325. Le grand et saint synode de Nicée
BC
Nicée, 325 après Jésus-Christ : non loin du détroit du Bosphore, où il vient de poser la première pierre de sa nouvelle capitale, Constantinople, l’empereur romain Constantin convoque un événement sans précédent : trois cents évêques de l’Église catholique pour ce qui restera dans la mémoire de l’Église comme « le grand et saint synode des 318 Pères », le premier des conciles œcuméniques de l’Église indivise. Que sait-on de cet événement ? Quels en furent les enjeux ? Et sur tout, quelle est la signification de ses décisions pour les chrétiens du XXIe siècle ? Questions difficiles quand on sait que la canonisation postérieure de l’exposé théologique rédigé par le concile de Nicée a interposé entre l’événement et nous une série de couches interprétatives. Le présent livre propose de répondre à ces questions en tentant de reconstituer le contexte historique dans lequel s’est déroulée une controverse théologique et ecclésiale à l’ampleur sans précédent. Grâce à une lecture rigoureuse et strictement chronologique des textes contemporains, malheureusement peu nombreux et d’interprétation difficile, il permet de nouer un dialogue authentique avec le passé et transformer la mémoire historique en de nouvelles intuitions théologiques. Le christianisme des Pères de l’Église a encore beaucoup à nous apprendre, il peut encore féconder de sa fraîcheur primitive la théologie et la vie de l’Église au XXIe siècle, pour mieux comprendre qui est Jésus de Nazareth et le Dieu qu’il a appelé « Père », et mieux vivre la communion dans le rassemblement de ceux qui croient en son nom.
Disponible
25.00 €
Aime et ne fais pas ce que tu veux
BC
« Un homme ça s’empêche. Voilà ce qu’est un homme, ou sinon... » Albert Camus Inceste, abus sur mineurs, violences conjugales… Chaque fois, les pervers usent de l’amour, ou l’invoquent. Dans un monde qui a célébré avec les chrétiens « la civilisation de l’amour », on a tôt fait d’interpréter à contresens et dénaturer le propos de saint Augustin: « Aime et fais ce que tu veux »… Des pans entiers de la littérature, nombre de tragédies antiques et la Bible nous ont pourtant mis en garde : l’amour peut mentir, se mentir et nuire. Freud le disait déjà : l’amoureux tend toujours à confondre Toi et Moi, montrant combien cette confusion favorise la toute- puissance par laquelle naît l’emprise. C’est dans une con fusion semblable que se construit, au nom de l’amour du bien et du peuple, la domination totalitaire. Remettant en perspective les faits et les textes, Paule Zellitch et Jean-François Bouthors démontent les conduites qui conduisent à idéaliser et pervertir l’amour jusqu’à ne plus voir la nécessité de fixer des limites au désir. Aime et ne fais pas ce que tu veux éclaire ainsi d’un jour nouveau une question centrale pour le devenir de notre civilisation : comment remettre au centre la dynamique vitale de l’altérité comme principe de discernement et de conduite ? Selon la tradition juive, l’amour sans la loi devient fou, la loi sans l’amour est injuste. Comme le montrent les auteurs, la Loi, au sens biblique est beaucoup plus qu’un code…
Disponible
22.00 €
Alban Berg
BC
Célèbre par ses opéras Wozzeck et Lulu, Alban Berg est lui-même un personnage de théâtre hanté par des spectres : celui d’Arnold Schönberg, le maître vénéré ; ceux d’Helene et d’Hanna, le double visage du féminin ; celui de l’enfant caché ou interdit. On ne s’en étonnera pas en rappelant que le père d’Alban, parti un beau jour de Nuremberg, la ville des marionnettes, choisit de s’installer à Vienne, et que le compositeur, victime d’un asthme chronique, fut toute sa vie à la recherche du souffle créateur : obsédé par les symétries, les nombres et les cercles, Alban Berg s’éteignit le 24 décembre 1935 à la suite d’une piqûre de guêpe. Alban Berg, une biographie fantastique met en scène le musicien en utilisant à la fois le récit le plus rigoureux, le conte à la manière d’E.T.A. Hoffmann, l’article savant, le reportage, la parodie, le dialogue et toutes les formes de la fiction. Ce livre qui en comprend plusieurs fait intervenir contemporains de Berg et figures factices, témoins et imposteurs. Tressé par un réseau secret de correspondances, il est lui-même parcouru par un fantôme : celui des Bijoux de la Castafiore, où il n’est question que de catastrophes, de guêpes et de miroirs. La ligne claire se fait ainsi fil d’Ariane au gré des étapes d’un labyrinthe magique.
Disponible
24.00 €
Ariel dans l'orage
BC
Auteur du Voyage du Condottière, André Suarès se devait d’être édité aux Editions du Condottière. Quel meilleur saint patron que cet homme à la curiosité universelle, épris de toute beauté ?Admirée par les plus grands esprits de son temps, d’André Gide à Paul Claudel, de Stefan Zweig à James Joyce, d’André Malraux à Roger Nimier, mais aussi de Claude Debussy à Pablo Picasso, la figure de ce très grand écrivain ne cesse de grandir à la mesure de son vœu le plus cher : être simultanément sur tous les points du temps, ceux d’hier - de l’Antiquité à son époque -, et ceux à venir dont nous participons. Inédites en livre, ces pages qui portent aussi bien sur la guerre que la politique, la poésie que la morale, les paysages bretons que les fonds sous-marins, mais aussi sur Antigone que saint François, Shakespeare que Rimbaud, dormaient dans des journaux et des revues. Stéphane Barsacq les a retrouvées et préfacées. On surprend, dans sa nouveauté radicale, le style et la vision de l’écrivain, ses vues, ses prémonitions, ses dons divinatoires. Comme le fameux Cangrande della Scala loué par Dante ou le Colleone, dont la statue est visible à Venise, le Condottière de Suarès reprend sa marche et ses conquêtes - l’œil ouvert sur l’horizon.
Disponible
20.00 €
Ca se passe maintenant
BC
« Ça se passe maintenant », « c’est historique » ; voilà les tours de passe-passe médiatiques par lesquels on voudrait nous faire croire que nous vivons dans l’histoire. Il faut dire qu’ils trouvent en nous un terrain tout préparé : chacun de nous aspire à ce qu’il se passe quelque chose ; chacun veut en être : c’est la « tentation de l’histoire ». Or cette tentation est menteuse ; l’histoire est un récit écrit a posteriori par les historiens : on ne vit pas dans l’histoire. Cet essai, qui est autant un parcours de lecture qu’une interpellation citoyenne, nous invite à réfléchir à ce qui se cache derrière ces impératifs médiatiques, à s’en défier – sans pour autant renoncer à prendre part à la grande aventure humaine qui nous concerne tous.
Disponible
14.00 €
Carnets d'un honnête homme
BC
« Le vrai honnête homme est celui qui ne se pique de rien ». Quand je tombai un jour sur cette maxime de La Rochefoucauld, j’eus une manière de révélation. Le frondeur portraiturait par anticipation l’amateur de littérature, de philosophie, du 7e Art, que j’étais et que je demeurerais. Il me suggéra aussi quel type d’écriture j’adopterais s’il me prenait le désir de mettre à exécution mon projet de philosopher à mes moments perdus – très nombreux, il est vrai. J’opterai pour des petits volumes où, à des considérations générales, je mêlerai des vues personnelles, des souvenirs, des humeurs.
Disponible
15.00 €
Chemins de musique
BC
« La musique est le lien ténu qui unit les hommes. Elle résiste aux conflits, apaise les douleurs, enchante l’âme. Elle sera toujours là quand nous partirons et sa souveraineté ne cessera de s’étendre. » Considéré dans le monde entier comme l’un des principaux pianistes français, Jean-Philippe Collard revient, pour la première fois, sur son itinéraire. De sa Champagne natale où la musique était au coeur de la famille jusqu’aux grandes salles de concert à travers le monde, le pianiste raconte son apprentissage puis son long compagnonnage avec le clavier. Si la musique est d’abord pour lui un exercice d’amitié et d’admiration comme en témoigne sa rencontre avec Vladimir Horowitz, c’est avant tout le plus beau cadeau que lui ait fait la vie, et qu’il entend partager avec tous. On trouvera ici une subtile réflexion sur le métier de musicien, sur l’art du piano et sur la quête permanente d’une « rencontre du son et du coeur »
Disponible
20.00 €
Chronique d'un voyage en psychiatrie
BA
Comment se fait-il que la psychiatrie hospitalière fasse toujours autant souffrir les malades et qu’elle ait si peu évolué depuis cinquante ans ? C’est la question que se pose un médecin en fin de carrière. Dans un récit très personnel, il raconte son enfance, sa famille, ses premières rencontres avec des personnes en souffrance. Son besoin de comprendre va le conduire vers la psychiatrie et la médecine humanitaire et le mènera qui le mènera vers de nombreuses zones de conflits de la planète. L’itinéraire sera semé de difficultés et d’échecs mais aussi de rencontres gratifiantes avec des personnes qui vont le transformer. À mesure qu’il progresse, il en fait le bilan et constate que, derrière son mystère, le discours de la folie dissimule une richesse et une confrontation au réel qui sont uniques. Pour ce thérapeute, la transformation nécessaire de la psychiatrie passera, d’abord à l’hôpital, par une reconnaissance de la valeur des paroles entendues et par un strict respect de la personne en souffrance
Disponible
18.00 €
Civitas confusionis
BC
En 1776, dans le premier tome de son Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain, Edward Gibbon identifiait dans une homélie de Grégoire de Nysse, donnée à Constantinople en 383, un témoignage exemplaire de la passion des masses chrétiennes pour les disputes théologiques à la fin de l’antiquité, une passion que l’historien anglais jugeait, avec causticité et scepticisme, futile et dangereuse. Il citait le prédicateur : « Des hommes nés d’hier et d’avant-hier, des gens dédiés à de viles activités, des théologiens improvisés qui dogmatisent, peut-être des esclaves qui ont subi le fouet et qui ont fui le travail servile, se piquent de philosopher sur des choses incompréhensibles. Vous n’ignorez nullement de qui je veux parler. Partout, la ville est remplie de telles gens, les rues, les places, les avenues, les quartiers, les tailleurs, les changeurs, les épiciers. Demandez qu’on vous change de la monnaie, on vous entretiendra de l’engendré et de l’inengendré. Enquérez-vous du prix du pain, on vous répondra que le Père est le plus grand, et que le Fils est intérieur. Informez-vous si le bain est prêt, on vous montrera que le Fils a été créé de rien ». Cet ouvrage entend, tout en abandonnant résolument le terrain de la polémique idéologique ou confessionnelle, recapturer l’intuition historiographique de Gibbon pour explorer, avec toutes les ressources des sciences historiques d’aujourd’hui, les ressorts de cette capacité reconnue et revendiquée de mobilisation de tant d’énergies intellectuelles (autant que physiques) pour la défense de convictions dogmatiques. Il s’agit de réexaminer les controverses doctrinales entre chrétiens dans l’antiquité tardive comme un phénomène de masse, et non pas seulement, à l’instar de maintes histoires des dogmes, comme un affrontement de lettrés. Jamais sans doute dans le monde antique, en tout cas à une aussi large échelle, des débats que les contemporains pouvaient considérer comme relevant souvent de la sphère philosophique, quelle que soit l’appréciation portée sur leur niveau ou leur qualité, n’ont été autant popularisés. À ce titre les controverses doctrinales entre chrétiens tiennent une place d’importance dans ce que le grand historien italien Santo Mazzarino (1916-1987) a proposé de dénommer « la démocratisation de la culture » dans l’antiquité tardive.
Disponible
35.00 €
Dernières notes
BC
24 décembre 1944. Romain Rolland est seul chez lui à Vézelay. Son épouse Macha l’a laissé, le temps d’assister à la messe de Minuit. Agé et malade, il va s’éteindre quelques jours plus tard, le 30 décembre. Le prix Nobel de littérature, conscience morale de toute une génération, s’en doute : cette veillée de Noël est pour lui la dernière. Assis non loin de son piano, son esprit vagabonde. Il revient sur toutes les questions qui l’ont hanté depuis sa jeunesse : le pacifisme, l’attitude à adopter face aux totalitarismes, le rôle des intellectuels dans la politique, l’avenir de la France et de l’Europe, la religion. Et la musique bien sûr qui s’entremêle à ses réflexions. De temps à autre, il se rend à son piano. Au moment où il sent que la vie va lui échapper, le grand écrivain qui est aussi un pianiste émérite a une dernière aspiration : jouer l’ultime sonate, l’opus 111, de celui à qui il a consacré une grande partie de son oeuvre et fi ni par s’identifier : Beethoven. Une pièce inspirée d’un fait réel qui fait revivre un des plus grands écrivains français
Disponible
10.00 €
Diabolus in opéra
BC
D’abord la musique, ensuite les paroles ? Plutôt que de rouvrir la dispute, largement résolue par les grands maîtres, Karol Beffa déplace le problème, apprenant de ses prédécesseurs l’art de ruser avec la norme. Il revisite l’opéra en tant qu’auditeur et spectateur mais aussi avec ses interrogations de compositeur. En sa compagnie, on découvre autrement Verdi (La Traviata, Aida), Ravel (L’Enfant et les Sortilèges), Strauss (Elektra), Puccini (La Fanciulla del West), Zemlinsky (Une tragédie florentine, Le Nain), Ponchielli (La Gioconda) ou l’injustement oublié Massenet (Le Cid, Cendrillon). Karol Beffa compare également les trajectoires de Wagner et Liszt, Ligeti et Mahler, Górecki et Penderecki pour apprendre d’eux leurs secrets de fabrique dans le traitement de la voix
Disponible
20.00 €
Du front à l'asile 1914-1918
BC
«Depuis que je suis parti de la maison de santé mon état ne s’est pas amélioré. J’ai essayé toutes choses : travail, exercices divers, repos, ce travail du cerveau est toujours là, élancement, persécutions, craquements, coups, ronflements, insomnies m’enlevant l’aptitude au travail. Or je n’ai pas de situation personnelle et il m’est impossible en cet état de gagner ma vie. Comme vous m’avez conseillé monsieur le docteur de m’adresser à mon député pour un secours, je viens d’être forcé de le faire. Il trouve ma demande parfaitement justifiée et me demande de produire un certificat médical attestant mon état nerveux d’origine de guerre. » Le caporal Daniel D. écrit ces mots en août 1917 au médecin-chef de l’asile d’Alençon. De l’homme de troupe jusqu’à l’officier, ils sont des milliers à souffrir de troubles du comportement ou à revenir délirants du front. Comment interpréter et prendre en charge cette vague inédite de symptômes variés ? Ces hommes dont certains passent en conseil de guerre et d’autres échouent à l’asile sont-ils des déserteurs, des victimes de l’artillerie moderne ou bien des malades mentaux? La guerre peut-elle vraiment rendre fou? Se fondant sur des documents inédits, puisés dans les archives des établissements psychiatriques, Hervé Guillemain et Stéphane Tison font entendre la voix de ceux qui furent brisés par la guerre, les difficultés des familles et la difficile reconnaissance de ce que l’on nomme aujourd’hui le traumatisme de guerre. Des récits vrais, bouleversants dans leur simplicité et leur sobriété, rythment l’enquête. Ils montrent l’ampleur du défi auquel furent confrontés psychiatres et militaires
Disponible
25.00 €
FEI Xiaotong
BC
Très peu connu dans le monde francophone, Fei Xiaotong (1910-2005) est l’un des personnages les plus considérables de la Chine contemporaine. Fondateur de la sociologie chinoise, il occupe en Chine un statut au moins égal à celui d’un Max Weber ou d’un Bergson dans le monde occidental. Formé en Chine mais aussi en Occident, Fei Xiaotong est resté sa vie durant profondément attaché à la culture chinoise traditionnelle. Tout au long de celle-ci, ses recherches n’auront qu’un but : mieux faire comprendre la Chine et trouver le moyen de la faire renaître de ses cendres. Après la parution en 1938 de son ouvrage Peasant Life in China, le sociologue ne changera plus jamais de ligne. « Du travail de la terre à l’industrie rurale, de l’industrie rurale à l’industrie nationale » : pour lui, seul ce chemin pouvait s’accorder avec les particularités de la Chine. La disparition de sa toute jeune épouse lors de sa première enquête de terrain, les persécutions politiques qu’il allait devoir subir à l’époque maoïste, rien ne l’arrêtera dans sa détermination. Réhabilité à la mort de Mao et bien que déjà âgé, il ne cessera jusqu’à sa mort de sillonner la Chine et d’élaborer, pour chacune ou presque de ses provinces, des modèles de développement qui, pour la plupart, seront mis en oeuvre avec les résultats que l’on sait. Il se distanciera aussi de ceux qui ne considèrent le développement de l’Empire du Milieu qu’en termes de progrès matériels en faisant abstraction de la dimension humaine primordiale à ses yeux. À ceux qui pensent que le développement de l’Empire du Milieu « vient du haut » et non de la base, ce livre montrera que la société civile des villes et des campagnes a été le principal moteur des réformes que connait la Chine. À ceux qui souhaitent mieux connaître la Chine, il permettra d’y pénétrer au plus profond et de découvrir non seulement un grand lettré chinois mais un homme profondément attachant qui déclarait : « Le but de ma vie, mon unique objectif, est de comprendre la Chine et les Chinois. »
Disponible
25.00 €
Il n'y a qu'une façon d'aimer
BA
Londres, juillet 1944. Monique a 34 ans. Le général Pierre Koenig en a 45. Ils se voient lors d’une réception : coup de foudre réciproque. C’est le début d’un amour impossible. Genevoise de bonne famille, mère de trois enfants, engagée dans l’armée néerlandaise aux côtés de son mari, Monique confie à son journal ses espoirs, sa révolte, son ardent calvinisme et son exubérance. À Paris, près de son héros, elle assiste aux fêtes de la Libération. Au volant de son camion Dodge, aux Pays-Bas, elle affronte le terrible hiver 1944-1945 tandis que la Wehrmacht résiste opiniâtrement. Puis, à Baden-Baden, quartier général des forces d’occupation françaises, l’exigeante et belle jeune femme comprend qu’elle et Pierre ne divorceront ni l’un ni l’autre. Ce journal d’un amour sans issue dans une Europe ravagée retrace le combat d’une femme qui ne se résigne ni aux devoirs ni aux charges de l’époque et du milieu.
Disponible
18.00 €
Je ne sais pas dessiner
BC
…Je suis inapte au dessin. N’ayant que les mots, j’ai vécu de papier imprimé et j’ai passé ma vie en compagnie de dessinateurs et d’artistes. De cette incapacité, j’avais conçu un récit de dérision, qu’un merveilleux artiste, Tignous, devait illustrer. Et l’impensable est survenu, le 7 janvier 2015, Tignous a été assassiné, avec la rédaction de Charlie Hebdo. Ce crime scellait la fin d’une fabuleuse aventure, celle de la dernière génération du papier, qui bousculait les dogmes et mêlait avec insolence le texte et le dessin, l’art et la politique. Le 7 janvier 2015, je suis devenu un survivant, mes amis sont tombés au combat, comme jadis ceux de mes parents. J’essaye d’écrire encore, de restituer l’histoire que j’ai vécue, avant qu’un tourbillon de mensonges l’emporte. Je n’ai que des mots, hélas, j’aimerais tant laisser quelques croquis…
Disponible
14.00 €
Kurt Weill en France
BC
23 mars 1933 : Hitler reçoit les pleins pouvoirs tandis que Kurt Weill, qui a fui l’Allemagne deux jours plus tôt, arrive à Paris. Il ne retournera jamais dans ce pays qui l’a vu naître et où il a accédé à la célébrité très jeune, dès 1928, grâce à L’opéra de quat’sous, une oeuvre qui va faire le tour du monde et dont il a écrit la musique sur un livret de Bertolt Brecht. Kurt Weill n’est pas un inconnu en France, notamment dans le monde de la culture, et il ne manque pas de soutiens. Il va y résider deux ans et demi et y écrire plusieurs chefs d’oeuvre. Pourtant, rien ne va se passer comme il l’espérait. Entre incompréhension et cabales, ses oeuvres ne vont pas rencontrer le succès escompté. Le 4 septembre 1935, il part pour les États-Unis, pensant y passer quelques mois seulement, le temps qu'on y monte sa plus grande partition pour la scène, celle du Chemin de la promesse. Il fera outre-Atlantique une brillante carrière et y restera jusqu'à la fin de sa courte vie. Kurt Weill en France est le récit passionnant de cette période charnière de la vie du compositeur, entre Berlin et Broadway dont il va devenir un des rois. Un mal pour un bien et une occasion manquée pour le monde de la musique en France.
Disponible
19.00 €
L'accompagnateur
BC
Compositeur, mais aussi réalisateur – il est en France l’un des rares à posséder ce double talent – Alain Jomy revient sur soixante années d’activité dans le domaine de la musique de films. Les bons moments, les moins bons, les belles rencontres, les moins belles : dans ce livre de souvenirs, il nous fait revivre un parcours singulier et lumineux, celui d’un pianiste ayant appris la composition en autodidacte, avec toujours le bonheur de créer, d’inventer des mélodies, d’accompagner les films à la manière d’un accompagnateur de lieder et de participer à une œuvre. Pour Alain Jomy, le travail de compositeur a quelque chose en commun avec celui de réalisateur : c’est un ouvrage de solitaire qui se fond dans une œuvre collective. Participer à un film, aider un film, être partie prenante dans cette création, c’est ce qu’il aime toujours autant après plus d’une centaine de musiques de films, dont certaines ont marqué l’histoire du cinéma français.
Disponible
19.00 €
L'anniversaire de Salomé
BA
Pour fêter l’anniversaire de leur rencontre, Lucien a invité Diane, son épouse, à l’Opéra. Au programme, "Salomé" de Richard Strauss. Il lui promet ensuite le cadeau qu’elle voudra. Éblouie par l’audace de la jeune princesse qu’elle vient de voir sur scène, fascinée par la beauté d’Aristée, le jeune serveur du café où elle est entrée avec Lucien, Diane n’a plus qu’un désir : se faire offrir la tête d’Aristée sur un plateau d’argent. Salomé n’a-t-elle pas exigé et obtenu la tête de Jean-Baptiste, retenu prisonnier dans les souterrains du palais d’Hérode ? L’Anniversaire de Salomé est une comédie tragique. Elle commence d’une manière on ne peut plus tranquille, dans la rue puis dans un café, avant de basculer dans la démence.
Disponible
10.00 €
L'entre-deux-mai
BC
La Crise qui domine notre nouveau siècle a une origine précise, qui se situe au milieu des années 1970. Plus le temps a passé, plus il a fallu reconnaître qu’elle n’était ni économique, ni même politique, mais bien culturelle. Publié en 1983, L’Entre-deux-Mai le montrait déjà, à partir du seul exemple français. Rempli de faits et de statistiques, cet ouvrage pionnier de Pascal Ory était le premier essai d’une vraie « histoire culturelle » de la France, entre Mai 1968 et Mai 1981. Le voici réédité aujourd’hui, remis en perspective par son auteur. Contemporains ou cadets de toute cette histoire, les lecteurs y entendront parler de Marguerite Duras ou de Philippe Sollers, oui, mais aussi de Pif Gadget ou du premier Marathon de Paris. Ils liront avec surprise la liste des nouveaux mots qui entrèrent dans le dictionnaire entre 1968 et 1981. Ils découvriront, même, ce moment étonnant où, en 1977, Paul Bocuse se métamorphosa en Michel Foucault. Sur la durée ils mesureront l’ampleur de l’échec politique de 68, comme celle de sa réussite anthropologique. Ils y verront, surtout, au final, s’inverser les tendances « progressistes » des Trente glorieuses : « La pièce par quoi le scandale arrive en 1968, s’appelle Paradise now, le film qu’on va voir en foule en 1979, Apocalypse now. »
Disponible
20.00 €
L'exil de la pensée
BC
" L’Exil de la pensée " n’est pas un simple recueil d’ «aphorismes». Il se constitue de deux volets différents qui se complètent. Le premier alterne librement pensées, maximes et autres fragments, associant et croisant de multiples sujets qui résonnent ensemble. Le second propose une suite de variations dont le thème est l’écriture elle-même. Approche musicale dans la forme, plus exigeante dans sa tenue et son objectif : celui de représenter un espace de l’ailleurs – l’exil –, indéfinissable, où la vie et les mots coïncident enfin. « Ces pensées déploient l’idée que tout ici-bas n’est que grâce, et que nous ne vivons que des déclinaisons de celle-ci, en bien ou en mal selon l’autorité que nous donnons à l’une ou à l’autre, et la façon dont nous les supportons tour à tour, de manière parfois si rapprochée qu’elles disparaissent et se fondent ensemble dans le même élan qui les a vu naître. – Ces déclinaisons mènent à l’exil de la pensée. » Jean-Yves Clément
Disponible
10.00 €
L'invention du tango
BC
Voici une version inédite de l’histoire du tango, bien éloignée de la légende d’une danse populaire traditionnelle. Derrière celle-ci, une figure flamboyante : Charles Seguin (1877-1930), un impresario et financier franco-argentin. Parti de rien, c’est lui qui lance, au début du siècle dernier, le tango sous forme de grand projet publicitaire pour l’Argentine. Dans ses multiples salles de spectacles et cabarets se croisent bientôt comédiens et milliardaires, cocottes et malfrats, musiciens et écrivains, sénateurs et présidents, tandis qu’il constitue un véritable empire du divertissement et collectionne sociétés et propriétés en tout genre, en France et en Argentine. L’enquête passionnante d’Odile Fillion, qui s’appuie sur les archives inédites de Charles Seguin, nous fait revivre cette mirobolante histoire. Le tango, une pure invention, à découvrir.
Disponible
22.00 €
La bataille de Pylos
BC
En 425 avant J.-C., Athènes, contre toute attente, remporte à Pylos (Péloponnèse) une victoire décisive sur Sparte. Cette bataille devient, chez les Athéniens, l’enjeu d’un débat sur la guerre, l’impérialisme et la démocratie. Elle ajoute à la popularité d’un personnage singulier de la vie politique athénienne : le démagogue Cléon, détesté par Aristophane, Aristote, Plutarque et presque toute la postérité. Philippe Lafargue fait d’abord revivre au plus près une bataille qui marque l’évolution des techniques de combat à la fin du Ve siècle avant J.-C. On comprend alors mieux ce qui se joue chez les contemporains de l’exceptionnel événement, à commencer par Thucydide. Acteur malheureux des affrontements sans cesse repris entre les deux cités, et finalement remportés par Sparte en 404 avant J.-C., il s’en fera l’historien avec La guerre du Péloponnèse, livre fondateur de la science historique. La bataille de Pylos montre ainsi comment l’écriture de l’histoire et l’invention de l’événement sont indissociables du politique et d’une réflexion sur la démocratie.
Disponible
20.00 €
La montre de l'amiral
BC
1809 : les Français bombardent Vienne et l'occupent. Célèbre dans l'Europe entière, “Papa Haydn” vit modestement dans sa petite maison au cœur de la ville. Pour apaiser son angoisse à l'approche de la mort, il se joue la Prière qu'il composa quelques années plus tôt en l'honneur de l'empereur d'Autriche François II. Contemplant avec tendresse une mystérieuse et jolie montre, le vieil homme suit les chants et contrechants de ses émotions. Il porte sur son testament ceux qui comptèrent dans sa vie et dit adieu à l'Autriche baroque, savoureuse et colorée, au siècle des Lumières, au Saint Empire Romain rayé d'un trait de plume par Napoléon... Une évocation poétique et fascinante d'un artiste de génie surmontant avec simplicité les temps d'angoisses.
Disponible
19.00 €
Le cantique de frère Soleil
BC
Devenu presque aveugle, retiré dans une hutte en contrebas de sa cité natale, François d’Assise (1181/1182-1226) compose son Cantique de frère Soleil vers la fin de sa vie. Il le chante haut et fort au pire de ses maladies et jusqu’à sa mort. Convoquant le soleil, la lune et toutes choses créées, François bouleverse la poésie tout comme son idéal de vie a bouleversé le christianisme. Ce chant qui compte parmi les textes fondateurs de la littérature italienne a une histoire passionnante et méconnue. En suivant sa genèse et les circonstances de sa composition, Jacques Dalarun fait revivre l’aventure spirituelle d’un marchand marqué par la culture courtoise et chevaleresque des élites laïques de son temps qui décide brusquement de « suivre nu le Christ nu ». On redécouvre ici « le petit pauvre » et sa fraîcheur révolutionnaire mais aussi tous les paradoxes d’un renversement des valeurs par la seule force de la faiblesse et de la joie.
Disponible
15.00 €
Le dossier secret de l'affaire Dreyfus
BC
L’affaire Dreyfus réserve encore des surprises. Trois chercheurs ont rouvert les archives conservées au Service Historique de la Défense et aux Archives nationales pour reconstituer le « dossier secret » produit par la Section de statistiques – le service d’espionnage et de contre-espionnage militaire français – afin d’accabler le capitaine Dreyfus. Transmis aux seuls juges du Conseil de guerre, caché à l’accusé comme à ses défenseurs, le « dossier secret » fut augmenté de faux et de pièces incohérentes au fur et à mesure que s’amplifiaient la protestation contre l’iniquité du procès et les demandes de révision. Sa fabrication (près de 500 documents) trahit les obsessions des responsables de la Section. À la xénophobie et à l’antisémitisme s’ajoute la hantise du cosmopolitisme et de l’homosexualité, rappelant les fantasmes et les procédures accusatoires de l’Inquisition. Les trois chercheurs ne se contentent pas de révéler une histoire jusqu’à présent ignorée des récits officiels. Ils renouvèlent la méthode en s’inspirant des techniques mises au point par les médiévistes pour l’analyse des manuscrits anciens et des procès. Et nous plongent, au rythme d’un roman d’espionnage, au coeur du Paris de la Belle Epoque.
Disponible
22.00 €
Le laboratoire des cas de conscience
BC
A-t-on le droit de sacrifier une vie pour en sauver plusieurs autres ? Jusqu’où doit-on se montrer solidaire envers quelqu’un qui ne nous est rien? Comment rendre justice quand il y a mort d’homme, mais ni responsables, ni coupables assignables ? Est-il juste de mourir pour ses idées ? Des questions de justice sociale jusqu’aux nouveaux enjeux de la bioéthique ou du droit international, le débat moral s’invite sur tous les terrains. Mais la théorie de la justice ne peut pas tout : un scrupule, un souvenir, un doute, peuvent submerger ou brouiller la réflexion. Parce qu’elle prend en charge cette part des émotions et de l’imagination, la littérature offre de brillantes et nouvelles ressources pour nous aider à répondre à la question récurrente : qu’est-il juste de faire ? Forte de son expérience auprès d’étudiants et de futurs décideurs, Frédérique Leichter-Flack nous propose de réfléchir, avec Kafka ou Gogol, Camus ou Melville, Dostoïevski ou Hugo, aux questions primordiales d’aujourd’hui. La littérature est le laboratoire des cas de conscience.
Disponible
14.00 €
Le passe de la Russie est imprévisible
BC
Andreï Gratchev est un «enfant du dégel», l’un de ces Russes nés sous Staline mais dont la jeunesse se déroule alors que Khrouchtchev relâche la pression. Il évoque avec finesse ces années 1960, quand le rêve de modernisation bouillonnait sous la chape de la Guerre froide. Mais l’espoir d’offrir un contrepoids socialiste à la toute-puissance du capitalisme s’envole bientôt. Voici le temps de Brejnev, l’immobilisme des vieillards, la sclérose totale du Parti... Tout ce à quoi Mikhaïl Gorbatchev et ses proches opposeront leurs grandes espérances. Ce sera la Perestroïka. Avec des scènes dignes d’un roman, Andreï Gratchev s’impose à la fois comme témoin et lucide analyste de ce deuxième dégel. Son enquête se poursuit jusqu’aux crises d’aujourd’hui: comment penser le monde après la disparition des deux blocs ? Quelle alternative – respectueuse de l’homme et de la planète – offrir au capitalisme sauvage dont s’accommodent si parfaitement les régimes autoritaires postcommunistes et/ou nationalistes ? Sous ce récit vif, d’un humour subtil, couve la flamme jamais éteinte d’un grand idéal et d’un enthousiasme qu’aucun revers et aucune déception ne peuvent éteindre. Face à un monde qui se glace à nouveau, Andreï Gratchev appelle de ses voeux un troisième dégel.
Disponible
23.00 €
Le radio-traître
BC
« L’Angleterre, comme Carthage, sera détruite ! ». Jean Hérold, dit Hérold-Paquis (1912-1945), reste l’homme de cette formule, inlassablement reprise à Radio Paris au service de la Propagande nazie. « Speaker » de la collaboration absolue, il affrontait chaque jour Radio Londres et Pierre Dac, sa bête noire. Dac usait de l’humour cruel. Hérold-Paquis préférait la haine véhémente et les rodomontades. Se fondant sur des archives exceptionnelles – notamment celles de l’INA et du procès de 1945 – Yves Pourcher analyse la trajectoire d’un petit journaliste agité prêt à tout pour se hisser en haut de l’affiche. Localier magouilleur dans les journaux de Nancy, il devient polémiste politique à Paris. Jean Hérold découvre la radio et ses effets puissants. Sa voie est tracée. Il sera le relais et l’amplificateur de tout ce qui râle et dénonce. D’abord soutien de l’Action française puis animateur du service français de Radio Saragosse, au micro des Franquistes, Hérold Paquis entre après la défaite au service de Vichy où son zèle et son agressivité finissent par déranger. Le Maréchal est trop mou ? Hérold-Paquis rejoint les nazis, nouveaux maîtres de Radio Paris. Après le débarquement, il fuit en Allemagne où il continue son métier de speaker enragé. Arrêté, il est jugé, condamné à mort et fusillé le 11 octobre 1945. À 33 ans. Cette histoire est aussi celle des années conquérantes de la radio, l’influenceur le plus puissant de la période 1930-1940. Yves Pourcher en restitue de manière très vivante la profusion, l’inventivité aussi bien que les ambiguïtés. De quoi faire réfléchir, à l’heure tout aussi vertigineuse des réseaux sociaux et des infox.
Disponible
24.00 €
Les Grecs, leurs mythes et nous
BC
Méduse, Prométhée, Icare, Œdipe, Pénélope, Narcisse… Transmis des siècles durant par les aèdes de la Grèce antique, source inépuisable d’inspiration des grands auteurs de la littérature européenne, les mythes grecs peuplent notre imaginaire ; mais les connaît-on aussi bien qu’on le croit ? Ce n’est pas sûr. N’ont-ils pas surtout été interprétés par des penseurs et des poètes qui les laissaient parler à travers eux plus qu’ils ne les racontaient ? N’est-ce pas en toute liberté qu’ils livrent leur sens ? Par la grâce d’un propos critique et malicieux sur notre temps, ce petit ouvrage nous invite à goûter les fortes saveurs qu’ils continuent d’exhaler et à entrer en résonance avec eux – ce qui est sans doute le seul moyen de leur être vraiment fidèles.
Disponible
16.00 €
Les hivers et les printemps
BC
Mars 1696. Lorsqu’il envoie le chevalier de Charnat enquêter sur les disputes dont s’agite l’abbaye de la Trappe, le marquis d’Argenson lui rappelle le principe de Richelieu : « Ce qui cause du trouble dans la religion en cause aussi dans l’État ». Pour Charnat, la mission est d’autant plus importante qu’il compte servir ainsi ses ambitions auprès des ministres. Et – qui sait ? – de Louis XIV. À la Trappe, le silence et l’austérité sont de règle. Ils contrastent avec le bruissement des intrigues et les fastes ostentatoires de la Cour. Le Roi Soleil veut se mettre en conformité devant Dieu. Il se reconnaît dans le Soleil noir du monastère. Voyageant entre la Trappe, où l’on s’exerce à la mort, les armées où l’on se confronte à la violence et le salon parisien de la singulière duchesse de Cyrthe, où l’on se risque à l’amour, Charnat tente de rétablir l’ordre et la raison. Mais le Grand Siècle est un labyrinthe au coeur duquel l’attend précisément ce qui cause du trouble dans la religion comme dans l’État.
Disponible
19.00 €
Lutter contre la souffrance animale
BC
Tous deux défenseurs des animaux, Pascal Durand député européen et Christophe Marie, responsable associatif, font un vaste bilan des souffrances endurées par les animaux et livrent leur vision des moyens de les combattre. Les auteurs dressent un diagnostic sans concession des graves lacunes de la condition animale en France, qui dans bien des domaines est loin de soutenir la comparaison avec les pays voisins. Ils identifient les blocages et avancent des pistes pour que la lutte contre la souffrance animale puisse enfin progresser dans notre pays. Ils présentent de manière claire, concise et précise les rouages de l’Union européenne, ses apports pour la condition animale mais aussi ses limites, et plaident pour une « Europe des animaux ».
Disponible
15.00 €
Malwida
BA
Versailles, été 1889. Alors qu’il se trouve au piano chez son maître et mentor l’historien Gabriel Monod, Romain Rolland fait la connaissance de Malwida von Meysenbug de cinquante ans son ainée. Il n’imagine pas que cette rencontre va bouleverser sa vie. Aristocrate émancipée de son milieu d’origine, Malwida, une des premières apôtres du féminisme, a épousé les idéaux démocratiques de son temps, quitte à en payer le prix de l’exil. Personnalité remarquable, elle exerce une influence étonnante sur les esprits les plus élevés de l’époque. De son côté, Romain Rolland, alors tout jeune agrégé, traverse des années difficiles et connait de nombreux échecs dans les milieux littéraires. Nouant une amitié hors du commun, Malwida et Romain Rolland s’écriront pendant quatorze ans plus de mille cinq cents lettres. Au fil de cette abondante correspondance et de leurs fréquentes rencontres, Malwida va révéler le futur prix Nobel de littérature à lui-même. Après "Dernières notes" qui relatait la dernière soirée de Romain Rolland au crépuscule de son idéalisme, Malwida fait revivre une femme d’exception et le grand écrivain et musicien à l’orée d’une oeuvre amenée à faire le tour du monde
Disponible
10.00 €
Ni Lang Lang, Ni Glenn Gould
BC
Pas un jour ne passe sans que paraissent un livre, un guide, une revue, un article vantant ou vilipendant tel musicien ou telle interprétation. On y apprend tout ou presque des goûts de ce que la France compte de passionnés, auteurs, journalistes, critiques chenus ou en herbe ; mais on y cherche en vain les prémisses d’une esthétique ; on sait tout de leurs goûts et on ignore tout de leur goût. La preuve ? on la trouve dans l’incohérence de leur contenu, souvent aléatoire dans le temps et dans l’espace. Malheureusement pour elle, la musique n’est pas comme les paroles de Socrate qui, aux dires d’Alcibiade, conservent leur pouvoir même rapportées par un pauvre sire ; transmise par un piètre interprète, elle peut perdre le sien. La question de son interprétation est donc décisive. Ce livre s’intéresse à l’esthétique de l’interprétation et s’attache à répondre à ces questions que tout le monde se pose : qu’est-ce qu’une grande interprétation ? qu’est-ce qu’un grand interprète ? Un livre qui intéressera tous ceux qui aiment la musique et cherchent à mieux la connaître, et qui sonnera aussi ocmme un appel à la liberté de pensée.
Disponible
17.00 €
Odin et Thor
BA
Odin, le grand dieu scandinave, crée le monde en l’extrayant du chaos ; Thor, son fils, le défend contre les géants. Si Thor est très populaire, Odin inquiète : il connaît le destin des dieux, leur inévitable « crépuscule » – car ces divinités, conçues à l’image des hommes, sont aussi mortelles. Ce livre relate leurs aventures, leurs amours, leurs combats et leurs coups pendables. Tout un panthéon les accompagne, de l’ambivalent Loki à la sensuelle Freyja, du sanglier Sæhrímnir à l’arbre Yggdrasill, du géant Ymir au rayonnant Baldr… En leur compagnie, le lecteur part à l’aventure dans un monde de feu et de glace ou l’on retrouve nos très vieux questionnements sur la vie et la mort.Le combat perdu d’Odin et de Thor contre les forces du chaos, le Ragnarok, ne signe en rien leur disparition. Mis à toutes les sauces, de Game of Thrones aux Marvel Comics, ces super-héros, bien éloignés de la civilisation qui les a vus naître, façonnent aujourd’hui l’imaginaire occidental. Aussi cette mise au point, érudite et amoureuse, est-elle indispensable pour mieux comprendre et apprécier ce panthéon nordique, complexe mais terriblement humain.
Disponible
18.00 €
Où sortir à Paris ?
BC
Le 15 juillet 1940, un mois après l’entrée à Paris de la Wehrmacht, la Kommandantur lance un bimensuel en allemand indiquant où sortir dans la capitale, initiative unique dans l’Europe occupée. Politiquement déchue face à Berlin, Paris n’est plus qu’un haut lieu de loisir et de divertissement pour le Reich. Le Wegleiter − « compagnon de route » − paraîtra jusqu’au 12 août 1944, une semaine avant le début de l’insurrection. Aux critiques et aux spectacles (de Sacha Guitry à Jean-Paul Sartre) s’ajoutent une sélection de restaurants, music-halls et autres cabarets ainsi qu’un guide de conversation et un plan du métro. Des chroniques plus détaillées initient militaires et civils aux mœurs et coutumes des Français. Plusieurs articles « croquent » les curiosités locales : les flics, les coiffeurs, les boulangers, les bouquinistes, les p’tites Mam’zelles mais aussi le monde des Halles, le métro, la naissance de la télévision… Où sortir à Paris ? propose une sélection d’articles parus dans les 102 numéros du Deutsche Wegleiter. Une chronologie rappelle les événements qui se déroulent alors en France et à Paris. Presque rien, en effet, dans ce guide ne transparaît des réalités de l’Occupation.
Disponible
19.00 €
Parachuté sur Berlin
BC
Fin 1943. Alors que chaque nuit, l’aviation alliée déverse ses bombes sur l’Allemagne nazie, un groupe de journalistes est embarqué lors d’une attaque sur Berlin. Parmi eux, un jeune reporter américain, Lowell Bennett, qui a fait ses premières armes à l’occasion de la campagne de Tunisie. Leur avion est touché par la Luftwaffe et Bennett capturé ; mais avant d’être interné, on le conduit à travers l’Allemagne, pour qu’il se rende compte des souffrances endurées par les populations civiles, cibles premières des bombardements alliés. Publié pour la première fois en français, présenté et traduit par Alan Bennett, fils de l’auteur, ce livre est un témoignage à la fois capital et de première main sur un épisode dramatique de la Seconde Guerre mondiale qui demeure largement méconnu à ce jour.
Disponible
19.00 €
Rancé, le soleil noir
BC
Armand-Jean Bouthillier de Rancé (1626- 1700) est issu d’une famille qui doit à Richelieu fortune et influence. Filleul de l’Homme rouge, destiné à la prêtrise, il commence sa carrière dans le Paris aristocratique de la Fronde. Proche du cardinal de Retz, le jeune prêtre passe pour l’amant ou l’ami de coeur de l’une des frondeuses les plus en vue : Marie, duchesse de Rohan-Montbazon, de quinze ans son aînée. Mais le 28 avril 1657, Marie meurt soudainement. Bouleversé, Armand-Jean quitte Paris, jeûne, lit, médite, vend tous ses biens, devient moine. Sa légende commence. De l’abbaye de la Trappe, qui s’en allait à vau-l’eau, Rancé fait l’antithèse de la Cour. Celle-ci, bientôt, se presse dans le Perche, fascinée par ce combat où « il ne s’agit rien moins que d’affronter la mort et de l’engloutir De Bossuet au roi Jacques II Stuart ou au duc de Saint-Simon, ils sont nombreux à visiter le monastère et correspondre avec celui que l’on surnommera l’abbé Tempête et qui fascinera Chateaubriand. Au Roi Soleil répond le Soleil noir.
Disponible
21.00 €
Relations de la mort de quelques religieux de l'abbaye de la Trappe
BC
En 1678, Armand-Jean Bouthillier (1626-1700), abbé de Rancé, réformateur de l’abbaye de la Trappe, publie ses Relations, six récits d’agonies exemplaires de religieux venus suivre, sous sa direction, une règle très stricte. L’ouvrage connaît un grand retentissement. Cet accueil renforce dans l’Europe catholique l’autorité spirituelle de la Trappe, haut lieu de l’austérité radicale. Au gré des rééditions, le nombre de morts exemplaires s’accroît ; et cela jusqu’à la dernière publication du vivant de Rancé, en 1696. Frappé par cette suite de portraits de « pieux suicidés », Chateaubriand s’en inspire lorsqu’il écrit sa célèbre Vie de Rancé (1844). Les textes du Père Abbé ne sont pas qu’une enquête sur les dernières heures de ses frères. Il jauge et juge l’heure ultime. Il élabore un rituel de ce « grand spectacle ». Mais il évoque également l’itinéraire de ses moines. Bien souvent, ceux-ci furent des hommes de chair et de passions avant d’entrer dans les ordres. Jeunes, pour la plupart, ces aventuriers de la mort entendent l’« engloutir » et la vaincre par une conduite désormais exemplaire. Ces récits de morts sont aussi des portraits de vivants dans « l’éternité de Dieu ». L’écriture, encore marquée par le baroque, est à la fois réaliste et sévère. Rancé se hausse ici à l’excellence des moralistes de son temps : La Rochefoucauld, La Bruyère, Bossuet... Au point que l’on peut voir dans ces textes l’écho spirituel de sa propre entreprise de renoncement – inflexible.
Disponible
20.00 €
Schizophrènes au XXe siècle
BC
Inventée vers 1900, la schizophrénie est devenue en cent ans la plus grande pourvoyeuse d’hospitalisations psychiatriques. Un objet récurrent d’intérêt médiatique également. L’appellation, stigmatisante, semble d’ailleurs amenée à disparaître des classifications mondiales. L’historien Hervé Guillemain s’est plongé dans les dossiers de milliers de patients. Pour écrire non pas l’histoire de la schizophrénie mais bien celle des schizophrènes, ce nouveau sous-ensemble de population qui réunit, sous l’égide de la science et de la clinique, aussi bien des domestiques en difficulté que des migrants confrontés à la crise ou de jeunes adultes aspirant à l’émancipation. Pourquoi et comment une maladie mentale naît-elle, évoluet-elle et meurt-elle ? À ces questions, l’auteur répond en écoutant la voix de ceux qui furent les sujets et l’objet d’un épisode phénoménal du XXe siècle
Disponible
22.00 €
Se mettre en quatre
BA
Quatre musiciens décident de jouer ensemble. Quoi de plus simple ? Apparemment… Voici quatre personnes qui ne se quitteront guère pendant dix ans, vingt ans, ou plus – si affinités. Mais, précisément, d’affinités il ne s’en trouve peut-être pas, en dehors de l’art musical suprême qu’est le quatuor à cordes. Ces musiciens – hommes, femmes – vont passer l’essentiel de leur vie de répétitions en concerts aux quatre coins du monde, dans des conditions matérielles souvent aléatoires, et en constante interdépendance, alors qu’ils mènent par ailleurs d’autres existences avec d’autres projets, d’autres goûts. En plongeant le lecteur au coeur de la vie du quatuor, Sonia Simmenauer témoigne d’une expérience du « vivre ensemble » qui – lors de la parution du livre en Allemagne – a aussi fasciné les chefs d’entreprises et les spécialistes du management.
Disponible
22.00 €
Tchaïkovski et le mannequin d'or
BA
Au seuil de l’été 1893, quelques mois avant sa mort, alors qu'il travaille à sa 6e symphonie – Pathétique – le compositeur Piotr llitch Tchaïkovski séjourne secrètement à Venise. Accablé par ses impossibles passions, rongé par la jalousie, il répond à I’invitation du docteur Barparoz, étrange et invisible mécène. Le voici logé dans le palazzo de l’inquiétant bienfaiteur. Aucune condition à ce séjour: le compositeur peut y travailler librement à un projet d’opéra-ballet, Le mannequin d’or, où se transposent ses obsessions, ses angoisses et ses désirs. Il ignore que Barparoz est un collectionneur d’inédits, d’indiscrétions, d’ébauches, de cachotteries... tous puisés dans les corbeilles où les invités, sans y réfléchir, jettent notes, projets, brouillons. Barparoz se paye sur les futures variantes des futures «Œuvres complètes » et sur les misérables secrets de ses protégés. A moins qu’il soit l’agent de toutes les polices que le musicien imagine sur ses trousses, à l’affût de ses amours interdites. Autour de Tchaïkovski, se multiplient les intrigues des autres locataires du palais : complots, mensonges, manipulations. Il poursuit néanmoins son projet. Tout culmine dans une étrange fête costumée pour la Saint-Jean...
Disponible
19.00 €
Traité de la mort sublime
BC
Frappé par l'album testamentaire Blackstar (2016) de David Bowie, Daniel Salvatore Schier retrouve chez le rockeur glamourous le traitement superbe et artistique de la mort qui hante sa propre réflexion. On parlait jadis d'une « belle mort », acceptée, cadrée, respectant les règles. De Socrate jusqu'à David Bowie – en passant par Épicure, Montaigne, Kant, Goethe, Byron, Chateaubriand, Baudelaire, Oscar Wilde, Nietzsche, Heidegger, Genet, Mishima, Marguerite Yourcenar, etc. –, Schiffer invite le lecteur à méditer autrement sur l'art de mourir. À la manière des dandys. Le philosophe célèbre de manière paradoxale et réjouissante un dandysme métaphysique. Son manifeste, nourri d'exemples, est aussi une anthologie, riche en découvertes. Outre son parcours parmi les maîtres de la philosophie et de la littérature, on appréciera son heureuse incursion dans le domaine de l'art moderne et contemporain, à travers, notamment, Andy Warhol, Luchino Visconti, Leonard Cohen, Serge Gainsbourg, Bashung, Barbara...
Disponible
20.00 €
Vingt-quatre heures de la vie d'une gare
BC
22 octobre 1895. Le train express parti de Granville à 8h45 est attendu gare Montparnasse, voie 6, à 15h55. Il transporte plus d’une centaine de passagers. Lorsqu’à 16 h, avec un peu de retard, il entre en gare, il roule trop vite, au-delà des 30 km/h réglementaires. Les hommes d’équipe ne réussissent pas à le freiner. Il traverse la verrière et s’écrase en contre-bas, place de Rennes. L’accident le plus spectaculaire des chemins de fer français vient d’avoir lieu. Miraculeusement, il ne fera qu’une seule victime. Comme au théâtre classique, unité de lieu, unité de temps, unité d’action servent de cadre à l’enquête historique que mène Stéphanie Sauget. Au-delà de l’accident lui-même, elle s’attache à en dépeindre les protagonistes, à en décrire les conséquences et à restituer l’ambiance d’un lieu disparu mais qui hante encore notre imaginaire.
Disponible
14.00 €