100 Days of War
BC
Dès le premier jour, j’ai commencé à rassembler des photographies et des notes dans un petit carnet, créant un enregistrement personnel de la guerre et des déplacements que celle-ci a engendrée à l’intérieur du pays. Ce qui au départ provenait d’un désir intuitif de documenter mon expérience de la guerre et de l’incertitude qu’elle créait s’est transformé en quelque-chose de plus large: une réflexion sur les notions de foyer, d’identité, de déplacement. Alors que le travail décrit littéralement l’évacuation soudaine de ma famille et les conséquences de cette brutale attaque Russe, il cherche aussi à remettre en question le langage de la photographie lui-même et ses limites en matière de documentation, de représentation et d’impact sur les conflits. Cette documentation subjective de la soudaine invasion de l’Ukraine par la Russie est devenu mon projet «100 jours de guerre».
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55.00 €
A - New York 1989/1993
BC
« Dédoublement : dans ses photos, d'Agata n'est plus d'Agata mais A, son double - mais qui est le double de qui ? Qui est second et qui est premier quand on ne sait plus si l'on photographie ce qu'on vit ou si l'on vit pour pouvoir photographier, pour pouvoir cesser de photographier ? » Rafael Garido, Ice, Images en Manoeuvres, 2011.
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32.00 €
Actes, Une Presence Politique
ZZ
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45.00 €
Alberto Garcia-Alix
BC
Deux voix, deux personnes qui se rencontrent, qui sentretiennent, qui se connaissent depuis longtemps. Alberto Garcia-Alix, photographe espagnol et Nicolas Combarro, curator et photographe. Né à León en 1956, poète, rockeur et matador anarchiste dans lEspagne daprès Franco, Alberto Garcia-Alix puise son inspiration dans son entourage immédiat, « ceux quil a devant les yeux ». Il est considéré comme un photographe intransigeant, obsédé par la recherche de la réalité. Il traque la simplicité à travers un plan frontal très direct, il napprécie pas la sophistication ni les trucages, et son obsession reste la pureté du développement en noir et blanc. En 2003 il reçoit le Prix Photo España et doctobre 2014 à Janvier 2015, il expose sa série photographique «faux horizons» à la maison Européenne de la photographie a Paris, dernièrement il a exposer son travail su Valparaiso au Festival ImageSingulières à Sète
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19.50 €
Alltagsfantasie
BC
AlltagsFantasie est une performance illustrée dans laquelle l’artiste utilise le médium photographique. Il s’agit d’une oeuvre impressionnante qui nous invite à reconsidérer nos idées sur l’identité, les rôles de genre et l’autodramatisation. Elle aiguise le regard que nous portons sur nos quêtes d’autonomie individuelle et collective, et ouvre la voie à un examen critique des structures et des normes de pouvoir existantes. Une publication qui devient elle-même une oeuvre d’art : Une ode à l’autonomie sexuelle, une célébration de la sensualité féminine qui entreprend de remettre en question les structures patriarcales. Au cours d’un long processus de création qui a débuté en 2010 et s’est poursuivi jusqu’en 2021, Joanna Szproch a mis en forme bien plus qu’un extrait décisif de sa biographie : elle s’est attachée à condenser les couches temporelles, mettre en scène les croyances et façonner une oeuvre d’art qui transcende les catégories conventionnelles. Le livre qui a émergé de ce processus complexe peut ainsi être considéré comme un autoportrait étendu, aux couches se démultipliant. Il reflète à la fois un moi profond et un moi qui émerge dans le contexte de relations sociales et culturelles. Parmi les différents mediums de l’autoportrait, la photographie occupe une place particulière. Dans notre monde marqué par l’usage intensif des selfies sur les réseaux sociaux, la simultanéité trompeuse des rôles devient aujourd’hui évidente. Il est possible d’être à la fois muse, modèle et créateur. Cependant, il reste impossible de porter un regard objectif sur sa propre personne, tant nous portons nous-mêmes nos masques. C’est précisément dans ces mondes intermédiaires du "regard féminin" et du "regard masculin", ces frontières entre le soi et l’extérieur, que Joanna Szproch explore sa fantaisie quotidienne. Plus qu’une pure et simple évasion : comment un fantasme devient une forme. "Chacun d’entre nous a le droit, la possibilité, de s’inventer dans son quotidien. Si une personne ne s’invente pas, elle sera de toute façon inventée. Il est donc sage d’avoir l’audace de s’inventer soi-même." Maya Angelou Six ans après l’explosion du mouvement #metoo, des militants des droits de l’homme pourtant influents continuent de suggérer que le viol n’est pas un crime contre les femmes elles-mêmes, mais un simple problème de respect de la propriété. Au milieu de l’inhumanité de ces débats, Joanna Szproch combat quotidiennement, par ses fantasmes, un système archaïque et dysfonctionnel. Il s’agit de livrer bataille contre une ignorance particulièrement tenace, et lutter encore et encore pour obtenir les nécessaires changements.
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45.00 €
Anders Petersen
BC
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19.50 €
Azov Horizons
BC
Depuis quelques mois, Donald Trump a pris possession du bureau ovale à la Maison Blanche en devenant officiellement le 47e président des Etats-Unis. Parmi les nombreuses déclarations faites durant sa campagne, une des plus extravagantes fut sa promesse de mettre un terme à la guerre en Ukraine en 24h. Nous voilà donc à un tournant potentiellement historique de l’histoire européenne. La résilience ukrainienne ne pourra perdurer sans le soutien américain , d’autre part, une Union européenne ayant manqué à son devoir existentiel envers l’Ukraine ne pourra plus se regarder droit dans les yeux. Le projet photographique « Azov Horizons » emprunte les coulisses méridionales du conflit russo-ukrainien afin d’offrir un regard intime, été après été, sur la période qui a précédé le déclenchement du conflit, le temps du conflit et celui de l’après-conflit. Aujourd’hui, durant cette année charnière que sera 2025, nous publions une monographie du premier chapitre de ce projet, entamé il y a cinq ans, et qui se déploiera encore sur plusieurs années. De nombreux changements ont eu lieu depuis mes premières images sur les rives de la mer d’Azov. C’est avec Evgeniya, ma future épouse, que j’ai découvert pour la première fois cette région du sud de la Russie, à l’été 2019. Nous avions passé deux semaines au bord de la mer d’Azov, cette petite soeur de la mer Noire, dont l’eau turquoise perpétuellement baignée de soleil et les crépuscules mauves me laissaient une impression de Californie. C’est cette lumière estivale et ces dégradés d’horizons que je me promettais de venir photographier, été après été, comme le fil formel qui guiderait ma découverte de la région. Bien qu’ayant également travaillé à l’intérieur des terres russes et ukrainiennes, c’est au bord de cette mer que je trouvais la douceur visuelle la plus à même d’entrer en contraste avec le mal qui montait. Telle est l’ambiguïté fondamentale que le projet ambitionne de donner à sentir : que sous la plage gronde la fureur et gisent les pavés qui brisent les peuples. Dans le terreau fertile de l’ignorance et de la nostalgie de grandeur déchue, il suffit d’essaimer mensonges et autres messages de haine, pour que des peuples frères se dressent les uns contre les autres. La mer d’Azov diffusait aussi en moi cet élan romantique, ce potentiel poétique dont j’ai toujours besoin pour engager un travail de long terme. La région était alors déjà une zone de friction intense. Les combats faisaient rage depuis cinq ans dans le Donbass, la Crimée avait été annexée, et la mer d’Azov était de facto occupée par la marine de guerre russe. Sur ces rivages paisibles, un monde était au bord du précipice de l’histoire. Fin 2021, j’obtenais enfin l’accréditation me permettant de m’installer à Moscou, deux mois avant le tournant majeur que fut le début de l’invasion russe. Cette accréditation me permit d’être un des très rares photographes étrangers qui purent travailler dans le pays, jusqu’à notre départ précipité de Russie, en mars 2023, lorsque mon confrère Evan Gershkovich fut arrêté en plein milieu de notre reportage dans l’Oural. Mes deux étés suivants furent dédiés à la poursuite de mon travail en Ukraine. En mêlant symbolisme et documentaire, ce récit photographique explore les coulisses d'un territoire aujourd’hui englouti par la guerre. Il évoque les transformations en cours dans les sociétés des deux pays, l’un sombrant dans un autoritarisme belliqueux, l’autre luttant pour sa survie. Cette monographie est la matérialisation de ces cinq étés passés à arpenter les côtes de la mer d’Azov et de la mer Noire à la recherche des signes et des symboles évoquant les soubresauts funestes qui traversent ces « terres de sang », comme les appelle l’historien Timothy Snyder. Le récit commence par des images intimes de vacances dans le sud de la Russie en 2019, puis nous emmène sur les côtes ukrainiennes durant l’été 2021, dans les villes de Marioupol et Berdiansk, quelques mois avant leur anéantissement sous les bombes russes. Il nous emmène ensuite en Crimée occupée et sur les côtes russes, à l’été 2022, dans un pays où propagande militariste et déni populaire règnent en maître. Enfin, les étés 2023 et 2024 explorent les régions du sud de l’Ukraine ravagées par la guerre et l’occupation russe. Depuis une quinzaine d’années, mes projets photographiques au long cours n’ont cessé d’aborder des thèmes qui me semblent cruciaux pour la compréhension de notre époque. Entre autres : la modernisation à marche forcée en Chine, la question ouïghoure, le « front pionnier » de la nouvelle route de la soie dans sa dimension esthétique, sociale et politique, les tensions inter-ethniques dans les Balkans, et maintenant le conflit en Ukraine. Pour autant, je ne suis pas un photographe de guerre, ni un documentariste volant d’une zone de tension à la suivante au gré des événements. Ma pratique photographique s’inscrit au contraire dans le temps long : chaque projet est conçu comme un engagement durable envers le monde , chacun procède d’un désir, celui d’être partie intégrante du sujet que j’explore. Je vivais en Chine depuis déjà dix ans lorsque j’ai entamé Dust, un projet de quatre ans évoquant la fin du monde ouighour en Chine (monographie publiée en 2021 chez André Frère Éditions). Le projet « Azov Horizons », quant à lui, est né de ma rencontre avec Evgeniya, avec qui j’allais bientôt m’installer à Moscou, deux mois avant le début de la guerre. Il s’est ainsi construit en résonnance avec ma découverte, pas à pas, de la Russie et de l’Ukraine. Patrick Wack
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65.00 €
Blue Movie
BC
Après sa série photobiographique Cavale (2021), voyage sentimental à Deauville, le photographe et auteur-compositeur Nicolas Comment jette l’ancre à Saint-Tropez. Cette destination mythique de la French Riviera a été découverte par l’artiste en 2014, grâce à une invitation du chanteur Christophe qui lui proposa de venir le rejoindre pour écrire à bord de son voilier, qui mouillait alors dans la baie des Canoubiers. Entre 2020 et 2022, fuyant Paris et les confinements à répétition, le photographe et sa famille trouvent refuge dans le Golfe de Saint-Tropez, chez une amie galeriste qui leur permet d’inventer une nouvelle histoire photographique : Blue movie. Sur place, Nicolas Comment photographie sa femme – Milo Mc Mullen – et leur fille dans les ruelles d’un Saint-Tropez hors saison. Promenant son boîtier sur les terres émergées du fauvisme, il y croise également les fantômes des existentialistes à La Ponche ainsi que plusieurs héroïnes contemporaines ; telles Zula (ex-capitaine du Crazy Horse) ou Marie, une jeune artiste alors exilée dans le village solaire. À ses côtés, Milo et ses amies voguent sur le voilier du film Plein Soleil ou à bord du vieux pointu du « dernier des dandys» (Christophe) ; elles roulent en Méhari, s’assoupissent dans la chambre de Roger Vadim ou déambulent près de la Madrague, accueillies dans une petite maison de pêcheurs, voisine de celle de Brigitte Bardot. Dans ces visions de sororité sous la lumière de la Méditerranée, les photographies de Nicolas Comment apparaissent comme des Time capsules qui précipitent le regardeur dans d’autres strates temporelles, oniriques et sensuelles : reliques d’un film perdu. Le titre de la série est effet emprunté à un scénario mythique de Terry Southern (co-scénariste de Barbarella avec Roger Vadim), Blue Movie : un film érotique au départ destiné à être réalisé par Stanley Kubrick, mais jamais tourné. Dans cette aventure douce-amère, ce film arrêté, le photographe plonge le spectateur dans les paradis perdus d’une dolce vita révolue. Une échappée visuelle – antidote aux années de plomb actuelles – où des femmes nées de la (nouvelle) vague poussent les portes de « l’Autre Saint-Tropez », cher à Colette et aux peintres Fauves.
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39.00 €
Bobby Sands, Belfast mai 1981
BC
Bobby Sands est mort le 5 mai 1981 à 1h et 17mn du matin. Bobby Sands est arrêté et condamné à 14 ans de prison pour possession d'armes à feu. Il commence le 1er mars 1981 une grève de la faim suivie par neuf autres prisonniers politiques membres de l' IRA. Leurs revendications : obtenir le statut de prisonniers politiques auquel ils ont droit. Ils mourront tous, dans la presque indifférence générale. Ces épisodes qui pourraient évoquer une « histoire ancienne » rejoignent malheureusement la plus proche actualité, la Catalogne, aujourd'hui, réclame son indépendance comme d'autres états et citoyens de l'Europe, lassés de voir leur identité se diluer dans la « mondialisation ». Le conflit entre Catholiques et Protestants, les partisans de l'indépendance et du maintien dans la couronne rappelle l'histoire passée de la Grande-Bretagne et du clivage actuel entre partisans et opposants au Brexit.
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44.50 €
Brûlure
BC
Le livre Brûlure, réalisé essentiellement à partir depolaroïds, est une expérience, une initiation secrète imaginée par une femme,une traversée du feu. Une tentative de saisir le point de feu qui marque unesubstance comme l'instant d'amour marque une existence. Dès lespremières pages, sans trop savoir où nous allons, voilà que nous progressonslentement sur un chemin de brûlure et de métamorphoses. Nous traversons despaysages, des corps, des forêts, des scintillements, une rivière,le temps. Des peintures anciennes se devinent et un geste se répète : quelquechose a lieu. Comme dans La divine comédie de Dante, Brûlure deLinda Tuloup, mis en page par le graphiste Ruedi Baur, nous entraîne lentementdans l’obscure clarté où l’être ne finit jamais d’errer. Avec ses imagesdélicates, la photographe pousse nos corps et nos âmes dans les constellationsde l’être, dans la question éternelle, dans l’éternelle nécessité de l’être. Lesbrûlures qu’elle risque sont là afin que les images se chargent d’aura bien plusqu’elles ne disparaissent. Lorsqu’elles brûlent, soudain en leur centre, uneamande incise s’ouvre afin qu’accouche un autre territoire. Linda Tuloup traquel’insaisissable. Chacune et chacun tournent autour d’un tel espace entre flammeet cendre. Une fois le livre refermé, plâne au-dessus de nous lefantôme de la « question sans réponse » de Georges Bataille : «L’immensité, comme toi, n’a pas de robe. Silencieuse et nue, n’est-ce pasl’intimité de l’univers à laquelle t’ouvre un vertige intolérable ? ».<br/> Linda Tuloup, à travers ses séries photographiques, la relation qu’elleentretient avec la nature et l’image du féminin, dépassant la simple séductionpour nous faire pénétrer dans un univers poétique où l’inconscient devientlangage à part entière. Ce sont des rites intimes qui débordentl’espace : des polaroïds dont elle passe la matière à la flamme, des pierres surlesquelles elle révèle ses images, des films photographiques, dont FEU où lesecret même des origines se transmet à travers une ville perdue, un visageabsent, une nuée d’oiseaux.
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49.00 €
Camp de Rivesaltes, lieu de souffrance
BB
"Les deux séries photographiques présentées dans ce livre, accompagnées d'un texte de l'historien Denis Peschanski, ont été réalisées sur une période de deux ans par l'artiste FLORE sur le Camp de Rivesaltes. Loin du photo-reportage, ce travail engagé tente de laisser une trace sensible des événements passés dans ce camp souvent oublié de l'histoire. FLORE utilise ici l'art comme instrument de mémoire, ce qui est sa manière de se positionner face au «faisceau de ténèbres qui provient de son temps», comme dit Giorgio Agamben. Elle a écrit à propos de ce travail : «J'ai embrassé toutes les peines, toutes les souffrances vécues dans ce camp et dans ces autres camps dont il ne reste presque pas de traces, sinon celles laissées dans les mémoires, et je les ai réunies dans mon coeur. Ce livre est né de la nécessité de cet accordage, d'un glissement de l'émotion violente, quasiment physique, vers la maturité d'une peine pleinement assumée et exprimée grâce à l'art, si j'ose dire"". FLORE "
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30.00 €
Corpus
BC
Les vies de A et de ses personnages sont ces chemins heurtés, chaotiques et funambules, qui ne s'éprouvent qu'au bord du vide. Elles se croisent, s'enlacent et se blessent dans leur exil permanent. Leur sens réside peut-être dans l'errance, l'au-delà de soi, l'au-delà des corps, l'épuisement du désir. Une expérience extrême de la liberté. Il est alors évident que la route, ce non-lieu, à chaque borne tourné vers l'ailleurs, devienne le temps d'un voyage, le théâtre pathétique de la vie. A entre dans la danse, sans autre choix que sa propre dissolution, son propre éclatement, au long de la grande route. Il charrie avec lui des lambeaux de réminiscences, des peurs maladives. De son histoire, comme de la route, ne restent alors que des mots, des images, emportées par le traffic, le grand flux incessant, l'éternelle spirale. Jean-Baptiste Del Amo.
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25.00 €
Diane
BC
« Dés 2009, j'ai ressenti une force inconnue monter en moi et un bien-être merveilleux qui m'envahissait. Pour la première fois, je me sentais exister. Je rayonnais et cela se voyait sur mon visage et dans mon attitude. Je me souviens de ce matin où je me suis plantée devant mon miroir et, avec un grand sourire, j'ai pu dire : je suis ». Diane Artémise Triplet, juin 2015. Diane Artémise Tripet, est une chanteuse qui habite le petit village de Boveresse, dans la région de Môtiers, dans le Val de Travers en Suisse. Impliquée dans la politique culturelle de sa ville jusqu'en 2009, elle consacre désormais une bonne partie de son temps à la création artistique musicale, mais aussi à la cause LGBT (Lesbienne, Gay, Bisexuelle et Transsexuelle). Renaître, redécouvrir la vie, Diane le témoigne en chanson et en mélodies parfois inspirées par Brel, Vian ou Brassens. Ce travail, entamé début 2014, se fonde sur l'entremêlement de différentes sources et genres photographiques comme : images d'archiv
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25.00 €
Dust
BB
DUST rassemble le fruit de quatre ans de travail du photographe documentaire Patrick Wack dans la région d'Asie centrale connue sous le nom de Turkestan Oriental ou région autonome ouïghoure du Xinjiang, son appellation chinoise officielle. Au cours des dernières années, la région a vu les populations turciques musulmanes subir une politique d'incarcération massive, planifiée et organisée par les autorités chinoises. Le travail du photographe commence au tournant de cette rupture historique, offrant un portrait visuel de la région avant, puis pendant sa descente vers la dystopie « orwellienne » que nous connaissons désormais. Entre 2016 et 2017, Wack se rend au Xinjiang, il y retourne en 2018 lorsqu'apparaissent les premiers rapports sur l'émergence d'un système concentrationnaire, ce second reportage est une plongée dans la vie de la minorité ouïghour, victime d'une répression accrue et désormais systématique, parallèlement à la croissance obscène du tourisme chinois-han.
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47.00 €
Echoes Shades
BC
Des rituels chamanistes en Sibérie aux cérémonies du souvenir des morts pratiquées par les Toraja, un groupe ethnique indigène de la région montagneuse du sud de l'Indonésie Sulawsi, en passant par les pratiques quotidiennes des tribus de la rivière Omo Vallery en Ethiopie, Piotr Zbierski a photographié et filmé ces multiples cultures dans le but de raconter avec sa propre sensibilité, de manière intuitive et non scientifique, dans l'esprit d'un journal, leurs histoires mêlées.
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37.00 €
Ende Und Anfang-Early Trips
BB
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39.50 €
Ève Réincarnée
BC
Ève, première femme, première née, soeur aînée, soeur aimée... Il y a dans cette série photographique de Colette Pourroy quelque chose de l'ordre de la déclaration d'amour sororal, exprimée avec la volonté de revisiter un territoire de l'intime et l'urgence de conjurer la fuite des souvenirs fussent-ils dévastateurs. Ces images semblent hantées par le train de la mémoire qui inexorablement poursuit sa course de l'enfance à l'âge adulte. Latentes mais résistantes, elles nous racontent une histoire jusqu'alors restée au seuil de la parole et qui trouve dans la transposition photographique un palliatif à la douleur de l'énonciation. Le flou vaporeux, le contraste entre le blanc laiteux et le noir profond qui les caractérisent confèrent à la séquence qu'elles composent un aspect hallucinatoire. Éloise Conésa, extrait.
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26.00 €
Eyes Wild Open
BC
EYES WILD OPEN, sur une photographie qui tremble», 70 ans de photographie, près de 30 photographes prestigieux, 17 nationalités. Cet ouvrage pose en toute subjectivité des questionnements esthétiques, historiques, voire politiques, sur une certaine histoire de la photographie. En tissant des liens temporels, géographiques et générationnels, il permettra au public de se familiariser avec une illustre famille de photographes et d'en comprendre les origines. L'ouvrage met en lumière les liens de filiation existant entre plusieurs générations de photographes, pratiquant une veine photographique intuitive, abrupte voire transgressive. Initiée après la seconde guerre mondiale par les pionniers que sont Robert Frank ou encore les fondateurs de la légendaire revue japonaise Provoke, cette photographie singulière a traversé le temps et son héritage demeure tout particulièrement prégnant dans la création actuelle.
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39.50 €
Failed Postcards from Napoli
BC
Dans "Failed Postcards from Napoli" nous retrouvons tout l’univers de Kourtney Roy, l’esprit cinématographique de ses cadrages et de ses mises en scène, ses éclairages aux couleurs flashies si particulières, l’absurde des situations et son humour provocant, l'artiste traverse les interstices de la ville, ses ombres, ses espaces liminaires, « le non-soi de Naples ». Toutes les images de Roy, où la réalité elle-même devient un décor et où ses personnages vibrants nous renvoient à des fragments d'un film dont elle réécrit constamment le scénario. Dans ces mises en scène, la photographie devient un lieu de performance, où le corps de l'artiste, multiplié par ses nombreux doubles, interroge les limites du regard, oscillant entre provocation et vulnérabilité.
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39.00 €
Faubourg Treme
BC
La Nouvelle Orléans est une ville dont la bande-son a inspiré bien des photographes. À l'image de Bernard Hermann, qui en rapportera de superbes clichés consignés dans Bons temps Roulés, du Jazz People de Lee Friedlandler ou du New Orleans de William Claxton. Sur les traces de ses aînés, Alexis Pazoumian a creusé son propre sillon, à la recherche de ce supplément d'âme qu'on nomme musique. « Les similitudes sont nombreuses entre la Louisiane et mon pays d'origine, l'Arménie. Qu'elles soient victime d'une catastrophe naturelle ou d'un crime contre l'humanité, un acharnement de l'histoire a meurtri ces populations mais n'est jamais venu à bout, bien au contraire même, de leur combativité... » C'est sur la foi de ce constat que le photographe Alexis Pazoumian a débuté un travail au long cours autour de La Nouvelle Orléans, dix ans après Katrina. Comment se reconstruire ?
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37.00 €
Fondations
BC
Mon champ d'exploration se situe à la limite de l'espace urbain et sa périphérie territoriale, sociale et humaine. Je navigue là pied, en voiture, en train dans des espaces frontières voies périphériques, autoroutes, littoraux, cours deau. Je tente de reproduire une représentation de la ruine moderne où se greffent aussi bien zones agricoles, industrielles, commerciales, et zones de construction à l'abandon, oubliées. Tous ces états du monde contemporain sont documentés, photographiés, prélevés dans le monde réel des objets, des formes, des impressions que je transforme ensuite dans lespace de l'atelier. Mon but est d'opérer des déplacements et des déconnexions qui, tout en amenant des fragments du monde vers une dimension imaginaire, onirique, en révèlent aussi l'état. Ce processusest une expérience sur le fil du rasoir, proche du déséquilibre, où je tente d'éviter l'enfermement qu'engendre la répétition des formes, des motifs et de la maîtrise.
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25.00 €
Gabriel
BC
Mar Saez a eu la possibilité de décrire toute la transformation de Gabriel. Quand Mar l'a rencontré en 2012, il n'avait pas encore pu commencer son traitement hormonal, et bien que psychologiquement il ait déjà enterré Isabel, physiquement il en avait encore un peu l'aspect. Un an plus tard, il a reçu le rapport psychologique qui l'autorisait à démarrer le traitement et alors sont apparus les premiers changements physiques dans son corps et Gabriel a commencé à découvrir le sens du mot bonheur. Mar a complété ce travail photographique, où l'on observe la transition physique de la femme à l'homme, d'Isabel à Gabriel par des images d'archives de son enfance. Mar Saez, jeune photographe espagnol basée à Madrid, s'intéresse à développer sa propre expression narrative et ses champs d'exploration sont les questions sociales, l'anthropologie et la poésie. Dans ses projets les plus récents, elle étudie les attributs liés au genre, comme dans son dernier ouvrage Vera y Victoria, paru en 2016.
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20.00 €
Garden of delight
BC
Dans l'approche photographique de Nick Hannes, emprunte d'une forte composante politique et sociale, l'humour, l'ironie, l'ambiguïté et les métaphores visuelles jouent un rôle prépondérant. Nick Hannes essaie de se détacher de toute valeur informative possible afin de créer une imagerie plus universelle qui traite de la relation complexe que nous entretenons les uns avec les autres, avec notre environnement et avec notre monde en général. Avec le projet ""Garden of Delight"", il travaille sur le consumérisme, les loisirs et le développement urbain artificiel à Dubaï. La série a reçu le Magnum Photography Award en 2017, le Zeiss Photography Award en 2018. Nick Hannes a exposé à la Biennale d'Art Contemporain de Thessalonique, au Musée de la Photographie FoMu (Anvers), au Bozar (Bruxelles), au Flanders Center (Osaka, Japon), Visa pour l'Image (Perpignan), Foto Festiwal Lodz, Head On (Sydney), Athens Photo Festival, Foto Istanbul, Triennale de Photographie Hambourg etc.
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45.00 €
Güle Güle
BC
Jean-Marc Caimi (né en 1966, France) et Valentina Piccinni (née en 1982, Italie) sont un duo d'artistes qui ont commencé à collaborer en 2013 pour des projets axés à la fois sur la photographie documentaire et la photographie plus personnelle et intime. Leur nouveau projet Güle Güle est un voyage à travers les multiples microcosmes d'Istanbul, s'éloignant des images stéréotypées et touristiques pour découvrir les aspects les plus intimes et surprenants de la ville. Ici, les personnes, les lieux et les situations forment un tissu conjonctif dense, un mycélium d'existences. «Güle Güle (au revoir en turc) est un projet personnel axé sur la ville d'Istanbul. Pour documenter les profonds changements qui se produisent dans la ville et dans la société turque, nous avons été en contact étroit avec les réalités qui sont les forces motrices et les résultats de ce changement. Les photographies sont issues de relations multiples, pénétrant la complexité de la ville et de ses microcosmes contrastés
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35.00 €
Harry Gruyaert par Brice Matthieussent
BC
Depuis quelques décennies, Harry Gruyaert est sans doute le plus célèbre photographe coloriste. Né à Anvers en 1941, passionné de cinéma depuis toujours, c’est cependant dans la photographie qu’il fait carrière, rejoignant l’agence Magnum en 1981. Brice Matthieussent, écrivain, critique et traducteur, est l’ami de Harry Gruyaert depuis bientôt quarante ans. De leur complicité naissent des échanges mêlant souvenirs marquants – la Belgique en noir et blanc, puis en couleurs, la découverte du Maroc, de l’Inde, des États-Unis, de la Russie, de l’Afrique – anecdotes étonnantes ou émouvantes, humour et ironie, admirations, et surtout les traces d’une farouche énergie, d’une volonté de découvrir des paysages nouveaux, des modes de vie différents et toutes les potentialités de ce médium inexploré qu’était la photographie couleur il y a une cinquantaine d’années. Chaque chapitre consacré à un pays ou à une pratique photographique explorée par Harry Gruyaert – la mode, l’industrie, le théâtre, les scènes de rue, les paysages, etc. – débute par l’évocation d’une image iconique de Gruyaert liée à ce sujet précis, avant de mêler la biographie à des réflexions passionnantes sur l’oeuvre d’une vie et, bien sûr, sur la photographie de cet immense coloriste.
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20.00 €
Hulls
BC
"Dans ses photographies épaisses, lourdes d´âmes et de chairs, habitées de force et de vulnérabilité, Monika Macdonald insuffle un érotisme inusité en photographie qui provoque une vision de l´intériorité plus qu´il ne suscite le fantasme. Elles invitent à observer des instants d´abandon comme d´introspection où les êtres, lointains et pourtant concrets, sont saisis dans leur quotidien comme sujets désirants plutôt qu´objets de désir. Ici l´intime est suggéré, et quelque chose de l´ordre du négligé d´existence fait surface. Monika Macdonald montre ce qui reste en l´absence, la chair du quotidien : rencontre, abandon, goût de la solitude... L´envoutement de ses images nous laisse pénétrer au-delà du visible et entrevoir cette intimité qui d´ordinaire est tue. ""Mes images sont des souvenirs. Pour accéder au sentiment de solitude et de vulnérabilité. Pour être admise au-delà de la raison, loin de ce qu´on nomme la réalité""."
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29.00 €
Il faut de l'eau de la pierre et du feu
BA
Il faut de l’eau, de la pierre et du feu est un livre qui conjugue littérature et photographie, une narration poétique. Il ne se contente pas de juxtaposer deux univers, mais invente sa propre situation : Linda Tuloup et Yannick Haenel, avec les moyens de la photographie et de la littérature, sont partis à la recherche d’un sexe de femme gravé dans une grotte, au milieu d’une forêt d’Ile-de-France, il y a plus de 20 000 ans. Le livre est le récit de cette expérience avec les moyens de la littérature et de la photographie (certaines images seront des photogrammes issus du film que Linda Tuloup a réalisé en même temps pour documenter cette expérience). Le texte commence comme une méditation sur une photographie d’un nu féminin de Linda Tuloup, continue en récit de voyage initiatique puis se change en poème inspiré par les cavernes, les abris ornés, jusqu’au face-à-face espéré avec le sexe gravé. Trois traits, trois fentes creusées dans la pierre, évoquant une vulve et les plis de l’aine : ce sexe féminin abrité en secret depuis le Paléolithique, et dont les spécialistes affirment qu’il est contemporain de Lascaux, est à la fois le lieu vers lequel converge cette narration poétique, et son événement. Est-il possible d’accorder sa vie à une scène immémorable ? Il s’agit de savoir comment se diriger dans sa vie vers la source. L’art nous y mène. Ce sexe préhistorique possède un secret, que le livre dévoilera : il réside dans son humidité — dans le dispositif d’écoulement dont il est l’objet depuis l’origine : de l’eau suinte de la vulve. N’est-ce pas cette eau que nous avons toujours voulu boire ? N’est-elle pas la source de toute source ?
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29.00 €
Index/ Antoine D Agata
BC
Disponible
39.00 €
Indigne toit
BC
Il venait de s'installer à MarÂseille. Deux mois à peine avant les effondrements mortels de la rue d'Aubagne. Photographe indépendant, Anthony MicalÂlef décide de documenter la crise des délogés dans cette ville, donner un visage et une voix à ceux qui sont devenus inviÂsibles. Indigne toit est un ouvrage / témoignage édifiant et poignant sur le problème du mal logement. Le 5 novembre 2018, deux immeubles s'effondraient rue d'Aubagne à Marseille, faisant huit morts en plein centre-ville. Très médiatisé sur l'instant, ce drame a été en réalité le déclencheur d'une crise humanitaire qui va secouer la deuxième ville de France pendant encore plusieurs années et la transformer durablement. Après l'effondrement, la mairie a dû faire évacuer de nombreux immeubles considérés comme dangereux. Mais cette vague de “périls imminents” ne s'est plus arrêtée depuis : près de 5000 personnes ont été sorties de leurs foyers et envoyées dans des hôtels, où trois ans plus tard près de 500 y vivent encore.
Disponible
27.00 €
Jane Evelyn Atwood
BC
Disponible
19.50 €
Japan Coast
BB
Disponible
29.00 €
Kazal
BB
Ce livre est un travail sur la mémoire du massacre de Cazale. Accompagnés par le photographe Nicola Lo Calzo auteur entre autre de l'ouvrage "Regla", huit photographes haïtiens ont oeuvré à travers leur travail photographique et la prise de témoignages, à questionner les mémoires plurielles de la communauté de Cazale et le rapport complexe des Cazalais à leur passé. Le livre CAZAL sortira à l'occasion de 50éme anniversaire du massacre, une exposition sera présentée à Port au Prince, à Montreal et à Bruxelles Le 5 avril 1969, 500 soldats et macoutes se rendent à Cazale et commencent la tuerie. À la fin de la journée, 25 corps sont retrouvés mais 80 autres individus « sont disparus » pour ne jamais être retrouvés, ce qui représente la plus large disparition forcée sous les Duvaliers. Oublié dans les archives, les livres et les manuels d'histoire, l'évènement et son sinistre arithmétique restent vifs dans la mémoire et l'imaginaire des habitants de ce petit bourg et des Haïtiens.
Disponible
29.00 €
Klavdij Sluban par Christine Delory-Momberger
BC
Klavdij Sluban et Christine Delory-Momberger se rencontrent, s'entretiennent sur ce qui leur tient le plus à coeur : la photographie. Klavdij Sluban est un photographe français d'origine slovène, Christine Delory-Momberger est universitaire, essayiste, auteure de plusieurs publications sur la photographie, de livres d'entretiens (Antoine d'Agata, Jane Evelyn Atwood) et elle est également auteure photographe. Klavdij Sluban raconte son parcours d'exil et formule ses positions et ses engagements par rapport à la photographie. Il dit qu'il photographie parce qu'il a perdu sa langue. Pris entre deux langues, deux pays, deux lieux - Paris et le village de sa famille en Slovènie -, il n'est véritablement chez lui nulle part. Photographe documentaire, itinérant et indépendant (il n'appartient à aucune agence), Klavdij Sluban mène une oeuvre personnelle exigeante et développe dans ses images la problématique des espaces clos et des horizons contraints.
Réimpression
19.50 €
L'ombre de Kate
BB
Un bébé sur un quai de gare que serre sa maman sur son coeur, un père qui repart à la guerre en 1916, après une courte permission donnée pour la naissance de son enfant, puis une explosion, le désastre, la mort. Cet homme nié est le grand-père de Colette Pourroy, dont le fils sidéré, privé de mots, devint mutique. Rien n’aura été transmis que le silence, qui réunit dans la séparation, et la douleur qui mènera à soixante-treize ans une veuve vers le suicide par noyade, la bouche remplie de l’eau létale de l’histoire du crime de son siècle. L’appareil photographique de la petite-fille ne cessant, livre après livre, d’interroger sa généalogie familiale, est une fabrique de fantômes, une chambre d’écho pour une parole absente. Un cahier est ouvert sur un fauteuil au tissu élimé, l’écriture est encore lisible, mais les noms sont recouverts de suie. Dans son dialogue intérieur avec l’indicible, Colette Pourroy interroge le néant. Le grand-père, qui était ingénieur et sculpteur avant d’être un soldat vaincu de vingt-neuf ans, avait sculpté deux mois avant sa mort un coupe-papier en forme d’obus surmonté d’un trèfle à quatre feuilles taillé dans du laiton doré. Fidèle à son aïeul, Colette Pourroy, rejouant dans le tarot de ses vingt-deux images les signes du destin, invite un rite d’exorcisme pour transformer le mal en illuminations discrètes. Des draps froissés rassemblés en vortex de rose monte l’espoir d’un hosannah. Fabien Ribery (extrait)
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25.00 €
Le clan
BB
Cet ouvrage est un travail documentaire en noir et blanc sur le massif du Vercors qui porte sur les différents rapports à la nature qu’entretiennent les habitants d’un même territoire ; sur leur relation aux vivants et aux non-humains. Exploiter la forêt, étudier les oiseaux, traverser le paysage, suivre la trace des cervidés, faire paître des brebis, chasser la bécasse... Avec une part de poésie et une part de science. Des clichés qui se veulent sans arrière pensée qui montrent juste les pratiques et qui nous place dans d’autres dispositions à l’égard du monde du vivant. « Mon regard n’est plus le même depuis que je fréquente toutes ces combes. Vous êtes nombreux à me parler du sens de la pente et des mots du milieu. J’ai un petit carnet où je note ces petits mots qui me font sourire : le manteau et l’ourlet, c’est vraiment de la couture, et l’étoffe une forêt. Je mets dans mon cadre des motifs et des fossés où ça fait comme des coiffures. Ce sont des ripisylves, des écotones, des zones de transition. C’est là où la végétation est la plus riche, la plus instable et des fois la plus monotone ; mais ça saute aux yeux; alors je cadre. C’est la banlieue la plus belle ce coup-ci ? » « Depuis toute petite tu es avec ton père à l’étable ; tu nettoies les fossés au bon moment pour ne pas détruire les oeufs de grenouille. Je te demande comment l’animal peut être une extension des possibilités sensibles de l’homme et tu sembles me regarder en me disant que je n’ai qu’à prendre ta place pour le savoir. Je ne vous dis pas que j’aimerais vous représenter en un peuple premier, fier et profond ». B.Bechet,Vercors 2020-2024, extraits.
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39.00 €
Le Geste D'Agata
BC
"Le geste d'Agata entreprend de saisir les modes d'apparition et de présence d'une oeuvre photographique et filmique singulière, vécue par son auteur comme un corps à corps avec le monde. De cette confrontation radicale l'oeuvre d'Antoine d'Agata fait un acte politique, dont la violence et la lucidité lui font toucher la « vie nue » d'une humanité dans les marges aux prises avec la brutalité, la vulnérabilité et le désir. S'appuyant sur des entretiens inédits non publiés, l'ouvrage fait corps avec la parole et le geste d'Antoine d'Agata pour proposer une forme d'écriture au plus près et au plus vif de ce qui meut l'acte créateur profondément politique de cet artiste contemporain.
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17.50 €
Le Mucem, Musee Des Civilisations De L'Europe Et De La Mediterranee
BB
Disponible
25.00 €
Le Seuil
BC
« Le Seuil parle de la rencontre de l’être humain avec le monde extérieur dans une situation d’isolement causée par une pathologie. Il aborde les rapports entre oubli/mémoire, corps/identité et traduit l’expérience d’une perception modifiée de soi et du monde. Comment rendre compte de l’inquiétante étrangeté à soi et au monde que la maladie m’a révélée ? Comment l’expérience vécue influe-t-elle la perception et le regard ? En 2015, une tumeur cérébrale m’est diagnostiquée suite à une crise d’épilepsie et au coma qui s’en est suivi. Confrontée à un bouleversement des rapports à ce corps devenu étranger, cette pathologie a entraîné une remise en question de ma relation au monde et aux autres. Les images de ce projet ont été réalisées entre 2015 et 2018 en France, principalement à Marseille, après une intervention chirurgicale, durant la période d’hospitalisation et tout au long des traitements médicaux. Ce travail combine photographies, dessins et images scientifiques réappropriées.
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25.00 €
Legends, The Living Art Of Risque
BB
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39.00 €
Lost Shadows
BB
En Camargue, Marco Rigamonti a rencontré un monde premier, l’eau et la terre épousant leurs intensités sous un ciel de lumière pure. Les paysages qu’il contemple sont silencieux. L’homme est passé par là, qui disparaîtra plus vite que la forme des lieux. Percevant les correspondances entre les objets façonnés et le territoire qui les porte, le photographe aborde l’espace comme on le respire, calmement, les poumons se remplissant d’air, puis se vidant. Ses images sont ainsi dépouillées d’affects faciles ou de sentimentalité, la psychologie étant le plus souvent une taie entre le regardeur et les scènes qu’il reçoit. Au pays des manades, Marco Rigamonti propose un voyage dans l’ocre et la grâce de toute présence, entre allègement du moi et solennité très ancienne. Il y a dans ses rectangles de vision de la gravité, mais aussi de l’absurde et de l’humour spontané, sans moquerie. L’émouvante intimité des choses y rencontre le saugrenu, ou l’incongru, et l’éclat de la vérité de ce qui est, simplement baigné de soleil, la malice du spectateur. On entre en ses photographies comme on pénètre dans une arène sans savoir d’où viendra l’animal qu’il nous faudra affronter dans un combat plus spirituel que physique. Les signes de la culture camarguaise sont montrés, entre sentiment de survivance de l’ethos d’un peuple et surprise d’advenue. Si l’on perçoit ici de l’oisiveté, ce n’est pas au sens du vice que déploraient nos grands-mères, et les affairés du Spectacle tournant sans fin dans le vide, mais au sens du souci du soi des Antiques, cette sagesse dans l’approche du temps et des corps jetés dans l’impermanence. C’est une attente sans drame sous la brise chaude, ou les rayons de plomb, une conscience de la maturation nécessaire pour que chaque entité – végétale, animale, humaine - arrive à son terme en développant le meilleur de son suc. Marco Rigamonti a photographié un Far-West français à la fois drôle et sauvage, ouvert à tous les êtres ayant su préserver leur part d’indocilité, leur liberté, leur grain de folie. La Camargue qu’il révèle, sèche et recouverte d’eau séminale, est une puissance, un royaume camarade pour les solitaires, un désert où affronter, front droit, la Camarde. Dans le dialogisme de ses images, un tuyau d’arrosage est bien plus qu’une ligne de caoutchouc serpentant dans le sable, c’est aussi, dans la conversation secrète des formes, l’arcature surplombant une fontaine en construction, le rail d’un train fantôme, ou la courbe délicieuse d’un tobogan. S’il est identifiable sur une carte de géographie, l’espace qu’arpente l’artiste italien est aussi de l’ordre d’une cosa mentale peuplée de signes pouvant paraître étranges pour les non-initiés, comme des archétypes sibyllins. On peut penser à la peinture métaphysique de Giorgio De Chirico, et à la sensation troublante d’un monde de pure autonomie échappant à la causalité ordinaire. En ces territoires de sable et de poussière, des Aliens débarqueront peut-être, les tables de pique-nique arachnéennes n’étant d’ailleurs pas sans rappeler tel épisode fameux de La Guerre des étoiles. Par petites touches et décalages de détails, presque imperceptiblement, Marco Rigamonti nous fait entrer dans une fiction où un homme torée une camionnette, et où les éléments de la réalité semblent concourir à la construction d’un vaste trompe-l’oeil. Plane en ce pays unique, et rempli d’artefacts, une âme taurine gigantesque, comme si le moindre acte, la moindre scène, était regardée par qui a déjà été soumis au combat ultime, et l’a perdu. Voyant défiler les grandes étapes de son cadre familier, le bel animal trépassé prend le temps, luxe pour une noble bête à cornes élevée pour la lutte - mais l’éternité n’est pas pressée -, d’aller flâner du côté de Piémanson, de ses caravanes parfois éventrées, de ses pirates, de ses baigneuses graciles et de ses touristes égarés. Par la stupeur sereine de ses images, et leur douce ironie, le photographe affirme qu’il n’y a pas de pureté identitaire, mais un jeu, certes sérieux, intime, avec les codes de l’appartenance, ce qui ne peut que réjouir. Faulkner l’écrivait : « Le temps ne passe pas, il n’est même pas passé. » Fabien Ribery
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39.00 €
Mai 68 - Etat Des Lieux
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Bilingue français / anglais « Mai 68, ce sont bien sûr les événements qui vont enflammer la France, mais c'est aussi la naissance d'un photographe important dont, à l'époque, les images ont été à peine vues et publiées. Le 4 mai, Claude Dityvon est déjà dans la rue pour aller photographier son Mai 68. Il photographie pour lui, il se fait son album personnel, il suit le mouvement, il improvise, il accompagne, ne cherche pas à être sur les moments chauds et médiatiques, « il accumule les images des entre-deux, les temps significatifs mais peu spectaculaires. Il veut donner à voir ce qui est entre les choses ». Il ne travaille pour aucun support, et, loin d'un Caron qui produira des images précises et iconiques, Claude Raimond-Dityvon, lui, proposera une « antiphotographie de presse ». Comme il le disait : « Je me permettais toutes les audaces, flou, bougé, gros plan. Je photographiais en toute liberté, sans aucune contrainte. » Il affirme un ton, une manière de voir et crée « une écriture visuelle ».
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33.50 €
Marseille Vue Des Grues
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35.00 €
Max Pam
BC
Deux voix, deux personnes qui se rencontrent, qui s'entretiennent, qui se connaissent depuis longtemps. Max Pam, photographe Australien et Bernar Plossu son ami, grand photographe français. Max Pam (né à Melbourne en 1949) est un photographe australien. Son oeuvre majeure est Going East, récit photographique de ses voyages en Asie durant les années 1970 et 1980. Adolescent Pam durant l'après-guerre vit dans une banlieue de Melbourne qu'il trouve sombre, oppressante et culturellement isolé. Il trouve alors refuge dans la contre-culture du surf et produit desimages pour le National Geographic et Surfer Magazine, il décide alors de voyager.
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19.50 €
Maydan, Hundred Portraits
BC
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29.00 €
Misses Jones
BC
Des portraits de femmes en prison. En milieu carcéral, le costume de scène introduit tout un champ esthétique, poétique et symbolique qui rend possible une nouvelle apparence aux antipodes des stéréotypes de la femme détenue. Dans une perspective critique de l'ordre et des codes établis par les schémas de mise à l'écart, la parure permet de créer une position d'émancipation et de subversion. La mise en scène volontairement valorisante crée des images-avatars qui interrogent la représentation et sa relation à l'identité. Elles déçoivent les attentes de l'imagerie collective des femmes détenues. La magnificence du costume permet cette transformation et désigne à proprement parler le personnage, dont l'identité sociale est reconnue au premier coup d'oeil. Avec leur accord, à visage découvert, ces détenues quittent leurs habits de non-personnes, de non vie sociale. Elles brouillent les cartes et révèlent un autre possible.
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32.00 €
Nunc Stans, La Sainte-Victoire
BC
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25.00 €
Odysseia
BB
Disponible
32.00 €
One Millimeter of Black Dirt and a Veil of Dead Cows
BC
« Dans les fouilles du futur, est-ce ce qui va rester de nous ? Des fossiles de vache et un millimètre de particules noires » ? « En découvrant le port de Dunkerque, les pieds dans la boue de charbon, j’ai eu l’impression de fixer une sombre figure du passé, surgi du temps de la révolution industrielle. J’avais devant moi un paysage recouvert de mélasse et de poussière noires, brutal et crasseux, transformé à l’extrême, une incarnation sombre et spectaculaire de l’anthropocène, cette « ère de l’humain », une de ces visions qui suggèrent un effondrement imminent, avec des allures presque apocalyptiques». Vincent Jendly. « Dans son livre, Vincent Jendly nous plonge, sans effet ni filtre, avec une forme assumée de brutalisme incarnée par le choix du noir et blanc, au coeur même des dispositifs de production, au plus près des machines – là où même les hommes doivent se réfugier derrière des abris vitrés. En témoignent, par exemple, les photos spectaculaires sur les différentes étapes de la production de l’acier : importation (un minéralier se rapproche au loin) ; transformation en fonte liquide dans les hauts fourneaux (qui évoque presque une éruption volcanique) ; production d’acier liquide dans les convertisseurs, ces machines étranges et inquiétantes où de l’oxygène est soufflé pour réduire la teneur en carbone . Comme Vincent Jendly l’écrit, les sites industriels de Dunkerque peuvent être considérés comme relevant de l’« anthropocène ». Depuis que le chimiste Paul Crutzen (Prix Nobel 1995) a popularisé cette notion au tournant du siècle, son usage s’est rapidement diffusé dans la communauté scientifique puis dans la société. Au terme d’un processus très officiel d’instruction du dossier entamé il y a quinze ans, l’Union internationale des sciences géologiques a toutefois exclu en avril 2024 l’inscription de l’anthropocène comme période géologique à part entière, l’estimant trop limitée pour entrer dans le classement des subdivisions géologiques. Il est pourtant peu contestable que les activités humaines, telles que l’industrialisation, l’urbanisation, l’exploitation des ressources naturelles ont modifié de manière significative les processus biologiques et écologiques de la planète ». Dunkerque, laboratoire de l’anthropocène Par Aurélien Delpirou, maître de conférences en géographie à l’École d’urbanisme de Paris, extraits.
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55.00 €
Paolo Roversi par Christian Caujolle
BC
Si on le connaît surtout pour ses photographies dans le domaine de la mode, Paolo Roversi n’est surtout pas photographe « de » mode. Ce grand connaisseur de la photographie – qu’il collectionne avec un goût très sûr –, cet amateur, au plus beau sens du terme, de livres qui, dès sa jeunesse l’ont familiarisé avec les classiques comme avec les auteurs de sa génération, est photographe, tout simplement. Il considère chaque photo comme un « portrait », qu’il s’agisse d’un visage, d’une robe, d’un paysage ou d’une cafetière, et affirme sa passion pour August Sander, Diane Arbus ou Richard Avedon. Et évidemment Robert Frank dont il fut proche. Simplement parce qu’il cherche à « placer au centre du monde » ce qu’il photographie, qu’il s’efface pour pouvoir éliminer et épurer au maximum. Avec une grande élégance. Au début, cela n’a pas été facile. Le COVID 19 nous a empêchés de nous voir en face à face et nous avons dialogué par écrans interposés, ce que ni l’un ni l’autre n’aimons et qui ne se prête guère au type d’échange qui est la règle, la base et le fondement de ces discussions. Dès la première rencontre physique sur la terrasse du Studio Luce et malgré l’intempestif passage d’un hélicoptère, la parole est devenue plus fluide. D’autant que le lieu est accueillant, que le studio, dans un immeuble des années trente au sud de Paris fait cohabiter espaces de vie et de travail. Comme une évidence. Retrouvailles complices, échanges, partage. Et toujours cette bonne humeur élégante, ce sourire qui plisse au coin des yeux, ce rire fréquent et jamais haut, cet humour léger, une façon de ne pas se prendre au sérieux, une forme de prédestination au bonheur comme une décision de vie. On sent à chaque instant une exigence, par nécessité et, tout aussi forte, l’indispensable liberté qui ouvre les portes. Le rythme est souple, musical, à la fois ferme dans ses convictions et jamais arrogant. Français parfait et précis pour le plus italien des parisiens, ou, peut-être, le plus parisien des italiens. Peu importe, d’ailleurs. Oui, une évidente élégance. Comme, plus tard, dans son appartement lumineux au dernier étage d’un bel immeuble. Un univers habité, ni en désordre ni vraiment rangé, surtout pas arrangé. Un monde de livres, dès l’entrée et dans presque toutes les pièces. Des livres de tous types, poésie, roman, philosophie, littérature, photo évidemment, livres d’art et de remarquables exemplaires reliés de belles éditions anciennes– vu une originale de Paul et Virginie, un ouvrage de 1776 sur l'Italie avec des aquarelles magnifiques ou un exemplaire des Œuvres complètes de Jules César – qui viennent de son épouse, Laetitia, ancienne top model descendante des imprimeurs typographes Firmin Didot. Un monde de photographies, partout, dans toutes les pièces, au mur ou sur des rangements en bois à croisillons. Peu de photographies du maître des lieux, finalement, mais beaucoup de pépites, de Robert Franck – beaucoup - à Diane Arbus – dont le si rare autoportrait enceinte – à Kertész – un petit tirage inédit d’une vue de Paris –, plusieurs Shoji Ueda ou Louis Faurer. Et tant d’autres, mêlés à quelques photos de famille. Face à un mur entièrement couvert de photographies, bouleversant, un Lucio Fontana blanc, d’un format inhabituellement grand, très pur d’une seule entaille verticale. On aperçoit, dans une bibliothèque dont les portes vitrées protègent des livres particulièrement précieux, un petit paquet carré, emballage mystérieux des tout débuts de Christo. D’autres peintures au mur, dont une d’un ami. Ici, rien n’est décoration, on vit dans un environnement où l’art trouve tout naturellement sa place pour que l’on vive avec lui. On le respire. Mais il ne s’agit ni d’un musée, ni d’une monstration, encore moins d’une démonstration. Pas de logique, pas de hiérarchie, une manière plutôt d’autoportrait fait de bribes de souvenirs, de moments d’une vie, d’émotions préservées. Nous n’avons, finalement, pas tellement parlé de mode. Sans doute parce que ce n’est pas vraiment le propos, même si celui qui dit avoir été fortement influencé par August Sander est catalogué comme photographe « de mode » et que c’est son activité professionnelle principale. Mais il est évident que pour celui pour qui « tout est portrait » l’enjeu, le seul, est la photographie. Donc la lumière. Et une indispensable liberté que l’on retrouve dans la façon d’évoquer et sa pratique et des souvenirs, de se dire sans toujours se dévoiler, avec une pudeur qui n’est pas un calcul ou une cachotterie. La parole est fluide, les émotions et les souvenirs reviennent, les convictions, les commentaires, sans affectation. On se parle. Juste entre nous.
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19.50 €
Paradise
BC
À l’heure où le changement climatique s’accélère, où le réchauffement de la planète commence à modifier notre mode de vie, à l’heure où les cataclysmes météorologiques se multiplient et où les populations de notre planète commencent à migrer afin de survivre, le travail de Maxime Riché rend compte d’une catastrophe récurente : les Mégas feux de forêt. Le projet de Maxime Riché, intitulé Paradise du nom d’une de ces villes ravagées par les mégas feux dans le comté de Butte, Sierra Nevada, Californie, région qui par deux fois a connu des incendies de très grande ampleur, a été réalisé sur plusieurs années, auprès des habitants qui cherchent à reconstruire leur « paradis perdu » dans un environnement devenu particulièrement hostile. «Pour retranscrire de façon sensible leurs émotions et permettre au spectateur de voir à travers les yeux des survivants de Camp Fire, j’emploie un film infrarouge dont les tonalités embrasées viennent ponctuer la normalité ténue d’une vie qu’ils essaient de reconstruire. Ces images, flash-backs de l’enfer vécu, rappellent la mémoire des flammes gravées sur leurs rétines, telle une hallucination quotidienne alors qu’ils reconstruisent avec la peur du prochain mégafeu au ventre, cernés par les fumées des incendies successifs. Naviguant aux frontières du documentaire et de la fiction, comme un va-et-vient entre l’éveil et un mauvais rêve auquel on ne parvient pas à échapper, la série Paradise est une parabole sur notre capacité d’adaptation ». Maxime Riché, extrait. PARADISE a été exposé à : - Itinéraires des photographes voyageurs - 1er au 30 avril 2023 - Bordeaux - Festival La Gacilly photo, édition spéciale 20ans - La Gacilly, 1er juin -1er octobre 2023 - 45 photographies grand format (1m50 à 3m) - Promenades photographiques de Blois - Blois, juillet-août 2023 - 26 photographies du projet - Anticipation festival à l’académie du Climat - Paris, 17/09/23 - Quai des Savoirs - Exposition «Feu, mégafeux» de la cité des sciences de Paris - Toulouse, octobre 2023 - VR + exposition de grandes photos dans le centre du lieu. - Bibliothèque Nationale de France - Paris, octobre 2023-février 2024 - Photo Saint-Germain et CNAP (Centre National des Arts Plastiques) Paris, novembre 2023.
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49.00 €
Pipeline
BB
Disponible
29.50 €
Planches Contacts Le Choix Des Photos Vol. 1
BC
Disponible
19.50 €
Prisons
BB
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39.50 €
Push The Sky Away
BB
"La réalité / l'irréalité du monde contemporain où se promène Piotr Zbierski est peuplée par les «cendres» des dieux et des religions déchus. L'endroit vu par le Photographe, fixé sur la pellicule, devient un endroit qui accumule des histoires exceptionnelles, le registre de la mémoire de l'histoire qui comprend l'histoire de la vie de l'Auteur, celle de ceux que nous voyons sur les photos et de nous tous. Ainsi on partage ses émerveillements, ses angoisses, ses fascinations, on est avec ses vivants et ses morts, on participe à la cérémonie du retour quasi archéologique à l'image gravée dans notre corps. Cette image a été saisie grâce à l'intuition exceptionnelle du Photographe, à sa certitude archétype qu'il existe une force physique exercée par cet état d'esprit qui avait fait se figer cette image à un endroit et à un moment précis."
Disponible
39.00 €
Raymond Depardon
BC
Disponible
17.50 €
Réagir
BC
En mars 1986, dans le quartier de la Bourgogne à Tourcoing, une dynamique s'est mise en route suite au cri de souffrance d'un jeune nommé Joao lors d'une rencontre de jeunes chômeurs en JOC (Jeunesse Ouvrière Croyante : musulmans et chrétiens) : « Il faut faire quelque chose contre la came, sinon ils vont tous crever dans ce quartier ! ».Dès son origine, REAGIR a développé une approche communautaire : ce temps permet la rencontre, le dialogue, l'écoute et la prise en charge collective de la problématique liée à l'usage de drogues. Après la prison, c'est ce terrain que Sébastien Van Mallhegem à décidé d'explorer, il vient de passer une année avec les usagers et l'équipe de l'association, l'objectif étant de produire un ouvrage afin de sensibiliser un large public aux problèmes que rencontre toute une population aujourd'hui face aux addictions.
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29.50 €
Regla
BC
Nicola Lo Calzo s'intéresse depuis 2010, avec son projet «Cham», aux diasporas africaines et aux mémoires postcoloniales, En 2015 et 2016, il a mené ses recherches à Cuba sur le patrimoine afro-cubain, comme la Regla de Ocha et la Regla Abakuá qui désignent des sociétés secrètes et des croyances polythéistes venues d'Afrique. Les images présentées dans le livre sont le résultat de l'immersion dans des espaces marginaux, anciennement clandestins mais maintenant tolérés. Ces espaces de liberté, basés sur des valeurs telles que la solidarité, le sacré, la mémoire, l'importance de l'individu et la liberté d'expression, sont les héritiers directs des formes de culture et de résistance développées par les africains, esclaves ou libres,au cours de la période coloniale espagnole.
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35.00 €
Rencontres en amnésie
BC
Deux il ne pourrait rester à léguer quun vieux cliché, une gravure décrochée du mur, un coussin, une clef dont on ne connaît plus le coffre ou la porte, un étui de rouge à lèvres ou un réveil aux aiguilles arrêtées. Cétait sans compter avec cette rencontre altruiste dune photographe venue jusquen amnésie leur apporter des images inédites de leur aspect daujourdhui. Ils appartiennent en France à un peuple défaillant de près dun million, rejoints chaque année par plus de 220 000 migrants de la pleine conscience. Leurs traits souvent sont flous, résultante d'un bouger de la tête qui refuserait la soumission. Ils portent le masque de leur renoncement involontaire, ils offrent des faciès où le détachement trace des rides incongrues. Avec ces images construites, essentielles, Marie Borgia a su donner forme à leurs ressentis, à leurs diverses émotions et finalement à la singularité de leur être.
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29.00 €
Robert Maurice Debois
BC
La vie ordinaire de Robert Maurice Debois l'extraterrestre, vient d'ici et d'ailleurs. L'ouvrage réunit les photographies de l'humain Brice Krummenacker, et retrace les aventures de notre héros : Robert Maurice Debois, l'être le plus classe de la voie lactée, voyageur interstellaire et Alien extraordinaire. Il est né il y a bien longtemps dans une galaxie très lointaine : Gaia, dans l'amas globulaire M 13. Là il capte par hasard le message de d'Arecibo. Curieux de savoir pourquoi une espèce apparemment intelligente a pris la peine d'envoyer à 150 années lumières de chez elle un message aussi inintéressant que le numéro atomique de l'hydrogène et du carbone, il décide de ses rendre sur terre et d'investiguer. Il décide d'asservir Brice Krummenacker. « Lui, j'aime sa coupe ! » aurait-il dit. Le photographe va lui ouvrir des comptes Facebook, Instagram ... Et même Tinder ! L'incongru, l'inattendu et l'étrange sont les éléments essentiels du voyage de Robert.
Disponible
33.00 €
Rockabilly 82
BB
Disponible
29.00 €
Rouge était sa couleur
BB
Pour Colette Pourroy, réflexion introspective et recherche artistique sont intimement liées. Au fil du temps, son écriture personnelle s'est imposée dans une démarche d'auteur où la photographie a été le langage juste, pour restituer autant le réel que l'imaginaire, les faits et leurs échos. Sous-jacente pendant longtemps, elle a pris forme avec un projet précis, celui de raconter sa vie et celle des êtres aimés. Depuis, par visions et réminiscences, Colette Pourroy traite sans répit de sa saga familiale, des histoires dites et de celles niées, de la douleur et de la nostalgie. Ici, la figure de la mère domine. Sous l'influence de son écriture magnétique, on la suit dans un labyrinthe d'indices, d'allusions et d'illusions. Sans le fil de l'histoire, il ne nous reste que notre imagination pour en sortir en interprétant les signes qu'elle laisse au fil des pages. Laura Serani
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22.00 €
Sacha
BC
À travers ce projet, Alexis Pazoumian documente l'histoire de Sacha et de sa communauté d'éleveurs de rennes dont l'avenir est plus qu'incertain. Aujourd'hui les éleveurs de rennes sont de moins en moins nombreux, l'isolement et les températures extrêmes rendent les conditions de travail extrêmement difficiles. La vie quotidienne de ces chasseurs change en raison du dérèglement climatique : temps imprévisible, températures plus élevées, 4°C au cours de ces 40 dernières années. Les éleveurs nomades ne connaissent pas ces chiffres mais sont les premiers à observer les changements environnementaux et l'augmentation de la température a des conséquences dramatiques sur leur vie et leurs animaux. « La République de Sakha, également appelée Yakoutie est une république fédérale de Russie située dans le nord-est de la Sibé-rie. La superficie de la Yakoutie est cinq fois plus importante que celle de la France pour une population d'un million d'habitants.
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37.00 €
Sine Die
BC
SINE DIE (*sans en voir la fin) Une chronique photographique, conçue comme une ligne, pour documenter ce moment historique. Une réponse artistique, plurielle et collective pour faire mémoire du temps commun de la pandémie et du confinement. Dès l'annonce du confinement en France, le 16 mars 2020, les photographes de l'agence MYOP ont ressenti la nécessité de documenter cet événement historique. Pendant toute sa durée, soit 56 jours, ils ont photographié les territoires où ils se trouvaient enfermés et contraints, attentifs à l'impact de la Covid-19 sur leurs environnements. Chaque jour, des images ont été publiées sur leur fil Instagram, formant une fresque de 465 photographies reproduite in extenso au dos du leporello. De ce corpus ils ont extrait 56 images, une par journée, redessinant la chronologie de ces jours à l'horizon suspendu. Michel Poivert s'en est librement inspiré pour rédiger une série d'antilégendes photographiques.
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39.00 €
Smith Par Christine Ollier
BC
Ce soir-là nous discutâmes longtemps derrières les étagères. SMITH était incroyablement timide et pourtant si présent(e) lors de ce discret face à face. J'eus une tendre attirance intellectuelle pour cette jeune et fragile personne dont le cerveau semblait tourner à cent à l'heure. Cet(te) artiste capte ce qu'il/elle voit à travers son prisme de vie, sans jugement ni hiérarchie, juste sa propre distance au réel - parfois avec beaucoup d'innocence. L'intime de sa vie se mêlait totalement à son travail à l'époque. Aujourd'hui c'est un peu différent, car si ses modèles sont toujours ses muses, elle a tendance de plus en plus à les choisir, à les séduire plutôt qu'à les recruter, pour qu'ils adoptent et s'immergent dans son univers fictionnel. Celui-ci peut alors prendre alors le pas sur la réalité de leur être, comme si l'artiste leur offrait une vie parallèle...
Disponible
19.50 €
Solid Maze of all that's left Untold
BC
Basées sur une narration intuitive et surréaliste, les séries photographiques de Piotr Zbierski posent constamment des questions sur les relations entre la nature et la culture, entre la mémoire et la narration, ainsi qu’entre l’expérience et le récit. Ses photographies établissent également un lien entre la réalité matérielle et une compréhension spirituelle plus large du monde. Ses oeuvres, très poétiques et de pure émotion, invitent à la méditation en sondant les profondeurs de l’âme humaine et les mystères de la vie et de la mort. Aujourd’hui, je considère de plus en plus souvent la photographie comme un fleuve dont les deux rives sont présentes en même temps. La première, ce sont les histoires - des récits bien construits et bien pensés, traduits à travers un bon design afin d’être vus. Sur la seconde rive se trouve l’entrepôt des négatifs et des contacts. Ici, l’histoire est ouverte, comme l’acte de parler qui, ici seulement, a une chance de devenir semblable à l’écoute. De plus, dans notre cas, la photographie n’est plus seulement une question d’amour ou d’honnêteté, mais aussi une question de temps. L’environnement temporel semble être la seule histoire digne d’intérêt à laquelle se rattacher, comme l’a écrit Julian Barnes : Notre vie n’est pas notre vie, c’est juste une histoire que nous nous racontons sur la vie ; nous la racontons aux autres mais surtout à nous-mêmes. «La mémoire n’est pas un instrument permettant d’étudier le passé, mais son théâtre. Elle est le support de l’expérience passée, tout comme la terre est le support dans lequel les villes mortes sont enterrées. Celui qui cherche à s’approcher de son propre passé enfoui doit se conduire comme un homme qui creuse». [Walter Benjamin, Enfance berlinoise vers 1900]. Piotr Zbierski (né en 1987) a étudié la photographie à l’École nationale de cinéma de Lodz, en Pologne, où il a obtenu un doctorat en 2021. Son travail a été présenté dans de nombreux pays tels que la France, la Pologne, l’Allemagne, le Portugal, la Russie et la Slovaquie. Ainsi que dans des magazines comme : Shots Magazine, Ninja Mag, Archivo Zine, Die Nacht, Gup Magazine. En 2012, il a remporté le prestigieux prix du jeune photographe Leica Oscar Barnack Newcomer Award pour sa série Pass by me. Ses oeuvres ont été exposées pendant le festival d’Arles 2012, 2022 et font partie des collections du Kiyosato Museum of Photographic Arts et du Musée de l’Élysée. En 2016, il a publié son premier livre intitulé Push the Sky Away - un triptyque de trois séries sur lesquelles il a travaillé au cours des neuf dernières années. En 2020, il a publié son deuxième livre intitulé Echoes Shades.
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49.00 €
Stay
BB
Disponible
25.00 €
The Americans I Met
BB
The Americans I Met est un projet combinant photographie et histoire orale. Il rassemble des portraits et des conversations réalisés au fil de rencontres que le photographe Viktor Hübner a vécues lors d’une série de voyages en auto-stop à travers les États-Unis. Avec seulement son appareil photo, un enregistreur audio et quelques provisions, il a parcouru 41 États et plus de 25â000 km de 2017 à 2019. Tout au long de ses voyages, Viktor Hübner a privilégié les rencontres fortuites et s’est appuyé quotidiennement sur l’hospitalité des personnes qu’il a croisées. Voyageur étranger, il est devenu le témoin oculaire de la vie pratique et spirituelle de nombreux Américains, et le porteur de nombreuses confidences. Ce livre se concentre sur les personnes que Viktor a rencontrées lors de ses voyages, leurs paroles, leurs expériences et, par extension, l’ère Trump dans laquelle elles ont vécu. The Americans I Met de Viktor Hübner. Le titre est peut-être trop modeste pour l’ampleur du projet et l’ambition qui le sous-tend. Hübner a absorbé et actualisé stylistiquement le travail de photographe comme Stephen Shore, Mitch Epstein, Walker Evans et même Robert Franck, ou de confrères allemands comme Thomas Struth, qui s’est rendu au Yosemite et à El Capitan pour nous montrer la file de voitures garées et de touristes prêts à «cliquer». Mais Hübner a également utilisé les codes de l’art conceptuel et de la performance. Il a établi des règles, mis en place un système, l’a laissé fonctionner et est allé là où le processus l’a mené. Pas de voitures de location, pas d’hôtels, pas de transports publics, pas de réservations sur Internet, pas de relations sexuelles avec les personnes qu’il a rencontrées, juste assez d’argent pour la nourriture et les films et être ouvert à ce que les gens rencontrés avaient à lui dire. Cela semblait risqué, 16 000 miles parcourus entre 2017 et 2019 sous la présidence Trump, lorsque les «guerres culturelles» sont devenues un cri de guerre et que la notion selon laquelle les hautes clôtures font les bons voisins est devenue plus qu’une métaphore. Hübner est l’opposé de Robert Frank. Là où Frank cherchait le thème et le motif, avec des nuances de menace et de révélation, Hübner cherche l’anomalie et l’apparition - l’inexplicabilité soudaine. Il est ouvert à l’absurde, alors que Frank ne l’a jamais été. Cette vision est équilibrée - ou plutôt augmentée - par de nombreux portraits attentifs, où le jugement est mis de côté. La notion de portrait photographique a fait long feu. Mais dans ce livre, les portraits jouent un rôle clé. Ils ralentissent le rythme du voyage et déplacent l’attention des événements vers les personnes, des stéréotypes vers les individus. Tyler, de l’Oregon, vêtu d’une toge héroïque ; Robert, Paris et leur fille de la tribu Nez Perce, allongés ensemble dans une unité de protection ; une coupe de cheveux à domicile avec les Kirkpatricks dans les grands espaces de l’Ouest - ces portraits capturent un sentiment d’humanité, des personnes qui respirent en dehors du cadre. Peut-être les Américains ont-ils vraiment une vie intérieure. Pourtant, la question demeure : qu’a découvert Hübner au cours de ses voyages ? Est-ce simplement ce qu’il a apporté avec lui, les mythes, les icônes de la culture pop, la couverture médiatique sensationnelle et le scepticisme européen à l’égard d’une nation trop puissante pour son propre bien ? D’après ce qu’il a reproduit de ses conversations - lecture essentielle pour les photographies de ce livre - elles semblent confirmer tout ce que l’on pouvait déjà imaginer. Les Américains ont profondément peur, voire se méfient les uns des autres et ils sont armés. Comme Tocqueville l’avait compris il y a bien longtemps, les Américains sont prêts à se méfier - des autres Américains ! Mais si Hübner n’avait découvert que cela, il aurait mis fin à ses voyages bien plus tôt. Ce qui l’a poussé à continuer, c’est une autre chose qui a également émerveillé Tocqueville : l’ouverture et la générosité face à une personne totalement inconnue, l’étranger.
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49.00 €
The Last Resort (Ne)
BB
Réimpression
39.50 €
The Last Water War
ZZ
Depuis que les hommes cultivent la terre, les rivalités autour de l'eau sont source de différends. C'est vers 2600 av JC en Mésopotamie (actuel Irak) que s'est déroulée la première guerre de l'eau connue. Les cités-Etats d'Umma et de Lagash (dont Girsu est la capitale religieuse) se disputèrent pendant plusieurs siècles l'exploitation de canaux d'irrigation alimentés par le Tigre. C'est avec une série de photographies réalisées en Irak sur le site archéologique de Girsu, que l'artiste Emeric Lhuisset tente de nous questionner sur un futur à travers la ruine, cette forme architecturale sculptée par le temps, point de rencontre entre passé, présent et futur
Provisoirement indisponible
25.00 €
The Other End of the Rainbow
BC
« En substituant l’absence à la preuve directe, Kourtney Roy souligne les impossibilités d’un discours d’évidence sur ces vies « minuscules » qui n’attirent jamais l’attention. En Colombie Britannique (Canada), depuis 1969, c’est-à-dire pendant plus de 50 ans, les meurtres vont s’étaler dans le temps. Des dizaines de femmes et de filles vont disparaître, quelques unes seront retrouvées mortes, dispersées le long de ce que l’on appelle désormais « l’autoroute des larmes ». Disparitions et crimes en majeure partie non élucidés. Ainsi ce transport ne sera en rien la description pittoresque du Grand Nord. Roy nous met à l’épreuve de percevoir, depuis des lieux vides en eux-mêmes et sans vie apparente, une humanité sacrifiée et reléguée. Face au déni d’une société, le rôle que Kourtney Roy accorde à la photographie est de s’attacher, malgré tout, à partager une douleur et à faire ressentir une tension qui ne peut trouver d’exutoire que dans le drame : une histoire sans cesse répétée d’échecs, de marginalisation et d’exclusion. La vie dans laquelle des femmes et des filles, majoritairement autochtones, ont été prises au piège, imposée, éclatée et fragilisée bascule dans le fait-divers. Le spectateur ne peut être qu’un témoin sidéré face à la catastrophe féminicide, abasourdi parce que connaissant dès le commencement l’origine du crime. Il entrevoit sans aucun doute la mécanique de la disparition. Le récit photographique, calme, sans illusions sur sa portée, n’accueille aucun éclat. Sur un tempo lent, on suit étape par étape un chemin de croix, le calvaire des exclues, qui n’est que la conséquence de la violence machiste et raciste. Étonnant propos que cette série, sans heurts, d’une grande simplicité, décrivant des lieux qui s’enchaînent sans lyrisme mais jamais plat. La mise en récit par l’image est dans l’impossibilité de dire directement le désordre du monde. Ce dernier est essentiellement nocturne, flouté par le brouillard ou les incendies de forêt, c’est-à-dire qu’il échappe au regard, définitivement rétif à la photographie. Il faut faire avec ! Alors le médium retrouve sa qualité première, le silence qui accompagne la violence, dans ce qui ne peut s’énoncer ouvertement. Entre pick-ups abandonnés, neige salie et intérieurs ordinaires se dessinent les arrêts du destin. Exit only.» François Cheval, extrait.
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65.00 €
The Tourist
BB
Certains contextes indiquent si clairement nos intentions que nous n'avons même pas besoin de les exprimer pour être compris. Avec The Tourist, Kourtney Roy se distingue une fois encore comme une virtuose de la création contextuelle. Les vacances devraient être un moment de détente ; mais quand on est une touriste à la recherche d'un mari, elles se muent en un labeur harassant...The Tourist contient toutes les marques de fabrique de Roy que nous aimons et attendons : l'autoportrait, une approche cinématographique, sa palette colorée bien particulière, ainsi qu'une tension entre le clin d'oeil spirituel et l'atmosphère sinistre, la convention et le bizarre, le chic et le toc, les frontières entre la réalité et l'imaginaire sont brouillées. La qualité hors pair de The Tourist tient à l'organisation méticuleuse du moment où nous quittons notre monde extensif et pénétrons dans son monde intensif. Roy crée une métaphore visuelle d'un univers que nous croyons connaître. Del Barrett / extrait.
Réimpression
47.00 €
The Western Front
BB
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53.50 €
Torso
BC
Nicolas Wormull est né en 1977 à Santiago, au Chili. Il a grandi en Suède où il a été formé à la profession de photographe. Nicolas Wormull photographie comme il vit, il nous parle du présent de l'instantanéité, et de toutes ces petites choses qui se produisent quotidiennement, juste là, sous nos yeux, sous les siens, lui les capte afin de nous les refaire redécouvrir, il nous propose des images crues et fragiles afin de nous questionner sur ces petits rien qui font notre vie de tous les jours et ainsi nous obliger à regarder différemment, au delà. « Mon histoire personnelle a toujours eu beaucoup d'importance, et ma famille ainsi que ceux qui m'entourent sont des thèmes récurrents dans mon travail photographique. J'explore les relations humaines, le sentiment (ou le manque) d'appartenance et tout élément susceptible de suggérer ce qui se passe derrière les apparences des choses et des gens. » Actuellement, Nicolas Wormull vit au Chili, où il travaille comme photographe indépendant
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25.00 €
Tourism in the Climate Change Era
BB
Ces dernières années ont été les années les plus chaudes jamais enregistrées, et de plus en plus de cataclysmes météorologiques prouvent que le changement climatique n’est plus une hypothèse future, mais bien un phénomène présent. La transition d’un mode de vie à un autre oblige la société à s’adapter, à migrer ou à résister, imprimant d’artificielles mutations à l’environnement. Cet ouvrage cherche à explorer comment l’industrie du tourisme réagit aux effets du réchauffement climatique, tels que la diminution des chutes de neige, la désertification, la fonte des glaces polaires et la montée du niveau de la mer. Entre 2015 et 2021, ce concept a donné naissance à quatre projets distincts à travers le monde, qui sont rassemblés ici dans ce livre : Snow Land (Aux pays des neiges), situé dans les Alpes italiennes des Dolomites ; Water Tour, (La route de l'eau) réalisé en Palestine et en Israël ; Iceberg Souvenir (Souvenir d'iceberg), couvrant le Canada, le Groenland et l’Islande ; et enfin, Lost Paradise (Paradis perdu), situé dans la République des Maldives. Dans les Dolomites, des millions de visiteurs se sont habitués à skier sur 1200 kilomètres de pistes artificielles. Nous assistons à un décalage de la saison d’hiver, avec un très net raccourcissement de la période pendant laquelle la neige naturelle peut être appréciée. Afin d’éviter un effondrement culturel et économique de la communauté locale, les acteurs publics et privés ont réagi en reconstruisant artificiellement l’« hiver ». De novembre à mars, les Dolomites changent de peau, transformant ses paysages à couper le souffle en toile de fond en un immense parc de neige artificielle. Un Snow Land. Les niveaux d’eau de la mer Morte et de la mer de Galilée ont définitivement chuté en dessous des seuils critiques, et le Jourdain s’est réduit à un simple filet d’eau boueuse. Le processus de désertification en cours s’accentue, aggravant une crise de l’eau déjà chronique dans la région. Ces sites connaissent néanmoins une augmentation de la fréquentation touristique et, afin d’en tirer parti, les hôtels ont mis en place des installations de baignade mobiles qui suivent pas à pas la baisse du niveau de la mer Morte. Paradoxalement, cette industrie du tourisme montre également ses contradictions en plein désert du Néguev, là où l’eau est par définition absente : des hôtels de luxe et leurs piscines garantissent un passionnant Water Tour, coûte que coûte. Les glaces du cercle arctique reculent, tandis que le Canada, l’Islande et le Groenland font face à des températures plus chaudes. L’écosystème se transforme inexorablement, entraînant des fragmentations de glace plus grandes et plus nombreuses. Dans ce scénario apocalyptique, nous voyons des scènes dans lesquelles des touristes tentent de saisir un morceau d’iceberg fondu du pôle Nord d’une main tout en tenant une perche à selfie de l’autre, impatients de capturer le moment. Du Groenland au Canada, en passant par l’Islande, nous assistons à la vente du « vrai Nord », avec des forfaits de voyage tout compris offrant l’expérience du changement climatique, y compris un Iceberg Souvenir pour seulement cinq dollars. Les températures océaniques en augmentation constante provoquent le blanchissement de l’une des merveilles naturelles les plus magnifiques au monde : le récif corallien des Maldives. Cette incroyable barrière naturelle est désormais menacée par les impacts du réchauffement climatique. De plus, le tourisme de masse, le dragage des fonds marins pour ériger des îles artificielles et l’accumulation de déchets flottants exacerbent cette catastrophe masquée. En conséquence, les Maldives succombent progressivement à l’érosion marine. Mais si le niveau de la mer monte, l’urbanisation sous-marine augmente également. Dans une tentative à court terme pour attirer plus de visiteurs, des entreprises de luxe transforment certains atolls en une sorte d’Atlantis pour touristes. Pour préserver ce qui reste, des murs marins ont été construits, et les touristes peuvent profiter de la vue à couper le souffle de ce Lost Paradise derrière d’inoubliables barrières en béton massif. Bien que le tourisme semble être un secteur périphérique, il joue en réalité un rôle significatif, représentant 10 % du PIB mondial. Les vacances restent un signe distinctif du statut social de la classe moyenne dans le monde entier ; or, dans un proche avenir, nos vacances rêvées pourraient ne plus être qu’un lointain souvenir. Non sans ironie, cet ouvrage tente d’analyser un thème d’importance planétaire : les effets du changement climatique sur nos modes de vie.
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55.00 €
Transanatolia
BB
TRANSANATOLIA est une pérégrination aux confins de l'Anatolie. Pendant 5 ans, Mathias Depardon photographie la nouvelle Turquie, jusqu'aux confins du Caucase. Des zones urbaines récemment installées dans l'ouest d'Istanbul, au Kurdistan turc où couve la révolution civile et sévit une véritable guerre de l'eau : il questionne la notion de périphéries et de frontières. Ces lieux reculés aident à comprendre les grandes mutations qui agitent la région. À travers des portraits, des paysages, Mathias Depardon sonde un pays tiraillé entre modernisation à tout crin et réminiscence ottomanes. Dans ce livre le photographe tente d'imager les frontières du coeur évoqué par le Président turc. Pour sonder « l'âme turque » et percevoir toute la complexité de sa construction identitaire, il faut se projeter à ses frontières et même au-delà. En Azerbaïdjan ou en Crimée, la Turquie reste la « mère patrie ». Elle rayonne, diffuse son « soft power » des Balkans à l'Asie, de la mer Noire à la mer Rouge.
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45.00 €
Trashissima
BC
« Trashissima est composé de photographies prises au cours de l’année 2024, lors de divers voyages en Italie. L’Italie se présente comme un extravagant et colossal décor de cinéma. Tout est donné à voir dans ce merveilleux pays, du classicisme des piliers antiques à la vulgarité des tripots sordides. J’aime profiter de cette grandeur cinématographique pour la mise en scène de mes photos. Lorsque je me rends là-bas, j’emmène toujours quelques perruques, deux paires de bas colorés, quelques tenues outrancières et un trépied léger et bon marché.Il faut que ce soit le plus pratique, le moins contraignant possible. Rien n’est planifié, je sélectionne les lieux à la volée, et j’utilise le paysage et les décors existants comme arrière-plan pour dépeindre mes personnages « trashi » et sordides». «TRASHISSIMA ! Tous vos plus beaux souvenirs d’Italie sont réunis dans cet album intemporel de divertissement familial». Kourtney Roy.
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39.00 €
Une Jeunesse Française
BC
Une plongée dans l'intimité de la jeunesse des quartiers populaires en France Suivant une ligne imaginaire des quartiers nord d'Amiens aux quartiers nord de Marseille, en passant par les banlieues parisiennes, lyonnaises ou stéphanoises, ce livre se propose de contribuer à une histoire du temps présent. Celle de France, celle de ses quartiers populaires. Celle de cette jeunesse méconnue dont l'avenir ne manquera pas de mesurer toute l'importance qu'elle revêt pour leur pays. Les violences ayant parcouru certains quartiers populaires en France suite à l'interpellation brutale, à Aulnay-sous-Bois, du jeune Théo, le 2 février 2017, au même titre que les « émeutes de 2005 », sont là pour nous le rappeler. Un travail de terrain Travailler en tant que journalistes dans les quartiers populaires sur le temps long, et faire le choix de s'intéresser à sa jeunesse, revient immanquablement à partager de longues heures, des jours à ses côtés. À discuter ou non, à rire souvent et surtout à épouser, autant que possible son quotidien. Venir puis revenir, tisser un lien de confiance autant que possible. Faire comprendre notre démarche, écouter parfois des griefs que certains de ces jeunes habitants auraient à l'encontre des visiteurs épisodiques. C'est franchir un Rubicon : être acceptés mais prendre en considération ce que cette confiance désormais établie, signifie. Hors nos premiers pas, à Villetaneuse, mis dans ceux d'une association de quartier travaillant à l'insertion des jeunes du quartier, nous avons chaque fois souhaité partir du terrain. En d'autres termes, mettre aussi à profit les liens existant entre tous les quartiers populaires de France pour pouvoir quand cela était possible, pénétrer les quartiers différemment, hors des schémas institutionnels ou associatifs.
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35.00 €
Valparaiso
BC
Disponible
25.00 €
Valparaiso
BC
Disponible
25.00 €
Vera Y Victoria
BC
"Vera a avoué à Victoria qu'elle était transexuelle le jour où elles s'embrassèrent pour la première fois, c'était dans un parc. Cette révélation n'a rien changé à leur attirance respective, et au cours des quatre années où elles vécurent ensemble, elles s'aimèrent comme elles n'avaient jamais aimé auparavant. Durant cette période, Vera et Victoria n'étaient plus deux personnes distinctes, elles ne furent plus qu'une et construisirent une maison ensemble, emplie de rêves et de projets d'avenir. Le livre prend la forme d'un journal visuel, réalisé entre 2012 et 2016 à travers lequel l'auteur Mar Saez tente de pénétrer puis de décrire l'univers intime de Vera et Victoria. L' univers d'une relation amoureuse très intense à travers lequel de nouvelles facettes des rapports dans le couple ont émergées. Pas mieux, pas pire, que pour un autre type de couple.
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25.00 €
White Water
BB
«White Water» est une exploration visuelle et narrative de la route maritime arctique du nord-ouest, route qui relie la Norvège au détroit de Béring en longeant toute la côte russe. Les photographies du livre «White Water», images des navires et des brise-glaces, capturées dans l’immensité grandiose des paysages arctiques, parlent de l’avancée technologique de l’humanité et des défis qu’elle soulève, elles sont à la fois fascinantes et terrifiantes. Elles rappellent un temps où les marins qui s’aventuraient en Arctique étaient des explorateurs et des aventuriers, affrontant des périls immenses, en contraste saisissant avec la routine presque monotone de la vie maritime moderne. Le récent conflit en Ukraine projette de longues ombres, même ici, l’impact de la guerre transcende les frontières, affectant le moral et le paysage émotionnel de ceux pris dans son sillage. Le livre intègre des livrets plus petits et délicats, conçus comme des carnets de voyage intimes. Ces livrets contiennent des textes narratifs, des anecdotes de l’auteur, offrant un aperçu des expériences et des réflexions vécues lors des voyages. Ils sont complétés par des photographies de souvenirs, des cartes détaillées, et des descriptions des navires, ajoutant une couche supplémentaire de profondeur et d’authenticité au récit visuel principal. Cette dimension humaine enrichit le récit visuel de «White Water», rendant le livre non seulement une exploration des paysages arctiques et des enjeux environnementaux, mais aussi un témoignage profond de l’esprit humain face à l’immensité de la nature.
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47.00 €
Women We Have Not Lost Yet
BC
Disponible
25.00 €