanuel Laugier : « Poème du revoir américain » ; Olivier Schefer : « À la limite » ; François Lallier : « notre être-image » ; Chantal Neveu : « aimant deux » ; Harry Szpilmann : « À la façon de la phalène » ; Paul Bélanger : « Le lecteur exorbité » ; Victor Martinez : « Les fenaux » ; Anne Penders : « À peu près clair » ; Jean-claude Villain : « Par la langue… » ; Jean-Charles Vegliante : « solidaire terre » ; Michèle Finck : « Suite Lacrima » ; Philippe Blanchon : « Dépaysement du réel » ; Léopold Peeters : « Dans le chignon d’un liminaire ».
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L'art et la cécité
BC
De tous les archétypes qui peuplent nos imaginaires depuis les temps les plus anciens, la figure de l’aveugle, demeure sans doute l’une des plus présentes. La peur des ténèbres entretient toutes sortes de fantasmagories, celles de nos mythologies grecques comme celles des récits bibliques, celles de la littérature comme celles des arts tout au long de leur histoire. Comment ainsi comprendre et interpréter la démarche d’artistes contemporains qui ont fait de la cécité leur thématique ? Si certains d’entre eux choisissent d’œuvrer en partenariat avec des aveugles — Sophie Calle, Miquel Barceló, Javier Téllez, Prune Nourry… — d’autres s’exercent eux-mêmes à peindre ou sculpter en aveugle, notamment les yeux bandés ou obturés, tels Robert Morris, Giuseppe Penone, Claude Jeanmart… Comment nous donnent-ils à interpréter la cécité, à la voir et à la comprendre ? La réflexion de manière plus large porte sur la dialectique du voir et du ne pas voir. Les frontières entre le visible et l’invisible sont en effet de plus en plus ténues. Certains artistes et scientifiques travaillent ensemble pour donner à voir ou redonner à voir certaines œuvres retravaillées à des échelles inédites, celles du musée du Louvre entre autres. Anne Sauvageot, professeure émérite de l’Université Toulouse2 Jean Jaurès, est une sociologue dont les thèmes de recherche portent sur la sociologie de l’image et des nouvelles technologies, l’art moderne et contemporain, l’art et science et la biographie,comme en témoignent ses principales publications : Figures de la publicité, figures du monde (PUF, 1987) ; Voirs et savoirs. Esquisse d’une sociologie du regard (PUF, 1994) ; Les Cinq Sens de la création. Art, technologie, sensorialité (collectif avec Mario Borillo, Champ Vallon, 1996) ; L’Épreuve des sens. De l’action sociale à la réalité virtuelle (PUF, 2003) ; Sophie Calle, l’art caméléon (PUF, 2007) ; Images et mirages @ nanosciences. Regards croisés (Hermann, 2011) ; Jean Baudrillard. La passion de l’objet (PUM, 2014) ; Luc et Christian Boltanski. Fraternité (La Lettre volée, 2017) ; Le Partage de l’œuvre. Essai sur le concept de collaboration artistique (L’Harmattan, 2020) ; Georges Bemberg. Un collectionneur du XXe siècle (Privat, 2023).
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23.00 €
L'écriture du regard
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L'Espace vertical
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Le point de départ de cette étude est empirique. Quiconque s'intéresse de près à la sculpture du XXe siècle l'aura remarqué : le type de la colonne - voire celui de l'obélisque - est récurrent dans les productions en trois dimensions de cette période. Les raisons en sont multiples. Elles tiennent à l'un des attributs fondamentaux de la sculpture, sa verticalité, soit le triomphe de la forme érigée contre la gravitation, contre l'horizontalité associée par anthropomorphisme à la perte de vitalité tout autant qu'à une égalisation des valeurs, l'idée même de valeur provenant de la représentation de ce qui s'élève. Analyser et mettre en perspective des œuvres dont le modèle est celui de la colonne ou de l'obélisque permet alors d'examiner à nouveaux frais certains mouvements modernistes, de s'interroger sur la crise de la notion de monument (mais aussi sur de nouvelles formes de monumentalité), de scruter des questions aussi diverses que celles de l'efficacité spatiale de la sculpture, de son rapport avec l'architecture, de sa dématérialisation, etc. Pierre Tillet enseigne l’histoire de l’art à l’École nationale supérieure d’art et de design de Dijon. Critique d’art, il collabore à des catalogues d’exposition ainsi qu’aux Cahiers du Musée national d’art moderne et à Frog. Il est l’auteur de nombreux textes consacrés à des artistes tels que Jean-Marc Bustamante, François Curlet, Luke Fowler, Isa Genzken, Pierre Joseph, Vincent Lamouroux, Bertrand Lavier, Veit Stratmann, Xavier Veilhan, etc. Il traite régulièrement de la problématique des rapports entre sculpture et architecture.
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22.00 €
L'étrangère n° 57-58
BC
Volume double de la revue L’étrangère dirigé par Michel Collot et Christine Dupouy consacré à l’œuvre poétique de Jean Laude. Tout le monde s’accorde pour reconnaître l’importance de l’œuvre de Jean Laude en tant qu’historien de l’art et africaniste, notamment autour des thématiques touchant aux rapports de la peinture française et européenne et les arts d’Afrique, ainsi que sur les arts premiers. Ce qui semble moins connu, c’est son œuvre poétique qui lui a valu la reconnaissance de poètes aussi marquants qu’Édouard Glissant ou encore Jacques Dupin. Né en 1922 et décédé prématurément en 1984, Jean Laude aura laissé une œuvre poétique injustement méconnue. Un retour sur celle-ci qui a donné lieu en mai 2022 à un colloque dirigé par Michel Collot et Christine Dupouy à l’université de Tours. Rappelons que si Jean Laude publie quelques recueils brefs dans les années qui suivent la Seconde Guerre mondiale, son livre majeur, Les Plages de Thulé, dont la première édition remonte à 1964, et est publiée aux éditions du Seuil, Jean Laude travaillera à ce livre jusqu’à la veille de sa mort. L’édition finale sera publiée en 2012 à La Lettre volée. Entre-temps est paru aux Éditions Corti en 1989 un livre important préparé par Michel Collot et intitulé La Trame inhabitée de la lumière, livre composé surtout de textes poétiques écrits dans les années 1970. Rappelons que si Jean Laude est passé par le surréalisme et a par la suite collaboré à des revues comme Change ou encore Tel quel, il s’émancipe de ses premiers engouements pour suivre une voie qui lui sera propre. Pour reprendre les propres mots de Jean Laude, tirés des Plages de Thulé : il s’agit de creuser « le lit de tout ce que j’ignore » et me porter « à la rencontre de l’inconnu masqué. » Sommaire : Michel Collot : situation littéraire de Jean Laude ; Pierre-Yves Soucy : Approche des fondements de la poésie de Jean Laude ; Christine Dupouy : « seuil », « centre », « Lieu » : de quelques mots-clefs chez Jean Laude ; Christian Doumet : Jean Laude vu du ciel ; Thomas Augais : La spatialisation du poème dans Diana Trivia ; Serge Linares : Figure du livre chez Jean Laude ; Marie Joqueviel Bourjea : Jean Laude, pour un chromatisme différentiel ; Patrick Née : L'ailleurs dans Les Plages de Thulé ; Esther Tellermann : Les Plages de Thulé, au lieu du commencement écrire le littoral; Marc Blanchet, et un ensemble important composé de plusieurs inédits de Jean Laude, notamment des passages tirés de son Journal.
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24.00 €
L'étrangère n° 59
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Nous retrouvons dans ce numéro de L’étrangère des suite poétiques, celle Michael Palmer, poète américain contemporain dont l’importance fait l’objet d’une reconnaissance de plus en plus manifeste, lequel propose une suite chargée d’impressions centrées sur la lumière et ses ombres, déclinées sous ses multiples manifestations. Nous avons sollicité des textes de plusieurs jeunes auteurs(es) afin de rejoindre au plus près ce qui est vécu du monde tel qu’il s’offre de nos jours, pour dire à la fois son éclatement, afin de mieux faire entrer la poésie dans les débats auxquels nous ne pouvons pas nous dérober, laquelle transcende par l’articulation des différentes dimensions expressives sur lesquelles elle se fonde : de Mathieu Nuss à Adèle Nègre et Alexis Audren, de Myette Ronday à Denis Ferdinande et Guillaume Artous-Bouvet, ou encore ces poésies de Fanny Lambert et d’Isabel Guerrero. Cette dernière nous offre des textes qui sont ses toutes premières publications. Les héritages poétiques des uns et des autres, si différents soient-ils, marquent des convergences de sensibilités, une attention à l’époque et les figures sous lesquelles elle se décline. Une attention à l’inscription de la poésie, ou encore, en textes portés par une prose poétique, peut prendre la forme d’une pièce dramatique. C’est ce que nous propose ici Henri-Pierre Jeudy, confronté à la réalité rugueuse de la vie qui est aussi l’exigence de confronter la mort dont la parole ici donne lieu à un dialogue soutenu par cette volonté de vérité. Le volume de clôt avec un essai de Claude Le Manchec consacré au poète André du Bouchet, dans la perspective où celui-ci fut et est resté jusqu’à la fin de sa vie très proche et très sensible autant qu’attentif aux œuvres d’Ossip Mandelstam comme de Varlam Chalamov, et de bien d’autres. Pierre-Yves Soucy : Ouverture : Retour sur le réel et sur ce qui se dérobe ; Michael Palmer : Mouvements ténus / Light Moves ; Henri-Pierre Jeudy : Palinodie ; Fanny Lambert : Rondements ; Alexis Audren : sauf le sauvage ; Isabel Guerrero : lucide wild ; Mathieu Nuss : Abois ; Adèle Nègre : Volées, feuillets très concrets, défets ; Denis Ferdinande : Divers plateaux ; Myette Ronday : Légers ressacs ; Guillaume Artous-Bouvet : Sel du sel (extrait) ; Claude Le Manchec : Le silence d’André du Bouchet.
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24.00 €
L'étrangère n° 64
BA
Non pas un retour sur la poésie belge francophone, mais bien une attention à ce qu’elle offre aujourd’hui à travers quelques auteurs(es) qui se sont imposés au cours des trois ou quatre dernières décennies. L’œuvre poétique d’Yves Namur s’est toujours entretenue avec celles qui nous parviennent d’autres langues et cultures ou d’autres auteurs avec lesquels il dialogue, comme c’est ici le cas avec cette suite intitulée « Une nuée d’ombre » où l’œuvre de Jean Tardieu est évoquée. Le lecteur trouvera dans ce numéro une suite d’inédits de Véronique Bergen dont l’œuvre poétique s’est imposée depuis plus de trente ans comme l’une des plus exigeantes dans ce champ de la création. Nous avons sollicité le poète Jean-Marie Corbusier pour une suite d’inédits, poète de la première heure, et bien que très discret, dont l’exigence n’a cessé de s’imposer au fil des dernières années. Il y a lieu également d’insister sur la qualité poétique de Charline Lambert, poétesse, critique et traductrice, de très récente génération. Deux autres poètes belges viennent compléter ici cet ensemble : Pascal Leclercq, dont la suite en prose ne quitte jamais le terrain du poétique ; puis Stéphane Lambert, dont l’œuvre n’est plus à défendre tellement elle a pris place à la fois sous la forme poétique, comme sous la réflexion qu’il a conduit sur nombre d’auteurs et les artistes modernes et contemporains. Enfin ce numéro propose des réflexions d’une grande force, à la fois sur Paul Gauguin, conduite par Gilles Plazy ; puis un texte de Gilles Jallet, texte « égyptien » qui évoque Le Serpent Ka ; enfin, une étude très fouillée d’Étienne Vaunac consacrée à l’œuvre poétique de Michel Deguy. Nous publions également deux suites poétiques de haute tenue, l’une que l’on doit à Lenaïg Cariou, et l’autre à Benoît Conort. Gilles Plazy : Paul Gauguin, l’insurgé solaire ; Yves Namur : Une nuée d’ombres (Douze fragments autour d’un titre de Jean Tardieu) ; Véronique Bergen : Poèmes : Mes rires hauts comme trois pommes… ; Benoît Conort : Fugue mineure ; Gilles Jallet : L’Île du serpent Ka ; Jean-Marie Corbusier : Une dernière parole ; Charline Lambert : Pas plus que mon état civil… ; Lenaïg Cariou : Naissance de l’habitude ; Pascal Leclercq : Fort à propos… ; Stéphane Lambert : Le monde est tout image ; Étienne Vaunac : Michel Deguy – Poèmes du presque astre.
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24.00 €
L'exposition
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Monographie d’un photographe belge majeur, complice et allié des femmes qui lui donnent à voir le désir et le plaisir selon leur bon vouloir, ce livre de photographie consacré aux nus du photographe belge Michel Hanique réunit ses prises de vue qui suivent un protocole immuable, à savoir le choix du lieu et de la pose par ses modèles qui s’exposent librement et délibérément à son objectif pour révéler et offrir au regard quelque chose de leur désir, de leur plaisir — ce que le photographe exprime par ces mots qu’il voulait placer en exergue du livre : « Je ne te prendrai pas en photo… ». Michel Hanique (Godinne, Belgique, 1949) est psychologue et photographe. Il a mené quelques projets sociaux avec des SDF, des patients en institution psychiatrique et des ouvriers en entreprise de travail adapté même si sa notoriété lui vient de sa thématique de prédilection qui est le nu, l’érotisme, la sensualité. Il a participé à de nombreuses expositions collectives et personnelles en Allemagne, en Belgique, en France, en Italie, en Espagne, en Suisse, en Lituanie, en Angleterre, en Israël et en Tchéquie... et ses tirages font partie des collections du Musée de l’Elysée à Lausanne, du Museo Ken Damy à Brescia, de la Posada del Potro à Cordoue, du Musée de la photographie à Charleroi, du Musée Ludwig à Cologne, du Museum of Photography de Tel Hai en Israël. Deux livres de ses photographies ont déjà paru à ce jour : Intérieurs jour avec une préface de Claude Javeau (Bruxelles/Cologne, La Lettre volée/In Focus, 1995) et Nymphéa d’Antonio Gamoneda avec des photographies de Michel Hanique (Toulouse, Le Grand Os, 1997). Frédérique Van Leuven est psychiatre au Centre psychiatrique Saint-Bernard à Manage et dans l’Équipe Mobile de Crise de la Région du Centre. Elle est est l’auteure de nombreux articles et livres dont Grandir avec des parents en souffrance psychique (avec Cathy Caulier, Louvain-la-Neuve, Academia, « Passeurs de mondes/ Ethnographies cliniques », 2017).
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35.00 €
L’ étrangère n° 26-27
BC
Ce volume est construit autour de textes poétiques provenant de divers horizons. Il propose des textes du poète américain Paul Hoover (auteur de Postmodern American Poetry, anthologie récente de la poésie américaine actuelle) ainsi que de deux poètes mexicains encore inconnus dans le monde francophone : Francisco Segovia et José Maria Espinasa, qui côtoyent ici des poètes francophones connus et moins connus, tels Stéphane Lambert, François Lallier, Myriam Eck, Patrick Beurard-Valdoye, Violaine Forest, Didier Cahen, François Bon, Philippe Beck, Jean-Claude Meffre. Le lecteur trouvera la suite et la fin de l’essai de Michel Pagnoux intitulé « Regards », réflexion touchant à la création picturale moderne et contemporaine et aux conditions de sa critique, et des réflexions intempestives sur notre époque sous la forme d’une suite d’aphorismes de Christophe Van Rossom. Ce numéro double est complété par deux essais, respectivement de Christian Ruby, qui s’interroge sur la naissance du spectateur contemporain à partir de Denis Diderot, et de Jean-Luc Nancy dont le dernier paragraphe de son texte donne la mesure de ce qui nous est proposé : « Héraclite représente le monde comme le jeu de dés d’un enfant. Le monothéisme occidental représente la création comme un acte gratuit, souverain, arbitraire et surgissant au milieu de rien. L’enfant joueur, le dieu qui crée par gloire ou par amour sont l’un et l’autre dans un certain plaisir. Ils sont le plaisir même de la venue du monde qui n’est rien d’autre que la possibilité qu’il y ait des rencontres. C’est pourquoi le monde n’a pas de signification, même si en lui nous savons constituer d’innombrables chaînes signifiantes. Le monde est lui-même un fruit odorant et coloré, généreux et passager. Il peut être puant et blême, ingrat et figé dans la permanence. Il reste cependant la seule chance d’être. »
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25.40 €
L’ étrangère n° 28
BC
Pour ce numéro, nous avons retenu des auteurs dont les œuvres ont été l’objet d’une reconnaissance internationale en même temps qu’ils s’affirmaient, pour certains d’entre eux du moins, comme des traducteurs de premier plan. C’est le cas du poète québécois Paul Bélanger, mais également de Jean-Charles Vegliante, connu à la fois comme poète et comme traducteur des poètes italiens. Il en va ainsi du traducteur André Markowicz, qui a proposé au cours des vingt dernières années une nouvelle traduction de l’ensemble de l’œuvre de fiction de Dostoïevski aux éditions Actes Sud. Il y a quelques années, nous le découvrions aussi comme poète, dont Figures, publié au Seuil en 2007 donnait une idée précise de la qualité de sa création personnelle. De même, nous proposons de nouveaux textes du poète Paol Keineg dont la force de l’œuvre n’a cessé de se confirmer au fil des années, et qui, aujourd’hui, atteint à une véritable reconnaissance. En contrepoint nous proposons des poètes de cette génération qui s’affirme peu à peu et dont les œuvres ont pris place au cours des dernières années chez les lecteurs attentifs à cette nouvelle sensibilité qui ne saurait se définir comme un nouveau lyrisme, mais comme une recherche où le sentiment d’une subjectivité cherche à s’établir dans un rapport étroit avec le réel, avec l’expérience possible du monde. C’est le cas aussi bien chez Sereine Berlottier que chez Kang Biung KI ou encore Michèle Dujardin. Dans l’un ou l’autre cas, il s’agit de refuser une poésie éthérée, comme pour affirmer que l’écriture poétique est plus que jamais, peut-être, une instance de vérité.
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15.00 €
L’Âge du public et du spectateur
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Pourquoi référons-nous « naturellement » la culture et les arts à un public et à des spectateurs ? Pourquoi, dans le même temps, disposons-nous, non moins « naturellement », la politique autour de cette référence au public ? Pour répondre à ces questions, il fallait reconstruire le processus d’invention du public et du spectateur. En parcourant les descriptions des attitudes du spectateur, les règles qui les disciplinent, on s’aperçoit que l’esthétique, domaine de la sensibilité, n’est pas dissociable de la réflexion sur le spectateur et la démocratie parlementaire. La formulation moderne de l’adresse au public et au spectateur fonde les rapports entre la culture, les arts et la politique en les nouant à l’esthétique. Mais tandis que cette dernière se déploie dans une perspective égalitaire, elle n’est pas sans jouer le rôle d’une discrète mise au pas morale et politique du sujet. Christian Ruby est docteur en philosophie et enseignant (Paris). Membre de l’association pour le Développement de l’histoire culturelle et rédacteur en chef du site Le Spectateur européen, il a publié chez le même éditeur L’Art public. Un art de vivre la ville (2002), Nouvelles lettres sur l’éducation esthétique de l’homme (2005) et Schiller ou l’Esthétique culturelle. Apostille aux Nouvelles Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme (2007).
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21.90 €
L’air est différent
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Les mots sont venus naturellement à moi depuis que j’ai enchaîné la perte de mes proches. La mort m’inspire, comme si elle me donnait droit à la parole, et la parole, le verbe me libèrent. Façon de faire le deuil, qui est sans doute un prétexte pour enfin aborder la poésie, cette forme qui me touche, me parle depuis mon adolescence. Les livres sont un refuge et j’invite le lecteur à parcourir L’air est différent comme un souffle vers l’enfance, où il y a de la vie, du temps présent, de la lenteur, beaucoup d’espace, de l’amour, puis tout s’éteint brusquement, et là c’est fatal, plus rien ne sera comme avant. Face à la mort, la vie reprend... différemment. Laurence Skivée (Liège, 1973) artiste protéiforme, vit et travaille à Bruxelles. Après des études en photographie à Saint-Luc (Liège, 1991-1993) puis en pratiques artistiques à l’École de recherche graphique (Bruxelles, 1993), elle expose régulièrement son travail dans des expositions personnelles ou collectives depuis 1995, se produit à l’occasion de performances et produit des livres d’artiste. En 2013, elle publie son premier livre d’artiste, Je m’emballe, aux éditions de La Lettre volée et écrit L’air est différent, son premier texte, à l’été 2014.
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17.00 €
L’An passé à Jérusalem
BC
« Ceci est mon journal de bord tenu à Jérusalem du 12 juillet 2004 au 26 août 2005. Le lecteur à qui je le dévoile ne me tiendra pas rigueur de ses propos souvent outranciers et injustes, reflets de mes états d’âme, de mes exaspérations et de ma relation (forcément) difficile en tant que Juif non sioniste avec Israël. (Le moindre de mes ressentiments à l’encontre de ce pays n’étant pas qu’il me force à me définir systématiquement comme Juif alors que ce n’est là qu’un attribut parmi d’autres de mon identité personnelle en Europe.) J’en demande par avance pardon à ceux qui pourraient se sentir offensés comme je sollicite l’indulgence du lecteur qui ne manquera pas de relever inexactitudes et approximations historiques. » Ce journal de bord tenu à Jérusalem par un Juif européen qui effectua quatre longs séjours en Israël et en Palestine, de l’été 2004 jusqu’à la veille du retrait israélien de la bande de Gaza à l’été 2005 a pour ambition de susciter un salutaire débat contradictoire, de faire entendre ces voix que l’on dit dissidentes pour les réduire au silence. Daniel Vander Gucht, docteur en sociologie, dirige le Groupe de recherche en sociologie de l’art et de la culture ainsi que la Revue de l’Institut de sociologie à l’Université libre de Bruxelles. Il a fait paraître sous sa direction Art et Société et, en collaboration avec André Ducret et Nathalie Heinich, La Mise en scène de l’art contemporain (Bruxelles, Les Éperonniers, 1989 et 1990) et à titre de seul auteur Art et Politique. Pour une redéfinition de l’art engagé ; La Jalousie débarbouillée. Éloge de l’incertitude amoureuse et Ecce homo touristicus. Identité, culture et patrimoine à l’ère de la muséalisation du monde (Bruxelles, Labor, 2004, 2005 et 2006).
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19.80 €
L’Architecture au subjonctif
BC
Où vivons-nous ? Qu’est-ce qui caractérise l’aménagement contemporain de l’espace ? Pour répondre à cette question, l’essai prend la forme d’une enquête phénoménologique et part de la description des pratiques les plus quotidiennes de l’espace : descendre dans le métro, faire ses courses dans un centre commercial, emménager, visiter un musée, s’installer à une terrasse de café… C’est sur la base de cette description du vécu de l’espace que s’élabore sa conceptualisation, à la croisée de la philosophie, de la théorie de l’architecture et de l’économie politique. si l’espace contemporain peut se définir comme un espace de l’éjection, en lien avec l’économie mondialisée, la phénoménologie de l’espace et de son aménagement laisse apparaître la possibilité d’une autre architecture : celle-ci impose le subjonctif, et se caractérise avant tout par sa dimension charnelle. Benjamin Delmotte est né en 1974. Normalien, il est docteur en philosophie et enseignant à l’ENSAD (Paris). Il a notamment publié Esthétique de l’angoisse (PUF, 2010), Le Visible et l’Intouchable (L’Âge d’homme, 2016) et Étonnement. Berlinde De Bruyckere (Furor, 2017).
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22.00 €
L’Architecture pour la vie
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Le bureau d’architecture Émile Verhaegen basé à Bruxelles s’est prêté, pour célébrer ses 50 ans d’activité, à l’exercice consistant à livrer ses constructions au libre regard d’un photographe dont les reportages ont à leur tour inspiré cinq écrivains belges qui ont imaginé des histoires de vie parfois surprenantes, émouvantes ou drôlatiques, pour rappeler que l’architecture est toujours destinée à être habitée. Les bâtiments ont du reste été choisis pour les fonctions sociales et publiques qu’ils remplissent (maternité, école, usine, station-service, home). La pratique photographique de Sébastien Reuzé, auteur de plusieurs livres parus à La Lettre volée (notamment Constellations, 2003 ; Numéristique, 2009) naît d’observations subtiles, d’attitudes contemplatives et d’itinéraires hasardeux. Ses dispositifs photographiques perturbent notre perception et nos relations à l’espace et à notre environnement quotidien. Paul Emond vit à Bruxelles. Il a publié une poignée de romans. Il est également l’auteur d’une quarantaine de pièces originales et d’adaptations théâtrales. Thomas Gunzig est né en 1970 à Bruxelles. Il a écrit des romans et des nouvelles, mais aussi pour le théâtre ou le cinéma. Professeur de narration, il anime plusieurs émissions à la radio. Willy Spillebeen est un romancier et poète belge de premier rang. Dans plusieurs de ses œuvres, il confère à sa Flandre natale une dimension universelle. Bob Van Laerhoven a bâti une oeuvre variée – romans, récits de voyage, thrillers, nouvelles, ouvrages autobiographiques… – où violence, humour et sensualité occupent une place de choix. La Vengeance de Baudelaire, qui se déroule dans le Paris de 1870-71 a remporté le prix Hercule Poirot du meilleur roman policier 2007. Hubert van Lier, Anversois de toujours et auteur de romans policiers, est le fondateur de l’Académie des écrivains et fut président de l’Association des auteurs flamands de romans policiers.
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28.00 €
L’Art dans son moment politique
BC
Cet ouvrage n’écrit pas une histoire linéaire. Celle, plutôt, d’une réalité en devenir dont le cadre chronologique est l’extrême fin du XXe siècle. Les principaux aspects envisagés ont trait à tout ce qui détermine l’art actuel dans un sens « politique », comme formule se destinant à investir l’espace réel pour l’habiter ou le changer. Initialement destinées à l’espace de la revue d’art ou de la conférence, rédigées donc « à chaud », les études proposées ici sont l’accompagnement d’une histoire de l’art vécue en direct, dans son moment politique même et sur un mode circonstanciel. Leur objet : rendre compte de l’intérieur, en s’appuyant sur des faits concrets, d’un « en-cours » de l’histoire contemporaine de l’art. Paul Ardenne est agrégé d’histoire et docteur en histoire de l’art. Universitaire, collaborateur de différentes revues, il est notamment l’auteur de Art, l’âge contemporain. une histoire des arts plastiques à la fin du XXe siècle (Éditions du Regard, 1997).
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26.90 €
L’Art pour objet
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Comprendre, pour le sociologue, c’est remonter de l’œuvre à l’acte, du produit au procès, de l’art « déjà fait » à l’art « en train de se faire » en replaçant l’activité artistique dans son contexte de production, de diffusion et de réception. Issus d’enquêtes empiriques comme de recherches en bibliothèque, les textes que réunit ce recueil sont autant de tentatives de remplir ce vaste programme sans cesse amendé et disputé par la tradition sociologique. De la question de l’écriture pour Piet Mondrian au rôle de l’artiste dans l’espace public, de la problématique de l’industrie culturelle selon Theodor Adorno à celle du polythéisme des valeurs, d’une querelle savante autour de l’objet et de la méthode en sociologie de la musique à une polémique publique suscitée par un concours d’embellissement controversé, ces travaux s’inscrivent depuis une décennie au cœur du débat qui anime aujourd’hui la sociologie des arts sur ses frontières, ses méthodes et ses résultats. André Ducret enseigne la sociologie des arts et de la culture ainsi que l’histoire de la pensée sociologique à l’université de Genève. Il est l’auteur de Mesures. Études sur la pensée plastique (Bruxelles, La Lettre volée, 1990) ; L’Art dans l’espace public. Une analyse sociologique (Zurich, Seismo, 1994) et (en collaboration) Architecte en Suisse. Enquête sur une profession en chantier (Lausanne, PPUR, 2003).
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19.30 €
L’Art public
BC
Les œuvres d’art public ont leur manière spécifique de faire de la politique dans les lieux publics. Elles partagent les espaces, soutiennent des rythmes de célébration, encouragent des gestuelles corporelles. La statuaire de jadis cherchait à déployer un certain apparat du corps politique dans la ville. Dès lors qu’il n’est plus figuratif, qu’il interroge les relations sociales, se pose la question de l’inscription de la communauté dans l’espace de la ville que propose l’art contemporain. Christian Ruby, docteur en philosophie, est chargé de cours à l’Université de Paris X-Nanterre. Il a récemment publié L’État esthétique (Castells et Labor, 2000) et Les Résistances à l’art contemporain (Passage du chantier, 2000).
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13.70 €
L’Autre Moitié
BC
L’Autre Moitié réunit trois essais consacrés aux écrivains latino-américains parmi les plus importants du siècle passé : Jorge Luis Borges, Julio Cortázar et Juan Rulfo. Avec une empathie qui ne cède en rien à l’exigence de toucher au cœur de l’œuvre, Uribe explore avec une apparente légèreté et un soupçon d’humour jamais hors de propos ce qui fait la richesse et l’originalité de ces auteurs. Il nous propose trois voyages intimes dans ces univers qui se tiennent aux extrémités de mondes qui sont tout autant notre monde de vie. Alvaro Uribe est né en 1953 à Mexico D.F. Il est licencié en philosophie de l’Université de Mexico (Unam). Il a été attaché culturel pour le Mexique au Nicaragua, puis conseiller culturel en France. Depuis 1980, il a publié sept livres dont deux romans (La Loteria de San Jorge et Por su nombre) et plusieurs recueils de nouvelles. L’Autre moitié, publié au Mexique en 1999 est son deuxième livre d’essais.
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10.20 €
L’éducation des monstres
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« Surtout pas de traité ! Juste des cabrioles. Jusqu’à présent on n’a pas assez espéré de la Littérature qu’elle fasse des cabrioles. Des livres de cabrioles : n’est-ce pas ce dont nous avons le plus besoin ? Il faut que nous fassions quelque chose qui ne soit pas un objectif mais soit là, derrière la Vérité, sans être pour autant derrière les apparences. Tout le monde rêve ici de faire de la Littérature sans faire de livres. Mais qui pense à penser la Littérature en faisant des cabrioles ? » De l’apparition d’un jeune prince autrichien en exil à la révélation de « vertes vallées » à l’aube de tout texte, les vingt-trois monologues, aux accents scéniques, de L’Éducation des monstres s’inscrivent comme une suite de « proses fantasmatiques » où l’on invente un monde, le détruit pour le pur bonheur d’une théorie dont l’acceptation est avant tout un consentement demandé au lecteur. L’ouvrage, tel un théâtre de marionnettes, marque une nouvelle étape dans une œuvre singulière commencée avec la poésie, poursuivie par des fictions, des essais et un travail photographique. Marc Blanchet né en 1968, vit à Tours. Il a publié plusieurs livres de poésie dont récemment Les Naissances (Le Bois d’Orion, prix Yvan Goll 2007), des fictions, Trophées (Farrago, 2005), et des essais dont l’un sur la littérature, la musique et la peinture : Les Amis secrets (José Corti, 2005). Son travail littéraire et photographique l’a mené dans différents pays, avec des expositions de ses images en France et à l’étranger. Il mène depuis plusieurs années une activité de critique, organise et anime des rencontres littéraires.
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15.30 €
L’Effacement de l’artiste
BC
Cet essai interroge un aspect décisif de l’art des années 1960 et 1970, qui a acquis valeur de paradigme. De manière circonstanciée, Natacha Pugnet y analyse les visées et les incidences d’une désubjectivation paradoxale en ce qu’elle semble a priori contraire au processus créateur. Autant que les propos des artistes, leurs produc- tions elles-mêmes témoignent pourtant de la recherche d’une impersonnalité stylistique ; elles procèdent d’un faire anonyme, marquent l’appropriation d’un déjà-là, se montrent indifférentes au chromatisme, multiplient les procédures répétitives, etc. Pour être souvent décriée, la thèse de la « mort de l’auteur » – que défendirent Barthes et Foucault – n’en montre pas moins un point de convergence essentiel avec la critique radicale, depuis l’intérieur, de toute position souveraine de l’artiste. Et si diverses pratiques actuelles héritent manifestement de cette attitude, c’est que l’effacement est désormais intériorisé. Il aura permis de repenser la figure de l’artiste, telle qu’elle se redessine à un moment charnière de l’histoire de l’art, entre la fin des avant-gardes et ce qu’on nomme la postmodernité. Natacha Pugnet enseigne l’histoire de l’art contemporain à l’École supérieure des beaux-arts de Nîmes. Auteur de nombreux articles sur les pratiques récentes, elle collabore à la revue 20/27. Elle a fait paraître un ouvrage d’entretiens (Figures d’artistes, Archibooks, 2008), dirigé Jeux d’exposition (ESBAN, 2011) et Les Doubles Je[ux] de l’artiste (Publications de l’Université de Provence, 2011), qui interrogent le rôle, le statut et la figure de l’artiste.
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L’Émotion du paysage
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Parfois une œuvre nous entraîne dans un sentiment d’ouverture qui ne peut pas être analysé en termes de représentation mais de présence. Le paysage est à la fois moment-de-monde dans lequel nous nous trouvons et événement indissociable par lequel nous nous éprouvons partie du monde. Parfois, à la place de l’ouverture exaltante, le sujet peut ressentir une dévastation effrayante. Ces moments fragiles et intenses de rencontre avec les œuvres sont analysés dans le contexte de la phénoménologie afin de comprendre en quoi cette émotion concourt à l’élaboration de nos paysages quotidiens, de sorte que nos aménagements ne participent pas de la destruction du monde. Catherine Grout est docteur en histoire de l’art et en esthétique, commissaire indépendante de manifestations en milieu urbain (Enghien-les-Bains, Osaka, Taipei), lauréate de la Villa Kujoyama (1994-1995), intervenante à l’École d’architecture de Lille, à l’École nationale supérieure du paysage de Versailles et membre fondateur du Groupe de recherche sur le paysage de l’espace urbain de l’Université de Tokyo. Elle a publié Pour une réalité publique de l’art (L’Harmattan, 2000).
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L’Énigme d’Alexandre
BC
À partir d’une réflexion érudite sur l’épopée d’Alexandre le Grand, pris ici comme figure emblématique du cosmopolitisme plutôt que comme conquérant, le sociologue Franco Ferrarotti propose une réflexion sur les possibilités du multiculturalisme à notre époque de grandes migrations. Des pistes sont ainsi dessinées pour une construction européenne harmonieuse et pour la prévention de nouvelles formes d’« épurations ethniques ». Franco Ferrarotti est né dans le Piémont en 1926. Après une scolarité chaotique, il obtient à l’Université de Turin son diplôme de Laurea avec une thèse sur la sociologie de Thorstein Veblen. Dans l’Italie d’après-guerre, il connaîtra au nom de la gauche unie une intense expérience politique et syndicale, puis collaborera avec Adriano Olivetti, et sera même le dernier député du Movimento Comunita fondé par ce dernier, entre 1958-1963. Entre-temps il a commencé sa carrière académique, occupant la première chaire autonome de sociologie à l’Université La Sapienza de Rome, en 1959. Il participe à la fondation, à Trente, de l’Istituto Superiore di Scienze Sociale en 1962 et crée la revue La Critica sociologica en 1967. Auteur prolifique, il a rédigé à la fois des traités de base dans sa discipline, des essais sur divers aspects de la société contemporaine, des exposés de méthodologie, en particulier sur les récits de vie.
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14.80 €
L’Énigme de l’icône quadripartite de Saint-Pétersbourg
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Très souvent l’icône se présente sous un jour obscur. Sa compréhension résiste au profane. Aussi, l’interprétation est-elle requise pour en livrer le sens. En confrontant au texte biblique la célèbre icône quadripartite de Saint-Pétersbourg, qui intrigue à plus d’un titre, l’auteur met au jour une véritable herméneutique iconique, irréductible au discours, qui en révèle la cohérence insoupçonnée. Philippe Sers, philosophe et auteur de nombreuses études de philosophie de l’image et de critique d’art, est spécialiste des avant-gardes artistiques du XXe siècle qu’il a notablement contribué à faire connaître en tant qu’éditeur. Il a notamment édité les textes de Kandinsky (Gallimard/Denoël), et est l’auteur de Kandinsky : philosophie de l’abstraction (Skira, 1995).
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12.20 €
L’Esthétique traversée
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L’« inconscient de l’œuvre », le « signe pictural », la « chair de l’œuvre » : autant de formules qui font désormais partie du vocabulaire esthétique. C’est que la psychanalyse, la sémiotique et la phénoménologie, nées presque simultanément, auront profondément marqué le XXe siècle et radicalement transformé les approches de l’esthétique, de la critique et de l’histoire de l’art, au point qu’il est aujourd’hui difficile de mener un propos théorique dans le domaine des arts sans s’y référer. Nul doute que ces disciplines apportent des éclairages fondamentaux, même si elles ont davantage traversé l’esthétique que renouvelé ses questionnements. Revisiter ces théories en partant de l’esthétique, confronter leurs principaux enjeux respectifs, comprendre leur incidence théorique et en faire la critique du point de vue de l’esthétique, tel est le programme de cet ouvrage. Jacinto Lageira est maître de conférences habilité à diriger des recherches en esthétique à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne et critique d’art. Collaborateur régulier de la revue Parachute, dont La Lettre volée a fait paraître une anthologie (Essais choisis 1975-2000, 2 tomes, 2004), il a publié chez le même éditeur D’après Ger van Elk (2002), L’Image du monde dans le corps du texte (2 tomes, 2003). Il a récemment publié chez d’autres éditeurs des écrits sur Julião Sarmento et James Coleman, entre autres, et dirigé Du mot à l’image et du son au mot. Théories, manifestes, documents : une anthologie de 1897 à 2005.
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24.40 €
L’Étrangère n° 10/11
BC
Cette livraison de la revue L’étrangère examine le rapport entre « sensation » et « formes poétiques ». Les textes de réflexion ici présentés sont, dans la plupart des cas, accompagnés d’une suite de poèmes en appoint afin de marquer au niveau de la création proprement dite la signification et la portée du thème retenu. Ce choix n’est pas arbitraire. Il s’inscrit dans une époque où la sensation est devenue l’enjeu de tout produit lancé sur le marché. Dans cet environnement où la virtualité est censée renouveler les sensations, beaucoup déplorent leur déperdition sinon leur carence. N’arriverions-nous plus à intégrer les sensations éprouvées dans l’espace public au sein de notre vie intime ? Serions-nous exposés à des stimuli constants mais superficiels qui ne nous permettent plus de ressentir ? Comment parvenons-nous encore à définir ou à créer, aujourd’hui, un rapport entre la sensation émanant de l’espace public, sa mise en circulation et la sensation intime ? Qu’est-ce qui parvient encore à émouvoir nos sens ? Comment l’accueil et la construction de la sensation se font-elles dans les œuvres, littéraires et poétiques, sur le plan du contenu comme de la forme ? Telles sont quelques questions qui ont motivé les présentes réflexions et les textes poétiques qui les accompagnent. Textes de Pierre-Yves Soucy, « Des sensations à l’expression » ; Esther Tellermann, « Poésie / Sentation / Forme / Tessiture », « Corps-Tiges » ; Jean-Paul Michel, « Une escrime avec l’apparence », « Beauté je te veux / vivante ! » ; Stéphane Bouquet, « Une parmi les promenades », « Monde I, II, III et IV » ; Sophie Loizeau, « Environs du bouc », « La Femme lit (diane) » ; Michel Collot, « Poésie, paysage et sensation », « Effusions » ; Antoine Emaz, « Écrire le vivant », « Rentrée (28.08.04) » ; Éric Suchère, « De la sensation à la surface », « …un autre mois… » ; Benoît Conort, « Expériences du sixième sens », « Sentir (soi) disparaître » ; Serge Martin, « Tomber dans tomber : le vertige étoilé qui habite le poète », « Trois tentatives de vertige » ; Sabine Hillen, « D’un animal poétique » ; Elke de Rijcke, « Sur le sentir. Réflexions sur Marina Tsvetaïeva, Andrea Zanzotto et Kees Ouwens » ; Pierre-Yves Soucy, « Sensations et forme » ; Matthieu Messagier et Michel Collet, « Trois conversations ».
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L’Étrangère n° 13
BC
Textes de Mohammed El Amraoui, « Chute, disparition » ; Pierre Le Coz, « Rimbaud et la fin de la poésie » ; Raquel Chalfi, « L’Éventail des possibles » ; Israël Eliraz, « Chez Thomas Bernard à Steinhof » ; Pierre-Yves Soucy, « L’Origine du lieu » ; Pierre Chappuis, « En premier lieu » ; Christian Hubin, « Peinture » ; Claude Louis-Combet, « Affleurements pour attouchements » ; Pierre Romnée, « Sur la peinture de Bernard Gilbert » ; Christophe Marchand-Kiss, « exuel » ; René Noël, « God disjunct ».
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L’Étrangère n° 14/15
BC
Ce numéro double de la revue L’Étrangère est consacré au poète André du Bouchet (1924-2001). Cinq ans après sa disparition, et malgré quelques hommages qui lui furent consacrés depuis, il semble urgent de revenir sur cette œuvre afin d’en montrer l’importance pour la génération actuelle et d’en indiquer la portée pour celles à venir. Plus d’un demi-siècle d’écriture, la publication d’une vingtaine de livres, qui témoignent des rapports étroits qu’il noue avec les artistes de son époque comme Giacometti, Tal-Coat, de Staël, etc. : il ne fait plus de doute que du Bouchet s’est imposé comme un poète majeur de son époque qui est aussi la nôtre. Ce numéro comporte de nombreux inédits de l’auteur depuis ses premiers textes rédigés en anglais jusqu’à ses tout derniers écrits. Textes de André du Bouchet, « Totalité de la tête », « La critique cartésienne », « Péguy partiel », « Félix Fénéon ou le critique muet », « Rimbaud et la possession du monde », « Vision et connaissance chez Victor Hugo », « Essai sur la création poétique », « Connaissance critique et connaissance poétique », « En bleu adorable... "ce qu’on a réellement peur de décrire" », « Sur Paul Celan », « Notes de lecture », « Lettre à Jean-Claude Schneider », « Carnet », « Carnet bleu perdu » ; François Rannou, « Ce qui se poursuit, tu ne le pressens qu’en t’arrachant à toi », « D’un travail en cours », « L’éclat de l’étrangère » ; Philippe Jaccottet, « Lettre à François Rannou » ; Jacques Dupin, « La route » ; Yves Bonnefoy, « Une variante de la sortie du jardin » ; Anne de Staël, « Une neige fondue », « Chronologie d’André du Bouchet » ; Jean Hélion, « Lettre à André du Bouchet » ; Jean-Baptiste de Seynes, « L’atelier » ; Monique Pétillon, « Poète de l’abrupt (entretien avec André du Bouchet) », « À la croisée des langues (Entretien avec André du Bouchet) » ; Emmanuel Lévinas, « Lettre à André du Bouchet » ; Didier Cahen, « Dyptique » ; Dominique Grandmont, « Un art exact », « Mots comme la route » ; Pierre Chappuis, « Presque sans émoi » ; Jean-Paul Michel, « Le Livre est d’abord une action » ; Salah Stétié, « Par surcroît - respirer » ; Denise Le Dantec, « André du Bouchet : au coeur du plus humain » ; Alain Suied, « Le discontinu et le non-dit » ; Jacques Depreux, « L’altérité, la soif » ; Jean-Patrice Courtois, « La parole qu’on n’a pas dans la parole qu’on a (Notes sur André du Bouchet) » ; Yves Peyré, « L’horizon du poème », « Balises dans l’égarement (II) » ; Jean-Claude Schneider, « Où " parlant " dirait " étant " », « Fendu » ; Georges Piroué, « Entretien avec André du Bouchet » ; Sander Ort, « Revenir sur ses pas » ; Philippe Denis, « L’azurole » ; Bernard Salignon, « Le sillon de la langue » ; Marie du Bouchet , « Une conversation en éveil » ; Franc Ducros, « Ici partagé » ; Pierre Reverdy, « Quatre lettres » ; Israël Eliraz, « Si le poème se souvient, de quoi se souvient-il ? » ; Philippe Denis, « Moeurs de césure » ; Sarah Plimpton, « Poèmes » ; David Mus, « Acquêt » ; Michel Collot, « Poèmes ».
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L’Étrangère n° 16/17/18
BC
Textes de André du Bouchet, « Lettres d’André du Bouchet à Paul Celan », « Sur Joyce... », « Lettre à la traductrice de Hans Faverey », « Deux lettres à Jean-Baptiste de Seynes », « La violence de Gérucault », « André Masson », « Tal Coat », « Joan Miro », « Poèmes » ; Victor Martinez, « Le corps de traduire », « Les sources de la vitalité », « Bibliographie » ; Emmanuel Laugier, « Black rain falling drop’s up day » ; Sarah Plimpton, « Poèmes » ; Louis René des Forêts, « Lettre à André du Bouchet » ; Laura Riding, « Poète : mot d’imposture » ; Hans Faverey, « Poèmes » ; Dominique Grandmont, « Entretien avec André du Bouchet » ; Sylvie Decorniquet, « Vicinité précaire » ; Nathalie Brillant, « Le moteur négatif d’André du Bouchet » ; Rémi Bouthonnier, « ...le secret éclaté demeure entier » ; Jean-Baptiste de Seynes, « Liberté d’André du Bouchet », « chansons pratiques » ; Clément Layet, « Des nerfs (touchés) » ; Thomas Augais, « Océan, barques de plâtre » ; Yves Peyré, « La revendication de la prose » ; Antoine Graziani, « Le semblable », « Par un détour blanc » ; Esther Tellermann, « Dans la langue comme de l’autre côté de la langue » ; « Jour jaune » ; Jean-Pascal Léger, « Espace de poème, espace de la peinture » ; François Rannou, « L’inadvertance », « Tête contre tête » ; Jacques Derrida, « Lettre à André du Bouchet » ; Elke de Rijcke, « Sur la traduction. compost de langue retourné en fleurs et fruits, un entretien », « Entretien avec André du Bouchet » ; Cédric Demangeot, « endurance du bouchet » ; Jean-Patrice Courtois, « Poèmes » ; Jean-Gabriel Cosculluela, « S’amuïr » ; Pierre-Yves Soucy, « Le jour devancé » ; Paule du Bouchet, « Andante pour mon père » ; Jean Hélion, « Lettre à André du Bouchet » ; Jean-Claude Schneider, « loin d’elle dans son espace encore » ; Laure Adler, « Entretien avec André du Bouchet » ; Nathalie Sarraute, « Lettre à André du Bouchet ».
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35.50 €
L’Étrangère n° 19
BC
Cette nouvelle livraison de la revue regroupe un ensemble d’auteurs, poètes, prosateurs et essayistes, où la question de la création plastique retient tout autant l’attention que les textes littéraires. Anne Penders (qui est à la fois écrivain, photographe et historienne de l’art) ouvre ce numéro avec un texte intitulé « L’envers », lequel se situe entre prose et poésie, mais où la dimension réflexive occupe une place importante. Le texte que propose Michel Collot est en quelque sorte un retour sur l’œuvre d’André du Bouchet en s’attachant ici de manière plus précise sur le rapport de ce dernier à la peinture, dont l’importance fut décisive dans tout l’œuvre poétique. Les textes retenus de Victor Martinez, Marc Blanchet, Pierre Voélin et Joël-Claude Meffre sont des textes (poésie et prose) de création qui se rattachent tous à un travail en cours, et signalent cette diversité des voix poétiques contemporaines. Jean-Claude Schneider pour sa part nous propose une suite intitulée « et (plus tard) précipitant », consacrée au travail du peintre Gilles du Bouchet, la réflexion chevauchant une démarche proprement poétique. Enfin le numéro se clôt sur un essai de Jacqueline Michel consacré cette fois à la poésie de Silvia Baron Supervielle, en particulier à deux recueils de poésie de cet auteur, aussi connu pour ses traductions de l’espagnol, Lecture du vent et L’Eau étrangère, tous deux parus aux éditions José Corti. Sommaire : Anne Penders, « L’envers » (extrait) ; Michel Collot, « Peinture » ; Victor Martinez, « Chant de l’étendue » ; Jean-Claude Schneider, « et (plus tard) précipitant » ; Marc Blanchet, « L’éducation des monstres » (extrait) ; Pierre Voélin, « De la forêt humiliée » ; Joël-Claude Meffre, « Visage d’une mémoire » (extrait) ; Jacqueline Michel, « La poésie de Silvia Baron Supervielle ou l’impossible conquête des mots ».
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L’Étrangère n° 2
BC
Textes de Dimitris Dimitriadis, « L’Art » ; Pedro Serrano, « Natures mortes (voix) » ; Maria Baranda, « Raconter » ; Jean-Claude Schneider, « S’arrachant au néant : Faulkner, l’invention du réel » ; Dominique Grandmont, « Ciel surface, II » ; Israël Eliraz, « Abeilles/Obstacles » ; Luc Dellisse, « Premier jour dans l’autre monde » et Henri-Pierre Jeudy, « La Ville et les Singularités quelconques ».
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L’Étrangère n° 20
BC
Ce numéro de la revue L’étrangère comporte un ensemble de textes de création, plus particulièrement de poètes de la jeune génération comme Mathieu Brosseau et Sébastien Hoët ou Séverine Daucourt. Cette dernière, notamment, propose une suite qui se structure autour d’un espace où l’existence désigne en permanence sa mise en jeu. L’auteur construit de brèves et denses scènes faites d’instants de vie et d’agencements de mots sous des accords parfois insolites et troublants, et rend possible une écriture poétique qui va jusqu’à bouleverser les frontières intimes en soulevant les plus grandes incertitudes de manière à perturber les procédés normalisateurs. Ces auteurs renouvellent en quelque sorte non seulement le style dans lequel peut se présenter la création poétique actuelle, mais également les axes sensibles dans lesquels elle tente de s’engager. Ce même numéro comporte par ailleurs des textes de Bernard Desportes, Jean-Pierre Bugart, Sally Bonn, Billy Dranty et Bart Vonck. Sommaire : Séverine Daucourt, « Salerni (extrait) » ; Jean-Pierre Bugart, « Le ready-made original et sa doublure » ; Sébastien Hoët, « Devenir-fantôme » ; Sally Bonn, « Protocole et temps : sur le travail de Leïla Brett » ; Mathieu Brosseau, « Ici au-dedans de ça » ; Bernard Desportes, « tout dire » ; Billy Dranty, « Laisse passe » ; Bart Vonck, Loin en des terres intérieures ».
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L’Étrangère n° 25
BC
Le présent numéro de la revue L’étrangère comporte plusieurs textes de critiques relatives à la poésie contemporaine. Un premier texte, celui de Michel Collot, revient sur la problématique du paysage en poésie pour interroger deux auteurs actuels, Michaël Batalla et Olivier Domerg. Il s’agit dans ce cas de réfléchir sur la manière dont le paysage prend place dans ces poésies, lesquelles affirment « volontiers leurs distances vis-à-vis d’une conception confondue avec le lyrisme en écartant la tentation de l’image et du pathos ». Dans la foulée de ce premier texte, Pierre Chappuis propose pour sa part un essai autour du paysage et de la mémoire, ainsi qu’une réflexion concernant les derniers textes du poète Pierre Voélin. Deux études concernent la poésie anglo-américaine. Le premier est de Léopold Peeters, qui propose une lecture précise de quelques poèmes de Wallace Stevens, lecture éclairante pour l’ensemble de l’œuvre. François Amanecer, pour sa part, revient sur la poésie de Sylvia Plath enfin d’en offrir une interprétation. Enfin une suite de textes inédits nous est proposée par Jean-Pierre Burgart, ainsi que des extraits de Hubert Antoine et de Michel Pagnoux. Contributions de François Amanecer, Hubert Antoine, Jean-Pierre Bugart, Pierre Chappuis, Michel Collot, Michel Pagnoux, Léopold Peeters, Pierre-Yves Soucy.
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L’étrangère n° 29/30
BC
Le présent numéro double de la revue L’étrangère reprend l’entièreté des actes du colloque de Cerisy-la-Salle qui fut consacré au poète James Sacré sous la direction de Tristan Hordé, Béatrice Bonhomme et Jacques Moulin en septembre 2010. On y trouvera donc les textes d’une vingtaine de conférences, plusieurs textes inédits et un entretien avec l’auteur, ainsi que plusieurs documents (photos, œuvres d’artistes, etc.) reproduits pour l’occasion. Œuvre poétique singulière, marquée aussi bien par ses origines vendéennes que par l’Amérique où il a vécu et enseigné durant plus de trente ans, le Maroc et bien d’autres lieux qu’il est venu inscrire dans ses textes poétiques. L’écriture du poème est, chez lui, incessante interrogation de l’acte d’écrire, chahutée par une grammaire en mouvement dans une synchronie des contraires. Pas de vérité définitive quant à une hypothétique essence de la poésie. Pas de poétisme. Plutôt énergie et désir, circulation du sens, échange et partage, façon de nouer et de dénouer. Elle n’est ni idéalité dont il pourrait y avoir science, ni absolu à vénérer, la poésie est une réalité contingente, un écho prosaïque de l’existence, énonciation qui tire de son peu d’assurance la force de faire jaillir au plus vif l’étrangeté du réel le plus anodin. Dans sa poésie, James Sacré cherche plutôt à aller vers des choses qu’il qualifie de pauvres, mièvres ou maladroites, pour défaire ce qui est rutilant ou trop sonore. Contributions de Pierre-Yves Soucy, James Sacré, Béatrice Bonhomme, Jacques Moulin, Catherine Soulier, Serge Martin, Michaël Bishop, Nicolas Tabuteau, Wladimira Tacquet, Tristan Hordé, Gabriel Bergounioux, Laurent Fourcaut, Alexis Pelletier, Arnaud Villani, Evelyne Lloze, Régis Lefort, Maxime Del Fiol, Renée Ventresque, Yves Charne, Eric Dazzan, Franz Eduart Voelker, Pierre Bergounioux, Bénédicte Gorrillot, Ariane Dreyfus, Pascal Commère, Antoine Emaz, Christophe Wall-Romana, Maryline Desbiolles, Jean-Claude Pinson, François Boddaert
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L’Étrangère n° 3
BC
Textes de Jean-Paul Curnier, « Anti-Ulysse » ; Pierre Chappuis, « Rime » ; Jean-Claude Schneider, « Aller, devant, “vers ce qui fut” » ; Pierre Voélin, « Plusieurs étés » ; Joseph Brodsky, « Divertimento mexicain » ; Jean-Luc Sarré, « Poèmes Costumes (Scènes et portraits) » ; Roseline Hurion, « Les Dépressions de la pensée chez Wittgenstein » ; Pablo de Rokha, « Complainte du vieux mâle » et Jean-Pierre Cometti, « Musil et Wittgenstein au voisinage ».
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17.20 €
L’étrangère n° 31/32
BC
Nous avons retenu pour ce numéro double des auteurs dont les œuvres font l’objet d’une reconnaissance certaine ainsi que de jeunes auteurs dont les voix ne cessent de s’affirmer depuis quelques années. Au cœur de ce dispositif éditorial, le lecteur trouvera un long essai du philosophe Christian Ruby consacré à Baudelaire, plus précisément aux annotations de ce dernier concernant le spectateur des arts plastiques dans la perspective d’une histoire culturelle du spectateur. Ce texte s’inscrit dans une réflexion plus large qui nous avait conduit à publier un essai du même auteur consacré à Denis Diderot paru dans le n° 26-27 de notre revue. Le présent numéro double s’ouvre sur un texte fait d’un ensemble de questions sans complaisance du poète et éditeur Jean-Paul Michel intitulé Stupeur et joie de devoirs nouveaux. La présente livraison propose également quatre poèmes traduits en français de l’auteur de Gatsby le magnifique, Francis Scott Fitzgerald. On trouvera également des textes inédits de Pierre Chappuis, de Jean-Pierre Burgart, de Tristan Hordé (consacré à Jude Stefan) ainsi que de textes de François Rannou, Dominique Quelen, Patrick Varetz, René Noël, Jean-Paul Bota... Enfin, nous devons signaler le très long et très bel essai que François Lallier consacre au texte de Pierre Jean Jouve, Les Beaux Masques, essai qui fera date dans l’interprétation de ce texte de Jouve. Avec des contributions de Pierre-Yves Soucy, Jean-Paul Michel, Francis Scott Fitzgerald, Patrick Varetz, Christian Ruby, François Rannou, Pierre Chappuis, Jean-Pierre Burgart, François Lallier, Tristan Hordé, Jean-Paul Bota, Dominique Quelen, René Noël, Philippe Blanchon
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L’étrangère n° 33/34
BC
Le présent numéro de la revue L’étrangère est exclusivement consacré à la poésie africaine de langue française. Il a été préparé par l’auteur tchadien nimrod, poète, romancier et essayiste, auteur connu d’une œuvre publiée notamment aux éditions actes sud. comme celui-ci le rappelle dans la présentation de ce numéro double, il ne s’agit pas d’un dossier exhaustif de la poésie africaine francophone, bien que ce qu’il a retenu demeure très représentatif de cette galaxie poétique. Le projet visait non seulement à situer celle-ci, ce que fait de manière remarquable l’auteur du dossier dans son introduction, en particulier en revenant sur l’histoire moderne et contemporaine de cette poésie, mais d’abord et surtout à proposer, il va sans dire, un ensemble de textes afin donner au lecteur la possibilité de forger sa propre opinion sur cette création à plus d’un titre exemplaire. Cherchant à caractériser cette poésie, l’auteur de l’introduction écrit : « Le poème ressemble souvent chez nous à la course d’un cheval fou. On ne s’en étonnera pas outre mesure. Le lyrisme est le marqueur identitaire de nous autres qui ne disposons pas encore du temps et de l’espace propices à la contemplation d’une carafe d’eau, une fleur, les yeux de l’amante. c’est l’idée qui nous importe, sa haute valeur d’abstraction. » Avec des contributions de Tanella Boni, Léopold Congo-Mbemba, Jean-Jacques Dabla, Paul Dakeyo, Fernando d’Almeïda, Paulin Joachim, Sylvie Kandé, Amadou Lamine Sall, Koulsy Lambo, Patrice Nganang, Raharimanana, Véronique Tadjo, Kouam Tawa, Ali Abdoul War, Hervé Yamguen.
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L’Étrangère n° 35/36
BC
Autour du thème « théorie et poétique du fragment », il s’agit d’aborder le fragment, cette singulière inventio nlapidaire, sous des angles qui ont été rarement retenus, sinon souvent négligés, des angles d’approche aussi divers que l’inscription du fragment dans les domaines de la philosophie, de l’art, de l’architecture, du design, de la vidéo, du cinéma, puisque notre intention première ne visait pas à reprendre les débats historique et la façon dont le fragment a investi la création littéraire sous ses diverses formes depuis plus de deux siècles. Pas davantage à faire retour sur la généalogie du fragment dans l’histoire de la création, bien que certains textes n’hésitent pas à revenir brièvement sur le moment fort de son émergence, ou mieux, de sa reprise et sa relance au sein du romantisme allemand à la fin du xviiie siècle. Pour les auteurs de ce volume l’enjeu est de faire le point sur la question du fragment aujourd’hui, d’accuser les mutations dans l’ordre socio-historique comme dans le domaine de la pensée et de la création, de manière à approfondir la dimension métacritique et réflexive qu’il entretient avec notre époque. on ne peut plus tenir le fragment pour un simple mode autonome d’expression. s’il s’agit de fragments d’un absolu mis en pièces par la modernité, la perspective qu’il trace aujourd’hui est bien celle d’un tissage des créations, des modes d’expression, des formes d’action dont l’unité demeure incertaine et à jamais inachevable. D’autant que « sans séparation, il n’y a pas de liaison. » Contributions d’Olivier Schefer, « Montages fragmentaires » ; Pierre-Yves Soucy, « Du fragment du poème » ; Jacinto Lageira, « Poétique du fragment historique » ; Pierre-Damien Huygue, « Écart, fraction, modernité, critique de Francis Jameson » ; Nicole Brebez, « Du fragment antinomique selon a.k.a serial Killer de Masao Adachi » ; Léo Pinguet, « Deleuze, fragments d’europe et d’amérique » ; Vincent Delville, « Usages du fragment dans le cinéma expérimental et d’avant-garde » ; Michel Egaña, « L’impossible fragment (notes discontinues) » ; Daniel Folett, « John Cage et l’esthétique du fragment » ; Victor Martinez, « Déliaison du fragment » ; Dominique Château, « Le fragment intrusif : l’exemple de L’Homme à la caméra de Dziga Vertov » ; François Rannou, « Élément, notes de travail & poème ».
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L’Étrangère n° 37
BC
L’œuvre poétique de François Muir – au même titre que ses romans et ses récits – demeure aujourd’hui encore peu connue en dehors du cercle restreint de ceux qui le côtoyèrent de son vivant. À peine ce cercle s’est-il élargi au fil des années, grâce notamment aux correspondances qu’il a su établir avec quelques auteurs et critiques, et non des moindres, et bien sûr grâce aux éditeurs qui s’engagèrent à publier cette œuvre, dont une part est posthume. Et tout un travail à venir tarde à faire connaître les inédits dont l’importance ne semble faire aucun doute. Ce qui faciliterait la confrontation nécessaire de cette œuvre avec la création poétique de l’époque, une œuvre qui, en raison de son originalité et de sa fécondité, se tient à distance de la plupart des œuvres qui lui sont contemporaines. La singularité de cette œuvre poétique et l’aventure intime dont elle témoigne se prêtent peu à quelque comparaison. Jean-François de Bodt (1955-1997), dit François Muir, est un poète, romancier et plasticien belge qui participa à plusieurs reprises à des tournées du Plan K, la compagnie de Frédéric Flamand, vécut et se maria en Thaïlande dans les années 1990. Son œuvre littéraire fut essentiellement publiée chez Didier Devillez (Bruxelles). L’écrivain belge Stéphane Lambert a publié un livre sur François Muir sous le titre Le Jardin, le Séisme (La Lettre volée, 2013). Contributions de Frédéric Baal, Nathalie Brillant Rannou, Jean-Patrice Courtois, Jacques Izoar, Jack Keguenne, Stéphane Lambert, François Muir, François Rannou, Pierre-Yves Soucy.
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L’Étrangère n° 38/39
BC
Composé de quinze textes inédits d’auteurs provenant d’horizons très divers, le présent numéro de la revue L’étrangère s’est donné pour objectif de proposer de donner une vision de la création la plus actuelle, sans pour autant négliger des auteurs aussi important mais jusqu’à ce jour passés sous silence de la critique et peu traduit comme c’est le cas pour Nichita Stanescu. Nous proposons également des suites poétiques de trois auteurs, la mexicaine Maria Baranda, qui a figuré au sommaire d’un précédent numéro ; la poétesse polonaise Ewa Lipska dont la reconnaissance internationale ne cesse de s’affirmer et que l’on découvre depuis peu en traduction française ; enfin Jacqueline Didier, dont l’œuvre faite d’une grande retenue se laisse découvrir dans des textes d’une intense sensibilité. Quant à Sacha Orff, ce sont les premiers textes d’un auteur qui est aussi une remarquable plasticienne. Toujours dans le domaine de la création poétique, le lecteur pourra découvrir de nouveaux textes de Victor Martinez, Jean-Charles Vegliante, Paul Bélanger, Thierry Martin-Scherrer, Jean-Claude Villain et Daniel Pozner. Le numéro propose également trois essais. Le premier est de Henri-Pierre Jeudy, lequel aborde sans détour le pouvoir des illusions. De son côté, Daniel Vander Gucht propose une suite de fragments réflexifs avec une ironie lucide mais jamais désabusée. Enfin, dans la suite des essais qu’il aura donné au cours des dernières années sur la formation du spectateur moderne, Christian Ruby poursuit sa recherche en proposant cette fois une étude de l’œuvre de Stendhal interrogée sous l’angle de l’exaltation du spectateur. Sommaire : Pierre-Yves Soucy, « Ouverture » ; Henri-Pierre Jeudy, « La Farandole des illusions » ; Maria Baranda, « Forêt et fond » ; Daniel Vander Gucht, « Maîtres nageurs et maîtres penseurs » ; Victor Martinez, « Modération » ; Christian Ruby, « La formation des spectateurs de musée » ; Nichita Stanescu, « Les 17 derniers Nœuds et signes » ; Jean-Charles Vegliante, « Derniers jours (d’été) » ; Sacha Orff, « La Nuit réclame une issue » ; Paul Bélanger, « Poussières » ; Thierry Martin-Scherrer, « Images pour un visage » ; Ewa Lipska, « Chère Madame Schubert » ; Jean-Claude Villain, « Lettres du monde » ; Daniel Pozner, « Data missing » ; Jacqueline Didier, « Hivernale ».
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L’Étrangère n° 4/5
BC
Cette livraison tente un premier tour d’horizon des poésies francophones. Elle répond à des choix effectués non dans l’instant mais au fil des lectures de ces dernières années. Notre intention était de faire précéder d’un essai les textes inédits des auteurs retenus. Il s’agissait aussi de rendre compte d’un fait essentiel : la poésie francophone contemporaine ne peut pas être abordée sous l’angle d’un paysage unique et rationnel susceptible de nous la rendre intelligible. Son rayonnement des dernières décennies révèle de multiples espaces de création et autant de voix singulières qui en multiplient les possibilités. Les auteurs ici réunis signalent cette diversité, même s’ils ne donnent qu’une idée partielle de la création poétique contemporaine. Textes de Pierre-Yves Soucy, « Au gré du temps qui passe » ; Xavier Bordes, « Intenable Matière » ; Dominique Grandmont, « Une fois n’est jamais » ; Christophe Van Rossom, « Le Nom exact d’Être est Chance » ; Jean-Paul Michel, « Révélation à la British Library », « Aucun, parmi les vivants qui — d’un vivant — puisse… » ; François Rannou, « D’où un homme est-il visible ? » ; Esther Tellerman, « Du dit jamais » ; Antonio Rodriguez, « Pierre Chappuis, d’un trait discontinu » ; Pierre Chappuis, « Sans combler de vides », « D’après nature » ; Linda Bonin, « La Chambre noire de l’intime » ; Denise Desautels, « Ce désir toujours qui sauve et qui tue » ; Gaspard Hons, « Ce qui bruit entre les mots » ; Jean-Claude Schneider, « Traversée de l’épaisseur » ; Pierre Romnée, « Du plasma aux trous noirs » ; Christian Hubin, « Sans propriétés » ; François Rannou, « Un homme du premier jour » ; Jean-Luc Steinmetz, « Douze poèmes » ; Denise Brassard, « Écrire à perte de mémoire » ; Pierre Ouellet, « Zone franche » ; Henri Scepi, « Benoît Conort ou les voix portées du poème » ; Benoît Conort, « L’Ombromane » ; Jean-Pierre Cometti, « Jean-Luc Sarré : la mémoire extérieure » ; Jean-Luc Sarré, « Dix pièces brèves » ; Pierre Brunel, « Alain Suied à la recherche du “royaume perdu” » ; Alain Suied, « Entendre, écouter, comprendre » ; Jacques Josse, « Lire Matthieu Messagier et dévaler les pentes de l’écriture » ; Matthieu Messagier, « 19 poèmes plus raides que la pente » ; Éric Brogniet, « Jacques Vandenschrick et la question de l’origine » ; Jacques Vandenschrick, « Dix poèmes » ; Pierre-Yves Soucy, « Atteindre le plus discret » ; Antoine Emaz, « Au fond du jour ».
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L’Étrangère n° 40/41
BC
Numéro double pour cette nouvelle livraison de la revue L’Étrangère qui présente quelques extraits de textes promis à la publication à La Lettre volée ou chez nos confrères. Sommaire : François Lallier, « Variantes » ; Séverine Daucourt-Fridriksson, « te suis passée à côté » ; Michel Collot, « Lumières de la ville » ; Stéphanie Ferrat, « Côté ciel » ; Li Yu, « Les sens de l’absent » ; Pierre Chappuis, « Dans la lumière, dans l’ombre » ; Bart Vonck, « De ta gorge écriture » ; Pierre Voélin, « Le poème en Arménie » ; Jacques Moulin, « L’herbe est la voie » ; François Migeot, « Jusqu’à l’apesanteur » ; Michel Pagnoux, « Notes d’atelier et autres notes en cours » ; Christophe Van Rossom, « Armes et bagages » ; Sarah Plimpton, « Poèmes » ; Christian Ruby, « John Dewey et la constitution du champ moderne de l’expérience esthétique »
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L’Étrangère n° 42
BC
Ce dossier de la revue L’étrangère est consacré au poète, traducteur, essayiste et éditeur belge Fernand Verhesen (1913-2009). Homme discret formé à l’Université libre de Bruxelles, il fera carrière dans l’enseignement mais tout chez lui le rattache à la poésie. Il publie ses premiers poèmes dès la seconde moitié des années 1930, puis crée dans les années 1940 les éditions du Cormier qu’il dirigera jusqu’en 1994 et où seront publiés ; entre autres, René Char, Maurice Blanchard et nombre d’auteurs belges. il connaît très tôt Octavio Paz et réalise avec celui-ci un volume réunissant des poètes espagnols de la Génération 27, ceux de la guerre civile (1941 et 1946). il fonde en 1955 Le Courrier du Centre international d’études poétiques auquel seront associés des poètes comme Roberto Juarroz, Antonio Ramos Rosa et combien d’autres. Cette revue aura été une véritable référence jusqu’à sa disparition, à la fin de l’année 2000. Son œuvre poétique personnelle, qui reste à découvrir, est indissociable de son œuvre de traducteur des poètes espagnols et hispano-américains. Premier traducteur de Roberto Juarroz et d’Alexandra Pizarnik, il traduira l’essentiel de la poésie de Vicente Huidobro ou encore celle de Cesar Valejo. Claude Esteban disait de lui qu’il était « sans nul doute le traducteur des poètes hispano-américains le plus important, par la quantité et par la qualité de ses traductions. » Pierre-Yves Soucy, « ouverture » ; François Rannou, « Propositions : Verhesen essayiste » ; Victor Martinez, « sur la traduction » ; Pierre-Yves Soucy, « saisir l’instant : sur la poésie de Fernand Verhesen » ; ensemble d’inédits et de lettres de Fernand Verhesen à divers auteurs avec lesquels il correspondait.
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L’Étrangère n° 43/44
BC
Composé de douze textes inédits d’auteurs provenant d’horizons très divers, le présent numéro de la revue L’étrangère poursuit sa tentative d’offrir une vision de la création la plus actuelle. Le volume est composé d’une alternance autant que faire se peut entre les textes poétiques de création et des essais et des proses qui, tous ou presque, ont cette singularité de tenir entre les mots l’époque actuelle et ses dérives aléatoires. Le premier texte est celui d’un auteur discret mais hautement estimé dans les milieux poétiques francophones puisqu’il s’agit de Jean-Pierre Burgart. On lira avec attention le texte d’Henri-Pierre Jeudy, qui témoigne d’une expérience personnelle hors du commun, lorsque sortant d’une opération lourde, il est informé des actions terroristes, notamment au Bataclan. Le volume propose des inédits de Sereine Berlottier, d’Elodie Simon, De Nathaniel Rudavsky-Brody, de Katia Roessel, et de plusieurs autres jeunes auteurs. On retiendra, parmi les essais, celui de Christian Ruby, lequel poursuit son travail de réflexion approfondie sur la question du spectateur à l’époque moderne, relisant Freud à la lumière de ce sujet. Mais aussi la suite en prose de Didier Cahen qui montre combien la langue peut très bien ne rien dire tout en étant intarissable. Pierre-Yves Soucy, « Ouverture. Au-dedans… des liens tressés » ; Jean-Pierre Burgart, « Pris par le temps » ; Henri-Pierre Jeudy, « Les contretemps du monde » ; Sereine Berlottier, « récit » ; René Noël, « Traits » ; Élodie Simon, « De hautes terres » ; Nathaniel Rudavsky-Brody, « En lieu de silence » ; Katia Roessel, « variations (orphée/dionysos) » ; Didier Cahen, « Pensum » ; Pierre Drogi, « Hypographes » ; Harry Szpilmann, « Du vide réticulaire » ; Jean Edelbluth, « Joncs et genêts à la portée du jour » ; Christian Ruby, « Sigmund Freud : une trajectoire du spectateur ».
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L’étrangère n° 45
BC
L’importance de l’œuvre poétique de Philippe Denis ne fait aucun doute. Les orientations qu’il aura prises au fil de ses voyages, comme des ses explorations des œuvres de poètes américaines, comme Emily Dickinson ou Sylvia Plath, pour ne prendre que ces exemples, signale l’originalité de cette œuvre. Dans le présent volume, Alain Mascarou, qui a initié ce projet de publication en collaboration étroite avec Christine Dupouy et Fabrice Schurmans, rappelle ce mot de Denis, qui résume l’attitude que ce dernier tient face à la vie : « Dans le combat entre le monde et toi, seconde le monde. » Et il poursuit : « Philippe Denis, obstiné à ferrailler, dans sa dialectique calleuse, avec l’expression poétique, semble suivre la règle de Kafka, et mettre toute son énergie d’écrivain à seconder tout ce qui s’oppose à lui dans son entreprise. S’il traite de lyrisme, c’est pour y mettre un frein, réduire le registre à l’aphasie, s’il s’agit de sublime, c’est un autre contrat que le sien qui est en cause, à la rigueur c’est d’une écriture touchant presque au sublime qu’il se réclame. Cette poétique du contre-élan, de la contre-expertise, ne l’enferme ni en lui-même ni dans une dimension spéculative. Tout au contraire. Pour lui les chemins de la création sont ouverts au pas, et s’il est une constante dans l’œuvre à partir de Divertimenti (1991), c’est qu’elle reconnaît ce qu’il doit à une fringale d’espaces, d’usages du monde et des langages (littérature, peinture, musique) – voire aux gens qu’il croise. » Pierre-Yves Soucy : « ouverture : cheminement de l’attente » ; Philippe Denis : « Fourmillements suivi de tambouille (inédits) » ; Alain Mascarou : « sur les routes où la ronce est libre » ; Emmanuel Laugier : « Poétiser le witz » ; Sara Arena : « Figures de l’instant » ; Christine Dupouy : « E.D. – encore et toujours » ; Fabrice Schurmans : « Sylvia Plath vers l’uluda » ; François Lallier : res nullius ; Alain Mascarou : Deux lectures critiques ; François Lallier : « Une errance lumineuse » ; John E. Jackson : « L’insecte dans l’obscurité du bois » ; Monique Petillon : « « Une ferveur vigilante » ; Dominique Grandmont : « Ce secret superbe et terrible » ; Bibliographie critique.
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L’étrangère n° 53-54
BC
L’ensemble des suites poétiques et des essais publiés dans cette nouvelle livraison de la revue L’étrangère se tient au plus près de l’époque et ouvre sur des domaines de préoccupation qui vont bien au-delà de la simple expression ou vision subjective. Leurs voix touchent, d’une manière ou d’une autre, toutes les dimensions de l’existence. Les mots d’Alexis Pelletier résonnent ici d’autant plus fort qu’ils s’accordent à une lucidité face à ce qui est vécu : « Contre l’époque, ou plutôt / à rebours / du discours moral / des propos de ceux et celles qui / ne savent pas dire qu’ils ne savent / rien / et qui n’ont jamais vu que la langue / est minée et que / les mots de / la tribu sont déjà ceux / d’un asservissement de / l’autre ». On y entendra aussi la voix de Pierre Chappuis qui nous a quitté récemment, de Jean-Pierre Otte à Hugues Reiner, en passant par la parole poétique de Michel Collot, Billy Dranty, François Migeot, Alexander Dickow et François Rannou… Puis des essais, remarquables, dont celui d’Élodie Simon portant sur le peintre anglais Turner ou celui de Philippe Di Meo revenant sur l’œuvre majeure de Giorgio Manganelli. Contributions d’Emmanuel Bourgeois, Pierre Chappuis, Michel Collot, Alexander Dickow, Philippe Di Meo, Hilde Domin, Billy Dranty, Henri-Pierre Jeudy, Nicolas Krastev-Mckinnon, Alexandre Mare, François Migeot, Jean-Pierre Otte, Noémie Parant, Alexis Pelletier, François Rannou, Hughes Reiner, Élodie Simon, Pierre-Yves Soucy
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24.00 €
L’étrangère n° 55
BC
L’ensemble des suites poétiques et des essais publiés dans cette nouvelle livraison de la revue L’étrangère se tient au plus près de l’époque et ouvre sur des domaines de préoccupation qui vont bien au-delà de la simple expression ou vision subjective. Leurs voix touchent, d’une manière ou d’une autre, toutes les dimensions de l’existence. Contributions de Véronique Bergen, Christophe Barnabé, Jean-Marie Corbusier, Jean Gabriel Cosculluela, Philippe Di Meo, Myriam Eck et Carole Forget, Laure Gauthier, Stéphane Lambert, Ge Mai, Chantal Neveu, Dominique Quelen, Sandrine Thiry, Pierre-Yves Soucy.
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L’Étrangère n°21/22
BC
Aborder la question de l’interdit revient à interroger à la fois les changements structurels et les nouveautés inhérentes à toute action au sein de nos cultures, et la logique des valeurs qui président à l’encadrement des possibilités mêmes de nos actions comme des sensibilités qui les accompagnent. Le jeu mouvant des frontières qui séparent ce qui est permis, ou même toléré, de ce qui est interdit, au-delà des diverses logiques d’éman-cipation auxquelles nous rattachons la modernité jusqu’à son « extrême contemporain », remet constamment en cause la légitimité des normes au fondement de nos sociétés. Ce numéro cherche à la fois à cerner les signes ou les symptômes de ces mutations, notamment au niveau de la création littéraire et artistique, en retraçant les indices et en cernant les débats touchant en ces domaines aux interdits et aux inhibitions qu’ils engendrent, puis à nos libertés qu’ils impliquent depuis les formes nouvelles de domination et d’arbitraire qu’ils viennent inscrire dans le quotidien. Pierre-Yves Soucy, « Mutation de la société, interdit et création » ; Christophe Van Rossom, « Nitimur in vetitum » ; Henri-Pierre Jeudy, « Le jeu des limites » ; Cuhel, « Usinareva : la cité sans interdit » ; Véronique Bergen, « De la subversion de la loi au plan du désir chez Deleuze » ; Hervé Castanet, « Joël-Peter Witkin : le cliché pervers » ; Gabrielle Napoli, « Imre Kertész ou l’écrivain interdit » ; David Christoffel, « L’étouffoir suroxygéné » ; Agnès Tricoire, « Les dangers du relativisme pour la liberté de l’art » ; Laurent Six, « Dire entre les mots : l’interdit créateur » ; Patrick Beurard-Valdoye, « Et il serait interdit de se dire poète ? » ; Jean-Paul Michel, « Par structure, la vie est un jeu... » ; Bernard Desportes, « Liberté et interdit » ; Agnès Lontrade, « Interdit et censure. Quelle autonomie pour l’art et sa réception ? ».
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L’Étrangère n°23/24
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Cette livraison de la revue L’étrangère se consacre à la fois à une évaluation critique de la création poétique actuelle à partir de plusieurs essais qui lui sont consacrés et, parallèlement, vise à proposer un ensemble substantiel de textes d’auteurs de la jeune génération afin d’appuyer et d’élargir le propos pour venir éclairer ce paysage qui ne se laisse enfermer dans aucune approche globalisante. Ainsi, les essais proposés tentent de cerner les tendances les plus significatives qui définissent le champ de la création sans jamais laisser entendre que le sujet serait épuisé par le tour d’horizon qu’ils proposent avec une très grande liberté d’expression et d’analyse. En outre, si l’intention de ce numéro est d’abord de tenter de faire le point sur les sensibilités les plus manifestes, il n’en demeure pas moins qu’elle est aussi de signaler, de relever avec force même, ce qui tient de la singularité des auteurs participant à ce numéro double. Les singularités des textes ici présentés ressortent avec d’autant plus de force qu’il ne s’agissait en aucun cas de proposer aux auteurs un thème ou une ligne directrice à leur travail, mais bien de les inviter à nous soumettre des textes en marche, ceux sur lesquels ils travaillaient au moment de notre sollicitation. Contributions de François Rannou, Victor Martinez, Pierre-Yves Soucy, Marc Blanchet, Béatrice Bonhomme, Franck Fontaine, Pierre Ménard, Mathieu Nuss, Claude Favre, Antoine Dufeu, Michaël Battala, Armand Dupuy, Christophe Manon, Dominique Quélen, Séverine Daucourt-Fridriksson.
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L’étrangère n°56
BC
Dossier substantiel consacré à Esther Tellermann, poète et psychanalyste dont l’œuvre est l’une des plus marquantes de notre époque. Elle a reçu le Grand Prix de poésie de l’Académie Française en 1986, le prix François-Coppée en 2000 et le Prix Max-Jacob en 2016. L’œuvre poétique d’Esther Tellermann autour de laquelle nous avons construit ce dossier marque son époque tout comme elle en porte les traces profondes. Ce dossier met en évidence non seulement la profondeur et la mobilité de cette écriture poétique, laquelle se décline sous d’autres formes expressives telles que le récit et l’essai. Dense, sa poésie témoigne de la fragilité du monde dans lequel nous vivons. Cette parole poétique est forte, sans concession, alors qu’elle cherche à percer toutes les facettes de l’existence, depuis les moments les plus intime jusqu’aux événements les plus englobant de la culture, de l’histoire comme de ses dérives catastrophiques du monde actuel avec la violence et la barbarie que l’on y décèle, ouvrant sur des moments d’effondrement généralisé. François Rannou, qui a coordonné ce dossier, rappelle de manière très juste dans sa présentation l’état du monde dans lequel nous vivons, en reprenant les mots mêmes d’Esther Tellermann : « La guerre entre les sexes, entre les peuples, la torture, le chaos qu’instaure l’homme sur la Terre dans le même temps qu’il construit ses échafaudages politiques, philosophiques, psychologiques, scientifiques ». Nous complétons le dossier ici présenté par quelques contributions d’auteurs qui accompagnent le cheminement de la revue depuis un moment. Dossier Esther Tellermann coordonné par François Rannou avec des contributions de Pierre-Yves Soucy, Pierre Volélin, François Lallier, François Rannou, Esther Tellermann, Thomas Augais, Nicolas Krastev-Mckinnon, Aaron Prevots, François Bordes, Christophe Barnabé, Alexandre Battaglia, Didier Cahen, Pierre Drogi et Michel Pagnoux.
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24.00 €
L’Experience éclairante
BC
Cet essai parcourt, à travers les œuvres picturales et théoriques de l’artiste américain Barnett Newman, la distance — cette « distance convenable » qui définit l’esthétique pour Benjamin — entre le discours sur l’art et l’art. Cette analyse s’attache à la manière qu’a l’art d’interroger la philosophie et ce qu’il en fait. L’œuvre de Barnett Newman aspire à la libération de l’art à travers la pensée du sublime comme une forme de résistance à l’esthétique (celle du goût). Si l’esthétique ou le discours sur l’art ne semblent plus aller de soi, le sublime selon Newman nous donne les moyens d’envisager un autre discours sur l’art, à partir de l’art : une véritable réflexion en acte, une pensée en déplacement. Sally Bonn enseigne la philosophie à l’École supérieure des Beaux-Arts de Marseille-Luminy. Elle a traduit les écrits d’Agnès Martin (Paris, Éditions de l’énsb-a, 1993) et publié L’Art en Angleterre (Paris, Nouvelles éditions françaises, 1996). Elle a publié divers textes critiques dans des catalogues d’exposition ou des livres sur des artistes contemporains dont Alfons Alt (Arles, Actes Sud, 2000), Christian Jaccard (Aix-en-Provence, Muntaner, 2002), Klemensiewicz / Encombrements (Arles, Actes Sud, 2005).
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L’Expérience poétique dans l’œuvre d’André du Bouchet
BC
Comment penser le poème d’André du Bouchet, sans le menacer d’effondrement et sans risquer de voir s’effondrer la pensée elle-même ? Pour le lecteur désireux d’affronter la forme et le fond de cette œuvre exigeante, le défi est de taille. Les études spécialisées font état de l’attitude désemparée de la critique, voire de « l’intime défection [du] propos critique » devant l’œuvre. La difficulté d’approche du poème d’André du Bouchet ne tient pas seulement à la tradition dite difficile dont il fait partie et au discours critique porté en général sur la modernité poétique, « marqué par l’absence de toute certitude ». Elle provient avant tout de la langue du poète et du fonctionnement du sens de celle-ci. La spécificité du texte, sensible dans une sorte de gravitation à l’intérieur des pages, dans la densité d’une langue complexe aux entrées innombrables, une langue aux carrefours thématiques et formels incessamment redéfinis, confronte le lecteur à une expérience de la limite de l’écriture, et le met en même temps à l’épreuve d’une expérience de la limite de la lecture. Tout lecteur attentif reconnaîtra ouvertement sa crainte devant la lecture de ces textes et les angoisses que celle-ci lui a provoquées, parce qu’il traverse le vertige d’une écriture qui veut se tenir au plus près de l’expérience. La lecture des poèmes d’André du Bouchet nous réapprend à lire par heurts répétés contre la langue, par désorientations, voire par perte de toute référence, ou encore par des débuts d’accès à la langue sous forme d’une « chute lente comme dans certains rêves ». Ainsi nous réapprend-elle à nous rapporter au réel. Elke de Rijcke (1965), docteur ès Lettres de l’Université catholique de Louvain, enseigne la littérature contemporaine, les actualités culturelles et l’esthétique à l’École supérieure des arts Saint-Luc et l’École de recherche graphique à Bruxelles. Dans le domaine de la poésie, elle a publié troubles. 120 précisions. expériences (Tarabuste, 2005), gouttes ! lacets, pieds presque proliférants sous soleil de poche (Le Cormier, 2005), Västerås. DARK PASSAGE. Journal d’une désémancipation (Le Cormier, 2012).
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44.00 €
L’horizon du sujet
BC
Cet ouvrage explore l’importance décisive de la corporéité et de la spatialité pour la constitution toujours en cours du monde commun. L’auteur s’intéresse ici au processus de conception d’un paysage, d’un espace public, d’une intervention artistique et, avec lui, aux notions clés de milieu, d’émergence et de coexistence. Le livre traite ainsi de la pertinence politique, concrète et opérante de la question du sujet à partir de l’attention (du soin porté) à ce qui se passe entre le sujet et autrui, entre le sujet et le monde et ce, à partir de son mode de présence et donc de son tonus postural, de son état de corps et d’esprit. Le sujet est dès lors considéré en tant qu’il est un certain être vivant couplé avec un milieu, et l’horizon, comme étant en même temps interne (corporel) et externe (contact et échange entre le ciel et la terre), émergence d’un potentiel en relation avec le devenir et le champ d’action. Cet horizon est ainsi à la fois proprement intime et fondamentalement lié aux autres. Ainsi le potentiel émergeant est politique. Il est projet pour le monde, quand l’horizon du sujet inclut un partage de l’espace interne et externe avec autrui. L’auteur s’appuie sur des approches venant de la phénoménologie, de l’analyse du mouvement, de la physiologie de la perception et de la psychomotricité ainsi que de l’expérience fondatrice d’œuvres contemporaines qui, présences agissantes, nous sollicitent et nous engagent dans le monde et avec autrui. Catherine Grout, docteur en histoire de l’art et en esthétique, est professeur d’esthétique et chercheur au LACTH, ENSAP de Lille, commissaire indépendante de manifestations et de projets en milieu urbain (Enghien-les-Bains, Osaka, Tokyo, Chu-wei à Taiwan, Bolzano, Strasbourg), lauréate de la Villa Kujoyama (1994-1995), membre du réseau Japarchi (Asie-Imasie, CNRS, Institut des mondes asiatiques). Elle a publié Le Tramway de Strasbourg (Le Regard, 1995) ; Pour une réalité publique de l’art (L’Harmattan, 2000) et L’Émotion du paysage (La Lettre volée, 2004).
Disponible
16.00 €
L’Image dans le miroir
BC
Pour comprendre notre fascination éminemment moderne pour les images, il nous faut nous tourner vers sa source, cette manière particulière de penser et de voir d’une certaine Renaissance tardive qu’est le maniérisme. De Zuccaro à l’école de Fontainebleau, de Balthazar Gracián à l’art des emblèmes, en passant par l’omniprésence des miroirs et l’obsession scopique du XVIe siècle, l’auteur s’efforce de saisir ce qui fait l’originalité et la cohérence d’une pensée fondée sur l’exaltation de la forme et du regard, c’est-à-dire sur une exaltation de l’image qui fonde sa victoire contemporaine. Mireille Buydens est docteur en philosophie, docteur en droit et licenciée en droit économique, professeur à l’Université catholique de Louvain, avocate spécialisée en propriété intellectuelle et membre du Conseil Supérieur de la Propriété Industrielle. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages d’esthétique, dont La Métamorphose des anges (Le Souverain, 1988), Sahara : l’esthétique de Gilles Deleuze (Vrin, 1991).
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19.80 €
L’Imagination sociologique de Hans Haacke
BC
Traduction longtemps attendue d’un essai consacré au travail de l’artiste Hans Haacke, sans doute le plus emblématique de l’art engagé de notre époque, paru initialement dans un ouvrage lui-même devenu un classique : Framing and Being Framed. 7 Works 1970-75, cette étude procède à l’évaluation de l’œuvre de Haacke du point de vue sociologique et donne l’occasion à Howard Saul Becker de revenir, dans une postface inédite, sur la rencontre avec l’artiste qui l’a initié à l’art contemporain. Howard Saul Becker est aujourd’hui chercheur indépendant. Il a été professeur à l’Université Northwestern et à l’Université de Washington et est connu dans le monde francophone pour les traductions de ses livres Outsiders. Études de sociologie de la déviance ; Les Mondes de l’art ; Les Ficelles du métier ou encore Écrire les sciences sociales, pour ne citer que ceux-là. John Walton est professeur à l’Université de Californie et l’auteur de nombreux ouvrages dans les domaines de la sociologie historique et comparative, de la sociologie urbaine et de la sociologie culturelle, dont il est l’un des spécialistes américains les plus réputés.
Disponible
13.20 €
L’Impossible Image
BC
Cet ouvrage développe un projet esthétique à partir de la photographie comme objet conceptuel permettant d’interroger la danse et, en retour, de réfléchir sur ces deux arts de l’éphémère qui inventent des graphies dont le temps est simultanément le sujet et le matériau d’une image de « l’évanoui ». C’est une pensée photographique dans la danse qui, au fil des chapitres, se découvre et se met au travail autour de réflexions sur le geste du photographe comme sujet dansant, le corps en prise avec les nouvelles technologies, l’image construite par le danseur ou chorégraphe, et l’image saisie par le photographe ou vidéaste du temps (pose-pause) commun à la photographie et à la danse, le moment, l’espace sculpté par le geste chorégraphique et l’espace investi par celui du photographe. S’invente alors une dialectique nouvelle autour de cette trilogie des arts de l’impossible image : photographie, danse, chorégraphie, sitôt que photographie et danse se révèlent comme mises en expérience d’un corps en déplacement dans une géographie d’un espace-temps singulier. Michelle Debat est agrégée d’arts plastiques, docteur en esthétique, sciences et technologies des arts et maître de conférences aux départements photographie et arts plastiques de l’UFR Arts, esthétique, philosophie de l’Université de Paris-8.
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21.30 €
L’infamie de la lumière
BC
Sa vie durant, l’auteur s’est confronté à la menace d’une dépossession à laquelle nous rend sensible la part la plus décisive de son œuvre poétique, alors que cette présente suite, sous le titre de L’Infamie de la lumière, cherche à dire le mouvement intime de l’existence, les accords et les désaccords les plus significatifs de la vie comme elle va. Écrit au milieu des années quatre-vingt, alors qu’il a tout au plus trente ans et qu’il lui reste une dizaine d’année à vivre, cette suite donne déjà la mesure d’un combat quotidien contre ce qu’il nomme son autodestruction. La création poétique, cette possibilité qu’elle offre d’inventer, lui aura permis de poursuivre, de se retenir à la vie, et surtout de ne pas hésiter devant le réel péril d’écrire. François Muir (de son vrai nom Jean-François de Bodt) est né à Uccle (Bruxelles) en 1955. Poète et plasticien, mais aussi auteur de nouvelles et de récits, il écrit très tôt et publie dès 1977 quelques plaquettes de poésie. après avoir participé à des tournées internationales du Plan K, la troupe de Frédéric Flamant, il se consacrera de plus en plus à son écriture et voyagera aussi bien en Europe qu’en Amérique, en Afrique et en Asie. Son œuvre à ce jour disponible, Le Mort des commencements, est publiée en six volumes (Bruxelles, Didier Devillez éditeur) entre 1996 et 2001. Il décède en septembre 1997. Une partie significative de cette œuvre demeure inédite.
Disponible
14.00 €
L’interprétation à l’œuvre
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Il y a des mots qui portent, et d’autres pas. C’est un fait clinique. Il n’est pas sûr cependant que les effets réels de la parole dans une psychanalyse dépendent du sens. À quelle réson faut-il alors recourir pour aborder le réel ?, se demande Jacques Lacan. L’appui que Francis Ponge prend sur la matérialité des mots dans son écriture poétique apporte quelque réponse. C’est particulièrement sensible dans ses écrits sur l’art. Ponge fait résonner dans la langue les natures mortes de Chardin, les hautes pâtes de Fautrier, les collages de Braque, le trait de Giacometti et le nom de Picasso. La notion d’interprétation est au cœur du dispositif analytique, avant même que l’on sache qui interprète, voire même ce qui interprète. La prise en compte du réel dans l’expérience analytique impose une révision de cette notion. Faire résonner autre chose que le sens devient déterminant. Le corps-à-corps de Ponge avec les mots se présente à cet égard pour la psychanalyse comme une opportunité à saisir. Pierre Malengreau, psychanalyste à Bruxelles, membre de l’École de la cause freudienne et de l’association mondiale de psychanalyse, est l’auteur de La práctica psicoanalítica y su orientación (Gredos, 2013) et coauteur de Ce qui est opérant dans la cure (Erès, Prix Œdipe 2008).
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23.00 €
L’Odeur de l’art
BC
Un ouvrage salutaire et bienvenu comme un panorama de l’art olfactif qui fait entrer en force le sens de l’odorat et le monde des odeurs et des effluves dans le monde de l’art contemporain. Cet ouvrage s’emploie à esquisser une histoire de l’art qui s’appréhende non pas par les sens de l’intellect que sont la vue et l’œil, mais par l’un des oubliés du corps : le nez. Prenant pour point de départ les aventures futuristes du début du XXe siècle et s’étirant jusqu’à nos jours, il est proposé ici de rendre compte de la présence des effluves dans ce que l’Occident a établi comme l’Histoire de l’art. Ni matière ni médium, ni courant ni mouvement, l’olfaction tout à fait invisibilisée par la critique, est pourtant omniprésente, et elle est bavarde. Elle dit tout de notre monde, tout en s’opposant à une hégémonique culture du tout œil, divisant depuis toujours le corps et l’esprit des artistes et des spectateurs. Par l’étude de l’odeur, l’art s’ouvre en une autre voie. Sandra Barré, critique d’art et commissaire d’exposition, rédige une thèse menée à la Sorbonne Paris Panthéon qui porte sur la plasticité de l’odeur et réfléchit aux questions de la représentation du genre par les odeurs. Elle a contribué à des ouvrages collectifs de recherche dont Les Dispositifs olfactifs au musée (Nez-Le Contrepoint, 2019) sous la direction de Mathilde Castel ou Olfactory Art And The Political In An Age Of Resistance (Routledge, 2021) sous la direction de Debra Parr et Gwenn-Aël Lynn.
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26.00 €
L’Œil et le Mur
BC
Les textes poétiques de Paul Auster sont sans doute moins connus que ses textes en prose. Leur importance par rapport au corpus général de l’œuvre ne semble pas moins considérable. Elle est fondatrice non seulement parce qu’elle est première, mais parce qu’elle met à jour les thèmes majeurs et les obsessions les plus manifestes dans l’œuvre en prose des vingt dernières années. Son langage poétique nous révèle cet engagement permanent de la parole confrontée au monde physique, et cherche à nous conduire au cœur même des choses. La poésie de Auster relève de cette expérience décisive qui nous crée et nous définit comme humain. Pierre-Yves Soucy, poète et essayiste, a été rédacteur en chef de la revue Le Courrier (de 1990 à 2000) publiée par le Centre international d’études poétiques, et responsable de la section de poésie et de littérature étrangère des Archives et Musée de la littérature (de 1989 à 1998). Il a occupé la chaire Roland-Barthes de l’Université de Mexico de 1998 à 2000. Il est par ailleurs le directeur des éditions Le Cormier.
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12.20 €
L’Œuvre d’art à l’âge de sa mondialisation
BC
Ce livre est le premier en langue française consacré à la question de savoir ce que sont les œuvres de l’art de masse, c’est-à-dire toutes ces œuvres d’art (mais en sont-elles ?) de grande diffusion : films et livres grand public, et surtout tubes pop et rock entendus à la radio, dans les hypermarchés, les salles d’attente des aéroports, etc. Il s’agit d’une enquête sur le mode d’existence (donc, d’ontologie) de telles œuvres et non d’une réflexion sociologique. Toute la deuxième partie du livre porte sur la question de la valeur esthétique de ces œuvres... Roger Pouivet est professeur de philosophie à l’Université de Nancy 2 et chercheur aux Archives Poincaré (CNRS). Il a notamment publié Esthétique et logique (Mardaga, 1996), L’Ontologie de l’œuvre d’art (Chambon, 2000) et Questions d’esthétique (avec Jean-Pierre Cometti et Jacques Morizot, PUF, 2000).
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18.80 €
L’Œuvre virale
BC
Création collective, art en réseau, détournement médiatique, hacktivisme, virus artistique, informatique libre, image programmée, média praticable, musée en ligne, identité virtuelle, avatar, piratage, partage, auteur distribué, copyright, copyleft... Cet ouvrage analyse les enjeux sociaux, esthétiques et politiques promus par l’association inédite du monde de l’art contemporain et de l’Internet. Il prend appui sur un engagement « expressiviste » dans l’univers des médias à travers l’essor des réseaux d’échanges entre pairs et des dispositifs d’auto-production que constituent les sites personnels – blogs et autres technologies appareillées. Depuis la seconde moitié des années 1990, les artistes du Net guident ces mutations technologiques en déjouant les conventions propres à la création collective ou à l’expérience médiatique. Leurs expérimentations mettent au jour des usages inattendus des technologies de réseau et engagent de nouveaux modes de communication. En mettant précisément l’accent sur l’ambivalence du réseau et de la scène artistique, au croisement d’Internet et de l’art contemporain, il s’agit d’exposer les modes de circulation virale des œuvres, mêlant initiative de l’artiste, expertise technologique et expérience de plus en plus inventive de collectifs amateurs. L’enjeu consiste également à montrer comment Internet bouscule les processus de définition d’une activité ou d’une œuvre comme « artistique » et les manières dont les créateurs et internautes y vivent, y façonnent et y affirment leur identité. Jean-Paul Fourmentraux est sociologue, Maître de conférences à l’Université de Lille 3 et chercheur associé à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris (Cespra EHESS). Il mène aujourd’hui des recherches comparatives sur les interfaces entre création artistique, recherche technologique et innovation sociale. Il est l’auteur des ouvrages Art et internet (CNRS, 2010) et Artistes de laboratoire (Hermann, 2011).
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19.50 €
L’ombilic du rêve
BC
Dans L’Interprétation des rêves (Die Traumdeutung, 1899), Sigmund Freud s’applique à lui-même la méthode d’analyse qu’il préconise : parmi les cent soixante rêves cités, un bon tiers est de lui. Dans le récit d’un rêve intitulé « L’injection faite à irma », on lit des choses étonnantes. Plus il s’enfonce dans l’analyse de sa propre matière onirique, plus il se confronte aux limites de sa méthode qu’il désigne, dans une petite note, par une étrange formule : « l’ombilic du rêve ». Cet ouvrage se veut une invitation à sonder les limites de notre conscience à travers l’imaginaire graphique de quatre artistes d’exception. Il met en regard dessins et gravures de Félicien Rops (1833-1898), Max Klinger (1857-1920), Alfred Kubin (1877-1959) et Armand Simon (1906-1981), dont les œuvres révèlent des liens et des préoccupations communes. Quatre écrivains se sont prêtés au jeu du dialogue en nous proposant des textes inédits. François Emmanuel nous plonge dans une affaire de disparitions inquiétantes en mêlant subtilement un étrange fait divers au mystère des théories freudiennes naissantes. Dans ses textes courts, aussi efficaces et intemporels que des haïkus, Caroline Lamarche aborde les questions relatives au rêve et à la mort : autant de récits qui succèdent aux images dévoilant une horreur que l’on veut oublier... Caroline De Mulder nous interpelle par l’originalité de son écriture et l’univers mental du pauvre hère qu’elle met en signes : son personnage décide de ne pas dormir pour ne pas rêver et mieux écrire. Pour conclure, Yves Vasseur nous propose un vibrant témoignage de sa rencontre avec Armand Simon et l’univers graphique des artistes évoqués dans cet ouvrage.
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25.00 €
L’Originaire dans le vivant
BC
ivre-somme d’un grand spécialiste de la parole poétique et du langage qui interroge ici la littérature mondiale en remontant à la Genèse d’un point de vue phénoménologique et résolument anti-structuraliste. L’originalité est simple déguisement ou variante dans le mode de parler et non pas création d’une chose nouvelle tandis que originalité introduit bel et bien une transfiguration dans le réel en découvrant dans la chose dont il est question une possibilité nouvelle qui la change et en même temps ajoute à la complexité de l’ensemble des relations qu’elle noue avec le monde. Se tournant vers l’herméneutique associée à l’hermétique pour pallier les insuffisances de l’approche structuraliste du langage et les considérations mécanicistes des rapports entre les êtres, toutes les recherches de l’auteur, tant en poésie qu’en philosophie du langage, considèrent les relations qui se nouent entre les êtres et les choses pour en saisir le sens au sein d’une structure qui est toujours en devenir ou en déclin. Léopold Peeters, né à Anvers (1940-2021), docteur es lettres, a défendu sa thèse de doctorat à l’université du Witwatersrand (Afrique du Sud) sous le titre La Roulette aux mots. La parodie et le jeu des mots dans la poésie française, du symbolisme au surréalisme (1975). Il a enseigné la littérature française et la philosophie du langage à l’université de Pretoria et a publié de nombreux articles sur la poésie contemporaine, sur la poétique et la philosophie du langage dans plusieurs revues internationales. Une prose du monde. Essai sur le langage de l’adhésion dans l’œuvre de Bernanos a été publié aux Lettres modernes (Paris, 1984) et La Lettre volée a publié son essai Pour lire Wallace Stevens. Une lecture sauvage (Bruxelles, 2014).
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29.00 €
La Chambre du regard
BB
Nés au moment où la psychiatrie asilaire était battue en brèche, placée sous le signe de grands créateurs (Antonin Artaud, André Baillon et Théo Van Gogh, le frère de Vincent), trois centres de jour situés à Bruxelles, Liège et Charleroi, proposent depuis des dizaines d’années des ateliers artistiques aux personnes que la souffrance psychique a momentanément exclu du champ social. D’ateliers en accrochages, des œuvres plastiques se sont imposées. Dix artistes participants ont été choisis pour leur univers particulier, leur écriture étonnamment personnelle. Alors qu’aujourd’hui la psychanalyse, la psychologie, développent à l’infini leurs commentaires sur l’art, alors que se développent sans vergogne maintes propositions d’« art-thérapie », il nous a paru intéressant d’inviter d’autres artistes, hommes de lettres, poètes, à entrer en dialogue avec les œuvres, les visiter à leur gré, sans dénaturer le silence qu’elles proposent, ou abîmer l’ellipse entre les mots et ce qui les inspire. Textes de Daniel De Bruycker, Eddy Devolder, Caroline Lamarche, Werner Lambersy, Nicole Malinconi, Marcel Moreau, Carl Norac, Caroline Nys-Mazure, Jean-Pierre Verheggen et Michel Voiturier.
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22.40 €
La Condensation
BC
Si « l’homme est la mesure de toute chose », son corollaire « l’homme, démesure de toute chose » ne doit pas être négligé. En effet, la démesure n’est pas dommageable en soi mais ne pas prendre la mesure de cette démesure, ni engager une culture préparant à digérer la démesure, est par contre désastreux. Car toute médiation est aussi facteur de démesure. Première des médiations humaines, le langage verbal entre dans un vertige de la démesure à hauteur de la désorientation induite par les médiations technologiques et leur puissance inouïe. Cet essai sur la condensation se place dans l’effort pour penser les fondements de la médiation symbolique, et ce à partir d’une économie sensible de la représentation prenant pour appui le langage plastique. Kim Leroy est docteur en Philosophie et Lettres de l’Université libre de Bruxelles (2006). Il enseigne la philosophie de l’art et la sémiologie des médias à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles et à ARTS2 à Mons. Coopérateur à la coopérative Quatre Quarts à Court-Saint-Étienne, il est aussi observateur au conseil d’administration du Mundaneum à Mons et Membre de SEA (Sustainable Economy Association).
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21.00 €
La Culture en trompe-l’œil
BC
La réalité ne dépasserait plus la fiction mais se ferait trompe-l’œil par l’effet de l’exhibitionnisme culturel contemporain. Tandis que nous perdons cette sensation que les choses nous regardent, la liberté de notre regard devient l’illusion de notre puissance critique subjective. À l’impératif de visibilité propre à la société du spectacle, Henri-Pierre Jeudy oppose un regard sans qualité qui se laisserait porter par la vision des choses et séduire par l’indifférenciation souveraine. Ce regard des choses que manifestent l’art, l’émotion du paysage ou le cinéma de Jacques Tati, l’auteur le confronte à un certain nombre de dispositifs de vision – et de mémoire –, du musée des Arts premiers au « trou » des Halles de Paris, des chantiers de Berlin au Ground Zero de New York. Henri-Pierre Jeudy, sociologue rattaché au CNRS et enseignant à l’école d’architecture de Paris-Villemin, est l’auteur de nombreux ouvrages qui ont renouvelé la réflexion sur la gestion patrimoniale et l’esthétisation de la culture et de la société. Il a publié à La Lettre volée La Communication sans objet (1994) ; L’Ironie de la communication (1996) ; Conte de la mère morte (1997) ; Aligato (1999) ; Même les fantômes (2002) ; La Culture en trompe-l’œil (2006) ; et un conte philosophico-poétique, en collaboration avec Emmanuel Tugny, La Reine Eupraxie (2006).
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15.80 €
La danse de l’arpenteur
BC
L’arpenteur marche pour prendre la mesure du monde dans les champs qui le préoccupent : phénoménologique, chorégraphique ou géographique, plastique, anthropologique et politique. L’arpenteur est aussi la personne qui parcourt, en la révélant à elle-même, un petit morceau de terre connu ou négligé, tentant de faire corps avec lui, sans but précis, la personne qui considère cette expérience comme un simple moyen – poétique – de lier sa vie à l’étendue de notre humanité. La danse de l’arpenteur découvre une part nomade du travail plastique de Jean-François Pirson dans ses pratiques : photographies, dessins, marches, actions et installations. Un cheminement dont la succession des chapitres se lit en une phrase ouverte : habiter / traverser / comme une danse / tout homme porte une chambre en lui / arpenter, glaner, cartographier / des limites comme chemins / dans l’étendue de notre humanité. Un texte de l’ethno-anthropologue Véronique Nahoum-Grappe introduit ce parcours. Jean-François Pirson (1950) architecte, initié à la danse, docteur en arts (Barcelone), professeur honoraire à l’Institut Supérieur d’architecture Lambert Lombard (Liège), poursuit, depuis 2005, ses activités artistiques et pédagogiques de manière indépendante et itinérante. Associant la marche et la photographie à ses pratiques exploratoires de l’espace, il a notamment participé à la Biennale internationale de la photographie « Territoires » à Liège (2008) avec le projet « Terrain vague » puis a monté d’autres installations telles que « D’ans et autour » à Ans, dans le cadre de « Y a pas d’lézart », Province de Liège (2009) ; « Dessine-moi un voyage » au CAV de Coimbra au Portugal (2010) ; « Si un jardin peut-être », à librairie Quartiers Latins dans le cadre de l’« Été de la photographie de Bruxelles » (2010) ; « Dans l’étendue de notre humanité » pour le 11e Festival Photo d’Alep en septembre 2012. Il a publié La Structure et l’Objet (Liège, Mardaga, 1984) ; Le Corps et la Chaise (Taviers, Métaphores, 1990) ; Terrain vague (Liège, Façons de voir, 2008) et, à La Lettre volée : Aspérités en mouvements (2001) ; Dessine-moi un voyage (2006) ; Entre le monde et soi (2008) ; Cahiers de Beyrouth (2009).
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20.00 €
La démocratie en questions
BC
La démocratie est-elle corrompue ? Se dirige-t-elle vers une crise inconnue ? Y a-t-il un malaise dans la relation entre les citoyens et les autorités ? Ces questions sont à la base de ce livre issu à l’origine de rencontres organisées par Passa Porta entre des citoyens liés, de près ou de loin, aux différentes questions soulevées : démocratie et pouvoir, médias, nouvelles technologies, éducation, culture et monde. Par la suite, Éric Clémens et Erwin Jans ont écrit, chacun selon sa sensibilité et son expérience, les six textes qui introduisent aux domaines abordés. Sans conclure, des questions et des citations invitent le lecteur à prendre démocratiquement le relais. Le Club de Bruxelles est une cellule de réflexion réunissant écrivains et intellectuels autour de questions citoyennes. Éric Clémens (1945), marqué par la passion du langage, a publié des livres de fiction (entre poésie et performance : De r’tour, TXT, 1987 ; L’Anna, Le Quartanier, 2003) et de philosophie (La Fiction et l’Apparaître, Albin Michel, 1993 ; Façons de voir, Presses universitaires de Vincennes, 1999), y compris politique (Le même entre démocratie et philosophie, Lebeer-Hossmann, 1987 ; Un mot seul n’est jamais juste. Pour une démocratie des alternances, Quorum, 1998). Erwin Jans (1963) a travaillé comme dramaturge à Bruxelles (KVS) et à Rotterdam (Ro Theater). Il est actuellement dramaturge au Toneelhuis (Anvers). Il enseigne également le théâtre à l’Université de Louvain et à l’école Artesis à Anvers. Il a publié divers articles et ouvrages sur le théâtre, la littérature et la culture : Interculturele Intoxicaties. Over kunst, cultuur en verschil, EPO, 2006 ; avec Dirk van Bastelaere et Patrick Peeters, Hotel New Flanders. Zestig jaar Vlaamse poëzie 1945-2005, Poëziecentrum, 2008.
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17.30 €
La Dernière Photographie
BC
Ingmar Bergman réalise Sarabande à quatre-vingt six ans, alors qu’il pensait en avoir fini avec le cinéma. Ce tournage apparaît comme la seule issue aux tourments qui s’emparent de lui en cette fin de vie. Le cinéaste y pose la question du dialogue avec les morts : la réponse tient ici à l’utilisation de la photographie. Ainsi, place-t-il au cœur de son film le portrait d’une défunte : c’est paradoxalement cette image fixe qui va mettre en mouvement les personnages, et provoquer leur déplacement. La sarabande n’est-elle pas d’abord une danse ? L’autre particularité de ce film est de condenser en son sein un grand nombre de reprises tirées de sa filmographie, savamment remises en rythme. Il ne s’agit pas de conclure, mais de rassembler et réanimer personnages et motifs anciens dans une œuvre profondément musicale, composée pour se reprendre à l’infini. Ultime et subtil renversement d’un cinéma qu’on pensait hanté par la mort. Isabelle Rèbre est cinéaste et a réalisé une dizaine de films documentaires dont un long-métrage Pollock & Pollock (2017). Elle achève actuellement son doctorat de cinéma. Elle est aussi l’auteure de : Moi quelqu’un (Actes Sud Papiers, 1998), Ton 8 mai 1945 et le mien (France Culture, 2001- Publie.net) et Fin, pièce de théâtre créée par Bernard Bloch et Martine Colcomb en 2015.
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20.00 €
La Fonction critique de l’art
BC
Les communications du colloque sur « La fonction critique de l’art » qui s’est déroulé à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, les 28, 29 et 30 novembre 2007 sous l’impulsion d’Évelyne Toussaint, témoignent d’une volonté d’éclairer la production d’artistes qui ont pris position sur des questions politiques, sociales, économiques ou esthétiques. Sans céder à certains jugements — qui se révèlent souvent comme autant de témoignages de méconnaissance, de distraction, d’emballements rhétoriques ou de volonté d’emprise —, résistant aux arbitrages qui les inciteraient à opter exclusivement pour l’esthétique relationnelle, la micropolitique, le détournement, le documentaire, l’art contextuel ou l’art autonome, de nombreux artistes se moquent, en effet, de l’injonction qui les contraindrait à dissocier œuvre sensible et œuvre critique. Au-delà des ambiguïtés dont est parfois chargée la fonction critique de l’art, et dont certains auteurs interrogent ici l’actualité, préservant sa singularité contre tout enrôlement et tout utilitarisme, l’art critique — qui peut prendre bien des formes — reste la marque d’un processus de désassujettissement et d’affirmation de singularité, de déconstruction des systèmes et d’invention de mondes. Contributions de Jean-François Boclé, Leszek Brogowski, Fabien Danesi, Sophie Dannenmüller, Yves Depelsenaire, Neli Dobreva, Dominique Dussol, Romain Duval, Miguel Egaña, Sarah Gilsoul, Sylvaine Guinle-Lorinet, Abel Kouvouama, Jean-Marc Lachaud, Bernard Lafargue, Isabelle Lassignardie, Martine Maleval, Sandra Métaux, Michel Métayer, Androula Michaël, Marie-Noëlle Moyal, Olivier Neveux, Jacques Norigeon, Lucie Pélegrin, Marie-Noëlle Ryan, Évelyne Toussaint, Delphine Trébosc, Jean-Philippe Uzel, Éric Van Essche.
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28.40 €
La Friche, la galaxie
BA
« Entre la friche et la galaxie, l’artiste Michel couturier s’est beaucoup promené. emportant sa caméra et ses lectures, il a foulé des pieds, à l’image des philosophes péripatéticiens, le sol de nombreux espaces, lieux et non-lieux où l’humain et la nature cohabitent, se confondent, dialoguent avec plus ou moins de bonheur. Panneaux de signalisation, lampes d’autoroute, caméras de surveillance, poteaux ou grues de chantier (dé)figurent les ciels urbains, surplombent nos corps, planent au-dessus de paysages en friche. Michel Couturier compose et partage son voyage dans l’espace et dans le temps. » (Extraits de l’introduction de Tania Nasielski) Michel couturier (1957–2024), artiste plasticien belge, utilisait la photographie, la vidéo et le dessin en relation avec la sculpture, l’architecture et l’espace public. Depuis 2001, son travail interrogeait l’espace construit, parfois blessé ou aliénant, mais aussi la persistance du paysage. il le faisait souvent en lien avec la mythologie gréco-romaine et sa survivance dans le paysage contemporain. Son exposition rétrospective à la Centrale for Contemporary Art (Bruxelles) était déjà programmée avant son décès inopiné. Tania Nasielski est la directrice artistique de la Centrale for contemporary Art de Bruxelles. Colette Dubois, critique d'art basée à Bruxelles et compagne de Michel Couturier, collabore régulièrement aux revues 'Hart', 'Flux News' et 'L'art même'. Marion Zilio est philosophe, critique d’art, curatrice et enseignante. Elle vit et travaille entre Paris, Bruxelles et Rennes. Elle a entre autres publié 'Faceworld. Le visage au XXIe siècle' (PUF, 2018 ; Polity Press, 2020) et 'Comment nous sommes devenus nos proies' (PUF, 2020 ; Cactus éditions, 2022). Pieter vermeulen est critique d'art, curateur et conférencier et enseignant. Il vit en Belgique. Son dernier ouvrage, 'The Sleep of Reason: Critical Perspectives in Contemporary Art' a été publié par Mer Books/owl Press en 2024.
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22.00 €
La Jalousie débarbouillée
BC
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14.20 €
La jalousie débarbouillée
BC
La jalousie amoureuse, ressort de la tragédie classique comme de la comédie de boulevard, se trouve recommandée aujourd’hui, dans les « courriers du cœur » de nos magazines, à dose homéopathique, comme un adjuvant de la libido conjugale, et dans nos cours d’assises comme une circonstance atténuante, comme si cette funeste passion était somme toute naturelle, et attestait en outre d’une hypothétique « preuve d’amour ». or, s’il est incontestable que ce sentiment est communément partagé dans nos sociétés comme dans nombre d’autres cultures, les sciences humaines (sociologie, anthropologie, psychanalyse et histoire qui sont mobilisées dans ce livre) ont pu démontrer qu’il n’en est pas pour autant naturel, au sens d’un instinct universel, ni moins encore valorisé de la même manière dans toutes les sociétés et à toutes les époques. il aura fallu la conjonction de la « démocratisation » de la passion amoureuse (jadis incompatible avec l’institution matrimoniale qu’elle minait, comme l’illustre exemplairement le mythe de Tristan et Yseult), sous la forme du coup de foudre et du mariage d’amour dans la société capitaliste, et de la « libération sexuelle » pour légitimer, c’est-à-dire « naturaliser » le sentiment de jalousie amoureuse. L’auteur s’attache ainsi à déconstruire cet édifice social construit à la gloire de la propriété privée amoureuse, pour plaider, sur le plan éthique, en faveur de l’incertitude amoureuse, seule morale adaptée – mais exigeante – à notre société démocratique, respectueuse tant d’autrui que de soi-même. Daniel Vander Gucht, docteur en sociologie, est chef de travaux et Directeur du Groupe de recherche en sociologie de l’art et de la culture (Gresac) à l’université libre de Bruxelles. il a notamment publié L’Art contemporain au miroir du musée (La Lettre volée, 1999), Art et Politique. Pour une redéfinition de l’art engagé (Labor, 2004), La Jalousie débarbouillée. Éloge de l’incertitude amoureuse (Labor, 2005 ; réédité La Lettre volée, 2014), Ecce homo touristicus. Identité, mémoire et patrimoine à l’ère de la muséalisation du monde (Labor, 2006), L’An passé à Jérusalem. Journal yérosolymitain (2004-2005) (La Lettre volée, 2008) et L’Expérience politique de l’art. Retour sur l’engagement artistique (Les Impressions nouvelles, 2014).
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14.00 €
La Leçon des choses
BC
Spécialiste incontesté de l’institution littéraire, voici avec ce livre-somme l’occasion de mieux comprendre comment les leçons de vie que nous procure la littérature mondiale sont avant tout des leçons de choses et de techniques. Quels rapports, en effet, entre une île déserte, un télégraphe, un spectre, une foule, une autopsie, une amazone nue, une machine à remonter le temps et des aiguilles d’horloge en guise de jambes ? Ces choses sont parmi les leçons que la littérature enseigne et de ces choses sur lesquelles la littérature donne de meilleures leçons que les encyclopédies. Il est question de Daniel Defoe, Alexandre Dumas et Jules Verne, Zola et Léon Bloy, Marcel Thiry et Robert Desnos et, pour finir, Georges Simenon. Leurs leçons portent sur l’habileté de l’espèce, les techniques de transmission, la sociologie des pratiques culturelles, l’expérience du temps vécu ou bien encore les déraillements que les machines, outils servant d’organes, introduisent dans le réel. Pascal Durand est professeur ordinaire à la Faculté de Philosophie et Lettres de l’université de Liège. Spécialiste de Mallarmé et des rapports entre littérature et institutions sociales, il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages parmi lesquels Mallarmé. Du sens des formes au sens des formalités (Seuil, 2008) et Médiamorphoses. Littérature, presse et médias, culture médiatique et communication (Presses universitaires de Liège, 2019).
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23.00 €
La Manipulation des images
BC
Pierre Klossowski (1905-2001) cesse d’écrire des récits fictionnels et des essais théoriques à partir de l’année 1972. Il abandonne l’écriture, débutée quarante ans auparavant et dans laquelle il avait acquis une réputation incontestée – pour se consacrer à ce qu’il nomme son « mutisme » soit sa peinture faite de dessins coloriés. Ce passage exclusif à la peinture fit « rupture absolue avec l’écriture ». Pour aborder l’œuvre plastique de Pierre Klossowski, tout à la fois théoricien de la création picturale et peintre, les ressources sont limitées. Hervé Castanet l’étudie ici en passant par le dépliage des méandres d’une manipulation des images où se nouent et se dénouent corps et représentations, théologie dogmatique et travaux pratiques sexuels. Hervé Castanet est psychanalyste à Marseille. Il a publié Réel et éthique de la psychanalyse (1990), Regard et perversion à partir des Lois de l’Hospitalité de Pierre Klossowski (1992), Le Regard à la lettre (1996), et La Perversion (1999).
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14.20 €
La Matière réveillée
BC
La singularité des contours sinueux caractéristiques d’Alvar Aalto s’expliquerait par le comportement de la matière. Une matière qui semble porter encore les traces d’une vie à demi assoupie, dont devrait cependant ressortir le processus sous-jacent de mise en forme. L’étude explore des procédés similaires dans d’autres disciplines que l’architecture, maniant des matières bien plus légères : le mot et l’image. Chez Marcel Proust, ces affinités se situent tant au niveau de la « fabrication » de l’écriture que de la narration. Ainsi Albertine, le grand amour du narrateur dans la Recherche, se disperse-t-elle en trajectoires capricieuses et sinueuses qui présentent une ressemblance parfois étroite avec les ondulations de la matière chez Aalto. Quant à Eisenstein, on retrouve la présence d’un mouvement organique permettant de lier les fragments épars, que ce soit à travers le montage de ses films ou dans ses écrits théoriques. ces lignes de recherche s’entrelacent en sept chapitres et autant de figures : la cristalline, la nébuleuse, la serpentine, l’enveloppante, la dissolue, la captive, la domestique. Liées aux dispositions spécifiques de la matière chez Aalto, Proust et Eisenstein, ces figures imprègnent l’ensemble du texte et le structurent. Adélaïde de Caters est architecte et docteur en architecture. Après avoir soutenu sa thèse de doctorat à l’université Polytechnique de Barcelone, La Matière réveillée (publiée à Barcelone par la Fundación caja de arquitectos en 2007, Premier prix ex-æquo de Pensamiento y critica en 2009), elle poursuit ses recherches sur les genèses narratives en littérature et architecture et s’intéresse aux travaux pluridisciplinaires aux frontières poreuses comme les architectures de plaisir.
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La Mémoire courte
BB
« Le 31 juillet 1983, deux ans après la suppression brutale, sans appel et sans soutien, de mon théâtre, j’ai quitté définitivement la Belgique, sans me retourner ni savoir ce que je deviendrais, mais en étant sûr au fond de moi que j’aurais un jour raison de mon histoire. L’occasion se présenta en juin 1997 lors d’un entretien, que je pris ensuite la précaution d’écrire, accordé à Roger Burton et à Stanislas Cotton, qui fut publié en décembre de la même année dans le n°3 de la revue Or Not. » (Patrick Roegiers, Saint-Maur, 30 novembre 2002) Patrick Roegiers, dramaturge belge, retrace l’histoire du Théâtre provisoire à Bruxelles (1973-1981) dont il assura la direction jusqu’à sa fermeture. Auteur prolixe et polygraphe, il a publié de très nombreux ouvrages dont des romans et récits au Seuil : Beau regard, L’Horloge universelle, L’Artiste, la Servante et le Savant. Deux monologues, Hémisphère Nord, La Géométrie des sentiments, L’Oculiste noyé, Tripp, Le Mal du Pays. Autobiographie de la Belgique (à paraître), mais aussi des essais sur la photographie consacrés à Lewis Carroll, Diane Arbus, Bill Brandt, Robert Doisneau, Herb Ritts ou à son ami Roland Topor, Magritte et Picasso.
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La mémoire de l’œil
BA
Comment s’exerce la mémoire d’une œuvre ? Comment œuvre-t-elle en nous? L’œuvre s’ouvre en s’éloignant et le corps se prolonge dans le regard. Telle est la quête paradoxale de l’auteur qui pratique le jeu des associations. Tantôt une œuvre émerge à la naissance d’une phrase, tantôt l’œuvre suscite la phrase en surgissant de la mémoire. Par les mots, il tente de mettre à jour le travail qu’opère le regard intérieur sur une œuvre de sa collection ainsi que l’expérience de l’acquisition matérielle qui est à la base de cette incorporation mentale de l’œuvre. Et pour exprimer cette expérience intérieure des œuvres d’art, une règle a été suivie tout au long du livre : parler des œuvres sans les avoir sous le regard, en se fiant à leur remémoration. La mémoire de l’œil consiste à se baser exclusivement sur l’image mentale et à se placer au centre de sa résonance. Vivre sur les bords, là où les mains se prolongent à travers le regard pour tenter de saisir ce qui s’ouvre, ce qui s’œuvre, au bout des doigts. Philippe Devries est un amateur d’art autodidacte et collectionneur d’art contemporain. Œuvres de sa collection privée dans cet ouvrage : Fabrice Souvereyns, Alain Bornain, Camille De Taeye, Dominique De Beir, Solina Denis, Andrea De Bortoli, Tinus Vermeersch, Marc Angeli, Jacques Charlier, Gudny Rosa Ingimarsdottir, Florian Kiniques, Marija Rinkeviciute, Stephan Balleux, Silja Gudnyjardottir Hubert, Jean-Gilles Badaire, Lucile Bertrand, Juana Bustamante, Charlotte Flamand, Marie Rosen, Gauthier Hubert, Jean-François Octave, Juan Canizares, Jean-Louis Micha, Mao Wu, Élodie Antoine, François Jacob, Annabelle Guetatra, Johan De Wilde, Bernard Villers.
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20.00 €
La métaphore transpercée: Hélion, Ponge, Lacan
BC
Il y a dans la parole analysante une forme d’inertie et de polarisation qui se répète et que l’expérience d’une psychanalyse rend incandescente. Il est alors légitime de se demander s’il est possible d’y introduire du nouveau. La référence que Lacan fait à Francis Ponge éclaire ce que serait un nouvel usage des mots, un usage qui permettrait de rejoindre de temps en temps ce qu’il y a de réel, d’insensé et d’ininterprétable dans toute parole. Ponge, dans un texte qui s’intitule « Hélion », aborde cette question en faisant entrer son lecteur dans l’atelier du peintre Jean Hélion. Tout est fait dans ce texte pour suggérer une œuvre dont le mode d’engendrement passe par une mise en cause permanente de la figuration. Ponge ne décrit pas les tableaux d’Hélion, il les écrit. Il fait passer dans la langue l’indécidable qui les habite. Il introduit dans le sens que nous leur donnons un « je-ne-sais-pas-quoi » qui le transperce.
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19.00 €
La Misère de l’homme
BC
Lorsqu’en 1948 paraît le premier grand recueil de Gonzalo Rojas, La Misère de l’homme, la critique chilienne et latino-américaine le reçoit et le reconnaît comme l’une des écritures poétiques majeures de l’époque. L’œuvre va prendre peu à peu place aux côtés de celle de Vicente Huidobro et de Pablo Neruda, bien que l’esprit de cette œuvre se rapporte davantage à celle du premier qu’à celle du second. Aujourd’hui, son auteur est reconnu unanimement comme le plus important poète de langue espagnole vivant. On peut s’étonner qu’elle n’ait pas été traduite plus tôt. Il y a un peu plus d’un an, Gonzalo Rojas recevait le Prix Cervantès, la plus haute distinction pour une œuvre littéraire de langue espagnole. Misère de l’homme est ici proposée dans une traduction de Fabienne Bradu. Gonzalo Rojas est né à Lebu, au Chili, en 1917. Poète avant tout, il sera fortement encouragé dès ses débuts par Vicente Huidobro. Il a participé au groupe littéraire chilien Mandragore où il publie ses premiers poèmes. L’ensemble de son œuvre est regroupé sous le titre Anthologie d’air publié au Mexique par le Fondo de Cultura Economica.
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19.30 €
La Mort avant l'heure
BC
Ce livre rassemble trois textes écrits à la mémoire d’une disparue et d’une morte. Un journal, une pièce de théâtre et le parcours d’une courte exposition. L’imaginaire du monde des morts agite l’esprit du monde des vivants, les fantômes du réel deviennent des images de boucles temporelles qui s’entrelacent en l’absence de toute autre finalité que celle du temps qui ne passe pas. Le journal ante-mortem est écrit par un schizophrène si conscient de l’être qu’il ressemble à l’histoire d’une fracture de l’inconscient. L’interrogation perpétuelle sur la mort découvre sans cesse des traces d’origine comme si la mort avait déjà eu lieu. La pièce de théâtre est composée à partir de lettres adressées à une amante défunte, jetées à la rivière ou portées sur sa tombe par une amie. Le récit de l’exposition raconte comment les relations amoureuses intimes se projettent sur le territoire en fabriquant les liens entre le temps qui fait semblant de passer et l’espace qui se circonscrit en lieux de mémoire. Ces textes sont bouleversants, magnifiques à bien des égards car ce témoignage d’outre-tombe est surtout prétexte à dévoiler des pans entiers de la vie vécue qui refont surface comme un bréviaire. Henri-Pierre Jeudy, né à Paris en 1945, est philosophe, sociologue et écrivain. Chercheur au CNRS, il a enseigné l’esthétique à l’École d’Architecture de Paris-Villemin. Il a publié une quarantaine d’ouvrages dont 'Fictions théoriques' (Paris, Léo Scheer, 2003) ; 'L’Exposition des sentiments' (Paris, Circé, 2008) ; 'Nouveau discours amoureux' suivi d’un 'Dialogue avec René Major' (Paris, Léo Scheer, 2008) ; plus récemment 'L’Imaginaire des architectes et La Farandole des illusions' (Paris, Sens et Tonka, 2012 et 2017) ainsi que 'La Zigzagure' et 'De la perplexité' (Bruxelles, La Lettre volée, 2016 et 2018), 'Un sociologue dans un Voltaire' (Grane, Créaphis, 2022). Pierre-Yves Soucy est poète, essayiste. Il a créé et dirige la revue de poésie 'L’Étrangère' ainsi que les éditions Le Cormier et La Lettre volée.
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17.00 €
La Nature photographique d’Andy Goldsworthy
BC
S’inscrivant au cœur du travail sculptural d’Andy Goldsworthy, la photographie ne peut y être considérée comme un simple médiateur. Nécessaire à l’accomplissement de l’œuvre, elle implique en effet la transformation d’un art in situ, éphémère, unique et naturel en un produit ex situ, pérenne, multiple et chimique. La relation entre ces deux états antithétiques a pu être perçue comme paradoxale, mais elle reflète la logique de toute la démarche de l’artiste : voir, et donner à voir. Comprendre ce rapport ambigu, c’est comprendre la véritable nature de son travail. Charles Auquière est historien de l’art (Université libre de Bruxelles). Il signe ici son premier livre.
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12.20 €
La partie de cartes / The Card Game
BC
Cet ouvrage réunit une collection de cartes-vues de tableaux et d’œuvres d’art acquises par le peintre Xavier Noiret-Thomé qui les détourne allègrement en intervenant sur ces images en peinture avant de les rebaptiser. Comme l’écrit Benoit Dusart qui préface le livre, « Les tableaux ne valent pas que pour leur titre et certains d’ailleurs n’en n’ont pas. J’écris “tableau” plutôt que carte postale car il s’agit de peinture. Mais on pourrait aussi les interpréter comme tableaux de théâtre ou d’opéra : moments où les décors changent à vue, sans que l’action ne soit interrompue par un noir ou un baisser de rideau. Comme on n’est pas au théâtre et même s’il y a aussi des “moments” dans la peinture, il faudrait plutôt parler d’états : lorsque les gilets jaunes font intrusion dans une image de Sigmar Polke ou quand le chien de Goya chahute un Mondrian, c’est une histoire de strates, de couleurs, de composition… et puis surtout une très grande joie. » (Benoit Dusart) Xavier Noiret-Thomé (1971, Charleville-Mézières) effectue des études à l’École régionale des beaux-arts de Rennes de 1990 à 19951. Puis il bénéficie d’une résidence au Centre d’art contemporain du domaine de Kerguéhennec. En 1996, il est lauréat de la villa Médicis hors-les-murs. De 1996 à 1997, il intègre les résidence de l’Académie royale des beaux-arts d’Amsterdam. En 1999, il obtient un atelier au musée Paul-Gauguin de Pont-Aven. En 2001, il se voit décerner le prix Levis de la Jeune Peinture belge au Palais des beaux-arts de Bruxelles. En 2005, il est lauréat de l’Académie de France à Rome et obtient une résidence à la villa Médicis. En 2011, il réalise les vitraux de l’église Saint-Thomas de Vaulx-en-Velin. Depuis 2005 Xavier Noiret-Thomé est professeur et depuis 2017 coordinateur du Master-Peinture de l’École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre à Bruxelles. Benoit Dusart (1974, Charleroi) est Maître assistant en sociologie à la Haute École Condorcet, conférencier à l’École nationale supérieure des arts visuels La Cambre, curateur et contributeur régulier à diverses revues d’art.
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24.00 €
La Reine Eupraxie
BC
La Reine Eupraxie est un texte à double voix, poétique et philosophique. Cette construction narrative, articulée en tableaux, ne cherche pas à établir un jeu de complémentarités ou d’illustrations réciproques. Il s’agit plutôt d’un jeu de correspondance où les auteurs tentent de mettre en résonance des registres d’écriture clairement distincts. Ces courts textes, d’une belle densité de sens et de forme, offrent l’apparence de la précision tout en ne cessant de relancer le rythme de l’écriture poétique. Ce jeu n’a rien de gratuit. Il traduit au contraire la mesure complexe des méandres de la pensée. La déclinaison des thématiques, qui n’est pas sans rappeler le récit philosophique, se construit en fragments dont chaque intitulé demeure proche des stéréotypes de la réflexion quotidienne. Aussi, La Reine Eupraxie peut se lire comme une aventure de l’écriture dans une forme plurielle qui n’est pas réductible aux pratiques conventionnelles de la juxtaposition des registres narratifs et discursifs. Il s’agit bien au contraire d’une mise en œuvre de cette relation privilégiée existant entre le langage poétique et le langage philosophique. Henri-Pierre Jeudy, sociologue rattaché au CNRS et enseignant à l’école d’architecture de Paris-Villemin, est l’auteur de nombreux ouvrages qui ont renouvelé la réflexion sur la gestion patrimoniale et l’esthétisation de la culture et de la société. Il a publié à La Lettre volée La Communication sans objet (1994), L’Ironie de la communication (1996), Conte de la mère morte (1997), Aligato (1999) et La Culture en trompe l’œil (2006). Emmanuel Tugny, professeur agrégé et docteur en littérature, a successivement été enseignant, diplomate et inspecteur des enseignements artistiques. Auteur de romans, poèmes, essais, feuilletons chez divers éditeurs et dans diverses revues depuis 1986 (Java, Fusées, Action Poétique, TXT, Nioques, TTC, Présages, CULT), il est par ailleurs également musicien et auteur-compositeur.
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14.80 €
La revue Nu(e)
BC
La revue Nu(e) est née à Nice en 1994. Elle dit, par son titre même, sa volonté d’aller au plus près du texte, dans un souci de présentation formelle qui n’exclut pas la sobriété. Chaque livraison a constitué un espace offert à un poète qui choisissait lui-même les créateurs dont il voulait s’entourer, les plasticiens, les critiques littéraires, les poètes avec lesquels il avait des affinités. Lieu vivant où la poésie contemporaine trouve un espace de création et d’amitié, la revue a créé un style qui a permis de faire apparaître un panorama de ce qu’est la poésie contemporaine. Dix entretiens avec Henry Bauchau, Lorand Gaspar, Michel Collot, Marie Étienne, Michel Deguy, Antoine Emaz, Jacques Réda, James Sacré, Salah Stétié, Esther Tellermann témoignent de cette exigence de dialogue. Béatrice Bonhomme est poète et professeur à l’Université de Nice. Elle a fondé avec Hervé Bosio, en 1994, la revue Nu(e) qui a consacré à ce jour cinquante-trois dossiers à l’œuvre des poètes contemporains. Elle a publié des ouvrages critiques sur la poésie moderne et contemporaine et des livres de poèmes. Hervé Bosio vit à Nice où il enseigne l’allemand et travaille sur l’œuvre de Kafka. Il a publié des textes dans les revues Friches et Nu(e) où est paru son entretien avec Bernard Vargaftig.
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20.00 €
La Sainte-Victoire de trois-quarts
BC
Premier volet d’une trilogie consacrée par l’auteur au « trop fameux motif », La Sainte-Victoire de trois quarts fait référence à la façon dont elle apparaît lorsqu’on la regarde suivant un autre axe que celui de la vision aixoise. au départ de ce livre, il y a une situation géographique et une hypothèse : que, depuis Cézanne, la référence nous aveugle. « Depuis, on ne la voyait plus, ne pouvait plus la voir, telle qu’en elle-même ». D’où le déplacement, la volonté de faire le pas de côté nécessaire, de se déplacer ou de déplacer la vision (voire, de la bousculer), de glisser d’un point de vue à l’autre, pour la voir à nouveau, trouver la bonne distance « pour la désaffubler ». Dès lors, il s’agit de faire feu de toute sensation, de tout souvenir, de toute observation, pour explorer, dans l’espace physique et celui de la langue, notre relation sensorielle, « scripturale et script’orale », presque intime (à force, devenue intime), mais aussi intellectuelle et artistique, à cette montagne ; articulant, dans un texte polymorphe, empruntant parfois les accents et les excès d’une joyeuse démythification/démystification, une ode singulière au « motif souverain », qu’on aura pris soin, préalablement, d’étriller et de déminer. Les deuxième et troisième volets du triptyque sont Onze tableaux sauvés du zoo (St-Quentin-de-Caplong, Atelier de l’Agneau) et Le temps fait rage (Libourne, Le Bleu du ciel). Voir la bande-annonce vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=5UUopTplmZU&feature=youtu.be Olivier Domerg écrit depuis vingt-cinq ans sur le paysage ou dans le paysage, et souvent également, devant lui ou au devant de lui. Plus d’une quinzaine de livres ont paru, abordant aussi bien des espaces urbains (Treize jours à New York, voyage compris), des lieux multiples ou isolés (Le Ciel, seul ; Restanques ; Une campagne) ou encore des entités géographiques — océan, montagne, fleuve ou département (L’Articulation du visible ; Le Chant du hors champ, etc.). Auteur-lecteur, il pratique résolument la lecture publique, à une ou plusieurs voix, parfois avec des musiciens. Parmi ses dernières publications, on retiendra : Rhônéo-rodéo (Ste-Eulalie-en-Royans, Un comptoir d’édition, 2017) ; Fragments d’un mont-monde, avec la photographe Brigitte Palaggi (Coutras, Le Bleu du ciel, 2013) ; Portrait de Manse en Sainte-Victoire molle (Paris, L’Arpenteur / Gallimard, 2011).
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18.00 €
La Sexuation sans le genre
BC
Ce livre réunit des articles et des travaux adressés au départ à des psychanalystes ; il reprend l'élaboration que fait Lacan du rapport entre les sexes et l'articulation de la jouissance et des semblants autour de cette question. L'importance accordée aujourd'hui aux gender studies et les débats qui traversent les sociétés contemporaines ont amené l'auteure à confronter la recherche de Lacan aux critiques que Judith Butler lui adresse nommément - critiques que l'apport théorique de Lacan déplace de façon décisive. Doit-on dire que la psychanalyse soutient la domination ancestrale « hétéronormée » qui instaurerait un ordre « prétendument symbolique » en réitérant des modèles appartenant à des stéréotypes ? Au-delà des identités socialement revendiquées, la « non-différence des sexes dans l'inconscient », leur « bipartition à chaque instant fuyante » font objection à cette charge contre la psychanalyse lacanienne. Nous nous proposons ici d'éclairer la mise en forme d'un certain déni contemporain de l'inconscient. Rose-Paule Vinciguerra est psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association mondiale de psychanalyse. Elle est également psychologue et agrégée de philosophie. Auteur de nombreux travaux publiés dans les revues de l’ECF et de l’AMP, elle est co-auteur de De l’amour (Flammarion, 1999), Lacan, l’écrit, l’image (Flammarion, 2000), Qui sont vos psychanalystes ? (Le Seuil, 2002 avec Jacques-Alain Miller et 84 amis), Pertinences de la psychanalyse appliquée (2003, Le Seuil) et Femmes lacaniennes (Editions Michelle, 2014) — ouvrages déjà traduits en plusieurs langues.
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21.00 €
La Société au jour le jour
BC
Claude Javeau aura été l’un des piliers de ce nouveau paradigme sociologique du quotidien, qu’il partage avec Michel de Certeau ou Marc Augé entre autres. Ses études sur la banalité, le trivial ou le frivole, en interrogeant nos représentations mentales et nos rituels sociaux, renouent avec des penseurs aussi déminaux que Weber, Simmel ou Schütz, sans désavouer l’héritage durkheimien auquel notre auteur demeure très attaché. Les textes présentés dans ce volume ont contribué à asseoir conceptuellement la sociologie du quotidien dans le monde de la sociologie de langue française en y acclimatant notamment les courants de l’ethnométhodologie d’Aaron Cicourel, de l’interactionnisme symbolique d’Erving Goffman et du constructivisme de Berger et Luckmann. Claude Javeau est professeur de sociologie à l’Université libre de Bruxelles, où il dirige la Revue de l’Institut de Sociologie. Il a enseigné aux université de Tours, d’Orléans, de Genève, de Paris V et de Laval au Québec. Il est l’auteur de très nombreux ouvrages et manuels de sociologie (Leçons de sociologie, Méridiens-Klincksieck, 1e édition 1987 ; Le Bricolage du social, PUF, 2002).
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19.80 €
La Société et l’Utopie
BC
À quelque cinquante ans de distance, Ferrarotti revisite dans une autobiographie lucide et pénétrante quelques lieux géographiques ou mentaux de ses itinéraires de vie et de travail, un parcours qui incontestablement en a fait à la fois l’auguste père et, encore aujourd’hui, l’enfant terrible de la sociologie italienne contemporaine. Dans les années de la Résistance et de l’après-guerre, jeune intellectuel débarquant à Turin, Ferrarotti rencontre par hasard l’entourage de la maison d’éditions Einaudi et, adoubé dans le feu de l’action par Cesare Pavese, devient le traducteur et l’interprète de la culture idéologique américaine tandis qu’il essuie les traits fulminants que lui lance Bene detto Croce, irrité par les prétentions de cette « pseudo-science sociologique ». Survient alors une rencontre décisive avec la personnalité explosive d’Adriano Olivetti qui donnera naissance au laboratoire expérimental d’Ivrea : un système où usine et services sociaux, ville et territoire sont intégrés de façon à illustrer la puissance d’accomplissement de l’utopie. Lorsque, immanquablement, au début des années 1960, le rêve d’Ivrea se brise, c’est la Rome des banlieues avec son humanité marginale qui deviendra le cadre nouveau de sa réflexion. Franco Ferrarotti est né dans le Piémont en 1926. Après une scolarité chaotique, il soutient à l’Université de Turin une thèse de doctorat sur la sociologie de Thorstein Veblen. Dans l’Italie d’après-guerre, il connaîtra au nom de la gauche unie une intense expérience politique et syndicale, puis collaborera avec Adriano Olivetti, et sera même le dernier député du Movimento Comunita fondé par ce dernier, entre 1958-1963. Entre-temps il a commencé sa carrière académique, occupant la première chaire autonome de sociologie à l’Université « La Sapienza » de Rome, en 1959. Il participe à la fondation, à Trente, de l’Istituto Superiore di Scienze Sociale en 1962 et crée la revue La critica sociologica en 1967. Franco Ferrarotti est aujourd’hui professeur émérite à l’Université « La Sapienza » de Rome.
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15.30 €
La sociologie par l’image
BC
La sociologie visuelle constitue une méthode d’investigation sociologique qui prend en compte l’image fixe ou en mouvement comme document à analyser mais aussi comme support d’une argumentation sociologique. Ce qui suppose qu’au logos et au nombre vienne s’ajouter une attention au langage visuel à la fois comme source d’information (ce qui est plus classique) mais aussi comme pensée articulée redevable de règles méthodologiques propres et induisant une manière différente de regarder le monde et d’en faire la sociologie. C’est à ces multiples questions et enjeux qu’ont tenté de répondre les contributions au colloque colloque international du comité de recherche en sociologie de l’art de l’AISLF et du réseau français Opus sur le thème du « sociologue et ses images » qui s’est tenu Bruxelles, à l’Institut de sociologie de l’ULB, en octobre 2010, et dont voici les actes. Contributions de Pascale Ancel, Howard S. Becker, Mathias Blanc, Cécile Boëx, Maxime Boidy, Grégory Cohen, Chloé Delaporte, André Ducret, Claude Dupuis, Jean-Pierre Durand, Jean Paul Filiod, Laurent Fleury, Gaëtan Flocco, Jean-Paul Fourmentraux, Daniel Friedmann, Florent Gaudez, Claude Javeau, Anne Jarrigeon, Irène Jonas, Morena La Barba, Régis Lanno, Michaël Meyer, Masahiro Ogino, Manon Ott, Christian Papinot, Julien Péquignot, Monique Peyriere, Joyce Sebag, Alexandra Tilman, Réjane Vallée, Daniel Vander Gucht. La Revue de l’Institut de sociologie de l’Université libre de Bruxelles est une revue de sociologie générale de langue française éditée sans discontinuité depuis 1920. Les numéros parus à partir de 2010 sont mis au catalogue des éditions de La Lettre volée et diffusés en librairie par leurs soins. Pour les archives, il faut contacter Mme Anne Bivert, secrétaire de rédaction de la revue : ris@ulb.ac.be
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35.00 €
La Vie anedoctique
BC
Depuis janvier 2012, Yves Depelsenaire tient un blog, sans contrainte de thématique ni de régularité. À l’image de la chronique tenue par Guillaume Apollinaire dans le Mercure de France de 1911 à 1917 sous le même titre : La Vie anecdotique, c’est un joyeux pêle-mêle dans lequel il nous parle d’art, de philosophie, de littérature, de science, de politique. Il y traite de tout ce qui dans le monde contemporain concerne et infléchit la psychanalyse. Au fil de cet exercice, il réfléchit aussi sur cet objet nouveau : le blog. Yves Depelsenaire est psychanalyste à Bruxelles, membre de l’École de la cause freudienne et enseignant à la section clinique de Bruxelles (Institut du champ freudien). Il est l’auteur de nombreux travaux sur les connexions de la psychanalyse avec la philosophie, la littérature, l’art et la politique. Il a notamment publié Une analyse avec Dieu. Le Rendez-vous de Lacan et de Kierkegaard à La Lettre volée en 2004 et Un musée imaginaire lacanien toujours à La Lettre volée en 2009 (réédition augmentée en 2016).
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25.00 €
La Voix antérieure
BC
Il s’agit dans ces pages d’interroger à nouveau la poésie en ses intentions fondamentales, selon un triple point de vue, qui se dégage à mesure d’une exploration attentive, minutieuse, mais libre, ayant pris les risques de cette liberté. Celui d’une certaine force, égarante et salvatrice, de l’amour. Celui qui fait considérer le langage où s’exprime la poésie (avec ses figures, ses fenêtres et ses miroirs, ses auto-révélations), comme le masque, opaque ou transparent, du réel toujours autre – en particulier dans la confrontation du sonore et du visuel, de l’écoute et du regard. Celui enfin de ce qui demeure, derrière ce masque du langage, la « voix antérieure », que le livre entier cherche à définir : voix paradoxale, voix muette, dont tout écrit poétique projetterait l’écho dans son propre avenir. François Lallier poursuit depuis plusieurs années, parallèlement à son œuvre de poète, un travail critique de lecture des grands textes poétiques. Ce premier volume d’études évoque les œuvres fondatrices de la poésie moderne, celles de Baudelaire, de Poe, de Mallarmé, de Rimbaud. Plusieurs de ces textes ont fait l’objet de publication en revue à la Nrf, dans Europe ou Critique.
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17.30 €
La Voix antérieure, II
BC
Ce second volume d’une exploration de la poésie au titre de la « voix antérieure » – notion dégagée, dans un précédent livre, d’une lecture nouvelle de certains textes de Baudelaire – s’intéresse à des écrivains plus proches de notre temps (et dont l’auteur a été, pour presque tous, le contemporain et l’ami). Dans une époque marquée, à la suite de Mallarmé et de Rimbaud, par une radicalisation autant de la liberté du poète que des enjeux de la poésie, il cherche ce qu’elle est devenue. Reliée à une expérience par un dire qui se réalise comme modalité de la présence, cette voix, une seconde fois invoquée, est-elle bien la même ? François Lallier poursuit depuis plusieurs années, parallèlement à son œuvre de poète, un travail critique de lecture des grands textes poétiques. Un premier volume, publié en 2007 à La Lettre volée sous le titre La Voix antérieure, a été consacré aux origines de la poésie française contemporaine.
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17.30 €
La Voix antérieure, II
BC
Ce second volume d’une exploration de la poésie au titre de la « voix antérieure » – notion dégagée, dans un précédent livre, d’une lecture nouvelle de certains textes de Baudelaire – s’intéresse à des écrivains plus proches de notre temps (et dont l’auteur a été, pour presque tous, le contemporain et l’ami). Dans une époque marquée, à la suite de Mallarmé et de Rimbaud, par une radicalisation autant de la liberté du poète que des enjeux de la poésie, il cherche ce qu’elle est devenue. Reliée à une expérience par un dire qui se réalise comme modalité de la présence, cette voix, une seconde fois invoquée, est-elle bien la même ? François Lallier poursuit depuis plusieurs années, parallèlement à son œuvre de poète, un travail critique de lecture des grands textes poétiques. Un premier volume, publié en 2007 à La Lettre volée sous le titre La Voix antérieure, a été consacré aux origines de la poésie française contemporaine.
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22.00 €
La zigzagure
BC
Ce nouveau livre d’Henri-Pierre Jeudy, s’il se situe dans les tonalités de ses récits antérieurs, a ceci de singulier, et de plus marquant encore, que l’expérience personnelle y est relatée avec une force d’écriture où le réel s’engage dans l’imaginaire. Aucune concession n’est faite à ses états d’âme. Tout est passé au peigne fin. À commencer par le regard posé sur son propre corps lorsque la santé est compromise par des métastases. Qu’elles soient réelles ou imaginaires, les métastases changent nos représentations de l’existence. Les idées folles, celles qui s’emparent alors de notre corps sans que nous ayons l’envie de les chasser, nous incitent à construire un autre monde. comme dans un jeu d’illusions d’optique, porté par le vertige des images, nous nous dédoublons au rythme de ce que nous regardons, de ce que nous appréhendons. C’est dans ce « théâtre vivant », en trompe-l’œil de la réalité, que naît le personnage d’Adélaïde Chanterelle. en écho à un amour insensé, elle joue, tel un clown ou un automate, la parodie de la vie. Et c’est au cœur de cette simulation de la mort que jaillit, comme son revers, le désir de vivre. Henri-Pierre Jeudy est philosophe, sociologue et écrivain. Il a été chargé de recherche au CNRS et a enseigné à l’école d’architecture de Paris-Villemin. Il est auteur de nombreux ouvrages qui ont renouvelé la réflexion sur la gestion patrimoniale et l’esthétisation de la culture et de la société. Il a publié à La Lettre volée : La Communication sans objet (1994) ; L’Ironie de la communication (1996) ; Conte de la mère morte (1997) ; Aligato (1999) ; Même les fantômes (2002) ; et un conte philosophico-poétique, en collaboration avec Emmanuel Tugny, La Reine Eupraxie (2006).
Disponible
16.00 €
Le Black Mountain College
BC
En 1933, s’ouvrit en Caroline du Nord un collège atypique, le Black Mountain College. Au départ, celui-ci était destiné à démontrer que, grâce à un programme pédagogique original, il était possible de proposer une nouvelle forme d’enseignement supérieur aux États-Unis. Aux yeux de son fondateur, John Rice, l’inclusion de cours d’art au sein même du programme allait jouer un rôle fondamental dans l’épanouissement de ses étudiants. À cette fin, il engagea un professeur du Bauhaus, Josef Albers, qui allait y enseigner pendant près de quinze ans. De simple expérience pédagogique à ses débuts, le Black Mountain College acquit après la Seconde Guerre mondiale une réputation de foyer expérimental non seulement dans le domaine de l’éducation mais aussi et surtout dans le domaine de la création artistique. John Cage, Robert Motherwell, Willem de Koning et Franz Kline y enseignèrent. Kenneth Noland, Robert Rauschenberg et Cy Twombly firent partie de ses étudiants. C’est à l’initiative de John Cage qu’eut lieu au Black Mountain College le premier happening de l’histoire, évènement qui contribua à donner au collège son statut quasi mythique. L’aventure dura un peu plus de vingt ans. Le monde avait changé et il manquait aux héritiers de Rice et Albers leur enthousiasme utopique. Cet ouvrage raconte l’histoire du Black Mountain College et les évènements qui contribuèrent à forger sa réputation. Alan Speller (1954) est diplômé en histoire de l’art et archéologie de l’université libre de Bruxelles. Poursuit actuellement des recherches sur l’art américain du second tiers du XXe siècle.
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21.00 €
Le Bracelet
BC
Guy Gilsoul, né à Namur en 1950, a été Professeur à l’Institut supérieur des arts de Bruxelles et assistant à l’ULB. Outre de nombreux textes de catalogues et préfaces d‘expositions, il a publié plusieurs monographies d’artistes, un roman (Rue de Pologne, CFC éditions, 2003) et un premier recueil de nouvelles (Le Goût de la craie, éditions du Cygne, 2014). Ce recueil de nouvelles signé Guy Gilsoul transpire d’une atmosphère « d’inquiétante étrangeté », où objets et lieux sont autant acteurs du récit que les personnages eux-mêmes, incarnant tour à tour la vie, la mort, la présence, l’absence, le destin inéluctable et la perte. Dans l’univers fantomatique et poétique du Bracelet, on rencontre notamment un groupe de collectionneurs passionnés désireux de se protéger du monde et des affres de la modernité en recréant un microcosme artistique, jusqu’au jour où le couperet de la réalité les rattrape ; un mort oubliant sa propre mort ; un randonneur confronté à l’ivresse du néant ; un comptable dont l’argent glané toute sa vie durant ne servira qu’à payer ses propres obsèques ; un galeriste hanté par la mort de sa mère et à la merci d’un chasseur mû par l’appât du gain… D’ordinaire, les images figurant dans un recueil de nouvelles visent à illustrer les mots et le texte qui les accompagnent. Ici, cependant, les mots eux-mêmes illustrent les images. À chaque nouvelle correspond une photo de bijou ou d’artefact (pendentif, collier, bracelet…) issu de l’art ethnique (mongol, congolais, par ex.). Ce livre rassemble ainsi deux collections, de nouvelles, d’une part, et d’objets d’art, d’autre part. Cette interaction de l’art littéraire et de l’art plastique ne paraît toutefois pas constituer une finalité en soi car on pourrait également y déceler une mise en abyme de la nouvelle en tant que genre littéraire.
Disponible
16.00 €
Le bruit éprouvant (au cinéma)
BC
Modeste ébauche d’une histoire du bruit au cinéma, cet essai est un parcours libre parmi des films qui ont au moins en commun d’être travaillés par le bruit. Le bruit éprouvant invite à de multiples déplacements dans l’histoire du cinéma, récente ou non, parfois à ses frontières (du côté de la photographie, des arts plastiques et même de la littérature). Enfin, le principal souci de ce petit livre est d’inviter son lecteur à prêter attention au bruit dans les films. Rien de plus, rien de moins ! Comme l’écrit l’auteur en avant-propos : « La principale proposition de ce court essai tient ainsi en quelques mots : si, depuis l’avènement du cinéma parlant à la fin des années 1920, un son intempestif ne laisse jamais indifférent son spectateur, c’est bien parce qu’il éprouve le cinéma comme dispositif audiovisuel. En d’autres termes, ce parcours entre des époques différentes de l’histoire du cinéma rend grâce au bruit et prête une réelle attention à des sons parfois impromptus précisément parce qu’ils jouent un rôle déterminant chez quelques cinéastes, dont les films ont le plus souvent pour ambition de penser le cinéma. » Edouard Arnoldy est Professeur à l’Université Lille-Nord-de-France, où il est responsable du parcours « cinéma, documents, archives » du Master en Études cinématographiques. Membre du Centre d’étude des arts contemporains (CEAC, EA 3587), ses recherches portent sur les liens du cinéma à l’histoire, ainsi qu’à diverses pratiques artistiques et médiatiques.
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16.00 €
Le Cahier océanique
BC
Ce livre est l’occasion de saisir mieux la singularité d’une écriture à la pointe de l’expressivité. Poète discrète, cet ouvrage permet de découvrir le travail à fines ciselures d’une écriture au plus près de la sensation et de l’idée. Ce qui frappe immédiatement quand on lit Anne de Staël, c’est la précision, l’intensité de ses textes, la force de tenir les dimensions opposées du monde et de nous-mêmes avec une grâce réelle et grave. La lucidité n’est jamais remisée dans un coin, et la beauté de la parole, même dure, est toujours présente. Trois livres sont rassemblés ici. Cingles et La Remarque de l’ours ont été profondément retravaillés et modifiés depuis leur première parution. Le Cahier océanique est, quant à lui, totalement inédit. Pourtant, on lira bien un seul livre, cohérent, dont la structure temporelle crée ruptures et changements de tempo afin de mieux saisir, du monde, sa palpitation et ses éclairs. Anne de Staël (1942) a collaboré à plusieurs revues : Les Lettres Nouvelles, Le Mercure de France, L’Éphémère, L’Ire des Vents, La Rivière échappée, Ralentir Travaux, Cadmos, L’Étrangère. Elle a écrit de nombreux textes sur des artistes contemporains, notamment la biographie du catalogue raisonné des peintures de Nicolas de Staël, établi par Françoise de Staël aux éditions Ides et calendes ; un texte sur Picasso dans l’atelier des combles aux éditions Hazan ; un texte sur Henri Gaudin (contribution au livre Henri Gaudin publié à L’IFA) ; mais également sur le peintre Tal Coat, sur Nicolas de Staël (contribution au catalogue Un Automne un Hiver pour le cinquantenaire de la mort du peintre en 2005 et paru sous la responsabilité du Musée Picasso d’Antibes), sur Jeannine Guillou (catalogue de l’exposition « La rencontre au musée Picasso d’Antibes », avec Jean-Louis Andral et Daniel Abadie 2011). Ses principaux livres de poésie, épuisés depuis un bon moment, et repris dans la présente édition, sont les suivants : Cingles paru aux éditions Deyrolle en 1992 ; La Remarque de l’ours, paru aux éditions Apogée en 2000. Elle est auteur d’un essai majeur consacré à l’oeuvre de Nicolas de Staël intitulé Du trait à la couleur (imprimerie nationale, 2001, réédité par Actes Sud).
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19.00 €
Le chansonnier
BC
Ce chansonnier fait signe davantage vers Rimbaud que vers Pétrarque : davantage vers une personne qui chante − qu’on imagine batelier parmi les sirènes. C’est aussi un recueil de chansons, tentant d’explorer les possibilités de la chanson dans tous ses états, notamment de soif et de fièvre, cherchant au centre du trouble (et de la fièvre) à maintenir une voix, à travers le silence entrecoupé, pour un « reste chantable ». Son sujet ? Peut-être bien le brasier qui fait le poème : « textes dont on sort en criant », dit le texte, comme d’un bûcher : celui de Mélusine… Ou plus encore : buisson ardent, celui dans lequel nous brûlons tant que nous respirons… Ce texte, d’une certaine façon (celle du poème : une parole mentalement et vocalement articulée, peut-être ici chuchotée seulement, dans l’esprit du lecteur) − présomption ? − « fait ce qu’il dit », ou tente de le faire. au moins tente-t-il de donner à « voir » un processus que les mots engagent. Il essaie d’inscrire autant qu’il le peut, de façon sensible, ancrée dans toutes nos perceptions et représentations liées aux mots, un parcours dans la pensée ou dans la conscience du lecteur. Il y mime la sorte de chorégraphie qu’y décrivent, peut-être, précisément les pensées, les impressions, les sensations, les représentations soudainement accrochées ou modifiées, dans leur désordre apparent, dans leur caractère d’éclair, ici stylisé. il s’accroche aux mots et à ce que ceux-ci évoquent aussitôt, dans plusieurs directions à la fois, attentif autant qu’il peut à ce qui se passe quand on recourt à eux pour trouver orientation et sens. attentif à ce qui fuse… Le mot y est saisi (capturé) comme une matière, appréhendé presque comme un être autonome que la lecture, idéalement, traverserait comme un feu. Pierre Drogi (Metz, 1961), docteur es lettres de l’université de Genève et ancien directeur de programme au Collège international de Philosophie, est enseignant, poète, traducteur (du roumain, de l’allemand et du néerlandais). il a publié plusieurs essais dont Métamorphoses (en collaboration avec Alain Dubois, Le Pommier, 2008) et parmi ses dernières publications : Afra / vrai corps (Le Clou dans le fer, 2010) ; Levées (L’Atelier de l’agneau, 2010). Nombreuses publications dans les revues Po&sie, Le Mâche-laurier, Présages, Passage d’encres, Passage à l’Act’, Triages, Europe, Chroniques errantes et critiques, Place de la Sorbonne.
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18.00 €
Le Clonage d’Adam
BA
Le Clonage d’Adam fait suite à Prométhée et le Golem (La Lettre volée/ULB, 2000) qui exploitait le thème de la transgression de la création divine par l’artiste et s’arrêtait au moment où le corps ébauché révélait deux êtres encore unis : Dieu n’avait pas encore séparé Adam et Ève. « Sous une double forme, ils ne sont ni homme ni femme, ils semblent n’avoir aucun sexe et les avoir tous les deux. » Ainsi définissait-on dans la mythologie grecque Hermaphrodite, ce fils d’Aphrodite et d’Hermès dont la nymphe Salmacis était tellement amoureuse qu’elle réussit en l’enlaçant à reformer la fusion originelle. Avec Le Clonage d’Adam, nous assistons à la naissance de ce dernier, principe mâle, et de sa compagne Ève, principe femelle. Mais à peine créé, l’homme tente de se copier, que ce soit en imitant la structure interne par le biais de la mécanique puis de la génétique ou en parodiant l’enveloppe externe avec ses attributs sexuels et ses nombreuses dérives possibles. Du robot cher à la science-fiction en passant par la poupée gonflable, ou encore la plus inquiétante des créatures manipulées : le clone humain. Textes de Jacques Sojcher, Gita Brys-Schatan et Ben Durant.
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13.70 €
Le Corps cosmos
BC
Le corps est un des objets fétiches de la modernité ; son culte est devenu un lieu commun de notre culture, de masse ou d’avant-garde. Mais, sous les apparences de ce consensus, il inspire à ses zélateurs des démarches très différentes, révélatrices des options divergentes voire opposées qui divisent la création et la pensée contemporaines. Il occupe une place centrale dans la poésie moderne, où l’on voit se dessiner une ligne de partage entre deux tendances rivales. La première dresse le corps contre l’esprit, et se place volontiers sous le signe de l’insensé et de l’immonde, par refus de la beauté, mais aussi du monde. L’autre fait du corps un carrefour entre la matière et l’esprit, la conscience et le cosmos, le signifiant et la signification. À l’image d’un corps déchu ou dégradé, souvent exhibé sur le devant de la scène contemporaine, Michel Collot oppose, en s’appuyant sur quelques œuvres exemplaires et sur sa propre pratique poétique, la vision d’un corps-cosmos, où l’esprit s’incarne dans une chair qui est à la fois celle du sujet, celle du monde et celle des mots. Michel Collot est professeur de littérature française à l’Université de Paris III-Sorbonne Nouvelle, où il dirige le Centre de recherche « Écritures de la modernité » associé au CNRS. Il a publié de nombreux essais sur la poésie moderne et sur le paysage, notamment L’Horizon fabuleux et Paysage et poésie chez José Corti (Paris, 1988 et 2005), La Poésie moderne et la Structure d’horizon et La Matière-émotion aux PUF (Paris, 1989 et 1997 et quatre recueils de poèmes : Issu de l’oubli (Bruxelles, Le Cormier, 1997), Chaosmos (Paris, Belin, 1997), Immuable mobile et De chair et d’air (Bruxelles, La Lettre volée, 2002 et 2007).
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15.50 €
Le Devenir-cochon de Wim Delvoye
BC
Qu’est-ce qui relie des cochons tatoués et la machine à excréter Cloaca, une bonbonne de butane décorée en Delft et une photo de montagne où s’inscrit un message privé, un vitrail et une excavatrice ? La base de l’invariant de Wim Delvoye est à coup sûr son devenir-animal, un concept que Gilles Deleuze et Félix Guattari ont élaboré dans Mille plateaux. La zone d’indiscernabilité du devenir cochon (est-ce humain, est-ce animal ?) introduit d’emblée à une double lecture des œuvres de Delvoye selon la désignation de la profondeur (la chair du cochon) et la surface de la signification (le tatouage du cochon). Il s’agit essentiellement, chez Delvoye, d’un travail de code à code, et cette double lecture peut aider à comprendre son amour des arts décoratifs, lesquels sont à la fois des écritures et des images. Pierre Sterckx est historien de l’art, consultant et critique d’art. Ancien directeur de l’École de recherche graphique de Bruxelles, spécialiste d’Hergé et scénariste du CD-Rom Le Mystère Magritte (Grand prix du CNRS), il est l’un des meilleurs connaisseurs de l’art contemporain.
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18.30 €
Le Dialogue avec l’œuvre
BC
Après que l’art moderne ait fait éclater les critères classiques de jugement des œuvres d’art, tandis que l’art contemporain génère son propre discours et anticipe sa réception publique, comment juger, sans préjuger, des œuvres contemporaines ? Comment nouer le dialogue avec elles ? Comment en apprécier le sens et la qualité, lorsqu’on sait que l’art aujourd’hui peut être n’importe quoi ? Contributions de Marc Le Bot, « Enjeux actuels de l’art » ; Philippe Sers, « Moderne, post-moderne. Conditions philosophiques du jugement critique devant les tendances et les mouvements de la création artistique au XXe siècle » ; Henri Meschonnic, « La post-modernité n’existe pas ou Petite logique portative pour rester moderne contre l’époque » ; Jean-Paul Curnier, « Quelques pistes pour éclairer le soupçon d’un art officiel dans les démocraties ».
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16.80 €
Le dit poétique d'un ange en exil
BC
Cet ouvrage s’inspire de l’acte d’écriture de Rimbaud qui, à la fin du XIXe siècle, prit la plume pour dire ce que de l’adolescence il pensait être banal. Toutes ces choses de l’adolescence, le poète, de sa position d’exception qui fut la sienne, su mieux qu’aucun autre en saisir le moment qu’il qualifia de révolte logique tout en témoignant que cela l’avait conduit dans une position d’exil, d’abord de son enfance puis de sa langue maternelle, l’amenant à y ressentir ses souffrances modernes, puis à quitter cette langue occidentale qui l’ennuyait pour trouver le repos dans sa pensée. Ce lieu de l’exil de l’enfance, il le nomma printemps – cet éveil du printemps revisité par Lacan. Voilà pourquoi Rimbaud incarne le poète adolescent mais aussi l’adolescence de la langue. Ainsi Rimbaud a-t-il précédé le psychanalyste en venant éclairer si bien l’adolescence pour nous qui cherchons le fil paradoxal de cette révolte logique. Philippe Lacadée est médecin psychiatre, psychanalyste, membre de l’école de la cause freudienne, de l’association mondiale de psychanalyse et de la New Lacanienne School. Il est l’auteur de très nombreux ouvrages consacrés à l’enfance et à l’adolescence, à la psychanalyse et à l’école, mais aussi à Robert Walser, François Augiéras et à présent Arthur Rimbaud.
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24.00 €
Le Geste suivi de Le Geste ressassant
BC
Longtemps j’aurai donné le nom de geste à l’expansion d’une formule dont la structure devait conférer d’emblée sa stature à mon projet et plier à son rythme tout ce qui viendrait se surimposer à elle, en sorte que son avenir fût contenu en germe dans son élan initial, quand bien même je n’aurais pas encore été prêt à l’articuler. Hachée, brisée, discontinue, interrompue peut-être, l’unité du geste est néanmoins assurée par ce qui le relance, par ce qui ressoude et réajointe les moments de négation ou de rectification par lesquels il ne cesse de repasser, faisant ainsi l’expérience de son propre temps. Tout ce qui vient du travail en nous qu’accomplit le temps, et où nous nous accomplissons à notre insu jusqu’à ce qu’un hasard nous mette en position d’en prendre la mesure (et, ainsi, de nous reprendre), ne se libère jamais totalement de sa tutelle. Que le temps passe et que certaines choses ne cessent de revenir, qui ne passent pas, c’est là ce qui pour nous reste toujours nouveau, scandaleusement nouveau. Bernard Vouilloux, professeur à l’Université de Bordeaux III, a centré sa réflexion sur les rapports entre le verbal et le visuel, la poétique et l’esthétique, la littérature et la peinture. Outre de nombreux articles (notamment dans les revues Poétique, Littérature, Critique, Po&sie…), il a publié huit ouvrages, parmi lesquels La Peinture dans le texte. XVIIIe-XXe siècles (CNRS Éditions, 1995), Langages de l’art et relations transesthétiques (L’Éclat, 1997), Un art de la figure. Francis Ponge dans l’atelier du peintre (Presses Universitaires du Septentrion, 1998). Paraît simultanément : Le Tableau vivant. Phryné, l’orateur et le peintre (Flammarion, 2002).
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15.30 €
Le Jardin, le séisme
BC
François Muir (1955-1997), poète et prosateur, meurt jeune et laisse une œuvre considérable qui aura tardé à être découverte, y compris par ses contemporains. Pourtant une partie significative de cette œuvre fut publiée au fil des années. Stéphane Lambert revient à la fois sur l’auteur et sur ses textes. Mais d’une manière fort singulière car son texte est une approche poétique de la trajectoire du poète. À partir d’éléments glanés dans ses nombreuses archives et parmi les témoignages de proches, l’auteur donne ici à voir une vision de la vie du poète. En aucun cas, il ne prétend reconstituer l’identité réelle de François Muir, si tant est qu’une telle identité puisse jamais exister. À l’inverse d’une approche biographique qui tente de reconstruire un parcours à partir des faits extérieurs qui l’ont jalonné, l’auteur s’est servi de son propre vécu intérieur pour nourrir son approche de la vie et de l’œuvre du poète. Il en résulte un portrait forcément subjectif qui n’exclut aucunement des aspects de la personnalité de François Muir que certains n’y retrouveraient pas. Nul ne pouvant prétendre à la connaissance entière et définitive d’un seul être. Et dans le cas qui nous occupe ici, la personnalité de Muir, sous la plume de Lambert, se révèle d’une grande complexité qui n’a d’égal que les formes d’expression qu’il aura explorées dans son œuvre et les trajectoires de vie qu’il aura empruntées. Stéphane Lambert est né en 1974. Poète, romancier, essayiste, il est licencié en langues et littératures romane. Professeur à l’université Charles, à Prague, il y a enseigné la littérature belge. Depuis quelques années, il se consacre à des écrits sur les peintres et les écrivains. Derniers livres parus : L’Adieu au paysage : les Nymphéas de Claude Monet (Paris, La Différence, 2008) ; Les Couleurs de la nuit (Paris, La Différence, 2010). Dernier livre publié : Mon corps mis à nu (Bruxelles, Les Impressions nouvelles, 2013).
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17.00 €
Le jeûne de la vallée
BC
La vie est une brûlure à découvert qui signale à la fois l’infini et l’obscurité qui la commandent. Cette plongé dans ce qu’il nomme le dehors du monde, où il s’agit bien plus que de simplement résister consiste à ternir en éveil une vision à jamais inquiète, une manière de résister à ce qui échappe à tout contrôle. On y découvre alors comme une parole poétique qui procède par arrêt sur image afin de rendre plus vif, afin de porter plus vivement à la conscience, ce qui abouche le corps au monde. Cette œuvre de haute tenue demande une lecture attentive, concentrée. très vite elle révèle ses éclats, sa transparence et sa netteté. ce qui invitait très justement l’auteur sud-africain, John Maxwell Coetzee, prix Nobel de littérature 2003, à lui écrire : « Votre poésie m’impressionne à la fois par sa clarté et sa limpidité. » François Muir (de son vrai nom Jean-François de Bodt) est né à Uccle (Bruxelles) en 1955. Poète et plasticien, mais aussi auteur de nouvelles et de récits, il écrit très tôt et publie dès 1977 quelques plaquettes de poésie. Après avoir participé à des tournées internationales du Plan K, la troupe de Frédéric Flamant, il se consacrera de plus en plus à son écriture et voyagera aussi bien en Europe qu’en Amérique, en Afrique et en Asie. Son œuvre à ce jour disponible, Le Mort des commencements, est publiée en six volumes (Bruxelles, Didier Devillez éditeur) entre 1996 et 2001. il décède en septembre 1997. Une partie significative de cette œuvre demeure inédite.
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15.00 €
Le Laveur de vitres
BC
Quel est le lien entre le nettoyage d’une maison et l’acte d’écrire ? Quel est le lien entre ce chiffon qui est passé et les souvenirs qui remontent ? Quel est le lien entre un laveur de vitres et une femme qui cherche avec les mots à dire le monde ? Le mot, la force et la beauté du mot, qui nettoie les pensées, qui fait entrer la lumière, qui dit le monde extérieur et le monde intérieur, qui rend intime l’extérieur et qui permet de faire sortir l’intime de soi. (Emmanuel Régniez) Laurence Skivée (Liège, 1973) artiste et autrice, vit et travaille à Bruxelles. Après des études en photographie à Saint-Luc puis en pratiques artistiques à l’École de recherche graphique (Bruxelles), elle expose régulièrement son travail, se produit à l’occasion de performances et produit des livres d’artiste. En 2013, elle publie son premier livre d’artiste, Je m’emballe, aux éditions de La Lettre volée et son premier texte chez ce même éditeur à l’été 2018 : L’air est différent. Elle a également publié Diaphane s’installe et Piétons traversez aux éditions de L’Âne qui butine en 2021.
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21.00 €
Le Manège.Mons
BC
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19.30 €
Le moins du monde
BC
L’expérience poétique se livre ici sous la multiplicité de moments sensibles que vient recouvrir l’unité du rythme, attentive aux mots et à leurs relations, cherchant à révéler avec force ce qui relève d’un accord profond au cœur de ce que son auteur tente d’évoquer : « ce si vivant présent … dans ce bruit psaumé du réel, quelque chose qu’un présent ressasse à l’infini » : « tout ce qui se succède avec bonheur / Le jour et la nuit l’infime et l’infini le démembré et l’innombrable / Le dénombré lointain le proche », pour reprendre ses propres mots. Au centre de ces suites poétiques se découvrent les instants les plus délicats, les plus fragiles, mais aussi les plus vifs de la relation à l’autre, relation différée, s’abolissant, se perpétuant, en quelque sorte, puisque touchée par l’exercice de l’imagination mobilisant la mémoire. Tout se joue ici dans la relation entre ces réalités diverses et vécues, alors que la recherche verbale s’attache aux états de conscience, et à l’indissociabilité entre le soi et le monde, l’impossibilité de les disjoindre. Alain Andreucci (1955), attaché à la bibliothèque universitaire de Pau, est le cofondateur et le codirecteur des éditions de Vallongues créées en 1985. Auteur d’une dizaine de livres de poésie publiés notamment aux éditions Rougerie, il obtient le Prix Louis Guillaume pour son livre en prose Charité paru chez cet éditeur en 1985. Parmi ses publications, nous retiendrons en particulier ses deux livres publiés chez Cheyne : Il y a l’injustice (1987) et Poème de l’air et de la faim (1989) ainsi qu’À seul publié cette fois aux éditions Obsidiane (2000). Il a publié de nombreux textes dans des revues littéraires et poétiques dont Le Nouveau recueil, Secousse, la N.R.F., Liberté, Verso, Europe, Moriturus, Po&sie, L’Étrangère. Il fut l’élève du peintre Roger Van Rogger, dont La Lettre volée a publié une biographie rédigée par sa compagne Catherine Van Rogger : Petites scènes de la vie d’un peintre (1997), métayer de Jean Giono et résistant avec René Char.
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Le Monde tandis que
BC
Ce nouveau recueil de poésies de François Rannou nous apporte une vision étonnante de la parole poétique par sa disposition dans l’espace de la page. Les mots construisent leur champ d’action comme ils se distribuent selon des intervalles aussi libres que rigoureux. Ce ne sont plus les mots de la tribu, ce sont des mots dont la signification échappe puisqu’ils n’assurent plus la concordance donnée d’avance entre le nom et la chose. Ces textes se tiennent aux frontières de ce qui advient et nous échappe. François Rannou est poète et essayiste. Il a créé et dirigé la revue La Rivière échappée de 1989 à 2001. Il a publié six recueil de poésies.
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Le parti-pris des lieux
BC
Dans les poèmes comme dans les essais de Michel Collot, l’écriture apparaît foncièrement liée aux lieux. Cette liaison intime s’est très tôt imposée à lui sans qu’il sache d’abord quoi en faire ni comment s’en défaire. Comme tout un chacun, le poète fait partie des lieux où il vit, aime, travaille, écrit. Ce ne sont pas toujours des lieux d’élection, mais il leur appartient et il lui faut en prendre son parti pour tenter d’en devenir partie prenante. Prendre le parti des lieux, c’est apprendre à les dire et à les connaître. Or cette co-naissance n’est pas exempte de parti pris, car elle implique la reconnaissance du lien qui nous unit à eux. c’est aussi en tirer parti, pour créer des paysages qui les figurent et les transfigurent grâce aux pouvoirs de l’image et du langage. Dans ce recueil, Michel Collot explore les multiples dimensions de ce rapport aux lieux, qui prend sa source dans les expériences de l’enfance et s’épanouit dans l’espace du poème et du tableau. Ce mouvement, qui va d’une « autobiogéographie » à une poétique des « lieux à l’œuvre », le conduit à traverser quelques territoires privilégiés, comme la montagne, la capitale ou la Méditerranée, à évoquer son goût des voyages, son inaptitude à résider et sa fascination pour cette « autre scène » que nous hantons la nuit. Michel Collot a commencé à écrire à un moment où la scène poétique était dominée en France par le formalisme et le textualisme. Il s’est tourné vers la phénoménologie pour élaborer une alternative théorique dans plusieurs essais, inspirés par sa lecture et sa pratique de la poésie. Pour lui, le travail sur la langue est inséparable du mouvement d’une émotion qui porte le poète à la rencontre du monde, rejoignant ainsi son goût pour le paysage, auquel il a consacré plusieurs ouvrages. Auteur de six livres de poésie dont Immuable mobile et De chair et d’air (Bruxelles, La Lettre volée, 2002 et 2008), il est professeur à Paris III-Sorbonne nouvelle et est aussi connu pour ses essais d’une importance décisive sur la poésie comme Le Corps cosmos (Bruxelles, La Lettre volée, 2008). Il a dirigé la publication des œuvres poétiques complètes de Jules Supervielle à la Bibliothèque de la Pléiade (Paris, Gallimard, 1996) ainsi que le second volume de l’Anthologie de la poésie française, XXe siècle, Bibliothèque de la Pléiade (Paris, Gallimard, 2000).
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19.00 €
Le Passage du témoin
BA
Réédition actualisée par les historiens de la Fondation Auschwitz de ce livre paru initialement en 1995 et épuisé depuis. Ce projet éditorial, porté par un photographe et une sociologue, est né d’un sentiment d’urgence face à la disparition des derniers témoins directs de la déportation et de l’internement dans les camps de la mort nazis. Il s’agissaitt de tenter d’écouter avec humilité et simplicité ce que ces témoins avaient à dire aux générations montantes et futures et à rendre la dignité des traits de ces acteurs de notre mémoire collective. Au sentiment d’urgence est venu s’ajouter l’inquiétude face à la montée en puissance de l’extrême-droite, du révisionnisme, des épurations ethniques et de toutes les formes de racisme, de refus et de haine de l’autre qui semblent à nouveau dévorer la planète. La parution de la nouvelle édition de ce livre a coïncidé avec une exposition des photographies au Musée Kazerne Dossin à Malines du 2 octobre 2017 au 30 janvier 2018. André Goldberg est un photographe, vidéaste et cinéaste bruxellois. il est l’auteur d’un livre de portraits photographiques (Portraits-fétiches, La Lettre volée, 1994) et de courts-métrages documentaires sur des artistes contemporains (Jean-François octave, Paul Trajman et Pascal Bernier) et de fiction. Il enseigne la vidéographie à l’école de photographie et de techniques visuelles Agnès Varda et à l’académie de Dessin et des arts visuels de Molenbeek à Bruxelles, après avoir été responsable du secteur des arts plastiques au centre culturel Jacques Franck. Dominique Rozenberg est sociologue de formation et après avoir assuré la codirection de la Ligue des Droits de l’Homme à Bruxelles, elle est à présent chargée de projet à la Ligue des usagers des services de santé. Nohad Salameh, née à Baalbek (Liban), est l’une des voix marquantes de la francophonie. De son père, poète de langue arabe, elle a hérité du goût des mots et d’une approche vivante des symboles. Établie à Paris depuis son mariage avec l’écrivain français Marc Alyn en 1989, elle a fait paraître une douzaine de recueils couronnés par le Prix Louise-Labé en 1988 pour L’Autre Écriture, le Grand Prix de Poésie d’automne de la société des gens de lettres en 2007 et le Prix Paul Verlaine de l’Académie française en 2013 pour D’Autres annonciations qui regroupe un choix de ses poèmes (1980-2012). Quant au Livre de Lilith (2016), dédié à Nadja, Camille Claudel et aux « captives d’alzheimer », il constitue une approche neuve de la condition féminine. En 2014, un Fonds Nohad Salameh a été créé au Liban, au centre patrimonial Phénix de l’université Saint-Esprit de Kaslik. Officier dans l’ordre des Palmes académiques (2002), elle est membre du jury du Prix Louise Labé depuis 1990. Ses poèmes ont été traduits en arabe, espagnol, roumain et serbe.
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25.00 €
Le Pays
BC
Un livre de poésie où toute l’ironie d’une parole au présent est traversée par une lucidité et une hardiesse confondantes. S’il ne s’en tenait qu’au titre, le lecteur se tromperait sans doute d’entrée. Il ne s’agit ni d’une évocation consensuelle ni d’un chant évoquant le pays d’origine. Cette suite poétique cherche moins à mettre de l’ordre qu’à saisir le désordre de la vie telle qu’elle peut se vivre à notre époque. En arrière-plan de cette analyse des jeux et des enjeux du monde, la dimension autobiographique dissimule une ironie lucide et sans complaisance. Plus encore, ce qui devrait retenir au plus haut point le lecteur est l’exigence de devoir s’arrêter longuement sur chaque poème, aussi bref soit-il, enfin d’en explorer les diverses coutures, car l’art de Marc Blanchet est bien de révéler un monde que l’on ne peut décliner en quelques formules : « Temps nouveaux, écrit-il. La faim n’a plus de quoi mordre. / Quelle leçon pour la moindre révolte ! / Bouche close / Abandonnez-vous à cette vérité : / La colère ne nourrit plus son homme. » Marc Blanchet est né en 1968 à Bourges. Écrivain, essayiste, photographe et dramaturge, il est également chroniqueur, rédacteur, intervenant littéraire et musical de même qu’enseignant. Il vit actuellement à Tours et a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages. La Lettre volée a publié de lui des « proses fantastiques » : L’Éducation des monstres (2009), Méditations et autres brièvetés (2013) ainsi que Valses et enterrements (2018) mais aussi un essai : Souffle de Beckett (2018).
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Le Paysage à la croisée des regards
BC
La multiplicité des regards s’impose naturellement face à un objet de recherche aussi polymorphe et polysémique que le paysage. C’est à décloisonner les approches théoriques et à rapprocher les champs empiriques que le Groupe de recherche en sociologie de l’art et de la culture (Gresac) de l’université libre de Bruxelles et l’Association universitaire de recherche sur l’action publique (Aurap) de l’université catholique de Louvain se sont employés en organisant à Bruxelles, en 2004, un colloque intitulé « Le paysage : définition, protection et gestion » dont ce volume constitue les actes. Cette rencontre a réuni des spécialistes internationaux de différentes disciplines afin de confronter leurs définitions, leurs modes d’interprétation et leurs analyses des enjeux de la gestion du paysage. Textes de David Aubin, Bernard Feltz, Jean-Louis Genard, Catherine Grout, Vincent Juillerat, Peter Knoepfel, Stéphane Nahrath, Stéphanie Quériat, Pierre-Yves Soucy, Stefano Stoll, Daniel Vander Gucht et Frédéric Varone.
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19.30 €
Le présent illégitime
BC
Nous vivons dans un monde où l’injonction d’indifférence a remplacé l’écoute et l’inquiétude, où le vacarme de la « réussite » a écrasé le murmure indistinct de l’autre, un monde de la vitesse, du virtuel et de l’oubli – quand la littérature, expression de la dualité paradoxale du moi et d’un autre, est la mesure du temps, la tentative hasardeuse de saisir l’insaisissable. Ce que veut la littérature, cet acte d’écrire, ce geste insensé de l’homme solitaire pour interroger sans fin son angoisse de vivre et fouiller par les mots, dans les mots, avec l’énigme de l’être, l’énigme du monde – ce que veut la littérature, c’est briser les carcans aliénants, les sommeils, les soumissions, les idées acquises-admises-reçues. Encore faut-il pour cela penser l’écriture comme le lieu d’un questionnement critique du monde, la source d’une interrogation subversive de la pensée. Ce qui implique un bouleversement de la structure, de la langue, de la conception et des schémas romanesques dominants, lesquels reproduisent à satiété un monde déjà mort : subversion de la pensée commune et du regard commun sur le monde, tels sont donc les vrais enjeux du roman. « Comment, disait Bataille, nous attarder à des livres auxquels, sensiblement, l’auteur n’a pas été contraint ? » Bernard Desportes est romancier, poète et essayiste. Après des études de lettres modernes et de philosophie à l’université d’Aix-en-Provence, il fonde le Théâtre d’Urien (1978-1981). En 1985, il fait paraître La Vie à l’envi chez Maurice Nadeau. Dès 1993, il publie de nombreux essais dans La Quinzaine littéraire puis fonde et dirige la revue Ralentir travaux en 1995. Plusieurs recueils de poésies et des romans depuis : Vers les déserts (Maurice Nadeau, 1999) et Brèves Histoires de ma mère, Dansant disparaissant et Une Irritation (Fayard, 2003, 2004, 2008).
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16.00 €
Le puzzle métaphysique de Habermas
BC
Le refus des formes allemandes de pensée autoritaire et élitiste ainsi que la volonté de jouer le jeu d’une pensée faillible et modeste ont incité Habermas à penser son entreprise de renouvellement de la « théorie critique » comme un puzzle postmétaphysique. Les perspectives nouvelles de la publicité et de la délibération démocratiques vont ainsi recevoir une assise théorique inédite sous la forme d’une combinaison singulière de traditions intellectuelles considérées comme concurrentes ou antagonistes, combinaison produite comme un puzzle de manière méthodique et originale. « Jean-Marc Durand-Gasselin a su trouver le fil conducteur d’une reconstruction aussi exhaustive que brillante de l’unité et de la cohérence interne d’une démarche intellectuelle complexe. Peut-être fallait-il l’acuité d’esprit bien informée et la sensibilité politique d’un jeune collègue français pour dépister l’arrière-plan spécifiquement allemand de mes motifs tout en atteignant le noyau objectif de ma théorie. » (Jürgen Habermas) Jean-Marc Durand-Gasselin (1973) est Docteur en philosophie, Professeur en classes préparatoires aux grandes écoles, chargé de cours à l’université de Tours et rattaché au laboratoire de Paris X, Sophiapol. Ses travaux portent sur la philosophie sociale moderne et particulièrement sur la tradition allemande. Il a publié L’École de Francfort (Paris, Gallimard, « Tel », 2012) en cours de traduction en russe.
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35.00 €
Le Retour du réel
BC
L’auteur étudie de manière circonstanciée la mise en place d’un nouveau paradigme centré sur le « retour du réel » dans l’art de la fin du XXe siècle, comme contrepoint aussi bien au minimalisme et au conceptualisme dominants des années 1970 qu’au simulationnisme postmoderne des années 1980. C’est également l’occasion pour l’auteur de réfléchir à la posture « ethnographique » de l’artiste et de faire le point sur les rapports entre les avant-gardes historiques et la néo-avant-garde. Cette lecture critique qui confronte pratiques artistiques et théories de l’art se veut aussi prise de position contre l’emprise croissante d’une critique d’art trop facilement encline à ne voir dans l’art contemporain que répétitions et pastiches d’une histoire de l’art engagée dans les enjeux de son époque. Hal Foster enseigne l’histoire de l’art moderne à l’Université de Princeton. Ce spécialiste de littérature comparée est l’auteur de très nombreux ouvrages qui interrogent les rapports entre l’art contemporain, la culture moderne et le capitalisme à l’ère de la globalisation et est l’un des éditeurs de la revue October.
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29.50 €
Le Rire de Démocrite
BC
En ouverture de son livre composé de poésies réflexives, Christophe Van Rossom prévient son lecteur et donne le ton de cette suite lorsqu’il déclare qu’il rend grâce à la parole imprécatoire. Bien plus que la recherche d’un style au sens strict du terme, il s’agit d’une prise de position visant à agir doublement sur la sensibilité de son lecteur : atteindre directement ce dernier sans le détour obligé par un savoir auquel il fait pourtant appel par l’évocation des grandes figures de notre tradition culturelle et historique ; le renvoi permanent à cette culture à laquelle nous appartenons, afin d’en faire surgir les aspects les plus concrets ou mêmes les plus charnels. Ainsi l’auteur se porte à la rencontre des légendes et des mythes selon leur force et leur portée pour nous, maintenant. Son regard lucide et précis a pour objectif non dissimulé d’éveiller les consciences et de porter à notre compréhension tout ce qui relève du magma du monde de la vie, d’un réel qui chez lui, jamais n’est tenu pour un enfermement, mais bien pour une ouverture sur tout ce qui se donne à notre saisie. En cela l’auteur n’entend pas transiger avec les artifices d’une parole poétique extérieure à toute expérience de la vie : pour lui, comme le signale très clairement son art poétique, est poésie tout texte qui expérimente la forme et le sens, absolument confondus. Sa sensibilité ne néglige à aucun moment la pensée qui la soutient, et la pensée s’incarne dans les moments les plus sensibles de l’expérience. Christophe Van Rossom, né à Bruxelles en 1969, est licencié et agrégé de Philosophie et Lettres et spécialiste des questions de poétique moderne et contemporaine. Il enseigne l’histoire des littératures et l’histoire des spectacles, notamment, au Conservatoire royal de Bruxelles, à l’Erg et à l’Université libre de Bruxelles. Conférencier, auteur de nombreux articles et études, il a publié plusieurs essais parmi lesquels un essai sur Mallarmé (Mallarmé, facile ? La Renaissance du Livre, 2002), ainsi que trois monographies : Jacques Crickillon : La vision du souffle ; Marcel Moreau : l’ivresse et l’insoumission et Jacques Cels : un architecte du sens (Luce Wilquin, 2003, 2004 et 2009). Il a également publié un volume de ses notes critiques (À voix haute, L’Ambedui, 2002) ainsi qu’une plaquette intitulée Petit traité d’athéologie (Le Cadran ligné, 2010) et deux précédents ouvrages de poésies : Sous un ciel dévoyé (Le Cormier, 2006) ; Savoir de guerre (William Blake & Co., 2008). L’Académie belge de Langue et Littérature lui a décerné le Prix Vossaert pour son œuvre critique.
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19.00 €
Le Schéma de Taltli
BC
Le Schéma de Taltli est le titre d’un film d’animation numérique que le lecteur pourra visionner grâce au QR code inclus dans ce livre éponyme qui en propose le scénario, les dialogues et donne à voir la banque d’images qui en est comme la matrice. Auteur d’une forme artistique singulière, son imaginaire débridé s’aventure aussi bien du côté du dessin sur palette graphique que du cinéma d’animation et de la construction d’un système philosophique reposant sur les sensations. Mathyas Jacqmain, né à Bruxelles en 1972. Vivant près d’Ibiza dans une petite maison de l’architecte méditerranéen Josep L.Sert, il s’est depuis l’éveil de ses sens fermement opposé à toute éducation doctrinaire scolaire : il reçut l’éducation morale et esthétique de son père l’architecte André Jacqmain, et l’amitié sentimentale des peintres, en Drôme, auprès du Clan des Strebelle (la Théorie des Coquillages) ce à ses trois ans. Il complète alors ceci d’une remise en question du sens de la civilisation : enfreignant les règles des institutions philosophiques Greco-Latines, selon une approche druidique (intuitive) : il invente une Science des formes et des dynamiques. Il retravaille les nouvelles idées, par expérimentation internautique ex-cathedra "en Anglais" : il trouve sa Source aux lieux intercivilisationnels où se confrontent les visions poly-disciplinaires des hommes du futur. Le désir de faire son cinéma lui fut ainsi donné par la Nature elle-même."
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28.00 €
Le Sec et le Vif
BC
Cet essai interroge le devenir-œuvre d’arbres, qui, morts ou vivants, dessinent une catégorie sculpturale dans laquelle le bois n’est plus envisagé comme un matériau auquel donner forme. Tout ensemble être-là naturel et chargé de références culturelles, l’arbre-sculpture s’inscrit dans une archéologie et une histoire spécifiques. Exhibé tel quel ou presque dans le 'white cube', il semble déplacé, bousculant l’idée même d’exposition. Planté, et devenu sculpture vivante, il porte à reconsidérer les pratiques' in situ'. 'Le Sec et le Vif' s’attache à saisir les enjeux communs à ces réalisations aussi bien que la diversité des démarches et sensibilités au monde que celles-ci révèlent, s’agissant notamment d’écologie. Puissamment anthropologique, la figure de l’arbre permet d’éclairer l’histoire de l’art récent – de Giuseppe Penone et Robert Smithson à Mark Dion et Roman Ondak. Natacha Pugnet, critique et historienne de l’art contemporain, a publié et dirigé divers ouvrages portant sur le rôle et la figure de l’artiste depuis les dernières avant-gardes – Les Doubles Je[ux] de l’artiste (PUP, 2012), L’Effacement de l’artiste. Essai sur l’art des années 1960 et 1970 (La Lettre volée, 2012) – ainsi que sur le fait expositionnel – Temps exposés. Histoire et mémoire dans l’art récent (Ésban, 2015), Faire étalage. Displays et autres dispositifs d’exposition (Ésban, 2019). Elle est l’autrice de nombreux articles monographiques, consacrés en particulier à Mark Dion, Hubert Duprat et Patrick Van Caeckenbergh.
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25.00 €
Le Sens de l’indécence
BC
En une ère qui privilégie l’image comme mode de communication généralisé, et jusque dans nos États démocratiques qui préconisent la liberté d’expression et revendiquent le droit à la pensée critique, les œuvres d’art — et singulièrement les arts visuels — continuent à faire l’objet d’une surveillance qui conduit régulièrement les artistes, et ceux qui les soutiennent, devant les tribunaux. La question de la censure reste donc d’actualité dans le champ des arts plastiques et un colloque international lui a été consacré en novembre 2004 à l’Iselp (Institut supérieur pour l’étude du langage plastique, Bruxelles), réunissant chercheurs et artistes pour en débattre. Car la censure fait évidemment d’autant plus débat que les décisions de justice posent la question de la multiplicité et de la légitimité des jugements portés sur les œuvres d’art. La censure n’est par ailleurs qu’une modalité d’un arsenal de mesures normatives plus ou moins contraignantes (de l’occultation au dénigrement, de l’exclusion à l’autocensure) visant à assurer une forme de contrôle social sur l’irruption de l’inacceptable et de l’impensable dans l’espace public de la bienséance et de la doxa. Textes de Éliane Burnet, Ralph Dekoninck, Joël Gilles, Danielle Leenaerts, Enrico Lunghi, Marie-France et Patricia Martin, Agnès Tricoire, Éric Vandecasteele, Éric Van Essche.
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18.80 €
Le sentiment du monde
BC
En lien avec l’expérience d’œuvres contemporaines (de Tacita Dean, Willie Doherty, Hatakeyama Naoya, Bethan Huws, Santu Mofokeng, Walter Niedermayr, Anri Sala et Seton Smith) et architecturale (de Naito Hiroshi), et avec une incursion dans l’histoire récente de la notion de paysage au Japon, l’auteure développe ici l’interprétation donnée par le neuropsychiatre Erwin Straus (1891-1975) en 1935 de l’« espace du paysage ». Proche de la phénoménologie, cette interprétation amène une reconsidération politique du paysage comme étant l’expérience polysensorielle de l’être-vivant et comme moment en lequel celui-ci éprouve le monde en s’éprouvant lui-même dans le monde et rencontre autrui. Straus enseigna du reste un temps au Black Mountain College, la célèbre école d’art américaine basée sur les principes du Bauhaus. Catherine Grout est professeure d’esthétique HDR à l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille, chercheuse au LACTH, ancienne résidente à la villa Kujoyama (1994-1995), auteure de Pour une réalité publique de l’art (L’harmattan, 2000) ; L’Émotion du paysage. Ouverture et dévastation (La Lettre volée, 2004) et L’Horizon du sujet. De l’expérience au partage de l’espace (La Lettre volée, 2012). Avant même d’en débuter la lecture, le titre de cet ouvrage – Le Sentiment du monde – saisit le lecteur par sa puissance. Cet essai, écrit par Catherine Grout, professeure d’esthétique à l’Ecole nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille, fait suite à deux autres publications, L’Emotion du paysage (2004), et L’Horizon du sujet (2012), dont les sujets abordés s’inscrivent dans une étude globale sur l’expérience sensorielle au sein de l’espace. La réflexion sur le paysage proposée ici s’appuie principalement sur les travaux d’Erwin Strauss (1891-1975), dont l’approche phénoménologique permet de confronter une vision concrète du paysage et un champ de recherche sur la perception, parfois perçu comme trop abstrait. Cet ouvrage, très généreux, abonde en outils pour mieux saisir la manière dont un espace peut être pratiqué : par des notions, des œuvres, des artistes, des architectes, des paysagistes, etc. Ces différents points d’attache, qui constituent autant de repères dans le voyage engagé au cœur de cet ambitieux essai reposent sur la solide fondation du livre Du Sens des sens (publié en 1935) d’Erwin Strauss, déroulé ici comme un fil rouge. Les multiples démonstrations de Catherine Grout, associant ses propres réflexions à celles d’auteurs ou d’artistes qui ont déjà parcouru la pensée du paysage – et dont beaucoup de références nous viennent du Japon – offrent un bon moyen de dissiper le brouillard qui pourrait entourer des domaines aussi délicats. En plus de constituer une étude complète et très documentée, le livre se démarque par sa dimension politique. Le chapitre To Land – Le champ d’action (p. 85-173) le démontre en abordant le paysage comme un territoire où les questions de frontières, de déplacement, d’appropriation d’espaces par les peuples gravitent tout autour des termes de géographie et de géopolitique.
Disponible
25.00 €
Le Sexe des sociologues
BC
La différenciation sexuée et sexuelle partage l’univers des sciences humaines selon des logiques d’affrontement ou de complémentarité dont les effets sont perceptibles jusqu’au niveau le plus abstrait de la conceptualisation et du langage, mais aussi dans le domaine de la symbolique des sexes et de la métaphysique de la sexualité. En partant des débats actuels, cet ouvrage montre que les discours théoriques qui contribuent à la construction sociale de la sexualité dépendent eux-mêmes de l’évolution contemporaine des pratiques sexuelles et des rapports entre les sexes. Magali Uhl est docteur en sociologie de l’Université de Paris-I (Sorbonne), enseignante à l’Institut d’études politiques de Paris et responsable de rédaction de la revue Prétentaine. Elle est l’auteur de nombreux articles sur les théories de la subjectivité, l’épistémologie des objets frontières (sexualité, mort) et les arts contemporains. Jean-Marie Brohm est professeur de sociologie à l’Université de Montpellier-III, directeur de la revue Prétentaine et membre du Centre Georges Devereux de l’Université de Paris-VIII. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles sur les théories du corps, le sport, le freudo-marxisme et l’épistémologie de la sociologie.
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18.30 €
Le Sexe du paradis
BC
Dieu est-il bipolaire ? se demande ce chercheur en génétique sur le point de devenir sans-abri. À quoi rêvent les malfrats ? Jean-Paul aurait pu remporter la médaille d’or aux jeux olympiques à la place de Carl Lewis, il a préféré la loi du milieu. Idries a évité le pire jusqu’à sa rencontre avec Gérard, un écrivain que son éditeur vient de lâcher. La disparition de Julian Hill, il y a vingt ans, continue à susciter des controverses. Un crime impossible à résoudre ? Derrière l’apparition sur facebook d’une photographie inconnue d’un acteur célèbre, se cachent des secrets qui pourraient changer l’histoire du cinéma. Que dire de ce jeune homme qui ignore l’identité d’un homme qui semble connu des foules ? Six histoires urbaines sur l’identité, les faux-semblants et les apparences, six short novellas, six vrais ou faux thrillers, qui pourraient se passer à New York et à Los Angeles. Ou à Bruxelles, pour la plupart. Alfredo Diaz Perez est né en Espagne et vit à Bruxelles. Écrivain, il est scénariste et réalisateur de films, formé au cinéma par le cinéaste Luc Dardenne, et de fictions radiophoniques. Après un premier roman, Le Désert à Madrid (Paris, Eden Editions, 2004), Le Sexe du paradis paraît en même temps qu’Un fugueur précoce à La Lettre volée.
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16.00 €
Le Thésaurus de l'immensité
BC
Très actif depuis mars 2019, le Syndicat des immenses, à l’initiative du projet, réunit toutes les semaines des immenses (acronyme d’Individu dans une Merde Matérielle Énorme mais Non Sans Exigences), à savoir des personnes en non-logement ou en mal-logement. Et comme mal nommer les choses ajoute au malheur du monde, comme disait Camus, le Syndicat des immenses a conçu un lexique de pas moins de 200 néosanlogismes destinés à mieux penser la condition qui est celle des mal-logés, accompagné de nombreux « jeux linguistiques (et néanmoins drolatiques) » ainsi que d’« exercices littéraires (et néanmoins politiques) ». Cet outil de première nécessité, dans son enrobage ludique et attractif, a notamment pour ambition d’inviter tout·e un·e chacun·e à prendre conscience des « quatre piliers du sans-chez-soirisme persistant » que sont le hiérarchisme, l’allomorphisme, le nécropolitique et le désuniversalisme, afin de les éradiquer en réfléchissant à nouveaux frais à leurs enjeux politiques et à leurs perspectives sociétales. En effet, la Finlande est le seul pays européen où le sans-chez-soirisme (mot correct pour « sans-abrisme ») diminue, au point d’arriver à zéro sans-chez-soi d’ici 2027. L’immense festival veut permettre au grand public bruxellois de se saisir, en connaissance de cause, de la question suivante : décidons-nous, collectivement, d’en finir également avec le sans-chez-soirisme qui brise des milliers de vie, puisque, la Finlande le prouve, c’est possible et, en plus, économiquement rentable ?
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15.00 €
Le Triangle d’Hermès
BC
À travers trois figures du soi moderne — le soi panique illustré par Edgar Allan Poe, le soi narcissique incarné par Gertrude Stein et le soi échoïstique d’Andy Warhol —, l’auteur esquisse de manière systématique une analyse du destin de la communication et de la culture de masse dans le contexte de la modernité esthétique. L’expérience artistique est ici convoquée pour interroger la communication comme mode générique de représentation de la réalité. Jean-François Côté est docteur en sociologie et professeur à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il poursuit ses recherches sur la littérature nord-américaine et sur l’imaginaire de la ville.
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Le Viet Nam au XXe siècle
BA
Richement illustré, cet ouvrage de référence montre la diversité des arts plastiques d’un pays qui a connu de nombreuses mutations au cours de ce siècle. Les différentes étapes de l’histoire du Viet Nam au XXe siècle l’ont confronté à d’autres civilisations librement ou par la force. Héritier des sculptures et des bas-reliefs qui ornent les pagodes et les tombeaux ainsi que des peintures populaires, l’art vietnamien a assimilé au cours du XXe siècle de nouvelles techniques occidentales. Ce mélange d’influences a produit des œuvres où se mêlent identité nationale et art moderne. Le livre comporte en outre un volet consacré au cinéma vietnamien.
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Le Vif de la critique
BC
Les textes de Rainer Rochlitz sur Walter Benjamin témoignent de la difficulté d’hériter cette pensée, dont le rayonnement a parfois masqué les enjeux et les contradictions. Lecteur, traducteur et commentateur de Benjamin, Rochlitz pouvait aussi partager cette posture de médiateur que l’auteur du Livre des Passages voulait assumer entre la France et l’Allemagne. Il ne tombe pas pour autant dans le piège de l’identification, et c’est encore un Benjamin philosophe qui transparaît en filigrane dans ces études, un Benjamin qui, jusque dans l’extrême densité littéraire de ses textes, demande à être intégré dans la confrontation et la discussion des idées. (Pierre Rusch) Rainer Rochlitz (1946-2002) a été directeur de recherche au CNRS et directeur de séminaires à l’École des hautes études en sciences sociales et à l’Université européenne de philosophie. Philosophe, historien d’art et traducteur français spécialiste d’esthétique, il a beaucoup contribué à faire connaître les écrits du jeune Georg Lukács, de Walter Benjamin et de Jürgen Habermas dont il fut l’un des principaux traducteurs en France. Il a notamment publié aux éditions Gallimard : Le Désenchantement de l’art. La philosophie de Walter Benjamin, 1992 ; Subversion et subvention. Art contemporain et argumentation esthétique, 1994 ; L’Art au banc d’essai. Esthétique et critique, 1998, ainsi qu’une édition des essais de Walter Benjamin, Œuvres, 3 tomes, 2000.
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23.00 €
Le Vif de la critique
BC
À la croisée de la philosophie analytique et du pragmatisme, du sémiotique et du sémantique, mais aussi et surtout de la théorie habermassienne de la communication, l’« argumentation esthétique » qu’il a élaborée participe d’une pratique et d’une théorie de l’intersubjectivité dont la visée est l’élaboration d’une « rationalité esthétique ». Dialoguant régulièrement avec l’histoire de l’art et la critique d’art de son point de vue d’esthéticien, Rainer Rochlitz a toujours tenu à développer une relation directe et immanente avec les œuvres contemporaines, plastiques ou littéraires. (Jacinto Lageira) Rainer Rochlitz (1946-2002) a été directeur de recherche au CNRS et directeur de séminaires à l’École des hautes études en sciences sociales et à l’Université européenne de philosophie. Philosophe, historien d’art et traducteur français spécialiste d’esthétique, il a beaucoup contribué à faire connaître les écrits du jeune Georg Lukács, de Walter Benjamin et de Jürgen Habermas dont il fut l’un des principaux traducteurs en France. Il a notamment publié aux éditions Gallimard : Le Désenchantement de l’art. La philosophie de Walter Benjamin, 1992 ; Subversion et subvention. Art contemporain et argumentation esthétique, 1994 ; L’Art au banc d’essai. Esthétique et critique, 1998, ainsi qu’une édition des essais de Walter Benjamin, Œuvres, 3 tomes, 2000.
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Le Vif de la critique
BC
Ce volume d’écrits philosophiques de Rainer Rochlitz rassemble les études qu’il a publiées dans la revue Critique et qui concernent d’importants ouvrages contemporains. Plus que des analyses érudites, les recensions de Rainer Rochlitz, dans la clarté lapidaire de leur expression, sont autant d’exercices qui nous invitent à développer notre capacité de jugement politique à partir de la lecture d’auteurs pour lesquels le politique touche au cœur même de la question du sens de l’existence en société. Le souci majeur de Rainer Rochlitz dans sa réflexion est de préserver et faire fructifier une vision politique de l’Europe qui plonge ses racines dans la meilleure tradition héritée des Lumières. (Jeffrey Andrew Barash) Rainer Rochlitz (1946-2002) a été directeur de recherche au CNRS et directeur de séminaires à l’École des hautes études en sciences sociales et à l’Université européenne de philosophie. Philosophe, historien d’art et traducteur français spécialiste d’esthétique, il a beaucoup contribué à faire connaître les écrits du jeune Georg Lukács, de Walter Benjamin et de Jürgen Habermas dont il fut l’un des principaux traducteurs en France. Il a notamment publié aux éditions Gallimard : Le Désenchantement de l’art. La philosophie de Walter Benjamin, 1992 ; Subversion et subvention. Art contemporain et argumentation esthétique, 1994 ; L’Art au banc d’essai. Esthétique et critique, 1998, ainsi qu’une édition des essais de Walter Benjamin, Œuvres, 3 tomes, 2000.
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Le Vif de la Critique
SC
Les textes de Rainer Rochlitz sur Walter Benjamin témoignent de la difficulté d’hériter cette pensée, dont le rayonnement a parfois masqué les enjeux et les contradictions. Lecteur, traducteur et commentateur de Ben- jamin, Rochlitz pouvait aussi partager cette posture de médiateur que l’auteur du Livre des Passages voulait assumer entre la France et l’Allemagne. Il ne tombe pas pour autant dans le piège de l’identification, et c’est encore un Benjamin philosophe qui transparaît en filigrane dans ces études, un Benjamin qui, jusque dans l’extrême densité littéraire de ses textes, demande à être intégré dans la confrontation et la discussion des idées. (Pierre Rusch) Rainer Rochlitz (1946-2002) a été directeur de recherche au CNRS et directeur de séminaires à l’École des hautes études en sciences sociales et à l’Université européenne de philosophie. Philosophe, historien d’art et traducteur français spécialiste d’esthétique, il a beaucoup contribué à faire connaître les écrits du jeune Georg Lukács, de Walter Benjamin et de Jürgen Habermas dont il fut l’un des principaux traducteurs en France. Il a notamment publié aux éditions Gallimard : Le Désenchantement de l’art. La philosophie de Walter Benjamin, 1992 ; Subversion et subvention. Art contemporain et argumentation esthétique, 1994 ; L’Art au banc d’essai. Esthétique et critique, 1998, ainsi qu’une édition des essais de Walter Benjamin, Œuvres, 3 tomes, 2000.
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Le voyageur et son ombre
BC
Pour la première fois dans l’histoire du BAM, la tâche de commissaire d’une exposition centrée sur ses collections a été confiée à un artiste. Nul autre que Xavier Noiret-Thomé ne pouvait offrir un regard aussi vivifiant sur les collections de Thomas Neirynck et des époux Duvivier, en dépôt depuis plus de dix ans au BAM et aujourd’hui conservées à l’Artothèque. C’est aussi la première fois qu’une exposition est organisée exclusivement autour de ces deux collections représentatives de l’art européen de la seconde moitié du vingtième siècle et composées d’artistes aussi emblématiques que Fautrier, Fontana, Alechinsky, Asger Jorn ou encore Peter Saul. Xavier Noiret-Thomé nous convie ici à un voyage initiatique en cinq stations directement inspirées de la mythologie grecque qu’il convoque ici sans ambiguïté à travers la figure de Nietzsche qui lui a inspiré le titre de l’exposition. Liste des artistes : Eugène Leroy, Michel Frère, Anna-Eva Bergman, Jean Fautrier, Tal Coat, Asger Jorn, Antonio Saura, Antoine Mortier, Pablo Picasso, Pierre Alechinsky, Meret Oppenheim, Antonio Segui, Gaston Chaissac, Enrico Baj, Karel Appel, Philippe Vandenberg, Jean-Francois Octave, Peter Saul, Peter Pepermans, Pol Maryan, Hugh Weiss, Lucio Fontana, Jo Delahaut, Philippe De Gobert, Jordi Pericot, Eduardo Sanz, Marcel Broodthaers, Gérard Baldet, Jesùs-Rafael Soto, Fabio De Sanctis, Henri Matisse, Jean Brusselmans, Agnès Maes, Jiri Georg Dokoupil, Maurice Wickaert, Fred Bervoets, Daniel Nadaud, David Mach, Serge Vandercam, Franz Ringel et Xavier Noiret-Thomé. Xavier Noiret-Thomé, né en 1971 à Charleville-Mézière, après des études à l’École régionale des Beaux-arts de Rennes de 1990 à 1995, une résidence au Centre d’art contemporain du domaine de Kerguéhennec puis à l’Académie royale des Beaux-arts d’Amsterdam, se voit décerner le prix Levis de la Jeune Peinture belge au Palais des Beaux-arts à Bruxelles en 2001. En 2005, il est lauréat de l’Académie de France à Rome et obtient une résidence à la villa Médicis. En 2011, il réalise les vitraux de l’église Saint-Thomas de Vaulx-en-Velin. Depuis 2005, Xavier Noiret-Thomé est professeur et depuis 2017 coordinateur du Master-Peinture de l’École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre à Bruxelles. Ses œuvres ont été intégrées dans de nombreuses collections.
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22.00 €
Le Witz
BC
Bon mot, trait d’esprit, saillie, clin d’œil, le Witz demeure proprement intraduisible. Son œuvre est un « jeu de pensée ». Le Witz est créateur, il transforme le savoir en jeu, la raison en imagination, la nécessité en liberté. Confrontant des points de vue différents — esthétique, philosophique,historique, critique —, les différents essais rassemblés ici visent à saisir la place de ces « bizarres combinaisons d’hétérogènes » que forme le Witz tel qu’il peut être repensé aujourd’hui dans les théories et dans les pratiques de l’art contemporain. On abordera ainsi l’humour platonique, l’argot plastique vu par Freud, l’ironie mallarméenne et celle des Mérimée père et fils, le trait d’esprit dans l’art du faussaire van Meegeren et d’autres, le capriccio de Polke, l’acuité de Hains, de Lavier, la dérision et l’autodérision dans l’art moderne et contemporain, de Manet à Morellet, de Duchamp à Lucariello. Textes de Stephen Bann, Leszek Brogowski, Françoise Coblence, Pierre-Henry Frangne, Marion Hohlfeldt, Jacinto Lageira, Thierry Lenain, Bernard Marcadé, Denys Riout, Jacques Sato, Gilles A. Tiberghien, Christophe Viart.
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Leçon sur le son (+CD)
BA
Le livre comporte des courts textes et des aphorismes d’Alain Géronnez à propos du son, du bruit et de la musique, traduits en une multiplicité de langues et de voix, accompagnés par des montages d’images sur le même thème. Ce travail complexe de montage visuel et graphique et de polyphonie sonore trouve une formulation interactive dans le CD-Rom qui propose des séquences visuelles et un choix de textes qui peuvent être simultanément lus, écoutés et combinés. Alain Géronnez est un artiste multimédia né à Bruxelles en 1951. Il a travaillé de 1973 à 1986 dans le collectif Groupe 50 / 04, puis sous son propre nom à partir de 1988. Il pratique un art de la déambulation porté par le potentiel des lieux ou des œuvres, les déconstruisant et les recomposant en autant d’échos, de réflexions et de réfractions.
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Les Animaux d’Aristote
BC
Textes généralement négligés, les écrits d’Aristote sur les animaux incitent aux rêveries marines. Sans doute avait-il fréquenté les rivages nombreux d’Eubée, de Macédoine, de Lesbos, d’Asie mineure. De Naples aussi, et son tombeau, ici, est dédié à la mer, aux îles mystérieuses, au volcan et aux plaines phlégéennes qui du moins l’auraient compris. Et aux amis. Anne Cauquelin, romancière, essayiste et peintre, est professeur de philosophie à l’Université Paris X-Nanterre et à l’Université de Picardie, où elle dirige l’Institut d’art. Spécialiste d’Aristote, elle a consacré au philosophe plusieurs livres dont Aristote, le langage (PUF, 1990), La Mort des philosophes et autres contes (PUF, 1992) et un Aristote dans la collection « Écrivains de toujours » (Le Seuil, 1994).
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Les Arts de masse en question
BC
Parler d’« art de masse » n’est ni neutre ni innocent. L’usage de cette expression recouvre des évaluations et des choix dont nos représentations de l’art et de la culture sont intrinsèquement solidaires. Dans un texte qui a fait date : « Avant-garde et kitsch », Clement Greenberg diagnostiquait une tendance de la culture à la facilité et aux délices du commerce ; il observait même, de la part des artistes, une propension à céder aux mirages du kitsch, ainsi qu’un accaparement par le kitsch des bénéfices des avant-gardes. Les problèmes ne se posent plus aujourd’hui tout à fait dans les mêmes termes, mais rien n’indique qu’ils soient d’une nature entièrement différente. C’est à démêler ces problèmes que le présent ouvrage s’emploie. Cet essai prolonge les réflexions proposées par Roger Pouivet dans L’Œuvre d’art à l’âge de sa mondialisation (Bruxelles, La Lettre volée, « Essais », 2003) et s’attaque à une question qui touche aux points forts, autant qu’aux points faibles, d’une culture qu’on dit « de masse », sans nécessairement en mesurer tout le sens ni les implications.
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Les Cahiers de La Cambre Architecture n° 5
BC
Ce cinquième numéro des Cahiers de l’Institut supérieur d’architecture de la Communauté française - La Cambre, sous la direction de Carola Hein, interroge le statut de Bruxelles, capitale européenne. Qu’est-ce qu’une capitale dès lors que l’Europe entend se construire au-delà des modèles des États nationaux ? Comment l’idée européenne peut-elle s’incarner dans les édifices et les modes d’investissement urbain qui la représentent ? Si Bruxelles s’impose progressivement dans les consciences européennes et mondiales comme la capitale de l’Europe, toutes ces questions demeurent néanmoins sensibles tant les modèles bureaucratiques et sécuritaires, les implantations peu soucieuses d’intégration urbaine, la désolante pauvreté architecturale, la faiblesse et la démission des pouvoirs publics en matière d’urbanisme donnent de la présence européenne à Bruxelles – comme de l’Europe – une image fort peu attrayante. Les contributions réunies dans ce volume offrent des éléments de réflexion essentiels pour l’avenir de Bruxelles en ce qui concerne tant les aménagements urbains qui marquent la présence européenne dans le ville que son identité et le sort de ses habitants. This fifth volume in the Cahiers de l’Institut supérieur d’architecture de la Communauté française - La Cambre, edited by Carola Hein, looks into the status of Brussels as the capital of Europe. What does it mean to be a capital when Europe is extending and establishing itself beyond the models of national states ? How can the European idea be embodied in the buildings and urban investment processes which represent it ? If Brussels is gradually establishing itself in European minds and throughout the world as the capital of Europe, all of these questions remain pertinent, as bureaucratic and security models, installations which have minimal concern for urban integration, the desperate architectural impoverishment, along with the weakness and resignation of public authorities in terms of urban planning, give the European presence in Brussels—and Europe also—a quite unattractive image. The contributions in this volume offer essential matter for reflection on the future of Brussels with regard to its urban development which marks the European presence in the city as well as its identity and the condition of its inhabitants.
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Les Cahiers de La Cambre Architecture n°1
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Les Cahiers de La Cambre Architecture n°2
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Les Cahiers de La Cambre Architecture n°3
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Les Cahiers de La Cambre Architecture n°4
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Les Cahiers de La Cambre Architecture n°6
BC
Ce numéro propose d’interroger la notion de réflexivité dans ses rapports avec la discipline architecturale. Alors que nous vivons dans un contexte que d’aucuns qualifient d’incertain, ce concept né dans l’esthétique kantienne fait aujourd’hui l’objet d’un intérêt renouvelé parmi de multiples champs. Quel sens cette notion recouvre-t-elle aujourd’hui ? De quelles réalités rend-elle compte ? Que subsiste-t-il de sa part esthétique ? Ce volume délibérément hybride associe sociologie, philosophie, architecture, urbanisme et contributions artistiques. Il entend ainsi confronter la pensée et l’action architecturales à une notion riche et stimulante mais également pragmatique et prudente. Une notion à même d’apporter des pistes instructives en matière d’architecture, à même d’honorer la « part esthétique » de la discipline. Jean-Didier Bergilez, Sabine Guisse et Marie-Cécile Guyaux, « Éditorial » ; Jean-Louis Genard, « À propos du concept de réflexivité » ; Nathalie Heinich, « La réflexivité comme méthode d’enquête : sociologie de l’inventaire du patrimoine » ; Marc Dumont, « L’esthétique architecturale à l’épreuve du pragmatisme. L’exemple de la qualité urbaine dans deux projets d’aménagement à Nantes » ; Olivier Cornil, « Portraits » ; Benoit Moritz et Christophe Mercier, « Démarche participative et projets de logements publics : du nimbysme au wimbysme ? » ; Rafaella Houlstan-Hasaerts, « Art contextuel en milieu urbain : de la réception esthétique comme outil de connaissance de la ville. Mexico City et Tijuana comme laboratoires » ; Nathalie Mertens, « Inventaire spatio-temporel illustré de Bruxelles » ; Marie-Cécile Guyaux, « La réflexivité en objets. La pensée faible en architecture » ; Maarten Delbeke, « Apprendre de Minneapolis. À propos de la réflexivité de l’architecture monumentale contemporaine » ; Valéry Didelon, « Learning from Camp ».
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Les Cahiers de La Cambre Architecture n°7
BC
En examinant de plus près les dynamiques environnementales et urbaines qui, à bas bruit et de manière incrémentielle, agissent nos sociétés, est-il possible de se projeter dans l’avenir de notre quotidien ? Telle est l’interrogation, lancée aux étudiants de l’Institut supérieur d’architecture de la Communauté française – La Cambre, qui a inspiré ces Voyages en Pentagonie, au cours desquels le territoire bruxellois se diffracte en autant de villes imaginaires et kaléïdoscopiques. Renouant avec une tradition des Cahiers, les travaux des étudiants dialoguent avec d’autres contributions qui, sur le mode de la fiction, de l’enquête scientifique, sociologique ou journalistique, par des bilans ou du projet, permettent d’entrevoir quelques réponses à cette question centrale : comment se réapproprier l’avenir quand tout, du naturel au politique, semble se décider ailleurs ? 2029 : parce qu’on n’a pas tous les jours vingt ans devant soi pour changer la ville, parce que c’est déjà demain, parce que c’est déjà aujourd’hui. Juan d’Oultremont, « Blur » ; Georges Monbiot, « États instables du progrès » ; Philippe Madec, « L’avenir du quotidien » ; Tanja Lütolf, « La société à 2 000 watts » ; Vincent Briard, « Vers une économie à bas carbone » ; Laurent Minguet, « 2029 : odyssée de la cogénération urbaine » ; André Ruwet, « Fribourg-en-Brisgau, ville solaire » ; Mathieu Sonc, « Bruxelles, 2029 » ; Marc Clignez, « 2029 au regard de l’écologie paysagère et du développement durable » ; Maurizio Cohen, « Bruxelles art nouveau ? » ; Jean-Luc de Wilde, « Chronique des grands changements qui ont affecté Bruxelles et ses habitants entre 1987 et 2029 » ; Alix Van Cauwenberghe et Dirk Dufour, « Bruxelles : ville à mobilité responsable » ; François Jégou, « Sustainable Everyday Project » ; Gabrielle Lefèvre, « Habiter la coexistence des âges » ; Bernard Deprez, « Brussels Horizontal Vertigo ».
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Les Cahiers de La Cambre Architecture n°8
BC
Le 21 avril 1958, quatre jours après l’inauguration de l’Expo 58, le Roi Baudouin posait la première pierre de la Cité administrative de l’État (CAE), exemple marquant autant que décrié de l’entreprise moderniste à Bruxelles. Cinquante ans plus tard, la Cité revendue à des promoteurs privés est vide, et son avenir aussi incertain que celui de l’État belge qui voulait en faire le symbole de son unité. En 2006, après plusieurs années de mobilisation autour des projets de réaffectation du site, une procédure d’action publique innovante est lancée, qui conduit en moins d’un an à l’adoption par le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale d’un « schéma directeur » pour l’aménagement futur de la Cité. L’ouvrage intéressera donc tous ceux qui se sentent concernés par l’évolution de la ville en général et de Bruxelles en particulier et qui, plus largement, souhaitent mieux comprendre les pratiques nouvelles de l’urbanisme contemporain et les transformations de l’action publique qui les accompagnent. Michel Hubert, « Le site de la Cité administrative de l’État, condensé de l’urbanisme bruxellois » ; Olivier Paye, « Le schéma directeur, un nouvel instrument régional d’action publique » ; Benoit Moritz, « L’élaboration du schéma directeur “Botanique” » ; Florence Delmotte, Ludivine Damay, Philippe Huynen, Christine Schaut, « L’histoire du projet au fil des débats publics » ; Ludivine Damay et Florence Delmotte, « Une expérience bruxelloise entre gouvernance et participation » ; Jean-Louis Genard et Christine Schaut, « La tour et la dalle : analyse d’une controverse » ; Mathieu Berger, Florence Delmotte, Julie Denef et Abdelfattah Touzri, « Voies et voix de la Gare de l’Ouest » ; An Descheemaeker, « Tour & Taxis ou les ambivalences de l’urbanisme participatif à Bruxelles » ; Vincent Calay, « Ville-quartier ou ville-monde ? » ; Kristof Van Assche, « Rassemblez les citoyens et intégrez-les ! Des théories aux pratiques de l’urbanisme participatif aux États-Unis et en Europe ».
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16.30 €
Les Cahiers de La Cambre-Horta Architecture n° 9
BC
Cette publication de la Faculté d’architecture La Cambre-Horta de l’Université libre de Bruxelles entend contribuer au débat scientifique sur le droit à la ville, en explorant la variété des processus, des structures et des relations relatives à la notion de ville comme bien commun du point de vue de la théorie aussi bien que de l’analyse des pratiques. Ce Cahier propose de multiples analyses des relations entre la conception, l’expérimentation et l’application dans le domaine de la planification urbaine. De nombreux exemples issus tant du Nord que du Sud illustrent la manière dont l’idée de droit à la ville peut guider la pratique du développement urbain tout en pointant ses limites théoriques et pratiques. Ilaria Boniburini, Judith Lemaire, Luisa Moretto et Harry Smith, « Préface » ; Ilaria Boniburinin, « The “right to the city” » ; Edoardo Salzano, « The city as a common good » ; Julie Aubriot et Luisa Moretto, « Le droit à l’eau au Sud » ; Marcello Balbo, « Cities with migrants » ; Sabine Guisse, « Designer l’espace public pour soutenir le droit à la ville » ; Vincent Calay, « Du squat au marketing urbain » ; Harry Smith et Paul Jenkins, « Urban land access in Sub-Saharan Africa » ; Fran Klodawsky, « Ending homelessness in Canada » ; Mark Purcell, « To inhabit well » ; Jacqueline Leavitt et Ayse Yonder, « Planning through the lens of everyday life » ; Fabien Bressan, « La participation des habitants dans les projets urbains » ; Loïc Géronnez, « Vers des Community Land Trusts » ; David Dodge, « Right to the City-NYC’s Policy Platform and Condo Conversion Campaign » ; Sergio Belda, Jordi Peris, Alexandre Frediani et Alejandra Boni, « Resistance and alternative against the new discourse of the right to the city » ; Camillo Boano, Melissa Garcia Lamarca et William Hunter, « Mega-projects and resistances in contested urbanism » ; Richard Pithouse, « The right to the city in South Africa ».
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19.00 €
Les Captives
BB
Ouvrage monographique autour des projets photographiques récents d’Agnès Geoffray, ce livre fait suite aux deux précédents publiés à La Lettre volée : Ultieme Hallucinatie (2008) et Profond silence (2009). Agnès Geoffray, dans une posture d’iconographe, se joue des images, par le biais de mises en scène, d’association, de fragmentations, elle déploie un univers de tensions — latentes et mystérieuses. L’emprise, l’autorité, la violence et leurs représentations occupent une place centrale dans son travail. À travers la photographie, son travail interroge la survivance des gestes et postures archétypiques qui puisent leur source dans un répertoire hétérogène : la mythologie, les contes, les faits divers, les faits historiques et la photographie de presse. Mêlant mises en scène et réappropriation d’archives, son travail s’attache à une dimension poétique des images, proche d’un lyrisme documentaire. il révèle ainsi la potentialité dramatique de toute image. Les Captives tire son titre aussi bien de la dimension captivante et fascinante des multiples sources dont sont issues les images que des réminiscences, des survivances, des références sans cesse convoquées dont est empreint l’ensemble du travail photographique. Deux auteurs apportent un éclairage original sur ce travail photographique : Sophie Delpeux, historienne de l’art et maître de conférence à l’université de Paris 1, qui s’intéresse tout particulièrement aux postures de violences et d’autorité, et Philippe Artières, historien, directeur de recherches au CNRS, longtemps directeur du centre Michel Foucault, qui s’intéresse quant à lui aux archives mineures, aux vies irrégulières et aux infâmes ordinaires, tout ce qui constitue en somme un patrimoine noir et pourtant commun. Agnès Geoffray (1973), diplômée des Écoles nationales des Beaux-arts de Lyon et de Paris, a été résidente à la Villa Médicis de Rome, à Airantwerpen (Anvers) et à la Rijksakademie d’Amsterdam, enseigne à l’école supérieure d’art de Lorraine et expose régulièrement en France, en Suisse et en Belgique.
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28.00 €
Les choses, modes d’emploi
BC
Dès sa parution en 1965, le livre de Georges Perec, Les Choses, avec son titre provocateur, est apparu comme le symptôme d’une époque nouvelle. La littérature avait été habituée à un regard objectiviste par le nouveau roman, mais Les Choses lui apportait le témoignage d’un mouvement profond dans la société. Ce récit, devenu un classique, renvoie en effet la figure traditionnelle du héros romanesque au statut d’un satellite dépendant du langage de la publicité, complètement manipulé par les incitations joyeuses et perverses de la société de consommation. Comment ce constat a-t-il été reçu par la critique littéraire du moment ?, c’est l’enjeu de ce bref essai publié par Christian Bourgois en guise de postface à la réédition du livre dans la collection « 10/18 » en 1981. Jacques Leenhardt est Directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (Paris). Il a publié de nombreux ouvrages sur l’art et la littérature et a effectué une vaste enquête sociologique sur la lecture de deux romans, dont Les Choses de Perec. Il travaille actuellement sur les débats intellectuels qui ont agité les sciences humaines durant les années 1960-1970.
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13.00 €
Les Fables du visible et l’esthétique fictionnelle de Gilbert Lascault
BC
Pour décrire le visible, Gilbert Lascault a recours à la fiction. Il invente ainsi une esthétique, plus soucieuse de déployer les ruses et la magie des images que de s’enfermer dans un système. Ce volume prend pour point de départ un colloque consacré à son œuvre qui a eu lieu à Amiens en mars 2002. Textes de Nicolas Alquin, Laurence Bertrand Dorléac, Serge Bismuth, Anne Cauquelin, Daniel Charles,Catherine Clément, Françoise Coblence, Leonardo Cremonini, Henri Cueco, Jacques Duchateau, Pierre Dumayet, Miguel Egaña, Boris Eizykman, Hélène Eristov, Fabrice Flahutez, Murielle Gagnebin, Joël Kermarrec,Gilbert Lascault, Androula Michaël, Anne Mœglin-Delcroix, Dominique Noguez, Emmanuel Pernoud, Marie-Domitille Porcheron, François Quet, Olivier Revault d’Allonnes, Maryvonne Saison, Ghislaine Vappereau, Nadine Vasseur, José Vovelle. Dessins et photographies de Pierre Alechinsky, Nicolas Alquin, Christian Boltanski, Pierre Buraglio, Leonardo Cremonini, Henri Cueco, Bruno Ducol, Françoise Dumayet, Claude Gagean, Gilles Ghez, François Houtin, Jean Olivier Hucleux, Christian Jaccard, Joël Kermarrec, Konrad Klapheck, Bernard Lagneau, Alain Lambilliotte, Michel Lascault, Jean Le Gac, Annette Messager, Ricardo Mosner, Daniel Nadaud, Odon, Anne et Patrick Poirier, Antoine Poupel, Denis Pouppeville, François Rouan, Antonio Seguí, Gérard Titus-Carmel, Christian Zeimert.
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19.80 €
Les Formes contemporaines de l’art engagé
BC
La dimension politique et sociale de la création plastique a toujours été au cœur de bien des pratiques artistiques. En 2006, l’Institut supérieur pour l’étude du langage plastique organisa à Bruxelles un colloque international, réunissant chercheurs et artistes pour débattre de ces formes contemporaines de l’art engagé et de leurs enjeux – de la nécessité d’engagement pour l’artiste-citoyen jusqu’à la question même de l’utilité sociale de l’art. Ainsi, d’une part, des liens de plus en plus flous entre photojournalisme, documentaire et arts plastiques, d’autre part, l’art contextuel – notamment l’esthétique relationnelle – qui investit l’espace public et le transforme en forum intégrant la participation de tous pour mieux réveiller le tissu social. Contributions de Muriel Andrin, Paul Ardenne, Aurore d’Utopie, Sébastien Biset, Aline Caillet, Hans Cova, Alexia Creusen, Florence de Mèredieu, Yves Depelsenaire, Thibaut de Ruyter, Virginie Devillez, Philippe Franck, Denis Gielen, Jean-Marc Lachaud, Arlette Lemonnier, Lucifer Pink, Enrico Lunghi, Cécile Massart, Catherine Mayeur, Tania Nasielski, Michel Poivert, Carolina Serra, Évelyne Toussaint, Jean-Philippe Uzel, Daniel Vander Gucht, Éric Van Essche, Vincent+Feria et Didier Vivien.
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21.30 €
Les Oies sauvages riaient et Dieu s’endormit tôt
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Jean-Luc Mylayne est un portraitiste ! Avec infiniment de précautions, de respect et d’estime, Jean-Luc Mylayne capte des moments fugaces qu’il nous offre en présent. Il est le portraitiste de cette présence sourde du monde que nous entendons confusément siffler, chanter, piailler, qui nous entoure de toutes parts et qui parfois nous enchante mais que nous ne voyons pas ou que nous regardons si peu. Vouloir réduire le propos des photographies de Jean-Luc Mylayne aux oiseaux est aussi sot que de prétendre que Jean-Baptiste Siméon Chardin s’en est tenu, sa vie durant, à peindre des natures mortes ou des servantes quand, lui aussi, nous racontait le monde dans sa douce et tendre intimité. Jean-Luc Mylayne est né à Amiens en 1946. Ses photographies ont été montrées dans le cadre d’expositions personnelles à la galerie Barbara Gladstone de New York, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris et au musée d’Art moderne de Saint-Etienne. Elles ont également été présentées à l’occasion d’expositions collectives comme « Zeichen und Wunder » à la Kunsthaus de Zurich, « Terra incognita » au Neues Museum Weserburg de Brême, à la Biennale d’art contemporain de Lyon en 2001 ou encore à la Haunch of Venison Gallery de Londres.
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14.20 €
Les Paupières coupées
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N’y a-t-il pas, dans la perception esthétique de l’art, un modèle de notre perception du monde ? Le projet de cet essai est de démêler l’écheveau de la perception esthétique à travers l’analyse des dispositifs artistiques, de déterminer ce qui préside à notre relation perceptive du monde et quelles sont les conditions de possibilité de la vision et de la perception. Le parti pris est de s’appuyer sur l’étude d’œuvres représentatives et de l’expérience qu’elles induisent dans le cadre de la perception. Les artistes en question dans cet ouvrage sont, pour la plupart, aussi des écrivains ou des théoriciens, bien qu’avant tout ils se définissent comme artistes dont le travail d’analyse et de théorisation est une piste pour penser et envisager un type de discours sur l’art qui se ferait à partir des œuvres, des dispositifs et à partir de ce que les artistes en donnent à penser. Un discours qui serait une tentative constante de rester sur le fil tendu entre théorie et pratique. Ainsi se croisent dans ces lignes aussi bien Marguerite Duras que Caspar David Friedrich, Daniel Buren que Bill Viola, Barnett Newman qu’Ingmar Bergman ou Samuel Beckett, ou encore Ann Veronica Janssens, Sylvie Blocher et Jean-Luc Godard. Sally Bonn, née en 1970, enseigne la philosophie et l’esthétique à l’École supérieure des beaux-arts de Metz où elle co-dirige le Centre de recherche I.D.E. et la revue Le Salon. Traductrice des écrits d’Agnes Martin (Paris, Éditions de l’Énsb-a, 1993) et auteur de textes critiques sur ombre d’artistes contemporains, elle a notamment publié L’Art en Angleterre (Paris, Nouvelles éditions françaises, 1996) et L’Expérience éclairante. Sur Barnett Newman à La Lettre volée en 2005.
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20.30 €
Les Peintures concrètes de Kandinsky
BC
Neveu de Vassily Kandinsky, c’est à la demande de ce dernier qu’Alexandre Kojève rédigea au cours de l’année 1936 le présent essai dans lequel se profile une conception originale de l’histoire de l’art. Il propose non seulement une interprétation de la peinture de Kandinsky mais inverse les termes de peinture concrète et de peinture abstraite. Alexandre Kojève, né à Moscou en 1902, est décédé subitement à Bruxelles le 4 juin 1968. Le séminaire sur Hegel qu’il anima à l’École des hautes études à Paris durant les années 1930 devait conduire à la publication, grâce aux soins de Raymond Queneau, de ce livre aujourd’hui célèbre qu’est l’Introduction à la lecture de Hegel. Son enseignement aura marqué toute une génération, de Jacques Lacan à Raymond Aron et Maurice Merleau-Ponty, de Georges Bataille à André Breton, comme il aura influencé décisivement l’histoire philosophique du siècle qui vient de s’achever.
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12.20 €
Les Pensées poissons
BA
Pour Patrick Corillon, l’espace du livre est site de déambulation, prétexte au voyage, aux pérégrinations romanesques. Lieu à parcourir des yeux, à travers le graphisme, au rythme des pages, il est aussi espace signalétique, organisé comme la carte géographique par laquelle nous aimons, comme Novalis, rêver le paysage. Le projet de cet ouvrage tend à rendre visibles les phénomènes de turbulences, de dérives, d’émergences ou de chevauchements qui constituent la dynamique de la pensée. À l’ordre statique du texte classique, imprégné de raison et de certitude, Patrick Corillon oppose en dialecticien amusé les mouvements aléatoires et poétiques de ses « pensées poissons », tantôt fluides, tantôt fulgurantes. Patrick Corillon vit et travaille à Paris et à Liège ; il est représenté par la galerie In Situ (Paris). Son travail a été montré notamment à la Tate Gallery et au Royal College of Art à Londres, au Centre Georges Pompidou à Paris, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles et de Charleroi en Belgique, à la Fondation De Appel et au Witte de With aux Pays-Bas et à la Fondation Gulbenkian à Lisbonne.
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Les Photos jamais prises
BC
Ici, ailleurs, partout, nulle part : Les Photos jamais prises est un texte hybride, entre le journal, la fiction et l’essai, qui porte sur la mémoire et le voyage. Le point de départ est un court récit de l'artiste allemand Jochen Gerz, autour duquel se tisse un réseau de lieux physiques et de références littéraires et cinématographiques qui composent une carte imaginaire, et fragmentaire, de psychogéographie urbaine. Le résultat est un livre de photographies sans images, qui adopte la forme du carnet de voyages. Vangelis Athanassopoulos est théoricien de l’art, Maître de conférences à l’École des beaux-arts d’Athènes, et essayiste. Il a notamment publié Image et culture. Anthropologie historique de la création (Mimésis, 2021) et dirigé Quand le discours se fait geste. Regards croisés sur la conférence performance (Les Presses du réel, 2018).
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14.00 €
Les Plages de Thulé
BC
Il s’agit d’une version inédite d’un des plus beaux recueils de Jean Laude, Les Plages de Thulé, dont la version originale a été publiée aux éditions du Seuil en 1964 ; cette édition, qui ne satisfaisait guère l’auteur, est depuis longtemps indisponible. Peu de temps avant sa disparition prématurée, Laude avait mis au net le manuscrit d’une nouvelle version, qu’il souhaitait définitive, de cette œuvre majeure. C’est le résultat d’un long travail de réécriture, qui s’est poursuivi de 1968 à 1981, sans compromettre cependant ce qui fait la singularité de sa démarche : l’alliance entre réflexivité et narrativité, description et abstraction, répétition et progression, la capacité à inscrire et à dissoudre le vers dans la prose, à intégrer mythes et symboles dans une interrogation sobre, mais insistante, sur les mystères de l’écriture et de l’existence. Pour mieux atteindre cet équilibre, Laude a supprimé plusieurs poèmes, notamment ceux qui étaient le plus chargés de références légendaires, et il a ajouté de nombreux textes inédits ou publiés en revues dans les années 1970, rassemblant la plupart d’entre eux dans une nouvelle section du recueil, intitulée « L’Arrêt du temps ». Ces suppressions et ces ajouts contribuent à faire de cette reprise non pas une simple republication mais une édition entièrement nouvelle, conforme au vœu de l’auteur et susceptible de rallier à son œuvre poétique de nouveaux lecteurs. Jean Laude (Dunkerque 1922 - Paris 1984), poète français, est à la fois ethnologue et historien de l’art. Il a enseigné l’histoire des arts de l’Afrique noire à la Sorbonne. Son œuvre de poète, comparable à celle de ses contemporains André du Bouchet, Yves Bonnefoy ou Philippe Jaccottet, est peu connue, bien que publiée par les éditions du Seuil, au Mercure de France, chez Fata Morgana et José Corti. Des extraits de son œuvre figurent dans l’Anthologie de la poésie française publiée dans la Bibliothèque de la Pléiade.
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24.00 €
LES SCÉNARIOS DE CHARLES SPAAK
BC
Cette étude approfondie de l’écriture des scénarios de Charles Spaak est l’une des rares études dédiées à un scénariste de langue française. Elle dresse le portrait d’un scénariste belge méconnu qui est pourtant l’auteur de scénarios célèbres écrits pour des réalisateurs de renommée internationale comme Le Grand Jeu et La Kermesse héroïque pour Feyder, La Grande Illusion pour Renoir, Le Ciel est à vous pour Grémillon, Nous sommes tous des assassins pour Cayatte ou Les Tricheurs pour Carné. Le lecteur découvrira pas à pas l’écrivain qui initia les grandes tendances du cinéma français, du muet à la Nouvelle vague. Avec Jacques Prévert, Charles Spaak est un des plus importants scénaristes du cinéma français des années 1930 et 1940. Précurseur du réalisme poétique avec Feyder et très impliqué dans les problèmes de son temps qui déboucheraient sur la Deuxième Guerre mondiale, on lui doit aussi le prototype de l’homme du peuple au grand cœur capable de se défendre contre les importuns, qui, mis en scène par Duvivier et personnifié par Jean Gabin, deviendrait le héros incontesté du genre.
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23.00 €
Les Sept Livres
BC
Dès le titre, Les Sept Livres, l’auteur fait appel à une dimension symbolique qui n’est pas étrangère à plusieurs cultures qui auront marqué l’histoire de l’humanité. L’auteur est un fin ciseleur ; mais un ciseleur qui ne laisse jamais la forme dominer ce qu’il a à dire ou, si l’on préfère, ce qu’il veut dire. En ce sens il s’agit bien plus d’une méditation au plus près des choses de la vie que d’une composition soucieuse de ses effets, d’autant que nous sommes en présence d’une méditation qui aura renoncé à quelque forme d’égocentrisme. Non qu’il s’agisse de dissimuler celui qui parle comme s’il s’absentait de ces poésies. Mais sa présence participe d’une volonté de se tenir si possible à l’écart, à porter un regard à distance, bien que cette distance puisse être ressentie comme le résultat d’une extrême proximité. De même, les rythmes de ces poésies ne s’embarrassent pas des artifices du genre, alors que les variations des modes d’expression sont là pour témoigner à chaque instant de ce qui les renouvelle. Cette liberté en parole et en acte (d’écriture) laisse voir une spontanéité expressive qui fait tenir ensemble à la fois les sensations qui la motivent et la nourrissent, et la réflexivité qui accompagne de la manière la plus discrète ces poésies. L’auteur les construit de façon à tracer ses propres figures et la singularité de sa voix, mais en correspondance permanente avec ce qu’il y a d’irréductible dans le rapport au monde, à l’autre, au réel, parfois à ce presque rien qui participe de la conscience, et qui le conduit à écrire : « Le quotidien / Pour toute réponse ». La beauté de ces suites tient dans cette sensibilité attachée à une farouche justesse du dire. Didier Cahen, né à Paris en 1950, est poète et essayiste. Il a travaillé comme producteur à France Culture et tient actuellement la chronique « Trans/Poésie » dans Le Monde des livres. Derniers livres publiés : Edmond Jabès dans la collection « Poètes d’aujourd’hui » (Seghers, 2007) ; À livre ouvert avec une préface de Jean-Luc Nancy (Hermann, 2013). Trois jours avec des gravures de Claude Garache, et Bien-être avec des linogravures de Thierry Le Saëc, (La Canopée, 2012).
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23.00 €
Les Visages d’Orlan
BC
Beauté artificielle qui se donne la peau de l’art, Orlan fait différence et passage dans la problématique du masque, de l’identique et du double. Comme Saint Barthélemy, elle offre sa peau. Comme Gilbert & George, elle cultive une identité éclatée, mais ni floue ni brouillée. Elle est et reste elle-même, ayant fait sien le mot d’ordre de Barbara Kruger « Your body is a battleground ». Entre le prudent « Larvatus prodeo » de René Descartes et le culotté « Notre visage est notre ouvrage » du brut Jean Dubuffet, opposée au sens commun qui relègue la femme à la fonction d’icône, Orlan impose sa légitimité d’artiste à concevoir des images dont elle est l’unique sujet. Elle a bien intégré la toute puissance grandissante des sciences et des technologies sur les êtres, de la propagation d’épidémies fomentées aux possibilités de manipulation ou de réparation. Orlan prétend que le lieu de l’avant-garde s’est déplacé de l’art à la génétique. Une politique de l’incarnation. Joëlle Busca, Docteur en esthétique (Paris I Sorbonne) et critique d’art, spécialiste de l’art contemporain africain, a publié à La Lettre volée Miquel Barceló. Le Triomphe de la nature morte (« Palimpsestes », 2000).
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13.20 €
Léthé
BC
Ce texte de Dimitri Dimitriadis n’est pas un texte de révolte. C’est un texte de lucidité, d’une lucidité qui s’éprouve aux limites de l’existence, un texte qui ne fait aucune concession à rien. Il est l’opposé des littératures d’ambiance qui meublent les tables des libraires. Dimitri Dimitriadis est né à Thessalonique en 1944. Il fait des études de théâtre et de cinéma à Bruxelles et à Paris entre 1963 et 1968. Sa première œuvre théâtrale, Le Prix de la révolte au marché noir, est montée par Patrice Chéreau en 1968 à Aubervilliers. Il a publié depuis de nombreux recueils de poèmes en grec. Il a traduit en grec Genet, Blanchot, Bataille, Nerval, Beckett et Koltès.
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15.30 €
Living Colors
BC
Depuis quelques années, la photographe Isabelle Arthuis présente son travail selon un dispositif simple qui consiste à classer ses images du monde par couleur et le résultat est à la fois captivant et magnifique. C’est ce même principe qui est à l’œuvre dans ce livre. Isabelle Arthuis, née en 1969 au Mans et formée à l’École des Beaux-Arts de Rennes, se partage entre la France et la Belgique. Elle poursuit un travail sur l’image, à la fois comme un moyen de saisir le monde et d’y participer activement. En relation avec l’espace, ses œuvres, comme des traces du réel, relèvent d’un incessant mouvement. Les expériences de ses voyages, de ses séjours et de ses rencontres l’amènent à explorer différents modes de production et de présentation des images. Ses photographies en noir et blanc (publiées sous le titre Black Album à La Lettre volée en 2000) ou en couleur, d’un format allant de celui d’une carte postale à la taille d’une affiche publicitaire, trouvent leurs sources formelles principalement dans le cinéma et la peinture, l’image se construit en relation avec les contextes et en résonance avec les histoires dont ils relèvent. Depuis dix ans, elle a bénéficié de nombreuses expositions internationales et est représentée dans les collections publiques. De nombreux critiques d’art et commissaires d’expositions défendent son travail et ont écrit à son propos : Denys Zacharopoulos, Hans-Ulrich Obrist et Laurence Bossé, Eric Corne, Jean-Marc Huitorel, Judicaël Lavrador, François Aubart, Bernard Marcellis, Cécile Bourne, Bruno di Rosa, etc.
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26.00 €
Lots communs
BC
Récit autobiographique, impressionniste et analytique, écrit à la troisième personne du singulier, ponction d’épisodes d’une durée variable dans le premier tiers d’une existence, Lots communs est d’abord le livre d’un auteur qui n’a pas voulu se résoudre à ne pas écrire sous prétexte de manque d’imagination, ni sous celui des résultats auxquels aboutissent la plupart des ouvrages écrits sur le principe de l’autofiction. Passant du « je » au « il », et au-delà de telle ou telle catégorie, c’est en Littérature qu’il a voulu essayer d’entrer par ce renoncement, au risque que cela comporte de seulement y penser, et avec l’idée, à la faveur de cette dissolution de son individu dans le cours d’un projet anti-romanesque, de proposer au lecteur, moins ce qui le distingue et l’en sépare, que ce qui dans leur vie peut les renvoyer l’un et l’autre, à une expérience commune. Marc Beaudry est né à Bordeaux en 1972. il vit actuellement en Dordogne. Lots communs est son premier récit publié.
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16.00 €
Luc et Christian Boltanski
BC
Luc Boltanski est un sociologue dont les travaux ont initié un tournant décisif dans l’histoire de la discipline, mais il écrit et publie aussi recueils de poèmes, pièces de théâtre et opéra. Christian Boltanski est un artiste plasticien reconnu internationalement, dont les œuvres ont marqué de leur empreinte l’histoire de l’art contemporain. Même s’il prétend n’avoir guère étudié et ne jamais lire, il s’interroge constamment sur les énigmes du social. Si proches et si différents, ces deux frères font preuve, à travers leur biographie menée ici en parallèle, d’une forte proximité créative autour d’une préoccupation qui leur est commune – la fraternité – non pas seulement celle qui les a fait frères – mais une fraternité au-delà des frontières, une fraternité pensée, réfléchie, choisie. Anne Sauvageot est professeur émérite de sociologie (Université Toulouse Jean Jaurès). Elle a publié entre autres Voirs et savoirs (PUF, 1994), L’Épreuve des sens (PUF, 2003), Sophie Calle. L’art caméléon (PUF, 2007), Jean Baudrillard. La passion de l’objet (PUM, 2014).
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26.00 €
M.M.C.O.
BB
Dix ans après sa disparition, hommage est rendu à l’artiste Marc Octave, qui signait M.M.C.O., sous la forme d’une monographie qui rend compte de plus de trente ans d’une œuvre poétique des plus singulières qui soit. Dessinateur discret, secret même à certains égards, sa vie même semble une illustration de la vie d’artiste alors même qu’il a joui dès l’aube de sa carrière d’une reconnaissance et d’une attention constante de la part du monde de l’art. En attestent ses très nombreuses expositions, ses publications et le nombre considérable de pièces acquises par le Ministère de la Communauté française, comme par la Banque nationale de Belgique, entre autres. Ami des peintres Filip Denis ou de Walter Swennen, avec qui il fréquentait Marcel Broodthaers durant leurs années d’apprentissage, Marc Octave a tracé son chemin, toujours buissonnier, entre imagerie populaire et poésie débridée. Deux expositions rétrospectives importantes permettent de prendre la mesure de l’ampleur de son talent : Un cabinet d’amateur numéro 7 au MAC’s (Grand-Hornu), co-éditeur du présent ouvrage, jusqu’en décembre 2012 et « L’artiste décline toute responsabilité » au Centre culturel Jacques Franck (Bruxelles) jusqu’en novembre 2012. Cet ouvrage de référence documentant près de 300 pièces majeures de M.M.C.O est accompagné d’un texte inédit de Claude Lorent, critique d’art et commissaire d’exposition qui a côtoyé et soutenu l’artiste tout au long de sa carrière, ainsi que d’une anthologie de textes critiques et de témoignages signés Jo Delahaut, Laurent Busine, Michelle Minne, Aldo Turin, Jo Dustin, Guy Gilsoul, Claude Lorent, Catherine de Braekeleer, Daniel Vander Gucht, Jean-François Octave, Marco Badot, Vital Lahaye et bien d’autres.
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37.00 €
Maquis
BA
Durant plus de deux mois, l’exposition « Maquis » réunit au Plateau, à Paris, cinq artistes de générations différentes travaillant sur des médiums spécifiques (vidéo, aquarelle, wall-painting, dessin, diaporama). Le terme « maquis » est à entendre dans son sens métaphorique : un territoire aux contours mouvants dans lequel les artistes développent leur expérience intime et historique du temps et de l’espace ; un lieu où les notions de traces, de passages sont sans cesse à redéfinir ; un espace de résistance où chacun élabore sa « stratégie ». Gary Hill présente une installation vidéo, Fiorenza Menini un film en temps réel, Yvan Salomone une série de 30 aquarelles, Julije Knifer des dessins et des peintures et Paola Yacoub Michel Lasserre deux diaporamas. Cet ouvrage inaugure un partenariat éditorial avec Le Plateau pour ses catalogues d’expositions à venir. Œuvres de Gary Hill, Yvan Salomone, Fiorenza Menini, Paola Yacoub Michel Lasserre et Julije Knifer.
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12.20 €
Marcheuses au bord du gouffre
BC
Emily Dickinson, Else Lasker-Schüller, Renée Vivien, Nelly Sachs, Marina Ttsvetaïeva, Edith Södergran, Milena Jesenskà, Annemarie Schwarzenbach, Unica Zürn, Ingeborg Bachmann, Sylvia Plath : onze femmes de génie qui payèrent de leur vie leur parcours intrépide à travers le siècle. Ces insoumises des lettres donnèrent le jour, au plus noir de leur nuit, à des œuvres destinées à bouleverser le visage de la modernité. Certaines, accablées d’outrages ou d’indifférence, firent le choix de mourir en pleine jeunesse ; d’autres se livrèrent à la drogue, l’alcool, le sexe comme on se jette d’un pont dans la rivière. Toutes eurent en commun le refus, la révolte, la volonté d’exister à l’envers des conventions. Nohad Salameh, née à Baalbek (Liban), est l’une des voix marquantes de la francophonie. De son père, poète de langue arabe, elle a hérité du goût des mots et d’une approche vivante des symboles. Établie à Paris depuis son mariage avec l’écrivain français Marc Alyn en 1989, elle a fait paraître une douzaine de recueils couronnés par le Prix Louise-Labé en 1988 pour L’Autre Écriture, le Grand Prix de Poésie d’automne de la société des gens de lettres en 2007 et le Prix Paul Verlaine de l’Académie française en 2013 pour D’Autres annonciations qui regroupe un choix de ses poèmes (1980-2012). Quant au Livre de Lilith (2016), dédié à Nadja, Camille Claudel et aux « captives d’Alzheimer », il constitue une approche neuve de la condition féminine. En 2014, un Fonds Nohad Salameh a été créé au Liban, au centre patrimonial Phénix de l’université Saint-Esprit de Kaslik. Officier dans l’ordre des Palmes académiques (2002), elle est membre du jury du Prix Louise Labé depuis 1990. Ses poèmes ont été traduits en arabe, espagnol, roumain et serbe.
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22.00 €
Marguerite Yourcenar 193 Avenue Louise Bruxelles
BB
Livre d’artiste conçu par Jean-François Octave comme prolongement de l’installation (« certainement l’une des œuvres les plus réussies du patrimoine urbain », selon Anne Hustache, Zone 02, 14 juillet 2004) qu’il a réalisée dans l’espace public bruxellois en hommage à Marguerite Yourcenar, exactement en face du numéro 193 de l’avenue Louise où elle naquit. À l’image d’un labyrinthe du monde de 16 m2, l’artiste a imaginé une maison à ciel ouvert, pour remplacer l’hôtel de maître détruit par la spéculation immobilière vers 1970. Journal de chantier pour Jean-François Octave, le livre engage aussi un dialogue avec les textes de Yourcenar, plus que jamais d’actualité, et des images de sa vie dans une mise en page qui fait dire à l’artiste « Yourcenar goes Pop. » Jean-François Octave est né à Arlon (Belgique) en 1955. Diplômé en architecture (ISA-La Cambre), il oblique vers les arts plastiques, publie des fragments de journaux autobiographiques mixant et juxtaposant des images et des textes, futiles ou graves, des réflexions, aphorismes, etc. Il représente la Belgique à la Biennale de Venise en 1986. Exposition récentes : FRAC Normandie à Caen en 1999 ; Exposition universelle de Hanovre en 2000 ; galerie Albert Baronian de Bruxelles en 2002. Intégrations artistiques dans l’espace public : station de métro du Heysel à Bruxelles en 1998 ; ambassade de Belgique à Berlin en 2001 ; façade du Musée de Mons en 2002 ; « Une fresque éphémère » au centre culturel Jacques Franck à Bruxelles en 2004. La Lettre volée a déjà publié trois livres de cet artiste.
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18.30 €
Marie-Jo Lafontaine
BC
L’une des plus importantes artistes de notre temps, Marie-Jo Lafontaine, rencontre, dans Tout ange est terrible, Véronique Bergen, écrivaine de même renom : toutes deux portées comme le vent par un certain sens de la tragédie qu’elles expérimentent du point de vue formel, politique, et, toujours, dans le bouleversement émotif du sensible. Livre d’art, récit philosophique et conte érudit, cette monographie offre un parcours moins chronologique que conceptuel dans l’œuvre de Marie-Jo Lafontaine dont il souligne, d’abord, le décloisonnement inouï des pratiques inauguré par l’artiste. Le rapport texte-image inédit du livre en met en exergue la liberté. Car, pour Véronique Bergen, une recherche sur les ultimes contrées du visible demeure le projet de l’artiste, et, elle en décline l’importance dans le registre de la perception, de l’espace, de la couleur et de la fulgurance, extatique, des monochromes dont la philosophe donne une synthèse magistrale de l’histoire esthétique. Au fil d’inventions poétiques stellaires, l’écrivaine décrit sa fascination pour « le regard » de Marie-Jo Lafontaine. Marie-Jo Lafontaine est une artiste contemporaine belge de notoriété internationale, née en 1950 à Anvers et vivant aujourd’hui à Bruxelles. Elle est connue pour ses installations multimédia, sculptures vidéo, installations photographiques et monochromes, créations sonores, environnements urbains. Son œuvre est d’une grande intensité plastique, esthétique et dramaturgique. Lauréate d’innombrables prix et distinctions internationales, elle a enseigné très longtemps dans plusieurs hautes écoles d’art en Allemagne et ses créations ont notamment été exposées à la Documenta de Kassel, au Musée du Jeu de Paume de Paris, à la Tate Gallery de Londres ou au LacMa de Los Angeles. Véronique Bergen est philosophe, romancière et poète. Académicienne auteur d’essais philosophiques, de romans qui donnent voix aux oubliés, aux exclus, de recueils de poèmes, de monographies sur des photographes, des peintres, elle collabore à diverses revues. Alexandre Castant est professeur des Écoles nationales supérieures d’art, essayiste et critique d’art.
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26.00 €
Marthe Wéry
BA
Marthe Wéry est reconnue pour sa peinture monochrome et sa sensibilité à l’environnement de l’œuvre. Quatre textes éclairent son travail et ouvrent un débat sur l’expérience de la peinture. La forme particulière du travail de Marthe Wéry trouve à s’exprimer, de la manière la plus vive, dans la confrontation récurrente entre la pratique picturale et son contexte architectural. Si son travail est parfois qualifié d’inaffectif, Marthe Wéry avoue une volonté d’impersonnalité. L’important, c’est la recherche de la couleur pour elle-même par le biais des jeux de lumière. Les expériences poursuivies à l’intérieur du tableau ou liées à l’architecture n’ont qu’un seul but, rester en mouvement, perpétuellement, et prolonger indéfiniment son travail.
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23.90 €
Méditations et autres brièvetés
BC
Composé de 124 fragments, et d’un long texte intitulé « Nous sommes notre propre imitation », cette « prose fantasmatique » poursuit un travail amorcé avec la publication L’Éducation des monstres à La Lettre volée en 2009. En numérotant ses fragments, en les regroupant sous certaines thématiques sans les nommer (l’enfance ; l’écriture ; la féminité ou la narration de « caractères », par exemple), Marc Blanchet joue avec la notion de savoir. Cette prose dès lors fait alterner divagations, écrites avec ironie et vivacité, et de plus sérieuses pensées, proches parfois de l’aphorisme. On la peut décrire comme « nietzchéenne », dans son utilisation du fragment tel qu’il fut pratiqué par le romantisme allemand puis plus spécifiquement par le philosophe lui-même. Cette indication ne vaut que par le refus de l’auteur de toute affirmation, une défiance amusée devant tout épanchement ou tout didactisme. Alors même que la figure de l’auteur est ici le personnage principal. Les fragments peuvent ainsi s’ouvrir en fictions avortées, se changer en essais, se diviser en nuances ou considérations. Peut-être cette prose tout en variations s’essaie-t-elle à une forme d’humanité nouvelle, où l’auteur joue de ses créations comme il espère que le lecteur le fera à son tour. Seulement cela s’enracine ici, malgré la légèreté apparente, avec une profondeur qui fait de ces « petits écrits » un ouvrage de pensée où prédomine, avec ce refus de toute autorité, une importance du fantasme comme condition de connaissance du monde. Marc Blanchet, écrivain et photographe, est né à Tours en 1968. Auteur de plusieurs livres de poésie, il a publié en 2005 Les Amis secrets (Paris, José Corti) ; Trophées (Tours, Farrago) ; et en 2006, Les Naissances (Prix Yvan Goll 2007, Isle-sur-Sorgue, Le Bois d’Orion, 2007). Il mène également une activité de chroniqueur, d’organisateur et animateur de rencontres littéraires. Derniers livres parus : L’Éducation des monstres (Bruxelles, La Lettre volée, 2009) ; L’Ondine (Talence, Éditions de l’Arbre vengeur, 2010).
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20.00 €
Même les fantômes
BC
Ce texte d’Henri-Pierre Jeudy, à l’image de ses deux précédents parus à La Lettre volée, peut être tenu pour un conte, sans pour cela s’enfermer dans ce genre de manière stricte. Ici l’auteur n’élève jamais le ton. Il chemine comme en un dialogue intérieur où le rapport du père au fils revient à travers une série de situations et de figures croisées. Elles-mêmes sont tiraillées entre la certitude d’une réalité envahissante et les efforts réalisés pour y résister, alors que des fantasmes inattendus mais obsédants traversent les secrets intimes jusqu’aux dénouements anticipés, depuis l’inconsistance des raisons d’être au quotidien jusqu’à la maladie et la mort. Henri-Pierre Jeudy, sociologue rattaché au CNRS et enseignant à l’école d’architecture de Paris-Villemin, est l’auteur de nombreux ouvrages qui ont renouvelé la réflexion sur la gestion patrimoniale et l’esthétisation de la culture et de la société. Il a également publié à La Lettre volée La Communication sans objet (1994), L’Ironie de la communication (1996), Conte de la mère morte (1997), Aligato (1999) et un conte philosophico-poétique, en collaboration avec Emmanuel Tugny, La Reine Eupraxie (2006).
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15.30 €
Memento Body
BC
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23.50 €
Mes moires
BC
« Ce que Steinmetz retient par ces notes, ce sont comme les traces d’un oubli actif qui représente la mémoire cachée de notre rapport aux êtres et au monde. Jamais perdue. Une latence. un autre domaine ou un autre temps qui se fait en nous et sans nous, mais par nous. comme le négatif d’un livre encore resté dans la chambre noire de l’écriture, dont on saurait qu’il peut se révéler à tout moment… » (postface de François Rannou). Jean-Luc Steinmetz est né en 1940. On le connaît comme éditeur des oeuvres de Rimbaud, Baudelaire, Nerval,Lautréamont. Il est aussi le biographe inspiré de Mallarmé, Rimbaud, Corbière. Essayiste, animateur de revues, il est avant tout poète. Derniers livres publiés : Les Réseaux poétiques (José Corti, 2000) ; N’Essences (La rivière echappée, 2001) ; Vocation poète maudit (Fayard, 2002, Prix chartier 2000) ; Reconnaissances (Cécile Defaut, 2008) ; Le Jeu tigré des apparences (Le Castor astral, 2008) ; Le Dépositaire et autres poèmes (Le Castor astral, 2011) ; Et pendant ce temps-là (Le Castor astral, 2013).
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19.00 €
Migration, amour et état : un ménage à trois
BC
Ce numéro de la Revue de l’Institut de sociologie s’inscrit dans les réflexions et les analyses menées dans le cadre du projet « Awareness and Migration : Organizations for Binational Family Rights Empowerment (aMore) » financé par le programme Marie Skłodowska-Curie de la commission européenne DG recherche. Ce projet, terminé en juin 2016, a comparé les effets des politiques migratoires sur les couples binationaux en France, en Belgique et en Italie dans la période qui suit la célébration de leur union lorsque les lois instaurent une « dépendance administrative » entre conjoints. Laura Odasso, « Introduction. Entre droit et contrôle sélectif : acteurs, normes et conséquences de la migration familiale » ; Victor Satzewich, « Facilitation ou exclusion ? La prise en charge du conjoint, les mariages de complaisance et la prise de décision des agents consulaires canadiens » – Carla Mascia et Laura Odasso, « Le contrôle du mariage binational en Belgique : les règles du jeu » ; Jean-Pierre Jacques, « La double victimisation des personnes étrangères victimes de violence conjugale en Belgique » ; Sarah Ganty, « La situation socio-économique, un obstacle dans le parcours migratoire des couples mixtes et étrangers en Belgique » ; Serge Slama, « Législation française : le long Dimanche de fiançailles des couples mixtes » – Hélène Neveu Kringelbach, « S’aimer sous les yeux de l’État : vécu et conséquences du contrôle de la migration de mariage en France » ; Françoise Poujoulet, « Femmes étrangères victimes de violences conjugales en France : la triple peine » ; Paola Bonizzoni, « Mariages mixtes, migration féminine et travail domestique : un regard sur la situation italienne » ; Charlotte Rosamond et Inès Hamai , « Les amoureux au ban public : la voix des couples franco-étrangers mobilisés » ; Sarah Vanbelle, « amoureux, vos papiers ! » ; Nawal Meziane et Coralie Hublau, « La situation des migrantes victimes de violence conjugale : plateforme de soutien au groupe “Épouses sans papiers en résistance” » ; Ségolène Mennesson et Nawal Bensaïd : Notices bibliographiques.
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25.00 €
Mimèsis
BC
Qui dira l’incroyable résistance de cette notion de mimèsis chargée d’un héritage des plus lourds, son inépuisable faculté de renouvellement, sa façon de revenir au premier plan là où l’on croyait en avoir fini avec elle ? La mimèsis n’a cessé de subir les assauts de la critique moderniste depuis la fin du XIXe siècle tandis que la réflexion historiographique incite à en user avec la plus extrême prudence, eu égard aux fluctuations sémantiques incessantes qu’elle a subies depuis Platon et Aristote. Aujourd’hui autant qu’hier, pourtant, elle demeure un incontournable lieu de pensée. L’esthétique et la théorie de l’art le démontrent : maniée avec la circonspection qui s’impose, elle reste un outil conceptuel précieux. Son champ d’application dépasse d’ailleurs de loin l’horizon classique pour s’étendre aux cultures antérieures ou extérieures à son règne ; de l’Égypte ancienne aux peintures pariétales du Paléolithique, la mimèsis revisitée ouvre ainsi la voie à de fascinantes relectures. Les auteurs ici réunis se sont proposés de remettre une fois encore l’antique concept à l’épreuve. De quoi est-il capable aujourd’hui ? Pour en juger, ils ont cherché à évaluer sa fécondité concrète sur le terrain de questions actuelles d’anthropologie, de préhistoire, d’égyptologie, de philosophie, d’épistémologie, d’histoire des images et de la critique d’art. À travers la diversité des objets et des points de vue, l’ouvrage porte ce message : l’outil herméneutique et le problème philosophique qu’est depuis si longtemps la mimèsis ont encore bien des lumières à nous offrir, bien des interrogations à éveiller. Contributions de Vinciane Despret, Marc Groenen, Maud Hagelstein, Philippe Junod, Jean-Louis Labarrière, Thierry Lenain, Danielle Lories, Marc-Emmanuel Mélon et Roland Tefnin.
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24.40 €
Mise en déroute
BB
Il existe un recentrement perpétuel de l’art de notre époque sur ses propriétés, et sur des exclusives, la plupart symboliques. Le cinéma, forme impure et acte assigné à la reproduction, ouvre à un autre dire, car les ombres qui y surgissent ne se résignent pas aisément à la vocation signifiante. En tentant de rapprocher le travail de l’artiste Djos Janssens du burlesque que mettaient à l’honneur Chaplin ou Keaton, peut-être reviendra-t-il au rire de démanteler quelques-unes des illusions modernes. C’est le pari que tente l’auteur à partir de l’œuvre de l’artiste plasticien belge Djos Janssens qui multiplie les installations dans les espaces publics en y opérant des décentrements et en distillant une touche de dérision pour mieux retrouver l’humain dans les situations de notre quotidien si souvent aliéné. Une partie de ce texte paraît dans la monographie consacrée à Djos Janssens par La Lettre volée : From Beyond (2015). Aldo Guillaume Turin formé à la linguistique et à la sémiologie à Strasbourg et, un temps, auprès de Roland Barthes, il participe aux Cahiers du Double à Paris et poursuit sous différentes formes (enseignement, écriture, cinéma, critique) un dialogue intermittent mais jamais rompu avec l’art d’aujourd’hui. Réalisateur de films consacrés à des artistes plasticiens et à des cinéastes de notre temps, il est également chroniqueur pour Flux News.
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13.00 €
Mocha
BC
Cette suite poétique signale une transformation importante de l’écriture de Franck Doyen. Si ses livres précédents témoignaient d’une confrontation avec les mots et groupes de mots, de la tension à la naissance de leur affrontements, ce dernier livre s’inscrit certes dans la continuité des collines, ratures, publié en 2016 dans cette même collection « Poiesis », dont la particularité était, notamment, un affrontement avec la page, plus précisément, avec la disposition sur la page des vers, des fragments. Le lecteur retrouvera la même structure visuelle, ses fragmentations en paragraphes courts pouvant être lus indépendamment les uns des autres, mais la thématique du déplacement est abordée cette fois sous les dynamiques du nomadisme et de l’exil. Mocha construit, au fur et à mesure de ses fragments poétiques, un récit. Le « vous », qui est le personnage auquel le texte s’adresse, dérive, seul sur l’océan. Entre le réel et l’imaginaire, en proie aux éléments, à la faim, à la solitude, le personnage perd l’usage de la langue et s’animalise. Ce livre est une véritable descente le long des zones océaniques, et une remonté jusqu’à l’île de Mocha, faisant ainsi entrer ce texte en résonance avec Moby Dick de Melville. Et en particulier, avec la mythologie Mapuche, et les peuples d’Araucanie et de Patagonie. Écrite dans une langue nette, claire, limpide, cette suite atteint des profondeurs poétiques auxquelles nous sommes peu habitués. Franck Doyen (1970), écrivain, poète est le coordinateur du Festival d’écritures poétiques contemporaines, Poema (rattachées à la région Grand-Est en France). Il s’est occupé pendant dix ans de la revue de poésies contemporaines 22(M)dP. Il collabore actuellement à la maison d’édition Faï Fioc à Montpellier. Il a déjà publié Lettres à la Première Bosse (Propos/2 éditions, 2007) ; EC / Rire au moment où (L’atelier de l’agneau, réédition 2012) ; B.I.O.bio - un désastre autobiographique (Propos/2éditions, 2010) ; Inventaire de début du jour (L’atelier de l’agneau, 2011) ; VOUS dans la montagne (Le Dernier télégramme, 2012) ; Littoral (L’atelier de l’agneau, 2013) ; Champs de lutte (Æncrages & co, 2014) ; Collines, ratures (La Lettre volée, 2016).
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14.00 €
Neiges
BC
Les jeux de mémoire sont au cœur de ce livre de poésie. il ne s’agit en aucune manière de retours nostalgiques à quelque source première mais bien à ce qui anime le monde de la parole dans le rapport qu’il entretient à l’expérience poétique telle qu’elle se révèle lorsqu’elle appelle l’expérience de la vie. ces jeux de mémoire débordent sur le présent tel qu’il se configure au moment de la lecture. Comme le signalait il y a peu Esther Tellermann, la poésie de cet auteur en est une, rare, où le dehors ouvre l’espace du dedans. Ces neiges, que rappelle le titre, ne sont pas qu’un prétexte circonstancié. elles sont tout ce qu’elles évoquent à travers les rappels d’une marche qui signale, tôt, la rencontre de l’autre. La perception du visible est alors troublée par tout ce qui l’envahit. et c’est du point de vue sensible que le jeu de la parole se déploie. Doublement puisque cette suite de textes articulés les uns aux autres signale un principe de fermeture/ouverture des mondes, sa volatilité explosive, et son attentat permanent aux systèmes, aux codes et aux normes, à la fois dans la manière d’être et dans la façon de l’exprimer. La dimension spatiale bouleverse la dimension temporelle. L’instant c’est l’espace temporel de la découverte de l’autre sous toutes ses formes, c’est le moment critique où la vie prend forme et se laisse quelque peu deviner. Pierre-Yves Soucy, né au Québec, est poète, essayiste, traducteur et éditeur. il a vécu en Belgique, en France, au Mexique, en Irlande et actuellement au Vietnam. Docteur en sociologie politique de l’université libre de Bruxelles, il a enseigné dans plusieurs universités et travaillé pendant dix ans comme attaché de recherche à la Bibliothèque royale de Belgique – section poésie et littérature étrangère (A.M.L.) – avant d’occuper la chaire Roland-Barthes à l’université de Mexico (unaM) de 1998 à 2001. engagé dans l’édition depuis des années, il est directeur des éditions Le cormier et de la revue L’étrangère. Il a publié une quinzaine de livres de poésie et de nombreux essais dans les domaines de la culture, de l’art et de la poésie modernes et contemporaines. Précédent livre publié : D’une obscurité, l’éclaircie (2013).
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15.00 €
Ni se nommer
BC
Depuis Art Poems, Stéphane Lambert nourrit sa poésie de sa fréquentation des œuvres d’art, convaincu que s’y jouent à échelle réduite les grands enjeux de l’être. Sensible à la temporalité parallèle à laquelle donne accès la création, il rapproche la genèse et la forme de l’écriture poétique de celles de l’image peinte, sans les substituer l’une à l’autre. À partir de ses émotions esthétiques, il éprouve et traduit la profondeur du regard en faisant résonner le bouleversement provoqué par la confrontation à la polysémie des œuvres – leur portée indéterminée. Dans ce nouveau recueil, il élargit le spectre de la création à des questionnements cosmogoniques qui, à leur tour, se fondent dans la plasticité du geste artistique. « Du bout des lèvres, Stéphane Lambert tire […] de ses expériences esthétiques, des idées sur le temps ; sur les cycles ; sur les territoires totalement neufs ou inédits, où débarque l’esprit. Du bout des lèvres, ses poèmes disent combien nos corps, nos esprits, sont littéralement mobilisés, ébranlés, à force de contempler les ruines, les restes de fresques antiques, par exemple, les matières quasi minérales laissées par des traits, des traces de couleurs. Du bout des lèvres, Stéphane Lambert nous incite à y aller voir de plus près. De tenter nous aussi l’expérience, en somme. D’aller voir ce qu’on peut, nous autres, humains humaines, corsetés dans nos corps, en tirer. Ce n’est pas rien. C’est superbement ambitieux. Superbement littéraire », dit Vincent Tholomé à propos d’Art Poems.
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Nicole Callebaut
BC
Au-delà des étiquettes et des modes, Nicole Callebaut trace une voie faite d’intégrité et d’exigence, et fait entendre dans le bruit du monde, y compris celui du monde de l’art, une musique singulière et entêtante. Se jouant des codes et des conventions artistiques, décochant à l’occasion quelques coups de griffe au marché de l’art (In Art We Trust), entremêlant l’enseignement spirituel de l’Orient (du Tibet et du Moyen-Orient notamment) et l’histoire de l’art occidental (de Goya au Pop Art), elle garde le cap et sait exactement pourquoi elle continue inlassablement de peindre. Nicole Callebaut (1935) est une artiste plasticienne belge de renommée internationale qui explore inlassablement les relations entre la ligne et la surface, entre la lumière et la couleur dans une volonté de recherche tant picturale qu’intellectuelle. Après des études en arts décoratifs à l’Académie des Beaux-Arts de Gand, elle devient journaliste à la radio-télévision belge, co-écrit le livre sur les Rites et Mystères au Proche-Orient paru chez Robert Laffont, coréalise des films à caractère ethnographique avant de s’installer plusieurs années à New York où elle renoue avec la peinture, puis de fonder une école d’art à Loulé au Portugal et continue inlassablement de fabriquer son papier à la cuve, de peindre et d’exposer des deux côtés de l’Atlantique, témoignant d’une vitalité apparemment inépuisable. Ses œuvres figurent entre autres dans les collections du Centre Pompidou (Paris), du National Museum for Women in the Arts (Washington DC), du Museum of Sharjah (É.A.U.), de la Communauté française de Belgique, du Musée de Mons, du Musée d’Ixelles (Bruxelles), du Centro Cultural Loulè et du Centro Cultural Faro (Portugal).
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24.00 €
No ou le pactole
BC
Texte lauréat d'ARTCENA, cette évocation d'une femme sans abri et de sa condition marque les esprits. «Les bras de Noémie c'est plein d'étoiles filantes. Quand tu regardes à l'intérieur tu vois qu'il y en a qui datent et d'autres qui viennent de mourir. Mais elle s'en fout Noémie, elle veut juste qu'on lui relève sa manche parce qu'elle veut pas mettre plein de liquide dessus quand elle se désinfecte les bouts de verre du pastis. Après elle rigole parce que ça pique l'alcool nonante.» Noémie, elle ne vit pas dans la rue, elle l'habite. Ce texte lui est dédié. On apprend à la connaître à travers ses déambulations, ses états d'âme et ses envies de casser. Pour rester en vie, Noémie se mesure toujours à l'excès. Cette histoire la suit au présent, et tente de redonner à la survie une nouvelle forme de solarité." Rachel M. Cholz est une autrice partageant son temps entre Genève, Paris et Bruxelles où elle vit. Outre l’écriture de récits, elle écrit et crée des projets pour la scène et les arts numériques. En plaçant la langue au centre de la dramaturgie, elle manifeste un intérêt particulier pour les paradoxes du langage. No ou le pactole est son premier récit publié.
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14.00 €
Non-lieu
BB
Non lieu réunit trois artistes qui posent tous, avec des moyens différents, la question de la fragilité de notre environnement immédiat, le temps d’une confrontation entre espaces construits et en suspension, pérennes et éphémères... Déroulement labyrinthique, les murs blancs de Laurent Pariente cloisonnent l’architecture du Plateau et invitent le visiteur à une expérience inattendue, au même titre que Romain Pellas qui rend inaccessible certaines salles en accumulant dans un équilibre précaire des éléments de récupération, abandonnés. En écho à ces propositions, Miriam Cahn propose une installation (peintures, photographies, dessins et vidéos) qui traduit la vulnérabilité du corps et de la nature dans des espaces entre disparition et apparition...
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17.30 €
Nothing is permanent
BA
Catalogue de l’exposition de La Centrale électrique, à Bruxelles, du 19 juin au 29 septembre 2009. Cette exposition retrace le parcours d’un passionné d’art contemporain et des artistes, Albert Baronian, qui, avec audace, en 1973, ouvre sa première galerie dans son appartement bruxellois, à l’époque où seuls deux lieux majeurs existaient dans ce secteur : la galerie MTL à Bruxelles et le Wide White Space à Anvers. Sentant l’effervescence de la scène artistique bruxelloise en dialogue tendu avec la scène artistique parisienne, il décide de présenter des artistes d’avant-garde, comme ceux de « Supports/Surfaces », fait découvrir au public belge l’arte povera, avec des artistes tels que Zorio, Merz, Penone, inconnus en Belgique et qui, depuis sont devenus incontournables sur la scène internationale. Alain Séchas, Georges Baselitz, sont aussi passés par ce lieu précurseur. Il lance aussi de nombreux jeunes artistes, comme Didier Vermeiren, Michel Frère, Benoit Platéus, Marc Trivier, Marie José Burki, Wang Du, Lionel Estève, etc. L’exposition rassemble des œuvres historiques majeures et aussi de nouvelles créations de ces artistes. Un long entretien d’Albert Baronian avec Virginie Devillez est accompagné d’images d’archives ainsi que de témoignages de Jan Hoet, Xavier Canonne et Daniel Vander Gucht. Œuvres de Marie-José Burki, Changha Hwang, Robert Devriendt, Daniel Dezeuze, Lionel Estève, Michel Frère, Ludger Gerdes, Florian Maier-Aichen, Xavier Mary, Mario Merz, Xavier Noiret-Thomé, Giulio Paolini, Benoit Plateus, Eric Poitevin, Ry Rocklen, Ivan Salomone, Charles Sandison, Alain Séchas, Bruno Serralongue, Marc Trivier, Claude Viallat, Wang Du, Thomas Zipp, Gilberto Zorio.
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25.40 €
Nous ne sommes jamais assez poète
BC
Au cœur de ce travail de lecture revient le motif qui hante Tellermann : nous cherchons tous un impossible. Dans une langue tendue par la réflexion et la méditation, Esther Tellermann nous invite à reprendre les questions essentielles sur la création littéraire et poétique dès son ouverture sur une étude consacrée à Dante. Pour elle, « le poème rejoint le mythe : c’est une manière de rejoindre, dans l’événement, le geste de tous ceux qui ont fait de l’imperfection, de l’irréconciliable, une œuvre. c’est une manière de dialoguer à travers le temps, d’avoir plusieurs filiations, plusieurs noms qu’on peut à chaque fois perdre, retrouver, mais constitutifs de son nom propre. Cependant, la loi du langage est une loi qui nous dépasse, qui plie le rêve cosmique, le limite à des sons, des rythmes, fait du poème la grille où l’infini de la matière du monde se fait parole subjective. “L’épique”, la sublimation, c’est cela aussi : ce qui noue l’histoire d’une singularité au tragique de l’histoire collective. habiter le poème, sa terre mentale, oblige à accueillir l’histoire, à sortir de l’autobiographie comme de l’anonymat, à construire un sujet contre la puissance du mythe, à bâtir un nom. Je pense à Paul Celan, à Ossip Mandelstam, à Trakl ; à ceux qui ont transformé la nuit, l’étoile, la boue et les soleils. » (Esther Tellermann) Esther Tellermann, née à Paris en 1947, est normalienne et agrégée de Lettres. après avoir enseigné dans le secondaire, elle est actuellement psychanalyste. Depuis un premier texte, sur L’Innommable de Samuel Beckett, dans la revue Action poétique en 1976, elle a collaboré à de nombreuses revues dont Banana Split, Poésie, Ralentir travaux, Moriturus, Le Nouveau Recueil, L’Étrangère, Rehauts ou Le Préau des collines. Elle est également membre du comité de rédaction de la revue de psychanalyse La Célibataire. son premier recueil poétique, Première apparition avec épaisseur, obtient un prix de l’Académie française en 1986. il est publié chez Flammarion, comme les suivants – huit recueils à ce jour, jusqu’au dernier paru chez cet éditeur en 2011 et intitulé Contre l’épisode. Son dernier recueil, Le Troisième, est paru aux éditions unes en automne 2013. Le travail d’Esther Tellermann figure dans de nombreuses anthologies dont l’Anthologie de la poésie française du XVIIIe au XXe siècle parue en 2000 dans la “Bibliothèque de la Pléiade”.
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22.00 €
Nous, les œuvres d’art…
BC
Monographie la plus récente et la plus complète consacré à cet artiste belge d’origine espagnole héritier d’Ensor, de Broodthaers et de Beuys, connu pour ses performances et installations qui débordent et contestent l’esthétique dite relationnelle à laquelle on pourrait être tenté de les assimiler. Nous, les œuvres d’art…, avant d’être le titre emblématique de cette monographie presque exhaustive consacrée à plus d’un quart de siècle de création et d’actions artistiques d’Angel Vergara, né en 1958, incarne l’esprit de son œuvre dont l’ambition semble conjuguer le paradigme duchampien selon lequel tout peut accéder au statut d’œuvre d’art et l’injonction de Joseph Beuys qui invite chacun à devenir artiste, soit cette proposition paradoxale : tout le monde peut être une œuvre d’art. C’est que l’artiste entend repousser jusque dans ses derniers retranchements la distinction factice et idéologique propre au marché de l’art entre la scène et le public, entre l’art et la vie, en proposant notamment des cafés implantés dans des lieux à vocation culturelle qui ne soient pas de simples simulacres de commerces mais de véritables lieux de convivialité et de spiritualité où s’opèrent simultanément différentes formes d’échanges. C’est en effet ce principe que l’on retrouve à l’œuvre dans ses différents actions et interventions artistiques dans l’espace public, parfois à l’échelle de toute une agglomération comme à Revin (France), et plus généralement dans ses « actes et discours » sous la forme d’alter ego tels que Straatman, le Vlaamse Black, voire le roi des Belges ou celui de l’art, feu Jan Hoet. Que l’on ne se méprenne pas, il ne s’agit pas pour Angel Vergara de figurer des personnages, aussi archétypaux soient-ils, et encore moins de célébrer les œuvres d’art cristallisées et réifiées dans leur aura et leur lustre institutionnel — Angel Vergara n’est pas pour rien l’héritier du pyromane Marcel Broodthaers même lorsqu’il entre dans Bruxelles juché sur un camion de pompiers – mais d’activer des dispositifs qui entendent inscrire une éthique de l’échange au cœur même de l’esthétique comme moyen et jamais comme fin. Cette somme rassemble les propos de Laurent Busine et de Juan Nieves, vieux complices de l’artiste, et ceux de Laurent Courtens et de Sarah Gilsoul qui livrent de multiples clés de lecture de cette œuvre protéiforme et pourtant résolument cohérente. Outre ces analyses serrées que l’artiste a tenu à exemplifier à l’aide de très nombreux documents d’époque et des entretiens fournis, on trouvera ici des œuvres collaboratives emblématiques réalisées avec Benoît Eugène et Corinne Bertrand et un avant-propos de Daniel Vander Gucht.
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35.00 €
Nous/ Wij
BC
Les photographies publiées dans cet ouvrage ont été réalisées par Charles Paulicevich dans le cadre d’une mission commanditée par la Centrale générale de la Fédération Générale du Travail de Belgique. Entre septembre 2021 et octobre 2022, il est parti à la rencontre de travailleuses et travailleurs belges au sein d’une trentaine d’entreprises, avec l’ambition de proposer une représentation actualisée du monde ouvrier. Ce livre de photographie, complété par de nombreux témoignages de délégués syndicaux issus de différents secteurs d’activités, des métallos aux titres-services, dresse un portrait collectif du monde du travail dans les usines et sur les chantiers, tel qu’on ne le voit et le montre jamais.Cela raconte l’histoire de corps en action montrés ici avec le respect et la dignité qu’ils méritent et les conditions de travail de tous ceux qui concourent, parfois de façon invisible, à notre confort et à notre sécurité. Ces corps sont fiers de ce qu’ils apportent à la collectivité avec toutes leurs compétences et leur détermination. Charles Paulicevich, photographe, enseigne dans l’école de promotion sociale Agnès Varda (Bruxelles) et réalise différentes missions photographiques notamment dans le monde du cinéma. Préface de Werner Van Heetvelde et Geoffrey Goblet, respectivement Président et Secrétaire général de la Centrale générale de la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB). Avant-propos de Manon Aubry, Députée européenne France insoumise et co-présidente du groupe de la Gauche au Parlement européen. Contribution de Herman Van Goethem, recteur de l’Université d’Anvers. Entretien entre Charles Paulicevich et Daniel Vander Gucht, sociologue (Université libre de Bruxelles) et éditeur.
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28.00 €
Nouveau monde
BA
Les artistes descendants des générations qui ont vécu les processus de décolonisation, comme de nombreux citoyens non-occidentaux vivant en Occident, soulignent la nécessité d’une réécriture des histoires croisées de l’Afrique et de l’Europe. Nombreux sont ces artistes qui interrogent les canons et les non-dits de cette mémoire, les objets hérités de vies et de territoires antérieurs, l'hégémonie de la modernité européenne et les récits des collections muséales qui évoquent les fantômes de l'entreprise coloniale. Du cinéma à la musique, des arts visuels au théâtre, de la danse à la photographie, ces artistes revisitent les archives familiales et redéfinissent la culture européenne héritée de la tradition gréco-romaine autant que celle de la Mitteleuropa. À travers leurs œuvres, Amalia Escriva, Margarida Cardoso, Teatro Griot, Francisco Vidal, Louise Narbo, Délio Jasse, Dino d'Santiago, Nuno Nunes-Ferreira, John K. Cobra, Katia Kameli, Aimé Mpane et Ana Mendes sont les protagonistes d'une vision transnationale des arts, jouant un rôle incontournable dans le cosmopolitisme européen du XXIe siècle. António Pinto Ribeiro, essayiste et programmateur culturel portugais spécialisé dans le domaine de l'art contemporain, spécifiquement africain et sud-américain, a été chercheur au Centre de Études sociales à l'Université de Coimbra, directeur artistique et commissaire responsable de plusieurs institutions culturelles portugaises, dont Culturgest et la Fondation Calouste Gulbenkian à Lisbonne. En tant que curateur, sa dernière exposition comme commissaire principal est «Europa Oxal» qui a d’abord été présentée au MUCEM à Marseille en 2021 puis à Gulbenkian à Lisbonne avant d’arriver à l’AfricaMuseum de Tervuren en Belgique en 2022.
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23.00 €
Nouvelles Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme
BC
Ces Nouvelles Lettres orchestrent librement (et non triomphalement) des réflexions sur la formation culturelle, artistique et esthétique de nos concitoyens, à l’heure même où les œuvres culturelles les plus marquantes et les pratiques de l’art contemporain inclinent également à mettre en question l’enrôlement de la culture et des arts dans le conformisme et l’esthétique. Les démonstrations s’inspirent de l’utopie pédagogique proposée voici deux siècles par le poète, critique et philosophe allemand Friedrich Von Schiller (1759-1805) dans ses Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme (1794). Non que Schiller constitue un modèle de réflexion vénérable, au point de nous plier à l’imiter, mais cette conscience esthétique moderne née sous le double signe d’une désillusion à l’égard du politique et de la conviction d’une possible émancipation de l’homme par l’esthétique, peut passer pour un excellent amer et nous faire entrer à notre tour en tension avec notre époque. Christian Ruby, docteur en philosophie, est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’instrumentalisation des arts et de la culture, l’art public ou les controverses de l’art contemporain. Il est par ailleurs membre des comités de rédaction des revues Raison présente, EspacesTemps, Bulletin critique du livre en français et Urbanisme.
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23.90 €
Nucléo
BC
Aldo Guillaume Turin s’attache dans ce recueil de textes, datant de plus de vingt ans et publiés dans des revues et livres divers au fil des ans, à livrer un certain nombre de clés de compréhension et d’interprétation des travaux menés par l’artiste Cécile Massart. Depuis près de trente ans déjà celle-ci travaille sur la thématique et les lieux d’enfouissement des déchets nucléaires à l’échelle de la planète afin de leur fournir des marqueurs pour les génération futures. Elle œuvre ainsi à l’émergence d’une véritable culture nucléaire qui soit à la fois une conscience éclairée de notre passé comme de notre devenir nucléaire et une forme de poésie qui permette de rendre ce monde technique viable. Entretiens avec l’artiste et réflexions plus personnelles sont l’occasion pour le sémiologue qu’est Aldo Turin d’interroger de façon croisée le renouveau de l’art et de partager des impressions sur l’analyse de ses principes et ses valeurs.
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15.00 €
Numeristique (+Dvd)
BA
Venant du monde entier par centaines de milliers à Saint-Pierre, fidèles et touristes mêlés s’adonnent à une forme de culte numéristique auquel correspond un langage chorégraphique par lequel les adeptes invoquent les dieux de l’image. Ce qui s’apparente à des gestes de prière consiste, à observer de près cette foule fervente, en une masse de mains levées tenant un appareil numériques, le regard rivé à l’écran, l’appareil tourné vers la lumière. Le véritable objet de la visite serait l’attestation par l’image et par le jeu du numérique de notre présence là, et la sur-accumulation de photographies tient lieu de témoignage de foi. Ce travail documentaire constitue donc une théorie selon laquelle le culte du tout image, du tout numérique, prendrait le pas sur le culte catholique en son temple même, le premier s’inspirant formellement du second, nourri de l’iconographie par laquelle son message s’est transmis. Sans cynisme, cet ensemble est réalisé en immersion dans le sujet, c’est-à-dire dans une quasi-totale analogie, un quasi-total mimétisme avec lui, en utilisant la même technologie numérique domestique, le « quasi » tenant au fait que j’occupe la place de l’observateur. Sébastien Reuzé, photographe français vivant à Bruxelles, a publié Constellations (La Lettre volée/Contretype) en 2001 et expose régulièrement en France et en Belgique. Clément Chéroux, maître-assistant à l’université de Lausanne, rédacteur en chef adjoint de la revue Études photographiques, conseiller scientifique du Musée Nicéphore-Niépce de Châlon-sur-Saone et membre du conseil d’administration de la Société française de photographie est l’auteur de L’Expérience photographique d’August Strindberg (Actes Sud, 1994), Fautographie, petite histoire de l’erreur photographique (Yellow Now, 2003), Mémoire des camps (Marval, 2001) et Le Troisième Œil (Gallimard, 2004).
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19.30 €
Odeurs d’Afrique
BA
Évocation impressionniste d’ambiances d’Afrique le long du fleuve Niger. Thomas Chable est né à Bruxelles en 1962. Il a étudié la photographie à l’Institut supérieur des Beaux-Arts à Liège. Depuis 1987 il voyage et photographie en Afrique et au Moyen-Orient. En avril 2000, il bénéficie d’une résidence d’artiste en Palestine (Jérusalem Est), qui donnera le jour à la série « Borderline », présentée pour la première fois à l’espace photographique Contretype, du 29 mars au 20 mai 2001.
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23.90 €
Orion, de nuit
BC
Ici la poésie ne s’enferme pas dans un genre poétique. Christophe van Rossom est peut-être un moraliste, mais au sens où la critique traverse et n’épargne rien de l’époque, la nôtre, non plus des démissions, comme des compromissions si fortement consenties. Cette poésie s’accompagne en permanence de références. Non pour reprendre simplement celles-ci sous forme de justification ou d’appui, mais pour leur faire dire ce qu’elles ont à dire au fondement de la condition humaine et des bouleversements qu’elle subit de nos jours. Rien du corps et des sensations, de la pensée, de la création, de tout ce que comporte la vie, ne se sépare – ne sont séparables. D’où cet appel continu à ses maîtres nombreux qui lui ont enseigné à aller ainsi. ainsi peut-on lire dès l’ouverture de ce livre : « À l’inverse de chateaubriand, il me semble que croire est une erreur d’orientation, quand penser ouvre à tous les vertiges salutaires. » Et encore ceci : « La pensée que j’esquisse n’a ainsi de sens que si elle irrigue chaque seconde de mon existence. Je ne cherche nul port : la distinction réside dans le comportement. Aucune étiquette ne colle longtemps. » Christophe Van Rossom (1969) est un spécialiste des questions de poétique moderne et contemporaine. Membre du conseil de rédaction de la revue L’étrangère, il enseigne au conservatoire royal de Bruxelles, à l’ERG et à l’Université Libre de Bruxelles. Conférencier, auteur de nombreux articles et études, il a publié plusieurs essais parmi lesquels Jacques Crickillon : la vision et le souffle ; Marcel Moreau : l’insoumission et l’ivresse ; Jacques Cels : un architecte du sens, tous trois aux éditions Luce Wilquin. On lui doit également trois livres de création : Sous un ciel dévoyé, paru aux éditions du Cormier, Savoir de guerre, publié aux éditions William Blake & co., et Le Rire de Démocrite, publié aux éditions de La Lettre volée, ainsi qu’une plaquette intitulée Petit traité d’athéologie. L’Académie belge de Langue et Littérature lui a décerné le Prix Vossaert pour son œuvre critique.
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20.00 €
Os cuillère
BC
« Voici un nouvel os dans la littérature, écrit Tristan Sautier à propos de ce premier recueil de poésie de Laurence Skivée. Il ne surgit pas pour l’esthétique. Un os, c’est pas spécialement décoratif, et rien n’est gratuit ici. Os qui ne nourrirait pas un chien, mais qui doit servir. Et il travaille, cet os ! Il est là pour râcler le réel, l’appréhender, le connaître. Enfance de l’art ou art de l’enfance, l’os creuse à travers les images afin de reconquérir une part d’être perdue ou effacée. Os chercheur d’un moi égaré. L’os mène celle qui l’écrit et s’écrit à travers lui vers un surplus d’être. Rien n’est gratuit ici, je le répète. L’os procurera un plus d’être à son auteure et, qui sait, peut-être aussi aux lecteurs. Telle est ma certitude. » Et comme le précise encore Laurence Skivée à propos de son écriture : « J’écris parce qu’il m’arrive quelque chose, parce que ma vie bouge, parce que les autres me font bouger. Écrire un poème, c’est reprendre sa respiration contre ce qui nous l’a enlevée. Ensuite, c’est du travail. Enfin et au mieux, c’est retrouver l’autre. La poésie est un exercice de lucidité. Écrire est une posture, un acte politique, un don. J’utilise l’écriture comme une arme. Je taille, coupe et tranche dans la chair de ma propre vie. Les mots ont une âme. »
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14.00 €
Ou Je Suis, Vu du Ciel
BC
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30.50 €
Où je suis, vu du ciel / Where I am, Seen From the Air
BH
L’œuvre de Michel François est protéiforme : sculptures, photos, vidéos, installations ou affichages publics. Ses nombreux voyages dans le Tiers-monde et sa collaboration avec des personnes internées de la clinique TBS de Kijvenlanden mettent en avant deux de ses thèmes de prédilection : le corps et l’habitat. Cette première monographie de l’artiste comporte un album constitué de photographies couleurs et noir et blanc de ses principales installations et expositions comme le Bureau augmenté et ses Affichages urbains. Les principaux textes critiques consacrés à son travail depuis des années sont documentés par des photographies et signés par des spécialistes : Frédéric Paul, Han Theys, Paul Ardenne, Jackie Ruth Meyer, Joerg Bader, Laurent Busine, Denis-Laurent Bouyer, Patrick Bougelet et Yves Brochard. Michel François, né à Saint-Trond (Belgique) en 1956, vit et travaille à Bruxelles. Sculpteur, il étend son travail à d’autres médiums comme la photographie, la vidéo ou diverses formes d’installations ou de happenings. Il a représenté la Belgique à la Biennale de Venise avec Ann Veronica Janssens en 1999.
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38.60 €
Où nul ne veut se tenir
BC
L’audace aussi bien formelle que thématique est au cœur de ce nouveau livre de Jean-Charles Vegliante. Ce recueil se pose d’emblée comme lieu inhabitable. Un essai de haler le bâtiment après le naufrage, et quelques morts de plus (ceux de janvier 2015, et la suite), nous avertit d’abord la voix poétique à la première personne. Long texte pour mémoire et de la mémoire, qui se redouble pourtant d’un chant ultime. Mais aussi, constat accusateur qui amène jusqu’au souvenir poignant et tendre d’un jeune Rimbaud et à ce bref explicit : « déserte », à la fois adjectif féminin et injonction d’un impératif absolu, dépassant certainement les limites de rédaction du poème et ses destinataires désignés, ces jeunes gens tentés par un certain jihadisme, dont la suite des événements a montré hélas la fermeture sans lueur d’espoir. Dans l’apaisement formel, voudrait-on croire encore (quatrains, quintils, sonnets s’organisent ici en suites raisonnées), un soupirail s’ouvre peut-être malgré tout, hors de la densité parfois presque étouffante du tissu verbal, loin des vieilleries d’une expérimentation aride de fin du XXe siècle, vers un horizon minuscule, notre infini, où subsiste et redevient possible « ce qui passe et ne veut rien / les prés les bois l’herbe l’eau les pierres le vent » (Derniers jours - d’été). Jean-Charles Vegliante né à Rome, est professeur émérite de l’université de Paris III – Sorbonne nouvelle. Traducteur-éditeur de Dante et d’autres classiques italiens, il a publié en 1977 une anthologie de la poésie italienne de la fin du vingtième siècle et traduit Leopardi, D’annunzio, Pascoli, Montale, Sereni,Fortini, Rabonni, A. Rosselli, M. Benedetti et de jeunes poètes italiens. Il a édité certains textes inédits d’ungaretti ou De Chirico. Il a obtenu en 2009 le Prix Leopardi pour l’ensemble de sa carrière.
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16.00 €
Ouïr le jamais vu
BC
Monographie consacrée à Dominique Vermeesch, artiste plasticienne, sonore et performeuse belge majeure dont les enjeux esthétiques et féministes sont clairement énoncés.« L'espace comme mon corps sont imprégnés de grandes toiles représentant un univers désolé de fin de siècle […]. L'héritage familial est traversé d'ondes mystiques issues de vocalises incompréhensibles chantées en latin […]. Il y a aussi ces gestes lents qui viennent de l'âme, un rite spirituel réalisé par un oncle prêtre chamane […]. Dans ce même espace, il y a des peintures de femmes martyres, des annonciations mélangées d'assomptions de résurrections et de morts. Ce trop-plein de sensations, d'héritages, va me forcer à me retirer, me dénuant dans un vide sans nom, un espace qui esquive le monde » dit Dominique Vermeesch en évoquant son univers. Dominique Vermeesch (alias do.space), artiste multidiscipliaire, travaille et développe ses questionnements par le texte, le dessin, la photo, le son, la vidéo et son propre corps sans oublier les archives qu'elle s'approprie et qu'elle intègre à sa mythologie personnelle et féministe et à sa pratique d'inspiration chamanique. On y croise Hannah Arendt, Françoise Collin et les Cahiers du Grif, Patti Smith, Simone Weil, Donna Haraway, la voix de Joan La Barbara ou de Meredith Monk, Lee Miller et Valentina Terechkova aussi bien que la statuaire traditionnelle africaine, des images du cosmos et de tout ce qui concerne la création, le corps, et toutes leurs mythologies. Cette monographie constitue un manifeste synesthétique mêlant le visible et l'invisible mais aussi le son, le corps et le cosmos et renvoie le lecteur à de nombreux liens audio et video hébergés sur son site web.
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22.00 €
Palestine
BA
À l’occasion de la « Saison palestinienne » organisée à Bruxelles par les Halles de Schaerbeek était présentée au Botanique, du 5 septembre au 9 octobre 2008, une exposition rétrospective de la photographe palestinienne Rula Halawani. Ses photos dépeignent la réalité quotidienne, inextricablement politique, des Palestiniens dès lors que, comme le dit la photographe, « toute notre existence est tellement imprégnée à tous les niveaux par la conjoncture politique ». Rula Halawani est née en 1964 à Jérusalem-Est. Après des études en arts plastiques et en photographie à l’université de Westminster (Grande-Bretagne) et en mathématique à l’université de Saskatchewan (Canada), elle vit et travaille à Jérusalem où elle poursuit son activité de photographe, oscillant entre le reportage et la recherche photographique. De retour à Jérusalem en 1989, elle travailla comme photojournaliste au Al Bayader Assiyasi, hebdomadaire palestinien publié à Jérusalem-Est, et devint photographe officielle de la délégation palestinienne chargée des pourparlers de paix depuis 1992 et correspondante pour l’agence Sygma puis Reuter jusqu’en 1999. Elle travaille depuis comme photo-journaliste indépendante et est la fondatrice du programme de photographie de l’université de Birzeit en Palestine. Son travail photographique a été couronné de nombreux prix et est largement exposé dans le monde et dans de nombreux festivals et biennales d’art : biennales d’Istanbul, de Sharjah, Fotofest à Houston, Noordelicht en Hollande, Musée de la Ville de Rome, et récemment Marie de Paris (« Palestine, la vie tout simplement », Pont des Arts, 3-30 juin 2008) et Le Botanique à Bruxelles (du 5 septembre - 9 octobre 2008).
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28.40 €
Panorama
BC
Panorama est le titre d’une exposition revigorante en forme de dialogue entre deux têtes brûlées de la peinture et de la sculpture : le Français Xavier Noiret-Thomé et le Néerlandais Henk Visch. Ce dialogue poétique, empreint d’humour et de lucidité, questionne la place de l’être humain dans notre société. Avec toujours cette envie de tout remettre en question et en perspective, que l’on parle d’art ou du réel, bref d’offrir au spectateur d’autres pistes de lecture. C’est l’occasion pour nous de nous interroger sur l’art, mais pas seulement : sur notre façon aussi de (re)penser le présent, sans fatalisme ni naïveté mais en explosant les codes, comme Marcel Broodthaers a pu le faire en son temps. Exposition à la CENTRALE for Contemporary Art (Bruxelles) : 2 septembre 2020 - 18 janvier 2021. Denys Zacharopoulos (Athènes, 1952), historien et critique d’art, est curateur d’expositions (co-directeur de la Documenta 9, avec Jan Hoet, en 1992 et Directeur du Domaine de Kerguéhennec de 1990 à 2000). Carine Fol, directrice artistique de la CENTRALE for Contemporary Art à Bruxelles, est docteure en histoire de l’art et auteur de De l’art des fous à l’art sans marges (Skira, 2015). Xavier Noiret-Thomé (Charleville-Mézières, 1971) est un artiste plasticien français basé à Bruxelles. Lauréat de l’Académie de France à Rome et résident à la villa Médicis en 2005, son travail a été depuis exposé à Bruxelles (BoZar, Musée d’Ixelles, Galerie Valérie Bach, Galerie Baronian-Francey, Roberto Polo Gallery, etc.), Anvers (MuKha, Galerie Marion De Cannière, Lieven Segers Studio, etc.), Charleroi (Incise, Palais des Beaux-arts de Charleroi) mais aussi à l’international (Galerie Tanit, Munich ; Galerie Quatre, Arles ; Galerie Philippe Casini & Galerie Jennifer Flay Paris ; Musée des Beaux-Arts de Tourcoing ; Musée Arthur Rimbaud, Charleville-Mézières ; AD Gallery, Athènes ; Fri-Art, Fribourg ; Gallery Nicola Von Seger, Zurich, etc.) Henk Visch (Eindhoven, 1950) est un sculpteur, dessinateur et artiste graphique qui bénéficie d’une carrière internationale. En 1988, il a représenté les Pays-Bas à la Biennale de Venise et en 1992, a participé à la Documenta IX à Kassel.
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20.00 €
Parachute
BC
Fondée à Montréal en 1975, la revue d’art contemporain Parachute s’est fixée un programme précis tant sur le plan du développement de nouvelles méthodologies dans la critique d’art que sur celui de l’élargissement des frontières artistiques, géographiques et culturelles. Grâce à sa perspective transnationale, Parachute est devenu un outil de référence tant pour les artistes que pour les critiques et les chercheurs. Cette anthologie regroupe vingt-trois textes publiés au cours des vingt-cinq premières années de la revue, qui en aura publié près de mille entre 1975 et 2000. Livrés dans leur succession chronologique, ils dessinent une fresque qui retrace un quart de siècle d’histoire de l’art contemporain et de constant renouvellement de la critique de l’art. Textes de Douglas Crimp, Thomas Crow, Thierry de Duve, Georges Didi-Huberman, Serge Guilbaut, Kate Linker, Jean Papineau, René Payant, Jeff Wall, Anne-Marie Duguet, Peggy Gale, Raymond Gervais, Dan Graham, Jacinto Lageira, Johanne Lamoureux, Vincent Lavoie, Laura U. Marks, Philip Monk, Chantal Pontbriand, Christine Ross, Michèle Thériault, Dot Tuer, Victor Tupitsyn.
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38.60 €
Parler l’amour
BC
Les membres de l’École belge de Psychanalyse, plus particulièrement ceux de la section liégeoise, ont décidé d’organiser ce colloque sur l’amour. Parler d’amour… on ne fait que ça dans le discours psychanalytique. Ce que celui-ci apporte — et c’est peut-être cela, après tout, la raison de son émergence en un certain point du discours scientifique — c’est que parler d’amour est, en soi, une jouissance. Ce qui se confirme dans la consigne même du discours de l’analysant : « dire tout ce qui vient à la pensée, n’importe quoi » est ce qui mène au Lustprinzip de la façon la plus directe, malgré les heurts. Il n’empêche que si on en connaît à présent davantage sur les rapports entre le langage et la structure de l’inconscient, il reste encore quelqu’énigme : où, quand se rejoignent l’amour et la jouissance sexuelle dans les défilés de la pulsion et du désir ?
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19.30 €
Parti Pris
BC
Le mode répétitif du geste, du mot, de la phrase, de l’image et l’amplification de l’émotion sont le reflet de notre travail tentaculaire, et c’est l’écriture qui est ici choisie comme vecteur pour cette création (de 1979 à 2004). En ces temps de manque saoulé de passé, de présent, de futur, « parti pris » dévoile d’emblée son fonctionnement, son processus néfaste dont chaque instant est un nouveau départ vers une extension à court terme… coin soulevé sur l’absence de réflexion, l’agitation, la suspension du geste réfléchi, ce livre est un cri où l’omniprésence de la souffrance et l’angoisse de la vie reflètent somme toute les effets d’un monde soi-disant « augmenté » en tout genre… rapport-constat de ratés qui se veut juste à propos… vraiment ?… ou simplement une construction avide du chaos qui nous dévore… ce manque d’esquive, ce pas de danse, cette légèreté, ce poison aromatisé du bonheur… ceci n’est rien que le reflet d’une mise au point… d’une mise à mort… il ne reste que la peur de tout perdre qui nous encombre… jeu de plein, jeu de vide - jeu de mots, jeu d’espace - un point à l’endroit, un point à l’envers… ensemble hypothétique Guido-Lu’ est un duo d’artistes formé en 1992. Adepte des installations évolutives, des processus combinatoires et des manipulations et détournements d’images et d’objets, il mêle performances, espaces sonores et projections vidéo afin d’engendrer d’infinies corrélations et résonances. Petite Pilule pour la folie, Opérette en 36 tableaux (La Lettre volée, 2005) a été nominé pour le prix Werkleitz Project Grant 2004 au Kasseler Dokumentarfilm und videofest à Cassel. Leur création se focalise sur l’élaboration de nombreux clips et films dont les thèmes revendiquent tout à la fois la mesquinerie, l’espièglerie, le mensonge, le détournement, le vrai semblant, l’hypocrisie, l’hystérie… Mais quel que soit le concept de l’œuvre, le point de départ et son processus en tant que tel sont toujours immanquablement en situation de déséquilibre… en porte-à-faux entre « aspect-référence-affect » avec un regard pluriel tranchant « critique-clinique-ludique ». expositions et projections (festivals de vidéo) à travers le monde.
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30.00 €
Pasolini poète et romancier
BC
Dès ses premiers poèmes, l’essentiel de l’œuvre de Pier Paolo Pasolini s’articule autour de la figure de Narcisse. C’est travers l’évocation de ce mythe qu’il assouvit un impérieux besoin de confession publique. Mais Narcisse livre une lutte perdue d’avance contre le passage du temps. Pasolini mène ce combat en faisant un usage immodéré de l’analogie pour essayer de concilier instant et durée. Bientôt ce jeu acrobatique se révèle intenable. Il remet alors en cause l’idée même de représentation qui avait été initialement la sienne à travers deux œuvres majeures : La Meilleure Jeunesse (1975) et Pétrole (posthume, 1992), mais également dans un court-métrage comme Que nous disent les nuages ?(1968). Il invente alors des formes nouvelles comme malgré lui et contre ce en quoi il avait longtemps cru : un univers fondé sur l’éternel retour. Philippe Di Meo est écrivain, critique et traducteur. On lui doit notamment des traductions françaises couronnées de plusieurs prix des œuvres de Giorgio Manganelli, Andrea Zanzotto, Carlo Emilio Gadda, Bartolo Cattafi, Pier Paolo Pasolini, Giorgio Caproni, Giuseppe Bonaviri, Federigo Tozzi, Edgardo Franzosini, etc. Il a en outre écrit denombreux essais sur la littérature française et italienne, la peinture et le cinéma et collabore à de nombreux sites et revues littéraires.
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18.00 €
Paula Kane
BA
Paula Kane, artiste peintre anglaise, revisite les genres canoniques de la nature morte et du paysage en des tableaux proches du chromo. Un malaise ne tarde cependant pas à s’installer dans la contemplation de ses paysages trop sages et trop parfaits. C’est que Paula Kane compose ses tableaux à partir de « morceaux choisis » de l’histoire de l’art — sur un principe finalement très académique — qu’elle isole et réintègre dans ses compositions. Un pareil sentiment de « déjà vu » sourd de ses natures mortes composées, elles aussi, d’éléments de notre univers domestique (produits cosmétiques, produits d’entretien, etc.) qui nous renvoient à nos paradis artificiels. Paula Kane (1970) est diplômée du Goldsmiths College de Londres et enseigne les Beaux-Arts à la Byam Shaw School of Art et au Camberwell College of Arts. Elle est lauréate de multiples prix et distinctions et a participé à de très nombreuses expositions internationales. Elle est représentée par la galerie Emily Tsingou de Londres.
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10.20 €
Petite pilule pour la Folie (+CD Rom Interactif)
BA
Petite pilule pour la Folie, Opérette en 36 tableaux est une installation de 36 vidéos conçue par le duo d’artistes belges Guido’Lu pour être projetée simultanément sur 36 écrans connexes. Chaque saynète – gestes anodins théâtralisés faits sur mesure – met en exergue des clichés ludiques, des poses cliniques, des fabulations critiques, voire des situations anecdotiques. Le CD-Rom interactif inséré dans le livre permet de créer sa propre « Opérette » en jonglant avec les sons et en recombinant les images en mouvement. Denis Gielen propose, en contrepoint des captures d’images vidéo reprises dans le livre, un abécédaire personnel de mots-clés qui convoque notre mythologie collective. Guido’Lu est un duo d’artistes formé en 1992. Adepte des installations évolutives, des processus combinatoires et des manipulations et détournements d’images et d’objets, il mêle performances, espaces sonores et projections vidéo afin d’engendrer d’infinies corrélations et résonances. Petite pilule pour la Folie, Opérette en 36 tableaux a été nominée pour le prix Werkleitz Project Grant 2004 au Kasseler Dokumentarfilm und Videofest à Cassel. Denis Gielen est critique d’art, enseignant et curateur associé au musée des Arts contemporains (MAC’s) du Grand-Hornu.
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23.40 €
Pierre Klossowski
BC
Cet ouvrage aborde l’œuvre de Pierre Klossowski (1905-2001) dans tout son long. Reconnu et admiré par ses pairs (Bataille, Blanchot, Parain, Gide, Foucault, Deleuze, Lyotard, Lacan…), c’est un grand écrivain, un grand théoricien, un grand peintre. C’est aussi un grand traducteur du latin et de l’allemand. Cette œuvre tourne autour du regard porté à son incandescence, métamorphosant ceux qui le rencontrent. Le destin d’Actéon, auquel l’écrivain et ses héros masculins sont identifiés, est toujours en point de mire. Comment voir l’invisible divinité ? Voilà la question qui harcèle Klossowski et qu’il déplacera dans des rituels pornographiques inlassablement répétés. Il y a ce moment systématiquement traqué où, dans la conversation intime entre un homme et une femme (l’époux – l’épouse), les mots échangés s’interrompent. La scène, ouvrant à la rencontre sexuelle des corps, se fige dans le silence. Le corps, pris par le désir – Klossowski dit les démons –, devient le lieu d’une singulière rencontre. L’âme de l’épouse fait l’expérience que Dieu est le mal déclinant ce nouage du corps désirant et de la théologie dogmatique. Un spectacle se déplie sous le regard de l’époux, nouvel Actéon : la vérité de la théologie est la pornographie. Le corps de l’épouse, Roberte (à laquelle Denise, la propre épouse de Pierre, prête sa physionomie), inscrit cette vérité devenue conjointement spectacle pornographique et preuve logique de l’existence de ce nouvel être-suprême-en-méchanceté (selon l’expression de Sade) qu’est le Dieu klossowskien. L’œuvre fictionnelle, plastique et conceptuelle de Klossowski célèbre ces noces toujours renouvelées des corps théologiques et des exercices pornographiques. Hervé Castanet, professeur des universités, est membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association mondiale de psychanalyse. Il est psychanalyste à Marseille. Il a déjà publié une vingtaine de livres notamment sur la clinique des psychoses, de la perversion, et les nouages de la littérature, de l’art et de la psychanalyse.
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31.00 €
Pif
BB
Au fil des jours, on le sait, les artistes accumulent des notes, des croquis, des textes… bref, des bribes sans consistance immédiate mais qui, on le devine, sont les bases d’une pensée destinée à trouver plus tard une formulation aboutie, à fonder un travail. Walter Swennen, depuis des décennies, inscrit sur papier des dessins ou des phrases et les entasse. Cet ouvrage propose de visiter cet amoncellement. Tout croquis ou mot est donné avec la légèreté du propos initial, c’est-à-dire sans qu’une direction ne soit imposée ou qu’une détermination ne soit préalable à cette visite, mais avec le dessein d’ouvrir les portes d’une préoccupation quotidienne accumulée et vivante. Nous y verrons l’humour masquer la gravité et le détachement côtoyer une certaine forme de sagesse. Nous suivrons, ainsi qu’y invite cette collection, les traces subtiles de la mémoire qui s’inscrivent jour après jour dans les formes les plus variées de la plume, du pinceau et du crayon. Walter Swennen est né à Bruxelles en 1946. Artiste peintre, il expose régulièrement son travail depuis les années 1980 à Anvers, Bruxelles, Paris, Milan, New York... De nombreux musées et centres d’art contemporain ont montré son œuvre peinte, du Plateau à Paris au MAC’s (musée des Arts contemporains au Grand-Hornu en Belgique).
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28.00 €
Plates-Bandes a Part
BC
Au début des années 1960, un universitaire américain, cité par Rudolph Arnheim, pouvait se plaindre en ces termes de la piètre estime dont jouissaient les enseignements artistiques à l’Université. « L’art en soi apparaît comme une matière dénuée d’utilité et n’est trop souvent considéré que comme une fioriture du programme, une futilité tout juste bonne pour les étudiants inaptes aux études techniques, un dépotoir pour athlètes, un training thérapeutique pour paraplégiques. » À cette époque, les bandes dessinées n’avaient guère droit de cité dans les sphères académiques, sinon vous imaginez les horreurs qu’on aurait entendues à propos de cette neuvième roue de la citrouille artistique. En pensant à Mad, Marshall Mac Luhan remarque pourtant que l’art populaire - auquel il rattache les bandes dessinées - « est un clown qui nous rappelle toute la vie et toute la liberté dont nous nous privons dans notre routine quotidienne ». Aujourd’hui, alors que le « neuvième art » fait l’objet de cours, de colloques comme de publications universitaires, « liberté » est effectivement le maître mot permettant de comprendre l’intérêt que nous pouvons porter à son univers hétéroclite, non pas seulement parce que la bande dessinée nous donnerait à son contact l’illusion de rester en marge de la culture officielle, mais surtout parce que ses recherches plastiques et narratives témoignent, dans le meilleur des cas, d’une liberté radicale de création, rebelle au formatage de l’industrie culturelle, étrangère à l’ordre de la communication et à ses codes élémentaires. Contributions de Stefania Caliandro, Sabine Cazenave, Romain Duval, Miguel Egana, Boris Eizykman, Savine Faupin, Guy Fihman, Pierre Fresnault-Deruelle, Gilbert Lascault, Étienne Lécroart, Cyril Lepot, Jean-Christophe Menu, Jacques Samson, Stéphanie Smalbeen, Laurence Tuot.
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24.50 €
Poésie de l’infini
BC
Personnalité emblématique du premier romantisme allemand, Novalis en est aussi l’auteur le plus singulier et, à bien des égards, le moins connu. À côté d’une œuvre poétique qui a valeur de « mythe », se déploie une pensée fragmentaire et contradictoire, toujours en mouvement. Cet essai propose de traverser ce chaos théorique, pour en faire émerger les lignes de force esthétiques. Loin d’être ce parfait représentant de la pureté poétique ou de la « religion de l’art », consacré par la tradition, Novalis est surtout le théoricien d’une esthétique infinie et différentielle, postmoderne avant la lettre. En faisant du mélange des formes, de la pratique de l’échantillon, ou encore du rapport entre l’art et la vie des questions décisives, Novalis ruine par avance une certaine métaphysique de l’œuvre absolue et autotélique, généralement attribuée au premier romantisme allemand. À l’image de sa combinatoire encyclopédistique, l’esthétique transversale et mobile de Novalis prend, dans le contexte contemporain du décloisonnement disciplinaire et de la mixité, une actualité et un relief particuliers. Olivier Schefer est né à Paris en 1964. Docteur en philosophie, il occupe actuellement un poste de recherche à l’Université de Paris I. Il a traduit et annoté le Brouillon général de Novalis aux éditions Allia (2000) et prépare l’édition critique française intégrale des écrits philosophiques de Novalis. Il est l’auteur de plusieurs articles consacrés à la philosophie et à l’esthétique romantique, et à quelques problématiques esthétiques contemporaines.
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15.30 €
Poésie et question
BC
Le parti pris comme l’enjeu de cet essai sur la poésie contemporaine est de construire un propos théorique grâce à l’analyse et à la mise en rapport des notions d’hétérotopie (ou de pensée critique) et de dialogisme (ou de pensée de l’hospitalité), en utilisant le schème de la question comme dispositif de compréhension de ce qui semble constituer une bonne part de la spécificité du texte poétique contemporain. Les liens entre esthétique et éthique sont, en effet, constamment rappelés par nombre de poètes du XXe siècle (Apollinaire déjà mais également Michaux, Bonnefoy, Gaspar, Jaccottet, Deguy, Roubaud, Emaz...) et c’est pourquoi il s’agit ici (dans la continuité des essais de Michel Collot et d’Antonio Rodriguez) d’analyser la capacité transgressive du poème, autant langagière que conceptuelle, et sa dimension ontologique, indissociable le plus souvent d’une visée proprement humaniste, dialogique (dans le sens celanien du terme). L’analyse croise constamment une approche formelle et une approche plus phénoménologique, des analyses de détail de poèmes et une lecture plus panoramique du paysage poétique contemporain pour mettre en évidence tant les modalités énonciatives particulières, les caractéristiques d’écriture d’une œuvre ou d’un recueil, que les problématiques existentielles fondamentales d’un univers poétique, qui nous ramènent pour l’essentiel à un horizon axiologique dont il s’agit ici d’éclairer la teneur, les enjeux comme la dynamique. L’essai est constitué de deux parties, la première centrée sur une poésie, parole du doute et de la transgression, la seconde centrée sur une poésie, parole de disponibilité et parole dialogique. Évelyne Lloze, qui a d’abord travaillé dans l’édition dans les années 1980, enseigne dans l’enseignement supérieur depuis une quinzaine d’années et est actuellement professeur de littérature française du XXe siècle à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne. Elle a publié Approches de Jacques Dupin chez Rodopi en 1993, codirigé Le Silence et le Livre (Publications de l’Université de Saint-Étienne) et une cinquantaine d’articles dans des revues.
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26.00 €
Pola 1 - La Cambre Architecture
BC
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14.20 €
Pola 2 - La Cambre Architecture
BC
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14.20 €
Politiques de l’image
BC
Si la proposition essentielle qui anime depuis une quinzaine d’années les travaux de Jacques Rancière consiste simultanément à débusquer la tension entre les régimes éthique, représentatif et esthétique des arts, d’une part, et, d’autre part, à repérer les modalités du partage du sensible comme opération fondamentale du politique, c’est sans doute en fonction de ce nouage inextricable que l’image s’offre comme un terrain de prédilection pour penser, analyser et réarticuler le dicible, le visible et le pensable, les manières de faire et les manières d’être. Qu’il s’agisse de circuler à l’intérieur ou autour de l’image, de critiquer la société du spectacle, du règne du visuel et des emportements éplorés sur la fin des images ; de la définition d’un cinéma « politique » et de la prétendue coupure entre le cinéma classique et le cinéma moderne ; de la notion d’« irreprésentable » ; des spécificités médiatiques et techniques censées assurer une « pureté » de l’image conforme à sa non moins prétendue ontologie ; ou encore de la migration des images en mouvement des salles de projection vers les espaces d’exposition à la révolution numérique ou à la dématérialisation des œuvres par l’image, la vigueur et la radicalité peu communes de la pensée de Jacques Rancière nous invitent, à chaque fois, à rendre l’image à ses opérations singulières comme à ses enjeux politiques. Contributions de Bruno Besana, Lambert Dousson, Jacques-David Ebguy, Michèle Garneau, Solange M. Guénoun, Bérénice Hamidi-Kim, Adnen Jdey, Jean-Louis Leutrat, Eric Méchoulan, W.J.T. Mitchell, Jacques Rancière et Christian Ruby.
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29.00 €
Pornographie du contemporain
BC
Le 21 novembre 1991, la galerie Sonnabend, à New York, vernissait la nouvelle exposition de Jeff Koons. elle était consacrée à une installation exposée l’année précédente lors de la Biennale de Venise : Made in Heaven. Mettant en scène les ébats de l’artiste avec la starlette italienne du X italienne connue sous le nom de Cicciolina, celle-ci prenait la forme d’une série de grandes peintures pornographiques, accompagnés de statues représentant des petits chiens et des angelots. Dès le lendemain matin, toute la critique éructa de rage. vendue, infantile, Publicitaire, opportuniste : les spécialistes n’eurent pas de mots assez durs pour ce qu’ils ne pouvaient s’empêcher de considérer comme la plus parfaite incarnation du kitsch petit-bourgeois libidineux. De manière conforme à l’accueil réservé à toutes les pièces de Koons depuis ses débuts, ils ne daignèrent même pas regarder ce qu’il avait fait. Que se serait-il passé, sinon ? C’est la question à laquelle Laurent de Sutter tente de répondre dans cet essai, qui reconstitue le prodigieux écheveau de références et d’idées incarnées par Made in Heaven – écheveau qui pourrait conduire à penser que, plutôt que la forme la plus basse du commerce contemporain de l’art, cette oeuvre a toute les chances de représenter, pour nos époque, ce qu’avait représenté Fountain de Marcel Duchamp pour la sienne : le lieu de sa vérité esthétique. Pas moins. Laurent de Sutter est professeur de théorie du droit à la Vrije Universiteit Brussel. il est l’auteur d’une quinzaine d’essais consacrés aux liens entre images, loi et transgression, traduits dans de nombreuses langues. Il dirige les collections « Perspectives critiques » aux Presses universitaires de France, et « Theory Redux » chez Polity Press. Il est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Après la loi (PuF, 2018) ; Post-tribunal (editions B2, 2018) ; L’Âge de l’anesthésie (Les Liens qui libèrent, 2017) ; Poétique de la police (rouge profond, 2017) ; Vie et mort des super-héros (PuF, 2016) ; Accélération (PuF, 2016) ; Théorie du Kamikaze (PuF, 2016) ; Le Livre des trahisons (PuF, 2016) ; Magic (PuF, 2015) ; Métaphysique de la putain (Léo Scheer, 2014).
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14.00 €
Pour lire Wallace Stevens
BC
Dans ce livre l’auteur rend compte d’une lecture sauvage de la poésie de Wallace Stevens. Ce type de lecture ne part pas d’une théorie mais se laisse tout simplement aller au plaisir de lire, plaisir que Stevens lui-même s’attendait à donner à ses lecteurs et qu’il tenait pour une qualité indispensable de toute poésie. Cette lecture ne se laisse guider que par ce que Stevens lui-même a communiqué dans sa correspondance et dans quelques essais sur sa propre conception de la poésie et sur le rôle que celle-ci a joué dans son existence. On suit l’ordre chronologique des recueils dans lesquels sont choisis des poèmes représentatifs, traduits et commentés dans leur totalité, en partie pour un public francophone qui n’est pas forcément conscient de la polysémie des vocables et expressions anglais, et dont Stevens joue pour rendre la poésie des choses et situations vécues dans lesquelles se concrétise l’idée qui a déclenché le processus créateur. En suivant cet ordre chronologique de parution, le lecteur se rend compte de la continuité de la pensée poétique de Stevens qui n’a jamais cessé de réfléchir et d’approfondir sa conception de la nature et de la fonction de la poésie dans la vie, tant dans sa propre existence que dans la conscience collective de ses contemporains. Le lecteur de ce livre aura ainsi une vue panoramique de l’œuvre de Stevens à partir de laquelle il pourra y pénétrer pour en goûter les poèmes dans sa propre lecture sauvage. Léopold Peeters, docteur en lettres, a publié sa thèse de doctorat défendue à l’université du Witwatersrand, sous le titre de La Roulette aux mots. La parodie et le jeu des mots dans la poésie française, du symbolisme au surréalisme (1975). Une prose du monde. Essai sur le langage de l’adhésion dans l’œuvre de Bernanos, dont l’auteur commente du point de vue strictement poétique les textes majeurs, a été publié aux Lettres modernes (Paris, 1984). Il a enseigné la littérature française et la philosophie du langage à l’université de Prétoria dont il est maintenant professeur émérite. Il a publié de nombreux articles sur la poésie contemporaine, sur la poétique et la philosophie du langage dans plusieurs revues internationales.
Disponible
24.00 €
Pourquoi la performance ?
BC
Guide pratique de la performance comme outil pédagogique et comme expérience transformatrice de vie par une performeuse franco-brésilienne internationalement reconnue, ce manuel ne se contente pas de réflexions pratiques. C’est un guide pédagogique, pour la pratique, la réflexion et la vie. Pour Tania Alice, la pédagogie est une expérience transformatrice, pour l’élève ou l’étudiant mais aussi pour le professeur, une expérience axée sur le changement. La pédagogie est une pratique collaborative, c’est ensemble qu’on se lance dans l’aventure. Nombre d’ouvrages récents consacrés à la performance se réfugient derrière une autoréférentialité complexe et une théorie nébuleuse. Ce n’est pas le cas de ce livre. Pour Tania Alice, l’art est toujours une rencontre, peu importe entre qui, un échange d’affects, à mille lieues d’une discussion entre initiés. Par ses interventions, elle tente d’extraire ces affects des structures de pouvoir régnantes pour aboutir à de nouvelles formes de subjectivité. Tania Alice est une performeuse franco-brésilienne née en 1976. Elle est directrice artistique des Performers sans Frontières de l’Université fédérale de l’État de Rio de Janeiro, où elle enseigne la performance et mène une recherche sur les actions artistiques participatives en zones de trauma. Docteur en Lettres et Arts de l’Université de Provence, elle a publié, entre autres, Performance como Revolução dos Afetos (São Paulo, Annablume, 2016) et Manual para performers e não-performers (Rio de Janeiro, Multifoco, 2020) et a été artiste-chercheuse invitée dans de nombreuses institutions internationales, dont l’Université libre de Bruxelles.
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18.00 €
Prenez et mangez, ceci est votre corps
BC
Dans Salò ou les 120 jours de Sodome, Pasolini transpose le roman de Sade dans l’Italie de Mussolini. Mais Pasolini signale à plusieurs reprises que ce film ne concerne pas en premier lieu le fascisme, mais plutôt la société de consommation d’après guerre dans laquelle le corps, principalement celui de la jeunesse, est exploité. Frank Vande Veire analyse le film à partir de cette prémisse. Les quatre fascistes décrits par Pasolini ne sont, en effet, pas des fascistes doctrinaires mais des hédonistes cyniques avec de l’esprit et naturellement des idées très libertines. Ils vivent entourés d’œuvres d’art avant-gardistes et citent volontiers Baudelaire, Nietzsche et Huysmans. Pasolini suggère ainsi un lien entre le fascisme et le joyeux amoralisme d’une certaine avant-garde artistique. Il fait également sentir que le fascisme ne doit pas être entendu au niveau de la doctrine, mais compris comme une manipulation libidinale des corps dégradés et fétichisés. Le fascisme devient alors une allégorie de la société de consommation qui exhorte continument les sujets à épuiser tout le potentiel de plaisir que recèle leur corps. Le sadisme d’une telle société est qu’elle soumet ces sujets à un Autre anonyme qui les terrorise dans l’ordre obscène du plaisir et jouit de l’impasse à laquelle conduit cet ordre. Frank Vande Veire (1958), philosophe, est professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Gand. Il est l’auteur de De geplooide voorstelling. Essays over kunst (1997) et de Als in een donkere spiegel. De kunst in de moderne filosofie (2002), un tableau historique de la philosophie de l´art depuis Kant, et a reçu en 1997 le prix de la critique de la Communauté flamande de Belgique.
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17.80 €
Profond silence
BA
Plus qu’un catalogue, Profond silence est une mise en résonance des divers champs du travail artistique d’Agnès Geoffray. L’ouvrage déploie le travail le plus récent de l’artiste, il révèle les liens étroits entre sa pratique photographique, sa pratique sculpturale et son travail d’écriture. La littérature et principalement l’attrait pour le fait divers ont fondé son travail d’écriture, toutes ces petites histoires qui convoquent l’Histoire. Les photographies judiciaires, journalistiques, voire médicales, ont inspiré la nature de son travail photographique. Cette continuelle fascination pour la notion d’objet photographique lui permet de naviguer et de jouer formellement avec tous les atours de la photographie. Le lecteur plonge avec délectation dans l’univers d’Agnès Geoffray, un univers empreint des peurs les plus archaïques et les plus familières, où l’étrangeté émerge de toutes choses. Un univers mêlant étroitement fiction et réalité, pour mieux les confondre et les réinventer. Agnès Geoffray, diplômée des Beaux-Arts de Lyon et Paris, est une plasticienne française. Elle vit et travaille entre Bruxelles et Lyon. Après une résidence à la Rijksakademie d’Amsterdam, elle sera prochainement pensionnaire à la Villa Medicis, l’Académie de France à Rome. Elle expose régulièrement son travail en France, en Belgique et à l’étranger. La Lettre volée a déjà publié d’elle un ouvrage, Ultieme Hallucinatie, 2008 et un multiple de l’artiste : Bloc, 2005.
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24.40 €
Projets artistiques
BC
La multiplication des espaces publics dans les projets urbains conduit à une génération d’œuvres destinées à l’espace public de plus en plus diversifiées. L’accroissement des propositions s’enrichit d’une grande disparité des pratiques artistiques, d’une porosité des disciplines, mais est aussi accéléré par un éventail grandissant des commanditaires et un développement du curatoriat. Phénomène social, économique, artistique, la prodigalité de ces espaces d’art public est aussi la conséquence de l’intérêt qu’ont porté les chercheurs en sciences sociales à l’espace public qui, en tant que concept, continue d’assurer un rôle essentiel de distanciation et de rassemblement, de réflexion et d’échange. Une lente mais sûre symbiose de l’entertainment et du social rejoint la représentation de la démocratie vendue comme une image de bien être et de réussite sociale. Conscients de cette dérive, des artistes inventent toutes sortes de lignes tangentielles aux représentations coagulées de l’art et de l’espace public afin de détricoter leur union et de trouver parmi les bris de leur défaite des interstices ou des trous par où passera l’ébauche ou la promesse d’un espace public actualisé par ses usagers. Gaëtane Lamarche-Vadel, critique d’art et membre du collectif de rédaction de Multitudes, a été chercheuse au CERFI de 1973 à 1980 et a collaboré à la revue Recherches. Elle a enseigné à l’université de Paris VIII, à l’école d’architecture Paris la Seine et a été jusqu’en 2013 professeur de philosophie esthétique à l’École Nationale Supérieure d’Art de Dijon, HDR Sorbonne. Elle a dirigé des recherches sur l’art/la ville/l’espace public et est l’auteur de nombreux ouvrages dont : La Duplicité (La Différence, 1994), Les Jardins secrets de la renaissance (L’Harmattan, 1997), De ville en ville. L’art au présent (L’Aube, 2001), Anthologie de textes (Mercure de France, 2004), Pour-voir Emscher Park (HEAD Genève, 2005), La Gifle au goût public.. et après ? (La Différence, 2005), Chronique du chantier de l’arsenal (Ensadijon/Presses du réel, 2013), Politiques de l’appropriation (L’Harmattan, 2014).
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21.00 €
Quand l’économie nous est contée
BC
n aréopage d’économistes chevronnés nous racontent et nous expliquent les principaux concepts de la pensée économique à travers des exemples tirés de la littérature mondiale : une gageure et une réussite. À mettre entre toutes les mains car l’économie nous concerne tous et les écrivains ne s’y trompent pas. Étienne de Callataÿ et Luc Leruth ont convaincu quelques autres éminents collègues économistes de relever le pari de mettre leur discipline à l’épreuve de la littérature, et par la même occasion d’expliquer et de discuter bon nombre de notions et de concepts propres à la pensée économique la plus exigeante à travers un choix d’œuvres de la littérature mondiale. Parmi ces conteurs sachant compter on relèvera les noms de Denis de Crombrugghe, Isabelle de Laminne, André de Palma, Victor Ginsburgh, Georges Hübner, Florence Jaumotte, Danielle Meuwly, Pierre Nicolas, Pierre Pestieau, Jean-Philippe Platteau, Patrick Van Cayseele, Herman Van Rompuy, Luc Wathieu et Serge Wibaut. Étienne de Callataÿ (Université de Namur, Université Catholique de Louvain et London School of Economics) a travaillé à la Banque nationale de Belgique et au Fonds Monétaire International. Il est co-fondateur d’Orcadia AM, une société de gestion patrimoniale. Luc Leruth (Université libre de Bruxelles) enseigne actuellement à l’ISET en Géorgie après avoir enseigné à l’Université d’Essex et à la Solvay Business School. Il a travaillé au Fonds Monétaire International et est l’auteur de nombreuses publications scientifiques ainsi que de quatre romans publiés chez Gallimard.
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24.00 €
Quelque chose a bougé
BB
Entre 2012 et 2014, les Établissements Decoux ont collecté dans des boutiques de seconde main des photographies jumelles d’un même sujet prises à quelques secondes d’intervalle ou suivant un angle de vue légèrement différent et réuni une collection de près de deux cents de ces images doubles. il s’agit de clichés en noir et blanc pris par des amateurs entre les années 1920 et les années 1970. comment démêler l’intrigue, retracer la genèse ou imaginer le dialogue entre ces images doubles ? ce livre propose une tentative de typologie de ces variantes photographiques, soit la reprise (la pose du sujet, le cadrage et le point de vue sont très similaires d’une photo à l’autre) ; la variante (la pose change ou le cadrage est modifié bien qu’établi depuis un point de vue assez semblable) ; la variation (le point de vue du photographe varie suffisamment ou le sujet est transformé au point d’entraîner un déplacement de sens) ; la variation de disposition (pour les sujets complexes, certains éléments sont intervertis d’un cliché à l’autre) ; la variation par substitution (un sujet se met à la place d’un autre dans le même environnement) ; la variation quantitative (un ou plusieurs éléments sont soustraits ou rajoutés entre les deux prises de vue) ; la variation par contiguïté (la juxtaposition des deux clichés donne à voir un champ panoramique élargi). Didier Decoux, philologue distingué et artiste plasticien enseignant en école d’art, préside sous l’emblème des « Établissements Decoux » à l’auto-édition de livres d’artiste conçus « comme une mise en réseaux de textes divers perçus comme éléments porteurs de sens à déchiffrer et d’images choisies en tant que reflets connotés de subtiles préoccupations esthétiques ou sémantiques. Les livres des Établissements Decoux proposent ainsi une architecture conceptuelle minutieusement organisée et hiérarchisée au sein de laquelle chaque page (blanche ou imprimée), chaque notation (textuelle ou visuelle), chaque indice (manifeste ou suggéré) devient élément indispensable à la compréhension du thème exposé » (Pierre-Jean Foulon).
Disponible
24.00 €
Quelques figures
BC
« Ces 50 figures, ce sont des dessins que j’ai redécouverts par hasard dans une farde, en préparant une exposition chez O.V. Project. Elles datent de 1992-1994. Trente ans plus tard donc, je les ai revisitées et j’en ai fait des iPhone Paintings, grâce à l’application Adobe Sketch, sur mon smartphone. Quelques jours plus tard, Adobe m’annonçait avoir décidé de supprimer cette application. Ce sont les dernières iPhone Paintings que j’aurai réalisées avant la disparition de Sketch. » (J.F.0.)
Disponible
28.00 €
Qui a peur de l’architecture ?
BB
La profession des architectes a souhaité attirer l’attention des pouvoirs publics comme du grand public sur la situation alarmante que connaît la Communauté française de Belgique en matière de culture et d’initiative architecturales. Ce livre blanc entend proposer un certain nombre de recommandations politiques sur base d’analyses comparatives avec se qui ce fait chez nos voisins (Flandre, France, Pays-Bas, Danemark…). Suite à une série de plateformes de discussions et de concertations réunissant des membres de la profession mais aussi des usagers, des experts, des représentants des pouvoirs publics, etc., les promoteurs de ce projet invitent, à travers la diffusion de ce livre blanc, à l’ouverture d’un large débat public sur la place et la représentation de l’architecture dans la cité.
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10.20 €
Qui-vive
BA
Cet ouvrage est l’aboutissement d’un travail d’échange et de collecte visuelle. Une trentaine de jeunes Burkinabés vivant en rue à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, s’y confient en parole et en image. Il en émane un étonnant « autoportrait de groupe », à contre-courant des représentations convenues des « enfants des rues ». Car ce qui caractérise ces jeunes, au-delà de leur détresse et de la précarité qu’ils affrontent au quotidien, c’est leur volonté de tirer parti, avec intelligence et lucidité, de la réalité urbaine pour s’inventer et se construire en tant qu’individus.
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10.20 €
Quoi de nouveau sur L’Origine ?
BC
L’Origine du monde est en passe de devenir, au même titre que jadis la Joconde de Léonard, une véritable icône pour l’art contemporain. La pornographie, devenue productrice inflationniste des images du sexe, constitue l’autre versant, non artistique, du stock d’images actuellement disponible. On verra donc bien souvent dans la confrontation, polémique ou non, implicite ou délibérée, de ces deux imaginaires, le lieu incertain dans lequel il conviendra de situer leur pratique. Si l’histoire du tableau de Courbet se confond avec une certaine histoire du regard masculin, histoire dans laquelle, s’il ne la clôt pas, se situe encore Marcel Duchamp, la nouveauté en ce domaine se situerait sans doute dans le renversement opéré par un certain nombre d’artistes femmes dont la démarche vise à l’appropriation, souvent charnelle, d’une représentation issue d’une mise en forme sémiotique de leur propre corps. À travers des œuvres aussi diverses que celles de Niki de Saint-Phalle, Valie Export, Orlan, Marlene Dumas, Sarah Lucas et tant d’autres, ce qui semble visé dans cet engagement spécifique, c’est soit une mise en question polémique de tout l’agencement classique, pensé comme un dispositif de domination, soit son dépassement dans une autre mise en relation entre le masculin, le féminin, le sexe et l’art. Contributions de Fabienne Dumont, Miguel Egaña, Fabrice Flatuhez, Michèle Haddad, Vincent Labaume, Didier Ottinger, Emmanuel Pernoud, Marie-Domitille Porcheron.
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17.30 €
Raconter
BC
Avec ce récent recueil, le second traduit et publié en français, Maria Baranda déploie avec une vigueur peu ordinaire un univers poétique tenant son lecteur dans une tension continue et qui se révèle à travers une succession d’images le plus souvent d’une étrangeté troublante. Raconter est un cri disposé en séquences que l’on éprouve comme un vertige permanent, et que l’auteur tente d’incarner dans une parole poétique vive, voire même emportée. Elle cherche et trouve une voie poétique qui se situe entre la prose et le conte, sans ne jamais céder aux facilités d’une forme narrative qui s’enfermerait dans l’anecdote. Maria Baranda est née à Mexico en 1962. Poète et traductrice, elle a publié plusieurs recueils de poésie.
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13.20 €
Raymond Roussel : Contemplator Enim
BC
La curiosité que suscitent les « illustrations » commandées d’insolite manière par Raymond Roussel à Henri-Achille Zo pour les Nouvelles Impressions d’Afrique conduit à une investigation savante, menée sur le mode d’un roman à énigme — ce qui sied particulièrement à l’œuvre de Roussel ainsi réexaminée. L’illustration ressortit, dans cet ouvrage singulier, davantage au rébus qu’à un rôle anecdotique ou exemplatif, et renvoie aux procédés rousseliens de composition verbale et visuelle. Laurent Busine est directeur des expositions du Palais des Beaux-Arts de Charleroi et maître de conférences à l’Université libre de Bruxelles. Responsable et commissaire invité de nombreuses expositions dont il a signé plus d’un catalogue (Paolini, Tremlett, Penone, etc.), il fut le Commissaire pour la Belgique à la Biennale de Venise de 1995 et est le directeur du nouveau Mac’s (Grand-Hornu - Mons).
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13.70 €
Redistribution des pièces
BA
La peinture de Robert Suermondt m’apparaît irrésistiblement comme une série de plans cinématographiques, écrit le critique d’art Pierre Sterckx qui préface cet ouvrage. Elle « fait son cinéma », nous invitant devant elle à faire le nôtre. Mais pas du tout selon des arrêts sur images. Le cinéma-peinture de Suermondt concerne le montage. C’est du matériau-temps. Le cadre est dans l’espace, dirait Suermondt, alors que Godard déclarait : « Le cadre est dans le temps. » Allez savoir où passe le temps, où s’exerce le mouvement, qu’est-ce qui est dedans, qu’est-ce qui file au dehors dans cette peinture dont l’axe essentiel est de créer des catastrophes, des créodes (séries de catastrophes) et même tout simplement de composer du chaos. […] Les plongées cinématographiques de Suermondt ne l’éloignent pas du tout de la peinture. Il ne s’agit pas de la trahir ou de la perdre. On peut d’ailleurs songer à son propos à de prestigieuses références picturales, celles-là mêmes inspirées par des univers extérieurs à la peinture : Rosenquist (la publicité) ou Caravage (l’opéra). Suermondt se machine (se fabrique) un montage, quelque chose de baroque, au sens où le baroque est un art des télescopages et des débordements. […] Robert Suermondt (Genève, 1961), de nationalités suisse, slovène et néerlandaise, vit et travaille à Bruxelles. Il a fait ses études à l’École supérieure des arts visuels de Genève et a bénéficié d’une résidence à la la Rijksakademie van Beeldende Kunsten d’Amsterdam. Depuis 1986, il a fait de nombreuses expositions collectives et individuelles en Suisse, en Hollande, en France, en Belgique, en Angleterre, en Italie, en Espagne, en Allemagne et au Brésil. Il expose en solo cette année à la galerie Fabian et Claude Walter (Zurich) et à la galerie Briobox (Paris).
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24.40 €
Regard oblique
BC
Les essais ici réunis mêlent des théories philosophiques (principalement la phénoménologie) et des œuvres d’artistes (Marcel Duchamp, Giulio Paolini, Pep Agut, Thierry Kuntzel, Michael Snow, Peter Campus, Claire Savoie, James Coleman, James Turrell, Antony Mccall et João Fiadeiro) dont le principal projet aura été ou est toujours d’explorer les problématiques de la perception. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il existe peu de textes et d’ouvrages qui traitent à fond de cette problématique, surtout lorsqu’il s’agit de confronter les enjeux philosophiques aux œuvres contemporaines. De même, dans la critique et l’histoire de l’art, si les auteurs parlent parfois de la perception, ils mettent rarement en relation leurs analyses avec les travaux produits depuis bien longtemps par la philosophie, la psychologie cognitive, les sciences cognitives, et les innombrables textes publiés sur cette question cruciale de la perception, laquelle n’est rien de moins qu’une forme de notre existence. La perception n’est pas seulement une relation sensorielle ou sensitive à ce qui nous entoure, elle est avant tout une forme et une manière d’être au monde et une manière d’être pour autrui et avec autrui. Les œuvres d’art analysées dans ce recueil ont un double aspect : elles veulent montrer que le dualisme n’est pas viable, que le sensible et l’intelligible ne peuvent être scindés – c’est la première signification défendue ici de « perception » –, et que les œuvres d’art sont des formes très singulières par lesquelles et à travers lesquelles la perception est présentée en tant que telle, mais toujours avec cette visée de nous reconduire continuellement au monde, et, partant, à des questions pratico-morales et sociopolitiques. Jacinto Lageira est maître de conférences habilité à diriger des recherches en esthétique à l’université de Paris i Panthéon-sorbonne et critique d’art. collaborateur régulier de la revue Parachute, dont La Lettre volée a fait paraître une anthologie (Essais choisis 1975-2000, 2 tomes, 2004), il a publié chez le même éditeur D’après Ger van Elk (2002), L’Image du monde dans le corps du texte (2 tomes, 2003), L’Esthétique traversée (2007). il a récemment publié chez d’autres éditeurs des écrits sur Julião Sarmento et James Coleman, entre autres, et dirigé Du mot à l’image et du son au mot. Théories, manifestes, documents : une anthologie de 1897 à 2005 (2006).
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31.00 €
Regards sur le paysage urbain
BC
Dans l’imaginaire commun, la notion de paysage demeure fermement attachée au monde rural. A contrario, il reste complexe de définir ce que pourraient constituer les paysages urbains. Ce processus, auquel contribue l’émergence des sciences sociales et leurs conversations avec les champs artistiques et littéraires s’intensifie avec le développement des imaginaires et des techniques de diffusion des représentations de la ville, que ce soit par la gravure, la photographie, l’imprimé à bas coût ou le roman populaire, puis par le cinéma, la vidéo et les modélisations 3D. Ces représentations des paysages urbains disent les usages comme les systèmes de dominations, la formalisation des paysages coloniaux autant que l’hégémonie du paysage-marchandise dans la ville capitaliste, mais aussi les paysages de loisirs ou ceux façonnés par les revendications d’un droit à la ville. Ouvrage collectif sous la direction de Lise Lerichomme (Artiste et enseignante-chercheuse en arts plastiques à l’Université de Picardie Jules Verne et au Centre de recherches en arts et en esthétique de l’Université d’Amiens) et Sophie Suma (maîtresse de conférences contractuelle en Histoire culturelle de l’architecture et de la ville à l’Institut national des sciences appliquées (INSA Strasbourg) et docteure en arts visuels et architecture, elle enseigne également les études visuelles et le Design à la Faculté des Arts de l’Université de Strasbourg). Contributions de Daniel Payot (« Regards et légendes de paysages »); Lise Lerichomme (« Paysages sociaux »); Katrin Gattinger (« Le mobilier urbain comme figure d’ajustements artistiques du politique »; Guillaume Bonnel (« La ville invisible »); Caroline Guittet (« Construire la mémoire sociale des paysages urbains : quel photographe pour quelles représentations ? »); Bruno Steiner (« Le paysage à l’essai à Strasbourg : entre grand récit manifeste et explorations situées »); Sophie Lapallu (« Comment vivre en ville ? Quand l’art descend dans la rue : les Street Works »); Sophie Suma (« Le mall comme paysage »); Vivien Philizot (« Le Colorama de Kodak et la construction du regard dans le paysage urbain »; Sarah Calba et Olivier Crocitti (« La tâche de Sketch-up »).
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24.00 €
Regina maris
BA
«Refaire mille fois d’ouest en est le trajet La Panne-Knokke afin de vérifier qu’aucun tiroir des souvenirs n’a été oublié, que nul objet nul talisman n’a été égaré dans les dernières heures passées de cette chambre de l'hôtel Regina Maris aujourd'hui désaffecté. / Collectionner des pans d’histoire, des chars à voile à lire, des plages à écrire, reprendre quelques croquettes aux crevettes avant de fendre les flots, courir les rues, battre les polders. Croiser Ensor, Spilliaert, Delvaux, Magritte, Louis Artan mais aussi Roger De Vlaeminck, Willy Vandersteen, New Order et Echo and the Bunnymen au détour d’une digue. / La marée ramenant chaque jour sans cesse sur la plage, dans ses flux, reflux et ressacs, en un rêve récurent, des bibelots, un jouet, une sirène empaillée, une friture, un hôtel, un casino, une dune, un séjour à la Mer comme un voyage sur la Lune. / Parcourir ces soixante-sept kilomètres de nostalgie à la recherche de détails aperçus dans les cartes postales anciennes. C'est le voyage dans le temps et l'espace que propose l'auteur en ces poèmes en vers libres et aux assonances maritimes.» (F. L.) François Liénard, né en 1967 dans le Borinage (Belgique), est à la fois collagiste, écrivain, organisateur d’expositions et éditeur depuis 1993. Organisateur d’expositions avec le Châlet de Haute Nuit à Bruxelles et au-delà de 1994 à 2008, micro-éditeur avec L.E.Q.C.D.N.A.C.P. (Les Éditions Qui Changent De Nom À Chaque Parution) depuis 2001, un temps compagnon de route des Surréalistes bruxellois réunis autour de Tom Gutt, il a écrit quelques centaines de textes, tracts et notices depuis 1992. Il est l’auteur de 'Lieux dits' (L’Âne qui butine, 2021) et de 'Joyeuse entrée' (CFC, 2024). Jacques Darras, né en décembre 1939 à Bernay-en-Ponthieu (Somme), Prix Apollinaire (2004), Grand Prix de Poésie de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre (2006), est essayiste, traducteur de poésie français et poète traduit en de nombreuses langues.
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18.00 €
Rencontres et décalages
BC
Complices depuis 1985, Nicole Mossoux et Patrick Bonté ont conçu de nombreux spectacles qui ont bourlingué à travers les cinq continents. Leurs mises en scène baroques et très contemporaines mêlent la danse, le théâtre et la musique avec de récurrentes références à l’histoire de la peinture et à la littérature. Ils ont sollicité quelques hommes et femmes de lettres, pour susciter des textes qui sont comme la coulisse du sens. Cet ouvrage, qui rend compte de leurs dix-sept années de créations avec une abondante iconographie, est aussi l’occasion de faire le point sur leur pratique et leurs conceptions scéniques. Textes de Raoul Vaneigem, Gaston Compère, Daniel De Bruycker, Nicole Mossoux, Patrick Bonté, Marie Baudet, Rosita Boisseau, Jo Dekmine, François Emmanuel, Yannic Mancel, Marcel Moreau, Jean-Marie Piemme, Marc Rombaut, Olivier Smolders.
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17.80 €
Repenser la coopération culturelle en Afrique
BC
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18.30 €
Reprises de paroles
BC
Pour l’auteur de ces textes, la poésie témoigne doublement d’une expérience du monde et, simultanément, de celle de la langue. Celle-ci retrouve et reprend parole, à partir de l’Antigone de Sophocle, une œuvre majeure qui reste, pour beaucoup, un moment fort de ce que nous sommes, de même que de ce que nous sommes devenus. Aussi, sa reprise maintient l’ardeur de son origine, de son avènement, du fait qu’elle repose sur des fondements fragiles, nomades ou vacillants, et tout autant, inachevables, inachevés. sa fraîcheur demeure latente dès lors qu’il s’agit de faire surgir, de retrouver ce qui semble s’y cacher, s’y dissimuler. Cette reprise cherche à s’approcher au plus près de nous-même afin de nous tenir dans l’intervalle d’une relation immédiate qui emporte la matière des mots au-delà de la facticité de toute littéralité, comme pour accorder à notre lieu et à notre condition, dans l’instant de leur réception, une place primordiale. Ces textes sont des blocs de noir et de gris qui s’avancent et varient comme autant de sismographes. Pierre-Yves Soucy, né à Mont-Laurier (Québec), poète, essayiste et traducteur,a enseigné dans plusieurs universités et fut attaché de recherche à la Bibliothèque royale (a.m.l.) à Bruxelles. Rédacteur en chef de la revue Le Courrier publiée par le Centre international d’études poétiques de 1990 à 2000, il a occupé la chaire Roland-Barthes à l’université nationale de Mexico (unaM) de 1998 à 2001. Codirecteur des éditions La Lettre volée, directeur des éditions Le Cormier, il a fondé et dirige la revue L’Étrangère.
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14.00 €
Retour sur Pierre Bourdieu et Hommage à Henri Janne
BC
Salutaire retour sur deux figures marquantes de la sociologie francophone engagée : Pierre Bourdieu dont on ne finit pas de revisiter les concepts opératoires devenus canoniques dans la discipline et Henri Janne, cofondateur avec Georges Gurvitch en 1958 de l’Association internationale des sociologues de langue française, ministre belge de l’éducation et de la culture (1963-1965) et auteur d’un Système social qui aura servi de manuel à des générations de sociologues belges, avec quelques varia qui complètent ce volume 2016 (publié en 2019). Retour sur Pierre Bourdieu : Loïc Wacquant, « Brève généalogie et anatomie de l’habitus » ; Loïc Wacquant, « Quatre principes transversaux pour mettre Bourdieu au travail » ; Loïc Wacquant et Aksu Akçaoglu, « Pratique et pouvoir symbolique chez Bourdieu vu de Berkeley » Hommage à Henri Janne : Claude Javeau , « Présentation » ; Anne Van Haecht, « Hommage à Henri Janne » ; Claude Javeau, « Sur la mort d’Henri Janne. Tombeau pour le prince de Sérendip » ; Henri Janne, « Un bref florilège : Le relationnel est vecteur de force sociale — Théorie de la force sociale – Les sociétés en changement – Communications de masse. Mutation intellectuelle et culturelle – Personnalité humaine et culture – Crise de l’université – Critique de la démocratie – Opinion et démocratie » Varia : Simon Lafontaine, « Quid de l’habitus ? réflexions en compagnie de Pierre Bourdieu et d’Edmund Husserl » ; Jean-François Orianne et Étienne Lohay, « Comment les chiens travaillent-ils ? Le cas des chiens détecteurs d’explosifs » ; Claude Javeau, « La Common decency est-elle réactionnaire ? »
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25.00 €
Rien ne va plus
BB
Tout en assumant sa fonction de catalogue pour l’exposition éponyme du musée d’Ixelles, l’ouvrage est conçu comme un objet autonome questionnant la pratique de la peinture, sa perméabilité avec la musique, les phantasmes et les images qu’elle a entretenus dans l’imaginaire collectif et dans lesquels l’industrie du disque a largement puisé pour produire les 250 pochettes de disques présentées. Édité au format de poche et en bichromie, cet ouvrage rassemble une nomenclature des 250 versions différentes des Tableaux d’une Exposition de Moussorgsky ainsi que 70 disques/palettes réalisés par des artistes contemporains à la demande de Juan d’Oultremont et un certain nombre de documents annexes. L’ensemble est complété par une série de textes sur la genèse du projet, sur l’histoire des Tableaux (Xavier Lacavalerie), sur les rapports entre les arts visuels et la musique (Alain Géronnez) et sur l’usage de la collection dans la pratique de l’art contemporain (Pierre Leguillon). Juan d’Oultremont, Gradué en Arts plastiques Saint-Luc (atelier de Marthe Wéry et Pierre Carlier), enseigne l’installation et la performance à l’École de recherche graphique (erG) à Bruxelles depuis 1992. En 1976 il crée le mouvement Cissiste International. Il est également l’auteur d’une œuvre littéraire abondante publiée depuis 1979, de nombreux textes de chansons et de pochettes de disques pour Philippe Lafontaine (dont Coeur de Loup - disque d’or en 1989), Maurane, Jaune libre, Sébastien Wild, Marc Moulin, K. Loren, Charlie Maker...) et a participé régulièrement à « La télé infernale » (sur la une) et aux émissions « La Semaine infernale » et « Le Jeu des dictionnaires » (RTBF) avec des chroniques se retrouvant le samedi dans le supplément Bis de La Libre Belgique. Depuis 2012, il est présent sur Radio Nostalgie dans l’équipe des Sauveurs. _
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22.00 €
Robert Suermondt
BC
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10.20 €
Robert Suermondt
BC
L’ensemble des collages repris dans ce volume publié vient de photographies découpées dans la presse. Ils participent d’un même geste, d’une double opération visant à soustraire les visages en fondant dans le même mouvement le masque dans ce qui l’environne. À partir de cette trouée surgit un lieu fluctuant où vacille la frontière entre corps et architecture. La stabilité de l’ensemble du cadrage est entamée et la composition elle-même, ainsi privée de ses points d’appuis unifiant, se trouve prise en une rythmique fréquentielle. L’enjeu du travail pictural de Robert Suermondt tient dans la mobilisation du spectateur dans sa relation à l’image pensée comme un espace de négociation. Il s’agit de susciter un détachement du regard, saisi de prime abord par la centralité géométrique propre à chaque image, pour l’amener vers l’à-coté et l’ouvrir à la circulation sur le plan. Les collages à partir desquels Robert Suermondt développe ses peintures peuvent être perçus comme autant d’exercices de mise en frontière de fragments d’images tendant vers une unité en fin de compte toujours paradoxale, puisque là où l’œil trouve prise, l’objet se dérobe sous la coupe. Ainsi, la proximité de ces peintures avec le cinéma se joue par le biais du montage, par agencement et multiplication de syncopes à plusieurs niveaux. Robert Suermondt (Néerlandais, Suisse et Slovène) est né à Genève en 1961. Il y poursuit des études d’art à l’école supérieure d’art visuel (ESAV) dans les ateliers média-mixtes de Cherif et Silvie Defraoui, de 1983 à 1988, suivi par un cursus de post-graduat à la Rijksakademie d’Amsterdam, de 1989 à 1992. Installé depuis à Bruxelles, il montre régulièrement, depuis 1986, son travail à l’occasion d’expositions collectives et personnelles. Un livre de Jean-Marc Huitorel paru en 2002 et un autre, préfacé par Pierre Sterckx, paru en 2009 sous le titre Redistribution des pièces, lui ont été déjà été consacrés précédemment aux éditions de La Lettre volée. Ouvrage présenté à l’occasion de l’exposition de Robert Suermondt « Couper/Coller » au Centre de la photographie de Genève (6 septembre-27 octobre 2013).
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Robert, va te coucher
BB
Comment rester sérieux ! Le titre Robert va te coucher, s’adresse au Petit Robert compagnon des insomnies, qui sous sa forme numérique accompagne Daniel Vander Gucht pour un jeu de variations brèves percutantes, merveille d’assemblage sonore, d’humour en vers frappés, portraiturant son époque et nos tics. Jacques Bonnaffé qui lit Robert, va te coucher le 13 décembre 2016 sur France-Culture. À écouter en podcast : https://www.franceculture.fr/emissions/jacques-bonnaffe-lit-la-poesie/semaine-effervescente-24-comment-rester-serieux Friandise pour les fêtes. Hop ! on reprend un peu de Vander Gucht, c’est bourré de vitamines. « Des airs à faire fuir les balourds // ou à danser tout de travers // Tapeur à gages phonométrique // Entr’acteur Velvet Gentleman », un arrière-goût de Bobby Lapointe, extase avant de rejoindre les débats lourds, relatifs à Robert Z. Deuxième fournée de "Robert va te coucher" lue par Jacques Bonnaffé sur France Culture le 26 décembre. À écouter en podcast : https://www.franceculture.fr/emissions/jacques-bonnaffe-lit-la-poesie/effervescence-apres-14-robert-va-te-coucher-friandise-pour « Alors que je n’écris plus de poésie depuis près de trente ans et que j’essaie en vain, depuis presque aussi longtemps, de trouver le bon angle d’approche pour écrire quelque chose de sensé et d’intéressant sur la musique qui compose la bande son de ma vie, je me suis surpris, durant l’été 2013 en Algarve, à combattre l’insomnie en composant, en compagnie de Robert installé sur mon Mac, une suite de poèmes rimés que j’ai tout naturellement intitulée « Robert, va te coucher » en les congédiant tout deux au petit matin. Leur rythmique et leur sonorité m’ont immédiatement convaincu de les mettre en musique (sauf que je suis aussi doué pour la musique et le chant que pour la cuisine moléculaire et le maniement de la scie sauteuse). Je ne désespère pas que quelque musicien leur prête un jour prochain son talent mais j’ai trouvé entretemps un autre complice en la personne de mon ami le peintre Pascal Courcelles qui a accepté ma proposition d’insuffler, à la plume et au pinceau (sans compter les autres ustensiles dont je n’ai même pas idée), la vie à ces mots tapés sur des pages blanches… qui ne le seront pas restées longtemps. » Daniel Vander Gucht (1958) est professeur de sociologie à l’Université libre de Bruxelles où il dirige le GRESAC (Groupe de recherche en sociologie de l’art et de la culture) et la Revue de l’Institut de sociologie. Il a publié plusieurs essais dont L’Art contemporain au miroir du musée (Bruxelles, La Lettre volée, 1998) ; Art et politique. Pour une redéfinition de l’art engagé (Bruxelles, Labor, 2004) ; La Jalousie débarbouillée. Éloge de l’incertitude amoureuse (Bruxelles, Labor, 2005 ; réédition Bruxelles, La Lettre volée, 2014) ; Ecce homo touristicus. Identité, culture et patrimoine à l’ère de la muséalisation du monde (Bruxelles, Labor, 2006) ; L’An passé à Jérusalem. Journal yérosolymitain (2004-2005) (Bruxelles, La Lettre volée, 2008) ; L’Expérience politique de l’art. Retour sur l’engagement artistique (Bruxelles, Les Impressions nouvelles, 2014) ainsi qu’Écrits prématurés et troubles chroniques (Bruxelles, La Lettre volée, 2015). Pascal Courcelles (1956) est un peintre belge qui expose régulièrement tant en Belgique qu’à l’étranger.
Disponible
18.00 €
Rosalex
BB
Une jeune femme, apparemment comblée, redécouvre une tragédie qu’elle avait enfouie au fond d’elle-même. Un vide qui l’envahit et parfois l’écrase, un oubli comme un monument au centre de sa vie. L’histoire de Rose, c’est aussi une rencontre, une passion, un rêve prégnant... un récit dans la tradition du roman-photo, pour parler d’amour, de vertige et de hasard... Myriam Hornard, née à Athus (Belgique), est une artiste plasticienne qui explore le pouvoir insoupçonné de notre environnement. Le monde est ramené à ces riens qui nous construisent, qui nous retiennent, qui nous protègent de la mort, de la folie, du vide...
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Route des hommes
BC
Internationalement reconnu comme un maître de la gravure sur bois au XXe siècle, Frans Masereel (1889-1972) est un artiste engagé dans l’histoire de son temps. Observateur du monde moderne, son œuvre dessine les utopies d’une humanité en marche. Ce sont des hommes et des femmes, emportés par la force des événements, qui décrivent des destins souvent tragiques ; le progrès technoscientifique apportant avec le développement industriel son lot d’injustices et de catastrophes. Si l’esthétique de Frans Masereel demeure marquée, voire meurtrie, par les deux guerres mondiales et leurs combats idéologiques, ses thèmes n’ont rien perdu de leur actualité. Tirant parti de la brutalité de la taille pour durcir les idées qu’ils illustrent, ses bois gravés ont conservé au surplus du caractère tourmenté des années expressionnistes, une vision éclairante du cycle de rêves de grandeur et de désenchantements d’une civilisation qui se découvre mortelle. Ce volume qui accompagne l’exposition du MAC’s présente pour la première fois, un ensemble de dessins préparatoires (soixante-cinq pièces) et d’impressions d’atelier (cinquante-huit pièces) réalisés par Frans Masereel en 1963 en vue de l’édition de son livre Route des hommes publié chez Limmat-Verlag à Zurich en 1964. Outre la reproduction de ces dessins rehaussés de gouache qui attestent de l’aptitude de la pensée graphique de Frans Masereel à saisir les moments forts de l’histoire et de la vie des hommes, on trouvera un texte éclairant de France Hanin et un ensemble de textes courts de Ghislain Olivier, en résonance avec l’esprit de ces dessins et gravures. Exposition conjointe Becher/Masereel au Musée des arts contemporains au Grand-Hornu (4 juin - 13 août 2006).
Disponible
14.20 €
RUSES À L'OEUVRE
BC
Parce que dans un monde injuste, régi par des luttes d’intérêt, on a parfois besoin de jouer des tours, cet essai pose la question : que peut l’art ? Mais plutôt que de regarder les œuvres du point de vue de l’efficience, il s’agit d’observer leur inventivité, de saisir la complexité de leurs modes opératoires. Les ruses – qui font croire et agir tout en restant elles-mêmes dissimulées, qui enthousiasment par leur capacité à mener une cause perdue au triomphe – sont au cœur de ce livre, préfacé par le philosophe Pierre-Damien Huyghe. Par l’étude de « l’intelligence pratique » des procédés et logiques de cinq œuvres des artistes Peter Rösel, Made in Éric, Olive Martin et Patrick Bernier, Judith Deschamps, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, cet essai explore leurs résistances en s’appuyant sur des stratagèmes observés par ailleurs (camouflage militaire, système de l’art, actions politiques sur la justice, arnaques sur internet) et les théories qui leurs sont consacrées. Ces œuvres desquelles émanent des connaissances, savoirs-faire et astuces, invitent à regarder comment ces gestes artistiques peuvent nous aider à penser les conflits du réel et imaginer des modes d’agir rusés.
Disponible
21.00 €
Salerni
BC
Sous de pareils assemblages de sensations, sous de telles rafales de perceptions qui n’en finissent plus de se décaler, de se décentrer, c’est toute une galaxie intime qui fait surface pour peu à peu s’incruster dans le texte, jusqu’à faire sentir son expression verbale et les représentations qui s’y rattachent. L’auteur de Salerni découvre et n’hésite pas à exercer sa pleine liberté d’interroger les formes conventionnelles des gestes, des pensées, des désirs, des pulsions, des fantasmes qu’il laisse surgir tels des tessons de réalité au gré d’un apparent désordre, afin de donner place au corps, plus précisément à sa sensualité et à son pouvoir d’ébranler toute certitude sur laquelle cette dernière semblait reposer. Séverine Daucourt-Fridriksson vit entre Paris et Reykjavik. Née en 1970 à Belfort, elle a fait des études de lettres supérieures classiques puis de psychologie clinique et psychanalytique. Son D.E.A. portait sur la « Fiction dans l’écrit psychanalytique ». En 1995, elle exerce brièvement le métier de psychologue, collabore pendant six ans au Journal des psychologues, obtient une bourse de découverte du CNL en 2003, traduit de l’islandais et publie dans les revues Petite, Action poétique, Le nouveau recueil, Décharge, Supérieur inconnu, etc., et dans l’Anthologie de la Biennale des poètes en Val de Marne (Farago, 2006). Elle est l’auteur de L’Île écrite (prix Ilarie Voronca, Jacques Brémond, 2004). En 2006 elle compose un montage poétique, Et ne va malheurer de mon malheur ta vie, mis en scène par Eric Ruf au Studio Théâtre de la Comédie française. Elle vient d’écrire et de réaliser un album de chansons, Bláa, sorti au printemps 2008.
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14.80 €
Sans oublier Baudrillard
BB
C’est une exigence délicate que de ne pas succomber au charme nostalgique de l’objet perdu de la peinture et de garder cette ligne subtile qui tient moins de l’esthétique que du leurre, de la magie, et qui est héritière d’une tradition rituelle qui ne s’est jamais vraiment confondue avec celle de l’art. Il y a une dimension spécifique, qui est celle de l’art et de l’histoire de l’art. Contributions de Jean-Olivier Majastre, Malik Allam et Sonia Boneville Allam, Régis Salado, Françoise Gaillard, Jean-Paul Curnier, Léo Scheer, Marc Guillaume, Bernard Poche, Jean-Pierre Keller, Rémi Raudouin, Gérard Dessons, Yves Chalas, Barbara Michel, Mike Gane, Wolfgang Kaempfer et Jean Baudrillard.
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23.40 €
Sarcophagi
BH
Alors que l’on débat toujours pour savoir s’il convient ou non de fermer des centrales nucléaires, l’heure n’est plus à l’insouciance ni aux experts qui nous garantissent sans frais pour eux la sûreté de leurs installations quand on sait, quelques soient les politiques énergétiques qui seront désormais privilégiées, la menace que représentent pour notre planète et les générations futures pendant des milliers d’années encore les déchets radioactifs que l’on destine à des galeries souterraines où ils seront enfouis. Cécile Massart arpente ainsi les sites destinés à l’enfouissement de nos déchets radioactifs et dialogue depuis 1994 sans relâche avec les scientifiques et les responsables de ces opérations à travers le monde (notamment ceux de l’Andra en France ou de l’Ondraf/Niras en Belgique) pour proposer des marqueurs durables et visibles pour ces sarcophages qui vont traverser le temps, mais aussi des laboratoires et des shelter studios pour accueillir une pensée et une conscience encore balbutiantes de cette culture nucléaire qui est bien la nôtre, même si c’est à notre corps défendant et trop souvent à notre insu. Pour l’accompagner dans cette quête depuis de nombreuses années et quelques livres communs, le sémiologue et cinéaste Aldo Guillaume Turin qui nous livre ici ses réflexions les plus intempestives et engage un dialogue fécond avec l’artiste. Cet ouvrage accompagne l’exposition prospective de Cécile Massart au centre culturel Le Botanique de Bruxelles du 18 février au 25 avril 2021. De Cécile Massart La Lettre volée a déjà publié Cover en 2009 et Archives du futur. Pour une culture nucléaire en 2018.
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30.00 €
Schiller ou l’esthétique culturelle
BC
Cet opuscule fait retour sur les Nouvelles Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme, paru chez le même éditeur en 2005, qui proposait une relecture de la philosophie de Friedrich von Schiller (1759-1805) inaugurant un nouveau type de rapport entre la culture et l’esthétique ou, plus exactement encore, entre la politique et l’esthétique. En composant un ouvrage sur le mode de ses fameuses Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme (1794), l’intention de l’auteur, en se pliant à cet exercice de style philosophique, était de reprendre à nouveaux frais la discussion sur la possibilité d’une émancipation politique par l’esthétique, alors même que sont aujourd’hui dénoncées l’esthétisation du monde et la politisation de l’art. Christian Ruby est docteur en philosophie et enseignant (Paris), membre de l’Association pour le développement de l’histoire culturelle, membre du comité de rédaction des revues Raison présente, Bulletin critique du livre en langue française et rédacteur en chef du site Le Spectateur européen. Il a publié chez le même éditeur L’Art public. Un art de vivre la ville (2002), Nouvelles Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme (2005) et L’Âge du public et du spectateur (2007).
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13.20 €
Seraing ou ailleurs
BA
Ce pourrait être ailleurs, mais nous sommes à Seraing. Qu’importe, pour nous qui n’y sommes pas, qu’il s’agisse de Seraing plutôt que de tout autre endroit. La question n’est pas là. Les images de Philippe Herbet parlent d’une ville, de ses rues, de ses murs, des gens qui y vivent ou qui la traversent. Comme toutes les autres villes, Seraing porte en elle, inextricablement mêlées, les traces de son passé et de son présent, signes discrets ou évidents qui relient toutes choses entre elles. Comme un rhizome, cette tige souterraine court sous terre et donne naissance à des feuilles qui, elles, sont promises à la lumière. Pas de soleil sans sa part d’ombre, pas de décor sans envers. Philippe Herbet est né en 1964 à Istanbul. Ses parents retournent en Belgique deux ans plus tard et s’installent à Seraing dans la banlieue liégeoise. Adolescent, il photographie (à l’Instamatic) et filme (en super 8) « sa » ville. Il suit des cours du soir de photographie à l’Institut Saint-Luc. Passionné de littérature autant que de l’image, il accompagne souvent ses photographies de textes. Il expose régulièrement en Belgique, en France et en Allemagne. Rhizome, son premier livre, est paru chez Yellow Now. En 2000, il a exposé un état d’avancement du « rhizome » à l’espace photographique Contretype de Bruxelles.
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17.30 €
Si je t’oublie, la terre
BC
Ce nouveau recueil de Jean-Claude Schneider tranche par rapport à ses précédents dans la mesure où il s’approche au plus près des choses en apparence les plus quotidiennes sans ne jamais verser un seul instant dans un lyrisme triomphant ou dans une narration banale et purement évocatrice. Cette discrétion, le lecteur peut la saisir jusque dans le jeu de la langue, jeu discret, et tout aussi farouche. Si sa langue demeure complexe, cette complexité reste étrangère à toute tentative intellectualisante. Chaque vers, chaque poème, donne l’impression de tout dire en portant des échos ou des arrière-plans sans limites. Il y a quelque chose d’une urgence brute dans ces textes, en même temps qu’une rigueur, et même un sentiment de légèreté produit par cette rigueur et qui confère à cette suite de poèmes une si troublante justesse. Jean-Claude Schneider est né à Paris en 1936. Il a été secrétaire de rédaction de la revue Argile. Germaniste, il a traduit des poètes allemands, autrichiens et russes (Hölderlin, Trakl, Hofmannsthal, Walser, Mandelstam, etc.). Il a publié de nombreux textes sur l’art contemporain, notamment sur les artistes Bazaine, de Staël, Giacometti, Sima. Ses recueils poétiques ont été publiés notamment chez Fata Morgana, Flammarion, Deyrolle. Si je t’oublie, la terre est son deuxième recueil aux éditions de La Lettre volée.
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15.30 €
Silentiaire
BC
Président du marché de la Poésie et figure majeure de la scène poétique française, Yves Boudier poursuit une œuvre personnelle soutenue ici par le CNL. Le silence est la condition même de l’écoute. Il se presse à l’orée de la parole. Ce livre est une véritable révélation. Il soulève les interrogations fondamentales touchant nos manières d’attendre et d’entendre. il tente une illustration, voire un dépassement, de la question du silence telle que Blanchot en particulier la pensa : « Être fidèle à la poésie, c’est concilier la volonté de parler et le silence […] Ce silence a sa source dans l’effacement auquel celui qui écrit est invité ». Toutefois, s’il n’y a aucune posture solipsiste dans Silentiaire, aucun poème ne s’autorisant la mise en scène d’un Je, pour autant le poète tient parole et, poème après poème, affirme la souveraineté de la poésie contre le néant. À l’image d’un reliquaire, inventaire, bestiaire ou légendaire… Silentiaire est une épellation thématique conduisant à la célébration finale du poème comme espace et matière, poème qui renvoie, da capo, à la mort initiale, défiée au fil des pages par chacune des déclinaisons qui constitue l’ensemble. Le parcours se boucle et s’offre ainsi à des « reprises », car suite poétique plus que simple liste, Silentiaire suppose une approche circulaire des poèmes, au-delà de la disposition linéaire propre à la forme livre. Sa prosodie prolonge celle des livres qui le précèdent et situe cet ensemble dans la volonté de suivre avec cohérence une démarche poétique authentique. Yves Boudier, est né en 1951 en Basse-Normandie et vit à Paris. Professeur de Lettres jusqu’en 2012 à l’université de Cergy-Pontoise, il est le président de l’association c/i/r/c/e Marché de la Poésie depuis 2015. Administrateur de la Biennale internationale des Poètes (2006-2017), il a été Président de la Maison des écrivains et de la littérature (M.e.L). Membre des comités de rédaction des revues Action poétique (1978-2012) et Passage d’encres (1996-2014), il a publié des notes critiques et des poèmes dans de nombreuses revues dont Fixxion, CCP, Po&sie, Le Préau des collines, Siècle 21, Rehauts, Midi, L’Intranquille, Petite, Il Particolare, Europe, Secousse, Zone sensible, la Revue des revues… et sur les sites Poezibao et sitaudis. Il a aussi contribué à l’organisation des États généraux permanents de la poésie et à différents colloques sur l’écriture et la poétique (collège international de Philosophie, M.e.L.).
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16.00 €
Sociologie des nouvelles marges urbaines
BC
Invitation bienvenue à repenser les marges urbaines non plus seulement comme des zones de relégation sociale mais comme une opportunité de réinventer des initiatives citoyennes, de réinventer la ville. Depuis un peu plus de dix ans, le débat sur les marges semble à nouveau revenir sur le devant de la scène, même si la marge demeure un concept géographique, social et culturel autant que politique, économique et sanitaire. cet ensemble de contributions invite à repenser cette notion polysémique et péjorative non plus comme un « ailleurs » marginalisé et comme un « espace de contrainte », mais comme un « espace d’opportunités » dans lequel peuvent se développer des initiatives citoyennes (jardins partagés, bars éphémères…). en d’autres termes, la marge permet de réinventer la ville, et de l’inscrire dans les interstices urbains. En tant qu’interstice, elle évolue vers un espace connecté et non plus un lieu séparé, ségrégué et relégué. En somme l’exercice du décentrement et la confrontation à la différence nous permettent d’éclairer, en miroir, notre propre rapport au monde. Nouvelles marges urbaines Elsa Martin, Hervé Marchal et Jean-Marc Stébé, « Introduction ; Elsa Martin, « De la patrimonialisation d’un centre ancien de ville moyenne à sa marginalisation ? » ; Hélène Jeanmougin, « Gentrification et marginalisations. Regards croisés sur les quartiers du Reuterkiez (Berlin) et de la Magione (Palerme) » ; Florian Weber et Albert Rossmeier, « Les nouvelles marges urbaines au prisme des border studies : le cas de San Diego (Californie) » ; Sophie Gravereau, « De l’ombre à la lumière : la marginalité ambiguë des friches culturelles dans le nord de la France » ; Rafaella Houlstan-Hasaerts et Luca Pattaroni, « Genèse et actualité d’une critique de la ville par les marges. Enquêtes en terrains bruxellois sur les possibilités de différer dans la ville contemporaine » ; Hervé Marchal et Jean-Marc Stébé, « La périphérie du périurbain. Une approche socio-géographique de l’éloignement » ; Marie Mangold, « Nouvelles marges urbaines et pratiques écologiques distinctives. Enquête auprès d’habitants de maison durable en périurbain » ; Ygal Fijalkow, « Les douches municipales comme révélateur des marges urbaines » ; Jocelyn Lachance, « Marges urbaines et adolescence hypermoderne ».
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25.00 €
Sons en mutation
BC
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25.40 €
Souffle de Beckett
BC
En s’intéressant à Souffle, pièce la plus courte (une page) et la plus brève (35 secondes) de Samuel Beckett, Marc Blanchet étudie en trois temps une œuvre sous-titrée « intermède » où Beckett, sous couvert d’ironie, livre une (petite) merveille cristallisant son art. Souffle est approché d’abord comme une partition, aux temps d’écriture et de didascalies égaux, à déchiffrer sans référence aux autres pièces ou proses (première partie : « une œuvre en miroir »). Puis, dans une deuxième partie, Marc Blanchet traverse les livres de Beckett pour mettre en écho cette pièce sans comédien à travers l’ensemble des écrits, théâtre comme proses, de Beckett, voyant dans les ordures sur scène qui remplacent toute incarnation humaine « une exaspération du personnage comédien ». Une troisième partie, « Du berceau jusqu’au tombeau », interroge de manière plus vaste l’écriture beckettienne... non sans placer un « interlude » avant celle-ci pour raconter la mise en scène « loupée » et reçue avec colère par l’auteur irlandais en 1969. Ainsi se dessine un « souffle de Beckett » pour parler d’une écriture qui n’a cessé de dessiner un territoire cohérent dont l’essai de l’écrivain Marc Blanchet montre la vitalité toujours forte en y apportant un nouveau regard. Marc Blanchet, né en 1968, est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages de poésie, récits, proses et essais. Il a publié aux éditions de La Lettre volée L’Éducation des monstres (2009) et Méditations & autres brièvetés (2012), et chez le même éditeur cette année Valses & enterrements. Marc Blanchet mène aussi une activité de dramaturge et présente régulièrement son travail photographique.
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18.00 €
Spectateur et politique
BC
Un ample désenchantement domine désormais le regard porté sur le spectateur d’art. Méconnu ou dénigré, il est instrumentalisé dans des pensées crépusculaires de la culture qui voient dans son comportement un grand péril pour la démocratie. Nous proposons de considérer autrement la figure du spectateur à partir d’une enquête dans l’archipel du sensible, au sein duquel se croisent Gilles Deleuze, Michel Foucault, Jean-François Lyotard, Jacques Rancière. Ces amers pris dans la pensée des XXe et XXIe siècles font surgir des spectateurs résistants ou en affirmation de soi. À partir du prisme « spectateur et politique », ils désamorcent tous les a priori à son égard et entrent en polémique avec le grand récit classique du spectateur et avec les nostalgiques d’une époque qu’il convient de considérer comme résolument révolue. Christian Ruby (1956) est philosophe, docteur en philosophie et enseignant, chroniqueur à Nonfiction, codirecteur de la revue Raison présente. sur cette question du spectateur, il a publié récemment : L’Archipel des spectateurs, du XVIIIe au XXIe siècle (Besançon, Nessy, 2012) et La Figure du spectateur. Éléments d’histoire culturelle européenne (Paris, Armand Colin, 2012) que ce volume complète et, précédemment à La Lettre volée : L’Art public. Un art de vivre la ville (2001) ; Nouvelles Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme (2005) ; Schiller ou l’esthétique culturelle. Apostille aux Nouvelles lettres sur l’éducation esthétique de l’homme (2006) ; L’Âge du public et du spectateur. Essai sur les dispositions esthétiques et politiques du public moderne (2006).
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21.00 €
Spéculations spéculaires
BC
La question du miroir est centrale dans l’histoire des arts visuels et de la pensée occidentale : les artistes comme les philosophes et les psychanalystes n’ont cessé de questionner cet objet magique, fidèle et trompeur à la fois. Le mythe grec de Narcisse perdu dans la contemplation de son propre reflet à la surface de l’eau miroitante, de même que la condamnation platonicienne de la mimesis — réduisant la figure du peintre à celle d’un illusionniste armé d’un miroir trompeur —, révèlent dès l’origine un sentiment mêlé de fascination et de défiance envers ce prodigieux outil. Or, l’histoire de l’art est remplie de miroirs, du classicisme pictural aux dispositifs les plus actuels. Cet ouvrage aborde le statut de ces images reflétées tout autant que le processus de représentation en général — entre imaginaire et réalité. Favorisant primitivement l’introspection méditative du sujet contemplant, débouchant sur la pratique de l’autoportrait, le miroir doit également se concevoir comme le déclencheur de diverses transgressions : qu’en est-il finalement de notre rapport au réel, et comment se tenir face à une œuvre d’art qui nous regarde de son œil spéculaire ? Contributions d’Olivier Belon, Pascale Borrel, Denis Briand, Éric Clemens, Thierry de Duve, Florence de Mèredieu, Olivier Duquenne, Sandrine Ferret, Dominique Lamy, Denis Laoureux, Danielle Leenaerts, Marie-France et Patricia Martin, Véronique Mauron, Soko Phay-Vakalis, Éric Vandecasteele, Éric Van Essche, Christophe Viart et Simon Welch.
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24.00 €
Squat
BA
« Le bâtiment, en lui-même, était particulier. Il s’agissait d’une ancienne polyclinique située à l’angle d’un carrefour, formée à partir de deux constructions mitoyennes en passe d’être transformées en unités d’habitation. […] L’accrochage, à proprement parler, n’a pris qu’une journée. Comme à notre habitude, il s’est réalisé avec simplicité et sans mots, selon un protocole tacite maintes fois éprouvé qui relève de ces gestes que l’on connaît par cœur et que l’on reproduit naturellement, de manière quasi intuitive. Et, dans le cas présent, les emplacements étaient déjà choisis. Après quinze jours passés dans l’enceinte de ce bâtiment, à en habiter mentalement chaque recoin, les dessins, peintures et photographies ont trouvé leur place d’eux-mêmes, pourrait-on dire. En frottant les surfaces, en les scrutant méticuleusement, nous les sentions appeler telle ou telle œuvre. Les murs ont décidé pour nous, nous n’avions qu’à les écouter. » (Extrait de la postface de Clémentine Davin.) Gudny Rósa Ingimarsdottir, artiste plasticienne islandaise, vit et travaille à Bruxelles. Elle applique une recherche constante et expérimentale par le dessin, le son, la photographie, l’écriture, … Axé sur le temps, son travail privilégie le développement de l’intensité de l’émotion. Ses œuvres sont exposées dans divers lieux privés et institutionnels en Islande, Belgique, France, Slovénie... Gauthier Hubert vit et travaille à Bruxelles. Artiste plasticien privilégiant la peinture, il développe un travail fictionnel et narratif soutenu par l’écriture et les bases de la sémantique. Il a régulièrement exposé en solo et en groupe dans divers lieux privés et institutionnels en Belgique, Islande, France, Suisse, Royaume-Uni... Clémentine Davin est historienne de l’art, auteure et chercheuse en art contemporain, membre de l’Association Internationale des Critiques d’Art. Chargée d’enseignement théorique à l’École Supérieure des Arts – ARTS² à Mons, elle contribue régulièrement aux revues d’actualité artistique 'L’Art même' et 'Flux News'.
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28.00 €
Squelêtre
BC
Composé de trois suite, ce volume garde en mémoire aussi bien les lectures traversées que le monde mille fois rejoint. La volonté qui le soutient est bien le témoignage visant l’intensité du monde en ses limites saisies au présent comme anticipées. Ni poésie, ni prose, ni voix mais l’intégration de ces trois dimensions dans le mouvement de la parole. L’auteur se place sous une écoute la plus délicate, non sans exercer une ironie certaine qui assure à ces suites une densité étonnante en se jouant du bavardage avec l’intention non dissimulée de rendre à la réalité sa nudité. Et c’est le mélange des genres, ici, qui atteint le lecteur de plein fouet, mais qui ne compromet jamais l’unité de ces compositions. Le regard est limpide, il est sans concession, alors que tous les aspects, toutes les matières abordées, toutes les situations imprenables rapportées, se trouvent à indifférencier leur manière d’être. Trouver les mots pour dire, les inventer même afin de venir au plus près de ce qui est offert au regard, lorsque l’auteur approche l’œuvre de l’artiste-ami : « Écoute ! / Dépeint défeint / Là-bas / Un seul Animalêtre / en je, en joue, en l’air / L’oreille pointée du doigt / Et tout ce qui vient avec... / Les yeux zéros ou moins / Sur le devant de la scène ... / Regarde !» Didier Cahen (1950), poète et essayiste, s’est consacré au journalisme et à l’enseignement. Il a travaillé comme producteur à la France Culture et assuré la direction culturelle de l’école Sainte-Genevièvre (Versaille). De même, il a tenu pendant huit ans la chronique « Trans/poésie » dans Le Monde des Livres. Il a publié plusieurs livres sur Edmond Jabès dont celui de la collection « Poètes d’aujourd’hui » (Seghers, 2007) ; Ses derniers livres publiés : Déjà vu (Saint-Benoît-du-Sault, Tarabuste, 2019) ; Trois pères (Jabès, Derrida, du Bouchet) (Lormont, Le Bord de l’eau, 2019) ; Anthologie TransPoésie (Toulouse, Eres, Po&psy, 2021) ; Contes d’avant l’heure (Saint-Benoît-du-Sault, Tarabuste, 2021).
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18.00 €
Suce Fluxus
BB
Commencé comme un simple exercice d’observation et de description à l’occasion du visionnage d’une anthologie de films du groupe Fluxus, ce projet artistique est devenu un livre où le travail d’écriture le dispute à la mise en espace de type cinématographique. Ces notations destinées initialement à produire des remake des films ont depuis donné lieu à de véritables exercices pédagogiques pour les étudiants en art vidéo. Le livre se présente pour sa part comme un hommage à l’esprit de ces courts films expérimentaux réalisés dans les années 1960 avec les moyens du bord et se lit comme un mode d’emploi réalisé avec la même économie de moyens et un souci de toucher à l’essentiel, c’est-à-dire à la poésie de l’imperceptible ou de l’infra-mince, pour reprendre l’expression de Marcel Duchamp. Natalia de Mello (1966) est une artiste plasticienne belgo-portugaise, enseignante en art vidéo, art urbain et art numérique à l’école d’Arts2 de Mons. Co-fondatrice du collectif MéTAmorphoZ avec la metteuse en scène Valérie Cordy en 2001, elle développe depuis une pratique pluridisciplinaire. Elle a déjà publié, avec Evelyn Fischer-Lenotte, un précédent livre à vocation pédagogique sur les sculptures dans la ville : Ici regarde… à quoi rêvent les statues (La Lettre volée, 2012).
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18.00 €
Suites peintes de Martin
BC
Ces Suites peintes de Martin se situent à la fine pointe de l’écriture poétique actuelle sans jamais verser dans quelque effet de mode. Elles démontrent une exceptionnelle puissance du verbe en même temps que sa maîtrise. La sensibilité de l’auteur ouvre sur des champs de création annexes à la création poétique proprement dite. L’écriture de ce livre se présente comme étant de la main d’un personnage, Martin. Son titre indique les deux axes majeurs et complémentaires du projet poétique de l’auteur : musical (poétique) et pictural. Si les autres ouvrages de l’auteur sont dominés parfois par l’attention fictionnelle, dans ce recueil, les poèmes tentent de rendre compte des équivalences entre peinture et poésie par une complicité de gestes, de respirations et de regards. Le terrain historique, jamais très loin, se conjugue au terrain géologique. La présence des champs, des mers, des visages, des figures tutélaires du peintre (et du poète) semble incarner cette part commune. On perçoit ici une influence de poètes russes (mais aussi américains) qui sont rentrés parfois, sinon souvent, en dialogue avec les peintres (tels Vélimir Khlebnikov, bien sûr, mais aussi William Carlos Williams, lesquels constituent des références majeures pour l’auteur). Ce livre est comme une quête commune du corps, yeux, mains et oreilles tendus. Philippe Blanchon (1967) est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages et d’autant de traductions. En 2005, il a publié, dans la collection de Mathieu Bénézet, « Le manifeste » (comp’act) La Nuit jetée, recueil qui sera le premier de différents cycles poétiques qui occupent une grande partie de son travail. Ces cycles se composent de sept recueils publiés à ce jour. Des recueils autonomes sont parus aussi depuis 2005, dont, Janvier, aux éditions La part commune. Il est aussi l’auteur de différents essais, notamment sur James Joyce et sur Vincent Van Gogh. Il collabore à plusieurs revues, essentiellement sous la forme de textes critiques. En tant que traducteur, il a travaillé sur différents ouvrages de Conrad Aiken, James Joyce, William Faulkner ou Katherine Mansfield.
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15.00 €
Sujets sensibles
BC
Le personnage de cinéma est communément défini par sa fonction dans l’économie du récit. Il a une certaine physionomie, il est un ensemble de paroles, de gestes et de comportements motivés par les desseins de la narration ; il a une « psychologie ». Mais certains films, certaines scènes, donnent corps au personnage en ce qu’il est aussi un sujet sensible, c’est-à-dire une figure humaine dont l’existence à l’image est d’abord celle d’un être en train d’éprouver le monde comme tissu de phénomènes sensibles, et dont les actions se déploient avant tout dans le champ sensoriel : écouter, contempler, marcher, toucher, sentir… Faisant une place centrale à l’analyse de films, ce livre souhaite penser cette figure du sujet (filmique) sensible. Il le fait à travers certaines de ses manifestations singulières, dans des films très différents (Kore-eda, Renoir, Hitchcock, Kitano, Dumont, Aoyama, Salvador, Tarkovski) qui révèlent pourtant sa densité expressive et sa capacité à nouer les enjeux des œuvres qui l’accueillent. Benjamin Thomas est Professeur en études cinématographiques à l’Université de Strasbourg. Il est notamment l’auteur de L’Attrait du vent (Yellow now, 2016), de Fantômas de Louis Feuillade (Vendémiaire, 2017) et de Faire corps avec le monde. De l’espace cinématographique comme milieu (Circé, 2019). Ses recherches portent sur l’esthétique et l’histoire des formes cinématographiques.
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19.00 €
Sur Robert Smithson
BC
Figure majeure du Land Art, Robert Smithson (1938-1973) est aussi l’auteur de fictions théoriques, un lecteur attentif des écrits de Roland Barthes et de Claude Lévi-Strauss, un spécialiste de séries B et de Pop culture. Cet essai propose une lecture philosophique et historique de l’œuvre de Smithson en suivant le parcours multiforme de l’artiste. Les différents champs de l’art et des sciences, de la philosophie et de l’ethnologie, de la fiction et du document s’interpellent et se recoupent chez lui dans une dialectique ouverte qui récuse l’autonomie de l’œuvre moderniste. Cet ouvrage a bénéficié de recherches menées à Washington DC dans les Archives de l’artiste. Il comporte des documents peu connus et des traductions inédites. Olivier Schefer est philosophe et écrivain. Il enseigne l’esthétique à l’Université Paris 1. Spécialiste de l’œuvre de Novalis dont il a traduit et édité plusieurs manuscrits théoriques et sur lequel La Lettre volée a publié son Résonances du romantisme en 2005, il propose à travers essais et catalogues d’exposition une lecture renouvelée de l’esthétique romantique allemande, décloisonnée et transversale. ll analyse les persistances et les métamorphoses de la période romantique dans l’esthétique et les pratiques contemporaine. Auteur également de récits sur l’art, le cinéma de revenants et de fantômes, il signe avec cet essai sur Robert Smithson son premier ouvrage d’histoire et de théorie de l’art contemporain.
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25.00 €
Surgi de la salvation, Andrea Zanzotto
BC
Fidèle à toutes les inscriptions de la poésie de son siècle, non seulement d’Italie mais d’Europe occidentale jusqu’à l’Inde, l’art poétique d’Andrea Zanzotto (largement traduit en français par Philippe Di Meo) ne se réduit pas à un échantillonnage, à une combinaison de genres et de styles antagonistes mais compose et joue le va-tout de la poésie par rapport à ses périodes fastes et même décadentes. Zanzotto a l’oreille musicienne initiant les formes nouvelles du poème, ouïe qui prend langue avec l’œil et la parole mobile des vivants rapportant les mémoires des morts, portant leurs langues, leurs mots et leurs paroles vives au cœur du présent. René Noël (né en 1959 à Givet dans les Ardennes), poète et critique vivant à Strasbourg, est l’auteur de deux recueils de poèmes : Bancs de Rayons (Toulon, La Termitière, 2010) ; D’étoiles (Toulon, La Nerthe, 2023) et d’un essai consacré à Vélimir Khlebnikov : Créations critiques (des mimésis). Khlebnikov (Toulon, La Nerthe, 2020). Ses poèmes et études critiques sur Alejandra Pizarnik, Paul Celan, Gerard Manley Hopkins et d’autres poètes contemporains sont publiés notamment dans les revues La Polygraphe, L’Étrangère, Cahier critique de poésie et sur le site Sitaudis.fr.
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19.00 €
Surprise !
BC
Album commémoratif et programmatique de l’atelier atypique, prolifique et résolument pop « images dans le milieu » (IDM) sous la direction de Jean-François Octave, des années 1980 à aujourd’hui, à l’école d’ARTS2 de Mons. Placé sous le signe de la surprise permanente, et sous la direction de son chef d’atelier Jean-François Octave depuis 33 ans, l’atelier « Images dans le milieu », connu dans le milieu belge de l’art public sous le sigle IDM, passe ces jours prochains le relais à équipe renouvelée et formée dans son giron atypique mêlant dessin, peinture, sculpture, textile, scénographie, interventions urbaines et street art, photo, vidéo, performances et installations dans un esprit résolument pop mais engagé et responsable. L’occasion donc de faire le point sur cet atelier d’art contemporain transdisciplinaire, pas tout à fait comme les autres, sous la forme d’un abécédaire de 336 pages qui donne la parole à chacun de ses intervenants et donne à voir ses productions hétérogènes au fil des ans, puis à l’occasion de trois expositions aux abattoirs de Mons (BaM), au BPS22 de Charleroi, au Mac’s Musée des arts contemporains Grand-Hornu et d’une soirée à l’ISELP. Mais aussi, au-delà de cette dimension commémorative et festive, l’occasion de réfléchir à ce que peut être et doit être une école d’art forcément transdisciplinaire ancrée dans la vie et dans la ville. Avec des contributions de Xavier Canonne, Nancy Casielles, Jeannine Dath, Philippe Ernotte, Philippe Franck, Denis Gielen, Pierre-Olivier Rollin, Aldo Guillaume Turin, Xavier Roland, Daniel Vander Gucht, Christophe Veys, etc.
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20.00 €
Temporary Zen
BB
Michel Moers raconte qu’étant allé (comme tout le monde) chez Ikea, il y a vu une reproduction de Guernica proposée comme décoration de nos intérieurs standardisés. Mélange des genres ou amnésie ? Voilà exactement où nous en sommes : trouver des vertus décoratives à cette œuvre tragique de Picasso recyclée en chromo à accrocher dans son salon et dont on finira d’anéantir la portée en évoquant à son propos quelques poncifs sur l’art contemporain entre la poire et le fromage (en plastique bien sûr). On ne peut s’empêcher de voir dans ce kaléidoscope de notre époque le souci de l’artiste (également perceptible dans son parcours musical) de pointer du doigt le futile pour toucher à l’essence de notre quotidien, de miner l’esprit de sérieux afin de se donner une chance de prendre, malgré tout, ce monde devenu pop au sérieux. Autant dire que dans son cas, l’humour n’est pas un supplément de poil à gratter mais bien une arme de légitime défense face au cynisme et au désenchantement. Michel Moers est un touriste aux aguets qui serait passé par l’architecture, l’urbanisme, la musique (comme chanteur du groupe electro belge Telex) et la photo. Malicieuses ou décapantes, ses associations d’images et de légendes décalées nous renvoient à nos tentatives dérisoires de rester stoïques face à un monde moins sérieux qu’il n’y paraît.
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The Black Album
BA
Les photographies d’Isabelle Arthuis sont diverses tant par leurs sujets que par leurs supports : bien encadrées dans des musées ou simplement punaisées n’importe où, affiches, cartes postales ou livres d’images. Les thèmes qui lui sont chers touchent à la vie, à la vue, au quotidien. Plus que de la photographie, c’est une vision du monde qu’elle communique, une attitude, un engagement. Ni instantanés ni tableaux, ses photos sont souvent des prints vidéos extraits du réel. Quant au noir et blanc, il imprime la mesure, comme un tempo. Isabelle Arthuis, née en 1969 au Mans, vit et travaille à Bruxelles.
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Théâtre & Réconciliation
BC
Ce livre retrace le projet de Théâtre & Réconciliation mené depuis plus d’une décennie par la metteuse en scène belge Frédérique Lecomte. Elle y présente, sur base de journaux et de carnets de voyage, de correspondances et de témoignages, la méthode qu’elle a imaginée et mise au point pour faire du théâtre un instrument de réconciliation — pour autant que la chose soit possible — dans les zones de conflit (au Burundi avec les victimes de torture comme avec les tortionnaires ou au Congo avec les enfants soldats notamment) et, plus généralement, venir en aide aux personnes fragilisées (prisonniers, demandeurs d’asile, malades du sida, rapatriés ou déplacés, victimes de violences sexuelles, etc.). Soucieuse de communiquer son expérience et de rendre sa méthode accessible à toute personne ou association désireuse d’élargir les potentialités curatives du théâtre dans des contextes de crise et de conflit, Frédérique Lecomte a demandé à Karel Vanhaesebrouck et à Marie Soleil-Frère, tous deux chargés de cours à l’université libre de Bruxelles, ainsi qu’à son collaborateur Ewout Dhoore, de resituer le contexte historique, culturel et politique de ce type d’intervention théâtrale qui requiert une grande intelligence du terrain. Frédérique Lecomte (1958), sociologue, metteur en scène et auteur, a créé et applique sa méthode de Théâtre & Réconciliation auprès de publics vulnérables. Elle organise aussi des formations pour des ONG, des associations ou des particuliers.
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25.00 €
Théorie des Bulles
BC
Conçu comme un album de bande dessinée classique, mais où les phylactères libérés de leur fonction et érigés au rang de personnages et de signes souverains s’en donneraient à cœur joie à revisiter toute l’histoire de l’art moderne, cette théorie des bulles de l’artiste plasticien Emilio López-Menchero emprunte aux techniques les plus radicales pour dynamiser les traits essentiels du langage de la bande dessinée. Ce faisant, le livre en accroît aussi le potentiel critique. La « théorie » du titre ne signifie en rien quelque souhait de rester en marge de la pratique. Elle vise au contraire une façon de mieux construire des armes pour rebondir dans les débats et enjeux de tous les jours. Telle quête conduit l’auteur vers l’essence de son médium – qui n’est nullement l’horizon ultime du travail créateur mais le tremplin que se donne Emilio López-Menchero pour intervenir dans le monde plus large de l’art et, plus largement encore, de l’action sociale. L’essence en question est ce que le philosophe belge Henri Van Lier a nommé le « multicadre », terme aussi simple que juste, à mille lieues des idées que l’on continue à se faire sur la bande dessinée,comme l’écrit Jan Baetens dans sa postface.
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29.00 €
Toi, l’égaré
BC
L’ensemble de l’œuvre poétique de François Muir s’impose progressivement au sein de la création poétique contemporaine. cette œuvre est celle d’un auteur mort jeune qui se sera consacré avec une obstination démesurée à son travail poétique. L’esprit de la suite proposée ici s’inscrit dans le droit fil des deux livres précédents, Le Jeûne dans la vallée et L’Infamie de la lumière, tous deux parus dans la même collection « Poiesis » l’année dernière. Bien que très sensible au rythme du texte investissant de manière discrète le lyrisme de sa langue si manifestement distincte de toute autre poésie, le lecteur ne trouvera rien de ce qui peut ressembler à des stéréotypes, rien de conventionnel non plus dans ces textes. La force de ces textes tient dans cette détermination de l’auteur à creuser le champ de l’expérience humaine pour le conduire jusqu’à ce basculement vertigineux dans les questions les plus intimes, dans les matières primordiales de l’existence. ce qui devient alors l’enjeu majeur de cette poésie n’est alors plus une simple transposition de l’immédiateté de ce qui peut être noté, mais les débordements auxquels la parole, sur la base de ce qui est donné dans l’expérience de la vie, peut parvenir à faire voir et sentir. nous sommes en présence de véritables avalanches poétiques alors que chaque texte éprouve cette liberté d’expression et trouve place en chaque vers. Les risques que l’auteur aura pris tout au long de son existence l’auront conduit aux limites de la vie et de l’écriture poétique. François Muir (de son vrai nom, Jean-François de Bodt) est né à Uccle (Bruxelles) en 1955. Poète et plasticien, mais aussi auteur de nouvelles et de récits, il a suivi des études classiques. Il écrit très tôt et publie dès 1977 quelques plaquettes de poésie. après avoir participé à des tournées internationales du Plan K, la troupe de Frédéric Flamant, il se consacrera de plus en plus à son écriture et voyagera aussi bien dans toute l’Europe qu’en Amérique, en Afrique et en Asie. Son œuvre à ce jour disponible, Le Mort des commencements, est publiée en six volumes (Bruxelles, Didier Devillez éditeur) entre 1996 et 2001. Il décède en septembre 1997. Une partie significative de cette œuvre reste encore inédite. Ce troisième recueil de poésie fait suite à la publication en 2014 de L’Infamie de la lumière et Le Jeûne de la vallée aux éditions de La Lettre volée.
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14.00 €
Tomber vers le haut
BC
Helena Belzer nous donne à voir des paysages mentaux au fil d’une connexion entre le spirituel et le cosmique. Il faut oublier activement les lois du réel, sa mise en perspective afin de laisser être un autre peuplement de l’espace, un nouveau phrasé du monde. Il n’y a pas de recomposition du visible sans sa décomposition préalable. Solliciter, se mettre à l’écoute de conditions de possibilité du visible inédites, c’est le franger d’absence, de retrait, le laisser ouvert sur l’indéterminé, sur le devenir. ne pas le bâillonner dans le clos, ne pas saturer les phénomènes. Qui garde les formes dans l’ouvert, qui les branche sur les forces ne s’érige pas ipso facto en sentinelle de l’infigurable, d’un invisible, d’un irreprésentable dont l’énigme se doit d’être jalousement gardée. Ce qui se montre s’estompe, se voile, se déporte dans des métamorphoses sans qu’il y ait un point d’imprésentable à sauvegarder. Pas de Saint des Saints, de Graal interdit, pas de théologie picturale négative butant sur un invisible en soi. La peinture ou comment trouver un lieu où habiter. Helena Belzer est peintre. Après avoir vécu en Inde puis au Japon, et voyagé du Maroc à l’Iran, elle partage son temps entre l’Espagne, la France et la Belgique. Elle a entamé, à Bruxelles d’abord dès 1984, en Chine populaire et à Taïwan ensuite en 1987-1988, où elle séjourne régulièrement depuis, des études de calligraphie, de peinture et de langue chinoises. Véronique Bergen est licenciée en philologie romane et en philosophie de l’Université libre de Bruxelles et docteur en philosophie de l’Université Paris 8. Membre de rédaction de la revue Lignes, elle travaille à l’interface de la philosophie, du roman et de la poésie. Ses travaux philosophiques portent notamment sur Deleuze, Badiou, Sartre et elle est l’auteur d’un essai sur Jean Genet. Collaboratrice de plusieurs revues littéraires et artistiques, elle est aussi l’auteur d’une œuvre poétique abondante publiée chez divers éditeurs.
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22.00 €
Tourism Revisited
BA
Ce volume fait partie d’une collection d’actes de colloques internationaux organisés par le NeTHCA : « Inside Density » (1999), « Tourism Revisited » (2001), « Critical Tools » (2003) et « The Unthinkable Doctorate » (2005). Tourism Revisited considère les effets de l’industrie touristique en voie de mondialisation sur le paysage architectural et urbain, en rapport avec des questions aussi cruciales que l’identité, l’hybridation et la marchandisation de la culture. Une introduction de David Vanderburgh et Hilde Heynen présente des essais de Thierry Paquot, Brett Steele, John Urry et Pieter Uyttenhove ainsi que des contributions de Lily Chi, Maarten Delbeke, Dieter De Clercq, Loraine Fowlow / Victoria Baster, Jamie Horwitz, Mikesch Meucke, Yves Nacher, Jonathan Noble et Li Mei Tsien / Olivier Mathieu.
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19.30 €
Trois pour cents sauvages
BA
Comment peser l’incalculable ? Quelle est l’alliage d’un fait social ? Notre système nous impose de plus en plus de chiffres au sein de la langue et de nos approches ; que ce soit au travers de la santé, la météo, les cours en bourse, l’accumulation de sondages et de promotions. Il élargit notre sémantique, falsifie le réel par la création de nouveaux mythes et de nouvelles nécessités de subsistance. Trois pour cent sauvages décortique une vie en se concentrant sur les pourcentages. Il s’agit ici se de frayer une poésie en rapportant tout au calcul, jusqu’aux ambivalences de la personnalité même : l’émotion, la raison et l’insouciance. Rachel Cholz est née en 1991 en France. Un récit poétique paru aux éditions de La Lettre volée en 2022 sous le titre 'No ou le pactole', personnifiait la ville à travers la vie de Noémie et de son gang en rue. Un premier roman intitulé 'Pipeline', retraçant une collaboration autour d’un trafic de gazole, est paru en avril 2024 aux Éditions du Seuil et a été lauréat du Prix Senghor et finaliste du prix Victor Rossel. Une fiction appelée 'Couleur Stanislas', posant la question de l’utilisation d’un harcèlement à des fins littéraires, est parue en juin 2025 dans le média littéraire 'La Lettre Zola'.
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16.00 €
Trop beau pour être vrai
BA
« À première vue, Trop beau pour être vrai se présente comme un recueil de croquis, de copies très enlevées de reproductions trouvées dans des livres consacrés “aux grands maîtres de l’art”. Mais tout de suite survient une incertitude – et celle-ci fait tout basculer : qui copie ? » (Stefan Liberski) Entre hommage et exercice de style, le peintre Damien De Lepeleire poursuit le difficile équilibre entre humilité et prétention. Damien De Lepeleire, né à Ixelles en 1965, vit et travaille à Bruxelles. Lauréat du prix de la Jeune Peinture belge en 1986, il expose en Belgique et à l’étranger.
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20.30 €
Typologies anciennes
BC
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14.20 €
Ufo/Ojos
BC
L’occasion de peindre sur un vaste échantillon de toiles fabriquées artisanalement pour le monde entier à Waregem en Belgique a suscité une émulation entre les peintres Robert Suermondt et Emilio Lopez-Menchero qui ont composé des diptyques accrochés directement dans cette usine à l’allure de cathédrale industrielle, premier produisant des objets volants non identifiés et le second des yeux. Plus qu’un jeu instruit de techniques et d’histoires, « UF0/OJOS : CRASH TEST » cultive les chocs et les frictions contrapuntiques. Comme si, dans l’instant suspendu du crash, s’engendrait plus de sens et d’énergie que la somme des éléments initialement engagés : l’usine, les toiles, la peinture, les pinceaux et les mains.
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25.00 €
Ultieme hallucinatie
BC
« J’aime bien raconter des histoires. Des histoires qui feraient écho à des récits familiers, à des images mentales déjà intégrées. Parce qu’ils se nourrissent des imageries et récits mythologiques, des contes et des faits-divers, mes photographies comme mes textes nous plongent dans un univers connu, et pourtant incertain, empreint de peurs qui nous ressemblent », dit Agnès Geoffray. Cependant, point de violence exacerbée. La violence n’est ici qu’esquissée, esquivée. Les photographies, les textes font autre chose : ils nous hantent, comme nos peurs d’enfant. Les photographies sont prises dans l’obscurité la plus complète ; une obscurité enveloppante cerne tous les personnages et les paysages, leur conférant une aura inquiétante et fantomatique. « Mon travail d’écriture procède de la même démarche, poursuit-elle, ancrer dans l’imaginaire du lecteur des images fortes et persistantes. Mes textes se présentent souvent comme de courts écrits, fragments d’histoires, absurdes et cruelles. Le texte introductif est une interview avec Thierry Genicot, homme de radio, qui se développe dans un premier temps autour de ma pratique artistique pour s’épandre vers un récit fictionnel, absurde et terrifiant. La forme de l’entretien, apparemment objective, est prétexte à l’élaboration d’une histoire, qui présenterait la genèse de mon travail, où fiction et réalité seraient intimement mêlées. Les textes suivants, qui s’articulent tout au long de l’ouvrage, sont de petites nouvelles et chansons, provoquant des images mentales lancinantes et énigmatiques, à la frontière de l’affabulation. » Agnès Geoffray, née en 1973 à Saint-Chamond, de nationalité française, est diplômée des Écoles des Beaux-Arts de Lyon et de Paris, a été reçue en résidence à la Rijksakademie d’Amsterdam et vit à Bruxelles.
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17.30 €
Un fugueur précoce
BC
Mai 68. À Bruxelles. Witold fugue. Il a neuf mois et une obsession, échapper à sa mère pour sauver sa peau. Witold a compris avant de naître qu’il est la folie de sa mère, une femme désaxée, une veuve noire, une mante religieuse. Il est comme un bagnard qui en a pris pour vingt ans. Witold, se souvient de ce qu’on oublie. Il ne connaîtra jamais l’amnésie infantile, ce moment béni où s’effacent les souvenirs de la petite enfance. Aux aguets, jour et nuit, l’étiquette « fugueur précoce » lui colle à la peau. Witold rêve d’horizons lointains. Alfredo Diaz Perez est né en Espagne et vit à Bruxelles. Écrivain, il est scénariste et réalisateur de films, formé au cinéma par le cinéaste Luc Dardenne, et de fictions radiophoniques. Après un premier roman, Le Désert à Madrid (Paris, Eden Editions, 2004), Un fugueur précoce paraît en même temps que Le Sexe du paradis, recueil de nouvelles, à La Lettre volée.
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14.00 €
Un musée imaginaire lacanien
BC
Le Musée imaginaire d’André Malraux n’était rien moins que le patrimoine artistique constitué des chefs-d’œuvre de l’humanité tout entière. Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard, qui renvoie à plusieurs reprises à Malraux, est un autre musée imaginaire. De même, l’Atlas Mnémosyne d’Aby Warburg. Ou encore Les Phares de Baudelaire ou La Peinture à Dora de François Le Lionnais. À suivre les références diverses de Jacques Lacan à l’art, et à la peinture en particulier, se construit un autre musée imaginaire très original, où s’élucident des questions cruciales pour la psychanalyse. Yves Depelsenaire ne fait pas dans ce livre l’inventaire de ces références, mais suivant les voies qu’elles tracent, interroge des œuvres qui lui importent et ouvre ce musée à des artistes de notre temps. Ainsi déambulons-nous avec lui de Giorgione, Velasquez ou Courbet à Duchamp, Giacometti, Jeff Koons, David Hammonds. Si les idées reçues sur la sublimation sont mises à mal, la fonction critique de l’art est déployée abondamment. De sorte que c’est sur une réflexion sur la place politique de l’image en ce début de vingt-et-unième siècle que ce livre nous conduit. Il s’agit en somme d’un traité d’esthétique lacanienne qui ne présuppose pourtant aucune familiarité avec la lecture de Jacques Lacan. Il intéressera l’historien d’art, le philosophe ou le psychanalyste, mais plus largement tous ceux qui ont un jour rêvé de bâtir leur propre musée imaginaire. Yves Depelsenaire est psychanalyste à Bruxelles, membre de l’École de la cause freudienne et enseignant à la Section clinique de Bruxelles (Institut du champ freudien). Il est l’auteur de nombreux travaux sur les connexions de la psychanalyse avec la philosophie, la littérature, l’art et la politique. Il a notamment publié Une analyse avec Dieu. Le Rendez-vous de Lacan et de Kierkegaard à La Lettre volée en 2004.
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15.80 €
Un musée imaginaire lacanien
BC
Le Musée imaginaire d’André Malraux n’était rien moins que le patrimoine artistique constitué des chefs-d’œuvre de l’humanité tout entière. Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard, qui renvoie à plusieurs reprises à Malraux, est un autre musée imaginaire. De même, l’Atlas Mnémosyne d’Aby Warburg. Ou encore Les Phares de Baudelaire ou La Peinture à Dora de François Le Lionnais. À suivre les références diverses de Jacques Lacan à l’art, et à la peinture en particulier, se construit un autre musée imaginaire très original, où s’élucident des questions cruciales pour la psychanalyse. Yves Depelsenaire ne fait pas dans ce livre l’inventaire de ces références, mais suivant les voies qu’elles tracent, interroge des œuvres qui lui importent et ouvre ce musée à des artistes de notre temps. Ainsi déambulons-nous avec lui de Giorgione, Velasquez ou Courbet à Duchamp, Giacometti, Jeff Koons, David Hammonds. Si les idées reçues sur la sublimation sont mises à mal, la fonction critique de l’art est déployée abondamment. De sorte que c’est sur une réflexion sur la place politique de l’image en ce début de vingt-et-unième siècle que ce livre nous conduit. Il s’agit en somme d’un traité d’esthétique lacanienne qui ne présuppose pourtant aucune familiarité avec la lecture de Jacques Lacan. Il intéressera l’historien d’art, le philosophe ou le psychanalyste, mais plus largement tous ceux qui ont un jour rêvé de bâtir leur propre musée imaginaire. Yves Depelsenaire est psychanalyste à Bruxelles, membre de l’École de la cause freudienne et enseignant à la Section clinique de Bruxelles (Institut du champ freudien). Il est l’auteur de nombreux travaux sur les connexions de la psychanalyse avec la philosophie, la littérature, l’art et la politique. Il a notamment publié Une analyse avec Dieu. Le Rendez-vous de Lacan et de Kierkegaard à La Lettre volée en 2004.
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18.00 €
Un sang d’écrivain
BC
Il n’y a sans doute jamais eu d’âge d’or pour les écrivains. À toutes les époques ils ont dû se débrouiller dans des conditions parfois simplement difficiles, et le plus souvent impossibles. Le monde s’est toujours très bien organisé pour se passer de ses auteurs vivants. Ce n’est pas qu’il soit exclu a priori de vivre de sa plume, ou de trouver une place dans la société : c’est que la littérature n’est pas un métier, mais une transgression du langage, dont le rôle est de donner aux mots un sens qu’ils n’ont pas. Elle produit ainsi, autre part que dans le copié-collé du réel, une représentation de la vie que rien ne peut remplacer. Malgré le flou artistique, fait de légendes et de contre-vérités, qui s’attache à la création littéraire pour la réduire au simple récit de ce qui est quantifiable, le travail de l’écrivain n’est pas du tout achevé : il se poursuit, il dure, il recommence sans cesse, avec d’autant plus de radicalité qu’il est frappé d’invisibilité. Le contexte dans lequel il s’exerce aujourd’hui lui impose d’user de l’écriture comme d’une arme secrète : violente et cachée. Luc Dellisse, écrivain, professeur de scénario, script doctor, conférencier, est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, essentiellement dans le domaine de la fiction et de la poésie. Il a publié récemment Les Atlantides (roman), Sorties du temps et Cases-départ (poèmes), L’Amour et puis rien (récits) et en 2019, Libre comme Robinson. Petit traité de vie privée. Il vit entre Bruxelles et Versailles, ses deux pôles magnétiques.
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20.00 €
Une dynamique culturelle africaine
BC
Africalia (asbl) est une initiative belge de coopération culturelle créée en 2000 par le Secrétaire d’État à la coopération au développement, Eddy Boutmans. La rencontre de Bamako a réuni quatre-vingts experts africains du monde culturel : penseurs, artistes et intervenants de terrain. Africalia leur a offert un espace de parole libre dans le but d’ouvrir des perspectives, c’est-à-dire de laisser l’avenir de nos partenaires africains ouvert à l’exercice de leur liberté. Il s’agit de favoriser les processus qui déterminent l’avenir, engagés dans la lutte contre la pauvreté et pour le développement durable. L’objectif était de produire un document recensant les questions posées par les acteurs africains, pour améliorer la présence de l’Afrique sur la scène artistique mondiale et favoriser le développement au moyen de l’action culturelle.
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19.30 €
Une île battue par les vents
BC
Cet essai sur le cinéma de Roman Polanski explore l’enjeu formel et thématique de l’espace clos, en le décalant néanmoins du trop classique et trop univoque huis clos vers une dialectique affinée de l’intérieur et de l’extérieur. Par le biais de différentes figures de cette dialectique, c’est le statut même de l’image que le cinéma de Polanski permet de penser. Le choix est aussi fait ici de mobiliser les références à la peinture qui travaillent de l’intérieur le cinéma de Polanski et contribuent de manière décisive à son esthétique. Laurent Van Eynde est philosophe. Il enseigne la philosophie de l’art et de la littérature à l’Université catholique de Louvain / Saint-Louis à Bruxelles et a consacré plusieurs livres au cinéma : Vertige de l’image. Essai sur l’esthétique réflexive d’Alfred Hitchcock (PUF, 2011), Anthony Mann. Arpenter l’image (avec Natacha Pfeiffer, Presses du Septentrion, 2019), Déjà vu. Essai sur le retard de la création au cinéma (Vrin, 2022) et Soy Cuba de Mikhaïl Kalatozov (avec Sébastien Laoureux, Presses universitaires de Lyon, 2024).
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24.00 €
Une Image Differente dans Chaque Oeil / Broche
BC
Disponible
30.50 €
Valses & enterrements
BC
Dans la continuité de L’Éducation des monstres et Méditations & autres brièvetés, Marc Blanchet poursuit la publication de ses « proses fantasmatiques ». Valses & enterrements se présente comme une suite de courtes proses narratives articulées autour de la figure d’un écrivain solitaire. Désireux d’écrire un vaste roman qui le ferait reconnaître de ses contemporains et signerait une vision unique de son temps, un auteur s’inscrit en parallèle à des cours de danse, avec une préférence pour la valse. tout s’effondre : le roman s’effrite en de petites proses qui paraissent plus vraies que toute prétention romanesque pendant qu’une douzaine de danseuses meurent aux côtés du narrateur. Ensemble de proses rêveuses et sensuelles, Valses & enterrements est un récit morcelé fait d’ironie et d’apartés, et s’avère une méditation sur l’écriture à travers la création de figures amoureuses insaisissables. Marc Blanchet, né en 1968, est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages de poésie, récits, proses et essais. il a publié aux éditions de La Lettre volée L’Éducation des monstres (2009) et Méditations & autres brièvetés (2012), et un essai chez le même éditeur cette année Souffle de Beckett. Marc Blanchet mène aussi une activité de dramaturge et présente régulièrement son travail photographique.
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17.00 €
Variations sur l'animal central
BC
Cet ouvrage à trois voix interroge le statut de l’animal central. Concept à la limite du concept, il rencontre la question de l’altérité, du désir, de ce qui insiste sous la construction des territoires de la pensée. en son surgissement, Il décentre le lieu de l’homme et instaure de nouveaux liens entre habitants du cosmos. L’animal est peut-être toujours central. Implosé en chaque épiphanie d’un réel pluriel. Et pourtant toujours infiniment périphérique. Abordée suivant les modes du désir-vie, du chaossuaire et du bestiaire synchromécanique, la figure sans visage – organique et orgastique – de l’animal central se déploie jusque dans le là. Entre philosophie et littérature, la poétique défaite de l’animal enfoui s’extirpe d’un peu de ses sédiments. Aurélien Barrau est Professeur à l’Université Grenoble-Alpes, astrophysicien au Laboratoire de Physique subatomique et de cosmologie du CNRS. Membre honoraire de l’institut universitaire de France, il est lauréat de plusieurs prix scientifiques et titulaire d’un doctorat de philosophie de l’Université Paris-Sorbonne. Véronique Bergen est philosophe, romancière et poète. Auteur d’essais philosophiques, de romans qui donnent voix aux oubliés, aux exclus, de recueils de poèmes, de monographies sur des photographes, des peintres, elle collabore à diverses revues (Nouvelle Quinzaine littéraire, Art press, L’Art même, Lignes, Diacritik, Le Carnet et les Instants). Mathieu Brosseau, romancier et poète, a fait paraître douze livres, dont deux romans. Il a été administrateur à la Société des Gens de Lettres entre 2015 et 2017.
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15.00 €
Vermeer ou l’Action de voir
BC
Chaque toile de Vermeer constitue pour le regard un lieu de passage et d’arrêt, un sismographe visuel qui enregistrerait une sorte de petit spectacle anodin élevé tout à coup au rang de scène de théâtre antique. Les acteurs du drame sont devant nous : une fenêtre qui s’ouvre, une femme jouant du luth, une lumière qui se pose, un ruban rose dans une chevelure. La fascination qu’exerce la peinture de Vermeer tient pour une bonne part à la modernité de ces scènes énigmatiques de la vie ordinaire dont la banalité même comme l’action suspendue laissent place à l’action de voir. Pierre Le Coz est poète et romancier. Ses premiers textes ont été publiés en 1993 dans la NRF et ses romans explorent l’univers urbain à travers les dimensions de l’errance et de l’exil. Pierre-Éric Laroche est peintre et critique d’art. Il a collaboré à de nombreuses revues. En tant qu’artiste peintre, il a participé à des expositions en France et à l’étranger.
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17.50 €
Vers Baïkal
BC
Ce long texte est une exploration du lac Baïkal, mais tout autant une plongée dans ce qui, du réel, sous-tend le fond du langage. On est dans une aventure où les mots s’ouvrent à leur extérieur et à leur propre histoire, à leur complexité aussi. On réapprend la sauvagerie d’un corps à corps avec un monde et le poète devient poète parce qu’il est capable de sentir, comprendre et nommer la nature, les hommes, les mots de la légende et de l’histoire, en mettant tout à nu. C’est une œuvre qui tranche avec la plupart des livres de poésie d’aujourd’hui. Thomas Augais est né en 1978 en Seine-Maritime. Il est poète et chercheur. Il enseigne au département des Lettres de l’université de Lyon II. Il vient d’achever une thèse sur La Littérature face à l’œuvre d’Alberto Giacometti. Il a participé à de nombreux colloques (sur Tardieu, Ponge, Giacometti, du Bouchet…).
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19.00 €
Vertical
BC
Au fil de ses livres de poésie, Jean-Claude Schneider aura exploré de façon inédite et si singulière le monde, Le réel qui nous environne, en pratiquant une écriture fragmentée, certes, mais construite de manière à rejoindre à chaque fois ce qu’il y a d’universel dans le rapport à soi, à autrui et au monde. il explore à chaque fois des formes neuves du langage afin de cerner au cœur ce qui nous tient au plus vif de la vie, de saisir avec la plus grande précision tout ce qui tient du monde que nous habitons. Plusieurs auront remarqué combien, dans ses livres de poésie, cette écriture est attentive à tout ce qui touche aux éléments fondamentaux, de l’eau, des fleuves, de leurs sources, de la terre, de l’air, de l’espace, du désert (qu’il aura longuement fréquenté) et, dans ce dernier livre tout particulièrement, le sol : « besoin-là / de sol / fût-ce fumier tesson ». Cependant, c’est toute la modernité poétique qui se trouve reprise, arpentée, et, en quelque sorte, critiquée. La parole poétique est chez lui création au sens fort du terme. Cette parole ne s’accommode pas de l’époque. Mais c’est au niveau de l’expérience personnelle que tout est repris, vu, sondé, du monde et de la mémoire comme des limites de la parole. Jean-Claude Schneider est né en 1936 à Paris. Il est poète, critique et traducteur. Après une scolarité au Lycée Condorcet, Il fait des études d’allemand et de linguistique à la Sorbonne puis à l’Université de Heidelberg. Ses premiers poèmes sont publiés dans la revue Mercure de France. Chroniqueur pour la NRF, il devient secrétaire de rédaction de la revue Argile de 1973 à 1981. Depuis 1969, il aura publié une vingtaine de livres de poésie, ainsi que plusieurs essais sur la poésie et la peinture. Il a publié trois livres à La Lettre volée, dont deux de poésie : Eux, l’horizon, en 1998 ; Si je t’oublie, la terre, en 2005 ; et un essai : Ce qui bruit entre les mots, en 1998.
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Vertiges de la main
BC
Que fait un poète lorsqu’il dessine ? Vient-il sur le papier disposer d’autres signes, distraire sa parole, éparpiller des traces, griffonner dans les marges, en attendant la suite ? Ou creuser des sillons neufs, mettre en mouvement sa pensée solitaire ? À parcourir les traits de fusain écrasé de Pierre-Yves Soucy, on songe quelquefois aux dessins mescaliniens d’Henri Michaux ou aux traits noirs de certaines toiles abstraites de Hans Hartung. Pour Pierre-Yves Soucy, j’en fais l’hypothèse, les traits, les traces, les grilles et les lacis, les empâtements au noir, les entailles du papier, la division de l’espace ou son resserrement, le grain frotté, rien de cela ne quitte tout à fait le monde, quand bien même il s’agit de l’égarer et de s’égarer en chemin. Parallèlement à ses activités éditoriales (il préside désormais aux destinées des Éditions du Cormier, dirige la revue L’Étrangère à La Lettre volée dont il est le co-fondateur et le co-directeur), Pierre-Yves Soucy poursuit plus discrètement mais non moins assidûment un travail de dessin et de gravure depuis de longues années. Olivier Schefer, philosophe et écrivain, enseigne l’esthétique à l’Université de Paris 1.
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Viral
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Monographie complète et catalogue de l'exposition solo à la galerie du Botanique de Bruxelles de cet artiste introspectif qui raconte des histoires de peinture. Désirant mettre l'accent sur son processus de travail, Gauthier Hubert a pensé le choix, la présentation et les annotations de ses œuvres dans cet ouvrage somme comme une manière de revenir sur les linéaments de son œuvre de ces vingt dernières années. Le moteur de ce processus, c'est que ses peintures se génèrent les unes les autres. D'où ce terme de généalogie qu'il emploie pour désigner le cheminement mental qui est le sien et ce sont ces filiations qu'explore méthodiquement la seconde partie du volume tandis qu'une première partie expose ses pièces les plus emblématiques et leurs liens souterrains avec une fiction du réel. Gauthier Hubert (1967) vit et travaille à Bruxelles. artiste plasticien privilégiant la peinture, il développe un travail fictionnel et narratif depuis une trentaine d’années. il a exposé régulièrement en solo et en groupe dans divers lieux privés et institutionnels (SMaK de Gand, Musée d’Ixelles, National Gallery of Iceland, National Portrait Gallery de Londres…). Ses oeuvres figurent dans diverses collections privées et publiques en Belgique, France, Grande-Bretagne, États-Unis, Islande, Espagne et Slovénie. François de Coninck (1969) est auteur, artiste, éditeur d’art, commissaire d’exposition indépendant et enseignant. Il a monté de nombreuses expositions et rédigé les textes des catalogues de principaux centres et musées d’art contemporain en Belgique, dont les Musées royaux des Beaux-arts de Bruxelles, la Fondation Boghossian et Maison Particulière à Bruxelles, Sotheby’s et Christie’s à Paris ou encore le MARTa Herford en Allemagne. Depuis 2018, il est conférencier invité à L’Ensav La Cambre où il est en charge d’un module pluridisciplinaire à l’attention des étudiants en Master intitulé art(s) et écriture(s). Il a récemment réalisé un livre d’art à quatre mains avec Pascal Quignard, intitulé Angoisse et beauté (Seuil, 2018) autour d’une série d’estampes originales de sa création. Filip Luyckx est commissaire d’expositions à Sint-Lukasgalerie Bruxelles depuis 1995. Dans cette fonction il développe aussi bien des initiatives pour les nouvelles générations émergentes que des expositions d’artistes internationaux. Il est aussi très actif comme critique d’art dans diverses publications.
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Visage et vélocité
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Nicolas Goyer s’attache à penser la trajectoire de l’existence exposée à la vitesse des affects, le visage et la main qui composent avec cette vitesse. « La vitesse dévisage » écrit l’auteur. Comment envisager cette tension propre à notre modernité ? Comment repenser la question de la transmission sur le mode du transfert plutôt que de la filiation dans un monde de mise en rapport, de montage, de déplacements et de migrations. Le principe généalogique même y est mis en tension avec ce qui l’excède, nommément le transfert migratoire. C’est le travail de la littérature et du cinéma que de provoquer de l’invention anthropologique en autant d’épreuves, d’écritures et de montages qui déplacent les concepts, depuis les vélocités tracées par Michaux ou composées par Antonioni. Nourri aux sources de la philosophie et de la psychanalyse, c’est ce que cet essai explore. Nicolas Goyer est écrivain, traducteur et chercheur indépendant. Il enseigne au Canada. Il a traduit de l’espagnol Mémoire argentine de Tununa Mercado (Paris, Sabine Wespieser, 2004) et codirigé le volume Résurgences baroques (Bruxelles, La Lettre volée, 2001).
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Voici
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Il y a vingt ans, dans le cadre de la manifestation « Bruxelles 2000 », Thierry de Duve a monté au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles une grande exposition intitulée Voici, 100 ans d’art contemporain comprenant plus de 200 œuvres remontant jusqu’à Manet et Rodin ainsi que trois installations commandées à des artistes contemporains (Michael Snow, Dan Graham et Sylvie Blocher). Manifeste des principes qui construisent sans solution de continuité l’art moderne et contemporain selon Thierry de Duve, le catalogue (épuisé) contenait un long essai de Thierry de Duve repris dans Voici - vingt ans après, accompagné d’une soixantaine de photos d’installation dues à Philippe De Gobert ainsi que d’une sélection de quelques articles marquants qui avaient salué et vilipendé l’exposition dans la presse artistique internationale, des conférences de Herman Parret et de Mieke Bal données autour de Voici dans un colloque organisé à Louvain à l’époque et les réponses faites par Thierry de Duve.
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34.00 €
Voir en peinture
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L’exposition « Voir en peinture » porte un regard sur la création picturale de ces dix dernières années. Les œuvres d’Adam Adach, Isabelle Arthuis, Cécile Bart, Marc Desgrandchamps, Ann Veronica Janssens, Alix le Meleder, Guillaume Millet, Miquel Mont, Xavier Noiret-Thomé, Ida Tursic et Wilfried Mille et Walter Swennen explorent les champs singuliers de la peinture au prise avec la photographie, les signes de peinture urbaine, la question du support, la matérialité, la représentation et le sujet, l’histoire et la mémoire… Tous s’attachent aux valeurs tactiles spécifiques à la peinture à travers le dessin, la couleur et la lumière. Des références interrogeant ainsi la notion de transmission, tels Martin Barré, Tal Coat, Philip Guston, Eugène Leroy et Aurélie Nemours jalonneront ce parcours. Le catalogue s’ouvre sur un entretien avec Aurélie Nemours mené par Éric Corne, commissaire de l’exposition, et Anne Tronche, historienne de l’art, au cours duquel l’artiste expose sa vision intime de la peinture, suivi d’un texte critique du commissaire sur les enjeux artistiques de « Voir en peinture ». Un bref texte, accompagné d’une riche iconographie, est consacré à chaque artiste. Une banque d’images proposées par les artistes, sources d’influences, images personnelles ou images quotidiennes qui nourrissent leur travail, clôture l’ouvrage.
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17.30 €
Votre écorce
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Longue suite composée de 91 poèmes, ce livre de poésie se présente sous la forme d’une adresse au poète et écrivain Claude Esteban, d’un dialogue avec l’auteur disparu. Il y a dans cette suite quelque chose d’une complicité magnifique entre l’auteure et celui auquel elle s’adresse, ce dont témoigne la plupart des poèmes, discrètement mais sûrement, dont celui-ci : « Tu te souviens / elle n’était pas / morte / tout à fait / ni / sa main / ni / le pourpre des / peintures ni / la langue où / je la veille». On y trouve une parole poétique d’une très grande maîtrise, et qui, dans l’adresse à l’autre, cherche à formuler ce que nous sommes, sans jamais préjuger de ce que nous serons. Les lieux sont rarement déterminés et pourtant témoignent des itinéraires, qui sont ceux de la vie.Comme souvent chez cette auteure, le moment réflexif, l’ordre de la pensée jamais refermée sur elle-même accompagne ces moments de surgissement de la parole poétique en cette distance par rapport à la banalité de la traversée des jours.
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17.00 €
Voyez-vous ?
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Penser la couleur, et plus encore, les qualités diverses auxquelles elle correspond : tel est le point de départ de cette réflexion qui nous emporte sur les hauts plateaux de la création artistique en refusant de se restreindre au seul langage de la conscience, de la représentation, ou du rapport du sujet à l’objet. Aussi, bien plus qu’une simple réflexion sur la peinture, le livre de Michel Pagnoux se donne pour objectif d’interroger à la fois la lumière, la couleur, la vision et le matériaux sur lequel, par un geste à la fois instinctif et réfléchi, la main de l’artiste se fera en quelque sorte messagère et interprète des formes, et par conséquent des couleurs qui les habitent, favorisant ainsi les occasions de rencontres et d’échanges entre elles. L’artiste fait alors fonction d’entremetteur en ce sens que, pour reprendre le mot de Klee, il ne s’agit pas de reproduire simplement le visible mais bien de rendre visible. Et rendre visible, c’est interroger tout le visible à la manière d’une plaque sensible qui reçoit et renvoie un monde, non à lui-même mais au sens où notre présence en celui-ci comporte un acte de compréhension. En adoptant ce point de vue, ce petit volume concentre une réflexion d’une exceptionnelle densité par la volonté explicite de son auteur de saisir sous le maximum d’angles possibles le phénomène de la couleur qui se trouve donné non pas comme un phénomène simple mais bien comme un phénomène complexe de mondes épars. Toute la démarche de Pagnoux s’appuie, pour une bonne part du moins, sur son propre travail de peintre, sur celle d’une expérience picturale ouverte, gardant à chaque instant en perspective le fait que l’acte de peindre est un acte poétique qui invente ce qu’il a découvert. Michel Pagnoux est né en 1946. Peintre, Directeur de l’école des Beaux-arts de Quimper de 1982 à 1992, où André du Bouchet viendra et reviendra lire de ses pages et partager une exposition d’hommage avec Jacques Dupin en 1986, il crée le Centre d’art contemporain de Quimper, Le Quartier. Professeur de peinture des Écoles nationales supérieures d’art, de 1992 à 2006, il participe à la FIAC en 1998 et 1999 et expose régulièrement.
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14.00 €
Voyons voir
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Monographie quasi exhaustive de l’œuvre du peintre Bernard Villers, artiste plasticien belge majeur parmi les plus appréciés et connus en Fédération Wallonie-Bruxelles. Pas moins de trois contributions de fond rehaussent cette publication : un texte de Pierre-Jean Foulon, conservateur honoraire au Musée royal de Mariemont, consacré à l’intense et originale activité d’éditeur de livres d’artistes de Bernard Villers ; un second texte de Raymond Balau, Professeur responsable de l’option espace urbain à l’Ensav La Cambre (Bruxelles), pour ses interventions dans l’espace public et pour la première fois Bernard Villers se raconte dans un texte autobiographique éclairant sur son parcours comme sur sa pratique. Bernard Villers (1939), ancien élève de Jo Delahaut à l’Ensav La Cambre à Bruxelles, est passé maître dans l’art des couleurs et des formes qu’il sort de la toile pour investir directement les murs des intérieurs comme les espaces publics de la ville, et décline en d’infinies et subtiles variations sur le papier dans le cadre de ses éditions du Remorqueur. Ouvrage publié avec le soutien de la Commission communautaire française.
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35.00 €
Vues artistiques
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Cet album de « vues artistiques » reproduit, classées par planches thématiques, des photographies imprimées sur cartes postales datant des années 1900-1925. Cette collection pousse à interroger les rapports entre les manières par lesquelles l’art de la peinture de la seconde moitié du XIXe siècle, d’une part, et la photographie industrielle tirée sur carte postale au début du siècle suivant, d’autre part, ont su rendre le monde environnant. Bien que les matérialités diffèrent, les cartes attestent d’une continuité, parfois d’une coïncidence, avec des tableaux. Il suffit d’observer comment sont traités certains sites : Paris, son fleuve, ses avenues, ses parcs, ses champs de courses, puis les territoire champêtres aux alentours de la capitale, et plus loin le théâtre de la côte normande, et jusqu’au détour par le midi ou, de l’autre côté de la Méditerranée, par la colonie algérienne. Avec la diffusion massive de la photographie sous forme de cartes postales, des photographes du début du XXe siècle ont reproduit plus que jamais le spectacle du monde environnant et se sont valorisés en pensant le faire à la manière de l’art. Les Éts. Decoux (créés au milieu des années 2000 par Didier Decoux à Bruxelles) sont une entreprise artistique active dans la micro-édition. Ils ont conçu une trentaine de livres d’artiste. Ceux-ci manifestent un intérêt pour la citation, l’énonciation, l’interprétation, pour la collecte et le montage de documents, pour l’histoire, plus particulièrement l’histoire de l’art, et activent des lectures tant poétiques que critiques. Vues artistiques. Album est le second ouvrage des Éts. Decoux édité à La Lettre volée, après Quelque chose a bougé paru en 2016.
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26.00 €
Walden : un film expérienciel de Jonas Mekas
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Lors d’un trip à Millbrook chez Timothy Leary, des fragments de paradis brisé, parmi les plus beaux, esquissent un microcosme édénique et une leçon de cinéma qui rivalisent, à l’aide d’une habile stratégie distanciée, avec la consommation de drogues psychédéliques célébrée par Leary. Ce fragment, au sens romantique, est constitué d’épiphanies qui à la fois contaminent et contiennent l’ensemble organique de Walden : premier essai des Journaux, Notes et Esquisses filmés au cœur des années 1960 par le ciné-poète Jonas Mekas. Le voyage perceptuel, au domaine verdoyant de Millbrook, témoigne de l’ivresse retrouvée des sens et de la puissance plastique des réminiscences transfigurées par l’art. Parce qu’elles chassent dans la sphère intime de l’existence des instants poétiques éclairés par le souvenir émerveillé des folles extases de l’enfance, les images de Walden se chargent d’une sensualité épidermique qui affine notre perception. L’étude procède à des analyses thématiques et esthétiques qui épousent l’hétérogénéité magique des fragments ainsi que leur traitement stylistique spécifique. Et parce que la caméra peint une nouvelle réalité poétique de mouvement et de lumière en « lambeaux », liée à la « complémentarité multiforme » des arts, Mekas relance, avec la singularité de son cinéma expérienciel, certains enjeux de la peinture moderne : l’enfance de l’œil, le fragment, le collage et l’esquisse. Romain Duval, docteur en esthétique et sciences de l’art (Paris I, Panthéon-sorbonne), se consacre aux différentes formes artistiques à travers les enjeux transversaux du figural lyotardien et l’analyse des œuvres visuelles issues d’une modernité « expérimentale » et polymorphe. Chargé de cours à l’Université des arts d’Amiens, il est aussi membre du Centre de recherches en arts et en esthétique à l’Université de Picardie Jules Verne. Ses recherches actuelles se partagent entre la théorie esthétique et l’analyse des œuvres visuelles.
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16.00 €
Walter Benjamin sans destin
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Walter Benjamin sans destin est un exercice de lecture dont la méthode est empruntée et appliquée à l’œuvre de Walter Benjamin. Catherine Perret y pratique la citation comme une forme d’intervention destinée à surprendre l’œuvre pour lui arracher sa vérité : à la façon d’un aveu. Cet essai montre à quel point Walter Benjamin est parvenu à s’émanciper du régime ordinaire de la philosophie occidentale dans sa conception de la mémoire, du langage et de l’art. Et, inversement, les moments où son œuvre implose, happée par un processus de régression qui la ramène au romantisme qu’elle avait su révoquer de manière éclatante. À l’époque où cet essai a été écrit, il s’agissait d’opérer une critique indirecte des esthétiques postromantiques et de leur postulat commun : l’idéalisation de l’art sous le postulat de son autonomie. Cette orientation fait son actualité aujourd’hui où l’esthétique tente encore d’affirmer sa prévalence, sous couvert de lien au politique. C’est pourquoi le texte original (revu et corrigé) est précédé d’une préface qui analyse, à partir de la relation entre la critique de Benjamin et la pensée de Marx, la force de « L’Œuvre d’art à l’ère de sa reproductibilité technique » à l’heure de l’information mondialisée. Catherine Perret normalienne, agrégée, docteur ès lettres, est depuis 1990 maître de conférences à l’université de Paris X Nanterre et a été, de 1995 à 2001, directrice de programme au Collège international de philosophie.
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20.30 €
We porn
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Outre l’allusion au plus connu des sites de pornographie en ligne, WE PORN évoque un fait : qu’on veuille le(sa)voir ou pas, la pornographie galopante du monde, ça nous regarde désormais toutes et tous. Plusieurs œuvres d’artistes contemporains présentées ici interrogent le pouvoir de fascination, les notions d’obscénité, d’interdit, de transgression et brouillent les frontières entre le montré et le caché. Plus qu’un catalogue de l’exposition du même nom, cet ouvrage collectif propose sur la question des pornographies des outils d’analyse, de réflexion et critique non-moralisante issus du monde du cinéma, de la sociologie, de la philosophie, des arts, de la psychologie, de la psychanalyse et de la pédagogie. Ce qui semble caractériser notre époque, c’est l’exhibition de l’intime et du sexuel. Mais quelle est l’influence des images pornographiques sur nos identités ? Comment accompagner la diffusion de ces images pornographiques pour éviter la confusion entre construction et réalité chez les plus jeunes ? Faut-il faire le deuil de la pornographie comme expression cinématographique ? Que sont les nouveaux territoires sexuels tels que chatroulette ? et qu’est-ce que l’obscénité finalement ? en quoi est-il plus immoral de montrer des actes sexuels plutôt que des meurtres ? Parler du x semble encore trop inconvenant et inapproprié pour le champ de l’éducation sexuelle et de l’éducation aux médias. Pourtant un encadrement pédagogique s’avère nécessaire pour susciter la réflexion critique et comprendre en quoi la porno-graphie opère comme un catalyseur des logiques sociales, politiques, culturelles et sexuelles contemporaines. Avec les contributions de François De Coninck (commissaire d’exposition), Pierre-Yves Desaive (historien del’art), Agnès Giard (docteur en anthropologie, auteure du blog Les 400 culs), Nicolas Gilson (chroniqueur et pro-grammateur de cinéma), Eric Ledune (réalisateur), Renaud Maes (docteur en sciences et en sciences sociales et politiques, professeur invité à l’université Saint-Louis, membre du PrecoM), Fred Pailler (doctorant en so-ciologie), Iv Psalti (docteur en sciences biomédicales et sexologue), Constance Picard (doctorante en philosophie), Axel Pleeck (enseignant), Gérard Wajcman (psychanalyste maître de conférences à l’université Paris 8), Arnaud Zarbo (psychothérapeute).
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22.00 €
Xavier Noiret-Thomé
BA
Xavier Noiret-Thomé est un jeune artiste peintre né à Charleville-Mézières en 1971. Après des études à l’école des Beaux-Arts de Rennes et un Master à la Rijksakademie van Beeldende Kunsten à Amsterdam, il a bénéficié de résidences au centre d’art contemporain du Domaine de Kerguehennec (1995) et à Pont-Aven (1999) qui lui ont permis d’acquérir un maturité dans son travail pictural. Il fut lauréat de la Villa Médicis hors les murs à Amsterdam (1996) et a obtenu en novembre 2001 le prix de la Jeune Peinture Belge au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Depuis 1991, il a participé à plus d’une vingtaine expositions collectives et individuelles et prépare sa prochaine exposition personnelle à la Galerie Jennifer Flay à Paris pour juin 2002. Cet ouvrage a été publié conjointement au livre de Robert Suermondt à l’occasion d’une exposition commune à Charleville-Mézières et est présenté soit seul, soit dans un coffret réunissant les deux livres.
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10.20 €
Yves Klein contre C. G. Jung
BC
Ce livre est une réponse au Feu au cœur du vide (2002) de Pierre Restany. Tourner le dos à l’obscurantisme, délivrer le peintre monochrome des oripeaux ésotériques où il est enseveli depuis quarante ans et lui consentir le bénéfice d’une nouvelle vie, tel est le point de départ. Pour contredire aux obscures exégèses jungiennes, les propres déclarations de l’artiste condamnent absolument l’occultisme. Avec une constance et une sincérité qui ne souffrent aucune ambiguïté, ses écrits refusent l’obscurantisme et les sectes, réfutent le spiritisme, repoussent l’alchimie, rejettent le nihilisme. Loin de la doxa et de la négativité qui font écran aux significations de son art, il est montré que Klein n’opte que pour la lumière, pour la sensualité, pour la chair. Critique d’art et psychanalyste, Jean-Michel Ribettes a une formation universitaire de juriste et de linguiste. Il organise des expositions thématiques pour des musées européens, américains, japonais. Ses publications concernent généralement les déterminations théologiques de l’art contemporain. Il a récemment publié : Le Diaphane et l’Obscur (Paris Audiovisuel) ; De la théologie de la lumière (Marval) ; James Lee Byars. L’Attitude de la Perfection (Fondation Cartier) ; Le Désir d’Antigone : l’hystérie, l’hérésie et la mort (Autrement) ; Art at the Turn of the Millenium (en collaboration, Taschen).
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18.30 €
Yves Zurstrassen
BB
Renate Puvogel situe le travail du peintre Yves Zurstrassen dans son contexte historique international, tout en proposant une analyse pénétrante de son évolution et de son travail actuel. Toutes les peintures les plus récentes de l’artiste sont reproduites dans cet ouvrage ; ce sont plus de 60 toiles, réalisées dans le cadre d’un projet conçu pour l’espace expérimental IKOB, à Eupen (Belgique). Yves Zurstrassen, peintre belge, est de ces artistes qui ont compris l’influence de l’art conceptuel sur la continuité et l’évolution d’une forme d’expression non figurative en peinture. Renate Puvogel, critique d’art spécialisée en art contemporain, a reçu le prix de la critique d’art Art Cologne en 2002.
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Zeuxis auto-analyste
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Si la critique s’est trop souvent arrêtée à la remise en perspective de la psychanalyse opérée par Yves Bonnefoy en opposant les langages du concept à la parole de poésie, Patrick Née nous montre ici combien l’inconscient est toujours apparu constitutif de l’image poétique surréaliste pour cet auteur dont le dernier récit, Les Planches courbes, est au centre du présent essai. Il avance l’hypothèse que l’on doit à une exigence auto-analytique la clarification des rapports du sujet à ses objets d’amour fondamentaux et dévoile une perception aiguë des luttes intrapsychiques, ressaisies à travers les œuvres de Georges Bataille et, dans une moindre mesure, d’Alfred Jarry ou de Gilbert Lely. Cette démarche nous porte au cœur de la créativité : une manière de concevoir la transgression de nos représentations, laquelle assure la critique des idées reçues dans les domaines de l’art et de la poésie. Patrick Née est professeur à l’université de Poitiers. Auteur d’essais sur la poésie française moderne et contemporaine, et en particulier sur l’œuvre de René Char, de Lorand Gaspar, de Philippe Jaccottet et d’Yves Bonnefoy, il a consacré plusieurs études à ce dernier, dont Poétique du lieu dans l’œuvre d’Yves Bonnefoy ou Moïse sauvé (Paris, PUF, 1999), Rhétorique profonde d’Yves Bonnefoy (Paris, Hermann, 2004) et Yves Bonnefoy penseur de l’image ou les Travaux de Zeuxis (Paris, Gallimard, 2006).
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21.30 €
Zone d’intention poétique
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Michel Jeannès développe depuis 1998 un projet artistique citoyen avec les habitants du quartier de la Duchère à Lyon à partir du bouton — « plus petit objet culturel commun » — considéré ici dans sa fonction d’objet médiateur et de métaphore du lien social. C’est cette aventure collective où se mêlent le poétique et le politique, cette rencontre avec des histoires singulières que raconte à son tour l’auteur dans un ouvrage qui intéressera au premier chef le monde de l’art, de la médiation et de la politique culturelles, mais touchera aussi tous ceux que ne satisfont pas les idées toutes faites sur les relations humaines dans les cités. Michel Jeannès, né à Casablanca en 1958, diplômé en psychologie et formé à la thérapie familiale systémique (Université Lumière-Lyon II et Fundacion Interfas de Buenos Aires), s’inspire des modèles constructivistes pour déployer une œuvre relationnelle qui se présente comme un champ conversationnel et un processus narratif. Ses dispositifs participatifs et ses interventions artistiques autour d’objets sémantiques simples tissent des « zones d’intention poétique » qui autorisent à réhabiliter la parole singulière.
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23.90 €