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Actualité de la haine

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La haine, cette passion vieille comme le monde, est aujourd'hui de retour. Les discours qui l'attisent pourraient bientôt balayer la démocratie si nous n'y prenons garde. L'enjeu de cet ouvrage est donc politique et, avec Freud et Lacan, sa perspective sur l'actualité de la haine est encore neuve. Ce livre explore les voies qu'emprunte la haine et examine ses cibles, pour montrer de quelle logique elle procède. L'auteure met en tension l'Autre comme objet de haine avec l'intime Altérité qui nous habite, ce dont il appartient à chacun de se faire responsable. La figure de Lacan ici esquissée en témoigne. Un contrepoison s'en extrait. Un choix s'affirme, un savoir s'élabore, une orientation s'énonce d'un même mouvement, car la haine revient, certes, mais pas sans la position responsable qu'elle appelle en retour. L'auteur Anaëlle Lebovits-Quenehen, psychanalyste à Paris, membre de l'École de la Cause freudienne et de l'Association mondiale de psychanalyse.

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15.00 €

Aux confins du Séminaire

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12.00 €

Bricoleur de réel.

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Dénué du lustre de Picasso ou de Dubuffet, Gaston Chaissac éblouit, déroute et enchante. Avec Monique Amirault, nous découvrons, dans sa correspondance, ses astuces inouïes pour se situer dans le monde, se faire un corps et tisser un lien social inédit à partir de sa création protéiforme. De la marge où il campe, Chaissac tempête et sème des milliers de lettres à tous vents. Il balaie les semblants, les épluche allègrement et récupère de divins débritus, matière à une écriture pimentée d'ironie. Contre l'usage normatif du langage et le jargon savant, il file une langue singulière, se fait expérimentateur de discours, hérésiologue, poète épistolier. Ce bricoleur de réel trouve ainsi en son symptôme sa boussole. À l'heure où de pseudo-scientifiques prétendent éradiquer le réel, réduire l'humain à une machine sans symptôme ni inconscient, Chaissac fait valoir l'invention hors norme : les gens normaux n'ont jamais rien fait d'extraordinaire.

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18.50 €

Cinq grands entretiens au Champ freudien

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Sont ici réunis cinq grands entretiens avec des figures de l'effervescence théorique d'une époque où la psychanalyse conversait à bâtons rompus avec les autres disciplines : Foucault, Dumézil, Duby, côté philosophie, anthropologie, histoire ; Changeux et Thom, côté biologie, épistémologie. On y rencontre le scientifique aux prises avec son objet et ce qui résiste à sa saisie. On interroge, on ferraille. L'enquête est sérieuse, le ton enjoué. Les voix vibrent, l'énonciation est fulgurante. Échanges et frottements font saillir les articulations, les jointures impossibles et l'inattendu. Le projet d'une nouvelle science de l'homme fait l'épreuve de ses failles. Ce réel indissoluble est la matière de ces entretiens menés par Ornicar ?, revue du Champ freudien.

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18.50 €

Claudel avec Lacan.

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Ce petit guide se propose d'analyser l'ensemble du théâtre de Paul Claudel. De chacune des ?uvres destinées à la scène, François Regnault relate l'action et isole l'enjeu. Il s'inspire de Lacan, de son commentaire sur la Trilogie de Claudel (L'Otage, Le Pain dur, Le Père humilié) et de son enseignement sur le rapport entre les sexes, les femmes, le désir, l'amour, le destin « qui ne nous est plus rien ».

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18.50 €

Comment finissent les analyses

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Freud parle d’être « analysé à fond ». Qu’est-ce que cela veut dire ? La question a toujours été une pomme de discorde, la bouteille à l’encre, voire le pot-au-noir. En fait, pour FREUD, toute analyse est vouée à achopper sur une impasse, la rencontre d’un réel immuable. En revanche, selon LACAN, une passe est possible : une cure peut trouver une fin qui ne soit pas un simple satisfecit que l’analyste et l’analysant se décerneraient mutuellement, ni un abandon, une lassitude ou une insurrection, mais une conclusion d’ordre logique. S’ensuit une procédure en chicane, destinée à vérifier que la passe a bel et bien été trouvée par l’analysant. Lacan batailla dur pour faire adopter la passe par ses élèves. Après sa mort, la plupart s’empressèrent de passer ladite passe par-dessus bord. Elle fut sauvée des eaux par l’École de la Cause freudienne et, par le canal de l’Association mondiale de psychanalyse, elle se répandit à travers l’Europe et en Amérique latine. Encore fallait-il reconstituer le plan du labyrinthe et procéder à un nouveau réglage de l’opération. J’ai pris part à cette tâche par une suite de textes ici offerts au public. Sont-ils de nature à élucider les multiples paradoxes de la passe ? Je le crois. – JAM Jacques-Alain Miller, psychanalyste membre de l’École de la Cause freudienne, fondateur de l’Association mondiale de psychanalyse.

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22.00 €

Enfants terribles et parents exaspérés

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ENFANTS TERRIBLES ET PARENTS EXASPÉRÉS Les enfants n’écoutent rien, piquent des colères, en font voir de toutes les couleurs à leurs parents exaspérés, épuisés, dépassés. Les configurations familiales évoluent, mais toujours ça part en crise. Est-ce le respect du père qui se perd ? la « charge mentale » des femmes qui vire au burn-out maternel ? Comment l’enfant joue-t-il sa partie dans les affaires de famille ? Hyperactivité, trouble de l’attention, hypersensibilité... on impute à l’enfant divers « troubles » et on somme les parents de s’éduquer à la parentalité pour mieux les « gérer ». Les discours éducatifs font rage. On prêche le Père législateur universel ou sa déconstruction systématique. Tous bâtissent de nouveaux idéaux écrasants. Lacan note dès 1938 le « déclin social de l’imago paternelle », mais sans nostalgie. Père et mère ne sont pas des places définies à l’avance. L’arrivée d’un enfant y convoque. Fustiger toute autorité parentale, croire à l’autodétermination de l’enfant, ce serait effacer le temps de l’enfance.

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15.00 €

Enfants violents

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Enfants violents, dit-on. Comment expliquer cette violence dès l'enfance, comment parvenir à l'aborder? Cette question actuelle est ici considérée «à hauteur d'enfant» par des professionnels partenaires de l'enfant/adolescent et de sa famille. Qui sont ces «petits monstres» refusant de se laisser gouverner, éduquer, soigner? La psychanalyse souligne que la violence est un fait premier chez l'être parlant. C'est la pulsion même. Il s'agit donc de décoller «enfants» et «violents». Exfiltrer la chose violente du sujet permet de situer ce qui la déclenche-pas une frustration, mais un excès(angoisse). La violence convoque un acte séparant l'insupportable. Entendue, elle peut se révéler féconde pour l'enfant. La violence pousse à la rupture des liens. L'enfant semble ne rien pouvoir dire de ce qui lui arrive. Ouvrir les chemins du dire requiert l'invention! Ce livre expose la pragmatique de l'abord de l'enfant violent que nous accueillons tout-petit ou adolescent orientés par Freud et Lacan.

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15.00 €

L'inconscient de l'enfant.

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Lenfant incarne aujourdhui un idéal merveilleux. Mais quand il ne répond plus aux attentes parentales, il dérange. Les techniques comportementales réduisent le symptôme à un dysfonctionnement. La psychanalyse lui donne au contraire une dimension de vérité et le saisit comme une manifestation de linconscient. Quest-ce que linconscient de lenfant?? Que nous apprend-il sur la place de lenfant dans sa famille?? Le psychanalyste invite à venir dire ce qui se passe sans juger ni les adultes, ni lenfant, pris dans lhistoire de ses parents. Dire ces liens a des conséquences sur lenfant, sur ce quil vit, ce quil désire, mais aussi sur sa famille. Délivré des noeuds qui lentravent, il retrouve la liberté de choisir sa vie et dêtre en relation avec les autres. Pour le faire savoir, Hélène Bonnaud donne une lecture vivante des concepts de la psychanalyse, accessible aux parents comme aux professionnels de lenfance.

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18.50 €

L'os d'une cure

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Qu'est-ce que l'os d'une cure ? Après l'imaginaire, l'identification phallique et le fantasme, la dernière réponse est le symptôme, précisément le partenaire-symptôme. C'est un mode de jouir de l'inconscient, du savoir inconscient, de l'articulation signifiante. C'est aussi un mode de jouir du corps de l'autre, qui est autant le corps propre que celui d'autrui. Tel est le squelette de la relation de couple. Le mode de jouir féminin exige que le partenaire parle et aime ; l'amour est tissé dans la jouissance. Le mode de jouir masculin exige que le partenaire réponde à un modèle et l'exigence peut porter sur un détail. Une psychanalyse procède d'une opération-réduction vers le réel. La parole y tourne autour de cet os, en spirale, le serrant de plus en plus près, jusqu'à le sculpter.

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La bataille de l'autisme.

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Quand l'autisme obtient le label de Grande cause nationale, aussi tôt une folle campagne se déchaîne dans les médias. Il y a urgence, dit-on, la France est en retard. Au Parlement de faire place nette : qu'il interdise aux psychanalystes et assimilés toute prise en charge des autistes. Au gouvernement d'installer des techniciens plaquant sans faillir des protocoles de rééducation comportementale. Ce battage soulève un tollé et échoue. Mais il est entretenu. Éric Laurent revient sur l'événement pour en révéler les enjeux de société. Il démystifie la propagande de la bureaucratie sanitaire, ses ambitions autoritaires, son mésusage des résultats de la biologie et de la génétique. S'autorisant d'une longue expérience clinique, s'appuyant sur des cas éclairants, il pose des repères essentiels pour la pratique et ouvre des pistes inédites pour le traitement des autistes. Une percée majeure dans cette bataille où la psychanalyse peut démontrer qu'elle porte l'esprit des Lumières.

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La sexuation des enfants

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Pour chaque enfant, fille ou garçon, la différence sexuelle fait question. Comment l’enfant se découvre, se reconnaît et se parle comme étant de tel sexe ou de tel autre ? La « fluidité des genres » s’imposerait-elle comme une nouvelle norme au nom d’une liberté de chacun à choisir son propre sexe ? La mode de l’unisexe et la dénonciation du sexe d’assignation suffisent-elles à donner plus de marge de manœuvre aux enfants dans le choix d’une position sexuée ? Face à l’impasse du sexuel, comment se repérer ?

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La solution trans

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La solution trans Sous la direction de Jacques-Alain Miller Ce livre est construit sur la base des dires de six personnes, occupées par une problématique trans et qui ont voulu en parler avec un psychanalyste. Pour un psychanalyste, son interlocuteur n’est pas un objet de laboratoire, mais un sujet de plein droit qui a quelque chose à énoncer sur ce dont il pâtit. Cependant, que professent-ils le plus souvent, les porte-paroles du mouvement trans ? Que la clinique est un vieil instrument de domination, qu’elle ne véhicule aucune vérité, qu’elle n’a pas lieu d’être et qu’elle est vouée à disparaître. Sur ce point, nous ne saurions être d’accord, nous qui accueillons, un par un, des sujets en souffrance qui ne parlent le langage d’aucun groupe, mais celui de leur singularité. On constatera ici à quel point diffèrent de toute idéologie les dires du sujet qui a fait appel à un psychanalyste et qui ne songe pas le moins du monde à généraliser sa difficulté d’être, ni à faire de la transition un idéal.

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La Troisième - Théorie de lalangue

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Jacques Lacan, La Troisième & Jacques-Alain Miller, Théorie de lalangue Sont réunies ici la conférence majeure de Lacan La Troisième (à Rome, en 1974), texte établi par J.-A. Miller avec un commentaire qui l’éclaire pour le grand public, et l’intervention (le lendemain) de Jacques-Alain Miller, Théorie de lalangue Rome. La première fois, ce fut, en 1953, « Fonction et champ de la parole et du langage », où Lacan posait les bases de son enseignement. La seconde : en 1967, dans « La psychanalyse. Raison d’un échec », il stigmatisait l’arrêt de la pensée dans le champ ouvert par Freud. À la troisième, en 1974, c’est l’heure de lalangue, de la jouissance, du noeud borroméen. — JAM Autre ouvrage dans la même collection : Aux confins du Séminaire

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Lacan redivivus

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9 septembre 1981 – 9 septembre 2021 Quarante ans après la mort de Jacques Lacan, Ornicar ? invite à célébrer – et non à commémorer – l’homme Lacan. Voilà de lui une autre figure que celle qui a fait florès. Les nombreux témoignages et archives inédites rassemblés dans ce volume font revivre un Lacan bien plus complexe et plus authentique. Il importe d’approcher ce que fut l’homme. Non pas hagiographie, mais récit de ce qu’il fut pour ses proches – le père, le grand-père, le beau-père, l’ami, l’amant –, pour ses analysants et pour quelques-uns qui ont eu la chance de croiser sa route. Ce volume a pour ambition de présenter au public un Lacan changé en lui-même par des témoignages personnels, qui ne le métamorphosent pas en saint de vitrail, mais tout de même le dédiabolisent. Un hors-série sans exégèses savantes de la doctrine, dédié à le rendre vivant. D’où son titre : Lacan Redivivus.

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Laissez-les grandir !

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4.00 €

Le corps pris au mot

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Notre monde porte l'image du corps au zénith... et au coeur de nos préoccupations. Le diktat du « bien-être » forge un mirage de bonheur. Il faut paraître tonique, stylé, en bonne santé, le corps doit être maîtrisé et s'exhiber. Cet idéal a un envers, le « stress », voire l'angoisse qui s'éprouve dans le corps. On dit que la psychanalyse ne s'intéresserait qu'à l'inconscient, et pas au corps. Hélène Bonnaud met ce malentendu à l'épreuve de la clinique : pour la psychanalyse, notre corps est touché, affecté par la parole. Honte, inhibitions, maladies, peurs, boulimie, anorexie, douleurs, addictions en signalent l'impact. Le psychanalyste prend le corps au mot. Il interprète son dis-corps. Là se découvre ce que dit le corps parlant, ce qu'il veut. Les cas cliniques présentés éclairent comment chacun traite son corps, en parle, l'habite, en jouit. Faire avec son corps appelle l'invention.

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Le désir foudroyé.

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Le traumatisme évoque le choc, la blessure et aussi l'angoisse, les cauchemars, les symptômes, le suspens du désir... Comment en sortir ? La victimologie fait équivaloir traumatisé et victime. Ouvrant une autre perspective, la psychanalyse suppose toujours un sujet derrière la victime. Plutôt que l'événement même, elle souligne ce que le sujet en fait. Nul autre que lui ne saura mieux dire le réel qu'il a rencontré, brutal, inassimilable. Cerner son implication dans sa souffrance restitue au sujet sa part de responsabilité et, par là, son désir. S'arracher au statut social de victime, faire l'hypothèse de l'inconscient, déchiffrer son symptôme demande du courage. Sonia Chiriaco illustre par des cas cliniques combien l'expérience subjective du trauma est toujours singulière et comment l'expérience analytique permet à chacun d'inventer la solution qui lui est propre pour sortir de son impasse.

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Mode de jouir au féminin

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Alors que les femmes s’affirment sur la scène du monde et que les catégories sexuelles se multiplient, la psychanalyse met au jour que le féminin n’est pas réductible à des données biologiques ou culturelles. Ce livre explore le féminin hors genre et au-delà du fantasme. De dits d’analysants, il extrait quelques expériences de jouissance. La sexualité féminine, « continent noir » de la psychanalyse freudienne, est mystère. De ce trou noir, Marie-Hélène Brousse fait surgir des effets de savoir. Le vide situe un érotisme propre au féminin. Elle précise ici l’avancée de Lacan isolant une jouissance autre que phallique, non localisée, indicible, qui a des affinités avec l’infini. Le féminin est un mode de jouir qui toujours surprend les êtres parlants quand ils l’éprouvent, une jouissance hors sens, hors loi, mais pas hors corps. Marie-Hélène Brousse Psychanalyste à Paris, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association mondiale de psychanalyse.

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Neurologie versus psychanalyse

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Hervé Castanet NEUROLOGIE VERSUS PSYCHANALYSE La thèse neurobiologique : l’être humain est un cerveau, le cerveau est une machine à traiter de l’information. Logeant toute causalité dans le cerveau, cette thèse réduit l’être parlant au silence d’un organe. Aujourd’hui hégémonique, cette thèse prétend s’imposer à toute conception humaine et sociale, à la psychanalyse et à tous ceux qui y puisent une orientation, elle légitime la mise sous tutelle administrative des pratiques de la parole, elle postule le tout neuro. À l’endroit de cette idéologie, notre opuscule livre un combat épistémologique, concept contre concept. Car la psychanalyse, elle, fait valoir l’énonciation du sujet : celui-ci dit ce qui cause son tourment, le réel de son symptôme, qui emporte désir, amour et jouissance. HERVÉ CASTANET Professeur des universités, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association mondiale de psychanalyse, il est psychanalyste à Marseille et a publié une trentaine de livres, dont Homoanalysants et Quand le corps se défait (Navarin/Le Champ freudien, 2013 & 2017).

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Ornicar ? 53. L'inconscient encore, sa vérité, son réel

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Notre époque remet en question la vérité, se perd dans les affres de la post-vérité. La psychanalyse, elle, continue de faire référence à la vérité-refoulée, inconsciente, d'un désir méconnu. Pourtant la psychanalyse ouvre aussi sur une remise en question de la vérité. L'inconscient avec Lacan n'est pas seulement le lieu d'un message sur une vérité méconnue de l'histoire du sujet, il est aussi celui de la commémoration de la rencontre avec le trauma. Les traces traumatiques relèvent du réel et non plus de la vérité - du réel au sens de la psychanalyse, le réel pulsionnel. Ornicar? 53 se déploie autour de l'événement traumatique et de ses effets pour le sujet entre vérité et réel. Il explore le «décrochage du vrai et du réel» en psychanalyse (Jacques-Alain Miller). La littérature quand elle est réponse au trauma nous enseigne. Avec Philippe Lançon et Le Lambeau, l'écriture devient réponse à ce réel inassimilable. - Clotilde Leguil, rédactrice en chef. Avec un inédit de Philippe Lançon

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Ornicar ? 54 Consentir

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Quelle entrave oppose-t-on aujourd’hui au désir de qui voudrait avoir une relation abusive avec telle femme, tel homme, tel enfant ? Les cas récents d’abus sexuel ne manquent pas. Évidemment la nécessité du consentement du partenaire semble faire consensus, du moins juridique, le Droit (d’un lieu, à une époque) définissant l’âge de la minorité sexuelle. Ornicar? 54, dédié au thème « Consentir », prend du champ pour interroger : Qu’est-ce que le consentement ? d’où vient-il ? Est-il nécessaire ? suffisant ? Vrai ou illusoire ? Une analyse philosophique, juridique, historique et une lecture psychanalytique éclairent ici l’usage contemporain de cette notion. Comment définir au plus juste un attentat sexuel ? Un parcours minutieux, de Freud à Lacan, de la notion de traumatisme sexuel, oblige à chambouler notre conception de la relation de cause à effet (Jacques-Alain Miller). Le consentement est au coeur de la réflexion éthique dans le champ de la relation entre les sexes.

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Ornicar ? 55 - Les bas-fonds

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« Les bas-fonds », l'expression appelle d'emblée l'imaginaire qui les constitue : l'envers d'une société, sa part maudite réelle ou fantasmée. C'est aussi un nom d'époque, celle de l'Europe bouleversée du XIXe siècle. Pour autant, les histoires, la vie des hommes dits « infâmes » ont-elles cessé de nous hanter ? Le contexte n'est plus celui des « mystères » de Paris, mais le débat sur les dessous de notre société n'a pas cessé. Simple rémanence sous de nouveaux noms : SDF, invisibles, vies minuscules, etc. ? En un temps où le sublime d'antan a chuté, à l'époque sans nom de toutes les ségrégations, quel rapport entretenons-nous avec la part sombre, voire menaçante de l'humanité ? Refoulement ? Rejet radical ? La psychanalyse propose de se déprendre de ce qui fascine dans la pauvreté, le crime, les misérables, etc., pour dénuder le vrai statut à donner à l'objet « rebut », « déchet ». En somme, Ornicar ? 55 cherche à apprendre de la lumière des bas-fonds.

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ORNICAR ? 56 - Dire

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Ornicar ? 56 – Dire s./dir. Jacques-Alain Miller et Deborah Gutermann-Jacquet Suffit-il de dire « Je suis » pour être ? Qu’est-ce qu’un dire qui fait acte ? Ce numéro d’« Ornicar ? » explore la pluralité des manières de dire, à travers les époques et les discours : de l’Antiquité romaine, où « n’agit que le dire », à l’idéal d’« autodétermination » de certains contemporains rêvant de se signifier sans médiation de l’Autre. Telle parole de l’Autre (père, mère, etc.) peut prendre une valeur déterminante pour le sujet, parfois à son insu. Si la parole a un pouvoir, comment accède-t-elle au statut d’un dire qui compte ? Lacan distingue ce qui « se dit » et le « dire ». Le pari de la psychanalyse est de faire fond sur la puissance de la parole pour interpréter : produire un « dire », porté par une énonciation, apte à dépétrifier, à faire chuter les identifications mortifiantes avec lesquelles le sujet se défend de la vie. Découvrons les richesses du dire dans les facéties de la Renaissance, la « disputatio » médiévale, le « flow » des rappeurs et son usage dans la psychanalyse.

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Ornicar ? 57 – Croire

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Ornicar ? 57 - Croire Ce 57e numéro d’Ornicar ? met au travail ce que c’est que « croire ». Au-delà et en deçà de la croyance, croire ne désigne pas seulement un acte de foi ou une attitude ; c’est un rapport à la vérité, à la parole, à l’Autre, au doute, au monde, en somme. Aussi, Ornicar ? s’intéresse au retour du religieux et au statut du croire dans les trois monothéismes, mais aborde aussi ce que c’est que croire à l’histoire, aux mythes, aux démons, à l’Autre et encore aux discours. À l’heure des fake news et dans une ère qui tourne le dos aux traditions, aux institutions d’hier et dit adieu au Père universel, qu’est-ce qui spécifie le croire aujourd’hui ? David Lemler, Pierre Manent, François Hartog, Rémi Brague, Danièle Hervieu-Léger, Yana Grinshpun, Jacques-Alain Miller contribueront, avec d’autres, à éclairer ce qui fait la sève du croire, d’hier à aujourd’hui.

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Ornicar ? 58 - Mourir

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« Ornicar ? », après « Dire » et « Croire », poursuit avec « Mourir ». Les débats sur l’euthanasie ou sur le droit de choisir sa mort, le retour de la violence de guerre font l’actualité de la question de la mort. Toujours là, pour chaque vivant, elle se présente sous des masques différents en fonction des lieux, des temps ou encore de l’échelle envisagée, collective ou individuelle. « Ornicar ? » 58 se penche sur les dimensions symboliques, imaginaires et réelles de la mort – réel au sens de Lacan, à savoir l’impossible. Pour ce numéro 58, « Ornicar ? », revue de psychanalyse ouverte aux champs de savoir, voyage de la Grèce archaïque à l’époque contemporaine. Les contributions d’historiens, philosophes, chercheurs en littérature ou en sciences politiques, psychanalystes abordent notamment : « mourir à la guerre », « marcher à l’échafaud », « survivre à sa mort » (du XIXe au transhumanisme), « mourir au théâtre ou dans le roman policier », et encore, « l’immortalité », « La Disparation » (Pérec), « la mort volontaire »... Jacques-Alain Miller nous invite à faire retour, à partir de la fin, sur la question du commencement. La fin d’une analyse, dit-il, se déduit de son début. « À la fin c’est toujours la mort qui gagne », disait Staline à la façon de La Palisse, avec un accent de fatalité que la psychanalyse ne partage pas, malgré sa force d’évidence. Lacan énonce : « La mort est du domaine de la foi. »

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Ornicar ? 59 - Rire

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« La vie n’est pas tragique. Elle est comique. » Cette proposition de Lacan, destinée à décoller chacun du pathos qu’il associe aux drames de sa vie, a ouvert la voie d’« Ornicar ? » 59 dédié au rire. Telle serait une conclusion que chaque analysant peut tirer de l’expérience analytique, allégé de quelques drames qui ont trouvé à s’exprimer, s’éclairer, se répéter jusqu’à s’user, pour enfin s’effacer. Les larmes ayant valeur d’éternité s’assèchent. Le passé se fait moins douloureux, intégré à l’histoire. Un ciel d’orage laisse place enfin à l’éclair du « Witz » (mot d’esprit) ou à un éclat de rire. Lacan époussette la tradition comme l’allure funèbre. Pourquoi Freud a-t-il eu recours à la tragédie fondatrice d’Œdipe pour donner ses assises à la psychanalyse ? Le fond n’est-il pas plutôt tissé de la comédie des sexes, synthétisable dans la destinée du phallus bouffon, érigé pour toujours retomber ? Qu’est-ce qui fait rire, amuse, provoque ce mouvement irrépressible, contingent, bizarre, qui lui-même procure du plaisir, mais peut aussi signer la gêne ? Du plaisir du jeu de mots à l’effet de poésie, les auteurs de ce numéro ont mis le rire à l’épreuve de l’écriture, à travers le temps, la littérature, l’opéra, la caricature, la philosophie, le cinéma ou encore le théâtre.

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Ornicar ? 60 Mentir

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ORNICAR ? 60 MENTIR sous dir. Jacques-Alain Miller, Deborah Gutermann-Jaquet « C’est d’abord comme s’instituant dans, et même par, un certain mensonge, que nous voyons s’instaurer la dimension de la vérité. » Jacques Lacan À l’heure où la langue de Poutine comme celle de Trump sont envahies par le mensonge qui crie qu’il est Vérité, comment aborder ce qui fait la racine du « mentir » ? Dans "Ornicar ?" 60, des psychanalystes explorent, avec Jacques-Alain Miller, les paradoxes du mensonge et de la vérité, tels que Lacan les a formalisés : la vérité menteuse, le mi-dire de la vérité, "différentes facettes du « mentir ». Ornicar ?" accueille aussi des écrivains qui, par leur plume, éprouvent au plus près les impasses de la vérité et se tiennent sur la crête du mentir vrai : Pierre Michon, Catherine Millet, Éric Vuillard, Gwenaëlle Aubry, Éric Marty, entre autres. Une nouvelle rubrique est consacrée aux références que Lacan mobilise dans son Séminaire XV "L’Acte psychanalytique", établi par J.-A. Miller et récemment paru au Seuil. Elle fait signe à l’actualité de la psychanalyse.

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Ornicar ? 61 Voir

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ORNICAR ? 61 VOIR sous dir. Jacques-Alain Miller, Deborah Gutermann-Jacquet "Voir" est partout, tout le temps, si prégnant qu’il en serait presque l’oublié de notre expérience quotidienne. Avec Lacan, pourtant, cette expérience sort de l’évidence. S’appuyant sur les observations de Merleau-Ponty, il disjoint la vision du regard et montre que le regard précède la vision. « "Ils ont des yeux pour ne pas voir". Pour ne pas voir quoi ? – justement que les choses les regardent », comme Lacan le pointe dans son Séminaire XI. Le sujet de la vision se défend contre sa vérité d’objet posé sous le regard : il est une tache, et cette tache a une fonction. Qu’est-ce qu’une tache, un trompe-l’oeil, un voyeur, un tableau ? Qu’est-ce, au fond, que cet objet regard, qui peut, dans la névrose et notamment dans l’obsession, prendre une place si déterminante ? Ce sont à ces questions que les auteurs de ce numéro se confrontent. Jacques-Alain Miller choisit pour en approcher le coeur de se saisir des personnages de Diane et Actéon. Les invités d’"Ornicar ?", le cinéaste Luc Dardenne, l’historien Michel Pastoureau, nous donnent des témoignages cruciaux sur le traitement singulier de cet objet qu’est le regard et de ce voile qu’est la vision. La rubrique consacrée aux références de Lacan poursuit aussi son exploration à travers ses Séminaires pour donner à lire et à voir un peu de la matière dont il alimentait ses réflexions. Cette fois quelques références sont prélevées dans le Séminaire XIV, "La Logique du fantasme". Pour l’occasion, Ornicar ? a invité des mathématiciens. Enfin, un dossier est consacré à « l’avenir des institutions ». Il pose la question de la pratique de la psychanalyse et de l’écoute de la souffrance des sujets dans la cité. Auteurs du Champ freudien : Jacques-Alain Miller, Deborah Gutermann-Jacquet, Catherine Lazarus-Matet, Philippe Hellebois, Yves Depelsenaire, Gérard Wajcman, Pierre Ebtinger, Aurelie Pfauwadel, Marie-Françoise De Munck, Sophie Marret-Maleval, etc. Des auteurs de disciplines affines : (cinéma, peinture, littérature, histoire, philosophie, mathématiques, etc.) : Michel Briand, Luc Dardenne, Michel Delon, Marie-José Durand-Richard, Thomas Hausberger, David Lemler, Paul Magendie, Michel Pastoureau.

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Ornicar? 52 Dark Continent.

BC

« La psychanalyse doit son endurance étrange à l'accès qu'elle donne au réel de l'existence » affirmait Jacques-Alain Miller en 2003. Cet accès que la psychanalyse donne au réel de l'existence, qui n'est pas le réel de la science, est ce que la revue Ornicar ? entend faire résonner, transmettre et démontrer. En 2018, Ornicar ? 52 est dédié à la féminité, sujet brûlant aux incidences à la fois clinique et politique. Son titre, Dark Continent, rend hommage au mystère de la féminité. Freud a pu qualifier la sexualité féminine de dark continent pour la psychanalyse ; Lacan a décidé de faire la lumière sur ce continent noir. Alors que les études de genre défendent une approche politique de la féminité depuis la question de la domination masculine, Lacan nous introduit à une autre dimension de la féminité, qui a toute sa valeur au XXIe siècle. Ce numéro 52, placé sous le signe des ailes noires du désir d'Annette Messager, fait une place à la féminité comme expérience de l'étrangeté et s'interroge sur une époque, celle des hashtags et des passions de l'être devenues digitales, qui croit avoir tout dit sur les femmes et qui continue peut-être sans le savoir de garder la bouche cousue sur ce qui ne peut se dire. Il revisite la conception lacanienne de l'amour et les parcours tragiques des grandes héroïnes du Séminaire de Lacan. Ornicar ? 52 interroge les nouveaux usages du Nom-du-Père par les femmes alors que la procréation médicalement assistée oblige à repenser les conditions de la transmission. Il démontre aussi le nouvel usage du Nom-du-Père par les filles. Et bien d'autres surprises encore. Nous n'avons pas fini de tirer toutes les conséquences de la lettre mystérieuse et troublante que Lacan nous a laissée pour déchiffrer notre monde. Messager de la féminité, Lacan a ouvert la voie à un autre discours sur les mystères du continent noir. - Clotilde Leguil, rédactrice en chef

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18.00 €

Quand le corps se défait.

BC

Un psychanalyste choisit d'exposer précisément quatre cas relevant de la clinique appliquée aux psychoses, plus un, célèbre, celui d'Antonin Artaud. Pourquoi un tel livre aujourd'hui ? Assurément pour casser quelques stéréotypes sur ce que fait, ou ne fait pas, un psychanalyste avec des analysants psychotiques. Trop de balivernes se colportent encore et parfois au nom de Lacan. La conception déficitaire de la psychose comparée à la névrose a la vie dure. Mais ce livre ne se limite pas à cet enjeu. Il se propose de montrer en quoi s'orienter du dernier enseignement de Lacan a des effets radicaux pour la clinique psychanalytique en général, et avec des analysants psychotiques en particulier. » L'inconscient est le témoignage d'un savoir en tant que pour une grande part il échappe à l'être parlant. (Chacun) présente toutes sortes d'affects qui restent énigmatiques. Lalangue nous affecte d'abord par tout ce qu'elle comporte comme effets qui sont affects. » (Lacan) La seule définition freudienne de l'inconscient comme discours de l'Autre scène n'est plus utilisable. Lacan propose d'y substituer la clinique du parlêtre : le signifiant percute le corps, faisant sourdre la jouissance. La psychanalyse change, et la conduite des cures avec elle : » Quand on analyse l'inconscient, le sens de l'interprétation, c'est la vérité. Quand on analyse le parlêtre, le corps parlant, le sens de l'interprétation, c'est la jouissance. Ce déplacement de la vérité à la jouissance donne la mesure de ce que devient la pratique analytique à l'ère du parlêtre. » (Jacques-Alain Miller). Quand tout s'effondre et que le corps se défait, où trouver ancrage ? Comment contrer la dérive, quand le symbolique n'ordonne plus notre monde ? Présentant quatre cas, - plus un, célèbre, celui d'Antonin Artaud, Hervé Castanet démontre en quoi s'orienter du dernier enseignement de Lacan a des effets radicaux pour la clinique, spécialement appliquée aux psychoses. L'interprétation freudienne visait la vérité ; l'orientation par le réel vise la jouissance qui trouve son lieu d'écriture dans le corps. Aujourd'hui, la pratique analytique a nouvelle boussole. Dans l'expérience d'une psychanalyse, se tisse un nouage du réel, du symbolique et de l'imaginaire où se puise matière à inventer. Quand le réel cogne, loin des solutions supposées valoir pour tous, les inventions, ainsi élaborées et soutenues sous transfert, sont des réponses inédites et singulières pour tenir dans la vie.

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18.50 €

Repères pour la psychose ordinaire

BC

La psychose interroge, voire inquiète. Comment la repérer ? Le repérage d'un mode de fonctionnement psychotique est d'autant plus difficile que des protocoles médicamenteux ou comportementaux sont appliqués sans écouter les patients. Nombreux sont ceux qui trouvent appui à parler à un psychanalyste. Les enseignements de Lacan sur la structure psychotique et la notion de psychose ordinaire, introduite par Jacques-Alain Miller, servent ici de boussole. Ce livre présente de nombreux cas.

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Rêves et fantasmes chez l'enfant

BB

RÊVES ET FANTASMES CHEZ L’ENFANT Institut psychanalytique de l’Enfant du Champ freudien Sous la direction de Angèle Terrier « Mais je rêve !? » « Tu prends tes désirs pour des réalités ! » « Arrête tes histoires ! » « Même pas en rêve ! » Ces discours courants voudraient chasser les rêves comme opposés à la réalité. Lacan révèle que la réalité et le désir – qui entretient les rêves – sont en continuité : le désir est l’essence de la réalité. Rêves et fantasmes sont des productions de l’inconscient. Dans le rêve, les choses irreprésentables viennent à se montrer, à se dire, sur un mode déplacé, tel un cauchemar tempéré. Dans le cauchemar qui réveille, l’angoisse fait signe d’un réel. Lacan pointe qu’on ne se réveille alors que pour continuer à rêver. La construction du fantasme masque le réel, impossible à dire, par un scénario. Le fantasme n’est pas réductible aux fantaisies de l’enfance. D’un côté, étoffe imaginaire, d’un autre, réserve pour les objets de la pulsion, il est au fondement de la constitution du sujet. Plutôt qu’évincer les récits de rêves et les fictions enfantines, relevons là les signifiants et les fixations qui comptent. Et soutenons l’opération à l’oeuvre dans le rêve, le jeu, les histoires, autant de lieux où l’enfant tente de dire l’insupportable et le plus exquis. Cet ouvrage explore comment rêves et fantasmes retentissent dans la rencontre analytique, et permettent de nouveaux arrimages.

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15.00 €