(Faire) face au nucléaire
BA
Les applications énergétiques et militaires du nucléaire rencontrent ces dernières décennies une actualité spécifique, déterminée par les enjeux du réchauffement climatique, l’inflation des technologies numériques et le renforcement des impérialismes. Alors que la problématique nucléaire trouve un écho dans la production artistique depuis plus d’un siècle, c’est à la lumière de cette actualité que cet ouvrage propose une étude plastique et contextuelle d’un ensemble d’œuvres photographiques essentiellement documentaires. Les représentations des conditions, des risques ou encore des effets catastrophiques avérés de l’industrie nucléaire s’inscrivent chacune dans des voies singulières : empreintes radioactives à travers le photogramme pour Anaïs Tondeur ; aide-mémoire visuel chez Cécile Massart ; témoignage du système industriel dans sa dimension sociétale pour Lucas Castel, Jacqueline Salmon et Jürgen Nefzger ; expression de la mémoire post-catastrophes chez Guillaume Herbaut et Takashi Arai ; instrument de visualisation de la radioactivité et de l’histoire militaire chez Julian Charrière, ou encore outil de propagande exposé par David Fathi. Danielle Leenaerts est docteure en histoire de l’art, spécialisée dans le domaine de la photographie contemporaine. Elle est enseignante-chercheuse en histoire de l’art contemporain à l’Université de Namur et en histoire de la photographie à l’Université Libre de Bruxelles.
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24.00 €
0, l'œuf
BC
Adaptation graphique des poèmes-morphogrammes fidèle au manuscrit original inédit d'Yves Namur, poète belge renommé et multiprimé, sur papier machine à écrire et marguerites de 1984.0, l'œuf, un livre composé autour des seules lettres du mot « œuf », chaque page se voulant un diptyque : dans la partie supérieure, un tableau ponctué de lettres et d'une ligne horizontale représentant un plan d'eau, et dans la partie inférieure, une partition ou les supports acoustiques dudit tableau. Comme l'écrit Francis Édeline, spécialiste des poésies visuelles et concrètes, qui en a analysé les dimensions formelles et rhétoriques, « ces morphogrammes sont au service d'un projet axiologique centré sur le symbolisme de l'œuf. C'est la vie, c'est l'existence humaine, c'est le monde entier qui sont entraînés dans un perpétuel mouvement cyclique d'engendrement et de reconnaissance. Avec la complicité de notre système d'écriture. » Yves Namur (1952) est l'auteur d'une quarantaine de recueils dont La Tristesse du figuier (Lettres vives, 2012) ou Dis-moi quelque chose (Arfuyen, 2021). Ses livres ont reçu de nombreux prix parmi lesquels celui de la Communauté française de Belgique, le Tristan Tzara, le Guillevic ou le Mallarmé. Il est le Secrétaire perpétuel de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Francis Edeline est poète, écrivain et traducteur mais aussi sémiologue apparenté au Groupe µ.
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20.00 €
À l’explosif
BC
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17.00 €
À trois sur le qui-vive
BC
Cette suite poétique prend appui sur une succession de sensations, et se présente comme autant de fragments où se mêlent à la fois étonnements et vertiges face au monde et à la vie afin de mieux y inscrire l’intimité du quotidien. Se dévoilent ainsi des instants d’érotisme où se concentrent ces concrétions de rapports entre les êtres que l’écriture vient conforter afin que rien ne soit laissé au hasard non plus qu’à l’oubli. Séverine Daucourt-Fridriksson vit entre Paris et Reykjavik. Née en 1970 à Belfort, elle suit d’abord des études de lettres supérieures classiques puis de psychologie clinique et psychanalytique. En 1995, elle exerce brièvement le métier de psychologue avant de collaborer pendant six ans au Journal des Psychologues. Elle a obtenu une bourse de découverte du CNL en 2003. Depuis, elle a publié dans les revues Petite, Passage d’encres, Action poétique, Le nouveau recueil, Décharge, Voix d’encre, Supérieur inconnu, et dans l’Anthologie de la Biennale des poètes en Val de Marne (2006). Elle est l’auteur de L’Île écrite (prix Ilarie Voronca), paru aux éditions Jacques Brémond (2004). Elle a traduit des nouvelles islandaises de Thorarinn Eldjarn, Des perles et du pain (PUC, 2001) et certains textes du n° 174 d’Action poétique sur la poésie islandaise (2003). En 2006 elle compose un montage poétique, Et ne va malheurer de mon malheur ta vie, mis en scène par Eric Ruf au Studio Théâtre de la Comédie Française. Elle a écrit et réalisé un album de chansons, Bláa, sorti au printemps 2008 puis fait paraître en 2009 Salerni dans la collection « Poiesis » à La Lettre volée.
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16.00 €
Abîmer de jour
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Abîmer de jour est chargé de toute l’essence du recueil, comme si notre vie consistait à marquer, à inciser le mouvement même de la vie. Stéphanie Ferrat travaille une langue courte, sèche, qui vient affirmer le poids, l’inertie du réel qui avance, à la cadence de notre propre pas. L’auteur, dans ce recueil, ouvre un espace poétique inédit, dans sa manière de clouer en début de poème (et au centre même de celui-ci) des verbes à l’infinitif. Comme si elle posait, par ces verbes non conjugués, l’action dans le définitif, réduite au corps restant. L’infinitif d’un verbe est une action sur place, sans dégagement a priori : action retenue, un minéral, un os dans sa concentration de gestes. Et c’est bien d’ossements dont il est question ici, de vie, de mort, de cette attitude face au monde qui n’en finit pas de surprendre ; et dont on ne cesse de chercher le sens. Une forme d’arrêt semble être à l’origine de la venue des mots. Quelque chose s’est passé, infime, un tremblement. Les poèmes, comme une archéologie de ce qui a été. Présence du corps donné ; non par débris, mais par morceaux ; renvoyant à une forme d’unité impossible, celle du corps, celle du poème, de l’écriture. Stéphanie Ferrat est née en 1972 à Aix-en Provence. Elle vit à Draguignan (Var). Elle est également plasticienne et s’occupe de la maison d’édition Pavupapri où se rencontrent œuvres poétiques et œuvres plastiques. Elle a publié plusieurs recueils de poésies dont : Viande (Artci-Lab, 2000), Jours d’apophyses (Pré Carré, 2002), Long sur elle (Propos2 Editions, 2004), Rein définitif (L’Attentive, 2004), Couvrir la bouche (Le dé bleu, 2004), Corps seulement (Remarque, 2005). Elle a également publié dans les revues Propos de campagne, La Canopée, N4728, Le Nouveau Recueil...
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16.30 €
Above & Below
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Collaboration inédite entre ces deux grands artistes contemporains éditée et présentée dans le cadre de l’exposition Balthasar Burkhard au Botanique (Bruxelles) du 28/11 au 2/2/2020. Véritable livre d’artistes et d’amitié pensé et mûri pendant près de dix-huit ans, cet ouvrage associe dans une mise en page remarquable et immédiatement reconnaissable les univers deux grands artistes contemporains sensibles à l’espace à la communication. Comme ledit justement Laurent Busine, historien de l’art et ancien directeur du Mac’s (Grand Hornu) : « Que puis-je ajouter qui ne soit vain quand je sillonne page après page les traces de votre généreux partage et le bonheur à faire glisser les vagues de sable du désert vers le bleu de la mer, à entraîner une ville compacte dans une seule maison, à guider AS vers une étoile, à ouvrir un portique à la couleur du ciel rouge, à faire se rencontrer d’impossibles perspectives, à conduire des ponts, des routes, des rails, au loin. Et tant d’autres choses que je ne saurais dire. » Né en 1944 à Berne où il décède en 2010, Balthasar Burkhard a travaillé pour la Kunsthalle de Berne et son charismatique directeur, Harald Szeemann durant près de dix ans, captant et documentant la révolution artistique en cours. Architecte de formation et auteur de livres d’artistes, Peter Downsbrough est né à New Brunswick dans le New Jersey. Il vit et travaille à Bruxelles. Depuis ses débuts en 1969, de très nombreuses expositions lui sont consacrées tant en Europe qu’aux États-Unis et il édite de nombreux livres d’artistes.
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19.00 €
Accidents de lumière
BA
La poésie de François Lallier signale combien l’attention portée à la question du mouvement de la création comme ouverture au monde cherche à approcher et à cerner au plus près les liens tendus entre le moment présent de la perception et ce qui se donne comme son origine lointaine, avec toute son opacité, à travers l’émergence de la langue, de la parole poétique. Que recouvre ce moment si singulier de la perception, ce surcroît de la vision ? Et que signale ce qui se donne comme son origine, dans la remontée de ce que la langue prend en charge, d’aussi loin qu’elle provienne ? Certes, s’il y a recherche d’une origine de la parole et de son pouvoir de captation, dressée autant que traversée par le réel allant à la rencontre de celui-ci, cette parole poétique offre en ses prismes novateurs et parvient d’une manière remarquable à l’adéquation du poème à la fulgurance du dehors perçu. Dans le seul « geste » de regarder, toute cette intimité – et peu importe, en définitive, le prétexte – associée à toute chose du monde, entretient en cette poésie la source que constitue le corps du réel qui jamais ne se dérobe du cœur de la vie. François Lallier, poète, essayiste, né en 1947, a publié 'Les Archétypes' (Le Temps qu’il fait, 2012) ; 'La Semence du feu' (L’Atelier La Feugraie, 2003) ; 'Le Silence et la Vision' (Deyrolle, 1996) ; 'Matière de l’amour' (Thierry Bouchard, 1985) ; 'États de la mémoire' (L’Ermitage, 1981) ; 'Vita poetica (sur la poésie latine)' (L’Arbre à paroles, 2010) et trois volumes d’essais sur la poésie moderne et contemporaine (Baudelaire, Mallarmé, Rimbaud, Poe, Jouve, Bonnefoy, Jourdan, Munier, Frénaud) : 'La Voix antérieure' I, II et III (La Lettre volée, 2007, 2010 et 2016). Un récent numéro de la revue 'Nu(e)' lui a été consacré.
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15.00 €
Agencer des sons
BC
Pour composer de la musique nous avons plusieurs moyens à notre disposition. Mais comment faire le premier pas pour composer ? Sur du papier, à l’ordinateur ou dans un groupe ? Avec ou sans notes et portées de musique ? Avec ou sans connaissance musicale préalable ? Comment un monde imagé peut-il aider à donner du sens à un projet musical et par là même donner du sens à la vie ? Pour tenter d’y répondre, après une introduction sur la charge du sPour composer de la musique nous avons plusieurs moyens à notre disposition. Mais comment faire le premier pas pour composer ? Sur du papier, à l’ordinateur ou dans un groupe ? Avec ou sans notes et portées de musique ? Avec ou sans connaissance musicale préalable ? Comment un monde imagé peut-il aider à donner du sens à un projet musical et par là même donner du sens à la vie ? Pour tenter d’y répondre, après une introduction sur la charge du son et un aperçu de notation musicale, l’auteur partage l’expérience de l’écriture de ses compositions et expositions sonores des plus complexes aux plus simples, en passant par l’analyse de l’écriture des partitions du Suisse Adolf Wölfli. Agencer des sons s’adresse aux futurs compositeurs qui se prêteront au jeu mais aussi au public curieux de comprendre comment une composition musicale se fabrique et voit le jour dans les coulisses d’une fabrique d’imaginaires. Baudouin de Jaer est un compositeur belge né à Alost le 9 mars 1962. Il étudie la composition à Liège auprès de Philippe Boesmans, de Frederic Rzewski et d’Henri Pousseur. Depuis 1986, il écrit plusieurs compositions dont Lucy (1993) pour orchestre, l’opéra La Forêt, Le Désert, L’Argent (Ce qui vit en nous) (2017) et depuis 1991, il ouvre des espaces de créations musicales ouverts à tous avec ou sans notions musicales préalables. À partir de 2004, il s’intéresse à la danse salpuri et aux instruments coréens. À Lion Dance (2014), une commande du Korean National Orchestra, succèdera un cycle de pièces solistes pour la cithare coréenne à six cordes graves geomungo, dont l’opéra dans le style geomungo byeongchang La Danse étincelante de l’essaim de saumons (2020) et Five Traces (2021). En 2010, la chorégraphe Kyung-a Ryu et Baudouin de Jaer fondent ensemble NOODIK productions (créations de danses/art visuel et de musiques actuelles). Baudouin de Jaer est membre du Forum des compositeurs de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
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23.00 €
Alfreda Hitchcock & Sisters
BC
Partant du paradoxe que son panthéon cinématographique est quasi exclusivement composé d’hommes dont les films la touchent profondément et l’inspirent, en tant que cinéaste mais aussi en tant que spectatrice, Martine Doyen s’est prise au jeu de féminiser les traits de ses idoles pour découvrir ce qu’ils seraient en femmes, à défaut de pouvoir imaginer ce que leurs films auraient pu être, s’ils l’avaient été. Et en attendant que s’installe la parité chez les réalisateurs et réalisatrices de films, cela soulage et permet de continuer à les adorer car, dans le fond, nos grands cinéastes sont des femmes aussi. Reste à savourer cette galerie de portraits en tentant de reconnaître qui se cache derrière chacune de ces femmes dans ce who’s who du cinéma international. Martine Doyen est une cinéaste belge, membre de la commission du film du Centre du Cinéma de la Fédération Wallonie Bruxelles. Après quatre courts métrages de cinéma primés dans des festivals internationaux dont un Grand Prix à Clermont Ferrand, elle a réalisé son premier long métrage, Komma, sélectionné à la Semaine de la Crique de Cannes en 2006. Son dernier long métrage, Witz, est sorti en salle en 2019. Elle aime alterner cinéma expérimental/documentaire, seule à la caméra, et cinéma de fiction plus classique, tourné avec une équipe et destiné aux salles de cinéma.
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24.00 €
Anish Kapoor
BC
Passant outre bord, par quelle tension le corps de l’homme adresse-t-il ses muqueuses internes à la voûte du ciel ? Méditation poétique et critique sur deux œuvres majeures d’Anish Kapoor, Marsyas et Memory, cet essai littéraire est ponctué par « séquences » ou « fusées » au sens baudelairien du terme. D’où le propos rayonne vers d’autres réalisations de l’artiste. Le chant, le souffle, l’espace sacrificiel, la mémoire rendent sensible ce que l’œuvre de Kapoor nous fait connaître de la condition humaine. Sous-tendu par des liens à la source hindouiste, une des racines d’Anish Kapoor, l’écrit de Daniel Klébaner est étayé par des analyses critiques liées à l’histoire de l’art, une mise en regard du Marsyas de Kapoor avec le Supplice de Marsyas du Titien, par exemple, ou une réflexion sur le monochrome et la couleur, convoquant Yves Klein, Morris Louis... Daniel Klébaner (1949-2011), philosophe, essayiste et historien d’art, s’est consacré à son activité d’écrivain et de critique d’art, à travers laquelle il mena pendant plus de trente ans une recherche personnelle et inclassable. À travers ses articles et près d’une vingtaine d’essais qui ensemble constituent une œuvre puissante, il vise à dégager les catégories éthiques de l’esthétique. Son premier manuscrit est remarqué en 1978 par Roger Caillois. Il reçoit alors les encouragements de Michel Leiris, qui le cite dans son Journal. Dix ans plus tard, son œuvre est reconnue par Marc Le Bot, Gilbert Lascault et Louis Marin. Il a collaboré à un certain nombre de revues de renommée internationale telles que la Nouvelle Revue française (sous la direction de Georges Lambrichs), Traverses (Centre Pompidou, musée national d’Art moderne) et Théodore Balmoral. Il est l’auteur d’une quinzaine de livres.
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14.00 €
Anne et Patrick Poirier
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La fragilité, la mémoire et la nécessité du témoignage sont les thèmes centraux de la démarche commune d’Anne et Patrick Poirier. Des installations de maquettes de sites archéologiques ruinés, de gigantesques sculptures-écroulements, des dizaines de journaux-herbiers, des centaines d’empreintes et de photographies instaurent des fictions paradoxales qui valent à ces artistes, depuis le début des années 1970, une reconnaissance internationale. Ce livre propose un « retour » aux œuvres, afin de dissiper ambiguïtés et malentendus ayant pu laisser penser qu’Anne et Patrick Poirier s’adonnaient à la nostalgie d’un mythique passé, alors que l’axe central de leur travail est l’actualité du monde, l’affirmation post-exotique de la nécessité d’opposer l’intelligence à la violence, la culture à l’intolérance, la mémoire à l’amnésie. Évelyne Toussaint est maître de conférences en histoire de l’art contemporain à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour et conférencière au centre d’art contemporain Le Parvis à Ibos et à l’ESAC de Pau. Elle a publié des articles dans les revues Critique, Figures de l’art, Archives de la critique d’art, ainsi que dans plusieurs ouvrages collectifs : Les Formes contemporaines de l’art engagé (Bruxelles, Iselp/La Lettre volée, 2007), Intellectuels populaires : un paradoxe créatif (Pau, PUP, 2007), Figures croisées d’intellectuels (Paris, Karthala, 2007).
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16.80 €
Archives du futur
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Cet ouvrage collectif réunit autour de la figure de l’artiste belge Cécile Massart des contributions d’une vingtaine d’artistes plasticiens (il s’agit d’Anne Bertinchamps, Annick Blavier, Véronique Boissacq, Charlotte Boulc’h et Lucie Schlosseler, Barbara C. Branco, Manuel Canteria, Jocelyne Coster, Jean Cotton, Réginald De Coster, Natalia de Mello, Jeanpascal Février, Margaux Frasca, Sébastien Hermans, Flora Hubot, Pierre Martens, Bernard Maquet, Anne Marquet, Michel Mazzoni, Pauline Mikó, Pierre Moreau, Hélène Mutter, Lucie Payoux, Vincent Strebelle, Gaspard Struelens, Laura Ten Zeldam, Nikolaï Thyregaard, Marcel Vandeweyer, Zoé Van Der Haegen, Bernard Villers, Alice Vissers, Christine Zerque) qu’elle invite à participer à des expositions destinées à sensibiliser le public et les autorités publiques à la question du marquage des sites d’enfouissement des déchets nucléaires pour les générations à venir mais aussi à engager le monde culturel dans une réflexion salutaire sur notre culture nucléaire encore largement impensée. D’où la contribution dans cet ouvrage de quelques spécialistes et d’experts scientifiques qui livrent des informations mais aussi des outils pour penser l’anthropocène nucléaire (Michèle Minne, Ele Carpenter, Céline Kermisch, Danielle Leenaerts, Dirk Somers, Aldo Guillaume Turin). Cécile Massart concentre son travail sur la recherche d’un mode de transmission de la mémoire des sites de déchets radioactifs dans le paysage. Suite à de nombreux voyages dans les pays nucléarisés, elle expose dès 1994 et publie ses travaux sous le titre : « un site archivé pour alpha, bêta, gamma ». En 2008, l’artiste dessine un ensemble de marqueurs et publie un livre aux éditions de La Lettre volée sous le titre de Cover. Le but est de rendre lisible à la surface cette strate archéologique des XXe et XXIe siècles et appeler à la responsabilité de tous. Quelle politique adopter pour l’avenir ? Quel patrimoine voulons-nous transmettre ? Concernant plus spécifiquement les déchets hautement radioactifs, l’artiste ouvre de nouveaux champs d’investigation avec le « laboratoire ». Situé sur le périmètre du site naissent ainsi de nouveaux espaces collectifs pour la création et un renouveau du rôle de l’artiste pour la sécurité du monde vivant.
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25.00 €
Art Poems
BC
Livre composé de brèves saisies poétiques qui nous parviennent d’œuvres antiques pour se prolonger au cœur de l’art Danish Kapoor, de Mark Rothko, de Cy Twombly et de James Turrell, notamment. L’enjeu de ces suites concerne bien l’art du poème dès lors qu’il se confronte à des œuvres picturales pour en dégager les signes sensibles les plus manifestes. Poésies et œuvres picturales participent d’un même monde, et d’une même expérience du monde bien que, nous le savons, selon des modalités formelles toutes différentes. L’auteur subjugue par la rigueur dont il fait preuve, par la précision de ses observations sur le vif et sa compréhension des processus de création comme de l’effet qu’elle produit sur cette plaque sensible qu’est le corps traversé de désirs, toujours sujet à cette versatilité de l’identité qu’il incarne. Stéphane Lambert est né à Bruxelles en 1974. il est licencié en langues et littératures romanes de l’université libre de Bruxelles. il a été éditeur littéraire, journaliste et a réalisé plusieurs documentaires et fictions sonores pour la RTBF et France Culture. Auteur en résidence à l’Academia Belgica à Rome et au Literarisches colloquium à Berlin, il a représenté la Communauté française de Belgique aux Jeux de la Francophonie à Beyrouth. Primé à deux reprises par l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (le prix Lucien Malpertuis en 1999 et le prix Franz De Wever en 2005). En mai 2009, l’actrice Micheline Presle, avec laquelle il a publié un livre d’entretiens : Di(s)gressions (Paris, stock, 2006), a lu son texte L’Adieu au paysage consacré à Claude Monet dans la salle des Nymphéas du Musée de l’Orangerie, reprise au Grand Palais en 2010 dans le cadre de la rétrospective Claude Monet. En 2012, Dans le désordre de Claude Régy (Arles, Actes sud), coécrit avec Stéphane Lambert, obtient le prix du Meilleur livre sur le théâtre décerné par le syndicat de la critique théâtrale. Récemment, son livre Avant Godot, qui scrute le lien entre l’écrivain Samuel Beckett et la peinture de Caspar David Friedrich, a obtenu le Prix Roland de Jouvenel de l’Académie française en 2017.
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15.00 €
Arts et Ruses, Animaux et Milieux (Coffret)
BA
'Arts et ruses, animaux et milieux' s’attache aux réponses, adaptatives ou résistantes, rusées ou résignées, que des animaux opposent à des milieux artificialisés ou contraints. Cette approche interroge la responsabilité humaine quant à l’exigence éthique et la nécessité vitale d’une cohabitation interspécifique, mais fournit également des pistes pour l’inventer. Deux tomes composent l’ouvrage : 'Inventions animales d’espaces habitables', constitué d’articles interdisciplinaires (art, philosophie, éthologie, géographie) et 'Katrin Gattinger : Plan B', la première monographie de cette artiste qui coordonne les deux volumes. Les textes de ce premier tome sont dus à Ivana Adaime Makac, Pascal Carlier, Jean Estebanez, Mylène Ferrand, Katrin Gattinger, Sandrine Israel-Jost, Mickaël Labbé, Dillon March et Chris Younès. Ceux du second tome monographique sont dus aux philosophes Véronique Brière, Chiara Palermo et Chris Younès et à la chercheuse en arts plastiques Séverine Cauchy qui concourent à une étude approfondie de l’approche artistique récente (2019-2024) de la plasticienne des possibilités, notamment animales, pour faire monde.Tous interrogent la condition animale à partir de contextes particuliers dans lesquels un groupe ou un individu spécifique se trouve privé de son milieu naturel pour être parfois introduit dans un espace inhabitable. Sandrine Israel-Jost est philosophe et enseigne à la Haute École des Arts du Rhin à Strasbourg. Katrin Gattinger est artiste plasticienne et professeure des universités en arts à l’université de Strasbourg. Elle a publié l’essai 'Ruses à l’œuvre. Modes d’agir avec l’art contemporain' (La Lettre volée, 2025).
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40.00 €
Autoportrait en rouge
BB
« Depuis plusieurs années, nous dit Sophie Carlier, je tiens régulièrement mon journal en faisant plus irrégulièrement des photos. Un jour j’ai fait un autoportrait dans le miroir au-dessus du lavabo d’une chambre d’hôtel. Premier autoportrait, j’avais 21 ans, le mauvais âge. Dans mon souvenir il était flou et mal cadré, mais il m’avait fasciné. Moi qui ai toujours eu une aversion pour les miroirs, il me semble qu’après cet autoportrait, je me suis sentie moins inexistante. Je ne sais pas ce qu’est devenu cette photo. Depuis que je multiplie les autoportraits, j’ai quasiment arrêté d’écrire mon journal. Est-ce que la photo me suffit ? Je ne sais pas. Les autoportraits racontent d’une autre manière que le journal les mêmes histoires tristes d’amours ratées et de solitude amère. Il me semble que ces “tentatives d’autoportraits“ ne parlent que de ça, de l’impossibilité de rencontrer l’autre. Ce sont des messages codés bizarres, des bouteilles à la mer, des tentatives de captation visuelle ou de traversée des miroirs… »
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22.00 €
Before the Eye Lid’s Laid
BC
Lors de la remise du prix, Daria de Beauvais, commissaire au Palais de Tokyo, expliquait la décision du jury : « Le prix Aica France 2016 a été décerné pour la beauté de la langue, la façon dont le travail de l’artiste a été évoqué et la proximité sensible avec le travail. » Ce quatrième livre d’Agnès Geoffray à La Lettre volée propose, avec le soutien de l’Aica, du centre photographique d’Île de France, du Goethe institut de Paris et du musée de l’Élysée de Lausanne, une constellation d’images et de textes. Les visuels du travail artistique d’Agnès Geoffray sont mis en dialogue avec de courtes notes de J. Emil Sennewald, d’une teneur plus poétique que critique, révélant toute la singularité de son travail d’écriture. À la fin de l’ouvrage, un texte analytique qui porte un regard novateur sur la question de l’acte d’image clôt l’ensemble des échanges. L’histoire de l’image pourrait se résumer comme celle d’actes violents. L’image pénètre, l’œil dévore, le corps subit, le regard perce. Le travail d’Agnès Geoffray explore ces actes violents : partant de photographies trouvées, elle expérimente cette latence induite d’images, qui suppose un événement dramatique à venir. Pour l’image photographique, cette latence se situera à la fermeture du diaphragme de la caméra ou celle de l’œil regardant l’image photographiée. Incarné par le battement de la paupière, ce bref instant est celui avant que se pose la paupière. C’est un temps d’arrêt. Un moment intermédiaire entre objet et image, vision et regard. Un moment où l’on retient son souffle. Agnès Geoffray, artiste, a été en résidence à la Rijksakademie van beeldende kunsten à Amsterdam, pensionnaire à la villa Médicis, Académie de France à Rome, et vit et travaille à Paris. Elle a exposé au Kunsthaus de Zurich, à la Kunsthalle de Mayence, à la Kunsthalle de Vienne, au Mac/Val à Vitry-sur-Seine, au centre de la photographie à Genève, au Frac Auvergne à Clermont-Ferrand et au centre Photographique d’Île-de-France. En 2017, elle a participé à l’exposition « Soulèvements » de Georges Didi-Huberman au Jeu de Paume et à « Un musée imaginé », une exposition d’Emma Lavigne au Centre Pompidou Metz. J. Emil Sennewald, docteur en philosophie de l’université de Hambourg, est un critique d’art, enseignant et chercheur installé depuis 2000 à à l’école supérieure d’art de Clermont Métropole.
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24.00 €
Billankoursk
BC
Les photographies d’Anne Lefebvre, photographe française formée à la gravure, entretiennent une délectable confusion quant à l’origine, la source, la provenance et jusqu’à l’auteur de ces images. Ses tirages uniques, griffés et usés comme une vieille paire de bottines, semblent surgir d’un autre temps, d’une autre époque et parlent une langue étrangère qui nous est pourtant immédiatement familière. On pourrait les croire sauvés d’un naufrage, récupérés dans les archives d’un photographe ayant côtoyé Man Ray ou sortis de vieux albums épars de photos de famille d’émigrés russes arrivés en France à Boulogne-Billancourt (lieu de naissance de l’artiste), rebaptisée Billankoursk par ses nouveaux habitants. Anne Lefebvre, née en 1963 à Boulogne-Billancourt, a une formation de peintre de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris complétée par une formation en photographie à la Parson’s School de Paris. Elle expose régulièrement notamment en France, en Belgique, en Allemagne et au Portugal, est présente dans les foires d’art et de photographie et a publié de nombreux livres d’artistes.
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27.00 €
Biographie of The Walking Woman / de La Femme qui marche 1961-1967 (2004)
BC
À la fin des années 1960, Michael Snow réalisa plusieurs découpages naturalistes de figurines en carton en utilisant le mur comme arrière plan. Au début de 1961, il dessina, puis découpa la silhouette de profil d’une femme marchant, haute de 152 cm, dans un morceau de carton. Tout son travail, entre 1961 et 1967, utilise le profil ou la silhouette de la découpe originale aussi bien comme outil que comme sujet. Le livre Biographie est un livre d’artiste qui consiste en la juxtaposition et l’ordonnancement séquentiel de documents photographiques délibérés, inopinés ou aléatoires, conjuguant les apparitions ordinaires et sublimes de La Femme qui marche. C’est une biographie non chronologique à la Finnegan’s Wake.
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42.60 €
Biomimetics Stories
BB
'Biomimetic Stories' est une œuvre vidéo de Pierre Jean Giloux composée de quatre films. Ce travail interroge l’arcologie, soit le système qui cherche à atteindre une alliance entre l’architecture et l’écologie dans l’aménagement des villes contemporaines. Janine Benyus définit quant à elle le biomimétisme comme « une science qui étudie la nature en vue de l’imiter ou de s’en inspirer pour résoudre des problèmes humains ». Ces films explorent sur un mode fictionnel et prospectif ce que l’on pourrait créer en termes de formes urbaines et d’organisations sociales en Inde, continent particulièrement impacté par les changements climatiques et pays dans lequel le projet est né. Pierre Jean Giloux, né en 1965, est diplômé de l’ENSBA de Lyon et post-diplômé à Marseille et lauréat de la Villa Kujoyama, Kyoto en 2015 et Lauréat du Grand prix art vidéo Festival Côté Court, Pantin en 2016. Pratiquant une forme de réalité augmentée, il montre ses installations dans les galeries DNA, Berlin ; Sophie Scheidecker et Christophe Gaillard, Paris ; Cristina Guerra, Lisbonne ; Bank MABsociety, Shanghai, ou dans des musées et centres d’art contemporain. Ses œuvres sont présentes dans des collections privées et publiques. Contributeurs : Marion Waller (urbaniste et philosophe, directrice générale du Pavillon de l’Arsenal, Paris) ; Vanessa Morisset (docteure en histoire de l’art et critique d’art enseignant à l’ESAD de Reims) ; Sophie Kaplan (diplômée en lettres modernes et en histoire de l’art, directrice du centre d’art La Criée, Rennes) ; Elie During (philosophe, maître de conférences à l’Université Paris Nanterre et enseignant à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris) ; Tarik Chekchak (ingénieur écologue, directeur et fondateur du pôle Stratégies inspirées du Vivant de l’Institut des Futurs souhaitables) ; Pedro Gadanho (architecte, auteur et commissaire indépendant, critique de design invité à la Harvard University Graduate School of Design) ; Andrew Todd (architecte britannique). Cette publication a bénéficié du soutien du Cnap, de la FWB, du Botanique à Bruxelles, de La Criée à Rennes. Livre publié à l’occasion de l’exposition Biomimetic Stories Part II au muséum du Botanique à Bruxelles, il accompagne les expositions de 2026 au Centre d’art contemporain de Meymac, et aux Abattoirs, musée de Toulouse.
Disponible
35.00 €
Brève histoire de l'art en sonnets
BC
Une traversée décapante et drôle mais néanmoins érudite de l'histoire de l'art en sonnets par un artiste peintre raffiné amoureux des rimes. Dans le respect le plus strict de la forme du sonnet classique et de contraintes additionnelles de versification, l'auteur compose un recueil en suivant le fil conducteur de l'histoire de l'art occidental, depuis la Grèce antique jusqu'aujourd'hui. Pour être subjectif, l'exposé n'en est pas moins fondé sur de sérieuses références. Un certain effet comique naît paradoxalement de la conjonction d'une forme et d'un sujet des plus austères. L'objectif est de divertir, dès lors qu'il s'avère possible d'« instruire en distraisant, treize ans et demi maximum », comme le chantait Bobby Lapointe. Denis De Rudder (Bruxelles, 1957 est artiste peintre, du moins a-t-il été considéré comme tel au tournant du XXIe siècle. Par ailleurs, il a enseigné le dessin durant une quarantaine d'années, en école supérieure des arts, ce qui ne compte sans doute pas pour rien dans son approche délibérément didactique de l'histoire de ceux-ci. Le présent recueil constitue sa première publication.
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20.00 €
Brève histoire de la poésie par temps de barbarie
BC
Cette « tentative d’autobiographie » est une épopée où la poésie se mêle à la prose et au récit, où l’imaginaire et la fabulation se nouent au réel, et la légende à l’histoire. c’est aussi, en filigrane, une critique de la démarche autobiographique fondée sur la seule mémoire et le constat d’une impossible écriture chronologique et égocentrique de l’autobiographie. Dans le même temps réel, celui de l’écriture, se forge, à travers des réflexions critiques lapidaires sur soi-même, la société et notre temps, une éthique de l’existence. La place nettement prédominante donnée au poème et à l’écriture poétique indique par elle-même l’illusion du strictement narratif et chronologique comme accès à sa propre histoire, autant que l’impossibilité d’une appréhension autre qu’éphémère et d’un saisissement autre que fugace de la réalité. Mais il n’en demeure pas moins que le regard que nous forgeons et portons sur l’histoire reflète, lui, par bien des aspects, l’image que nous nous faisons de notre propre histoire et de notre « réalité ». Bernard Desportes est né à Paris en 1948. après des études de Lettres à l’université d’Aix-en-Provence, il crée et anime le Théâtre d’Urien de 1978 à 1981. En 1985 Maurice Nadeau publie son premier roman, La Vie à l’envie (Paris, 1993) qui sera suivi par de nombreux autres romans et recueils de poésie chez différents édi-teurs, mais aussi des essais importants consacrés à du Bouchet ou Koltès. De 1995 à 2000, il crée et dirige la revue littéraire Ralentir travaux (plus de cent auteurs publiés en quinze volumes). En 2003, ses Brèves histoires de ma mère obtiennent le prix Claude Le Heurteur. En 2007, il est nommé commissaire du Salon international du livre de Tanger. En 2008 sont publiés les actes du colloque « Bernard Desportes autrement » (Lille, Artois Presses Université). La Lettre volée a déjà publié de lui en 2011 dans la même collection Le Présent illégitime qui interroge les notions de subversion et d’avant-garde en littérature.
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17.00 €
Cahiers de Beyrouth
BA
Avec ces Cahiers de Beyrouth, Jean-François Pirson revient sur les quatre séjours qu’il a passés à Beyrouth entre septembre 2006 et avril 2009. Dans le premier cahier, « Là, entre Alep et Damas », il découvre la ville pour la première fois, une incursion qui suit de près les bombardements israéliens. « Communities and Territories » rend compte de sa participation à un workshop sur l’espace public, organisé par AMAZELAB (Milan). « Pratiques exploratoires de l’espace », dévoile les interventions pédagogiques menées à l’Académie libanaise des Beaux-Arts. Le dernier cahier, « Marcher dans et autour de la Forêt des pins », suit une tentative d’organiser, avec quelques comparses, un pique-nique pour contrer les interdits liés à ce magnifique jardin. Jean-François Pirson est professeur honoraire à l’Institut Supérieur d’Architecture Lambert Lombard (Liège). Depuis 2005, il poursuit son travail pédagogique et ses recherches sur l’espace, dans des pratiques diverses, de manière indépendante et itinérante. Il a notamment publié La Structure et l’Objet (Liège, Mardaga,1984) ; Le Corps et la Chaise (Bruxelles, Métaphores, 1990) ; Aspérités en mouvements. Forme, espace, corps, sculpture, pédagogie ; Dessine-moi un voyage ; Entre le monde et soi. Pratiques exploratoires de l’espace (Bruxelles, La Lettre volée, 2001, 2006, 2009).
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13.20 €
Caillot
BC
Par son titre, Caillot, Stéphanie Ferrat annonce toute la matière de ce nouveau recueil. Matière du sujet d’abord – il est question de « cicatrice », de « gorge impossible » – puis matière de la forme, car c’est une langue sèche, dense, ramassée, à laquelle nous avons affaire ici. Le corps, par morceaux – ventre, peau, cou, mains... – revient régulièrement ; et dès lors qu’il est questionné, il questionne. Comme par flux, la langue toute dans la retenue, laisse parfois surgir l’à-vif, tente de désigner ce qui se donne comme étranger à la vision, et si elle effleure sans nommer, elle rejoint en révélant l’intime enlacé au réel. L’écriture tendue vers cette parole d’urgence déploie un univers sensoriel ; creuse, avance dans les jours, l’air ; et c’est de cette matière laissée en terre, ou plutôt, dans le sang que vient le poème. Phénomène de la cristallisation dont le corps garde les traces. Tout de ce qui a été l’épaisseur a séché, ne laissant que squelette, essence de l’être, concentration de gestes. Au cours de la lecture, on perçoit, à l’image des rivières souterraines, des bouillonnements, alors qu’à la surface presque rien ne paraît bouger. Les mots semblent venir de cet arrêt du corps face au monde qui n’en finit pas de surprendre, face à la vie qui n’en finit pas de remuer. Stéphanie Ferrat, née en 1972 à Aix-en-Provence, vit aujourd’hui à Ampus dans le Var. Poète, elle s’est également fait connaître comme plasticienne et éditrice (Pavupapri, devenu les mains). Depuis un peu plus de dix ans, elle a publié plus d’une dizaine de livres de poésies, accompagnés parfois par des œuvres d’artistes actuels. Parmi les livres qu’elle a publié depuis 2004, nous retiendrons les titres suivants : Couvrir la bouche (préface de Jean-Louis Giovannoni, Le Dé bleu, 2004 ; Corps seulement, Remarque, 2005 ; Abîmer de jour, La Lettre volée, 2007 ; Les Mains prononcées, L’Arbre à paroles, 2009 ; Caisson, La Lettre volée, 2009 ; Réceptacle, Fissile, 2009. Stéphanie Ferrat à également publié dans plusieurs revues dont Propos de campagne, La Canopée, N4728, Le Nouveau Recueil, L’animal, Rehauts...
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15.00 €
Caisson
BC
Poésie, la parole qui garde traces parce que dite avec peu de mots, assurant ainsi l’éclat de ceux-ci, refusant de céder à quelque exubérance allusive ou approximative, pour s’attacher à la précision de leurs rapports, à l’accord de leurs parcours. C’est aussi, sans doute, que chaque instant rendu est chargé à la fois d’imprévisible et d’illimité, que leur saisissement est soumis à des déplacements continus bien que souvent convergents : toujours ailleurs / le regard // attendu // au fond des yeux. La netteté des textes qui composent Caisson de Stéphanie Ferrat s’adosse à l’abrupt de chaque instant saisi, de chaque moment reconnu. Elle donne à la mémoire féconde sa portée immédiate. Et chaque poème, pour ne pas dire chaque vers, s’imprègne de fragments d’expérience du monde pour les retourner de manière à mieux conduire le lecteur aux points les plus sensibles des nœuds de sensations en les désenchaînant, cherchant alors à renouer l’expérience poétique à l’œuvre. Ces textes produisent l’impression de pulsations dont l’effet est de multiplier les cassures, non sans redéfinir, non sans reconstituer, par là, le rapport au réel. Stéphanie Ferrat (1972), poète et plasticienne, s’occupe d’une petite maison d’édition : Pavupapri où collaborent poètes et plasticiens et elle co-anime, avec Jean-Pierre Sintive, la Galerie Remarque depuis 1999. Elle a publié plusieurs livres de poésies, dont, parmi les derniers : Couvrir la bouche (Le Dé bleu, 2004) ; Corps seulement (Remarque, 2005) ; Abîmer de jour (La Lettre volée, 2007, livre sélectionné par les libraires, hiver 2007-2008). Plusieurs de ses textes poétiques ont paru dans diverses revues : Propos de campagne, La Canopée, N4728, Le Nouveau Recueil, L’Animal…
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16.80 €
Carnets à bruire
BC
Par rapport à ses autres livres, cette suite poétique d’Esther Tellermann fera date. Elle se compose d’un ensemble de textes en relation directe avec la lecture qu’elle aura réalisée des Carnets du poète André du Bouchet. Faite de rigueur et de liberté, son écriture va bien au-delà d’une simple lecture, car il s’agit d’inviter le lecteur à la suivre sur les terres de l’un des poètes les plus exigeants, et sans aucun doute, des plus importants, de la seconde moitié du XXe siècle. Chez Esther Tellermann, l’expérience de lecture est simultanément expérience du monde, proposant ainsi une approche poétique selon une double perspective : de ce qui aura été éprouvé dans le geste, dans l’instant de lecture et donc de la réception proprement dite ; puis dans le travail de création, lequel aura permis non seulement d’ouvrir selon de nouvelle voies expressives les textes lus, mais aussi de conduire à partir de ceux-ci une parole poétique au-delà du cadre sensible qui aura présidé à leur constitution. Il ne s’agit pas pour elle de limiter le traitement de la parole, comme s’il s’agissait d’un motif différé, d’un prétexte de facilité, mais bien de poser une vue sur les textes de du Bouchet à l’origine de l’écriture de ces poésies. Esther Tellermann, née à Paris en 1947, est normalienne et agrégée de Lettres. Après avoir enseigné dans le secondaire, elle est actuellement psychanalyste. Depuis un premier texte, sur L’Innommable de Samuel Beckett, dans la revue Action poétique en 1976, elle a collaboré à de nombreuses revues dont Banana Split, Poésie, Ralentir travaux, Moriturus, Le Nouveau Recueil, L’Étrangère, Rehauts ou Le Préau des collines. Elle est également membre du comité de rédaction de la revue de psychanalyse La Célibataire. Son premier recueil poétique, Première apparition avec épaisseur, obtient un prix de l’Académie française en 1986. Il est publié chez Flammarion, comme les suivants – huit recueils à ce jour, jusqu’au dernier paru chez cet éditeur en 2011 et intitulé Contre l’épisode. Son dernier recueil, Le Troisième, est paru aux éditions unes à l’automne 2013. Le travail d’Esther Tellermann figure dans de nombreuses anthologies dont l’Anthologie de la poésie française du XVIIIe au XXe siècle parue en 2000 dans la “Bibliothèque de la Pléiade”.
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16.00 €
Catalogues I-IV
BC
Les Catalogues constituent l’une des œuvres majeures de l’écrivain grec Dimitris Dimitriadis dont l’écriture travaillée et précise porte une radicalité expressive peu commune. Il s’agit d’une suite poétique sur laquelle il a travaillé durant plusieurs années. La préparation de l’édition de ces quatre premiers Catalogues n’est pas étrangère aux diverses activités qui ont engagé l’auteur en France en 2009-2010 : l’Odéon-Théâtre de l’Europe a ainsi offert à son public l’occasion de découvrir ce grand dramaturge européen de notre temps. Deux créations, un accueil, mais aussi des lectures, des tables rondes, le soutien à un projet global de traduction d’œuvres inédites, coordonné par l’Atelier européen de la Traduction et la Maison Antoine Vitez, n’ont pas été de trop pour faire entendre cette voix si particulière, plus de quarante ans après la création du Prix de la révolte au marché noir par Patrice Chéreau. Dimitris Dimitriadis est né à Thessalonique en 1944. Poète, prosateur, romancier, dramaturge, essayiste, il a fait des études de théâtre et de cinéma à Bruxelles et à Paris entre 1963 et 1968. Sa première œuvre théâtrale, Le prix de la révolte au marché noir, est montée par Patrice Chéreau en 1968 à Aubervillers. Plusieurs de ses livres ont été traduits et publiés en français au cours des dernières années, dont Léthé (La Lettre volée, 2003). Trois de ses pièces de théâtre, Je meurs comme un pays, puis Le Vertige des animaux avant l’abattage et La Ronde du carré sont montées au Théâtre de l’Odéon au cours de la saison 2009-2010.
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15.30 €
Ce temps nôtre écru
BA
L’œuvre poétique de François Rannou s’impose comme une œuvre exigeante explorant plusieurs domaines de l’expérience de la vie. 'Ce temps nôtre écru' questionne un monde bouleversé, fluctuant, où l’Homme, en guerre perpétuelle contre ce qui fonde son humanité et son lieu (son habitation), peine à être, parfois, une conscience éveillée. Peut-on imaginer que le poème puisse donner corps à cette inquiétude, à cette nécessaire espérance teintée de cruelle lucidité ? Pour arriver à ce point de bascule, le livre est construit en 33 moments – comme le nombre de vertèbres de l’être humain, c’est dire le désir par la poésie de se tenir toujours debout. On avance dans cet ouvrage par facettes successives, faisant parfois remonter du puits de notre histoire des indices de notre présent, l’éclairant comme une lumière qui viendrait de derrière les mots, en projetant leur ombre fraîche
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14.00 €
Collines, ratures
BC
Collines, ratures est un récit poétique fragmentaire qui prolonge l’échappée entamée avec Champs de lutte par la recherche d’une confrontation avec le mot-même et le groupe de mots. La tension ainsi provoquée, l’affrontement avec la page et la virgule, induisent un amaigrissement de l’écriture, convoquent les différentes couches du langage, et construisent un récit : un personnage (le vous auquel le texte s’adresse) est enfermé dans un wagon – un train l’emmenant vers une mort certaine. L’avancée inéluctable du train convoque ses souvenirs – mouvement inverse donc, remontée dans le temps vers une vie pastorale, montagnarde et rugueuse, proche des éléments et des animaux. L’adresse au vous déplace le lecteur dans un autre lieu, un ailleurs temporel et géographique, situationnel. Collines, ratures aborde encore une fois la problématique chère à l’auteur du cheminement et du déplacement, inhérents ici au nomadisme rural mais aussi imposés par la déportation. La violence faite au texte entre en résonance avec celle faite par l’histoire et l’humanité au langage, au corps et au paysage. aussi, ces proses poétiques, en exaltant à la fois les lieux, le corps, la parole, et les mots pour les dire, s’imposent au lecteur comme le jaillissement d’une veille qui ne cesse de le retenir : « … à moins que toute vérité ne soit là… rabattue sans cesse, mais tapie dans les plis de la phrase et du corps… ». Franck Doyen est né le 19 mars 1970. Écrivain-poète, il a reçu en novembre 2011 une bourse d’écriture du CNL. Depuis 2014, il coordonne « PoeMa – événement autour des écritures poétiques contemporaines ». Il a animé de 2000 à 2010 la revue 22(M)dP – 22 (Montée) des Poètes : lieu de rencontre des écritures contemporaines. Depuis plus de dix ans, il anime des ateliers d’écriture poétique pour adultes et enfants. Son travail d’écriture, avant tout textuel, est le lieu de questionnements sur l’engagement d’une vie en écriture dans sa dimension sociale et politique. Il a publié notamment : Champs de lutte (aencrages&co, 2014) ; Littoral (L’atelier de l’agneau, 2013) ; VOUS dans la montagne (Le Dernier télégramme, 2012) ; Inventaire de début du jour (L’atelier de l’agneau, 2011) ; B.I.O.bio – un désastre autobiographique (Propos/2éditions, 2010) ; EC / rire au moment où (L’atelier de l’agneau, 2e édition, 2012) ; Lettres à la Première Bosse (Propos/2éditions – 2007) ; L’Arrache-lino (contre-allées, 2005).
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14.00 €
Comme une neige d'avril
BC
Cette nouvelle suite à la fois lucide et maîtrisée de Jean-Marie Corbusier, lequel n’en est pas à ses premières armes dans sa recherche d’approfondissement de la parole poétique, tente d’accéder, au travers de l’image de la neige, à ces prismes diffus de la langue témoin des choses du monde rencontrées, toute chose sans borne comme le poème et que happe le mot : neige comme motif qui affirme et dissimule tout à la fois. Car ce monde recouvert de neige à perte de vue / ici ou ailleurs indistincts exige pour être dit ces mots justes, pour reprendre un fragment de l’un des poèmes. Cette volonté de dire juste traverse tout le livre. Trouver les mots justes pour en capter le sens, c’est vouloir dire au plus près possible ce monde hors de soi et dans lequel on se trouve projeté ; et, en quelque sorte, chercher à le voir autrement, mettre à vif tous tout ce qu’incarnent ces fragments de monde qui s’offrent à la vue se dissimulant sous le blanc de la neige. Ce nouveau livre se construit autour d’un déroulé de la parole où chaque poème, chaque fragment, cherche à exprimer ce qui fait l’essence de la poésie : à la fois le silence sur lequel elle repose, son étrangeté dans la recherche de ses formes expressives et la nécessité d’explorer de nouvelles voies langagières pour atteindre cette originalité en sa puissance de célébration. Ce livre est dès lors un refus affirmé de logiques programmatiques préétablies. Jean-Marie Corbusier, né en Belgique en 1950, s’est d’abord consacré à l’enseignement comme professeur de français. Attiré par la musique, il a poursuivi depuis près de quarante ans une œuvre poétique construite avec une très grande rigueur, dans une langue à la fois limpide, originale dans sa forme et dans ses rythmes, souvent proche de la langue poétique d’André du Bouchet par son approche du réel, toujours sensible aux accidents de la parole sans jamais négliger les hautes articulations de la pensée qui la soutiennent. Marié à l’artiste plasticienne Dominique Neuforge, son œuvre se compose d’une vingtaine de livres de poésies, la plupart publiés aux éditions Le Taillis Pré : Dans le jour soulevé (2013) ; La Lampe d’hiver (2015) ; Le Livre des oublis et des veilles (2017) ; L’Air, pierre à pierre (2018) ; Peindre : ouvrir le quotidien (livre réalisé avec Dominique Neuforge, 2019) ; De but en blanc (2020).
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17.00 €
Comment je ne suis pas devenu poète
BC
Quand un auteur avoue dès la première ligne : « Soyons franc, je ne sais pas écrire », on croit à de la provocation ou à l’amorce d’une grande farce. Et rien n’est moins vrai avec cet essai d’Hubert Antoine, drôle de bout en bout, dans sa tentative de justifier les raisons qui le poussent à écrire depuis plus de 20 ans. Florilège d’humour en surface et grande profondeur pour répondre aux questions que tout écrivain se pose : Ai-je quelque chose à dire ? Pour qui j’écris ? La démonstration est jubilatoire. À travers une vingtaine de chapitres, Hubert Antoine s’essaie à tous les genres afin de nous prouver par son contraire qu’il est incapable d’écrire : de l’éveil en poésie en passant par l’art précis de la nouvelle jusqu’à l’écriture d’un hymne anational (avec deux entractes parmi les plus comiques : ses discours de réception de l’oscar et du Prix Nobel de littérature), jusqu’au constat final : « Je ne dois pas écrire à tout prix. Ma vie se réalisera de toute façon dans son expression, dans l’incompréhension particulière et générale, dans l’accord de la mort... » D’un style limpide et percutant, ces réflexions pleines d’esprit, profondément originales gravent en dessous des yeux un sourire permanent que l’on garde longtemps après la dernière page. Hubert Antoine est né à Namur en 1971. Après des études universitaires en lettres, il s’est installé au Mexique où il vit et a enseigné quelques années à l’université de Guadalajara. Son premier livre de poésie intitulé Le Berger des nuages est paru aux éditions de L’Arbre à paroles en 1996. Par la suite, il a fait paraître La Terre retournée, Vociférations, Exercices d’évasion, tous publiés aux éditions Le Cormier à Bruxelles (1999, 2000 et 2011). Il a également publié une Introduction à tout autre chose (Paris, verticales, 2006).
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Condamné à l’exil
BC
Pena de extrañamiento, le titre espagnol de cette œuvre d’Enrique Lihn, suggère à la fois la tristesse et le regret que nous éprouvons lorsque nous quittons un lieu qui demeurera hors de prise, qui échappera irrémédiablement à notre attente, alors que se précise la représentation d’images toujours fuyantes du réel. Condamné à l’exil puisqu’il s’agit d’évoquer les traces de ce qui reste toujours du manque après la perte. Il s’agit de l’une des œuvres importantes d’Enrique Lihn. Non seulement parce que cette œuvre tardive (publiée deux ans avant sa mort) est en quelque sorte un aboutissement de toute sa démarche poétique, mais surtout parce qu’elle témoigne plus que d’autres combien sa poésie incarne l’errance toute contemporaine au cœur des villes. Elle s’ancre à la figure du flâneur baudelairien revisité, depuis les lieux de la modernité urbaine, notamment de New York à Barcelone, de Paris à Santiago du Chili, sa ville natale. Cette poésie s’attache à des représentations qui se portent au plus près des choses et de la vie, et qui nous conduisent à se tenir à l’écoute de soi dans le rapport le plus immédiat aux réalités qui nous entourent. Il s’agit également d’une poésie des sensations qui nous maintient dans l’altérité des émotions, surtout lorsque le corps et l’esprit se trouvent coupés de leur passé, de ce que celui-ci éveille et suggère au rappel comme dans l’attente des lieux qui nous ont profondément marqués. Enrique Lihn est né à Santiago du Chili en 1929. Il a collaboré à divers journaux et périodiques en tant que critique, fondé les revues littéraires Cormoran et Manuscrits, et obtenu plusieurs prix littéraires. Il est décédé en 1988, laissant derrière lui une œuvre poétique majeure et abondante (pas moins de 36 livres de poésie et de prose) qui, aujourd’hui, traverse les frontières.
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CONSTELLATION
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« J’ai une très grande admiration pour André Cadere et sa barre de bois rond. L’exposition André Cadere, Expanding Art, à la Fondation CAB et la découverte de ses Lettres sur un travail m’ont littéralement inspirées, pour en faire un poème qui ne prétend pas analyser ni commenter son œuvre. Véhiculer sa parole, sa démarche, me semble plus précieux voire indispensable. En revoyant ses œuvres, en me remémorant sa démarche, j’ai eu l’idée de capter sa voix, d’utiliser ses mots, de devenir Cadere le temps d’un poème. » (L.S.)
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Correspondances dans le labyrinthe des sons
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Ce recueil de textes critiques (2005-2022) constitue une correspondance – au sens propre comme au figuré –, entre Alexandre Castant et Philippe Franck autour des arts sonores. Ce sont des parcours mais aussi des écoutes actives en dialogue avec des œuvres et des artistes contemporains dont le commun dénominateur est cette matière sonore mise en espace, mais aussi en images, en réseaux et en formes diverses. Le champ exploratoire principal en est le festival international des arts sonores City Sonic, créé en Fédération Wallonie-Bruxelles en 2003 par Transcultures sous la direction artistique de Philippe Franck, et qu’Alexandre Castant a suivi et commenté depuis ses débuts. De manière plus générale, cet ouvrage propose une vision ouverte et hybride des arts sonores d’aujourd’hui considérés dans leur grande diversité de pratiques et d’esthétiques. L’acquisition de ce livre donne également accès à une compilation de pièces sonores extraites du catalogue City Sonic (label Transonic).
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24.00 €
D'après Ger Van Elk-Un Art Contre Nature
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14.20 €
De chair et d’air
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Michel Collot attache la parole aux sensations qui la motive. C’est que la poésie, chez lui, est tout autant liée à un certain état de corps qu’à quelque « état d’âme ». Cet état du corps correspond à un état de grâce ou de disgrâce où, cessant d’être l’instrument docile et inaperçu de ses actes et de ses paroles, le corps attire soudain l’attention sur lui-même. Au lieu de se disperser dans tous les sens au-dehors, voilà qu’il invite à revenir au foyer d’où partent ces mouvements centrifuges qui font l’ordinaire de notre existence. Le corps est un carrefour, et le poème doit pouvoir en témoigner, en rendre l’expérience, un carrefour où se rencontrent le moi, le monde et les mots. Comme tel, il est une source de la poésie et une ressource de la pensée. De ce monde du silence monte un pressant appel à la parole conduisant à la recherche des mots pour exprimer les sensations muettes qui l’habitent. Or cette recherche s’opère elle aussi d’abord à tâtons depuis le plus obscur de la chair, dans les mille replis d’une matière ingénieuse, où des messages se mettent à circuler, frayant des chemins imprévus à la pensée. Le corps devient le lieu d’un échange intense et incessant entre le dedans et le dehors, les idées et les sensations, les mots et l’émotion. Michel Collot est poète, essayiste et professeur de littérature moderne et contemporaine à l’université de Paris III Sorbonne Nouvelle. Ce recueil est son quatrième ouvrage de poésie : Issu de l’oubli (Bruxelles, Le Cormier, 1997), Chaosmos (Paris, Belin, 1997), Immuable mobile (Bruxelles, La Lettre volée, 2002). Il est aussi connu pour ses nombreux essais : L’Horizon fabuleux (Paris, Corti, 1988), La Poésie moderne et la Structure d’horizon (Paris, PUF, 1989), La Matière-émotion (Paris, PUF, 1997), Paysage et poésie (Paris, Corti, 2005) et Le Corps cosmos (Bruxelles, La Lettre volée, 2008).
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14.20 €
De Chine
BC
Ce livre est l’aboutissement provisoire d’un projet polymorphe commencé en résidence aux ateliers de l’image (Marseille) et développé ensuite en ligne à La Lettre volée (Bruxelles). Il est surtout la décantation de de chine [objet numérique], une construction réalisée avec Antoine Fatoux, visible/lisible/écoutable en suivant ces liens : http://dechine.makaz.net et http://residence.lettrevolee.com->http://residence.lettrevolee.com/spip.php?rubrique17 L’ouvrage mêle le journal de bord d’une investigation sur l’immigration chinoise à Marseille puis à Bruxelles avec des notes historiques et des photographies de l’auteur. Anne Penders, docteur en philosophie et lettres, est écrivain et photographe. Elle a publié une dizaine d’ouvrages (romans, poésie, essais, expériences) dont Brancusi, la photographie ou l’atelier comme « groupe mobile » (La Lettre volée, 1995), Conversation avec Christo et Jeanne-Claude (Tandem, 1995), En chemin, le Land Art (2 tomes, La Lettre volée, 2000), Le Lundi d’après (Esperluète, 2007), Jaune (Le Cormier, 2009), L’Envers (Le Cormier, 2012) et a réalisé de très nombreuses courtes vidéos ainsi qu’une dizaine de créations sonores.
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De la peinture en général et de la couleur en particulier
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La démarche artistique singulière de Daniel Walravens, d’une rare exigence saluée par ses pairs comme par de nombreux critiques, historiens de l’art et autres professionnels du monde de l’art contemporain (dont, entre autres, Denys Riout, Bernard Marcadé, Daniel Soutif, Jean-Pierre Criqui, Nicolas Bourriaud, ou encore Luk Lambrecht et Jan Hoet en Belgique où son travail a été régulièrement présenté), repose sur une connaissance approfondie et une maîtrise souveraine de la production de la couleur – exercées notamment en créant des nuanciers de couleur pour différents fabricants industriels. Renversant la logique qui préside habituellement au ready-made, Daniel Walravens s’ingénie à brouiller les frontières entre l’industrie et les beaux-arts pour redonner un sens nouveau tant à la notion de « composition picturale », en analyste de ses composants, que de « peinture murale » en mettant en couleur les lieux où il est amené à intervenir, depuis l’usine jusqu’à l’intérieur du collectionneur en passant par le musée (le Louvre et le Mamco de Genève ayant notamment fait l’objet de surprenants réaménagements). Cette publication, richement illustrée, est introduite par un texte critique de Jacinto Lageira et des textes de l’artiste commentant chacune des œuvres reproduites. De la peinture en général et de la couleur en particulier – seule monographie de Daniel Walraens disponible à ce jour – est une manière de rendre justice au parcours de cet artiste atypique et de lui donner la place qui lui revient dans l’histoire de l’art français de ces dernières décennies.
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DE QUOI LE CURATING EST-IL LE NOM?
BC
Le mot « curating » est, depuis une quinzaine d’années, un mot de code particulièrement en vogue dans l’univers des expositions d’art contemporain, mais à quelles pratiques se rapporte-t-il exactement et pour quelle raison cet anglicisme a-t-il fini par supplanter, dans la langue française, le terme « commissariat » ? Répondre à ces questions ne revient pas seulement à mettre en lumière le rôle que les artistes, conservateurs de musée, auteurs et « faiseurs » d’expositions ont joué, dès les années 1960-1970, dans le renouveau apporté au champ de l’exposition. L’idée sur laquelle repose cet ouvrage est que le curating, loin d’être un phénomène récent, se rapporte à des à des (r)évolutions plus anciennes et successives, tant dans le domaine de l’accrochage et de la scénographie que dans la sphère professionnelle et institutionnelle au sein de laquelle évoluent les organisateurs d’exposition. Aussi verra-t-on que, depuis le milieu du XIXe siècle, l’activité curatoriale est passée entre les mains de protagonistes toujours plus nombreux et qu’elle oscille désormais entre une hyper-professionnalisation et une déprofessionnalisation toujours plus tangible. Il semblerait en effet que de nos jours, le métier – reconnu comme tel – soit à la portée de tout un chacun, et en particulier à ceux que l’autrice appelle les « curateurs outsiders ».
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De si près, l'ici du corps
BC
Bien plus qu’une méditation, une expérience à fleur de peau avec le corps comme épicentre de nos ébranlements sensibles par une figure marquante de la scène poétique francophone. Composé de cinquante fragments divisés en quatre parties, ce livre de poésie tente de cerner la part sensible qui relève du rapport qu’entretient le corps avec tout ce qui le relie et le marque profondément dès lors que son attention la plus vive se voit sollicitée. Ces textes répondent aux mots du poète et peintre chinois contemporain, Mang Ke : « Non nous n’avons rien dit / Rien que le langage de la chair ». Ces quatre suites poétiques témoignent du déroulé et de la fugacité des gestes touchant le corps, lesquels précipitent des impressions si fortes que leurs portées imprévues rejoignent les profondeurs de la vie et déchaînent l’imaginaire. En ces instants furtifs ce qui prend forme et s’enroule dans le silence appelle sa représentation. Les corps coexistants s’y trouvent perturbés. Pris dans le dialogue de leurs proximités, leurs effleurements intimes faits de gestes si habituels, devenus si proche par leurs reprises, viendront rejoindre et surprendre la candeur d’accords inconnues ouvrant à l’inouï ; et à l’éveil des désirs qui se voient associés au plus vif du vouloir-vivre. Pierre-Yves Soucy est poète, essayiste et éditeur de la revue L’Étrangère et des éditions Le Cormier et La Lettre volée. Professeur de sciences politiques et docteur en sciences sociales, il a enseigné dans diverses universités et occupé la chaire Roland-Barthes de l’université de Mexico (Unam) après avoir travaillé plus de dix ans comme Attaché de recherche à la Bibliothèque Royale de Bruxelles à titre de responsable de la Section poésie et littérature étrangère (A.M.L.). Auteur d’une quinzaine de livres de poésie et de nombreux essais critiques sur la littérature, l’art, et la culture moderne et contemporaine, ses textes ont été traduits en plusieurs langues. Derniers livres publiés : Traques, accompagné de collages de Robert Christien et de linogravures de Thierry Le Saëc (Kergollaire, La Canopée, 2017) ; Reprises de paroles (Bruxelles, La Lettre volée, 2018) ; D’un pas déviant (Bruxelles, La Lettre volée, 2019) et Vertiges de la main (texte et entretien avec Olivier Schefer (Bruxelles, La Lettre volée, 2022).
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15.00 €
Dégelle
BC
C’est dans la substance même de la parole poétique, dans le drame qui s’y joue et dont elle tente de rendre compte, que l’auteur cherche et trouve la seule forme qui lui soit nécessaire. C’est que le destin poétique n’est jamais dissocié de la destinée humaine. Rares sont les textes qui parviennent avec autant de force à traverser l’expérience sensible de la relation à l’autre, une avancée incertaine face à la fragilité et à la précarité de ce sur quoi se tient cette poésie. Rien n’est jamais acquis. Tout se défait, et se recompose pour se redéfaire. L’auteur se tient dans une position toujours difficile, voire périlleuse, sur deux plans indissociables : celui de l’imaginaire constamment travaillé par la réalité dans sa dimension la plus quotidienne, alors que rien ne se soumet simplement à un raisonnement dans la volonté de dire quelque chose à quelqu’un. Quelquefois, souvent même, ses textes donnent l’impression de monologues intérieurs mais cette parole poétique touche de plein fouet son lecteur et ne lui laisse aucune chance de verser dans l’indifférence. Séverine Daucourt-Fridriksson est née à Belfort en 1970. Après des études de lettres classiques et de psychologie clinique et psychanalytique, elle exerce brièvement le métier de psychologue avant de collaborer pendant six ans au Journal des psychologues. En 2003, elle se voit attribuer une bourse de découverte par le CNL. Plusieurs revues accueillent ses textes dont certains seront publiés dans l’Anthologie de la Biennale des poètes en Val de Marne en 2006. L’Île écrite paru en 2004 lui a valu le Prix Ilarie Voronca. Elle est également traductrice de l’islandais. En 2006, elle compose un montage poétique intitulé et ne va malheurer de mon malheur ta vie qui sera mis en scène par Eric Ruf au studio théâtre de la Comédie française. Compositrice et interprète, elle a écrit et réalisé un album de chansons, Bláa, sorti au printemps 2008. Aux éditions de La Lettre volée, elle fait paraître Salerni en 2009 et en 2012, À trois sur le qui-vive. Associée à la Maison de la poésie (Passage Molière) depuis deux ans, elle donne des lectures publiques très remarquées.
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18.00 €
Des cris dans les arts plastiques
BC
Souffrance des mères de Guernica, clameur des Sabines enlevées par les Romains, visage contourné d’une Méduse hurlante, confrontation de cris entre deux personnes dans une vidéo, œuvre-cri sonnant l’alerte contre les tragédies d’Innocents migrants en Méditerranée, ou en mobilisation en faveur de l’anthropocène… Au cœur de ces œuvres une bouche fait trou, tache noire ou creux pour le regard. En cri ou en geste, la bouche attire l’œil des spectatrices-spectateurs qui ne peuvent en obturer la béance. Mais depuis quand, pourquoi et comment ces œuvres s’intéressent-elles à ces cris ? S’adressant au public soucieux de comprendre les arts et les images, de la fresque à la performance, cet ouvrage démontre et montre que ces œuvres s’attachent, malgré leur réputation « de mauvais goût », à mettre en avant des scènes de cris afin d’en faire émerger la signification moderne. Ces cris suspendent, en effet, toute culpabilité religieuse ou allusion aux dragons médiévaux. Ce sont des cris individuels ou collectifs, pleins de réprobation envers des sources humaines (guerres, dominations, crimes), en forme d’appel aux spectateurs. Christian Ruby, philosophe, enseignant, est membre de l’ADHC (Association pour le développement de l’histoire culturelle), du collectif Entre-Deux (Base d’appui pour l’Art public) et de l’Observatoire de la liberté de création. Derniers ouvrages parus : « Criez et qu’on crie ! » Neuf notes sur le cri d’indignation et de dissentiment, Bruxelles, La Lettre volée, 2019 ; Circumnavigation en art public à l’ère démocratique, Lyon, Naufragés éphémères, 2021.
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19.00 €
Dessine-moi un voyage / Draw me a journey
BC
Dessine-moi un voyage ! Pour répondre à cette tendre injonction, l’auteur ouvre un monde en forme de parcours ; il suit le tracé de déplacements effectués entre 1999 et 2005, entre le Québec et l’Altaï mongol. Cet ouvrage réunit une centaine de photographies en couleurs ainsi que des pages de carnets de voyage de l’auteur en fac-similé et un texte de réflexion sur le voyage, l’espace, le monde et l’humain. « Quand je marche dans la ville, la montagne ou la steppe, parfois je m’arrête pour saisir quelques morceaux du monde. Les photographies, dessins et mots, qui résultent de cette action très simple, montrent des visages particuliers de la terre, l’étendue de notre humanité. » (Jean-Francois Pirson) Jean-François Pirson (1950) est professeur honoraire à l’Institut Supérieur d’Architecture Lambert Lombard (Liège). Depuis 2005, il poursuit son travail pédagogique et ses recherches sur l’espace, dans des pratiques diverses, de manière indépendante et itinérante. Il a notamment publié La Structure et l’Objet (Liège, Mardaga,1984) ; Le Corps et la Chaise (Bruxelles, Métaphores, 1990) ; Aspérités en mouvements. Forme, espace, corps, sculpture, pédagogie (Bruxelles, La Lettre vol
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23.40 €
DÉTENTRICE
BC
Détentrice, récit de chair soufflé comme un chant, un corps déterminé, une mémoire tourné vers le ciel. Ce grand cri éblouissant à l’allure poétique est fidèle au style minimaliste de son autrice qui poursuit ici son travail de fouille intérieure dans les territoires de la mémoire.« Laurence Skivée nous écrit depuis un espace où elle n’est pas détentrice des mots, elle nous parle depuis un silence qui longe et troue son récit. Aucune posture, aucun faste sonore mais une quête d’existence qui emprunte le chemin du verbe. Il s’agit de se faire advenir à partir des coupures, des errances, de la survivance. Il s’agit d’écrire comme la mer roule son écume blanche. Au plus près du non-savoir et des vents de l’enfance, à l’affût d’un creuset de langue où se blottir. » Véronique Bergen (extrait de sa préface)
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17.00 €
Domaine des englués
BC
Cela ressemble à la lettre-journal d’un être enfermé et libre, parcourant des espaces divers à la fois réels et imaginés, un temps qui s’écoule fatalement rythmé comme nos vies. Qu’est-ce que vivre, qu’est-ce que vieillir ? Dans cette voix narrative d’un masculin usé s’immisce par trois fois la voix du poème, trois « chants ». Comme dans toute l’œuvre d’Hélène Sanguinetti, il s’agit toujours d’affirmer qu’au milieu du désastre – et le désastre désigne autant notre difficulté à nous tenir parmi les autres qu’à nous porter nous-mêmes – un chant est possible. Chant cassé, aussi lucide que têtu. Englués, mortels et vivants, nous sommes : à nous de chanter jusqu’à la fin. La poésie d’Hélène Sanguinetti suit une trajectoire où s’affirment des œuvres polymorphes, habitées par toute les expériences littéraires (depuis les contes et les légendes jusqu’aux proses et aux poésies les plus contemporaines), témoin des expériences de vie comme des expériences du corps. L’entretien mené par Jean-Baptiste Para en clôture du livre permet de découvrir comme de l’intérieur le travail qui est mené ici sur ce qu’elle appelle « du » poème, une langue visuelle et sonore, chargée de tout un peuple et de ses voix, « une sorte de matière faite de tout, où on taille, qui sonne, veut danser ». Hélène Sanguinetti, qui écrit de la poésie depuis l’enfance, est née à Marseille en 1951, et vit à Arles. Elle passe sa jeunesse dans la fréquentation continue de la mer, de la poésie et de la peinture. Dit ses poèmes en public et en musique. Fait ses études à l’Université d’Aix, devient professeur de Lettres. Chargée de mission pour la poésie au rectorat de Nancy-Metz en 1983, elle anime de nombreux stages pour les enseignants, ateliers et rencontres, jusqu’en1989. En 1999, Yves di Manno publie, dans sa collection « Poésie/Flammarion », son premier livre. Elle est traduite et publiée en plusieurs langues, notamment en anglais, aux États-Unis, par Ann Cefola. Ses principaux livres sont : De la main gauche, exploratrice (Flammarion,1999) ; D’ici, de ce berceau (Flammarion, 2003) ; Hence this cradle (Seimicity Ed., 2007) ; Alparegho, pareil-à-rien (Comp’Act, 2005, rééd. L’Amandier, 2015) ; Le Héros (Flammarion, 2008) ; Et voici la chanson (L’Amandier, 2012). Vient également de paraître : Le Grand Huit/ Die Achterbahn, « Huit poètes d’Allemagne et de France », en édition bilingue, coédité par le Castor astral et Wallstein Verlag, avec plusieurs extraits de Domaine des englués.
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20.00 €
Du perdant et de la source lumineuse
BC
l y a lieu de préciser qu’il s’agit du premier livre de ce poète hollandais à paraître en traduction française. Son œuvre est sans doute l’une des plus reconnues de la scène poétique des Pays-Bas et est de plus en plus largement traduite. Dans la postface que nous propose sa traductrice, Elke De Rijcke, celle-ci écrit « Du perdant et de la source lumineuse décrit de façon extrêmement lucide les processus mentaux, spirituels, sensibles, émotionnels et physiques qu’un homme traverse lorsqu’il se confronte frontalement à la condition mortelle. Ces processus s’énoncent à travers des textes d’une puissance poétique surprenante, due à l’approche particulière de la forme et du contenu. chaque poème relève à sa manière le défi de rapporter une matière de vie, en essayant de comprendre en quoi cette matière consiste et comment elle peut se traduire poétiquement. Lire Ouwens est à tout niveau une véritable aventure, voire une initiation, même pour ceux qui connaissent déjà bien le domaine poétique. et s’il faut commencer quelque part pour en parler, nous commencerons par l’énigme de la forme, à partir de laquelle se déploie et se révèle le contenu. Les formes des poèmes dans Du perdant et de la source lumineuse remuent profondément la langue. si Ouwens bouscule la langue néerlandaise et la forme poétique que l’on puisse donner à cette langue, il relève en première instance le défi qui provient du contenu, en se posant la question comment ce contenu peut accéder à une forme. Pour l’auteur, il s’agit de créer une langue qui suive au plus près les sinuosités de l’expérience d’une vie. » Le livre ici traduit a été publié pour la première fois en 1997. L’essentiel de l’œuvre d’Ouwens (1944-2004) a été regroupé et publié en 2002 sous le titre Tous les poèmes jusqu’à présent (Alle gedichten tot dusver, Amsterdam, Meulenhoff, 2002). Il fera paraître un dernier ensemble de poèmes intitulé Vers le regain en 2002, une édition bibliophilique parue chez Hugin & Munin à Utrecht.
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16.00 €
Echo
BA
Ainsi que le rappelle très opportunément Benoît Dusart : « Ce qui anime avant tout [l’artiste] est une sorte de protocole qui subsume les différents aspects de son travail et de sa vie. Raf Thienpont médite, et cette méditation ritualise son quotidien. Ce qui pourrait n’être qu’un détail, un style et une hygiène de vie, constitue le terreau d’une œuvre qui, lorsqu’on s’y attarde, n’inspire jamais les poncifs associés généralement à certains types d’abstraction : on est loin de toute effusion dramatique, de transe créative extatique. [...] L’émergence du dessin ne relève pas d’une sorte d’épiphanie, mais d’une vigilance obstinée : les intentions épousent tous les méandres du processus, se remodelant en fonction d’une lumière, d’un outil, d’une atmosphère. Ce que la forme “exige” n’est jamais prescrit d’avance : elle se déploie dans l’échange avec le geste, dans une interaction continue et performative. » Raf Thienpont (1970) vit et travaille à Bruxelles. Formé aux arts graphiques à Saint-Lucas à Gand, il a longtemps exercé comme graphiste avant de se consacrer essentiellement à sa pratique artistique. Son travail cherche à aiguiser une sensibilité poétique dans laquelle le « ici et maintenant » et le « ne pas savoir » sont d'une grande importance. Ses dessins abstraits sur papier procèdent d’un cheminement patient, sans modèle ni formule, fait d’ajustements continus, de décisions suspendues et d’une attention toujours renouvelée à ce qui advient. Benoît Dusart est Maître assistant en sociologie à la Haute École Condorcet, conférencier à l’Ensav-La Cambre (Bruxelles). Co-curateur de l’espace d’exposition « Incise » à Charleroi. Contributions pour 'Flux-News', 'Dits', 'H(art)'... Collaborateur régulier pour la revue 'L’art même'.
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27.00 €
Écriture et expérience de la vie ordinaire
BC
L’une des marques de fabrique du contemporain littéraire réside dans son investissement du réel, conçu comme un espace à arpenter et documenter, un terrain d’enquêtes plus ou moins exotiques, et une matrice de l’écriture. De ce projet général, cet essai met au jour un aspect singulier car il porte sur des textes s’élaborant à partir de protocoles d’action, qui orientent les gestes de leurs auteurs et autrices, et les modalités de leur écriture. Qu’il s’agisse de faire des courses, un trajet en métro, d’arpenter les friches urbaines ou d’observer les passants dans la rue, ce sont toujours des formes et des usages de la vie ordinaire qui sont en jeu. Ces écrivains et écrivaines s’attachent à les enregistrer ou bien à instruire des règles vouées à en détourner le cours, en s’inspirant souvent des pratiques de l’art contemporain ou des méthodes des sciences sociales. Dans leur minimalisme parfois radical, leurs textes, qui s’échelonnent des années 1970 à nos jours, questionnent autant notre rapport au réel que notre imaginaire de la littérature. On se propose ici de montrer comment ils contribuent à la définition de quelque chose comme un contemporain en littérature. Maryline Heck enseigne la littérature française contemporaine à l’université de Tours. Elle a notamment publié Georges Perec. Le corps à la lettre (Corti, 2012) et traduit de l’anglais l’essai de Michael Sheringham, Traversées du quotidien (PUF, 2013). Elle a co-dirigé deux Cahiers de l’Herne, sur Patrick Modiano (2012) et Georges Perec (2015), ainsi que le volume P.O.L : Futur, ancien, actuel (Presses du réel, 2023).
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26.00 €
Écriture première
BC
Dans la foulée d’un précédent ouvrage intitulé Art Poems publié dans la même collection, ce recueil est composé de brèves suites consacrées à la création picturale, depuis l’art pariétal jusqu’à la création la plus contemporaine, que ce soit à travers les œuvres de Mark Tobey, Lee Ufan, Gerhard Richter ou encore d’Evi Keller. Sa poésie demeure parole d’ouverture et plus particulièrement encore lorsqu’il s’attarde sur la création picturale appréhendée comme avènement d’un événement. Ici, Stéphane Lambert rejoint les thèmes les plus décisifs qui traversent son œuvre littéraire, que celle-ci épouse la forme du roman, de l’essai, et bien sûr, de la poésie. Pour l’auteur de ces textes, sentir et percevoir trouvent leur manifestation sensible à travers la recherche de nouvelles formes expressives, si ce n’est par la figuration, par la construction d’un espace pictural visant une représentation, pour ne pas dire une présentation. Tout au long de ces suites, l’auteur parvient sans difficulté à étonner son lecteur, à la fois par la rigueur dont il fait preuve, par la précision de ses observations, du fait que sa propre expérience intérieure rejoint celles qui se manifestent au cœur des créations picturales qui sont aussi d’autres expériences de la vie. Stéphane Lambert (né à Bruxelles en 1974) est licencié en langues et littératures romanes de l’université libre de Bruxelles. Essayiste et poète, il a été éditeur littéraire, journaliste, réalisé plusieurs documentaires et fictions sonores pour la RTBF et France-Culture et a été primé par l’Académie française et par l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Ses Visions de Goya ont obtenu le prix Malraux en 2019. En mai 2009, l’actrice Micheline Presle, avec laquelle il a publié un livre d’entretien (Di(s)gressions, Stock), a lu son texte L’Adieu au paysage consacré à Claude Monet dans la salle des Nymphéas de l’Orangerie puis au Grand Palais en 2010. En 2012, Dans le désordre de Claude Régy (Arles, Actes Sud), coécrit avec Stéphane Lambert, a obtenu le prix du Meilleur livre sur le théâtre décerné par le syndicat de la critique théâtrale. Il a également publié à La Lettre volée : Le Jardin, le séisme. Dans les pas de François Muir (2013) et Art Poems (2018).
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17.00 €
Elizabeth Garouste & Mattia Bonetti 1981-2001
BC
Réimpression
34.50 €
Encoches
BC
C’est ainsi : Vérène, Toinon, Ulrich et Cécile voient sans cesse la misogynie ordinaire se rejouer dans leur vie ; constamment, il et elles en subissent la logique. La haine des femmes s’y double de l’horreur du féminin – le féminin en chacune et en chacun. Le féminin comme marque d’un certain penchant, d’un goût plus ou moins prononcé pour ce qui reste ouvert, ce qui fuit, ce qui ne se suffit pas. Autant dire que Vérène, Toinon, Ulrich ou Cécile ne sont plus à l’abri de rien, quand celles et ceux qui préfèrent les formes closes et les ensembles pleins croisent leur chemin. Tôt ou tard – c’est certain –, on leur décochera un énoncé mortifiant. Alors, la flèche fusera et, se fichant dans leur chair, les projettera au bord de l’abîme où on les verra vaciller. Avec une encoche dans l’âme – encore une –, quelque part entre le cœur et l’abdomen.
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21.00 €
et la moëlle fabrique…
BB
« Ces 33 dessins du cycle Génération de Steve Kaspar sont des destins en route, des virtualités en passe de s’actualiser. Leur aspect sommaire tient à la dimension moléculaire des objets partiels qu’ils associent comme dans un rêve ; c’est un ars combinatoria basé sur un vocabulaire restreint et contraint qui débouche sur une interprétation élargie. C’est pourquoi ce travail se situe aux antipodes de la virtuosité académique pour s’ancrer dans la fragilité d’un langage réformé, comme l’est le poème, la formule alchimique, l’oracle mais aussi la novlangue du schizo. […] Artiste subtil, Steve Kaspar a bien compris les bénéfices de l’allusion, cette présence implicite, comme le notait André Masson, qui met en œuvre "des moyens ayant en vue la discrétion, la délicatesse et le secret". Chaque signe fait au contraire partie d’un dessin complexe qui ne réduit ni ne résout jamais rien. Il s’agit plutôt d’une œuvre qui "garde le caractère ironique d’une énigme et ne se révèle que par l’interrogation qu’elle propose", comme le notait Blanchot à propos du Moby Dick de Melville. » (Denis Gielen, extraits du texte inclus dans ce volume.) Steve Kaspar (Luxembourg, 1952) a participé et étudié au Nouveau Théâtre Musical de Cologne sous la direction de Mauricio Kagel. De 1976 à 1988, vivant principalement entre Luxembourg et Bruxelles, il effectue des expérimentations et performances sauvages, de la poésie sonore, des pièces radiophoniques et des peintures. De 1989 à 1996, il s’est consacré à des cycles de dessins et, depuis 1997, favorise la vidéo, les installations audio-visuelles et, avant tout, les compositions sonores. Steve Kaspar a déjà publié à La Lettre volée The Following Day, Fragments ; les multiples Sprite 1, 2 et 3 et Soundfields, coffret de 3 CD, diffusé par le label belge Sub Rosa.
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28.40 €
Étude sur Mallarmé
BC
Mario Luzi (1914-2005), l’un des plus grands poètes italiens du XXe siècle, est aussi l’auteur d’une œuvre importante d’essais sur la littérature et son histoire. Si l’essentiel de son œuvre poétique est désormais traduit en français, il n’en va pas de même pour ses essais. Ce livre est la première traduction de son étude sur Stéphane Mallarmé, publiée en 1952. En Italie, pour sa génération, le poète français avait été un modèle d’autonomie spirituelle à opposer à la rhétorique du régime fasciste. Luzi y revient après la guerre, dans un moment de crise et de régénération de son pays et de sa poésie, et le réinscrit dans un contexte européen : au-delà des filiations évidentes, françaises, il retrouve les échos de Mallarmé chez Yeats, George, les Espagnols, mais surtout chez Eliot, Rilke et Ungaretti. C’est à partir de leur expérience radicale du langage et de la poésie, qui est aussi la sienne propre, que Luzi relit le corpus poétique de Mallarmé. Par des analyses denses et rapides, il retrace une « biographie intellectuelle » du poète, où le contexte n’est plus séparable des significations intérieures. La finesse de son analyse esquive certaines alternatives trop simples de l’histoire littéraire (continuité / discontinuité, influence / invention) et rend à l’histoire et à l’expérience de la poésie la complexité qui leur revient.
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20.00 €
Feuillaison
BA
Livre des livres, livres des jours, cet ouvrage accompagne le travail d’une peintre pendant trente ans. Chaque jour apporte un peu de peinture qui réveille le corps de la peintre. La main, son outil, tourne les pages et expérimente les résistances et les opportunités de l’huile, de l’encre, du crayon. Empreinte après empreinte, Aïda Kazarian marque le temps et chronique la vie de ses amis, de la famille et des artistes qui l’entourent. Chaque livre peint est comme une poignée de main, la rencontre d’un souvenir, la marque d’une naissance, de la neige qui tombe, d’un décès. Obituaire coloré, 'Feuillaison' est une chronique inédite qui nous fait entrer au plus intime dans le travail de l’artiste. Le livre est chapitré, année par année : tous les livres réalisés dans l’année y sont reproduits avec des réminiscences musicales et des souvenirs personnels. Aïda Kazarian bâtit depuis quarante ans une œuvre peinte qui se manifeste dans des tableaux, des livres, des interventions dans l’espace. Son monde est celui de l’icône, quel que soit le support ou le médium. Son œuvre est produite la plupart du temps directement avec son corps : son doigt, sans pinceau ni outil. Sa peinture prolonge une tradition ancienne, celle des tapis. Ses deux parents étaient restaurateurs de tapis d’Orient. Après des études à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, où elle enseigna, elle entame une carrière qui l’amène à exposer tant en Europe qu’en Amérique du Nord. Lauréate du Prix Evenepoel (1980) puis du Prix Bolly-Charlier (1998), elle est élue membre de l’Académie royale de Belgique, Membre de la Classe des Arts, en 2005. Alexandre Vanautgaerden (1965), historien d’art et commissaire d’expositions, a dirigé le musée de la Maison d’Érasme à Bruxelles, la Bibliothèque de Genève et actuellement le réseau des médiathèques d’Ardenne Métropole comprenant plusieurs fonds de poésie (fonds Arthur Rimbaud, Guy Gofette, André Welter).
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80.00 €
Feuille du cerveau
BC
Sans jamais négliger la richesse et la diversité de la production artistique de Giuseppe Penone, c’est la cohérence de sa démarche dont il s’agit de rendre compte à partir du commentaire d’une œuvre réalisée en 1990, Foglia del cervello. Suivre le parcours de l’artiste, et les indications qu’il donne à travers les notes qui accompagnent ses travaux, c’est ici discuter « l’égalité avec les choses » affirmée par Penone comme ce qui anime tout son cheminement. Parce qu’il se détache de toute convention, parce que son œuvre n’appartient à aucun genre, Penone rend possible l’étonnement. Le point de départ de Foglia del cervello est une réflexion sur l’esprit, sur l’art comme cosa mentale. L’œuvre produit la confusion en donnant à penser, en se jouant de tout ce qu’elle suggère, en obligeant surtout à penser l’espace. Foglia del cervello se présente comme un paysage, et comme le grand dessin des nervures d’une feuille. Qu’en est-il de son espace, et de la temporalité qu’elle déploie, de la mémoire qu’elle découvre ? Elle pose ces problèmes, et celui de ses conditions d’exposition, celui du rapport entre son projet et son exécution. Elle brouille les catégories et elle contrarie la distinction trop commode du naturel et du culturel. Réalisé à partir du relevé d’une empreinte, le cheminement semble suggérer une unité entre physique et métaphysique, entre le toucher et le visible, lorsque, dans le travail, toutes les fa-cultés de l’esprit sont requises, l’œuvre se faisant aussi par un engagement de tout le corps. La toile n’est pas seulement parcourue des yeux ; elle devient l’espace immense d’un libre acte de parcours. Stéphane Vignon enseigne la philosophie au lycée Camille Claudel de Troyes. Outre des traductions de l’italien, ses travaux portent sur l’esthétique italienne du XXe siècle, sur l’œuvre de Benedetto Croce, ainsi que sur la critique et l’histoire de l’art post-crocienne.
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Fiction territoriale (art, jeu, scène, territoire)
BC
L’ouvrage de Raya Lindberg, à la fois essai esthétique et archives, est composé de trois parties : les propositions de la plateforme de recherche et d’expérimentation artistique espace potentiel fondée en 2018 ; des essais de l’autrice avec un abstract en anglais et quatre entretiens avec les artistes invités. Le livre envisage ainsi la création artistique contemporaine dans son articulation au document et selon la notion élargie de dramaturgie. Il regroupe une vingtaine d’artistes belges, français et internationaux invités à exposer et à dialoguer à partir de ces approches. La forme et les enjeux de l’exposition y sont abordés selon une expérience critique permettant une compréhension renouvelée du monde actuel. Raya Lindberg critique d’art (AICA), autrice, curatrice, chercheuse en esthétique (art, philosophie, littérature). Elle enseigne en école d’art en Belgique (ERG, École de recherche graphique à Bruxelles), en France (Université catholique de Lille, Université Polytechnique des Hauts-de-France). Elle est cofondatrice avec la curatrice Nadège Derderian de la structure transdisciplinaire d’exposition et de recherche Espace potentiel, active de 2018 à 2020 en Belgique, en France et en Corée du Sud. Artistes convoqués : Agnès Adam, Louisa Babari, Tatiana Bohm, Eve Bonneau, Delphine Bretesché, Philippe Calandre, Claude Cattelain, Effi & Amir, Gary Farrelly, Michel François, Gary Hill, Gilles Hellemans, Mikhail Karikis, Daphné Le Sergent, Thy Nguyên Truong Minh, Kika Nicolela, Ben Rivers, Robert Suermondt, Simon Whetham.
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19.00 €
Figures du deuil et du photographique
BA
Cet essai développe une réflexion autour du photographique dans son lien à la mémoire et au deuil, qu’il soit intime ou d’ordre historique. Il montre que la photographie est une figure de deuil, autrement dit, elle fait à la fois coupe et lien. À travers un corpus restreint de trois films-essais, cet ouvrage analyse des figures de deuil et des gestes filmiques singuliers. Dans 'La Danse des souvenirs' (2002), Naomi Kawase est confrontée à une mort intime. L’imbrication de clichés photographiques dans le film produit une suspension qui provoque un renversement dans cette trajectoire dont l’issue semblait fatale. La cinéaste use de la photographie comme une figure de lien qui permet de relier les vivants et les morts. Dans 'Ce répondeur ne prend pas de messages' (1978), Alain Cavalier, incarne un homme endeuillé. Le cinéaste reprend un grand nombre de clichés photographiques tirés de ses archives personnelles, parmi lesquels des coupures de journaux représentant des cadavres de la guerre. Dans ce geste de reprise, la problématique prend une dimension historique. À l’instar de la photographie devenue ici figure de coupe, le film déploie un ensemble de figures où la rupture insiste, participant d’un jeu de deuil. Avec 'Le Journal' (1973-1982) de David Perlov, qui est enserré entre deux guerres, le texte aborde la problématique dans sa dimension politique. Le cinéaste israélien, qui est aussi photographe, utilise différents formats de photographies. Par ces gestes de reprises et de répétitions, le photographique permet une transformation de la figure qui autorise la séparation avec un passé traumatique
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24.00 €
Folds, Bodies & Blobs. Collected Essays
BC
FORM, le bureau de Greg Lynn, travaille en étroite collaboration avec McInturf Architects sur la conception de plusieurs bâtiments dans différents pays. Parmi ceux-ci, l’Église Presbytérienne de Corée à New York – réalisée avec l’aide de Douglas Garofalo Architects –, l’Hydrogen House pour l’entreprise OMV à Vienne avec Martin Treberspurg Architects et le plan directeur du campus de la Cincinnati Country Day School avec GBBN Architects. Greg Lynn est également l’auteur de Animate Form, « Lightness », du numéro spécial du magazine ANY en collaboration avec John Rajchman, « Folding in Architecture », un numéro spécial du magazine Architectural Design et de Fetish, qu’il coédite avec Sarah Whiting et Edward Mitchell. Greg Lynn a enseigné aux États-Unis et en Europe. Il est actuellement maître de conférences à l’université de Columbia dans la ville de New York et à l’université de Californie à Los Angeles. Né en 1964, il étudie à l’université de Miami dans l’Ohio où il obtient, en 1986, un diplôme en philosophie (B.Phil) et un autre en architecture environnementale (B.E.D) avec distinction. Deux ans plus tard, à Princeton, il obtient un Masters en architecture (M.Arch). Il participe également à la rédaction du magazine ANY depuis sa parution.
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21.00 €
Fortune
BC
Fortune n’est pas un simple recueil de poèmes, mais plutôt une « suite » ou un ensemble de « variations » au même titre que les deux précédents ouvrages de l’auteur. Ici, une narration fragmentée reprend une traversée ferroviaire d’un personnage, Étienne, surnommé « Leblanc », d’une côte à une autre, d’une mer à une autre. Ce qu’il perçoit ainsi que ce qu’il a laissé, ce qui le traverse dans les instants de torpeur ainsi que ce qu’il projette pour son arrivée influent musicalement sur la composition du livre aussi bien que sur ses rythmes. Par ailleurs, ce dernier opus prend ses distances avec les précédents qui s’inscrivaient tous dans la composition et le prolongement des Motets de l’auteur – ne serait-ce que par la récurrence des personnages. Un lien demeure toutefois avec son dernier, Variations de Jan, en ce que la Guerre de Troie en constitue l’arrière-plan lancinant. L’histoire fait retour sans cesse, percutant l’intime et provoquant les heurts métriques, ses syncopes, autant que l’allongement du vers parfois quand il s’agit de faire retour, ou tenter une synthèse de cette multiplicité d’approches. Les échos sont multiples : Conrad et Joyce, Maïakovski et Khlebnikov, Henry James et Homère. Mais surtout, les temps présents – avec leurs révoltes, leurs exils et leurs luttes – agitent un corps entre précipitation (panique) et méditation (pensée). Sans trame narrative, sans les sens sollicités sans cesse et sans l’invention en chemin, ce qui s’approche ici de l’élégie ne semblerait pouvoir trouver de voix chez cet auteur. Philippe Blanchon (1967), écrivain, poète et traducteur, est l’auteur d’un cycle, Motets (La Nerthe, 2015), commencé avec La Nuit jetée (Comp’Act, 2005), qui l’occupa plus de deux décennies et ses deux précédents livres de poésie sont Suites peintes de Martin (La Lettre volée, 2016) et Variation de Jan (La Barque, 2018). Il est aussi l’auteur d’essais et de biographies concernant James Joyce, Louis Althusser ou Gertrude Stein parus respectivement chez Golias, La Nerthe et Gallimard. Critique, il a collaboré à diverses revues depuis 2000, écrivant plus d’une centaine d’articles ou d’études – sur la poésie, la littérature, la philosophie et le cinéma. Enfin, il a traduit de nombreux auteurs anglo-saxons, dont James Joyce, William Faulkner, Karl Rakosi, Conrad Aiken, Malcolm Lowry, etc. pour différents éditeurs.
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15.00 €
Franz Erhard Walther : l’usage de la forme
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Franz Erhard Walther (Fulda, 1939) est une figure majeure de l’art occidental. Il développe depuis les années 1950 un travail qui questionne le rôle du spectateur dans l’appréhension de l’œuvre de même que le statut de cette dernière. Créateur du fameux 1-Werksatz (Ensemble d’œuvres n° 1) qui se compose de 58 objets à activer, il a fait de la participation du public un des éléments moteurs de son art. Cet essai, le seul disponible en français sur cette question, s’attache à proposer une archéologie de son œuvre à travers l’histoire des premières années de son parcours. Il analyse en particulier un dispositif créé par Walther lui-même, avec lequel ce dernier met en espace sa propre interprétation de son ensemble majeur, le Werksatz (1963-1969). L’usage de la forme devient ainsi et aussi une pensée de l’acte et en acte. Thierry Davila (né en 1963) a étudié la philosophie aux universités de Toulouse-le-Mirailet de Paris IV Sorbonne. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, il est docteur en histoire de l’art de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et a été directeur adjoint du musée Picasso d'Antibes, directeur par interim des musées d'Antibes de 1996 à 2001, responsable du département culturel du musée d’Art contemporain de Bordeaux de 2001 à 2007 et conservateur au Mamco de 2008 à 2022. Il collabore régulièrement à Art Press, aux Cahiers du musée national d'Art moderne, à Critique d'art. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’art contemporain (L’Art médecine (en collaboration avec Maurice Fréchuret), RMN, 1999 ; Marcher, créer. Déplacements, flâneries, dérives dans l'art de la fin du XXe siècle, Éditions du Regard, 2002 et 2010; In extremis. Essais sur l'art et ses déterritorialisations depuis 1960, La Lettre volée, 2009 ; De l'inframince. Brève histoire de l’imperceptible de Marcel Duchamp à nos jours, Éditions du Regard, 2010 et 2019); Uniques. Cahiers écrits, dessinés, inimprimés (en collaboration avec Jacques Berchtold, Nicolas Ducimetière et Christophe Imperiali), Flammarion, 2018. Thierry Davila est l'éditeur, avec Pierre Sauvanet, aux Presses du réel, du recueil Devant les images – Penser l'art et l'histoire avec Georges Didi-Huberman.
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27.00 €
Genèse augmentée
BC
"J’ai longtemps hésité. D’abord parce que cette histoire a déjà fait l’objet d’un nombre substantiel de versions plus ou moins convaincantes. Ensuite, parce que les relations que j’entretiens avec Dieu (mon père) étant ce qu’elles sont, toute tentative de relater objectivement sa formidable aventure, se transforme en un exercice périlleux. C’est l’importance et la qualité de la documentation en ma possession qui m’ont poussé à franchir le pas. Le succès jamais démenti de la Genèse a fait le reste. Illustré de vignette tirées de plus de 183 manuels de bricolage, la version augmentée qui vous est proposée ici devrait permettre aux débutants comme aux avertis, d’assurer les travaux d’entretien et de réparation de base. Et maintenant, au travail ! (Juan d’Oultremont) Juan d’Oultremont (1954), artiste plasticien, créateur du mouvement Cissiste International en 1975 et lauréat du Prix de la Jeune Peinture belge en 1977, professeur pendant de longues années à l’Ecole de recherche graphique de Bruxelles, se fit notamment connaître par l'invention du concept d'abruxellation en 2000. Performeur, écrivain, parolier et auteur-compositeur, il est également connu du grand public belge pour ses participations à de nombreuses émissions de radio comme « Le Jeu des dictionnaires » et « La Semaine infernale » sur la RTBF, ainsi qu'à « La Télé infernale » et « C’est presque sérieux », avant de le retrouver en 2024 dans l’équipe de « Salut les copions » présenté par Walid sur les antennes de La Première de la RTBF. Il a précédemment publié 'Rien de va plus. Tableaux d’une exposition' à La Lettre volée en 2016.
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24.00 €
Grand(s) air(s)
BA
'Grand(s) air(s)'s’est construit sur le désir de revenir sur deux enquêtes ayant conduit chacune à une exposition. La première concerne un bâtiment construit par l’architecte Antoine Courtens dans les Laurentides, au Canada, à la demande d’un riche homme d’affaire, Louis Empain. Elle a donné lieu à une exposition au centre d’art et d’essai Occurrence à Montréal en 2020 : «Échoué n’est pas coulé». La seconde enquête concerne un bâtiment construit par l’architecte suisse Michel Polak dans les Ardennes belges, à la demande du même Louis Empain. L’articulation de ces deux projets a nécessité quelques enquêtes complémentaires mettant à jour l’héritage reçu par Empain et une manière de s’en libérer, ou de le tenter. Les bâtiments ont alors été envisagés, en tant que patrimoine, sous le prisme de leur destin : le livre montre l’écart entre les intentions du commanditaire et du créateur et la capacité du bâti à y résister, voire à s’en émanciper. Bruno Goosse (1962), professeur à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles et membre de la Fédération des arts plastiques de la Fédération Walonnie-Bruxelles, est un artiste, vidéaste et chercheur qui utilise des documents et des archives, convoque des récits et des faits avérés, dans sa pratique artistique qui se veut une relecture sensible de récits constituant les marges de l’histoire. Le livre comme l’exposition sont ses médiums de prédilection. 'Grand(s) air(s)' paraît à La Lettre volée après 'Classement diagonal : Waterloo' (2018).
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24.00 €
Gris lumière
BC
Gris lumière, ce titre fait écho au « temps gris clair » aimé de Cézanne, où se révèle pleinement ce gris, qui, dit-il, « seul règne dans la nature », et qui, selon Baudelaire déjà, « résume en lui toutes les couleurs ». Intitulé Journal, le texte qui ouvre ce manuscrit reflète le dessein qui le sous-tend : donner corps au rêve d’un livre qui s’élaborerait indéfiniment, de jour en jour, sans qu’un terme lui soit prescrit. Ces pages peuvent être abordées comme des textes indépendants, et, simultanément, leur ensemble ressenti par le lecteur non pas comme un recueil, mais comme un cycle, métaphore en acte et fragment de ce livre sans fin dont chaque page réfracte les autres et les change en s’ajoutant à elles — ainsi qu’il en va des jours et des images qu’ils inscrivent en nous. Jean-Pierre Burgart est né en 1933, à Boulogne-Billancourt. Élève de l’École normale supérieure (Ulm, section philosophie) de 1954 à 1958, il travaille à l’ORTF (télévision) de 1962 à 1974. Ensuite, rédacteur free-lance en communication. ses premiers poèmes paraissent en 1957 dans les Cahiers du Sud. Il donnera ensuite d’autres textes au Mercure de France, aux Temps Modernes, à Tel Quel, à L’Éphémère, au Nouveau Commerce, et deux recueils, Ombres et Failles, publiés en 1965 et 1969 aux Éditions du Mercure de France. il collabore au premier ensemble de traductions en français des poèmes de Paul Celan, sous la direction du poète et d’André Du Bouchet (Strette, Mercure de France, 1971). Il édite de 1974 à 1984, avec son complice Daniel Blanchard, l’étonnante revue Liasse, à laquelle ont participé, parmi beaucoup d’autres, Roger Blin, Jean Gillibert, Valère Novarina, Jean-Marie Patte, Gisèle Prassinos... Enfin il consacre des essais à l’œuvre d’écrivains dont il se sent proche : Francis Ponge, Pierre Reverdy, André Du Bouchet. Aux ouvrages mentionnés ci-dessus, il faut ajouter notamment : Le Bracelet de verre (Paris, Mercure de France, 1981) écrit pour le théâtre ; Le Tain des choses (Paris, sens & tonka, 2004) Essais sur la peinture ; Le Second Jour (Paris, sens & tonka, 2005), Poèmes ; Les Fagots de Courbet (Paris, sens &tonka, 2013) Essais sur la peinture ; Hölderlin, Derniers poèmes, traduction et présentation (Bordeaux, William Blake and co., 2012, repris en « Points/Seuil » en 2013).
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14.00 €
Guido Crepax
BC
Premier livre en français qui interroge l’œuvre du dessinateur italien de bande dessinée Guido Crepax (1933-2003), cet essai questionne les révolutions graphiques et narratives qu’il introduit, l’avant-gardisme de ses créations, ses personnages féminins dont la mythique Valentina. Il déploie l’érotisme crépaxien à travers ses adaptations d’Histoire d’O., de Justine de Sade, d’Emmanuelle... et rend compte de la manière dont l’érotisme est vu comme le laboratoire d’une réflexion sur l’identité, le règne des images et le royaume de la sexualité en ses explorations illimitées. Véronique Bergen, licenciée en philologie romane et en philosophie de l’Université libre de Bruxelles et docteure en philosophie de l’Université Paris 8, membre de rédaction de la revue Lignes, est philosophe, romancière et poète. Ses travaux philosophiques portent notamment sur Deleuze, Badiou, Sartre. Elle est élue le 10 février 2018 à l’Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique. Depuis 2015, Véronique Bergen collabore régulièrement à à diverses revues dont La Nouvelle Quinzaine littéraire, Art press, L’Art même, Flux News, Le Carnet et les Instants, Septentrion, Lignes, Diacritik, Edwarda... Autrice de plusieurs livres de poésie déjà à La Lettre volée (Brûler le père quand l’enfant dort et Encres, 1994 ; Tomber vers le haut, avec des peintures d’Helena Belzer, 2016) et toujours chez le même éditeur, elle a co-signé avec Aurélien Barrau et Mathieu Brosseau Variations sur l’animal central en 2018 et une monographie de Marie-Jo Lafontaine, Tout ange est terrible, en 2021. Ses essais comme ses romans s’emparent souvent de figures féminines emblématiques (d’Hélène Cixous à Liliana Cavani, de Marilyn à Barbarella, d’Hélène de Troie à Ulrike Meinhof, en passant par Janis Joplin, Patti Smith, Martha Argerich, Annemarie Schwarzenbach, Mylène Farmer ou Marianne Faithfull).
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18.00 €
Hans Holbein
BC
Les Ambassadeurs de Holbein, avec sa fameuse anamorphose, constitue, pour l’auteur, un coup de théâtre génial dans l’histoire de la perspective, engagée depuis le Quattrocento, et qui suggère que la bonne vision est une question scénique impliquant la place et le rôle du spectateur à distance. Pour la première fois, et un siècle avant Les Ménines de Vélasquez, un tableau affiche son espace propre face à celui du spectateur et propose activement un vide essentiel désignant le destinataire de la représentation : le roi ou, de manière plus fulgurante encore dans sa modernité, le spectateur-roi. Pierre Sterckx est historien de l’art, consultant et critique d’art. Ancien directeur de l’École de recherche graphique de Bruxelles, spécialiste d’Hergé et scénariste du CD-Rom Le Mystère Magritte (Grand prix du CNRS), il est l’un des meilleurs connaisseurs de l’art contemporain.
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17.30 €
Henri Michaux
BB
Rares sont ceux qui ont mis autant de soin qu’Henri Michaux à s’effacer de la vie publique, à disparaître du quotidien. Lui qui n’était que mouvement refusait qu’on puisse le voir réduit à une silhouette figée ; lui qui disait « Je peins et j’écris pour me trouver » s’insurgeait qu’on essaie de traquer son image, de la lui dérober, de l’exhiber ensuite. très tôt, il s’est mis à l’écart et, refusant la preuve et la trace, il s’est estompé : « Quand vous me verrez, allez, ce n’est pas moi. » Il s’est pourtant attaché à la reconquête de lui-même par les mots et par les traits, de sorte que, comme l’a dit Asger Jorn : « Autant il s’efface dans son entourage, autant il se déploie souverainement dans ses œuvres. » Cet ouvrage qui prolonge l’exposition « Henri Michaux : face à face », présentée à la Bibliothèque Wittockiana à Bruxelles puis au centre Wallonie-Bruxelles de Paris en 2017, fait apparaître ce que disent les textes d’Henri Michaux sur la peinture, la sienne et celle des autres (de Klee à Zao Wou-Ki, de Matta à Magritte), et ce qu’ils disent face à la peinture (dans des livres illustrés qui sont de vrais livres de dialogues). Il montre aussi une série de portraits tracés rageusement ou tendrement, dans la saisie rapide ou la contemplation et qui sont peut-être un immense et fascinant autoportrait… Jacques Carion exerça divers métiers du livre (de la librairie à l’édition en passant par la promotion de la littérature belge de langue française) avant d’enseigner la sociologie du livre à l’université de Louvain-la-Neuve. Jean-Luc Outers a dirigé de 1990 à 2011 le service des Lettres du Ministère de la communauté française de Belgique et, depuis 2013, il est membre de l’Académie de Langue et de Littérature françaises de Belgique. Auteur de plusieurs romans primés, il est l’éditeur des lettres d’Henri Michaux parues chez Gallimard sous le titre Donc c’est non (2016).
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22.00 €
HERstory
BC
Comment des jeunes femmes issues des mondes musulmans jouent-elles de leur image sur les réseaux sociaux pour construire leur identité féminine et raconter une histoire émancipée du poids des traditions patriarchales ? Ce livre rassemble des récits de féministes minoritaires du début du vingt-et-unième siècle en Europe. À travers des auto-ethnographies de la sororité, l’ouvrage répond à un objectif : celui de réécrire l’histoire du point de vue des dominées – en mettant l’accent sur l’utilité des images à cette fin. Un terme issu des sciences sociales anglo-saxonnes traduit ce geste que l’on reprendra à notre compte ici, en disant que l’ensemble des contributrices sont ici les instigatrices d’une HERstory iconique intersectionnelle et décoloniale. Contributions de Salwa Boujour (journaliste multimédia, assistante chargée d’exercices à l’ULB, conférencière et formatrice), Maja-Ajmia Yde Zellama (réalisatrice, directrice de casting, DJ, event-manager et travailleuse sociale), Manal Yousfi (fonfatrice de la plateforme Sœur Muz qui concerne les femmes musulmanes), Souhaïla Amri (coordinatrice de projets socio-culturels à Ras El Hanout et chargée de formations chez TYN), Fatima-Zohra Ait El Maâti (artiste, programmatrice d’art et curatrice), Samira Hmouda (curatrice et manager culturelle), Malika Hamidi (enseignante suppléante du cours Islam en Europe contemporaine du Master en Sciences Politiques à l’Université libre de Bruxelles), Benedikte Zitouni (sociologue à l’Université Saint-Louis de Bruxelles), Nadia Fadil (Professeur au département d’anthropologie culturelle et sociale à la Katholieke Universiteit Leuven). Maryam Kolly est sociologue, enseignante-chercheuse à l’USL-B, membre du GECo à l’ULB et conférencière à l’École de Recherche Graphique, après une trajectoire d’intervenante sociale jeunesse d’une dizaine d’années. Licenciée en Philosophie et Lettres et Docteure en sciences sociales et politique, elle a publié deux monographies, Diplomate au pays des jeunes (Academia, 2019) et De la religion que l’on voit à la religion que l’on ne voit pas (Presses USL-B, 2018) issues de recherches doctorales et postdoctorales sur les politiques de prévention et le travail social, les jeunesses urbaines, les masculinités et féminités marginales postcoloniales, l’épistémologie pragmatique.
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24.00 €
Histoires et géographies
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Histoires et géographies est le premier livre consacré au travail de l’artiste français Erwan Mahéo. L’ouvrage est pensé comme un manuel ou un guide du visiteur. Chacune des œuvres et des expositions présentées fait l’objet d’un texte spécifique, une suite de récits dans lesquels se mêlent des souvenirs de lieux, de situations et des descriptions d’œuvres qui cartographient le parcours de l’artiste. Le livre est introduit par un texte de Lilou Vidal, curatrice et ex-galeriste d’Erwan Mahéo, et par une étude comparée de Colette Dubois, historienne de l’art et directrice de la Centrale for Contemporary Art (Bruxelles), sur le théâtre de mémoire. Erwan Maheo (°1968) est un artiste plasticien français qui vit et travaille à Belle-île-en-mer et à Bruxelles où il est professeur responsable de l’atelier Espace Urbain de l’ENSAV La Cambre depuis 2022. Par la création d’objets, d’espaces et de situations spécifiques, il s’intéresse à la représentation d’une architecture de la pensée. Dans le cadre du programme «Mondes nouveaux» (dispositif initié par le ministère de la Culture français en 2021 pour des projets destinés à investir le patrimoine), Erwan Mahéo présentera prochainement le projet La Sirène, à Belle-île-en-mer et une présentation du livre est prévue à Bruxelles comme au Centre Wallonie Bruxelles de Paris à l’automne. Son travail a été présenté dans diverses institutions : « La Grandeur inconnue », Domaine de Kerguéhennec (F) 1993 ; « Laboratorium », Anvers (B) 1999 ; « Nameless Swirls, an Unfolding in Presence », Van AbbeMuseum (Nl) 2003 ; « Mathématiques », Fri-Art (Ch) 2004 ; Track, SMAK, Gand (B) 2012 ; « Le Centre du Monde », Frac Bretagne, (F) 2014 ; « Novelty Ltd », Fondation d’entreprise Hermès, La Verrière, Bruxelles (B) 2017 et des galeries : « Unknown Places », Tim Van Laere Gallery, Anvers (B) 2005 ; « Dispersion », Galerie Catherine Bastide, Bruxelles (B) 2008 ; « La Grande image », Galerie Vidal Cuglietta, Bruxelles (B) 2011.
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28.00 €
Ici... regarde. À quoi rêvent les statues (+DVD)
BB
Objets de commémoration, lieux de rendez-vous, sujets de plaisanterie ou ponctuations déambulatoires, ces objets-personnes que sont les sculptures publiques ont une vie sociale qui varie en fonction des heures, des jours et des saisons comme des occupations et des humeurs de chacun. Dans la lignée d’un précédent livre publié aux éditions de La Lettre volée en 2004, Imaginer voir, Evelyn Fischer-Lenotte poursuit ici sa démarche artistique et pédagogique en soumettant ses photographies des monuments et statues prises au gré de ses pérégrinations dans la ville à un public d’enfants et d’adolescents invités à restituer l’impression que ces images auront imprimée en eux, sous forme de dessins ou de collages que l’on retrouvera dans ce livre – et surtout dans le diaporama qui figure sur le DVD. On y trouvera également 19 petits films aussi courts que surprenants et des photos de Natalia de Mello évoquant les résonances actuelles de ces œuvres et leur inscription à chaque fois singulière dans leur environnement urbanistique et social. Le succès indéniable de cette entreprise tient, nous semble-t-il, au caractère éminemment poétique et jubilatoire des propositions artistiques rassemblées dans le livre comme dans le DVD. Voir le reportage du Journal télévisé de Télé-Bruxelles Evelyn Fischer-Lenotte, sociologue et artiste plasticienne, aime partager son amour de l’art avec des jeunes de tous âges et dialoguer avec d’autres artistes et écrivains tandis que Natalia de Mello, artiste plasticienne multimédia, co-fondatrice du collectif pluridisciplinaire MéTAmorphoZ, aborde notre réalité quotidienne par le biais de fictions et s’attache essentiellement à travailler les notions de relation, d’échange et de circulation. Brigitte D’Hainaut-Zveny, historienne de l’art, est chargée de cours à l’Université libre de Bruxelles. Daniel Vander Gucht est sociologue, chargé de cours à l’Université libre de Bruxelles et éditeur.
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27.00 €
Imaginer voir
BA
Plutôt que d’un petit manuel d’initiation à l’art contemporain, il serait sans doute plus exact de parler d’une invitation, à l’adresse des jeunes, à regarder des images d’art contemporain et à se familiariser avec l’art de leur temps. Chaque reproduction d’œuvres d’artistes contemporains est mise en regard d’une photographie d’Evelyn Fischer, dont le sujet se veut banal, quotidien, mais suscitant une amorce de dialogue avec les œuvres. Les correspondances qui se dessinent dans ces couples d’images relèvent d’un ou plusieurs critères d’association : symbolique, humoristique, formel, référentiel. Parfois cette association est évidente. Parfois moins, peu importe. Pour autant qu’elle intrigue suffisamment le regardeur pour l’amener à déployer son imagination, s’exercer à regarder ou pousser la curiosité jusqu’à chercher à en savoir plus et désamorcer les réflexes de méfiance, d’indifférence et de rejet de cet art contemporain qu’on ne connaît pas. Car, comme l’a bien compris Julie (12 ans) à l’issue d’un de ces petits exercices, « c’est facile quand on s’y connaît ». Un vade-mecum à l’usage des parents et des pédagogues explique les multiples usages possibles de ce livre destiné prioritairement aux jeunes, à l’école ou à la maison. Evelyn Fischer est artiste et elle a conçu ce projet pédagogique original qu’elle a expérimenté avec beaucoup de succès et de plaisir partagé dans nombre d’écoles en Belgique.
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14.20 €
Isidore Isou
BH
Pour ce premier volume de sa collection consacré à Isidore Isou, écartant l’approche chronologique qui ne rend pas compte des fulgurances de ce personnage hors norme, et non plus des longues périodes d’interruption de sa production, Éric Fabre a fait le choix d’une approche thématique. C’est que, afin de se livrer à d’autres activités que l’art comme l’étude des mathématiques, de la biologie, de la médecine ou de l’économie politique, Isou laisse ses chantiers artistiques ouverts, quitte à les reprendre des années plus tard. François Coadou, qui a publié et commenté les Lettres de Guy Debord à Marcel Mariën, trace ici un portrait intellectuel et spirituel de l’artiste. Il propose, entre autres choses, une réponse intelligente et circonstanciée à la question pernicieuse posée par Asger Jorn dans L’Internationale situationniste, n° 4 : « S’agit il d’un système religieux ou bien artistique ? » Éric Fabre a choisi pour sa part de commenter les peintures polémiques présentées à la galerie Namher en 1962 et Roland Sabatier, l’un des principaux protagonistes de la manifestation de la « danse ciselante » au théâtre de l’Ambigu en 1965, nous en rend compte ici, photos à l’appui. François Coadou enseigne la philosophie à l’École nationale supérieure d’art de Limoges et l’histoire de l’art à l’Université de Limoges. Il a récemment édité la correspondance entre Guy Debord et Marcel Mariën (La Nerthe, 2015) et dirigé des ouvrages collectifs sur Guy Debord et Isidore Isou (Art Book Magazine éditions, 2017). Éric Fabre a été galeriste de 1974 à 1997. En 1986 Jim Palette, le nom de plume du journaliste à Libération du lettriste Jean-Pierre Gillard, lui fait rencontrer Isidore Isou par l’intermédiaire de son secrétaire Roland Sabatier. Il a ouvert à Bruxelles, avec son fils Ferdinand Fabre, un lieu d’exposition, le Garage Cosmos qui montre fréquemment les artistes lettristes. Roland Sabatier rejoint le groupe lettriste en 1963 et participe depuis aux activités de ce mouvement dans le cadre duquel il aborde conjointement les arts sonores, le théâtre, le cinéma, le roman, la peinture, etc.
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35.00 €
Jacques Dupin, implications
BC
Né à Privas le 4 mars 1927 et disparu le 27 octobre 2012 à Paris, Jacques Dupin offrit à ses lecteurs, par des livres rares et intenses, de Gravir (1963) à Dehors (1975) jusqu’à Contumace (1986]) ou Discorde (2017), la traversée d’expériences âpres, toujours tendues vers ce qu’elles ignoraient d’elles-mêmes. La tâche à laquelle le poème de Jacques Dupin se doit est celle d’un dehors à affronter. Dépassionnée et comme à distance, tout autant qu’exposée à ses pulsions contradictoires, son écriture se mesure à cette ironie, à ses affres, autant qu’aux embardées réitérées dont elle fit son moteur. Ce livre rassemble tous les textes (essais, portraits, chroniques, etc.) d’Emmanuel Laugier sur l’œuvre de Jacques Dupin écrits entre 1993 et 2017. Ces textes, dont certains inédits, ont tous été revus, même s’ils conservent intacts l’élan et la tonalité qui les motivèrent. C’est d’ailleurs la variation des voix qui a présidée à l’agencement de l’ouvrage. Ainsi l’ensemble du livre dit l’attention fidèle portée à l’œuvre de Jacques Dupin, tout autant que les mouvements internes qui en animent la lecture. « Ils esquissent puis précisent le parcours du lecteur que j’ai été depuis plus de vingt ans et que je ne cesse d’être vis-à-vis du poète et de l’ami », dit l’auteur. Emmanuel Laugier s’installe à Paris en 1991 pour y poursuivre des études de philosophie. Il écrit à trois poètes, Bernard Noël, André du Bouchet et Jacques Dupin, avec lesquels il se lie. Naîtra avec ce dernier une amitié de plus de vingt ans, ponctuée de travail en commun, dont la préparation du cahier Strates (éditions Farrago, 2000), l’incitation à poursuivre l’écriture de De nul lieu et du Japon, ou celle de l’édition de ses écrits sur l’art : Par quelques biais vers quelques bords, Paris, P.O.L, 2009). Il est auteur de livres de poésie, dont récemment Chant tacite (Caen, Nous) qui lui vaut le Prix Maïse Ploquin-Caunan (2021) et Poèmes du revoir américain (Nice, Unes). Il est par ailleurs critique et chroniqueur à la revue Le Matricule des anges depuis 1993.
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18.00 €
Jacques Dupuis l’architecte
BA
Première monographie consacrée à Jacques Dupuis (Quaregnon 1914 - Mons 1984). Considéré comme l’un des architectes les plus originaux de l’après-guerre en Belgique, diplômé de La Cambre, élève de Jean Eggerickx et Victor Bourgeois, Jacques Dupuis a réalisé des logements et des équipements collectifs, des églises, des écoles, des centres sociaux, des infrastructures sportives et des maisons unifamiliales qui l’ont distingué. Ses réalisations dégagent une impression de pureté et de clarté. Les auteurs proposent une biographie insistant sur ses influences architecturales et analysent ses réalisations de 1937 à 1984. En guise d’introduction, des photographies de Marie-Françoise Plissart offrent un regard contemporain sur l’œuvre de Jacques Dupuis. Un large volet historique illustré de reproductions de plans et d’images d’archives est suivi par un inventaire des réalisations et projets. Maurizio Cohen et Jan Thomaes sont architectes et enseignants. Ils sont aussi les auteurs du livre Le Parador. Une maison de Jacques Dupuis (CFC éditions, 1999).
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24.90 €
James Turrell
BC
À l’heure où l’art rompt avec ses intentions figuratives, James Turrell entreprend, dans le cadre du projet « Art & Technology » (1968), de mettre les techniques optiques les plus élaborées au service d’un renouvellement paradigmatique du statut du spectateur : de voyeur, il devient acteur et créateur de sa propre perception, confronté à un art suggestif et non plus représentatif. Qu’il s’agisse d’installations monumentales en milieux naturels ou de Perceptual Cells, les équivalences émotionnelles entre l’œuvre et l’individu sont rétablies car il n’est plus question ici d’objet mais de « donner sens au sensuel ». Jacques Meuris, écrivain et critique d’art, a fait paraître de nombreux ouvrages de commentaires sur les arts visuels et des monographies consacrées aux artistes majeurs du XXe siècle. Il a notamment publié aux éditions de La Lettre volée Magritte et les Mystères de la pensée (1992).
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Je m’emballe
BC
« Je réalise des sculptures en cellophane en partant de mon propre corps. Je m’emballe comme si j’enfilais un vêtement. Après deux ou trois couches, je me retire de la combinaison... Ensuite, je retravaille la forme du corps. J’emballe. À force d’ajouter des couches, ça devient un corps dur de petite taille. [...] Avant de m’emballer, j’observe le corps de la personnalité. Je choisis ensuite une image dont je souhaite réaliser la pose. Lentement je m’en imprègne, réalise un croquis. Dès que je sens la personnalité en moi, je m’emballe. » Neuf Corps Personnalités prennent ainsi forme d’avril à août 2008 : Andy Warhol, Yves Saint Laurent, Karl Lagerfeld, Yves Klein, Christine Angot, Samuel Beckett, Iggy Pop, Brigitte Fontaine et l’artiste elle-même en « autocorps ». Vient ensuite le temps de la rencontre et de l’échange avec ses modèles... ou ceux qui acceptent l’hommage de ces corps personnalités. C’est en quelque sorte le journal de cette aventure que nous livre ici Laurence Skivée. Laurence Skivée (Liège, 1973) flâne, se promène, observe, rencontre, s’arrête, s’imprègne, s’emballe, se laisse, respire et vit à Bruxelles. Parfois elle s’emballe pour devenir girafe, supercellophane ou petit corps anonyme. Souvent elle dessine, à peine un trait, et un animal, un objet, une plante se dévoilent. Seul le mouvement l’intéresse, la ligne, comme une caresse. Avec légèreté, humour et délicatesse, l’artiste nous rappelle les choses infimes de la vie. Après des études en photographie à Saint-Luc (Liège, 1991-1993) puis en pratiques artistiques à l’École de recherche graphique (Bruxelles, 1993), elle expose régulièrement son travail dans des expositions personnelles ou collectives depuis 1995, se produit à l’occasion de performances et produit des livres d’artiste.
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24.00 €
Je trace
BA
« Laurence Skivée trace des lignes, parfois ouvertes, parfois pas, et cela donne une apparition, elle prend la forme d’un animal dans toute sa délicatesse, un être presque invisible né d’un simple mouvement. Sortie de sa main une ligne rêve, comme dirait Michaux, furtive, mélodique et sans aucune tension ni emphase. Il y a là bel et bien un animal, à peine effleuré, le plus souvent sans cadre sans volume mais qui vibre d’autant, chaque fois unique, une vraie pensée. » (Suzanne Doppelt) 'Je trace' rassemble vingt années de dessins de Laurence Skivée autour du monde animal. Creuser le monde animal avec des mots est pour elle une façon d’aborder le monde de l’enfance ; l’enfant qu’elle est en dessinant, l’adulte qu’elle est en écrivant se contentant de passer, comme un animal, semblable à un trait… L’autrice et artiste tente, à travers cet univers propre à son enfance, d’évoquer son trait, de traduire ce monde de façon poétique. Une manière d’aborder son travail, de l’effleurer telle une ligne, dit-elle. Laurence Skivée (Liège, 1973) artiste et autrice, vit et travaille à Bruxelles. Après des études en photographie puis en pratiques artistiques, elle se consacre désormais prioritairement à l’écriture. En 2013, paraît son premier livre d’artiste, 'Je m’emballe', aux éditions de La Lettre volée, auquel fait suite 'Je trace'. Chez le même éditeur, trois récits suivront dans la collection 'Lettres" : 'L’air est différent' en 2018 ; 'Le Laveur de vitres' en 2022 et aujourd’hui 'Détentrice'. Son premier recueil de poésie 'Os cuillère' paraît en 2024 dans la collection « Poiesis » du même éditeur et en 2025 'Constellation. Poème sur un travail d’André Cadere'. Suzanne Doppelt, écrivaine, photographe et éditrice française, est la fondatrice et directrice, en collaboration avec Pierre Alferi, de la revue littéraire 'Détail'. Elle a été membre de la rédaction de la revue 'Vacarme' et a dirigé la collection 'Le rayon des curiosités' aux éditions Bayard.
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22.00 €
Jean Siméon Chardin
BC
La Raie est d’une violence spectaculaire et Chardin s’en est écarté très vite, lui préférant l’intensité de la couleur et celle du trait, rythmées en la vigueur fractale de la touche. Non plus cruauté d’une scène mais forces des sensations. Au-delà du supplice de La Raie, il s’est emparé de l’énergie première, celle qui disloque et agence les morceaux du sensible. Il évita de la sorte le piège dans lequel s’engouffrera tout le versant expressionniste de l’art moderne, soumission de l’expérimentation du medium aux effets attendus des formes ou des images torturées. Sa peinture est voisine de celle de Cézanne et de Bonnard car elle mit l’œil du spectateur au travail, avec un siècle d’avance sur l’Impressionnisme. Elle concerna l’Encyclopédie de son ami Diderot par les rapports qu’elle instaura entre les jeux des enfants et la science des adultes. Brillat-Savarin (gastronomie) et Lavoisier (chimie) sont tout proches de lui. Chardin vécut ou pressentit les divers vacillements de son temps (banqueroute de Law, théâtre de Marivaux, révolution de 1789) mais il en aborda les troublantes incertitudes avec la ferveur de ceux qui croient au progrès. Pierre Sterckx (1936-2015), critique d’art, fut l’un des meilleurs connaisseurs de l’art contemporain. Ancien directeur de l’ERG (École de recherche graphique) de Bruxelles, ami et spécialiste d’Hergé et scénariste du CD-Rom Le Mystère Magritte (Grand prix du CNRS), il collaborait à Beaux Arts magazine depuis 1997.
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18.00 €
Jérôme Bosch
BC
La peinture de Jérôme Bosch fascine tous les publics. Née autour de 1500, à la confluence d’un Moyen Âge moribond et d’une Renaissance exubérante, elle n’a pas épuisé aujourd’hui la puissance de son imagerie fantastique. L’homme ainsi que son œuvre n’ont cessé de décourager les commentaires, analyses et décryptages abondants qui se sont succédé à leur sujet au cours de quatre siècles. On a parlé de secte, de psychose, d’alchimie, de perversion, de morale déguisée, sans pour autant suggérer une lecture éclairante de la personne et de l’art du solitaire de Hertogenbosch… Le présent essai ne prétend pas apporter une vérité péremptoire à ce sujet, mais il en propose cependant une approche nouvelle. Le « cas » Bosch y est cartographié selon son immersion dans le chaos et aussi par le biais de son rapport à une certaine conception de la schizophrénie. Comment ce peintre a-t-il réussi à orchestrer une logique, des structures, une harmonie au sein d’un univers intensément chaotique ? En d’autres termes : quelle est la cosmogonie-cosmologie de cette « fourmilière éventrée » ? Pierre Sterckx (1936-2015), critique d’art, fut l’un des meilleurs connaisseurs de l’art contemporain. Ancien directeur de l’ERG (École de recherche graphique) de Bruxelles, ami et spécialiste d’Hergé et scénariste du CD-Rom Le Mystère Magritte (Grand prix du CNRS), il collaborait à Beaux-Arts magazine depuis 1997.
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19.00 €
Kalá
BC
Poétique et politique, le travail polymorphe d’Anne Penders interroge la notion même de position (théorique autant que territoriale) dans un monde troublé. Il ne documente pas, il exhume, pointe du doigt, donne à voir. Il essaie. Quelque chose. Toujours comme « à travers ». Elle a consacré une thèse de doctorat aux concepts de déplacement et de voyage dans la mouvance du Land Art, des romans, de la poésie en prose, des articles scientifiques et d’autres moins… Elle a publié une douzaine d’ouvrages, réalisé de très nombreux films courts ainsi qu’une dizaine de créations sonores. Pour changer, elle vit pour le moment plutôt à Bruxelles qu’ailleurs. Après de nombreuses années dédiées à une certaine idée de la Chine, elle travaille actuellement sur, autour, à partir de la Grèce. Anne Penders, docteur en philosophie et lettres, est historienne de l’art et artiste, écrivaine et et photographe. Elle a publié une dizaine d’ouvrages (romans, poésie, essais, expériences) dont Brancusi, la photographie ou l’atelier comme « groupe mobile » (La Lettre volée, 1995), Conversation avec Christo et Jeanne-Claude (Tandem, 1995), En chemin, le Land Art (2 tomes, La Lettre volée, 2000), Le Lundi d’après (Esperluète, 2007), Jaune (Le Cormier, 2009), L’Envers (Le Cormier, 2012), De Chine (La Lettre volée, 2014) et a réalisé de très nombreuses courtes vidéos ainsi qu’une dizaine de créations sonores.
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19.00 €
Kaspar de pierre
BC
kaspar de pierre est un récit poétique qui donne voix à Kaspar Hauser, l’enfant trouvé, mystérieusement arrivé en 1828 aux portes de Nuremberg après dix-sept ans de captivité. Tout d’abord, il fallait dynamiter le mythe du « séquestré au cœur pur » comme l’appelle Françoise Dolto qui le décrit, à l’instar de Verlaine et de son « priez pour nous pauvre Gaspard », comme un enfant innocent, quasi christique. Kaspar Hauser, comme Woyzeck, le soldat devenu meurtrier, sont des images de notre société moderne tardive dont il préfigure certains traits, pour Kaspar : la soif de gros-titres, la complaisance envers la maltraitance et l’iconisation de l’individu. Laure Gauthier (Courbevoie, 1972) est poétesse et auteur d’essais. Elle vit à Paris. Après des études de littérature allemande à l’université de Paris-Sorbonne et à l’université de Hambourg ,elle soutient en 2003 sa thèse de doctorat sur les débuts de l’opéra en Allemagne. Elle a publié de nombreux articles, co-dirigé cinq ouvrages collectifs et rédigé une monographie sur le premier opéra permanent de langue allemande (L’Opéra à Hambourg. Naissance d’un genre, essor d’une ville, PuPs, 2010). Elle contribue également à la revue Vacarme et à plusieurs sites de poésie contemporaine.
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14.00 €
Komar & Melamid
BC
Komar et Melamid sont les pionniers, au début des années 1970 du « Sots Art », une combinaison unique de Pop art soviétique et d’art conceptuel. Le « Sots Art » est alors le premier mouvement artistique à s’approprier l’imagerie du réalisme socialiste et à la subvertir avec une ironie dadaïste. Réprimés par l’État, les artistes émigrent à New York en 1978, sans toutefois abandonner leur méthode artistique. Au contraire, jouissant d’une plus grande liberté, ils ont perfectionné leurs supercheries et élaboré des mises en scène sophistiquées. Parallèlement, les artistes n’ont pas non plus renoncé à leur culture soviétique. Au contraire, ils ont assimilé l’expérience de l’autocratie soviétique pour démystifier la hiérarchie élitiste du monde de l’art occidental. La déconstruction de la culture soviétique à laquelle ont procédé Komar & Melamid dans un premier temps, puis de la culture occidentale après leur émigration à New York, rejoint les pratiques démystificatrices de nombres d’artistes critiques contemporains. Les artistes définissent eux-mêmes leur critique de l’art teintée d’humour et d’ironie en ces termes : « Nous ne nous immisçons pas dans l’art mais dans les idées à propos de l’art. L’art est un outil pour nous ». Devrim Bayar, licenciée en histoire de l’art (Université libre de Bruxelles) elle a également poursuivi un Master en études curatoriales à la Columbia University, New York City.
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17.80 €
L' Art dans son Moment Politique
BC
Réimpression
26.90 €
L' art imprimé de Gérard Collin-Thiébaut
BC
Ouvrir la fabrique de l’art imprimé de Gérard Collin-Thiébaut à un large public : telle a été la motivation pour l’écriture du présent essai monographique. Depuis le début des années 1980, l’artiste déploie en effet une vaste pratique à partir d’images accessibles, qui s’inscrit dans l’histoire du phénomène de l’édition d’artiste contemporaine : une production n’ayant, à ce jour, fait l’objet d’aucune véritable enquête, pourtant nécessaire compte tenu de son ampleur et des enjeux qu’elle soulève au sein de l’art contemporain. À cet égard, en retenant comme cadre les diverses formes d’investigation éditoriales de Gérard Collin-Thiébaut, l’ouvrage convie à interroger la manière dont l’artiste combine une certaine visée démocratique de l’art avec les exigences du milieu artistique, contribuant ainsi au façonnement d’une période historique de l’édition d’artiste.
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26.00 €
L' Effort
BC
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13.20 €
L' étrangère n° 62
BA
Parmi les auteurs que nous avons retenus pour le présent volume de la revue, il y a lieu de signaler d’abord les proses d’une étonnante lucidité que propose Marc Blanchet, à la fois poète et essayiste. Deux suites poétiques suivent, celles de Bastien Fery et de Laura Tirandaz. Toutes deux marquent un travail remarquable de la création poétique, à la fois par leur originalité et leur audace. Nous proposons par ailleurs les traductions de la grande poétesse allemande du début du siècle dernier, Else Lasker-Schüler, traduite brillamment ici par un jeune traducteur, Guillaume Deswarte, lequel propose une analyse originale qui situe cette œuvre dans son époque. Le poète et essayiste François Lallier propose quant à lui une analyse de l’œuvre poétique de Pierre Jean Jouve dont il est l’un des meilleurs spécialistes. Enfin, Philippe Agostini, auteur et artiste, se livre à une approche de la figure des Lutteurs à travers plusieurs œuvres plastiques du XIXe et du XXe siècles.
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24.00 €
L' Etrangère n° 63
BC
Ce numéro est placé sous le signe de la création poétique actuelle et ouverte sur l’international. Le lecteur découvrira, s’il ne le connaît déjà, le poète grec Dyonisis Kapsalis, dont la cadence de ses rythmes et vers ne sont pas sans rappeler les œuvres de Dante et Shakespeare. Le dossier intitulé « Six poètes tchèques d’aujourd’hui » permettra au lecteur de découvrir des poètes peu connus dans le monde francophone. Le dossier retient des poètes de trois générations distinctes. Ces auteurs tournent autour de questions plus intimes, d’expérience de vie au cœur du quotidien, et comme un refus de la poésie se tenant sur la forme, le drame individuel ayant pris le relai des drames collectifs. On y trouvera aussi un essai novateur et éclairant de Philippe di Meo consacré au poète italien Giorgio Caproni. Puis, pour clôturer ce volume, Michel Pagnoux nous fait partager ses réflexions sur ce que rend visible l’époque, celle d’une postmodernité qui se renouvelle inlassablement à l’identique. Sommaire :Pierre-Yves Soucy : Un temps désorienté ; Dionysis Kapsalis : choix de poèmes, traduits par Myrto Gondicas,suivi d’un entretien ; Sophie Loizeau : Déchets verts ; Hervé Micolet : Place de la Déserte ; Philippe di Meo : Lefaux comme seule vérité (Sur Giorgio Caproni) ; Michel Pagnoux : Brignogan.Six poètes tchèques d’aujourd’hui présentés par Benoît Meunier : Marie Jehlickova, Jaromir Typlt, PavelKolmacka, Sylva Fischerova, Pavec Novotny, Kamil Bouska.
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24.00 €
L'art et la cécité
BC
De tous les archétypes qui peuplent nos imaginaires depuis les temps les plus anciens, la figure de l’aveugle, demeure sans doute l’une des plus présentes. La peur des ténèbres entretient toutes sortes de fantasmagories, celles de nos mythologies grecques comme celles des récits bibliques, celles de la littérature comme celles des arts tout au long de leur histoire. Comment ainsi comprendre et interpréter la démarche d’artistes contemporains qui ont fait de la cécité leur thématique ? Si certains d’entre eux choisissent d’œuvrer en partenariat avec des aveugles — Sophie Calle, Miquel Barceló, Javier Téllez, Prune Nourry… — d’autres s’exercent eux-mêmes à peindre ou sculpter en aveugle, notamment les yeux bandés ou obturés, tels Robert Morris, Giuseppe Penone, Claude Jeanmart… Comment nous donnent-ils à interpréter la cécité, à la voir et à la comprendre ? La réflexion de manière plus large porte sur la dialectique du voir et du ne pas voir. Les frontières entre le visible et l’invisible sont en effet de plus en plus ténues. Certains artistes et scientifiques travaillent ensemble pour donner à voir ou redonner à voir certaines œuvres retravaillées à des échelles inédites, celles du musée du Louvre entre autres. Anne Sauvageot, professeure émérite de l’Université Toulouse2 Jean Jaurès, est une sociologue dont les thèmes de recherche portent sur la sociologie de l’image et des nouvelles technologies, l’art moderne et contemporain, l’art et science et la biographie,comme en témoignent ses principales publications : Figures de la publicité, figures du monde (PUF, 1987) ; Voirs et savoirs. Esquisse d’une sociologie du regard (PUF, 1994) ; Les Cinq Sens de la création. Art, technologie, sensorialité (collectif avec Mario Borillo, Champ Vallon, 1996) ; L’Épreuve des sens. De l’action sociale à la réalité virtuelle (PUF, 2003) ; Sophie Calle, l’art caméléon (PUF, 2007) ; Images et mirages @ nanosciences. Regards croisés (Hermann, 2011) ; Jean Baudrillard. La passion de l’objet (PUM, 2014) ; Luc et Christian Boltanski. Fraternité (La Lettre volée, 2017) ; Le Partage de l’œuvre. Essai sur le concept de collaboration artistique (L’Harmattan, 2020) ; Georges Bemberg. Un collectionneur du XXe siècle (Privat, 2023).
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23.00 €
L'Espace vertical
BC
Le point de départ de cette étude est empirique. Quiconque s'intéresse de près à la sculpture du XXe siècle l'aura remarqué : le type de la colonne - voire celui de l'obélisque - est récurrent dans les productions en trois dimensions de cette période. Les raisons en sont multiples. Elles tiennent à l'un des attributs fondamentaux de la sculpture, sa verticalité, soit le triomphe de la forme érigée contre la gravitation, contre l'horizontalité associée par anthropomorphisme à la perte de vitalité tout autant qu'à une égalisation des valeurs, l'idée même de valeur provenant de la représentation de ce qui s'élève. Analyser et mettre en perspective des œuvres dont le modèle est celui de la colonne ou de l'obélisque permet alors d'examiner à nouveaux frais certains mouvements modernistes, de s'interroger sur la crise de la notion de monument (mais aussi sur de nouvelles formes de monumentalité), de scruter des questions aussi diverses que celles de l'efficacité spatiale de la sculpture, de son rapport avec l'architecture, de sa dématérialisation, etc. Pierre Tillet enseigne l’histoire de l’art à l’École nationale supérieure d’art et de design de Dijon. Critique d’art, il collabore à des catalogues d’exposition ainsi qu’aux Cahiers du Musée national d’art moderne et à Frog. Il est l’auteur de nombreux textes consacrés à des artistes tels que Jean-Marc Bustamante, François Curlet, Luke Fowler, Isa Genzken, Pierre Joseph, Vincent Lamouroux, Bertrand Lavier, Veit Stratmann, Xavier Veilhan, etc. Il traite régulièrement de la problématique des rapports entre sculpture et architecture.
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22.00 €
L'exposition
BB
Monographie d’un photographe belge majeur, complice et allié des femmes qui lui donnent à voir le désir et le plaisir selon leur bon vouloir, ce livre de photographie consacré aux nus du photographe belge Michel Hanique réunit ses prises de vue qui suivent un protocole immuable, à savoir le choix du lieu et de la pose par ses modèles qui s’exposent librement et délibérément à son objectif pour révéler et offrir au regard quelque chose de leur désir, de leur plaisir — ce que le photographe exprime par ces mots qu’il voulait placer en exergue du livre : « Je ne te prendrai pas en photo… ». Michel Hanique (Godinne, Belgique, 1949) est psychologue et photographe. Il a mené quelques projets sociaux avec des SDF, des patients en institution psychiatrique et des ouvriers en entreprise de travail adapté même si sa notoriété lui vient de sa thématique de prédilection qui est le nu, l’érotisme, la sensualité. Il a participé à de nombreuses expositions collectives et personnelles en Allemagne, en Belgique, en France, en Italie, en Espagne, en Suisse, en Lituanie, en Angleterre, en Israël et en Tchéquie... et ses tirages font partie des collections du Musée de l’Elysée à Lausanne, du Museo Ken Damy à Brescia, de la Posada del Potro à Cordoue, du Musée de la photographie à Charleroi, du Musée Ludwig à Cologne, du Museum of Photography de Tel Hai en Israël. Deux livres de ses photographies ont déjà paru à ce jour : Intérieurs jour avec une préface de Claude Javeau (Bruxelles/Cologne, La Lettre volée/In Focus, 1995) et Nymphéa d’Antonio Gamoneda avec des photographies de Michel Hanique (Toulouse, Le Grand Os, 1997). Frédérique Van Leuven est psychiatre au Centre psychiatrique Saint-Bernard à Manage et dans l’Équipe Mobile de Crise de la Région du Centre. Elle est est l’auteure de nombreux articles et livres dont Grandir avec des parents en souffrance psychique (avec Cathy Caulier, Louvain-la-Neuve, Academia, « Passeurs de mondes/ Ethnographies cliniques », 2017).
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35.00 €
L’air est différent
BC
Les mots sont venus naturellement à moi depuis que j’ai enchaîné la perte de mes proches. La mort m’inspire, comme si elle me donnait droit à la parole, et la parole, le verbe me libèrent. Façon de faire le deuil, qui est sans doute un prétexte pour enfin aborder la poésie, cette forme qui me touche, me parle depuis mon adolescence. Les livres sont un refuge et j’invite le lecteur à parcourir L’air est différent comme un souffle vers l’enfance, où il y a de la vie, du temps présent, de la lenteur, beaucoup d’espace, de l’amour, puis tout s’éteint brusquement, et là c’est fatal, plus rien ne sera comme avant. Face à la mort, la vie reprend... différemment. Laurence Skivée (Liège, 1973) artiste protéiforme, vit et travaille à Bruxelles. Après des études en photographie à Saint-Luc (Liège, 1991-1993) puis en pratiques artistiques à l’École de recherche graphique (Bruxelles, 1993), elle expose régulièrement son travail dans des expositions personnelles ou collectives depuis 1995, se produit à l’occasion de performances et produit des livres d’artiste. En 2013, elle publie son premier livre d’artiste, Je m’emballe, aux éditions de La Lettre volée et écrit L’air est différent, son premier texte, à l’été 2014.
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17.00 €
L’Architecture pour la vie
BC
Le bureau d’architecture Émile Verhaegen basé à Bruxelles s’est prêté, pour célébrer ses 50 ans d’activité, à l’exercice consistant à livrer ses constructions au libre regard d’un photographe dont les reportages ont à leur tour inspiré cinq écrivains belges qui ont imaginé des histoires de vie parfois surprenantes, émouvantes ou drôlatiques, pour rappeler que l’architecture est toujours destinée à être habitée. Les bâtiments ont du reste été choisis pour les fonctions sociales et publiques qu’ils remplissent (maternité, école, usine, station-service, home). La pratique photographique de Sébastien Reuzé, auteur de plusieurs livres parus à La Lettre volée (notamment Constellations, 2003 ; Numéristique, 2009) naît d’observations subtiles, d’attitudes contemplatives et d’itinéraires hasardeux. Ses dispositifs photographiques perturbent notre perception et nos relations à l’espace et à notre environnement quotidien. Paul Emond vit à Bruxelles. Il a publié une poignée de romans. Il est également l’auteur d’une quarantaine de pièces originales et d’adaptations théâtrales. Thomas Gunzig est né en 1970 à Bruxelles. Il a écrit des romans et des nouvelles, mais aussi pour le théâtre ou le cinéma. Professeur de narration, il anime plusieurs émissions à la radio. Willy Spillebeen est un romancier et poète belge de premier rang. Dans plusieurs de ses œuvres, il confère à sa Flandre natale une dimension universelle. Bob Van Laerhoven a bâti une oeuvre variée – romans, récits de voyage, thrillers, nouvelles, ouvrages autobiographiques… – où violence, humour et sensualité occupent une place de choix. La Vengeance de Baudelaire, qui se déroule dans le Paris de 1870-71 a remporté le prix Hercule Poirot du meilleur roman policier 2007. Hubert van Lier, Anversois de toujours et auteur de romans policiers, est le fondateur de l’Académie des écrivains et fut président de l’Association des auteurs flamands de romans policiers.
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28.00 €
L’Autre Moitié
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L’Autre Moitié réunit trois essais consacrés aux écrivains latino-américains parmi les plus importants du siècle passé : Jorge Luis Borges, Julio Cortázar et Juan Rulfo. Avec une empathie qui ne cède en rien à l’exigence de toucher au cœur de l’œuvre, Uribe explore avec une apparente légèreté et un soupçon d’humour jamais hors de propos ce qui fait la richesse et l’originalité de ces auteurs. Il nous propose trois voyages intimes dans ces univers qui se tiennent aux extrémités de mondes qui sont tout autant notre monde de vie. Alvaro Uribe est né en 1953 à Mexico D.F. Il est licencié en philosophie de l’Université de Mexico (Unam). Il a été attaché culturel pour le Mexique au Nicaragua, puis conseiller culturel en France. Depuis 1980, il a publié sept livres dont deux romans (La Loteria de San Jorge et Por su nombre) et plusieurs recueils de nouvelles. L’Autre moitié, publié au Mexique en 1999 est son deuxième livre d’essais.
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10.20 €
L’éducation des monstres
BC
« Surtout pas de traité ! Juste des cabrioles. Jusqu’à présent on n’a pas assez espéré de la Littérature qu’elle fasse des cabrioles. Des livres de cabrioles : n’est-ce pas ce dont nous avons le plus besoin ? Il faut que nous fassions quelque chose qui ne soit pas un objectif mais soit là, derrière la Vérité, sans être pour autant derrière les apparences. Tout le monde rêve ici de faire de la Littérature sans faire de livres. Mais qui pense à penser la Littérature en faisant des cabrioles ? » De l’apparition d’un jeune prince autrichien en exil à la révélation de « vertes vallées » à l’aube de tout texte, les vingt-trois monologues, aux accents scéniques, de L’Éducation des monstres s’inscrivent comme une suite de « proses fantasmatiques » où l’on invente un monde, le détruit pour le pur bonheur d’une théorie dont l’acceptation est avant tout un consentement demandé au lecteur. L’ouvrage, tel un théâtre de marionnettes, marque une nouvelle étape dans une œuvre singulière commencée avec la poésie, poursuivie par des fictions, des essais et un travail photographique. Marc Blanchet né en 1968, vit à Tours. Il a publié plusieurs livres de poésie dont récemment Les Naissances (Le Bois d’Orion, prix Yvan Goll 2007), des fictions, Trophées (Farrago, 2005), et des essais dont l’un sur la littérature, la musique et la peinture : Les Amis secrets (José Corti, 2005). Son travail littéraire et photographique l’a mené dans différents pays, avec des expositions de ses images en France et à l’étranger. Il mène depuis plusieurs années une activité de critique, organise et anime des rencontres littéraires.
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15.30 €
L’Énigme de l’icône quadripartite de Saint-Pétersbourg
BC
Très souvent l’icône se présente sous un jour obscur. Sa compréhension résiste au profane. Aussi, l’interprétation est-elle requise pour en livrer le sens. En confrontant au texte biblique la célèbre icône quadripartite de Saint-Pétersbourg, qui intrigue à plus d’un titre, l’auteur met au jour une véritable herméneutique iconique, irréductible au discours, qui en révèle la cohérence insoupçonnée. Philippe Sers, philosophe et auteur de nombreuses études de philosophie de l’image et de critique d’art, est spécialiste des avant-gardes artistiques du XXe siècle qu’il a notablement contribué à faire connaître en tant qu’éditeur. Il a notamment édité les textes de Kandinsky (Gallimard/Denoël), et est l’auteur de Kandinsky : philosophie de l’abstraction (Skira, 1995).
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12.20 €
L’Imagination sociologique de Hans Haacke
BC
Traduction longtemps attendue d’un essai consacré au travail de l’artiste Hans Haacke, sans doute le plus emblématique de l’art engagé de notre époque, paru initialement dans un ouvrage lui-même devenu un classique : Framing and Being Framed. 7 Works 1970-75, cette étude procède à l’évaluation de l’œuvre de Haacke du point de vue sociologique et donne l’occasion à Howard Saul Becker de revenir, dans une postface inédite, sur la rencontre avec l’artiste qui l’a initié à l’art contemporain. Howard Saul Becker est aujourd’hui chercheur indépendant. Il a été professeur à l’Université Northwestern et à l’Université de Washington et est connu dans le monde francophone pour les traductions de ses livres Outsiders. Études de sociologie de la déviance ; Les Mondes de l’art ; Les Ficelles du métier ou encore Écrire les sciences sociales, pour ne citer que ceux-là. John Walton est professeur à l’Université de Californie et l’auteur de nombreux ouvrages dans les domaines de la sociologie historique et comparative, de la sociologie urbaine et de la sociologie culturelle, dont il est l’un des spécialistes américains les plus réputés.
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13.20 €
L’infamie de la lumière
BC
Sa vie durant, l’auteur s’est confronté à la menace d’une dépossession à laquelle nous rend sensible la part la plus décisive de son œuvre poétique, alors que cette présente suite, sous le titre de L’Infamie de la lumière, cherche à dire le mouvement intime de l’existence, les accords et les désaccords les plus significatifs de la vie comme elle va. Écrit au milieu des années quatre-vingt, alors qu’il a tout au plus trente ans et qu’il lui reste une dizaine d’année à vivre, cette suite donne déjà la mesure d’un combat quotidien contre ce qu’il nomme son autodestruction. La création poétique, cette possibilité qu’elle offre d’inventer, lui aura permis de poursuivre, de se retenir à la vie, et surtout de ne pas hésiter devant le réel péril d’écrire. François Muir (de son vrai nom Jean-François de Bodt) est né à Uccle (Bruxelles) en 1955. Poète et plasticien, mais aussi auteur de nouvelles et de récits, il écrit très tôt et publie dès 1977 quelques plaquettes de poésie. après avoir participé à des tournées internationales du Plan K, la troupe de Frédéric Flamant, il se consacrera de plus en plus à son écriture et voyagera aussi bien en Europe qu’en Amérique, en Afrique et en Asie. Son œuvre à ce jour disponible, Le Mort des commencements, est publiée en six volumes (Bruxelles, Didier Devillez éditeur) entre 1996 et 2001. Il décède en septembre 1997. Une partie significative de cette œuvre demeure inédite.
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14.00 €
L’interprétation à l’œuvre
BC
Il y a des mots qui portent, et d’autres pas. C’est un fait clinique. Il n’est pas sûr cependant que les effets réels de la parole dans une psychanalyse dépendent du sens. À quelle réson faut-il alors recourir pour aborder le réel ?, se demande Jacques Lacan. L’appui que Francis Ponge prend sur la matérialité des mots dans son écriture poétique apporte quelque réponse. C’est particulièrement sensible dans ses écrits sur l’art. Ponge fait résonner dans la langue les natures mortes de Chardin, les hautes pâtes de Fautrier, les collages de Braque, le trait de Giacometti et le nom de Picasso. La notion d’interprétation est au cœur du dispositif analytique, avant même que l’on sache qui interprète, voire même ce qui interprète. La prise en compte du réel dans l’expérience analytique impose une révision de cette notion. Faire résonner autre chose que le sens devient déterminant. Le corps-à-corps de Ponge avec les mots se présente à cet égard pour la psychanalyse comme une opportunité à saisir. Pierre Malengreau, psychanalyste à Bruxelles, membre de l’École de la cause freudienne et de l’association mondiale de psychanalyse, est l’auteur de La práctica psicoanalítica y su orientación (Gredos, 2013) et coauteur de Ce qui est opérant dans la cure (Erès, Prix Œdipe 2008).
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23.00 €
L’Odeur de l’art
BC
Un ouvrage salutaire et bienvenu comme un panorama de l’art olfactif qui fait entrer en force le sens de l’odorat et le monde des odeurs et des effluves dans le monde de l’art contemporain. Cet ouvrage s’emploie à esquisser une histoire de l’art qui s’appréhende non pas par les sens de l’intellect que sont la vue et l’œil, mais par l’un des oubliés du corps : le nez. Prenant pour point de départ les aventures futuristes du début du XXe siècle et s’étirant jusqu’à nos jours, il est proposé ici de rendre compte de la présence des effluves dans ce que l’Occident a établi comme l’Histoire de l’art. Ni matière ni médium, ni courant ni mouvement, l’olfaction tout à fait invisibilisée par la critique, est pourtant omniprésente, et elle est bavarde. Elle dit tout de notre monde, tout en s’opposant à une hégémonique culture du tout œil, divisant depuis toujours le corps et l’esprit des artistes et des spectateurs. Par l’étude de l’odeur, l’art s’ouvre en une autre voie. Sandra Barré, critique d’art et commissaire d’exposition, rédige une thèse menée à la Sorbonne Paris Panthéon qui porte sur la plasticité de l’odeur et réfléchit aux questions de la représentation du genre par les odeurs. Elle a contribué à des ouvrages collectifs de recherche dont Les Dispositifs olfactifs au musée (Nez-Le Contrepoint, 2019) sous la direction de Mathilde Castel ou Olfactory Art And The Political In An Age Of Resistance (Routledge, 2021) sous la direction de Debra Parr et Gwenn-Aël Lynn.
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26.00 €
L’Œil et le Mur
BC
Les textes poétiques de Paul Auster sont sans doute moins connus que ses textes en prose. Leur importance par rapport au corpus général de l’œuvre ne semble pas moins considérable. Elle est fondatrice non seulement parce qu’elle est première, mais parce qu’elle met à jour les thèmes majeurs et les obsessions les plus manifestes dans l’œuvre en prose des vingt dernières années. Son langage poétique nous révèle cet engagement permanent de la parole confrontée au monde physique, et cherche à nous conduire au cœur même des choses. La poésie de Auster relève de cette expérience décisive qui nous crée et nous définit comme humain. Pierre-Yves Soucy, poète et essayiste, a été rédacteur en chef de la revue Le Courrier (de 1990 à 2000) publiée par le Centre international d’études poétiques, et responsable de la section de poésie et de littérature étrangère des Archives et Musée de la littérature (de 1989 à 1998). Il a occupé la chaire Roland-Barthes de l’Université de Mexico de 1998 à 2000. Il est par ailleurs le directeur des éditions Le Cormier.
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12.20 €
L’Originaire dans le vivant
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ivre-somme d’un grand spécialiste de la parole poétique et du langage qui interroge ici la littérature mondiale en remontant à la Genèse d’un point de vue phénoménologique et résolument anti-structuraliste. L’originalité est simple déguisement ou variante dans le mode de parler et non pas création d’une chose nouvelle tandis que originalité introduit bel et bien une transfiguration dans le réel en découvrant dans la chose dont il est question une possibilité nouvelle qui la change et en même temps ajoute à la complexité de l’ensemble des relations qu’elle noue avec le monde. Se tournant vers l’herméneutique associée à l’hermétique pour pallier les insuffisances de l’approche structuraliste du langage et les considérations mécanicistes des rapports entre les êtres, toutes les recherches de l’auteur, tant en poésie qu’en philosophie du langage, considèrent les relations qui se nouent entre les êtres et les choses pour en saisir le sens au sein d’une structure qui est toujours en devenir ou en déclin. Léopold Peeters, né à Anvers (1940-2021), docteur es lettres, a défendu sa thèse de doctorat à l’université du Witwatersrand (Afrique du Sud) sous le titre La Roulette aux mots. La parodie et le jeu des mots dans la poésie française, du symbolisme au surréalisme (1975). Il a enseigné la littérature française et la philosophie du langage à l’université de Pretoria et a publié de nombreux articles sur la poésie contemporaine, sur la poétique et la philosophie du langage dans plusieurs revues internationales. Une prose du monde. Essai sur le langage de l’adhésion dans l’œuvre de Bernanos a été publié aux Lettres modernes (Paris, 1984) et La Lettre volée a publié son essai Pour lire Wallace Stevens. Une lecture sauvage (Bruxelles, 2014).
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29.00 €
La démocratie en questions
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La démocratie est-elle corrompue ? Se dirige-t-elle vers une crise inconnue ? Y a-t-il un malaise dans la relation entre les citoyens et les autorités ? Ces questions sont à la base de ce livre issu à l’origine de rencontres organisées par Passa Porta entre des citoyens liés, de près ou de loin, aux différentes questions soulevées : démocratie et pouvoir, médias, nouvelles technologies, éducation, culture et monde. Par la suite, Éric Clémens et Erwin Jans ont écrit, chacun selon sa sensibilité et son expérience, les six textes qui introduisent aux domaines abordés. Sans conclure, des questions et des citations invitent le lecteur à prendre démocratiquement le relais. Le Club de Bruxelles est une cellule de réflexion réunissant écrivains et intellectuels autour de questions citoyennes. Éric Clémens (1945), marqué par la passion du langage, a publié des livres de fiction (entre poésie et performance : De r’tour, TXT, 1987 ; L’Anna, Le Quartanier, 2003) et de philosophie (La Fiction et l’Apparaître, Albin Michel, 1993 ; Façons de voir, Presses universitaires de Vincennes, 1999), y compris politique (Le même entre démocratie et philosophie, Lebeer-Hossmann, 1987 ; Un mot seul n’est jamais juste. Pour une démocratie des alternances, Quorum, 1998). Erwin Jans (1963) a travaillé comme dramaturge à Bruxelles (KVS) et à Rotterdam (Ro Theater). Il est actuellement dramaturge au Toneelhuis (Anvers). Il enseigne également le théâtre à l’Université de Louvain et à l’école Artesis à Anvers. Il a publié divers articles et ouvrages sur le théâtre, la littérature et la culture : Interculturele Intoxicaties. Over kunst, cultuur en verschil, EPO, 2006 ; avec Dirk van Bastelaere et Patrick Peeters, Hotel New Flanders. Zestig jaar Vlaamse poëzie 1945-2005, Poëziecentrum, 2008.
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17.30 €
La Dernière Photographie
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Ingmar Bergman réalise Sarabande à quatre-vingt six ans, alors qu’il pensait en avoir fini avec le cinéma. Ce tournage apparaît comme la seule issue aux tourments qui s’emparent de lui en cette fin de vie. Le cinéaste y pose la question du dialogue avec les morts : la réponse tient ici à l’utilisation de la photographie. Ainsi, place-t-il au cœur de son film le portrait d’une défunte : c’est paradoxalement cette image fixe qui va mettre en mouvement les personnages, et provoquer leur déplacement. La sarabande n’est-elle pas d’abord une danse ? L’autre particularité de ce film est de condenser en son sein un grand nombre de reprises tirées de sa filmographie, savamment remises en rythme. Il ne s’agit pas de conclure, mais de rassembler et réanimer personnages et motifs anciens dans une œuvre profondément musicale, composée pour se reprendre à l’infini. Ultime et subtil renversement d’un cinéma qu’on pensait hanté par la mort. Isabelle Rèbre est cinéaste et a réalisé une dizaine de films documentaires dont un long-métrage Pollock & Pollock (2017). Elle achève actuellement son doctorat de cinéma. Elle est aussi l’auteure de : Moi quelqu’un (Actes Sud Papiers, 1998), Ton 8 mai 1945 et le mien (France Culture, 2001- Publie.net) et Fin, pièce de théâtre créée par Bernard Bloch et Martine Colcomb en 2015.
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20.00 €
La Friche, la galaxie
BA
« Entre la friche et la galaxie, l’artiste Michel couturier s’est beaucoup promené. emportant sa caméra et ses lectures, il a foulé des pieds, à l’image des philosophes péripatéticiens, le sol de nombreux espaces, lieux et non-lieux où l’humain et la nature cohabitent, se confondent, dialoguent avec plus ou moins de bonheur. Panneaux de signalisation, lampes d’autoroute, caméras de surveillance, poteaux ou grues de chantier (dé)figurent les ciels urbains, surplombent nos corps, planent au-dessus de paysages en friche. Michel Couturier compose et partage son voyage dans l’espace et dans le temps. » (Extraits de l’introduction de Tania Nasielski) Michel couturier (1957–2024), artiste plasticien belge, utilisait la photographie, la vidéo et le dessin en relation avec la sculpture, l’architecture et l’espace public. Depuis 2001, son travail interrogeait l’espace construit, parfois blessé ou aliénant, mais aussi la persistance du paysage. il le faisait souvent en lien avec la mythologie gréco-romaine et sa survivance dans le paysage contemporain. Son exposition rétrospective à la Centrale for Contemporary Art (Bruxelles) était déjà programmée avant son décès inopiné. Tania Nasielski est la directrice artistique de la Centrale for contemporary Art de Bruxelles. Colette Dubois, critique d'art basée à Bruxelles et compagne de Michel Couturier, collabore régulièrement aux revues 'Hart', 'Flux News' et 'L'art même'. Marion Zilio est philosophe, critique d’art, curatrice et enseignante. Elle vit et travaille entre Paris, Bruxelles et Rennes. Elle a entre autres publié 'Faceworld. Le visage au XXIe siècle' (PUF, 2018 ; Polity Press, 2020) et 'Comment nous sommes devenus nos proies' (PUF, 2020 ; Cactus éditions, 2022). Pieter vermeulen est critique d'art, curateur et conférencier et enseignant. Il vit en Belgique. Son dernier ouvrage, 'The Sleep of Reason: Critical Perspectives in Contemporary Art' a été publié par Mer Books/owl Press en 2024.
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22.00 €
La Leçon des choses
BC
Spécialiste incontesté de l’institution littéraire, voici avec ce livre-somme l’occasion de mieux comprendre comment les leçons de vie que nous procure la littérature mondiale sont avant tout des leçons de choses et de techniques. Quels rapports, en effet, entre une île déserte, un télégraphe, un spectre, une foule, une autopsie, une amazone nue, une machine à remonter le temps et des aiguilles d’horloge en guise de jambes ? Ces choses sont parmi les leçons que la littérature enseigne et de ces choses sur lesquelles la littérature donne de meilleures leçons que les encyclopédies. Il est question de Daniel Defoe, Alexandre Dumas et Jules Verne, Zola et Léon Bloy, Marcel Thiry et Robert Desnos et, pour finir, Georges Simenon. Leurs leçons portent sur l’habileté de l’espèce, les techniques de transmission, la sociologie des pratiques culturelles, l’expérience du temps vécu ou bien encore les déraillements que les machines, outils servant d’organes, introduisent dans le réel. Pascal Durand est professeur ordinaire à la Faculté de Philosophie et Lettres de l’université de Liège. Spécialiste de Mallarmé et des rapports entre littérature et institutions sociales, il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages parmi lesquels Mallarmé. Du sens des formes au sens des formalités (Seuil, 2008) et Médiamorphoses. Littérature, presse et médias, culture médiatique et communication (Presses universitaires de Liège, 2019).
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23.00 €
La Manipulation des Images
BC
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14.20 €
La Mémoire courte
BB
« Le 31 juillet 1983, deux ans après la suppression brutale, sans appel et sans soutien, de mon théâtre, j’ai quitté définitivement la Belgique, sans me retourner ni savoir ce que je deviendrais, mais en étant sûr au fond de moi que j’aurais un jour raison de mon histoire. L’occasion se présenta en juin 1997 lors d’un entretien, que je pris ensuite la précaution d’écrire, accordé à Roger Burton et à Stanislas Cotton, qui fut publié en décembre de la même année dans le n°3 de la revue Or Not. » (Patrick Roegiers, Saint-Maur, 30 novembre 2002) Patrick Roegiers, dramaturge belge, retrace l’histoire du Théâtre provisoire à Bruxelles (1973-1981) dont il assura la direction jusqu’à sa fermeture. Auteur prolixe et polygraphe, il a publié de très nombreux ouvrages dont des romans et récits au Seuil : Beau regard, L’Horloge universelle, L’Artiste, la Servante et le Savant. Deux monologues, Hémisphère Nord, La Géométrie des sentiments, L’Oculiste noyé, Tripp, Le Mal du Pays. Autobiographie de la Belgique (à paraître), mais aussi des essais sur la photographie consacrés à Lewis Carroll, Diane Arbus, Bill Brandt, Robert Doisneau, Herb Ritts ou à son ami Roland Topor, Magritte et Picasso.
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14.20 €
La métaphore transpercée: Hélion, Ponge, Lacan
BC
Il y a dans la parole analysante une forme d’inertie et de polarisation qui se répète et que l’expérience d’une psychanalyse rend incandescente. Il est alors légitime de se demander s’il est possible d’y introduire du nouveau. La référence que Lacan fait à Francis Ponge éclaire ce que serait un nouvel usage des mots, un usage qui permettrait de rejoindre de temps en temps ce qu’il y a de réel, d’insensé et d’ininterprétable dans toute parole. Ponge, dans un texte qui s’intitule « Hélion », aborde cette question en faisant entrer son lecteur dans l’atelier du peintre Jean Hélion. Tout est fait dans ce texte pour suggérer une œuvre dont le mode d’engendrement passe par une mise en cause permanente de la figuration. Ponge ne décrit pas les tableaux d’Hélion, il les écrit. Il fait passer dans la langue l’indécidable qui les habite. Il introduit dans le sens que nous leur donnons un « je-ne-sais-pas-quoi » qui le transperce.
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19.00 €
La Mort avant l'heure
BC
Ce livre rassemble trois textes écrits à la mémoire d’une disparue et d’une morte. Un journal, une pièce de théâtre et le parcours d’une courte exposition. L’imaginaire du monde des morts agite l’esprit du monde des vivants, les fantômes du réel deviennent des images de boucles temporelles qui s’entrelacent en l’absence de toute autre finalité que celle du temps qui ne passe pas. Le journal ante-mortem est écrit par un schizophrène si conscient de l’être qu’il ressemble à l’histoire d’une fracture de l’inconscient. L’interrogation perpétuelle sur la mort découvre sans cesse des traces d’origine comme si la mort avait déjà eu lieu. La pièce de théâtre est composée à partir de lettres adressées à une amante défunte, jetées à la rivière ou portées sur sa tombe par une amie. Le récit de l’exposition raconte comment les relations amoureuses intimes se projettent sur le territoire en fabriquant les liens entre le temps qui fait semblant de passer et l’espace qui se circonscrit en lieux de mémoire. Ces textes sont bouleversants, magnifiques à bien des égards car ce témoignage d’outre-tombe est surtout prétexte à dévoiler des pans entiers de la vie vécue qui refont surface comme un bréviaire. Henri-Pierre Jeudy, né à Paris en 1945, est philosophe, sociologue et écrivain. Chercheur au CNRS, il a enseigné l’esthétique à l’École d’Architecture de Paris-Villemin. Il a publié une quarantaine d’ouvrages dont 'Fictions théoriques' (Paris, Léo Scheer, 2003) ; 'L’Exposition des sentiments' (Paris, Circé, 2008) ; 'Nouveau discours amoureux' suivi d’un 'Dialogue avec René Major' (Paris, Léo Scheer, 2008) ; plus récemment 'L’Imaginaire des architectes et La Farandole des illusions' (Paris, Sens et Tonka, 2012 et 2017) ainsi que 'La Zigzagure' et 'De la perplexité' (Bruxelles, La Lettre volée, 2016 et 2018), 'Un sociologue dans un Voltaire' (Grane, Créaphis, 2022). Pierre-Yves Soucy est poète, essayiste. Il a créé et dirige la revue de poésie 'L’Étrangère' ainsi que les éditions Le Cormier et La Lettre volée.
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17.00 €
La Nature Photographique d'Andy Goldsworthy
BC
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12.20 €
La Reine Eupraxie
BC
La Reine Eupraxie est un texte à double voix, poétique et philosophique. Cette construction narrative, articulée en tableaux, ne cherche pas à établir un jeu de complémentarités ou d’illustrations réciproques. Il s’agit plutôt d’un jeu de correspondance où les auteurs tentent de mettre en résonance des registres d’écriture clairement distincts. Ces courts textes, d’une belle densité de sens et de forme, offrent l’apparence de la précision tout en ne cessant de relancer le rythme de l’écriture poétique. Ce jeu n’a rien de gratuit. Il traduit au contraire la mesure complexe des méandres de la pensée. La déclinaison des thématiques, qui n’est pas sans rappeler le récit philosophique, se construit en fragments dont chaque intitulé demeure proche des stéréotypes de la réflexion quotidienne. Aussi, La Reine Eupraxie peut se lire comme une aventure de l’écriture dans une forme plurielle qui n’est pas réductible aux pratiques conventionnelles de la juxtaposition des registres narratifs et discursifs. Il s’agit bien au contraire d’une mise en œuvre de cette relation privilégiée existant entre le langage poétique et le langage philosophique. Henri-Pierre Jeudy, sociologue rattaché au CNRS et enseignant à l’école d’architecture de Paris-Villemin, est l’auteur de nombreux ouvrages qui ont renouvelé la réflexion sur la gestion patrimoniale et l’esthétisation de la culture et de la société. Il a publié à La Lettre volée La Communication sans objet (1994), L’Ironie de la communication (1996), Conte de la mère morte (1997), Aligato (1999) et La Culture en trompe l’œil (2006). Emmanuel Tugny, professeur agrégé et docteur en littérature, a successivement été enseignant, diplomate et inspecteur des enseignements artistiques. Auteur de romans, poèmes, essais, feuilletons chez divers éditeurs et dans diverses revues depuis 1986 (Java, Fusées, Action Poétique, TXT, Nioques, TTC, Présages, CULT), il est par ailleurs également musicien et auteur-compositeur.
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14.80 €
La Sainte-Victoire de trois-quarts
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Premier volet d’une trilogie consacrée par l’auteur au « trop fameux motif », La Sainte-Victoire de trois quarts fait référence à la façon dont elle apparaît lorsqu’on la regarde suivant un autre axe que celui de la vision aixoise. au départ de ce livre, il y a une situation géographique et une hypothèse : que, depuis Cézanne, la référence nous aveugle. « Depuis, on ne la voyait plus, ne pouvait plus la voir, telle qu’en elle-même ». D’où le déplacement, la volonté de faire le pas de côté nécessaire, de se déplacer ou de déplacer la vision (voire, de la bousculer), de glisser d’un point de vue à l’autre, pour la voir à nouveau, trouver la bonne distance « pour la désaffubler ». Dès lors, il s’agit de faire feu de toute sensation, de tout souvenir, de toute observation, pour explorer, dans l’espace physique et celui de la langue, notre relation sensorielle, « scripturale et script’orale », presque intime (à force, devenue intime), mais aussi intellectuelle et artistique, à cette montagne ; articulant, dans un texte polymorphe, empruntant parfois les accents et les excès d’une joyeuse démythification/démystification, une ode singulière au « motif souverain », qu’on aura pris soin, préalablement, d’étriller et de déminer. Les deuxième et troisième volets du triptyque sont Onze tableaux sauvés du zoo (St-Quentin-de-Caplong, Atelier de l’Agneau) et Le temps fait rage (Libourne, Le Bleu du ciel). Voir la bande-annonce vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=5UUopTplmZU&feature=youtu.be Olivier Domerg écrit depuis vingt-cinq ans sur le paysage ou dans le paysage, et souvent également, devant lui ou au devant de lui. Plus d’une quinzaine de livres ont paru, abordant aussi bien des espaces urbains (Treize jours à New York, voyage compris), des lieux multiples ou isolés (Le Ciel, seul ; Restanques ; Une campagne) ou encore des entités géographiques — océan, montagne, fleuve ou département (L’Articulation du visible ; Le Chant du hors champ, etc.). Auteur-lecteur, il pratique résolument la lecture publique, à une ou plusieurs voix, parfois avec des musiciens. Parmi ses dernières publications, on retiendra : Rhônéo-rodéo (Ste-Eulalie-en-Royans, Un comptoir d’édition, 2017) ; Fragments d’un mont-monde, avec la photographe Brigitte Palaggi (Coutras, Le Bleu du ciel, 2013) ; Portrait de Manse en Sainte-Victoire molle (Paris, L’Arpenteur / Gallimard, 2011).
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18.00 €
La Sexuation sans le genre
BC
Ce livre réunit des articles et des travaux adressés au départ à des psychanalystes ; il reprend l'élaboration que fait Lacan du rapport entre les sexes et l'articulation de la jouissance et des semblants autour de cette question. L'importance accordée aujourd'hui aux gender studies et les débats qui traversent les sociétés contemporaines ont amené l'auteure à confronter la recherche de Lacan aux critiques que Judith Butler lui adresse nommément - critiques que l'apport théorique de Lacan déplace de façon décisive. Doit-on dire que la psychanalyse soutient la domination ancestrale « hétéronormée » qui instaurerait un ordre « prétendument symbolique » en réitérant des modèles appartenant à des stéréotypes ? Au-delà des identités socialement revendiquées, la « non-différence des sexes dans l'inconscient », leur « bipartition à chaque instant fuyante » font objection à cette charge contre la psychanalyse lacanienne. Nous nous proposons ici d'éclairer la mise en forme d'un certain déni contemporain de l'inconscient. Rose-Paule Vinciguerra est psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association mondiale de psychanalyse. Elle est également psychologue et agrégée de philosophie. Auteur de nombreux travaux publiés dans les revues de l’ECF et de l’AMP, elle est co-auteur de De l’amour (Flammarion, 1999), Lacan, l’écrit, l’image (Flammarion, 2000), Qui sont vos psychanalystes ? (Le Seuil, 2002 avec Jacques-Alain Miller et 84 amis), Pertinences de la psychanalyse appliquée (2003, Le Seuil) et Femmes lacaniennes (Editions Michelle, 2014) — ouvrages déjà traduits en plusieurs langues.
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21.00 €
La zigzagure
BC
Ce nouveau livre d’Henri-Pierre Jeudy, s’il se situe dans les tonalités de ses récits antérieurs, a ceci de singulier, et de plus marquant encore, que l’expérience personnelle y est relatée avec une force d’écriture où le réel s’engage dans l’imaginaire. Aucune concession n’est faite à ses états d’âme. Tout est passé au peigne fin. À commencer par le regard posé sur son propre corps lorsque la santé est compromise par des métastases. Qu’elles soient réelles ou imaginaires, les métastases changent nos représentations de l’existence. Les idées folles, celles qui s’emparent alors de notre corps sans que nous ayons l’envie de les chasser, nous incitent à construire un autre monde. comme dans un jeu d’illusions d’optique, porté par le vertige des images, nous nous dédoublons au rythme de ce que nous regardons, de ce que nous appréhendons. C’est dans ce « théâtre vivant », en trompe-l’œil de la réalité, que naît le personnage d’Adélaïde Chanterelle. en écho à un amour insensé, elle joue, tel un clown ou un automate, la parodie de la vie. Et c’est au cœur de cette simulation de la mort que jaillit, comme son revers, le désir de vivre. Henri-Pierre Jeudy est philosophe, sociologue et écrivain. Il a été chargé de recherche au CNRS et a enseigné à l’école d’architecture de Paris-Villemin. Il est auteur de nombreux ouvrages qui ont renouvelé la réflexion sur la gestion patrimoniale et l’esthétisation de la culture et de la société. Il a publié à La Lettre volée : La Communication sans objet (1994) ; L’Ironie de la communication (1996) ; Conte de la mère morte (1997) ; Aligato (1999) ; Même les fantômes (2002) ; et un conte philosophico-poétique, en collaboration avec Emmanuel Tugny, La Reine Eupraxie (2006).
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16.00 €
Le Black Mountain College
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En 1933, s’ouvrit en Caroline du Nord un collège atypique, le Black Mountain College. Au départ, celui-ci était destiné à démontrer que, grâce à un programme pédagogique original, il était possible de proposer une nouvelle forme d’enseignement supérieur aux États-Unis. Aux yeux de son fondateur, John Rice, l’inclusion de cours d’art au sein même du programme allait jouer un rôle fondamental dans l’épanouissement de ses étudiants. À cette fin, il engagea un professeur du Bauhaus, Josef Albers, qui allait y enseigner pendant près de quinze ans. De simple expérience pédagogique à ses débuts, le Black Mountain College acquit après la Seconde Guerre mondiale une réputation de foyer expérimental non seulement dans le domaine de l’éducation mais aussi et surtout dans le domaine de la création artistique. John Cage, Robert Motherwell, Willem de Koning et Franz Kline y enseignèrent. Kenneth Noland, Robert Rauschenberg et Cy Twombly firent partie de ses étudiants. C’est à l’initiative de John Cage qu’eut lieu au Black Mountain College le premier happening de l’histoire, évènement qui contribua à donner au collège son statut quasi mythique. L’aventure dura un peu plus de vingt ans. Le monde avait changé et il manquait aux héritiers de Rice et Albers leur enthousiasme utopique. Cet ouvrage raconte l’histoire du Black Mountain College et les évènements qui contribuèrent à forger sa réputation. Alan Speller (1954) est diplômé en histoire de l’art et archéologie de l’université libre de Bruxelles. Poursuit actuellement des recherches sur l’art américain du second tiers du XXe siècle.
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21.00 €
Le Bracelet
BC
Guy Gilsoul, né à Namur en 1950, a été Professeur à l’Institut supérieur des arts de Bruxelles et assistant à l’ULB. Outre de nombreux textes de catalogues et préfaces d‘expositions, il a publié plusieurs monographies d’artistes, un roman (Rue de Pologne, CFC éditions, 2003) et un premier recueil de nouvelles (Le Goût de la craie, éditions du Cygne, 2014). Ce recueil de nouvelles signé Guy Gilsoul transpire d’une atmosphère « d’inquiétante étrangeté », où objets et lieux sont autant acteurs du récit que les personnages eux-mêmes, incarnant tour à tour la vie, la mort, la présence, l’absence, le destin inéluctable et la perte. Dans l’univers fantomatique et poétique du Bracelet, on rencontre notamment un groupe de collectionneurs passionnés désireux de se protéger du monde et des affres de la modernité en recréant un microcosme artistique, jusqu’au jour où le couperet de la réalité les rattrape ; un mort oubliant sa propre mort ; un randonneur confronté à l’ivresse du néant ; un comptable dont l’argent glané toute sa vie durant ne servira qu’à payer ses propres obsèques ; un galeriste hanté par la mort de sa mère et à la merci d’un chasseur mû par l’appât du gain… D’ordinaire, les images figurant dans un recueil de nouvelles visent à illustrer les mots et le texte qui les accompagnent. Ici, cependant, les mots eux-mêmes illustrent les images. À chaque nouvelle correspond une photo de bijou ou d’artefact (pendentif, collier, bracelet…) issu de l’art ethnique (mongol, congolais, par ex.). Ce livre rassemble ainsi deux collections, de nouvelles, d’une part, et d’objets d’art, d’autre part. Cette interaction de l’art littéraire et de l’art plastique ne paraît toutefois pas constituer une finalité en soi car on pourrait également y déceler une mise en abyme de la nouvelle en tant que genre littéraire.
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16.00 €
Le chansonnier
BC
Ce chansonnier fait signe davantage vers Rimbaud que vers Pétrarque : davantage vers une personne qui chante − qu’on imagine batelier parmi les sirènes. C’est aussi un recueil de chansons, tentant d’explorer les possibilités de la chanson dans tous ses états, notamment de soif et de fièvre, cherchant au centre du trouble (et de la fièvre) à maintenir une voix, à travers le silence entrecoupé, pour un « reste chantable ». Son sujet ? Peut-être bien le brasier qui fait le poème : « textes dont on sort en criant », dit le texte, comme d’un bûcher : celui de Mélusine… Ou plus encore : buisson ardent, celui dans lequel nous brûlons tant que nous respirons… Ce texte, d’une certaine façon (celle du poème : une parole mentalement et vocalement articulée, peut-être ici chuchotée seulement, dans l’esprit du lecteur) − présomption ? − « fait ce qu’il dit », ou tente de le faire. au moins tente-t-il de donner à « voir » un processus que les mots engagent. Il essaie d’inscrire autant qu’il le peut, de façon sensible, ancrée dans toutes nos perceptions et représentations liées aux mots, un parcours dans la pensée ou dans la conscience du lecteur. Il y mime la sorte de chorégraphie qu’y décrivent, peut-être, précisément les pensées, les impressions, les sensations, les représentations soudainement accrochées ou modifiées, dans leur désordre apparent, dans leur caractère d’éclair, ici stylisé. il s’accroche aux mots et à ce que ceux-ci évoquent aussitôt, dans plusieurs directions à la fois, attentif autant qu’il peut à ce qui se passe quand on recourt à eux pour trouver orientation et sens. attentif à ce qui fuse… Le mot y est saisi (capturé) comme une matière, appréhendé presque comme un être autonome que la lecture, idéalement, traverserait comme un feu. Pierre Drogi (Metz, 1961), docteur es lettres de l’université de Genève et ancien directeur de programme au Collège international de Philosophie, est enseignant, poète, traducteur (du roumain, de l’allemand et du néerlandais). il a publié plusieurs essais dont Métamorphoses (en collaboration avec Alain Dubois, Le Pommier, 2008) et parmi ses dernières publications : Afra / vrai corps (Le Clou dans le fer, 2010) ; Levées (L’Atelier de l’agneau, 2010). Nombreuses publications dans les revues Po&sie, Le Mâche-laurier, Présages, Passage d’encres, Passage à l’Act’, Triages, Europe, Chroniques errantes et critiques, Place de la Sorbonne.
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18.00 €
Le Devenir-cochon de Wim Delvoye
BC
Qu’est-ce qui relie des cochons tatoués et la machine à excréter Cloaca, une bonbonne de butane décorée en Delft et une photo de montagne où s’inscrit un message privé, un vitrail et une excavatrice ? La base de l’invariant de Wim Delvoye est à coup sûr son devenir-animal, un concept que Gilles Deleuze et Félix Guattari ont élaboré dans Mille plateaux. La zone d’indiscernabilité du devenir cochon (est-ce humain, est-ce animal ?) introduit d’emblée à une double lecture des œuvres de Delvoye selon la désignation de la profondeur (la chair du cochon) et la surface de la signification (le tatouage du cochon). Il s’agit essentiellement, chez Delvoye, d’un travail de code à code, et cette double lecture peut aider à comprendre son amour des arts décoratifs, lesquels sont à la fois des écritures et des images. Pierre Sterckx est historien de l’art, consultant et critique d’art. Ancien directeur de l’École de recherche graphique de Bruxelles, spécialiste d’Hergé et scénariste du CD-Rom Le Mystère Magritte (Grand prix du CNRS), il est l’un des meilleurs connaisseurs de l’art contemporain.
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18.30 €
LE DIT POÉTIQUE D'UN ANGE EN EXIL
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Cet ouvrage s’inspire de l’acte d’écriture de Rimbaud qui, à la fin du XIXe siècle, prit la plume pour dire ce que de l’adolescence il pensait être banal. Toutes ces choses de l’adolescence, le poète, de sa position d’exception qui fut la sienne, su mieux qu’aucun autre en saisir le moment qu’il qualifia de révolte logique tout en témoignant que cela l’avait conduit dans une position d’exil, d’abord de son enfance puis de sa langue maternelle, l’amenant à y ressentir ses souffrances modernes, puis à quitter cette langue occidentale qui l’ennuyait pour trouver le repos dans sa pensée. Ce lieu de l’exil de l’enfance, il le nomma printemps – cet éveil du printemps revisité par Lacan. Voilà pourquoi Rimbaud incarne le poète adolescent mais aussi l’adolescence de la langue. Ainsi Rimbaud a-t-il précédé le psychanalyste en venant éclairer si bien l’adolescence pour nous qui cherchons le fil paradoxal de cette révolte logique. Philippe Lacadée est médecin psychiatre, psychanalyste, membre de l’école de la cause freudienne, de l’association mondiale de psychanalyse et de la New Lacanienne School. Il est l’auteur de très nombreux ouvrages consacrés à l’enfance et à l’adolescence, à la psychanalyse et à l’école, mais aussi à Robert Walser, François Augiéras et à présent Arthur Rimbaud.
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24.00 €
Le jeûne de la vallée
BC
La vie est une brûlure à découvert qui signale à la fois l’infini et l’obscurité qui la commandent. Cette plongé dans ce qu’il nomme le dehors du monde, où il s’agit bien plus que de simplement résister consiste à ternir en éveil une vision à jamais inquiète, une manière de résister à ce qui échappe à tout contrôle. On y découvre alors comme une parole poétique qui procède par arrêt sur image afin de rendre plus vif, afin de porter plus vivement à la conscience, ce qui abouche le corps au monde. Cette œuvre de haute tenue demande une lecture attentive, concentrée. très vite elle révèle ses éclats, sa transparence et sa netteté. ce qui invitait très justement l’auteur sud-africain, John Maxwell Coetzee, prix Nobel de littérature 2003, à lui écrire : « Votre poésie m’impressionne à la fois par sa clarté et sa limpidité. » François Muir (de son vrai nom Jean-François de Bodt) est né à Uccle (Bruxelles) en 1955. Poète et plasticien, mais aussi auteur de nouvelles et de récits, il écrit très tôt et publie dès 1977 quelques plaquettes de poésie. Après avoir participé à des tournées internationales du Plan K, la troupe de Frédéric Flamant, il se consacrera de plus en plus à son écriture et voyagera aussi bien en Europe qu’en Amérique, en Afrique et en Asie. Son œuvre à ce jour disponible, Le Mort des commencements, est publiée en six volumes (Bruxelles, Didier Devillez éditeur) entre 1996 et 2001. il décède en septembre 1997. Une partie significative de cette œuvre demeure inédite.
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15.00 €
Le Laveur de vitres
BC
Quel est le lien entre le nettoyage d’une maison et l’acte d’écrire ? Quel est le lien entre ce chiffon qui est passé et les souvenirs qui remontent ? Quel est le lien entre un laveur de vitres et une femme qui cherche avec les mots à dire le monde ? Le mot, la force et la beauté du mot, qui nettoie les pensées, qui fait entrer la lumière, qui dit le monde extérieur et le monde intérieur, qui rend intime l’extérieur et qui permet de faire sortir l’intime de soi. (Emmanuel Régniez) Laurence Skivée (Liège, 1973) artiste et autrice, vit et travaille à Bruxelles. Après des études en photographie à Saint-Luc puis en pratiques artistiques à l’École de recherche graphique (Bruxelles), elle expose régulièrement son travail, se produit à l’occasion de performances et produit des livres d’artiste. En 2013, elle publie son premier livre d’artiste, Je m’emballe, aux éditions de La Lettre volée et son premier texte chez ce même éditeur à l’été 2018 : L’air est différent. Elle a également publié Diaphane s’installe et Piétons traversez aux éditions de L’Âne qui butine en 2021.
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21.00 €
Le moins du monde
BC
L’expérience poétique se livre ici sous la multiplicité de moments sensibles que vient recouvrir l’unité du rythme, attentive aux mots et à leurs relations, cherchant à révéler avec force ce qui relève d’un accord profond au cœur de ce que son auteur tente d’évoquer : « ce si vivant présent … dans ce bruit psaumé du réel, quelque chose qu’un présent ressasse à l’infini » : « tout ce qui se succède avec bonheur / Le jour et la nuit l’infime et l’infini le démembré et l’innombrable / Le dénombré lointain le proche », pour reprendre ses propres mots. Au centre de ces suites poétiques se découvrent les instants les plus délicats, les plus fragiles, mais aussi les plus vifs de la relation à l’autre, relation différée, s’abolissant, se perpétuant, en quelque sorte, puisque touchée par l’exercice de l’imagination mobilisant la mémoire. Tout se joue ici dans la relation entre ces réalités diverses et vécues, alors que la recherche verbale s’attache aux états de conscience, et à l’indissociabilité entre le soi et le monde, l’impossibilité de les disjoindre. Alain Andreucci (1955), attaché à la bibliothèque universitaire de Pau, est le cofondateur et le codirecteur des éditions de Vallongues créées en 1985. Auteur d’une dizaine de livres de poésie publiés notamment aux éditions Rougerie, il obtient le Prix Louis Guillaume pour son livre en prose Charité paru chez cet éditeur en 1985. Parmi ses publications, nous retiendrons en particulier ses deux livres publiés chez Cheyne : Il y a l’injustice (1987) et Poème de l’air et de la faim (1989) ainsi qu’À seul publié cette fois aux éditions Obsidiane (2000). Il a publié de nombreux textes dans des revues littéraires et poétiques dont Le Nouveau recueil, Secousse, la N.R.F., Liberté, Verso, Europe, Moriturus, Po&sie, L’Étrangère. Il fut l’élève du peintre Roger Van Rogger, dont La Lettre volée a publié une biographie rédigée par sa compagne Catherine Van Rogger : Petites scènes de la vie d’un peintre (1997), métayer de Jean Giono et résistant avec René Char.
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17.00 €
Le Monde tandis que
BC
Ce nouveau recueil de poésies de François Rannou nous apporte une vision étonnante de la parole poétique par sa disposition dans l’espace de la page. Les mots construisent leur champ d’action comme ils se distribuent selon des intervalles aussi libres que rigoureux. Ce ne sont plus les mots de la tribu, ce sont des mots dont la signification échappe puisqu’ils n’assurent plus la concordance donnée d’avance entre le nom et la chose. Ces textes se tiennent aux frontières de ce qui advient et nous échappe. François Rannou est poète et essayiste. Il a créé et dirigé la revue La Rivière échappée de 1989 à 2001. Il a publié six recueil de poésies.
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Le parti-pris des lieux
BC
Dans les poèmes comme dans les essais de Michel Collot, l’écriture apparaît foncièrement liée aux lieux. Cette liaison intime s’est très tôt imposée à lui sans qu’il sache d’abord quoi en faire ni comment s’en défaire. Comme tout un chacun, le poète fait partie des lieux où il vit, aime, travaille, écrit. Ce ne sont pas toujours des lieux d’élection, mais il leur appartient et il lui faut en prendre son parti pour tenter d’en devenir partie prenante. Prendre le parti des lieux, c’est apprendre à les dire et à les connaître. Or cette co-naissance n’est pas exempte de parti pris, car elle implique la reconnaissance du lien qui nous unit à eux. c’est aussi en tirer parti, pour créer des paysages qui les figurent et les transfigurent grâce aux pouvoirs de l’image et du langage. Dans ce recueil, Michel Collot explore les multiples dimensions de ce rapport aux lieux, qui prend sa source dans les expériences de l’enfance et s’épanouit dans l’espace du poème et du tableau. Ce mouvement, qui va d’une « autobiogéographie » à une poétique des « lieux à l’œuvre », le conduit à traverser quelques territoires privilégiés, comme la montagne, la capitale ou la Méditerranée, à évoquer son goût des voyages, son inaptitude à résider et sa fascination pour cette « autre scène » que nous hantons la nuit. Michel Collot a commencé à écrire à un moment où la scène poétique était dominée en France par le formalisme et le textualisme. Il s’est tourné vers la phénoménologie pour élaborer une alternative théorique dans plusieurs essais, inspirés par sa lecture et sa pratique de la poésie. Pour lui, le travail sur la langue est inséparable du mouvement d’une émotion qui porte le poète à la rencontre du monde, rejoignant ainsi son goût pour le paysage, auquel il a consacré plusieurs ouvrages. Auteur de six livres de poésie dont Immuable mobile et De chair et d’air (Bruxelles, La Lettre volée, 2002 et 2008), il est professeur à Paris III-Sorbonne nouvelle et est aussi connu pour ses essais d’une importance décisive sur la poésie comme Le Corps cosmos (Bruxelles, La Lettre volée, 2008). Il a dirigé la publication des œuvres poétiques complètes de Jules Supervielle à la Bibliothèque de la Pléiade (Paris, Gallimard, 1996) ainsi que le second volume de l’Anthologie de la poésie française, XXe siècle, Bibliothèque de la Pléiade (Paris, Gallimard, 2000).
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19.00 €
Le Passage du témoin
BA
Réédition actualisée par les historiens de la Fondation Auschwitz de ce livre paru initialement en 1995 et épuisé depuis. Ce projet éditorial, porté par un photographe et une sociologue, est né d’un sentiment d’urgence face à la disparition des derniers témoins directs de la déportation et de l’internement dans les camps de la mort nazis. Il s’agissaitt de tenter d’écouter avec humilité et simplicité ce que ces témoins avaient à dire aux générations montantes et futures et à rendre la dignité des traits de ces acteurs de notre mémoire collective. Au sentiment d’urgence est venu s’ajouter l’inquiétude face à la montée en puissance de l’extrême-droite, du révisionnisme, des épurations ethniques et de toutes les formes de racisme, de refus et de haine de l’autre qui semblent à nouveau dévorer la planète. La parution de la nouvelle édition de ce livre a coïncidé avec une exposition des photographies au Musée Kazerne Dossin à Malines du 2 octobre 2017 au 30 janvier 2018. André Goldberg est un photographe, vidéaste et cinéaste bruxellois. il est l’auteur d’un livre de portraits photographiques (Portraits-fétiches, La Lettre volée, 1994) et de courts-métrages documentaires sur des artistes contemporains (Jean-François octave, Paul Trajman et Pascal Bernier) et de fiction. Il enseigne la vidéographie à l’école de photographie et de techniques visuelles Agnès Varda et à l’académie de Dessin et des arts visuels de Molenbeek à Bruxelles, après avoir été responsable du secteur des arts plastiques au centre culturel Jacques Franck. Dominique Rozenberg est sociologue de formation et après avoir assuré la codirection de la Ligue des Droits de l’Homme à Bruxelles, elle est à présent chargée de projet à la Ligue des usagers des services de santé. Nohad Salameh, née à Baalbek (Liban), est l’une des voix marquantes de la francophonie. De son père, poète de langue arabe, elle a hérité du goût des mots et d’une approche vivante des symboles. Établie à Paris depuis son mariage avec l’écrivain français Marc Alyn en 1989, elle a fait paraître une douzaine de recueils couronnés par le Prix Louise-Labé en 1988 pour L’Autre Écriture, le Grand Prix de Poésie d’automne de la société des gens de lettres en 2007 et le Prix Paul Verlaine de l’Académie française en 2013 pour D’Autres annonciations qui regroupe un choix de ses poèmes (1980-2012). Quant au Livre de Lilith (2016), dédié à Nadja, Camille Claudel et aux « captives d’alzheimer », il constitue une approche neuve de la condition féminine. En 2014, un Fonds Nohad Salameh a été créé au Liban, au centre patrimonial Phénix de l’université Saint-Esprit de Kaslik. Officier dans l’ordre des Palmes académiques (2002), elle est membre du jury du Prix Louise Labé depuis 1990. Ses poèmes ont été traduits en arabe, espagnol, roumain et serbe.
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25.00 €
Le Pays
BC
Un livre de poésie où toute l’ironie d’une parole au présent est traversée par une lucidité et une hardiesse confondantes. S’il ne s’en tenait qu’au titre, le lecteur se tromperait sans doute d’entrée. Il ne s’agit ni d’une évocation consensuelle ni d’un chant évoquant le pays d’origine. Cette suite poétique cherche moins à mettre de l’ordre qu’à saisir le désordre de la vie telle qu’elle peut se vivre à notre époque. En arrière-plan de cette analyse des jeux et des enjeux du monde, la dimension autobiographique dissimule une ironie lucide et sans complaisance. Plus encore, ce qui devrait retenir au plus haut point le lecteur est l’exigence de devoir s’arrêter longuement sur chaque poème, aussi bref soit-il, enfin d’en explorer les diverses coutures, car l’art de Marc Blanchet est bien de révéler un monde que l’on ne peut décliner en quelques formules : « Temps nouveaux, écrit-il. La faim n’a plus de quoi mordre. / Quelle leçon pour la moindre révolte ! / Bouche close / Abandonnez-vous à cette vérité : / La colère ne nourrit plus son homme. » Marc Blanchet est né en 1968 à Bourges. Écrivain, essayiste, photographe et dramaturge, il est également chroniqueur, rédacteur, intervenant littéraire et musical de même qu’enseignant. Il vit actuellement à Tours et a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages. La Lettre volée a publié de lui des « proses fantastiques » : L’Éducation des monstres (2009), Méditations et autres brièvetés (2013) ainsi que Valses et enterrements (2018) mais aussi un essai : Souffle de Beckett (2018).
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15.00 €
Le Rire de Démocrite
BC
En ouverture de son livre composé de poésies réflexives, Christophe Van Rossom prévient son lecteur et donne le ton de cette suite lorsqu’il déclare qu’il rend grâce à la parole imprécatoire. Bien plus que la recherche d’un style au sens strict du terme, il s’agit d’une prise de position visant à agir doublement sur la sensibilité de son lecteur : atteindre directement ce dernier sans le détour obligé par un savoir auquel il fait pourtant appel par l’évocation des grandes figures de notre tradition culturelle et historique ; le renvoi permanent à cette culture à laquelle nous appartenons, afin d’en faire surgir les aspects les plus concrets ou mêmes les plus charnels. Ainsi l’auteur se porte à la rencontre des légendes et des mythes selon leur force et leur portée pour nous, maintenant. Son regard lucide et précis a pour objectif non dissimulé d’éveiller les consciences et de porter à notre compréhension tout ce qui relève du magma du monde de la vie, d’un réel qui chez lui, jamais n’est tenu pour un enfermement, mais bien pour une ouverture sur tout ce qui se donne à notre saisie. En cela l’auteur n’entend pas transiger avec les artifices d’une parole poétique extérieure à toute expérience de la vie : pour lui, comme le signale très clairement son art poétique, est poésie tout texte qui expérimente la forme et le sens, absolument confondus. Sa sensibilité ne néglige à aucun moment la pensée qui la soutient, et la pensée s’incarne dans les moments les plus sensibles de l’expérience. Christophe Van Rossom, né à Bruxelles en 1969, est licencié et agrégé de Philosophie et Lettres et spécialiste des questions de poétique moderne et contemporaine. Il enseigne l’histoire des littératures et l’histoire des spectacles, notamment, au Conservatoire royal de Bruxelles, à l’Erg et à l’Université libre de Bruxelles. Conférencier, auteur de nombreux articles et études, il a publié plusieurs essais parmi lesquels un essai sur Mallarmé (Mallarmé, facile ? La Renaissance du Livre, 2002), ainsi que trois monographies : Jacques Crickillon : La vision du souffle ; Marcel Moreau : l’ivresse et l’insoumission et Jacques Cels : un architecte du sens (Luce Wilquin, 2003, 2004 et 2009). Il a également publié un volume de ses notes critiques (À voix haute, L’Ambedui, 2002) ainsi qu’une plaquette intitulée Petit traité d’athéologie (Le Cadran ligné, 2010) et deux précédents ouvrages de poésies : Sous un ciel dévoyé (Le Cormier, 2006) ; Savoir de guerre (William Blake & Co., 2008). L’Académie belge de Langue et Littérature lui a décerné le Prix Vossaert pour son œuvre critique.
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19.00 €
Le Sec et le Vif
BC
Cet essai interroge le devenir-œuvre d’arbres, qui, morts ou vivants, dessinent une catégorie sculpturale dans laquelle le bois n’est plus envisagé comme un matériau auquel donner forme. Tout ensemble être-là naturel et chargé de références culturelles, l’arbre-sculpture s’inscrit dans une archéologie et une histoire spécifiques. Exhibé tel quel ou presque dans le 'white cube', il semble déplacé, bousculant l’idée même d’exposition. Planté, et devenu sculpture vivante, il porte à reconsidérer les pratiques' in situ'. 'Le Sec et le Vif' s’attache à saisir les enjeux communs à ces réalisations aussi bien que la diversité des démarches et sensibilités au monde que celles-ci révèlent, s’agissant notamment d’écologie. Puissamment anthropologique, la figure de l’arbre permet d’éclairer l’histoire de l’art récent – de Giuseppe Penone et Robert Smithson à Mark Dion et Roman Ondak. Natacha Pugnet, critique et historienne de l’art contemporain, a publié et dirigé divers ouvrages portant sur le rôle et la figure de l’artiste depuis les dernières avant-gardes – Les Doubles Je[ux] de l’artiste (PUP, 2012), L’Effacement de l’artiste. Essai sur l’art des années 1960 et 1970 (La Lettre volée, 2012) – ainsi que sur le fait expositionnel – Temps exposés. Histoire et mémoire dans l’art récent (Ésban, 2015), Faire étalage. Displays et autres dispositifs d’exposition (Ésban, 2019). Elle est l’autrice de nombreux articles monographiques, consacrés en particulier à Mark Dion, Hubert Duprat et Patrick Van Caeckenbergh.
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25.00 €
Le Sexe du paradis
BC
Dieu est-il bipolaire ? se demande ce chercheur en génétique sur le point de devenir sans-abri. À quoi rêvent les malfrats ? Jean-Paul aurait pu remporter la médaille d’or aux jeux olympiques à la place de Carl Lewis, il a préféré la loi du milieu. Idries a évité le pire jusqu’à sa rencontre avec Gérard, un écrivain que son éditeur vient de lâcher. La disparition de Julian Hill, il y a vingt ans, continue à susciter des controverses. Un crime impossible à résoudre ? Derrière l’apparition sur facebook d’une photographie inconnue d’un acteur célèbre, se cachent des secrets qui pourraient changer l’histoire du cinéma. Que dire de ce jeune homme qui ignore l’identité d’un homme qui semble connu des foules ? Six histoires urbaines sur l’identité, les faux-semblants et les apparences, six short novellas, six vrais ou faux thrillers, qui pourraient se passer à New York et à Los Angeles. Ou à Bruxelles, pour la plupart. Alfredo Diaz Perez est né en Espagne et vit à Bruxelles. Écrivain, il est scénariste et réalisateur de films, formé au cinéma par le cinéaste Luc Dardenne, et de fictions radiophoniques. Après un premier roman, Le Désert à Madrid (Paris, Eden Editions, 2004), Le Sexe du paradis paraît en même temps qu’Un fugueur précoce à La Lettre volée.
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16.00 €
Les Animaux d’Aristote
BC
Textes généralement négligés, les écrits d’Aristote sur les animaux incitent aux rêveries marines. Sans doute avait-il fréquenté les rivages nombreux d’Eubée, de Macédoine, de Lesbos, d’Asie mineure. De Naples aussi, et son tombeau, ici, est dédié à la mer, aux îles mystérieuses, au volcan et aux plaines phlégéennes qui du moins l’auraient compris. Et aux amis. Anne Cauquelin, romancière, essayiste et peintre, est professeur de philosophie à l’Université Paris X-Nanterre et à l’Université de Picardie, où elle dirige l’Institut d’art. Spécialiste d’Aristote, elle a consacré au philosophe plusieurs livres dont Aristote, le langage (PUF, 1990), La Mort des philosophes et autres contes (PUF, 1992) et un Aristote dans la collection « Écrivains de toujours » (Le Seuil, 1994).
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10.70 €
Les Cahiers de La Cambre Architecture n°7
BC
En examinant de plus près les dynamiques environnementales et urbaines qui, à bas bruit et de manière incrémentielle, agissent nos sociétés, est-il possible de se projeter dans l’avenir de notre quotidien ? Telle est l’interrogation, lancée aux étudiants de l’Institut supérieur d’architecture de la Communauté française – La Cambre, qui a inspiré ces Voyages en Pentagonie, au cours desquels le territoire bruxellois se diffracte en autant de villes imaginaires et kaléïdoscopiques. Renouant avec une tradition des Cahiers, les travaux des étudiants dialoguent avec d’autres contributions qui, sur le mode de la fiction, de l’enquête scientifique, sociologique ou journalistique, par des bilans ou du projet, permettent d’entrevoir quelques réponses à cette question centrale : comment se réapproprier l’avenir quand tout, du naturel au politique, semble se décider ailleurs ? 2029 : parce qu’on n’a pas tous les jours vingt ans devant soi pour changer la ville, parce que c’est déjà demain, parce que c’est déjà aujourd’hui. Juan d’Oultremont, « Blur » ; Georges Monbiot, « États instables du progrès » ; Philippe Madec, « L’avenir du quotidien » ; Tanja Lütolf, « La société à 2 000 watts » ; Vincent Briard, « Vers une économie à bas carbone » ; Laurent Minguet, « 2029 : odyssée de la cogénération urbaine » ; André Ruwet, « Fribourg-en-Brisgau, ville solaire » ; Mathieu Sonc, « Bruxelles, 2029 » ; Marc Clignez, « 2029 au regard de l’écologie paysagère et du développement durable » ; Maurizio Cohen, « Bruxelles art nouveau ? » ; Jean-Luc de Wilde, « Chronique des grands changements qui ont affecté Bruxelles et ses habitants entre 1987 et 2029 » ; Alix Van Cauwenberghe et Dirk Dufour, « Bruxelles : ville à mobilité responsable » ; François Jégou, « Sustainable Everyday Project » ; Gabrielle Lefèvre, « Habiter la coexistence des âges » ; Bernard Deprez, « Brussels Horizontal Vertigo ».
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Les Cahiers de La Cambre Architecture n°8
BC
Le 21 avril 1958, quatre jours après l’inauguration de l’Expo 58, le Roi Baudouin posait la première pierre de la Cité administrative de l’État (CAE), exemple marquant autant que décrié de l’entreprise moderniste à Bruxelles. Cinquante ans plus tard, la Cité revendue à des promoteurs privés est vide, et son avenir aussi incertain que celui de l’État belge qui voulait en faire le symbole de son unité. En 2006, après plusieurs années de mobilisation autour des projets de réaffectation du site, une procédure d’action publique innovante est lancée, qui conduit en moins d’un an à l’adoption par le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale d’un « schéma directeur » pour l’aménagement futur de la Cité. L’ouvrage intéressera donc tous ceux qui se sentent concernés par l’évolution de la ville en général et de Bruxelles en particulier et qui, plus largement, souhaitent mieux comprendre les pratiques nouvelles de l’urbanisme contemporain et les transformations de l’action publique qui les accompagnent. Michel Hubert, « Le site de la Cité administrative de l’État, condensé de l’urbanisme bruxellois » ; Olivier Paye, « Le schéma directeur, un nouvel instrument régional d’action publique » ; Benoit Moritz, « L’élaboration du schéma directeur “Botanique” » ; Florence Delmotte, Ludivine Damay, Philippe Huynen, Christine Schaut, « L’histoire du projet au fil des débats publics » ; Ludivine Damay et Florence Delmotte, « Une expérience bruxelloise entre gouvernance et participation » ; Jean-Louis Genard et Christine Schaut, « La tour et la dalle : analyse d’une controverse » ; Mathieu Berger, Florence Delmotte, Julie Denef et Abdelfattah Touzri, « Voies et voix de la Gare de l’Ouest » ; An Descheemaeker, « Tour & Taxis ou les ambivalences de l’urbanisme participatif à Bruxelles » ; Vincent Calay, « Ville-quartier ou ville-monde ? » ; Kristof Van Assche, « Rassemblez les citoyens et intégrez-les ! Des théories aux pratiques de l’urbanisme participatif aux États-Unis et en Europe ».
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16.30 €
Les Cahiers de La Cambre-Horta Architecture n° 9
BC
Cette publication de la Faculté d’architecture La Cambre-Horta de l’Université libre de Bruxelles entend contribuer au débat scientifique sur le droit à la ville, en explorant la variété des processus, des structures et des relations relatives à la notion de ville comme bien commun du point de vue de la théorie aussi bien que de l’analyse des pratiques. Ce Cahier propose de multiples analyses des relations entre la conception, l’expérimentation et l’application dans le domaine de la planification urbaine. De nombreux exemples issus tant du Nord que du Sud illustrent la manière dont l’idée de droit à la ville peut guider la pratique du développement urbain tout en pointant ses limites théoriques et pratiques. Ilaria Boniburini, Judith Lemaire, Luisa Moretto et Harry Smith, « Préface » ; Ilaria Boniburinin, « The “right to the city” » ; Edoardo Salzano, « The city as a common good » ; Julie Aubriot et Luisa Moretto, « Le droit à l’eau au Sud » ; Marcello Balbo, « Cities with migrants » ; Sabine Guisse, « Designer l’espace public pour soutenir le droit à la ville » ; Vincent Calay, « Du squat au marketing urbain » ; Harry Smith et Paul Jenkins, « Urban land access in Sub-Saharan Africa » ; Fran Klodawsky, « Ending homelessness in Canada » ; Mark Purcell, « To inhabit well » ; Jacqueline Leavitt et Ayse Yonder, « Planning through the lens of everyday life » ; Fabien Bressan, « La participation des habitants dans les projets urbains » ; Loïc Géronnez, « Vers des Community Land Trusts » ; David Dodge, « Right to the City-NYC’s Policy Platform and Condo Conversion Campaign » ; Sergio Belda, Jordi Peris, Alexandre Frediani et Alejandra Boni, « Resistance and alternative against the new discourse of the right to the city » ; Camillo Boano, Melissa Garcia Lamarca et William Hunter, « Mega-projects and resistances in contested urbanism » ; Richard Pithouse, « The right to the city in South Africa ».
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19.00 €
Les Captives
BB
Ouvrage monographique autour des projets photographiques récents d’Agnès Geoffray, ce livre fait suite aux deux précédents publiés à La Lettre volée : Ultieme Hallucinatie (2008) et Profond silence (2009). Agnès Geoffray, dans une posture d’iconographe, se joue des images, par le biais de mises en scène, d’association, de fragmentations, elle déploie un univers de tensions — latentes et mystérieuses. L’emprise, l’autorité, la violence et leurs représentations occupent une place centrale dans son travail. À travers la photographie, son travail interroge la survivance des gestes et postures archétypiques qui puisent leur source dans un répertoire hétérogène : la mythologie, les contes, les faits divers, les faits historiques et la photographie de presse. Mêlant mises en scène et réappropriation d’archives, son travail s’attache à une dimension poétique des images, proche d’un lyrisme documentaire. il révèle ainsi la potentialité dramatique de toute image. Les Captives tire son titre aussi bien de la dimension captivante et fascinante des multiples sources dont sont issues les images que des réminiscences, des survivances, des références sans cesse convoquées dont est empreint l’ensemble du travail photographique. Deux auteurs apportent un éclairage original sur ce travail photographique : Sophie Delpeux, historienne de l’art et maître de conférence à l’université de Paris 1, qui s’intéresse tout particulièrement aux postures de violences et d’autorité, et Philippe Artières, historien, directeur de recherches au CNRS, longtemps directeur du centre Michel Foucault, qui s’intéresse quant à lui aux archives mineures, aux vies irrégulières et aux infâmes ordinaires, tout ce qui constitue en somme un patrimoine noir et pourtant commun. Agnès Geoffray (1973), diplômée des Écoles nationales des Beaux-arts de Lyon et de Paris, a été résidente à la Villa Médicis de Rome, à Airantwerpen (Anvers) et à la Rijksakademie d’Amsterdam, enseigne à l’école supérieure d’art de Lorraine et expose régulièrement en France, en Suisse et en Belgique.
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28.00 €
Les choses, modes d’emploi
BC
Dès sa parution en 1965, le livre de Georges Perec, Les Choses, avec son titre provocateur, est apparu comme le symptôme d’une époque nouvelle. La littérature avait été habituée à un regard objectiviste par le nouveau roman, mais Les Choses lui apportait le témoignage d’un mouvement profond dans la société. Ce récit, devenu un classique, renvoie en effet la figure traditionnelle du héros romanesque au statut d’un satellite dépendant du langage de la publicité, complètement manipulé par les incitations joyeuses et perverses de la société de consommation. Comment ce constat a-t-il été reçu par la critique littéraire du moment ?, c’est l’enjeu de ce bref essai publié par Christian Bourgois en guise de postface à la réédition du livre dans la collection « 10/18 » en 1981. Jacques Leenhardt est Directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (Paris). Il a publié de nombreux ouvrages sur l’art et la littérature et a effectué une vaste enquête sociologique sur la lecture de deux romans, dont Les Choses de Perec. Il travaille actuellement sur les débats intellectuels qui ont agité les sciences humaines durant les années 1960-1970.
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13.00 €
Les Oies sauvages riaient et Dieu s’endormit tôt
BB
Jean-Luc Mylayne est un portraitiste ! Avec infiniment de précautions, de respect et d’estime, Jean-Luc Mylayne capte des moments fugaces qu’il nous offre en présent. Il est le portraitiste de cette présence sourde du monde que nous entendons confusément siffler, chanter, piailler, qui nous entoure de toutes parts et qui parfois nous enchante mais que nous ne voyons pas ou que nous regardons si peu. Vouloir réduire le propos des photographies de Jean-Luc Mylayne aux oiseaux est aussi sot que de prétendre que Jean-Baptiste Siméon Chardin s’en est tenu, sa vie durant, à peindre des natures mortes ou des servantes quand, lui aussi, nous racontait le monde dans sa douce et tendre intimité. Jean-Luc Mylayne est né à Amiens en 1946. Ses photographies ont été montrées dans le cadre d’expositions personnelles à la galerie Barbara Gladstone de New York, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris et au musée d’Art moderne de Saint-Etienne. Elles ont également été présentées à l’occasion d’expositions collectives comme « Zeichen und Wunder » à la Kunsthaus de Zurich, « Terra incognita » au Neues Museum Weserburg de Brême, à la Biennale d’art contemporain de Lyon en 2001 ou encore à la Haunch of Venison Gallery de Londres.
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Les Photos jamais prises
BC
Ici, ailleurs, partout, nulle part : Les Photos jamais prises est un texte hybride, entre le journal, la fiction et l’essai, qui porte sur la mémoire et le voyage. Le point de départ est un court récit de l'artiste allemand Jochen Gerz, autour duquel se tisse un réseau de lieux physiques et de références littéraires et cinématographiques qui composent une carte imaginaire, et fragmentaire, de psychogéographie urbaine. Le résultat est un livre de photographies sans images, qui adopte la forme du carnet de voyages. Vangelis Athanassopoulos est théoricien de l’art, Maître de conférences à l’École des beaux-arts d’Athènes, et essayiste. Il a notamment publié Image et culture. Anthropologie historique de la création (Mimésis, 2021) et dirigé Quand le discours se fait geste. Regards croisés sur la conférence performance (Les Presses du réel, 2018).
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14.00 €
Les Plages de Thulé
BC
Il s’agit d’une version inédite d’un des plus beaux recueils de Jean Laude, Les Plages de Thulé, dont la version originale a été publiée aux éditions du Seuil en 1964 ; cette édition, qui ne satisfaisait guère l’auteur, est depuis longtemps indisponible. Peu de temps avant sa disparition prématurée, Laude avait mis au net le manuscrit d’une nouvelle version, qu’il souhaitait définitive, de cette œuvre majeure. C’est le résultat d’un long travail de réécriture, qui s’est poursuivi de 1968 à 1981, sans compromettre cependant ce qui fait la singularité de sa démarche : l’alliance entre réflexivité et narrativité, description et abstraction, répétition et progression, la capacité à inscrire et à dissoudre le vers dans la prose, à intégrer mythes et symboles dans une interrogation sobre, mais insistante, sur les mystères de l’écriture et de l’existence. Pour mieux atteindre cet équilibre, Laude a supprimé plusieurs poèmes, notamment ceux qui étaient le plus chargés de références légendaires, et il a ajouté de nombreux textes inédits ou publiés en revues dans les années 1970, rassemblant la plupart d’entre eux dans une nouvelle section du recueil, intitulée « L’Arrêt du temps ». Ces suppressions et ces ajouts contribuent à faire de cette reprise non pas une simple republication mais une édition entièrement nouvelle, conforme au vœu de l’auteur et susceptible de rallier à son œuvre poétique de nouveaux lecteurs. Jean Laude (Dunkerque 1922 - Paris 1984), poète français, est à la fois ethnologue et historien de l’art. Il a enseigné l’histoire des arts de l’Afrique noire à la Sorbonne. Son œuvre de poète, comparable à celle de ses contemporains André du Bouchet, Yves Bonnefoy ou Philippe Jaccottet, est peu connue, bien que publiée par les éditions du Seuil, au Mercure de France, chez Fata Morgana et José Corti. Des extraits de son œuvre figurent dans l’Anthologie de la poésie française publiée dans la Bibliothèque de la Pléiade.
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24.00 €
LES SCÉNARIOS DE CHARLES SPAAK
BC
Cette étude approfondie de l’écriture des scénarios de Charles Spaak est l’une des rares études dédiées à un scénariste de langue française. Elle dresse le portrait d’un scénariste belge méconnu qui est pourtant l’auteur de scénarios célèbres écrits pour des réalisateurs de renommée internationale comme Le Grand Jeu et La Kermesse héroïque pour Feyder, La Grande Illusion pour Renoir, Le Ciel est à vous pour Grémillon, Nous sommes tous des assassins pour Cayatte ou Les Tricheurs pour Carné. Le lecteur découvrira pas à pas l’écrivain qui initia les grandes tendances du cinéma français, du muet à la Nouvelle vague. Avec Jacques Prévert, Charles Spaak est un des plus importants scénaristes du cinéma français des années 1930 et 1940. Précurseur du réalisme poétique avec Feyder et très impliqué dans les problèmes de son temps qui déboucheraient sur la Deuxième Guerre mondiale, on lui doit aussi le prototype de l’homme du peuple au grand cœur capable de se défendre contre les importuns, qui, mis en scène par Duvivier et personnifié par Jean Gabin, deviendrait le héros incontesté du genre.
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23.00 €
Les Sept Livres
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Dès le titre, Les Sept Livres, l’auteur fait appel à une dimension symbolique qui n’est pas étrangère à plusieurs cultures qui auront marqué l’histoire de l’humanité. L’auteur est un fin ciseleur ; mais un ciseleur qui ne laisse jamais la forme dominer ce qu’il a à dire ou, si l’on préfère, ce qu’il veut dire. En ce sens il s’agit bien plus d’une méditation au plus près des choses de la vie que d’une composition soucieuse de ses effets, d’autant que nous sommes en présence d’une méditation qui aura renoncé à quelque forme d’égocentrisme. Non qu’il s’agisse de dissimuler celui qui parle comme s’il s’absentait de ces poésies. Mais sa présence participe d’une volonté de se tenir si possible à l’écart, à porter un regard à distance, bien que cette distance puisse être ressentie comme le résultat d’une extrême proximité. De même, les rythmes de ces poésies ne s’embarrassent pas des artifices du genre, alors que les variations des modes d’expression sont là pour témoigner à chaque instant de ce qui les renouvelle. Cette liberté en parole et en acte (d’écriture) laisse voir une spontanéité expressive qui fait tenir ensemble à la fois les sensations qui la motivent et la nourrissent, et la réflexivité qui accompagne de la manière la plus discrète ces poésies. L’auteur les construit de façon à tracer ses propres figures et la singularité de sa voix, mais en correspondance permanente avec ce qu’il y a d’irréductible dans le rapport au monde, à l’autre, au réel, parfois à ce presque rien qui participe de la conscience, et qui le conduit à écrire : « Le quotidien / Pour toute réponse ». La beauté de ces suites tient dans cette sensibilité attachée à une farouche justesse du dire. Didier Cahen, né à Paris en 1950, est poète et essayiste. Il a travaillé comme producteur à France Culture et tient actuellement la chronique « Trans/Poésie » dans Le Monde des livres. Derniers livres publiés : Edmond Jabès dans la collection « Poètes d’aujourd’hui » (Seghers, 2007) ; À livre ouvert avec une préface de Jean-Luc Nancy (Hermann, 2013). Trois jours avec des gravures de Claude Garache, et Bien-être avec des linogravures de Thierry Le Saëc, (La Canopée, 2012).
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23.00 €
Les Visages d’Orlan
BC
Beauté artificielle qui se donne la peau de l’art, Orlan fait différence et passage dans la problématique du masque, de l’identique et du double. Comme Saint Barthélemy, elle offre sa peau. Comme Gilbert & George, elle cultive une identité éclatée, mais ni floue ni brouillée. Elle est et reste elle-même, ayant fait sien le mot d’ordre de Barbara Kruger « Your body is a battleground ». Entre le prudent « Larvatus prodeo » de René Descartes et le culotté « Notre visage est notre ouvrage » du brut Jean Dubuffet, opposée au sens commun qui relègue la femme à la fonction d’icône, Orlan impose sa légitimité d’artiste à concevoir des images dont elle est l’unique sujet. Elle a bien intégré la toute puissance grandissante des sciences et des technologies sur les êtres, de la propagation d’épidémies fomentées aux possibilités de manipulation ou de réparation. Orlan prétend que le lieu de l’avant-garde s’est déplacé de l’art à la génétique. Une politique de l’incarnation. Joëlle Busca, Docteur en esthétique (Paris I Sorbonne) et critique d’art, spécialiste de l’art contemporain africain, a publié à La Lettre volée Miquel Barceló. Le Triomphe de la nature morte (« Palimpsestes », 2000).
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13.20 €
Léthé
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Ce texte de Dimitri Dimitriadis n’est pas un texte de révolte. C’est un texte de lucidité, d’une lucidité qui s’éprouve aux limites de l’existence, un texte qui ne fait aucune concession à rien. Il est l’opposé des littératures d’ambiance qui meublent les tables des libraires. Dimitri Dimitriadis est né à Thessalonique en 1944. Il fait des études de théâtre et de cinéma à Bruxelles et à Paris entre 1963 et 1968. Sa première œuvre théâtrale, Le Prix de la révolte au marché noir, est montée par Patrice Chéreau en 1968 à Aubervilliers. Il a publié depuis de nombreux recueils de poèmes en grec. Il a traduit en grec Genet, Blanchot, Bataille, Nerval, Beckett et Koltès.
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15.30 €
Living Colors
BC
Depuis quelques années, la photographe Isabelle Arthuis présente son travail selon un dispositif simple qui consiste à classer ses images du monde par couleur et le résultat est à la fois captivant et magnifique. C’est ce même principe qui est à l’œuvre dans ce livre. Isabelle Arthuis, née en 1969 au Mans et formée à l’École des Beaux-Arts de Rennes, se partage entre la France et la Belgique. Elle poursuit un travail sur l’image, à la fois comme un moyen de saisir le monde et d’y participer activement. En relation avec l’espace, ses œuvres, comme des traces du réel, relèvent d’un incessant mouvement. Les expériences de ses voyages, de ses séjours et de ses rencontres l’amènent à explorer différents modes de production et de présentation des images. Ses photographies en noir et blanc (publiées sous le titre Black Album à La Lettre volée en 2000) ou en couleur, d’un format allant de celui d’une carte postale à la taille d’une affiche publicitaire, trouvent leurs sources formelles principalement dans le cinéma et la peinture, l’image se construit en relation avec les contextes et en résonance avec les histoires dont ils relèvent. Depuis dix ans, elle a bénéficié de nombreuses expositions internationales et est représentée dans les collections publiques. De nombreux critiques d’art et commissaires d’expositions défendent son travail et ont écrit à son propos : Denys Zacharopoulos, Hans-Ulrich Obrist et Laurence Bossé, Eric Corne, Jean-Marc Huitorel, Judicaël Lavrador, François Aubart, Bernard Marcellis, Cécile Bourne, Bruno di Rosa, etc.
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26.00 €
Lots communs
BC
Récit autobiographique, impressionniste et analytique, écrit à la troisième personne du singulier, ponction d’épisodes d’une durée variable dans le premier tiers d’une existence, Lots communs est d’abord le livre d’un auteur qui n’a pas voulu se résoudre à ne pas écrire sous prétexte de manque d’imagination, ni sous celui des résultats auxquels aboutissent la plupart des ouvrages écrits sur le principe de l’autofiction. Passant du « je » au « il », et au-delà de telle ou telle catégorie, c’est en Littérature qu’il a voulu essayer d’entrer par ce renoncement, au risque que cela comporte de seulement y penser, et avec l’idée, à la faveur de cette dissolution de son individu dans le cours d’un projet anti-romanesque, de proposer au lecteur, moins ce qui le distingue et l’en sépare, que ce qui dans leur vie peut les renvoyer l’un et l’autre, à une expérience commune. Marc Beaudry est né à Bordeaux en 1972. il vit actuellement en Dordogne. Lots communs est son premier récit publié.
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16.00 €
Maquis / Expo le Plateau Sept-Nov 2002
BC
Réimpression
12.20 €
Marguerite Yourcenar 193 Avenue Louise Bruxelles
BB
Livre d’artiste conçu par Jean-François Octave comme prolongement de l’installation (« certainement l’une des œuvres les plus réussies du patrimoine urbain », selon Anne Hustache, Zone 02, 14 juillet 2004) qu’il a réalisée dans l’espace public bruxellois en hommage à Marguerite Yourcenar, exactement en face du numéro 193 de l’avenue Louise où elle naquit. À l’image d’un labyrinthe du monde de 16 m2, l’artiste a imaginé une maison à ciel ouvert, pour remplacer l’hôtel de maître détruit par la spéculation immobilière vers 1970. Journal de chantier pour Jean-François Octave, le livre engage aussi un dialogue avec les textes de Yourcenar, plus que jamais d’actualité, et des images de sa vie dans une mise en page qui fait dire à l’artiste « Yourcenar goes Pop. » Jean-François Octave est né à Arlon (Belgique) en 1955. Diplômé en architecture (ISA-La Cambre), il oblique vers les arts plastiques, publie des fragments de journaux autobiographiques mixant et juxtaposant des images et des textes, futiles ou graves, des réflexions, aphorismes, etc. Il représente la Belgique à la Biennale de Venise en 1986. Exposition récentes : FRAC Normandie à Caen en 1999 ; Exposition universelle de Hanovre en 2000 ; galerie Albert Baronian de Bruxelles en 2002. Intégrations artistiques dans l’espace public : station de métro du Heysel à Bruxelles en 1998 ; ambassade de Belgique à Berlin en 2001 ; façade du Musée de Mons en 2002 ; « Une fresque éphémère » au centre culturel Jacques Franck à Bruxelles en 2004. La Lettre volée a déjà publié trois livres de cet artiste.
Réimpression
18.30 €
Marie-Jo Lafontaine
BC
L’une des plus importantes artistes de notre temps, Marie-Jo Lafontaine, rencontre, dans Tout ange est terrible, Véronique Bergen, écrivaine de même renom : toutes deux portées comme le vent par un certain sens de la tragédie qu’elles expérimentent du point de vue formel, politique, et, toujours, dans le bouleversement émotif du sensible. Livre d’art, récit philosophique et conte érudit, cette monographie offre un parcours moins chronologique que conceptuel dans l’œuvre de Marie-Jo Lafontaine dont il souligne, d’abord, le décloisonnement inouï des pratiques inauguré par l’artiste. Le rapport texte-image inédit du livre en met en exergue la liberté. Car, pour Véronique Bergen, une recherche sur les ultimes contrées du visible demeure le projet de l’artiste, et, elle en décline l’importance dans le registre de la perception, de l’espace, de la couleur et de la fulgurance, extatique, des monochromes dont la philosophe donne une synthèse magistrale de l’histoire esthétique. Au fil d’inventions poétiques stellaires, l’écrivaine décrit sa fascination pour « le regard » de Marie-Jo Lafontaine. Marie-Jo Lafontaine est une artiste contemporaine belge de notoriété internationale, née en 1950 à Anvers et vivant aujourd’hui à Bruxelles. Elle est connue pour ses installations multimédia, sculptures vidéo, installations photographiques et monochromes, créations sonores, environnements urbains. Son œuvre est d’une grande intensité plastique, esthétique et dramaturgique. Lauréate d’innombrables prix et distinctions internationales, elle a enseigné très longtemps dans plusieurs hautes écoles d’art en Allemagne et ses créations ont notamment été exposées à la Documenta de Kassel, au Musée du Jeu de Paume de Paris, à la Tate Gallery de Londres ou au LacMa de Los Angeles. Véronique Bergen est philosophe, romancière et poète. Académicienne auteur d’essais philosophiques, de romans qui donnent voix aux oubliés, aux exclus, de recueils de poèmes, de monographies sur des photographes, des peintres, elle collabore à diverses revues. Alexandre Castant est professeur des Écoles nationales supérieures d’art, essayiste et critique d’art.
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26.00 €
Marthe Wery
BC
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23.90 €
Méditations et autres brièvetés
BC
Composé de 124 fragments, et d’un long texte intitulé « Nous sommes notre propre imitation », cette « prose fantasmatique » poursuit un travail amorcé avec la publication L’Éducation des monstres à La Lettre volée en 2009. En numérotant ses fragments, en les regroupant sous certaines thématiques sans les nommer (l’enfance ; l’écriture ; la féminité ou la narration de « caractères », par exemple), Marc Blanchet joue avec la notion de savoir. Cette prose dès lors fait alterner divagations, écrites avec ironie et vivacité, et de plus sérieuses pensées, proches parfois de l’aphorisme. On la peut décrire comme « nietzchéenne », dans son utilisation du fragment tel qu’il fut pratiqué par le romantisme allemand puis plus spécifiquement par le philosophe lui-même. Cette indication ne vaut que par le refus de l’auteur de toute affirmation, une défiance amusée devant tout épanchement ou tout didactisme. Alors même que la figure de l’auteur est ici le personnage principal. Les fragments peuvent ainsi s’ouvrir en fictions avortées, se changer en essais, se diviser en nuances ou considérations. Peut-être cette prose tout en variations s’essaie-t-elle à une forme d’humanité nouvelle, où l’auteur joue de ses créations comme il espère que le lecteur le fera à son tour. Seulement cela s’enracine ici, malgré la légèreté apparente, avec une profondeur qui fait de ces « petits écrits » un ouvrage de pensée où prédomine, avec ce refus de toute autorité, une importance du fantasme comme condition de connaissance du monde. Marc Blanchet, écrivain et photographe, est né à Tours en 1968. Auteur de plusieurs livres de poésie, il a publié en 2005 Les Amis secrets (Paris, José Corti) ; Trophées (Tours, Farrago) ; et en 2006, Les Naissances (Prix Yvan Goll 2007, Isle-sur-Sorgue, Le Bois d’Orion, 2007). Il mène également une activité de chroniqueur, d’organisateur et animateur de rencontres littéraires. Derniers livres parus : L’Éducation des monstres (Bruxelles, La Lettre volée, 2009) ; L’Ondine (Talence, Éditions de l’Arbre vengeur, 2010).
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20.00 €
Meme les Fantomes
BC
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15.30 €
Mes moires
BC
« Ce que Steinmetz retient par ces notes, ce sont comme les traces d’un oubli actif qui représente la mémoire cachée de notre rapport aux êtres et au monde. Jamais perdue. Une latence. un autre domaine ou un autre temps qui se fait en nous et sans nous, mais par nous. comme le négatif d’un livre encore resté dans la chambre noire de l’écriture, dont on saurait qu’il peut se révéler à tout moment… » (postface de François Rannou). Jean-Luc Steinmetz est né en 1940. On le connaît comme éditeur des oeuvres de Rimbaud, Baudelaire, Nerval,Lautréamont. Il est aussi le biographe inspiré de Mallarmé, Rimbaud, Corbière. Essayiste, animateur de revues, il est avant tout poète. Derniers livres publiés : Les Réseaux poétiques (José Corti, 2000) ; N’Essences (La rivière echappée, 2001) ; Vocation poète maudit (Fayard, 2002, Prix chartier 2000) ; Reconnaissances (Cécile Defaut, 2008) ; Le Jeu tigré des apparences (Le Castor astral, 2008) ; Le Dépositaire et autres poèmes (Le Castor astral, 2011) ; Et pendant ce temps-là (Le Castor astral, 2013).
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19.00 €
Mocha
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Cette suite poétique signale une transformation importante de l’écriture de Franck Doyen. Si ses livres précédents témoignaient d’une confrontation avec les mots et groupes de mots, de la tension à la naissance de leur affrontements, ce dernier livre s’inscrit certes dans la continuité des collines, ratures, publié en 2016 dans cette même collection « Poiesis », dont la particularité était, notamment, un affrontement avec la page, plus précisément, avec la disposition sur la page des vers, des fragments. Le lecteur retrouvera la même structure visuelle, ses fragmentations en paragraphes courts pouvant être lus indépendamment les uns des autres, mais la thématique du déplacement est abordée cette fois sous les dynamiques du nomadisme et de l’exil. Mocha construit, au fur et à mesure de ses fragments poétiques, un récit. Le « vous », qui est le personnage auquel le texte s’adresse, dérive, seul sur l’océan. Entre le réel et l’imaginaire, en proie aux éléments, à la faim, à la solitude, le personnage perd l’usage de la langue et s’animalise. Ce livre est une véritable descente le long des zones océaniques, et une remonté jusqu’à l’île de Mocha, faisant ainsi entrer ce texte en résonance avec Moby Dick de Melville. Et en particulier, avec la mythologie Mapuche, et les peuples d’Araucanie et de Patagonie. Écrite dans une langue nette, claire, limpide, cette suite atteint des profondeurs poétiques auxquelles nous sommes peu habitués. Franck Doyen (1970), écrivain, poète est le coordinateur du Festival d’écritures poétiques contemporaines, Poema (rattachées à la région Grand-Est en France). Il s’est occupé pendant dix ans de la revue de poésies contemporaines 22(M)dP. Il collabore actuellement à la maison d’édition Faï Fioc à Montpellier. Il a déjà publié Lettres à la Première Bosse (Propos/2 éditions, 2007) ; EC / Rire au moment où (L’atelier de l’agneau, réédition 2012) ; B.I.O.bio - un désastre autobiographique (Propos/2éditions, 2010) ; Inventaire de début du jour (L’atelier de l’agneau, 2011) ; VOUS dans la montagne (Le Dernier télégramme, 2012) ; Littoral (L’atelier de l’agneau, 2013) ; Champs de lutte (Æncrages & co, 2014) ; Collines, ratures (La Lettre volée, 2016).
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14.00 €
Neiges
BC
Les jeux de mémoire sont au cœur de ce livre de poésie. il ne s’agit en aucune manière de retours nostalgiques à quelque source première mais bien à ce qui anime le monde de la parole dans le rapport qu’il entretient à l’expérience poétique telle qu’elle se révèle lorsqu’elle appelle l’expérience de la vie. ces jeux de mémoire débordent sur le présent tel qu’il se configure au moment de la lecture. Comme le signalait il y a peu Esther Tellermann, la poésie de cet auteur en est une, rare, où le dehors ouvre l’espace du dedans. Ces neiges, que rappelle le titre, ne sont pas qu’un prétexte circonstancié. elles sont tout ce qu’elles évoquent à travers les rappels d’une marche qui signale, tôt, la rencontre de l’autre. La perception du visible est alors troublée par tout ce qui l’envahit. et c’est du point de vue sensible que le jeu de la parole se déploie. Doublement puisque cette suite de textes articulés les uns aux autres signale un principe de fermeture/ouverture des mondes, sa volatilité explosive, et son attentat permanent aux systèmes, aux codes et aux normes, à la fois dans la manière d’être et dans la façon de l’exprimer. La dimension spatiale bouleverse la dimension temporelle. L’instant c’est l’espace temporel de la découverte de l’autre sous toutes ses formes, c’est le moment critique où la vie prend forme et se laisse quelque peu deviner. Pierre-Yves Soucy, né au Québec, est poète, essayiste, traducteur et éditeur. il a vécu en Belgique, en France, au Mexique, en Irlande et actuellement au Vietnam. Docteur en sociologie politique de l’université libre de Bruxelles, il a enseigné dans plusieurs universités et travaillé pendant dix ans comme attaché de recherche à la Bibliothèque royale de Belgique – section poésie et littérature étrangère (A.M.L.) – avant d’occuper la chaire Roland-Barthes à l’université de Mexico (unaM) de 1998 à 2001. engagé dans l’édition depuis des années, il est directeur des éditions Le cormier et de la revue L’étrangère. Il a publié une quinzaine de livres de poésie et de nombreux essais dans les domaines de la culture, de l’art et de la poésie modernes et contemporaines. Précédent livre publié : D’une obscurité, l’éclaircie (2013).
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Ni se nommer
BC
Depuis Art Poems, Stéphane Lambert nourrit sa poésie de sa fréquentation des œuvres d’art, convaincu que s’y jouent à échelle réduite les grands enjeux de l’être. Sensible à la temporalité parallèle à laquelle donne accès la création, il rapproche la genèse et la forme de l’écriture poétique de celles de l’image peinte, sans les substituer l’une à l’autre. À partir de ses émotions esthétiques, il éprouve et traduit la profondeur du regard en faisant résonner le bouleversement provoqué par la confrontation à la polysémie des œuvres – leur portée indéterminée. Dans ce nouveau recueil, il élargit le spectre de la création à des questionnements cosmogoniques qui, à leur tour, se fondent dans la plasticité du geste artistique. « Du bout des lèvres, Stéphane Lambert tire […] de ses expériences esthétiques, des idées sur le temps ; sur les cycles ; sur les territoires totalement neufs ou inédits, où débarque l’esprit. Du bout des lèvres, ses poèmes disent combien nos corps, nos esprits, sont littéralement mobilisés, ébranlés, à force de contempler les ruines, les restes de fresques antiques, par exemple, les matières quasi minérales laissées par des traits, des traces de couleurs. Du bout des lèvres, Stéphane Lambert nous incite à y aller voir de plus près. De tenter nous aussi l’expérience, en somme. D’aller voir ce qu’on peut, nous autres, humains humaines, corsetés dans nos corps, en tirer. Ce n’est pas rien. C’est superbement ambitieux. Superbement littéraire », dit Vincent Tholomé à propos d’Art Poems.
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No ou le pactole
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Texte lauréat d'ARTCENA, cette évocation d'une femme sans abri et de sa condition marque les esprits. «Les bras de Noémie c'est plein d'étoiles filantes. Quand tu regardes à l'intérieur tu vois qu'il y en a qui datent et d'autres qui viennent de mourir. Mais elle s'en fout Noémie, elle veut juste qu'on lui relève sa manche parce qu'elle veut pas mettre plein de liquide dessus quand elle se désinfecte les bouts de verre du pastis. Après elle rigole parce que ça pique l'alcool nonante.» Noémie, elle ne vit pas dans la rue, elle l'habite. Ce texte lui est dédié. On apprend à la connaître à travers ses déambulations, ses états d'âme et ses envies de casser. Pour rester en vie, Noémie se mesure toujours à l'excès. Cette histoire la suit au présent, et tente de redonner à la survie une nouvelle forme de solarité." Rachel M. Cholz est une autrice partageant son temps entre Genève, Paris et Bruxelles où elle vit. Outre l’écriture de récits, elle écrit et crée des projets pour la scène et les arts numériques. En plaçant la langue au centre de la dramaturgie, elle manifeste un intérêt particulier pour les paradoxes du langage. No ou le pactole est son premier récit publié.
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14.00 €
Nous, les œuvres d’art…
BC
Monographie la plus récente et la plus complète consacré à cet artiste belge d’origine espagnole héritier d’Ensor, de Broodthaers et de Beuys, connu pour ses performances et installations qui débordent et contestent l’esthétique dite relationnelle à laquelle on pourrait être tenté de les assimiler. Nous, les œuvres d’art…, avant d’être le titre emblématique de cette monographie presque exhaustive consacrée à plus d’un quart de siècle de création et d’actions artistiques d’Angel Vergara, né en 1958, incarne l’esprit de son œuvre dont l’ambition semble conjuguer le paradigme duchampien selon lequel tout peut accéder au statut d’œuvre d’art et l’injonction de Joseph Beuys qui invite chacun à devenir artiste, soit cette proposition paradoxale : tout le monde peut être une œuvre d’art. C’est que l’artiste entend repousser jusque dans ses derniers retranchements la distinction factice et idéologique propre au marché de l’art entre la scène et le public, entre l’art et la vie, en proposant notamment des cafés implantés dans des lieux à vocation culturelle qui ne soient pas de simples simulacres de commerces mais de véritables lieux de convivialité et de spiritualité où s’opèrent simultanément différentes formes d’échanges. C’est en effet ce principe que l’on retrouve à l’œuvre dans ses différents actions et interventions artistiques dans l’espace public, parfois à l’échelle de toute une agglomération comme à Revin (France), et plus généralement dans ses « actes et discours » sous la forme d’alter ego tels que Straatman, le Vlaamse Black, voire le roi des Belges ou celui de l’art, feu Jan Hoet. Que l’on ne se méprenne pas, il ne s’agit pas pour Angel Vergara de figurer des personnages, aussi archétypaux soient-ils, et encore moins de célébrer les œuvres d’art cristallisées et réifiées dans leur aura et leur lustre institutionnel — Angel Vergara n’est pas pour rien l’héritier du pyromane Marcel Broodthaers même lorsqu’il entre dans Bruxelles juché sur un camion de pompiers – mais d’activer des dispositifs qui entendent inscrire une éthique de l’échange au cœur même de l’esthétique comme moyen et jamais comme fin. Cette somme rassemble les propos de Laurent Busine et de Juan Nieves, vieux complices de l’artiste, et ceux de Laurent Courtens et de Sarah Gilsoul qui livrent de multiples clés de lecture de cette œuvre protéiforme et pourtant résolument cohérente. Outre ces analyses serrées que l’artiste a tenu à exemplifier à l’aide de très nombreux documents d’époque et des entretiens fournis, on trouvera ici des œuvres collaboratives emblématiques réalisées avec Benoît Eugène et Corinne Bertrand et un avant-propos de Daniel Vander Gucht.
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35.00 €
Nous/ Wij
BC
Les photographies publiées dans cet ouvrage ont été réalisées par Charles Paulicevich dans le cadre d’une mission commanditée par la Centrale générale de la Fédération Générale du Travail de Belgique. Entre septembre 2021 et octobre 2022, il est parti à la rencontre de travailleuses et travailleurs belges au sein d’une trentaine d’entreprises, avec l’ambition de proposer une représentation actualisée du monde ouvrier. Ce livre de photographie, complété par de nombreux témoignages de délégués syndicaux issus de différents secteurs d’activités, des métallos aux titres-services, dresse un portrait collectif du monde du travail dans les usines et sur les chantiers, tel qu’on ne le voit et le montre jamais.Cela raconte l’histoire de corps en action montrés ici avec le respect et la dignité qu’ils méritent et les conditions de travail de tous ceux qui concourent, parfois de façon invisible, à notre confort et à notre sécurité. Ces corps sont fiers de ce qu’ils apportent à la collectivité avec toutes leurs compétences et leur détermination. Charles Paulicevich, photographe, enseigne dans l’école de promotion sociale Agnès Varda (Bruxelles) et réalise différentes missions photographiques notamment dans le monde du cinéma. Préface de Werner Van Heetvelde et Geoffrey Goblet, respectivement Président et Secrétaire général de la Centrale générale de la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB). Avant-propos de Manon Aubry, Députée européenne France insoumise et co-présidente du groupe de la Gauche au Parlement européen. Contribution de Herman Van Goethem, recteur de l’Université d’Anvers. Entretien entre Charles Paulicevich et Daniel Vander Gucht, sociologue (Université libre de Bruxelles) et éditeur.
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28.00 €
Nouveau monde
BA
Les artistes descendants des générations qui ont vécu les processus de décolonisation, comme de nombreux citoyens non-occidentaux vivant en Occident, soulignent la nécessité d’une réécriture des histoires croisées de l’Afrique et de l’Europe. Nombreux sont ces artistes qui interrogent les canons et les non-dits de cette mémoire, les objets hérités de vies et de territoires antérieurs, l'hégémonie de la modernité européenne et les récits des collections muséales qui évoquent les fantômes de l'entreprise coloniale. Du cinéma à la musique, des arts visuels au théâtre, de la danse à la photographie, ces artistes revisitent les archives familiales et redéfinissent la culture européenne héritée de la tradition gréco-romaine autant que celle de la Mitteleuropa. À travers leurs œuvres, Amalia Escriva, Margarida Cardoso, Teatro Griot, Francisco Vidal, Louise Narbo, Délio Jasse, Dino d'Santiago, Nuno Nunes-Ferreira, John K. Cobra, Katia Kameli, Aimé Mpane et Ana Mendes sont les protagonistes d'une vision transnationale des arts, jouant un rôle incontournable dans le cosmopolitisme européen du XXIe siècle. António Pinto Ribeiro, essayiste et programmateur culturel portugais spécialisé dans le domaine de l'art contemporain, spécifiquement africain et sud-américain, a été chercheur au Centre de Études sociales à l'Université de Coimbra, directeur artistique et commissaire responsable de plusieurs institutions culturelles portugaises, dont Culturgest et la Fondation Calouste Gulbenkian à Lisbonne. En tant que curateur, sa dernière exposition comme commissaire principal est «Europa Oxal» qui a d’abord été présentée au MUCEM à Marseille en 2021 puis à Gulbenkian à Lisbonne avant d’arriver à l’AfricaMuseum de Tervuren en Belgique en 2022.
Disponible
23.00 €
Numeristique (+Dvd)
BA
Venant du monde entier par centaines de milliers à Saint-Pierre, fidèles et touristes mêlés s’adonnent à une forme de culte numéristique auquel correspond un langage chorégraphique par lequel les adeptes invoquent les dieux de l’image. Ce qui s’apparente à des gestes de prière consiste, à observer de près cette foule fervente, en une masse de mains levées tenant un appareil numériques, le regard rivé à l’écran, l’appareil tourné vers la lumière. Le véritable objet de la visite serait l’attestation par l’image et par le jeu du numérique de notre présence là, et la sur-accumulation de photographies tient lieu de témoignage de foi. Ce travail documentaire constitue donc une théorie selon laquelle le culte du tout image, du tout numérique, prendrait le pas sur le culte catholique en son temple même, le premier s’inspirant formellement du second, nourri de l’iconographie par laquelle son message s’est transmis. Sans cynisme, cet ensemble est réalisé en immersion dans le sujet, c’est-à-dire dans une quasi-totale analogie, un quasi-total mimétisme avec lui, en utilisant la même technologie numérique domestique, le « quasi » tenant au fait que j’occupe la place de l’observateur. Sébastien Reuzé, photographe français vivant à Bruxelles, a publié Constellations (La Lettre volée/Contretype) en 2001 et expose régulièrement en France et en Belgique. Clément Chéroux, maître-assistant à l’université de Lausanne, rédacteur en chef adjoint de la revue Études photographiques, conseiller scientifique du Musée Nicéphore-Niépce de Châlon-sur-Saone et membre du conseil d’administration de la Société française de photographie est l’auteur de L’Expérience photographique d’August Strindberg (Actes Sud, 1994), Fautographie, petite histoire de l’erreur photographique (Yellow Now, 2003), Mémoire des camps (Marval, 2001) et Le Troisième Œil (Gallimard, 2004).
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19.30 €
Orion, de nuit
BC
Ici la poésie ne s’enferme pas dans un genre poétique. Christophe van Rossom est peut-être un moraliste, mais au sens où la critique traverse et n’épargne rien de l’époque, la nôtre, non plus des démissions, comme des compromissions si fortement consenties. Cette poésie s’accompagne en permanence de références. Non pour reprendre simplement celles-ci sous forme de justification ou d’appui, mais pour leur faire dire ce qu’elles ont à dire au fondement de la condition humaine et des bouleversements qu’elle subit de nos jours. Rien du corps et des sensations, de la pensée, de la création, de tout ce que comporte la vie, ne se sépare – ne sont séparables. D’où cet appel continu à ses maîtres nombreux qui lui ont enseigné à aller ainsi. ainsi peut-on lire dès l’ouverture de ce livre : « À l’inverse de chateaubriand, il me semble que croire est une erreur d’orientation, quand penser ouvre à tous les vertiges salutaires. » Et encore ceci : « La pensée que j’esquisse n’a ainsi de sens que si elle irrigue chaque seconde de mon existence. Je ne cherche nul port : la distinction réside dans le comportement. Aucune étiquette ne colle longtemps. » Christophe Van Rossom (1969) est un spécialiste des questions de poétique moderne et contemporaine. Membre du conseil de rédaction de la revue L’étrangère, il enseigne au conservatoire royal de Bruxelles, à l’ERG et à l’Université Libre de Bruxelles. Conférencier, auteur de nombreux articles et études, il a publié plusieurs essais parmi lesquels Jacques Crickillon : la vision et le souffle ; Marcel Moreau : l’insoumission et l’ivresse ; Jacques Cels : un architecte du sens, tous trois aux éditions Luce Wilquin. On lui doit également trois livres de création : Sous un ciel dévoyé, paru aux éditions du Cormier, Savoir de guerre, publié aux éditions William Blake & co., et Le Rire de Démocrite, publié aux éditions de La Lettre volée, ainsi qu’une plaquette intitulée Petit traité d’athéologie. L’Académie belge de Langue et Littérature lui a décerné le Prix Vossaert pour son œuvre critique.
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20.00 €
Os cuillère
BC
« Voici un nouvel os dans la littérature, écrit Tristan Sautier à propos de ce premier recueil de poésie de Laurence Skivée. Il ne surgit pas pour l’esthétique. Un os, c’est pas spécialement décoratif, et rien n’est gratuit ici. Os qui ne nourrirait pas un chien, mais qui doit servir. Et il travaille, cet os ! Il est là pour râcler le réel, l’appréhender, le connaître. Enfance de l’art ou art de l’enfance, l’os creuse à travers les images afin de reconquérir une part d’être perdue ou effacée. Os chercheur d’un moi égaré. L’os mène celle qui l’écrit et s’écrit à travers lui vers un surplus d’être. Rien n’est gratuit ici, je le répète. L’os procurera un plus d’être à son auteure et, qui sait, peut-être aussi aux lecteurs. Telle est ma certitude. » Et comme le précise encore Laurence Skivée à propos de son écriture : « J’écris parce qu’il m’arrive quelque chose, parce que ma vie bouge, parce que les autres me font bouger. Écrire un poème, c’est reprendre sa respiration contre ce qui nous l’a enlevée. Ensuite, c’est du travail. Enfin et au mieux, c’est retrouver l’autre. La poésie est un exercice de lucidité. Écrire est une posture, un acte politique, un don. J’utilise l’écriture comme une arme. Je taille, coupe et tranche dans la chair de ma propre vie. Les mots ont une âme. »
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14.00 €
Où nul ne veut se tenir
BC
L’audace aussi bien formelle que thématique est au cœur de ce nouveau livre de Jean-Charles Vegliante. Ce recueil se pose d’emblée comme lieu inhabitable. Un essai de haler le bâtiment après le naufrage, et quelques morts de plus (ceux de janvier 2015, et la suite), nous avertit d’abord la voix poétique à la première personne. Long texte pour mémoire et de la mémoire, qui se redouble pourtant d’un chant ultime. Mais aussi, constat accusateur qui amène jusqu’au souvenir poignant et tendre d’un jeune Rimbaud et à ce bref explicit : « déserte », à la fois adjectif féminin et injonction d’un impératif absolu, dépassant certainement les limites de rédaction du poème et ses destinataires désignés, ces jeunes gens tentés par un certain jihadisme, dont la suite des événements a montré hélas la fermeture sans lueur d’espoir. Dans l’apaisement formel, voudrait-on croire encore (quatrains, quintils, sonnets s’organisent ici en suites raisonnées), un soupirail s’ouvre peut-être malgré tout, hors de la densité parfois presque étouffante du tissu verbal, loin des vieilleries d’une expérimentation aride de fin du XXe siècle, vers un horizon minuscule, notre infini, où subsiste et redevient possible « ce qui passe et ne veut rien / les prés les bois l’herbe l’eau les pierres le vent » (Derniers jours - d’été). Jean-Charles Vegliante né à Rome, est professeur émérite de l’université de Paris III – Sorbonne nouvelle. Traducteur-éditeur de Dante et d’autres classiques italiens, il a publié en 1977 une anthologie de la poésie italienne de la fin du vingtième siècle et traduit Leopardi, D’annunzio, Pascoli, Montale, Sereni,Fortini, Rabonni, A. Rosselli, M. Benedetti et de jeunes poètes italiens. Il a édité certains textes inédits d’ungaretti ou De Chirico. Il a obtenu en 2009 le Prix Leopardi pour l’ensemble de sa carrière.
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16.00 €
Palestine
BA
À l’occasion de la « Saison palestinienne » organisée à Bruxelles par les Halles de Schaerbeek était présentée au Botanique, du 5 septembre au 9 octobre 2008, une exposition rétrospective de la photographe palestinienne Rula Halawani. Ses photos dépeignent la réalité quotidienne, inextricablement politique, des Palestiniens dès lors que, comme le dit la photographe, « toute notre existence est tellement imprégnée à tous les niveaux par la conjoncture politique ». Rula Halawani est née en 1964 à Jérusalem-Est. Après des études en arts plastiques et en photographie à l’université de Westminster (Grande-Bretagne) et en mathématique à l’université de Saskatchewan (Canada), elle vit et travaille à Jérusalem où elle poursuit son activité de photographe, oscillant entre le reportage et la recherche photographique. De retour à Jérusalem en 1989, elle travailla comme photojournaliste au Al Bayader Assiyasi, hebdomadaire palestinien publié à Jérusalem-Est, et devint photographe officielle de la délégation palestinienne chargée des pourparlers de paix depuis 1992 et correspondante pour l’agence Sygma puis Reuter jusqu’en 1999. Elle travaille depuis comme photo-journaliste indépendante et est la fondatrice du programme de photographie de l’université de Birzeit en Palestine. Son travail photographique a été couronné de nombreux prix et est largement exposé dans le monde et dans de nombreux festivals et biennales d’art : biennales d’Istanbul, de Sharjah, Fotofest à Houston, Noordelicht en Hollande, Musée de la Ville de Rome, et récemment Marie de Paris (« Palestine, la vie tout simplement », Pont des Arts, 3-30 juin 2008) et Le Botanique à Bruxelles (du 5 septembre - 9 octobre 2008).
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28.40 €
Parler l'Amour
BC
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19.30 €
Pasolini poète et romancier
BC
Dès ses premiers poèmes, l’essentiel de l’œuvre de Pier Paolo Pasolini s’articule autour de la figure de Narcisse. C’est travers l’évocation de ce mythe qu’il assouvit un impérieux besoin de confession publique. Mais Narcisse livre une lutte perdue d’avance contre le passage du temps. Pasolini mène ce combat en faisant un usage immodéré de l’analogie pour essayer de concilier instant et durée. Bientôt ce jeu acrobatique se révèle intenable. Il remet alors en cause l’idée même de représentation qui avait été initialement la sienne à travers deux œuvres majeures : La Meilleure Jeunesse (1975) et Pétrole (posthume, 1992), mais également dans un court-métrage comme Que nous disent les nuages ?(1968). Il invente alors des formes nouvelles comme malgré lui et contre ce en quoi il avait longtemps cru : un univers fondé sur l’éternel retour. Philippe Di Meo est écrivain, critique et traducteur. On lui doit notamment des traductions françaises couronnées de plusieurs prix des œuvres de Giorgio Manganelli, Andrea Zanzotto, Carlo Emilio Gadda, Bartolo Cattafi, Pier Paolo Pasolini, Giorgio Caproni, Giuseppe Bonaviri, Federigo Tozzi, Edgardo Franzosini, etc. Il a en outre écrit denombreux essais sur la littérature française et italienne, la peinture et le cinéma et collabore à de nombreux sites et revues littéraires.
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18.00 €
Paula Kane
BA
Paula Kane, artiste peintre anglaise, revisite les genres canoniques de la nature morte et du paysage en des tableaux proches du chromo. Un malaise ne tarde cependant pas à s’installer dans la contemplation de ses paysages trop sages et trop parfaits. C’est que Paula Kane compose ses tableaux à partir de « morceaux choisis » de l’histoire de l’art — sur un principe finalement très académique — qu’elle isole et réintègre dans ses compositions. Un pareil sentiment de « déjà vu » sourd de ses natures mortes composées, elles aussi, d’éléments de notre univers domestique (produits cosmétiques, produits d’entretien, etc.) qui nous renvoient à nos paradis artificiels. Paula Kane (1970) est diplômée du Goldsmiths College de Londres et enseigne les Beaux-Arts à la Byam Shaw School of Art et au Camberwell College of Arts. Elle est lauréate de multiples prix et distinctions et a participé à de très nombreuses expositions internationales. Elle est représentée par la galerie Emily Tsingou de Londres.
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10.20 €
Petite pilule pour la Folie (+CD Rom Interactif)
BA
Petite pilule pour la Folie, Opérette en 36 tableaux est une installation de 36 vidéos conçue par le duo d’artistes belges Guido’Lu pour être projetée simultanément sur 36 écrans connexes. Chaque saynète – gestes anodins théâtralisés faits sur mesure – met en exergue des clichés ludiques, des poses cliniques, des fabulations critiques, voire des situations anecdotiques. Le CD-Rom interactif inséré dans le livre permet de créer sa propre « Opérette » en jonglant avec les sons et en recombinant les images en mouvement. Denis Gielen propose, en contrepoint des captures d’images vidéo reprises dans le livre, un abécédaire personnel de mots-clés qui convoque notre mythologie collective. Guido’Lu est un duo d’artistes formé en 1992. Adepte des installations évolutives, des processus combinatoires et des manipulations et détournements d’images et d’objets, il mêle performances, espaces sonores et projections vidéo afin d’engendrer d’infinies corrélations et résonances. Petite pilule pour la Folie, Opérette en 36 tableaux a été nominée pour le prix Werkleitz Project Grant 2004 au Kasseler Dokumentarfilm und Videofest à Cassel. Denis Gielen est critique d’art, enseignant et curateur associé au musée des Arts contemporains (MAC’s) du Grand-Hornu.
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23.40 €
Pif
BB
Au fil des jours, on le sait, les artistes accumulent des notes, des croquis, des textes… bref, des bribes sans consistance immédiate mais qui, on le devine, sont les bases d’une pensée destinée à trouver plus tard une formulation aboutie, à fonder un travail. Walter Swennen, depuis des décennies, inscrit sur papier des dessins ou des phrases et les entasse. Cet ouvrage propose de visiter cet amoncellement. Tout croquis ou mot est donné avec la légèreté du propos initial, c’est-à-dire sans qu’une direction ne soit imposée ou qu’une détermination ne soit préalable à cette visite, mais avec le dessein d’ouvrir les portes d’une préoccupation quotidienne accumulée et vivante. Nous y verrons l’humour masquer la gravité et le détachement côtoyer une certaine forme de sagesse. Nous suivrons, ainsi qu’y invite cette collection, les traces subtiles de la mémoire qui s’inscrivent jour après jour dans les formes les plus variées de la plume, du pinceau et du crayon. Walter Swennen est né à Bruxelles en 1946. Artiste peintre, il expose régulièrement son travail depuis les années 1980 à Anvers, Bruxelles, Paris, Milan, New York... De nombreux musées et centres d’art contemporain ont montré son œuvre peinte, du Plateau à Paris au MAC’s (musée des Arts contemporains au Grand-Hornu en Belgique).
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28.00 €
Pola 1 - La Cambre Architecture
BC
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14.20 €
Pola 2 - La Cambre Architecture
BC
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14.20 €
Pornographie du contemporain
BC
Le 21 novembre 1991, la galerie Sonnabend, à New York, vernissait la nouvelle exposition de Jeff Koons. elle était consacrée à une installation exposée l’année précédente lors de la Biennale de Venise : Made in Heaven. Mettant en scène les ébats de l’artiste avec la starlette italienne du X italienne connue sous le nom de Cicciolina, celle-ci prenait la forme d’une série de grandes peintures pornographiques, accompagnés de statues représentant des petits chiens et des angelots. Dès le lendemain matin, toute la critique éructa de rage. vendue, infantile, Publicitaire, opportuniste : les spécialistes n’eurent pas de mots assez durs pour ce qu’ils ne pouvaient s’empêcher de considérer comme la plus parfaite incarnation du kitsch petit-bourgeois libidineux. De manière conforme à l’accueil réservé à toutes les pièces de Koons depuis ses débuts, ils ne daignèrent même pas regarder ce qu’il avait fait. Que se serait-il passé, sinon ? C’est la question à laquelle Laurent de Sutter tente de répondre dans cet essai, qui reconstitue le prodigieux écheveau de références et d’idées incarnées par Made in Heaven – écheveau qui pourrait conduire à penser que, plutôt que la forme la plus basse du commerce contemporain de l’art, cette oeuvre a toute les chances de représenter, pour nos époque, ce qu’avait représenté Fountain de Marcel Duchamp pour la sienne : le lieu de sa vérité esthétique. Pas moins. Laurent de Sutter est professeur de théorie du droit à la Vrije Universiteit Brussel. il est l’auteur d’une quinzaine d’essais consacrés aux liens entre images, loi et transgression, traduits dans de nombreuses langues. Il dirige les collections « Perspectives critiques » aux Presses universitaires de France, et « Theory Redux » chez Polity Press. Il est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Après la loi (PuF, 2018) ; Post-tribunal (editions B2, 2018) ; L’Âge de l’anesthésie (Les Liens qui libèrent, 2017) ; Poétique de la police (rouge profond, 2017) ; Vie et mort des super-héros (PuF, 2016) ; Accélération (PuF, 2016) ; Théorie du Kamikaze (PuF, 2016) ; Le Livre des trahisons (PuF, 2016) ; Magic (PuF, 2015) ; Métaphysique de la putain (Léo Scheer, 2014).
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14.00 €
Pour lire Wallace Stevens
BC
Dans ce livre l’auteur rend compte d’une lecture sauvage de la poésie de Wallace Stevens. Ce type de lecture ne part pas d’une théorie mais se laisse tout simplement aller au plaisir de lire, plaisir que Stevens lui-même s’attendait à donner à ses lecteurs et qu’il tenait pour une qualité indispensable de toute poésie. Cette lecture ne se laisse guider que par ce que Stevens lui-même a communiqué dans sa correspondance et dans quelques essais sur sa propre conception de la poésie et sur le rôle que celle-ci a joué dans son existence. On suit l’ordre chronologique des recueils dans lesquels sont choisis des poèmes représentatifs, traduits et commentés dans leur totalité, en partie pour un public francophone qui n’est pas forcément conscient de la polysémie des vocables et expressions anglais, et dont Stevens joue pour rendre la poésie des choses et situations vécues dans lesquelles se concrétise l’idée qui a déclenché le processus créateur. En suivant cet ordre chronologique de parution, le lecteur se rend compte de la continuité de la pensée poétique de Stevens qui n’a jamais cessé de réfléchir et d’approfondir sa conception de la nature et de la fonction de la poésie dans la vie, tant dans sa propre existence que dans la conscience collective de ses contemporains. Le lecteur de ce livre aura ainsi une vue panoramique de l’œuvre de Stevens à partir de laquelle il pourra y pénétrer pour en goûter les poèmes dans sa propre lecture sauvage. Léopold Peeters, docteur en lettres, a publié sa thèse de doctorat défendue à l’université du Witwatersrand, sous le titre de La Roulette aux mots. La parodie et le jeu des mots dans la poésie française, du symbolisme au surréalisme (1975). Une prose du monde. Essai sur le langage de l’adhésion dans l’œuvre de Bernanos, dont l’auteur commente du point de vue strictement poétique les textes majeurs, a été publié aux Lettres modernes (Paris, 1984). Il a enseigné la littérature française et la philosophie du langage à l’université de Prétoria dont il est maintenant professeur émérite. Il a publié de nombreux articles sur la poésie contemporaine, sur la poétique et la philosophie du langage dans plusieurs revues internationales.
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24.00 €
Pourquoi la performance ?
BC
Guide pratique de la performance comme outil pédagogique et comme expérience transformatrice de vie par une performeuse franco-brésilienne internationalement reconnue, ce manuel ne se contente pas de réflexions pratiques. C’est un guide pédagogique, pour la pratique, la réflexion et la vie. Pour Tania Alice, la pédagogie est une expérience transformatrice, pour l’élève ou l’étudiant mais aussi pour le professeur, une expérience axée sur le changement. La pédagogie est une pratique collaborative, c’est ensemble qu’on se lance dans l’aventure. Nombre d’ouvrages récents consacrés à la performance se réfugient derrière une autoréférentialité complexe et une théorie nébuleuse. Ce n’est pas le cas de ce livre. Pour Tania Alice, l’art est toujours une rencontre, peu importe entre qui, un échange d’affects, à mille lieues d’une discussion entre initiés. Par ses interventions, elle tente d’extraire ces affects des structures de pouvoir régnantes pour aboutir à de nouvelles formes de subjectivité. Tania Alice est une performeuse franco-brésilienne née en 1976. Elle est directrice artistique des Performers sans Frontières de l’Université fédérale de l’État de Rio de Janeiro, où elle enseigne la performance et mène une recherche sur les actions artistiques participatives en zones de trauma. Docteur en Lettres et Arts de l’Université de Provence, elle a publié, entre autres, Performance como Revolução dos Afetos (São Paulo, Annablume, 2016) et Manual para performers e não-performers (Rio de Janeiro, Multifoco, 2020) et a été artiste-chercheuse invitée dans de nombreuses institutions internationales, dont l’Université libre de Bruxelles.
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18.00 €
Profond silence
BA
Plus qu’un catalogue, Profond silence est une mise en résonance des divers champs du travail artistique d’Agnès Geoffray. L’ouvrage déploie le travail le plus récent de l’artiste, il révèle les liens étroits entre sa pratique photographique, sa pratique sculpturale et son travail d’écriture. La littérature et principalement l’attrait pour le fait divers ont fondé son travail d’écriture, toutes ces petites histoires qui convoquent l’Histoire. Les photographies judiciaires, journalistiques, voire médicales, ont inspiré la nature de son travail photographique. Cette continuelle fascination pour la notion d’objet photographique lui permet de naviguer et de jouer formellement avec tous les atours de la photographie. Le lecteur plonge avec délectation dans l’univers d’Agnès Geoffray, un univers empreint des peurs les plus archaïques et les plus familières, où l’étrangeté émerge de toutes choses. Un univers mêlant étroitement fiction et réalité, pour mieux les confondre et les réinventer. Agnès Geoffray, diplômée des Beaux-Arts de Lyon et Paris, est une plasticienne française. Elle vit et travaille entre Bruxelles et Lyon. Après une résidence à la Rijksakademie d’Amsterdam, elle sera prochainement pensionnaire à la Villa Medicis, l’Académie de France à Rome. Elle expose régulièrement son travail en France, en Belgique et à l’étranger. La Lettre volée a déjà publié d’elle un ouvrage, Ultieme Hallucinatie, 2008 et un multiple de l’artiste : Bloc, 2005.
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24.40 €
Quand l’économie nous est contée
BC
n aréopage d’économistes chevronnés nous racontent et nous expliquent les principaux concepts de la pensée économique à travers des exemples tirés de la littérature mondiale : une gageure et une réussite. À mettre entre toutes les mains car l’économie nous concerne tous et les écrivains ne s’y trompent pas. Étienne de Callataÿ et Luc Leruth ont convaincu quelques autres éminents collègues économistes de relever le pari de mettre leur discipline à l’épreuve de la littérature, et par la même occasion d’expliquer et de discuter bon nombre de notions et de concepts propres à la pensée économique la plus exigeante à travers un choix d’œuvres de la littérature mondiale. Parmi ces conteurs sachant compter on relèvera les noms de Denis de Crombrugghe, Isabelle de Laminne, André de Palma, Victor Ginsburgh, Georges Hübner, Florence Jaumotte, Danielle Meuwly, Pierre Nicolas, Pierre Pestieau, Jean-Philippe Platteau, Patrick Van Cayseele, Herman Van Rompuy, Luc Wathieu et Serge Wibaut. Étienne de Callataÿ (Université de Namur, Université Catholique de Louvain et London School of Economics) a travaillé à la Banque nationale de Belgique et au Fonds Monétaire International. Il est co-fondateur d’Orcadia AM, une société de gestion patrimoniale. Luc Leruth (Université libre de Bruxelles) enseigne actuellement à l’ISET en Géorgie après avoir enseigné à l’Université d’Essex et à la Solvay Business School. Il a travaillé au Fonds Monétaire International et est l’auteur de nombreuses publications scientifiques ainsi que de quatre romans publiés chez Gallimard.
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24.00 €
Quelque chose a bougé
BB
Entre 2012 et 2014, les Établissements Decoux ont collecté dans des boutiques de seconde main des photographies jumelles d’un même sujet prises à quelques secondes d’intervalle ou suivant un angle de vue légèrement différent et réuni une collection de près de deux cents de ces images doubles. il s’agit de clichés en noir et blanc pris par des amateurs entre les années 1920 et les années 1970. comment démêler l’intrigue, retracer la genèse ou imaginer le dialogue entre ces images doubles ? ce livre propose une tentative de typologie de ces variantes photographiques, soit la reprise (la pose du sujet, le cadrage et le point de vue sont très similaires d’une photo à l’autre) ; la variante (la pose change ou le cadrage est modifié bien qu’établi depuis un point de vue assez semblable) ; la variation (le point de vue du photographe varie suffisamment ou le sujet est transformé au point d’entraîner un déplacement de sens) ; la variation de disposition (pour les sujets complexes, certains éléments sont intervertis d’un cliché à l’autre) ; la variation par substitution (un sujet se met à la place d’un autre dans le même environnement) ; la variation quantitative (un ou plusieurs éléments sont soustraits ou rajoutés entre les deux prises de vue) ; la variation par contiguïté (la juxtaposition des deux clichés donne à voir un champ panoramique élargi). Didier Decoux, philologue distingué et artiste plasticien enseignant en école d’art, préside sous l’emblème des « Établissements Decoux » à l’auto-édition de livres d’artiste conçus « comme une mise en réseaux de textes divers perçus comme éléments porteurs de sens à déchiffrer et d’images choisies en tant que reflets connotés de subtiles préoccupations esthétiques ou sémantiques. Les livres des Établissements Decoux proposent ainsi une architecture conceptuelle minutieusement organisée et hiérarchisée au sein de laquelle chaque page (blanche ou imprimée), chaque notation (textuelle ou visuelle), chaque indice (manifeste ou suggéré) devient élément indispensable à la compréhension du thème exposé » (Pierre-Jean Foulon).
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24.00 €
Quelques figures
BC
« Ces 50 figures, ce sont des dessins que j’ai redécouverts par hasard dans une farde, en préparant une exposition chez O.V. Project. Elles datent de 1992-1994. Trente ans plus tard donc, je les ai revisitées et j’en ai fait des iPhone Paintings, grâce à l’application Adobe Sketch, sur mon smartphone. Quelques jours plus tard, Adobe m’annonçait avoir décidé de supprimer cette application. Ce sont les dernières iPhone Paintings que j’aurai réalisées avant la disparition de Sketch. » (J.F.0.)
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28.00 €
Qui a peur de l’architecture ?
BB
La profession des architectes a souhaité attirer l’attention des pouvoirs publics comme du grand public sur la situation alarmante que connaît la Communauté française de Belgique en matière de culture et d’initiative architecturales. Ce livre blanc entend proposer un certain nombre de recommandations politiques sur base d’analyses comparatives avec se qui ce fait chez nos voisins (Flandre, France, Pays-Bas, Danemark…). Suite à une série de plateformes de discussions et de concertations réunissant des membres de la profession mais aussi des usagers, des experts, des représentants des pouvoirs publics, etc., les promoteurs de ce projet invitent, à travers la diffusion de ce livre blanc, à l’ouverture d’un large débat public sur la place et la représentation de l’architecture dans la cité.
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10.20 €
Raconter
BC
Avec ce récent recueil, le second traduit et publié en français, Maria Baranda déploie avec une vigueur peu ordinaire un univers poétique tenant son lecteur dans une tension continue et qui se révèle à travers une succession d’images le plus souvent d’une étrangeté troublante. Raconter est un cri disposé en séquences que l’on éprouve comme un vertige permanent, et que l’auteur tente d’incarner dans une parole poétique vive, voire même emportée. Elle cherche et trouve une voie poétique qui se situe entre la prose et le conte, sans ne jamais céder aux facilités d’une forme narrative qui s’enfermerait dans l’anecdote. Maria Baranda est née à Mexico en 1962. Poète et traductrice, elle a publié plusieurs recueils de poésie.
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13.20 €
Raymond Roussel : Contemplator Enim
BC
La curiosité que suscitent les « illustrations » commandées d’insolite manière par Raymond Roussel à Henri-Achille Zo pour les Nouvelles Impressions d’Afrique conduit à une investigation savante, menée sur le mode d’un roman à énigme — ce qui sied particulièrement à l’œuvre de Roussel ainsi réexaminée. L’illustration ressortit, dans cet ouvrage singulier, davantage au rébus qu’à un rôle anecdotique ou exemplatif, et renvoie aux procédés rousseliens de composition verbale et visuelle. Laurent Busine est directeur des expositions du Palais des Beaux-Arts de Charleroi et maître de conférences à l’Université libre de Bruxelles. Responsable et commissaire invité de nombreuses expositions dont il a signé plus d’un catalogue (Paolini, Tremlett, Penone, etc.), il fut le Commissaire pour la Belgique à la Biennale de Venise de 1995 et est le directeur du nouveau Mac’s (Grand-Hornu - Mons).
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13.70 €
Redistribution des pièces
BA
La peinture de Robert Suermondt m’apparaît irrésistiblement comme une série de plans cinématographiques, écrit le critique d’art Pierre Sterckx qui préface cet ouvrage. Elle « fait son cinéma », nous invitant devant elle à faire le nôtre. Mais pas du tout selon des arrêts sur images. Le cinéma-peinture de Suermondt concerne le montage. C’est du matériau-temps. Le cadre est dans l’espace, dirait Suermondt, alors que Godard déclarait : « Le cadre est dans le temps. » Allez savoir où passe le temps, où s’exerce le mouvement, qu’est-ce qui est dedans, qu’est-ce qui file au dehors dans cette peinture dont l’axe essentiel est de créer des catastrophes, des créodes (séries de catastrophes) et même tout simplement de composer du chaos. […] Les plongées cinématographiques de Suermondt ne l’éloignent pas du tout de la peinture. Il ne s’agit pas de la trahir ou de la perdre. On peut d’ailleurs songer à son propos à de prestigieuses références picturales, celles-là mêmes inspirées par des univers extérieurs à la peinture : Rosenquist (la publicité) ou Caravage (l’opéra). Suermondt se machine (se fabrique) un montage, quelque chose de baroque, au sens où le baroque est un art des télescopages et des débordements. […] Robert Suermondt (Genève, 1961), de nationalités suisse, slovène et néerlandaise, vit et travaille à Bruxelles. Il a fait ses études à l’École supérieure des arts visuels de Genève et a bénéficié d’une résidence à la la Rijksakademie van Beeldende Kunsten d’Amsterdam. Depuis 1986, il a fait de nombreuses expositions collectives et individuelles en Suisse, en Hollande, en France, en Belgique, en Angleterre, en Italie, en Espagne, en Allemagne et au Brésil. Il expose en solo cette année à la galerie Fabian et Claude Walter (Zurich) et à la galerie Briobox (Paris).
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24.40 €
Regina maris
BA
«Refaire mille fois d’ouest en est le trajet La Panne-Knokke afin de vérifier qu’aucun tiroir des souvenirs n’a été oublié, que nul objet nul talisman n’a été égaré dans les dernières heures passées de cette chambre de l'hôtel Regina Maris aujourd'hui désaffecté. / Collectionner des pans d’histoire, des chars à voile à lire, des plages à écrire, reprendre quelques croquettes aux crevettes avant de fendre les flots, courir les rues, battre les polders. Croiser Ensor, Spilliaert, Delvaux, Magritte, Louis Artan mais aussi Roger De Vlaeminck, Willy Vandersteen, New Order et Echo and the Bunnymen au détour d’une digue. / La marée ramenant chaque jour sans cesse sur la plage, dans ses flux, reflux et ressacs, en un rêve récurent, des bibelots, un jouet, une sirène empaillée, une friture, un hôtel, un casino, une dune, un séjour à la Mer comme un voyage sur la Lune. / Parcourir ces soixante-sept kilomètres de nostalgie à la recherche de détails aperçus dans les cartes postales anciennes. C'est le voyage dans le temps et l'espace que propose l'auteur en ces poèmes en vers libres et aux assonances maritimes.» (F. L.) François Liénard, né en 1967 dans le Borinage (Belgique), est à la fois collagiste, écrivain, organisateur d’expositions et éditeur depuis 1993. Organisateur d’expositions avec le Châlet de Haute Nuit à Bruxelles et au-delà de 1994 à 2008, micro-éditeur avec L.E.Q.C.D.N.A.C.P. (Les Éditions Qui Changent De Nom À Chaque Parution) depuis 2001, un temps compagnon de route des Surréalistes bruxellois réunis autour de Tom Gutt, il a écrit quelques centaines de textes, tracts et notices depuis 1992. Il est l’auteur de 'Lieux dits' (L’Âne qui butine, 2021) et de 'Joyeuse entrée' (CFC, 2024). Jacques Darras, né en décembre 1939 à Bernay-en-Ponthieu (Somme), Prix Apollinaire (2004), Grand Prix de Poésie de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre (2006), est essayiste, traducteur de poésie français et poète traduit en de nombreuses langues.
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18.00 €
Repenser la coopération culturelle en Afrique
BC
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18.30 €
Reprises de paroles
BC
Pour l’auteur de ces textes, la poésie témoigne doublement d’une expérience du monde et, simultanément, de celle de la langue. Celle-ci retrouve et reprend parole, à partir de l’Antigone de Sophocle, une œuvre majeure qui reste, pour beaucoup, un moment fort de ce que nous sommes, de même que de ce que nous sommes devenus. Aussi, sa reprise maintient l’ardeur de son origine, de son avènement, du fait qu’elle repose sur des fondements fragiles, nomades ou vacillants, et tout autant, inachevables, inachevés. sa fraîcheur demeure latente dès lors qu’il s’agit de faire surgir, de retrouver ce qui semble s’y cacher, s’y dissimuler. Cette reprise cherche à s’approcher au plus près de nous-même afin de nous tenir dans l’intervalle d’une relation immédiate qui emporte la matière des mots au-delà de la facticité de toute littéralité, comme pour accorder à notre lieu et à notre condition, dans l’instant de leur réception, une place primordiale. Ces textes sont des blocs de noir et de gris qui s’avancent et varient comme autant de sismographes. Pierre-Yves Soucy, né à Mont-Laurier (Québec), poète, essayiste et traducteur,a enseigné dans plusieurs universités et fut attaché de recherche à la Bibliothèque royale (a.m.l.) à Bruxelles. Rédacteur en chef de la revue Le Courrier publiée par le Centre international d’études poétiques de 1990 à 2000, il a occupé la chaire Roland-Barthes à l’université nationale de Mexico (unaM) de 1998 à 2001. Codirecteur des éditions La Lettre volée, directeur des éditions Le Cormier, il a fondé et dirige la revue L’Étrangère.
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14.00 €
Robert Suermondt
BC
L’ensemble des collages repris dans ce volume publié vient de photographies découpées dans la presse. Ils participent d’un même geste, d’une double opération visant à soustraire les visages en fondant dans le même mouvement le masque dans ce qui l’environne. À partir de cette trouée surgit un lieu fluctuant où vacille la frontière entre corps et architecture. La stabilité de l’ensemble du cadrage est entamée et la composition elle-même, ainsi privée de ses points d’appuis unifiant, se trouve prise en une rythmique fréquentielle. L’enjeu du travail pictural de Robert Suermondt tient dans la mobilisation du spectateur dans sa relation à l’image pensée comme un espace de négociation. Il s’agit de susciter un détachement du regard, saisi de prime abord par la centralité géométrique propre à chaque image, pour l’amener vers l’à-coté et l’ouvrir à la circulation sur le plan. Les collages à partir desquels Robert Suermondt développe ses peintures peuvent être perçus comme autant d’exercices de mise en frontière de fragments d’images tendant vers une unité en fin de compte toujours paradoxale, puisque là où l’œil trouve prise, l’objet se dérobe sous la coupe. Ainsi, la proximité de ces peintures avec le cinéma se joue par le biais du montage, par agencement et multiplication de syncopes à plusieurs niveaux. Robert Suermondt (Néerlandais, Suisse et Slovène) est né à Genève en 1961. Il y poursuit des études d’art à l’école supérieure d’art visuel (ESAV) dans les ateliers média-mixtes de Cherif et Silvie Defraoui, de 1983 à 1988, suivi par un cursus de post-graduat à la Rijksakademie d’Amsterdam, de 1989 à 1992. Installé depuis à Bruxelles, il montre régulièrement, depuis 1986, son travail à l’occasion d’expositions collectives et personnelles. Un livre de Jean-Marc Huitorel paru en 2002 et un autre, préfacé par Pierre Sterckx, paru en 2009 sous le titre Redistribution des pièces, lui ont été déjà été consacrés précédemment aux éditions de La Lettre volée. Ouvrage présenté à l’occasion de l’exposition de Robert Suermondt « Couper/Coller » au Centre de la photographie de Genève (6 septembre-27 octobre 2013).
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20.00 €
Robert, va te coucher
BB
Comment rester sérieux ! Le titre Robert va te coucher, s’adresse au Petit Robert compagnon des insomnies, qui sous sa forme numérique accompagne Daniel Vander Gucht pour un jeu de variations brèves percutantes, merveille d’assemblage sonore, d’humour en vers frappés, portraiturant son époque et nos tics. Jacques Bonnaffé qui lit Robert, va te coucher le 13 décembre 2016 sur France-Culture. À écouter en podcast : https://www.franceculture.fr/emissions/jacques-bonnaffe-lit-la-poesie/semaine-effervescente-24-comment-rester-serieux Friandise pour les fêtes. Hop ! on reprend un peu de Vander Gucht, c’est bourré de vitamines. « Des airs à faire fuir les balourds // ou à danser tout de travers // Tapeur à gages phonométrique // Entr’acteur Velvet Gentleman », un arrière-goût de Bobby Lapointe, extase avant de rejoindre les débats lourds, relatifs à Robert Z. Deuxième fournée de "Robert va te coucher" lue par Jacques Bonnaffé sur France Culture le 26 décembre. À écouter en podcast : https://www.franceculture.fr/emissions/jacques-bonnaffe-lit-la-poesie/effervescence-apres-14-robert-va-te-coucher-friandise-pour « Alors que je n’écris plus de poésie depuis près de trente ans et que j’essaie en vain, depuis presque aussi longtemps, de trouver le bon angle d’approche pour écrire quelque chose de sensé et d’intéressant sur la musique qui compose la bande son de ma vie, je me suis surpris, durant l’été 2013 en Algarve, à combattre l’insomnie en composant, en compagnie de Robert installé sur mon Mac, une suite de poèmes rimés que j’ai tout naturellement intitulée « Robert, va te coucher » en les congédiant tout deux au petit matin. Leur rythmique et leur sonorité m’ont immédiatement convaincu de les mettre en musique (sauf que je suis aussi doué pour la musique et le chant que pour la cuisine moléculaire et le maniement de la scie sauteuse). Je ne désespère pas que quelque musicien leur prête un jour prochain son talent mais j’ai trouvé entretemps un autre complice en la personne de mon ami le peintre Pascal Courcelles qui a accepté ma proposition d’insuffler, à la plume et au pinceau (sans compter les autres ustensiles dont je n’ai même pas idée), la vie à ces mots tapés sur des pages blanches… qui ne le seront pas restées longtemps. » Daniel Vander Gucht (1958) est professeur de sociologie à l’Université libre de Bruxelles où il dirige le GRESAC (Groupe de recherche en sociologie de l’art et de la culture) et la Revue de l’Institut de sociologie. Il a publié plusieurs essais dont L’Art contemporain au miroir du musée (Bruxelles, La Lettre volée, 1998) ; Art et politique. Pour une redéfinition de l’art engagé (Bruxelles, Labor, 2004) ; La Jalousie débarbouillée. Éloge de l’incertitude amoureuse (Bruxelles, Labor, 2005 ; réédition Bruxelles, La Lettre volée, 2014) ; Ecce homo touristicus. Identité, culture et patrimoine à l’ère de la muséalisation du monde (Bruxelles, Labor, 2006) ; L’An passé à Jérusalem. Journal yérosolymitain (2004-2005) (Bruxelles, La Lettre volée, 2008) ; L’Expérience politique de l’art. Retour sur l’engagement artistique (Bruxelles, Les Impressions nouvelles, 2014) ainsi qu’Écrits prématurés et troubles chroniques (Bruxelles, La Lettre volée, 2015). Pascal Courcelles (1956) est un peintre belge qui expose régulièrement tant en Belgique qu’à l’étranger.
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18.00 €
Rosalex
BB
Une jeune femme, apparemment comblée, redécouvre une tragédie qu’elle avait enfouie au fond d’elle-même. Un vide qui l’envahit et parfois l’écrase, un oubli comme un monument au centre de sa vie. L’histoire de Rose, c’est aussi une rencontre, une passion, un rêve prégnant... un récit dans la tradition du roman-photo, pour parler d’amour, de vertige et de hasard... Myriam Hornard, née à Athus (Belgique), est une artiste plasticienne qui explore le pouvoir insoupçonné de notre environnement. Le monde est ramené à ces riens qui nous construisent, qui nous retiennent, qui nous protègent de la mort, de la folie, du vide...
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Route des hommes
BC
Internationalement reconnu comme un maître de la gravure sur bois au XXe siècle, Frans Masereel (1889-1972) est un artiste engagé dans l’histoire de son temps. Observateur du monde moderne, son œuvre dessine les utopies d’une humanité en marche. Ce sont des hommes et des femmes, emportés par la force des événements, qui décrivent des destins souvent tragiques ; le progrès technoscientifique apportant avec le développement industriel son lot d’injustices et de catastrophes. Si l’esthétique de Frans Masereel demeure marquée, voire meurtrie, par les deux guerres mondiales et leurs combats idéologiques, ses thèmes n’ont rien perdu de leur actualité. Tirant parti de la brutalité de la taille pour durcir les idées qu’ils illustrent, ses bois gravés ont conservé au surplus du caractère tourmenté des années expressionnistes, une vision éclairante du cycle de rêves de grandeur et de désenchantements d’une civilisation qui se découvre mortelle. Ce volume qui accompagne l’exposition du MAC’s présente pour la première fois, un ensemble de dessins préparatoires (soixante-cinq pièces) et d’impressions d’atelier (cinquante-huit pièces) réalisés par Frans Masereel en 1963 en vue de l’édition de son livre Route des hommes publié chez Limmat-Verlag à Zurich en 1964. Outre la reproduction de ces dessins rehaussés de gouache qui attestent de l’aptitude de la pensée graphique de Frans Masereel à saisir les moments forts de l’histoire et de la vie des hommes, on trouvera un texte éclairant de France Hanin et un ensemble de textes courts de Ghislain Olivier, en résonance avec l’esprit de ces dessins et gravures. Exposition conjointe Becher/Masereel au Musée des arts contemporains au Grand-Hornu (4 juin - 13 août 2006).
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14.20 €
RUSES À L'OEUVRE
BC
Parce que dans un monde injuste, régi par des luttes d’intérêt, on a parfois besoin de jouer des tours, cet essai pose la question : que peut l’art ? Mais plutôt que de regarder les œuvres du point de vue de l’efficience, il s’agit d’observer leur inventivité, de saisir la complexité de leurs modes opératoires. Les ruses – qui font croire et agir tout en restant elles-mêmes dissimulées, qui enthousiasment par leur capacité à mener une cause perdue au triomphe – sont au cœur de ce livre, préfacé par le philosophe Pierre-Damien Huyghe. Par l’étude de « l’intelligence pratique » des procédés et logiques de cinq œuvres des artistes Peter Rösel, Made in Éric, Olive Martin et Patrick Bernier, Judith Deschamps, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, cet essai explore leurs résistances en s’appuyant sur des stratagèmes observés par ailleurs (camouflage militaire, système de l’art, actions politiques sur la justice, arnaques sur internet) et les théories qui leurs sont consacrées. Ces œuvres desquelles émanent des connaissances, savoirs-faire et astuces, invitent à regarder comment ces gestes artistiques peuvent nous aider à penser les conflits du réel et imaginer des modes d’agir rusés.
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21.00 €
Salerni
BC
Sous de pareils assemblages de sensations, sous de telles rafales de perceptions qui n’en finissent plus de se décaler, de se décentrer, c’est toute une galaxie intime qui fait surface pour peu à peu s’incruster dans le texte, jusqu’à faire sentir son expression verbale et les représentations qui s’y rattachent. L’auteur de Salerni découvre et n’hésite pas à exercer sa pleine liberté d’interroger les formes conventionnelles des gestes, des pensées, des désirs, des pulsions, des fantasmes qu’il laisse surgir tels des tessons de réalité au gré d’un apparent désordre, afin de donner place au corps, plus précisément à sa sensualité et à son pouvoir d’ébranler toute certitude sur laquelle cette dernière semblait reposer. Séverine Daucourt-Fridriksson vit entre Paris et Reykjavik. Née en 1970 à Belfort, elle a fait des études de lettres supérieures classiques puis de psychologie clinique et psychanalytique. Son D.E.A. portait sur la « Fiction dans l’écrit psychanalytique ». En 1995, elle exerce brièvement le métier de psychologue, collabore pendant six ans au Journal des psychologues, obtient une bourse de découverte du CNL en 2003, traduit de l’islandais et publie dans les revues Petite, Action poétique, Le nouveau recueil, Décharge, Supérieur inconnu, etc., et dans l’Anthologie de la Biennale des poètes en Val de Marne (Farago, 2006). Elle est l’auteur de L’Île écrite (prix Ilarie Voronca, Jacques Brémond, 2004). En 2006 elle compose un montage poétique, Et ne va malheurer de mon malheur ta vie, mis en scène par Eric Ruf au Studio Théâtre de la Comédie française. Elle vient d’écrire et de réaliser un album de chansons, Bláa, sorti au printemps 2008.
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14.80 €
Sarcophagi
BH
Alors que l’on débat toujours pour savoir s’il convient ou non de fermer des centrales nucléaires, l’heure n’est plus à l’insouciance ni aux experts qui nous garantissent sans frais pour eux la sûreté de leurs installations quand on sait, quelques soient les politiques énergétiques qui seront désormais privilégiées, la menace que représentent pour notre planète et les générations futures pendant des milliers d’années encore les déchets radioactifs que l’on destine à des galeries souterraines où ils seront enfouis. Cécile Massart arpente ainsi les sites destinés à l’enfouissement de nos déchets radioactifs et dialogue depuis 1994 sans relâche avec les scientifiques et les responsables de ces opérations à travers le monde (notamment ceux de l’Andra en France ou de l’Ondraf/Niras en Belgique) pour proposer des marqueurs durables et visibles pour ces sarcophages qui vont traverser le temps, mais aussi des laboratoires et des shelter studios pour accueillir une pensée et une conscience encore balbutiantes de cette culture nucléaire qui est bien la nôtre, même si c’est à notre corps défendant et trop souvent à notre insu. Pour l’accompagner dans cette quête depuis de nombreuses années et quelques livres communs, le sémiologue et cinéaste Aldo Guillaume Turin qui nous livre ici ses réflexions les plus intempestives et engage un dialogue fécond avec l’artiste. Cet ouvrage accompagne l’exposition prospective de Cécile Massart au centre culturel Le Botanique de Bruxelles du 18 février au 25 avril 2021. De Cécile Massart La Lettre volée a déjà publié Cover en 2009 et Archives du futur. Pour une culture nucléaire en 2018.
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30.00 €
Silentiaire
BC
Président du marché de la Poésie et figure majeure de la scène poétique française, Yves Boudier poursuit une œuvre personnelle soutenue ici par le CNL. Le silence est la condition même de l’écoute. Il se presse à l’orée de la parole. Ce livre est une véritable révélation. Il soulève les interrogations fondamentales touchant nos manières d’attendre et d’entendre. il tente une illustration, voire un dépassement, de la question du silence telle que Blanchot en particulier la pensa : « Être fidèle à la poésie, c’est concilier la volonté de parler et le silence […] Ce silence a sa source dans l’effacement auquel celui qui écrit est invité ». Toutefois, s’il n’y a aucune posture solipsiste dans Silentiaire, aucun poème ne s’autorisant la mise en scène d’un Je, pour autant le poète tient parole et, poème après poème, affirme la souveraineté de la poésie contre le néant. À l’image d’un reliquaire, inventaire, bestiaire ou légendaire… Silentiaire est une épellation thématique conduisant à la célébration finale du poème comme espace et matière, poème qui renvoie, da capo, à la mort initiale, défiée au fil des pages par chacune des déclinaisons qui constitue l’ensemble. Le parcours se boucle et s’offre ainsi à des « reprises », car suite poétique plus que simple liste, Silentiaire suppose une approche circulaire des poèmes, au-delà de la disposition linéaire propre à la forme livre. Sa prosodie prolonge celle des livres qui le précèdent et situe cet ensemble dans la volonté de suivre avec cohérence une démarche poétique authentique. Yves Boudier, est né en 1951 en Basse-Normandie et vit à Paris. Professeur de Lettres jusqu’en 2012 à l’université de Cergy-Pontoise, il est le président de l’association c/i/r/c/e Marché de la Poésie depuis 2015. Administrateur de la Biennale internationale des Poètes (2006-2017), il a été Président de la Maison des écrivains et de la littérature (M.e.L). Membre des comités de rédaction des revues Action poétique (1978-2012) et Passage d’encres (1996-2014), il a publié des notes critiques et des poèmes dans de nombreuses revues dont Fixxion, CCP, Po&sie, Le Préau des collines, Siècle 21, Rehauts, Midi, L’Intranquille, Petite, Il Particolare, Europe, Secousse, Zone sensible, la Revue des revues… et sur les sites Poezibao et sitaudis. Il a aussi contribué à l’organisation des États généraux permanents de la poésie et à différents colloques sur l’écriture et la poétique (collège international de Philosophie, M.e.L.).
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Sons en mutation
BC
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Souffle de Beckett
BC
En s’intéressant à Souffle, pièce la plus courte (une page) et la plus brève (35 secondes) de Samuel Beckett, Marc Blanchet étudie en trois temps une œuvre sous-titrée « intermède » où Beckett, sous couvert d’ironie, livre une (petite) merveille cristallisant son art. Souffle est approché d’abord comme une partition, aux temps d’écriture et de didascalies égaux, à déchiffrer sans référence aux autres pièces ou proses (première partie : « une œuvre en miroir »). Puis, dans une deuxième partie, Marc Blanchet traverse les livres de Beckett pour mettre en écho cette pièce sans comédien à travers l’ensemble des écrits, théâtre comme proses, de Beckett, voyant dans les ordures sur scène qui remplacent toute incarnation humaine « une exaspération du personnage comédien ». Une troisième partie, « Du berceau jusqu’au tombeau », interroge de manière plus vaste l’écriture beckettienne... non sans placer un « interlude » avant celle-ci pour raconter la mise en scène « loupée » et reçue avec colère par l’auteur irlandais en 1969. Ainsi se dessine un « souffle de Beckett » pour parler d’une écriture qui n’a cessé de dessiner un territoire cohérent dont l’essai de l’écrivain Marc Blanchet montre la vitalité toujours forte en y apportant un nouveau regard. Marc Blanchet, né en 1968, est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages de poésie, récits, proses et essais. Il a publié aux éditions de La Lettre volée L’Éducation des monstres (2009) et Méditations & autres brièvetés (2012), et chez le même éditeur cette année Valses & enterrements. Marc Blanchet mène aussi une activité de dramaturge et présente régulièrement son travail photographique.
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Squelêtre
BC
Composé de trois suite, ce volume garde en mémoire aussi bien les lectures traversées que le monde mille fois rejoint. La volonté qui le soutient est bien le témoignage visant l’intensité du monde en ses limites saisies au présent comme anticipées. Ni poésie, ni prose, ni voix mais l’intégration de ces trois dimensions dans le mouvement de la parole. L’auteur se place sous une écoute la plus délicate, non sans exercer une ironie certaine qui assure à ces suites une densité étonnante en se jouant du bavardage avec l’intention non dissimulée de rendre à la réalité sa nudité. Et c’est le mélange des genres, ici, qui atteint le lecteur de plein fouet, mais qui ne compromet jamais l’unité de ces compositions. Le regard est limpide, il est sans concession, alors que tous les aspects, toutes les matières abordées, toutes les situations imprenables rapportées, se trouvent à indifférencier leur manière d’être. Trouver les mots pour dire, les inventer même afin de venir au plus près de ce qui est offert au regard, lorsque l’auteur approche l’œuvre de l’artiste-ami : « Écoute ! / Dépeint défeint / Là-bas / Un seul Animalêtre / en je, en joue, en l’air / L’oreille pointée du doigt / Et tout ce qui vient avec... / Les yeux zéros ou moins / Sur le devant de la scène ... / Regarde !» Didier Cahen (1950), poète et essayiste, s’est consacré au journalisme et à l’enseignement. Il a travaillé comme producteur à la France Culture et assuré la direction culturelle de l’école Sainte-Genevièvre (Versaille). De même, il a tenu pendant huit ans la chronique « Trans/poésie » dans Le Monde des Livres. Il a publié plusieurs livres sur Edmond Jabès dont celui de la collection « Poètes d’aujourd’hui » (Seghers, 2007) ; Ses derniers livres publiés : Déjà vu (Saint-Benoît-du-Sault, Tarabuste, 2019) ; Trois pères (Jabès, Derrida, du Bouchet) (Lormont, Le Bord de l’eau, 2019) ; Anthologie TransPoésie (Toulouse, Eres, Po&psy, 2021) ; Contes d’avant l’heure (Saint-Benoît-du-Sault, Tarabuste, 2021).
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18.00 €
Suites peintes de Martin
BC
Ces Suites peintes de Martin se situent à la fine pointe de l’écriture poétique actuelle sans jamais verser dans quelque effet de mode. Elles démontrent une exceptionnelle puissance du verbe en même temps que sa maîtrise. La sensibilité de l’auteur ouvre sur des champs de création annexes à la création poétique proprement dite. L’écriture de ce livre se présente comme étant de la main d’un personnage, Martin. Son titre indique les deux axes majeurs et complémentaires du projet poétique de l’auteur : musical (poétique) et pictural. Si les autres ouvrages de l’auteur sont dominés parfois par l’attention fictionnelle, dans ce recueil, les poèmes tentent de rendre compte des équivalences entre peinture et poésie par une complicité de gestes, de respirations et de regards. Le terrain historique, jamais très loin, se conjugue au terrain géologique. La présence des champs, des mers, des visages, des figures tutélaires du peintre (et du poète) semble incarner cette part commune. On perçoit ici une influence de poètes russes (mais aussi américains) qui sont rentrés parfois, sinon souvent, en dialogue avec les peintres (tels Vélimir Khlebnikov, bien sûr, mais aussi William Carlos Williams, lesquels constituent des références majeures pour l’auteur). Ce livre est comme une quête commune du corps, yeux, mains et oreilles tendus. Philippe Blanchon (1967) est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages et d’autant de traductions. En 2005, il a publié, dans la collection de Mathieu Bénézet, « Le manifeste » (comp’act) La Nuit jetée, recueil qui sera le premier de différents cycles poétiques qui occupent une grande partie de son travail. Ces cycles se composent de sept recueils publiés à ce jour. Des recueils autonomes sont parus aussi depuis 2005, dont, Janvier, aux éditions La part commune. Il est aussi l’auteur de différents essais, notamment sur James Joyce et sur Vincent Van Gogh. Il collabore à plusieurs revues, essentiellement sous la forme de textes critiques. En tant que traducteur, il a travaillé sur différents ouvrages de Conrad Aiken, James Joyce, William Faulkner ou Katherine Mansfield.
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15.00 €
Sujets sensibles
BC
Le personnage de cinéma est communément défini par sa fonction dans l’économie du récit. Il a une certaine physionomie, il est un ensemble de paroles, de gestes et de comportements motivés par les desseins de la narration ; il a une « psychologie ». Mais certains films, certaines scènes, donnent corps au personnage en ce qu’il est aussi un sujet sensible, c’est-à-dire une figure humaine dont l’existence à l’image est d’abord celle d’un être en train d’éprouver le monde comme tissu de phénomènes sensibles, et dont les actions se déploient avant tout dans le champ sensoriel : écouter, contempler, marcher, toucher, sentir… Faisant une place centrale à l’analyse de films, ce livre souhaite penser cette figure du sujet (filmique) sensible. Il le fait à travers certaines de ses manifestations singulières, dans des films très différents (Kore-eda, Renoir, Hitchcock, Kitano, Dumont, Aoyama, Salvador, Tarkovski) qui révèlent pourtant sa densité expressive et sa capacité à nouer les enjeux des œuvres qui l’accueillent. Benjamin Thomas est Professeur en études cinématographiques à l’Université de Strasbourg. Il est notamment l’auteur de L’Attrait du vent (Yellow now, 2016), de Fantômas de Louis Feuillade (Vendémiaire, 2017) et de Faire corps avec le monde. De l’espace cinématographique comme milieu (Circé, 2019). Ses recherches portent sur l’esthétique et l’histoire des formes cinématographiques.
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19.00 €
Sur Robert Smithson
BC
Figure majeure du Land Art, Robert Smithson (1938-1973) est aussi l’auteur de fictions théoriques, un lecteur attentif des écrits de Roland Barthes et de Claude Lévi-Strauss, un spécialiste de séries B et de Pop culture. Cet essai propose une lecture philosophique et historique de l’œuvre de Smithson en suivant le parcours multiforme de l’artiste. Les différents champs de l’art et des sciences, de la philosophie et de l’ethnologie, de la fiction et du document s’interpellent et se recoupent chez lui dans une dialectique ouverte qui récuse l’autonomie de l’œuvre moderniste. Cet ouvrage a bénéficié de recherches menées à Washington DC dans les Archives de l’artiste. Il comporte des documents peu connus et des traductions inédites. Olivier Schefer est philosophe et écrivain. Il enseigne l’esthétique à l’Université Paris 1. Spécialiste de l’œuvre de Novalis dont il a traduit et édité plusieurs manuscrits théoriques et sur lequel La Lettre volée a publié son Résonances du romantisme en 2005, il propose à travers essais et catalogues d’exposition une lecture renouvelée de l’esthétique romantique allemande, décloisonnée et transversale. ll analyse les persistances et les métamorphoses de la période romantique dans l’esthétique et les pratiques contemporaine. Auteur également de récits sur l’art, le cinéma de revenants et de fantômes, il signe avec cet essai sur Robert Smithson son premier ouvrage d’histoire et de théorie de l’art contemporain.
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25.00 €
Surgi de la salvation, Andrea Zanzotto
BC
Fidèle à toutes les inscriptions de la poésie de son siècle, non seulement d’Italie mais d’Europe occidentale jusqu’à l’Inde, l’art poétique d’Andrea Zanzotto (largement traduit en français par Philippe Di Meo) ne se réduit pas à un échantillonnage, à une combinaison de genres et de styles antagonistes mais compose et joue le va-tout de la poésie par rapport à ses périodes fastes et même décadentes. Zanzotto a l’oreille musicienne initiant les formes nouvelles du poème, ouïe qui prend langue avec l’œil et la parole mobile des vivants rapportant les mémoires des morts, portant leurs langues, leurs mots et leurs paroles vives au cœur du présent. René Noël (né en 1959 à Givet dans les Ardennes), poète et critique vivant à Strasbourg, est l’auteur de deux recueils de poèmes : Bancs de Rayons (Toulon, La Termitière, 2010) ; D’étoiles (Toulon, La Nerthe, 2023) et d’un essai consacré à Vélimir Khlebnikov : Créations critiques (des mimésis). Khlebnikov (Toulon, La Nerthe, 2020). Ses poèmes et études critiques sur Alejandra Pizarnik, Paul Celan, Gerard Manley Hopkins et d’autres poètes contemporains sont publiés notamment dans les revues La Polygraphe, L’Étrangère, Cahier critique de poésie et sur le site Sitaudis.fr.
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19.00 €
Temporary Zen
BB
Michel Moers raconte qu’étant allé (comme tout le monde) chez Ikea, il y a vu une reproduction de Guernica proposée comme décoration de nos intérieurs standardisés. Mélange des genres ou amnésie ? Voilà exactement où nous en sommes : trouver des vertus décoratives à cette œuvre tragique de Picasso recyclée en chromo à accrocher dans son salon et dont on finira d’anéantir la portée en évoquant à son propos quelques poncifs sur l’art contemporain entre la poire et le fromage (en plastique bien sûr). On ne peut s’empêcher de voir dans ce kaléidoscope de notre époque le souci de l’artiste (également perceptible dans son parcours musical) de pointer du doigt le futile pour toucher à l’essence de notre quotidien, de miner l’esprit de sérieux afin de se donner une chance de prendre, malgré tout, ce monde devenu pop au sérieux. Autant dire que dans son cas, l’humour n’est pas un supplément de poil à gratter mais bien une arme de légitime défense face au cynisme et au désenchantement. Michel Moers est un touriste aux aguets qui serait passé par l’architecture, l’urbanisme, la musique (comme chanteur du groupe electro belge Telex) et la photo. Malicieuses ou décapantes, ses associations d’images et de légendes décalées nous renvoient à nos tentatives dérisoires de rester stoïques face à un monde moins sérieux qu’il n’y paraît.
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Théorie des Bulles
BC
Conçu comme un album de bande dessinée classique, mais où les phylactères libérés de leur fonction et érigés au rang de personnages et de signes souverains s’en donneraient à cœur joie à revisiter toute l’histoire de l’art moderne, cette théorie des bulles de l’artiste plasticien Emilio López-Menchero emprunte aux techniques les plus radicales pour dynamiser les traits essentiels du langage de la bande dessinée. Ce faisant, le livre en accroît aussi le potentiel critique. La « théorie » du titre ne signifie en rien quelque souhait de rester en marge de la pratique. Elle vise au contraire une façon de mieux construire des armes pour rebondir dans les débats et enjeux de tous les jours. Telle quête conduit l’auteur vers l’essence de son médium – qui n’est nullement l’horizon ultime du travail créateur mais le tremplin que se donne Emilio López-Menchero pour intervenir dans le monde plus large de l’art et, plus largement encore, de l’action sociale. L’essence en question est ce que le philosophe belge Henri Van Lier a nommé le « multicadre », terme aussi simple que juste, à mille lieues des idées que l’on continue à se faire sur la bande dessinée,comme l’écrit Jan Baetens dans sa postface.
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29.00 €
Toi, l’égaré
BC
L’ensemble de l’œuvre poétique de François Muir s’impose progressivement au sein de la création poétique contemporaine. cette œuvre est celle d’un auteur mort jeune qui se sera consacré avec une obstination démesurée à son travail poétique. L’esprit de la suite proposée ici s’inscrit dans le droit fil des deux livres précédents, Le Jeûne dans la vallée et L’Infamie de la lumière, tous deux parus dans la même collection « Poiesis » l’année dernière. Bien que très sensible au rythme du texte investissant de manière discrète le lyrisme de sa langue si manifestement distincte de toute autre poésie, le lecteur ne trouvera rien de ce qui peut ressembler à des stéréotypes, rien de conventionnel non plus dans ces textes. La force de ces textes tient dans cette détermination de l’auteur à creuser le champ de l’expérience humaine pour le conduire jusqu’à ce basculement vertigineux dans les questions les plus intimes, dans les matières primordiales de l’existence. ce qui devient alors l’enjeu majeur de cette poésie n’est alors plus une simple transposition de l’immédiateté de ce qui peut être noté, mais les débordements auxquels la parole, sur la base de ce qui est donné dans l’expérience de la vie, peut parvenir à faire voir et sentir. nous sommes en présence de véritables avalanches poétiques alors que chaque texte éprouve cette liberté d’expression et trouve place en chaque vers. Les risques que l’auteur aura pris tout au long de son existence l’auront conduit aux limites de la vie et de l’écriture poétique. François Muir (de son vrai nom, Jean-François de Bodt) est né à Uccle (Bruxelles) en 1955. Poète et plasticien, mais aussi auteur de nouvelles et de récits, il a suivi des études classiques. Il écrit très tôt et publie dès 1977 quelques plaquettes de poésie. après avoir participé à des tournées internationales du Plan K, la troupe de Frédéric Flamant, il se consacrera de plus en plus à son écriture et voyagera aussi bien dans toute l’Europe qu’en Amérique, en Afrique et en Asie. Son œuvre à ce jour disponible, Le Mort des commencements, est publiée en six volumes (Bruxelles, Didier Devillez éditeur) entre 1996 et 2001. Il décède en septembre 1997. Une partie significative de cette œuvre reste encore inédite. Ce troisième recueil de poésie fait suite à la publication en 2014 de L’Infamie de la lumière et Le Jeûne de la vallée aux éditions de La Lettre volée.
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14.00 €
Trois pour cents sauvages
BA
Comment peser l’incalculable ? Quelle est l’alliage d’un fait social ? Notre système nous impose de plus en plus de chiffres au sein de la langue et de nos approches ; que ce soit au travers de la santé, la météo, les cours en bourse, l’accumulation de sondages et de promotions. Il élargit notre sémantique, falsifie le réel par la création de nouveaux mythes et de nouvelles nécessités de subsistance. Trois pour cent sauvages décortique une vie en se concentrant sur les pourcentages. Il s’agit ici se de frayer une poésie en rapportant tout au calcul, jusqu’aux ambivalences de la personnalité même : l’émotion, la raison et l’insouciance. Rachel Cholz est née en 1991 en France. Un récit poétique paru aux éditions de La Lettre volée en 2022 sous le titre 'No ou le pactole', personnifiait la ville à travers la vie de Noémie et de son gang en rue. Un premier roman intitulé 'Pipeline', retraçant une collaboration autour d’un trafic de gazole, est paru en avril 2024 aux Éditions du Seuil et a été lauréat du Prix Senghor et finaliste du prix Victor Rossel. Une fiction appelée 'Couleur Stanislas', posant la question de l’utilisation d’un harcèlement à des fins littéraires, est parue en juin 2025 dans le média littéraire 'La Lettre Zola'.
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16.00 €
Ufo/Ojos
BC
L’occasion de peindre sur un vaste échantillon de toiles fabriquées artisanalement pour le monde entier à Waregem en Belgique a suscité une émulation entre les peintres Robert Suermondt et Emilio Lopez-Menchero qui ont composé des diptyques accrochés directement dans cette usine à l’allure de cathédrale industrielle, premier produisant des objets volants non identifiés et le second des yeux. Plus qu’un jeu instruit de techniques et d’histoires, « UF0/OJOS : CRASH TEST » cultive les chocs et les frictions contrapuntiques. Comme si, dans l’instant suspendu du crash, s’engendrait plus de sens et d’énergie que la somme des éléments initialement engagés : l’usine, les toiles, la peinture, les pinceaux et les mains.
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25.00 €
Un fugueur précoce
BC
Mai 68. À Bruxelles. Witold fugue. Il a neuf mois et une obsession, échapper à sa mère pour sauver sa peau. Witold a compris avant de naître qu’il est la folie de sa mère, une femme désaxée, une veuve noire, une mante religieuse. Il est comme un bagnard qui en a pris pour vingt ans. Witold, se souvient de ce qu’on oublie. Il ne connaîtra jamais l’amnésie infantile, ce moment béni où s’effacent les souvenirs de la petite enfance. Aux aguets, jour et nuit, l’étiquette « fugueur précoce » lui colle à la peau. Witold rêve d’horizons lointains. Alfredo Diaz Perez est né en Espagne et vit à Bruxelles. Écrivain, il est scénariste et réalisateur de films, formé au cinéma par le cinéaste Luc Dardenne, et de fictions radiophoniques. Après un premier roman, Le Désert à Madrid (Paris, Eden Editions, 2004), Un fugueur précoce paraît en même temps que Le Sexe du paradis, recueil de nouvelles, à La Lettre volée.
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14.00 €
Une dynamique culturelle africaine
BC
Africalia (asbl) est une initiative belge de coopération culturelle créée en 2000 par le Secrétaire d’État à la coopération au développement, Eddy Boutmans. La rencontre de Bamako a réuni quatre-vingts experts africains du monde culturel : penseurs, artistes et intervenants de terrain. Africalia leur a offert un espace de parole libre dans le but d’ouvrir des perspectives, c’est-à-dire de laisser l’avenir de nos partenaires africains ouvert à l’exercice de leur liberté. Il s’agit de favoriser les processus qui déterminent l’avenir, engagés dans la lutte contre la pauvreté et pour le développement durable. L’objectif était de produire un document recensant les questions posées par les acteurs africains, pour améliorer la présence de l’Afrique sur la scène artistique mondiale et favoriser le développement au moyen de l’action culturelle.
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19.30 €
Une île battue par les vents
BC
Cet essai sur le cinéma de Roman Polanski explore l’enjeu formel et thématique de l’espace clos, en le décalant néanmoins du trop classique et trop univoque huis clos vers une dialectique affinée de l’intérieur et de l’extérieur. Par le biais de différentes figures de cette dialectique, c’est le statut même de l’image que le cinéma de Polanski permet de penser. Le choix est aussi fait ici de mobiliser les références à la peinture qui travaillent de l’intérieur le cinéma de Polanski et contribuent de manière décisive à son esthétique. Laurent Van Eynde est philosophe. Il enseigne la philosophie de l’art et de la littérature à l’Université catholique de Louvain / Saint-Louis à Bruxelles et a consacré plusieurs livres au cinéma : Vertige de l’image. Essai sur l’esthétique réflexive d’Alfred Hitchcock (PUF, 2011), Anthony Mann. Arpenter l’image (avec Natacha Pfeiffer, Presses du Septentrion, 2019), Déjà vu. Essai sur le retard de la création au cinéma (Vrin, 2022) et Soy Cuba de Mikhaïl Kalatozov (avec Sébastien Laoureux, Presses universitaires de Lyon, 2024).
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24.00 €
Une Image Differente dans Chaque Oeil / Broche
BC
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30.50 €
Valses & enterrements
BC
Dans la continuité de L’Éducation des monstres et Méditations & autres brièvetés, Marc Blanchet poursuit la publication de ses « proses fantasmatiques ». Valses & enterrements se présente comme une suite de courtes proses narratives articulées autour de la figure d’un écrivain solitaire. Désireux d’écrire un vaste roman qui le ferait reconnaître de ses contemporains et signerait une vision unique de son temps, un auteur s’inscrit en parallèle à des cours de danse, avec une préférence pour la valse. tout s’effondre : le roman s’effrite en de petites proses qui paraissent plus vraies que toute prétention romanesque pendant qu’une douzaine de danseuses meurent aux côtés du narrateur. Ensemble de proses rêveuses et sensuelles, Valses & enterrements est un récit morcelé fait d’ironie et d’apartés, et s’avère une méditation sur l’écriture à travers la création de figures amoureuses insaisissables. Marc Blanchet, né en 1968, est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages de poésie, récits, proses et essais. il a publié aux éditions de La Lettre volée L’Éducation des monstres (2009) et Méditations & autres brièvetés (2012), et un essai chez le même éditeur cette année Souffle de Beckett. Marc Blanchet mène aussi une activité de dramaturge et présente régulièrement son travail photographique.
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17.00 €
Variations sur l'animal central
BC
Cet ouvrage à trois voix interroge le statut de l’animal central. Concept à la limite du concept, il rencontre la question de l’altérité, du désir, de ce qui insiste sous la construction des territoires de la pensée. en son surgissement, Il décentre le lieu de l’homme et instaure de nouveaux liens entre habitants du cosmos. L’animal est peut-être toujours central. Implosé en chaque épiphanie d’un réel pluriel. Et pourtant toujours infiniment périphérique. Abordée suivant les modes du désir-vie, du chaossuaire et du bestiaire synchromécanique, la figure sans visage – organique et orgastique – de l’animal central se déploie jusque dans le là. Entre philosophie et littérature, la poétique défaite de l’animal enfoui s’extirpe d’un peu de ses sédiments. Aurélien Barrau est Professeur à l’Université Grenoble-Alpes, astrophysicien au Laboratoire de Physique subatomique et de cosmologie du CNRS. Membre honoraire de l’institut universitaire de France, il est lauréat de plusieurs prix scientifiques et titulaire d’un doctorat de philosophie de l’Université Paris-Sorbonne. Véronique Bergen est philosophe, romancière et poète. Auteur d’essais philosophiques, de romans qui donnent voix aux oubliés, aux exclus, de recueils de poèmes, de monographies sur des photographes, des peintres, elle collabore à diverses revues (Nouvelle Quinzaine littéraire, Art press, L’Art même, Lignes, Diacritik, Le Carnet et les Instants). Mathieu Brosseau, romancier et poète, a fait paraître douze livres, dont deux romans. Il a été administrateur à la Société des Gens de Lettres entre 2015 et 2017.
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15.00 €
Vermeer ou l’Action de voir
BC
Chaque toile de Vermeer constitue pour le regard un lieu de passage et d’arrêt, un sismographe visuel qui enregistrerait une sorte de petit spectacle anodin élevé tout à coup au rang de scène de théâtre antique. Les acteurs du drame sont devant nous : une fenêtre qui s’ouvre, une femme jouant du luth, une lumière qui se pose, un ruban rose dans une chevelure. La fascination qu’exerce la peinture de Vermeer tient pour une bonne part à la modernité de ces scènes énigmatiques de la vie ordinaire dont la banalité même comme l’action suspendue laissent place à l’action de voir. Pierre Le Coz est poète et romancier. Ses premiers textes ont été publiés en 1993 dans la NRF et ses romans explorent l’univers urbain à travers les dimensions de l’errance et de l’exil. Pierre-Éric Laroche est peintre et critique d’art. Il a collaboré à de nombreuses revues. En tant qu’artiste peintre, il a participé à des expositions en France et à l’étranger.
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17.50 €
Vers Baïkal
BC
Ce long texte est une exploration du lac Baïkal, mais tout autant une plongée dans ce qui, du réel, sous-tend le fond du langage. On est dans une aventure où les mots s’ouvrent à leur extérieur et à leur propre histoire, à leur complexité aussi. On réapprend la sauvagerie d’un corps à corps avec un monde et le poète devient poète parce qu’il est capable de sentir, comprendre et nommer la nature, les hommes, les mots de la légende et de l’histoire, en mettant tout à nu. C’est une œuvre qui tranche avec la plupart des livres de poésie d’aujourd’hui. Thomas Augais est né en 1978 en Seine-Maritime. Il est poète et chercheur. Il enseigne au département des Lettres de l’université de Lyon II. Il vient d’achever une thèse sur La Littérature face à l’œuvre d’Alberto Giacometti. Il a participé à de nombreux colloques (sur Tardieu, Ponge, Giacometti, du Bouchet…).
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19.00 €
Vertical
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Au fil de ses livres de poésie, Jean-Claude Schneider aura exploré de façon inédite et si singulière le monde, Le réel qui nous environne, en pratiquant une écriture fragmentée, certes, mais construite de manière à rejoindre à chaque fois ce qu’il y a d’universel dans le rapport à soi, à autrui et au monde. il explore à chaque fois des formes neuves du langage afin de cerner au cœur ce qui nous tient au plus vif de la vie, de saisir avec la plus grande précision tout ce qui tient du monde que nous habitons. Plusieurs auront remarqué combien, dans ses livres de poésie, cette écriture est attentive à tout ce qui touche aux éléments fondamentaux, de l’eau, des fleuves, de leurs sources, de la terre, de l’air, de l’espace, du désert (qu’il aura longuement fréquenté) et, dans ce dernier livre tout particulièrement, le sol : « besoin-là / de sol / fût-ce fumier tesson ». Cependant, c’est toute la modernité poétique qui se trouve reprise, arpentée, et, en quelque sorte, critiquée. La parole poétique est chez lui création au sens fort du terme. Cette parole ne s’accommode pas de l’époque. Mais c’est au niveau de l’expérience personnelle que tout est repris, vu, sondé, du monde et de la mémoire comme des limites de la parole. Jean-Claude Schneider est né en 1936 à Paris. Il est poète, critique et traducteur. Après une scolarité au Lycée Condorcet, Il fait des études d’allemand et de linguistique à la Sorbonne puis à l’Université de Heidelberg. Ses premiers poèmes sont publiés dans la revue Mercure de France. Chroniqueur pour la NRF, il devient secrétaire de rédaction de la revue Argile de 1973 à 1981. Depuis 1969, il aura publié une vingtaine de livres de poésie, ainsi que plusieurs essais sur la poésie et la peinture. Il a publié trois livres à La Lettre volée, dont deux de poésie : Eux, l’horizon, en 1998 ; Si je t’oublie, la terre, en 2005 ; et un essai : Ce qui bruit entre les mots, en 1998.
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19.00 €
Voici
BC
Il y a vingt ans, dans le cadre de la manifestation « Bruxelles 2000 », Thierry de Duve a monté au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles une grande exposition intitulée Voici, 100 ans d’art contemporain comprenant plus de 200 œuvres remontant jusqu’à Manet et Rodin ainsi que trois installations commandées à des artistes contemporains (Michael Snow, Dan Graham et Sylvie Blocher). Manifeste des principes qui construisent sans solution de continuité l’art moderne et contemporain selon Thierry de Duve, le catalogue (épuisé) contenait un long essai de Thierry de Duve repris dans Voici - vingt ans après, accompagné d’une soixantaine de photos d’installation dues à Philippe De Gobert ainsi que d’une sélection de quelques articles marquants qui avaient salué et vilipendé l’exposition dans la presse artistique internationale, des conférences de Herman Parret et de Mieke Bal données autour de Voici dans un colloque organisé à Louvain à l’époque et les réponses faites par Thierry de Duve.
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34.00 €
Votre écorce
BC
Longue suite composée de 91 poèmes, ce livre de poésie se présente sous la forme d’une adresse au poète et écrivain Claude Esteban, d’un dialogue avec l’auteur disparu. Il y a dans cette suite quelque chose d’une complicité magnifique entre l’auteure et celui auquel elle s’adresse, ce dont témoigne la plupart des poèmes, discrètement mais sûrement, dont celui-ci : « Tu te souviens / elle n’était pas / morte / tout à fait / ni / sa main / ni / le pourpre des / peintures ni / la langue où / je la veille». On y trouve une parole poétique d’une très grande maîtrise, et qui, dans l’adresse à l’autre, cherche à formuler ce que nous sommes, sans jamais préjuger de ce que nous serons. Les lieux sont rarement déterminés et pourtant témoignent des itinéraires, qui sont ceux de la vie.Comme souvent chez cette auteure, le moment réflexif, l’ordre de la pensée jamais refermée sur elle-même accompagne ces moments de surgissement de la parole poétique en cette distance par rapport à la banalité de la traversée des jours.
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17.00 €
Walden : un film expérienciel de Jonas Mekas
BC
Lors d’un trip à Millbrook chez Timothy Leary, des fragments de paradis brisé, parmi les plus beaux, esquissent un microcosme édénique et une leçon de cinéma qui rivalisent, à l’aide d’une habile stratégie distanciée, avec la consommation de drogues psychédéliques célébrée par Leary. Ce fragment, au sens romantique, est constitué d’épiphanies qui à la fois contaminent et contiennent l’ensemble organique de Walden : premier essai des Journaux, Notes et Esquisses filmés au cœur des années 1960 par le ciné-poète Jonas Mekas. Le voyage perceptuel, au domaine verdoyant de Millbrook, témoigne de l’ivresse retrouvée des sens et de la puissance plastique des réminiscences transfigurées par l’art. Parce qu’elles chassent dans la sphère intime de l’existence des instants poétiques éclairés par le souvenir émerveillé des folles extases de l’enfance, les images de Walden se chargent d’une sensualité épidermique qui affine notre perception. L’étude procède à des analyses thématiques et esthétiques qui épousent l’hétérogénéité magique des fragments ainsi que leur traitement stylistique spécifique. Et parce que la caméra peint une nouvelle réalité poétique de mouvement et de lumière en « lambeaux », liée à la « complémentarité multiforme » des arts, Mekas relance, avec la singularité de son cinéma expérienciel, certains enjeux de la peinture moderne : l’enfance de l’œil, le fragment, le collage et l’esquisse. Romain Duval, docteur en esthétique et sciences de l’art (Paris I, Panthéon-sorbonne), se consacre aux différentes formes artistiques à travers les enjeux transversaux du figural lyotardien et l’analyse des œuvres visuelles issues d’une modernité « expérimentale » et polymorphe. Chargé de cours à l’Université des arts d’Amiens, il est aussi membre du Centre de recherches en arts et en esthétique à l’Université de Picardie Jules Verne. Ses recherches actuelles se partagent entre la théorie esthétique et l’analyse des œuvres visuelles.
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16.00 €
Xavier Noiret-Thomas
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10.20 €
Yves Zurstrassen
BB
Renate Puvogel situe le travail du peintre Yves Zurstrassen dans son contexte historique international, tout en proposant une analyse pénétrante de son évolution et de son travail actuel. Toutes les peintures les plus récentes de l’artiste sont reproduites dans cet ouvrage ; ce sont plus de 60 toiles, réalisées dans le cadre d’un projet conçu pour l’espace expérimental IKOB, à Eupen (Belgique). Yves Zurstrassen, peintre belge, est de ces artistes qui ont compris l’influence de l’art conceptuel sur la continuité et l’évolution d’une forme d’expression non figurative en peinture. Renate Puvogel, critique d’art spécialisée en art contemporain, a reçu le prix de la critique d’art Art Cologne en 2002.
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24.40 €